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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 16:18

 

Veille des élections municipales à Perpignan, il y a tout juste un an: Hermeline Malherbe, Carole Delga et Jean-Marc Pujol arpentant les rues contre Louis Aliot

Une fois de plus aux dernières élections, c'est l'abstention qui a triomphé . Le soir même et le lendemain dans les commentaires des médias, il y aura des personnes, élus, candidats et journalistes pour verser des larmes de crocodiles et déplorer la situation. Sauf, ils nous ont  déjà joué la même pièce, puisque avec le réchauffement climatique le niveau de l'abstention monte à chaque élection.

D'autres part la presse centralisée, n'a parlé des régionales que pour mieux parler des présidentielles, en oubliant au passage les départementales (des élections de bouseux ) . 

En local, très peu de débats organisés (voir la tisane sans enthousiasme  de France 3 organisée à Montpellier, parce qu'à Perpignan, il n'y a ni électricité, ni eau courante) et pas d'explication sur les tenants et les aboutissants des dites élections. On pouvait croire que cela faisait chier, même les journalistes (sans le rosé piscine, la messe nous emmerde) 

Pas de sujets concrets sur le département et la région: le retour de l'enseignement de la médecine à l'université de Perpignan, le train de fret Perpignan / Rungis, les gilets jaunes...Les candidats faisaient dans la généralité: "un tourisme de qualité" (qu'est-ce que ça veut dire, le tourisme de masse est un tourisme de merde? ) 

Les candidats n'étaient pas capable d'énoncer le territoire, comme en mathématique, on énonce un problème: le contenu de l'énoncée permettant de résoudre le problème.

Alors pensez que les électeurs à ce compte là, on fait comme les ouvriers de l'époque soviétique: ils font semblant de nous payer, on fera semblant de travailler !

Ils font semblant de faire de la politique, on ne fera même pas semblant de voter!

Pour résoudre le problème de l'abstention, il n'y a que 2 mesures simple à prendre. Il ne s'agit pas de faire un vote électronique, sur le temps long,  par correspondance, où je ne sais quoi. Ce serait ne pas répondre à la bonne question. Ce n'est pas la forme du vote qui est problématique, c'est le fond. 

Les candidats n'ont ne programme qu'eux même et eux-même c'est pas grand chose.

Donc 2 mesures simples: un quorum et un mandat impératif !

"En droit, le quorum est un nombre de présence minimal parmi les membres d'une assemblée sans lequel une délibération au sein de celle-ci ne peut être valide. Il s'exprime souvent en proportion du nombre total de personnes en droit de participer à la délibération". Wikipédia
 
"Le mandat impératif est une forme de mandat politique, dans lequel le pouvoir est délégué à une organisation ou un individu élu en vue de mener une action définie dans la durée et dans la tâche, selon des modalités précises auxquelles il ne peut déroger. Il s’oppose au mandat représentatif." Wikipédia

Le double mécanisme empêchera d'envoyer n'importe qui pour représenter une position. On en aura vite mare de recommencer l'élection au pro rata de la nullité des participants.

Et le mandat impératif obligera de proposer une politique cohérente, parce que les futurs élus ne pourront botter en touche, puisque leur légitimité sera intriquer à la mise en place de leur programme.

On peut même rajouter, pour être sûr de la possibilité pour les électeurs de révoquer le mandat, s'ils jugent qu'ils n'y a pas de retour sur investissement...

Mais Dieu merci, ça n'arrivera pas . Parce que le corps politique et comme la reine Marie-Antoinette avec le bourreau au moment que la guillotine allait pour trancher : " Bourreau encore 5 minutes !" 

 

 

 

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 00:00

Surtout, souviens-toi que l'homme qui sollicite tes suffrages est, de ce fait, un malhonnête homme, parce qu'en échange de la situation et de la fortune où tu le pousses, il te promet un tas de choses merveilleuses qu'il ne te donnera pas et qu'il n'est pas d'ailleurs, en son pouvoir de te donner." Octave Mirbeau "la gréve des électeurs"

http://www.homme-moderne.org/textes/classics/mirbeau/greve.html

A part l'augmentation de l'abstention la gauche revient et même augmente sa surface aux départementales comme aux régionales...Ainsi donc, on ne s’avance pas beaucoup en prédisant que Hermeline Malherbe sera présidente du conseil départementale et Carole Delga du conseil régional

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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 21:41

 

Quand Mélina infirmière de son état et photographe militante, interpelle directement le premier ministre Jean Castex à domicile pour lui rappeler l'urgence climatique et la mise a l'arrêt du train des primeurs Perpignan Rungis.

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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 16:47

Lorsque je vivais à Barcelone, j'avais pris goût à la vie de quartier, aux lieux  populaires: le marché couvert de Sants,  même la Boquéria avant 2010 et ses petits restaurants! 

à Perpignan, il existait des restaurants populaires, mais qui ont petit à petit disparu. Le dernier étant le restaurant de brochette "la Cigale" transformé en commissariat de police municipale.

Il y a trois ans, s'installait place Rigaaud à Perpignan, Maurizio Pavia, , sicilien de son état et désormais pizzaïolo . Maurizio parle plein de langues (il a beaucoup voyagé), mais le français, il le maîtrise mal, au titre que "à plus de 50 ans, il est difficile d'apprendre une nouvelle langue !" (en italien)

Hier soir, je venais juste pour manger. Mais de loin à travers la vitrine, je vis Maurizio, les yeux perdus dans l'horizon de ce qui s'avérerait être son grand écran en rentrant. Il attendait, comme les enfants attendent Noël, le match de l'Euro Italie / Autriche .

Je commande une pizza au pesto et pense retourner chez ensuite, n'étant pas très football . Mais voilà qu'entre Rani et sa copine Clara qui viennent spécialement voir le match. Rani, régle la télé pour avoir une grande image. Maurizio entre 2 clients, se rassoie avec nous, pour commenter . 

Drame, premier but des autrichiens, qui finit par être annuler .

Puis rien jusque au temps supplémentaire. Au passage j'apprend le mot "calcio di punicion" . Puis arrive le premier but des italiens, puis le deuxième...cris gesticulations...et le premier but des autrichiens...Il ne reste que 5 minutes, puis la libération: les italiens gagnent le match 2 à 0 .

J'ai vécu une belle soirée...Ce n'était pas prévu

Perpignan: un samedi soir de match, chez Maurizio ! Italie /Autriche place Rigaud...par Nicolas Caudeville
Perpignan: un samedi soir de match, chez Maurizio ! Italie /Autriche place Rigaud...par Nicolas Caudeville
Perpignan: un samedi soir de match, chez Maurizio ! Italie /Autriche place Rigaud...par Nicolas Caudeville
Perpignan: un samedi soir de match, chez Maurizio ! Italie /Autriche place Rigaud...par Nicolas Caudeville
Perpignan: un samedi soir de match, chez Maurizio ! Italie /Autriche place Rigaud...par Nicolas Caudeville
Perpignan: un samedi soir de match, chez Maurizio ! Italie /Autriche place Rigaud...par Nicolas Caudeville
Perpignan: un samedi soir de match, chez Maurizio ! Italie /Autriche place Rigaud...par Nicolas Caudeville
Perpignan: un samedi soir de match, chez Maurizio ! Italie /Autriche place Rigaud...par Nicolas Caudeville
Perpignan: un samedi soir de match, chez Maurizio ! Italie /Autriche place Rigaud...par Nicolas Caudeville
Perpignan: un samedi soir de match, chez Maurizio ! Italie /Autriche place Rigaud...par Nicolas Caudeville
Perpignan: un samedi soir de match, chez Maurizio ! Italie /Autriche place Rigaud...par Nicolas Caudeville
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Perpignan: un samedi soir de match, chez Maurizio ! Italie /Autriche place Rigaud...par Nicolas Caudeville
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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 15:22

 Mikaël Meusnier​ a tenté de rebelotter pour le train de fret avec Jean Castex à Prades. Il n'a pas franchi le deuxième cercle de sécurité, mais il a transmis un message et un document.

à l'occasion du retour du premier ministre et maire de Prades, Jean Castex à Prades pour le vote du deuxième tour des élections départementales et régionales, il a nouveau été abordé comme la semaine précédente par un cheminot, pour la relance du train de fret Perpignan / Rungis http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/06/jean-casteix-aborde-par-un-cheminots-alors-qu-il-allait-voter-a-prades.html. Le cheminot lui a aussi transmis la déclaration du 25 mai https://www.youtube.com/watch?v=UepnAIfJpMY&t=2s

"La CGT-Cheminots sur le « sentier de la guerre »

 
La CGT-Che­mi­nots re­prend le com­bat. Le syn­di­cat ma­jo­ri­taire à la SNCF ap­pelle à une jour­née de mo­bi­li­sa­tion le 22 juin.
 
Avec en ligne de mire, un sys­tème fer­ro­viaire « dans l'im­passe (struc­tu­relle et fi­nan­cière) qui conduit à son af­fai­blis­se­ment, à des re­culs so­ciaux sans pré­cé­dent, et donc à de nouveaux épisodes de conflictualité très dure ».
 
Laurent Brun, son se­cré­taire gé­né­ral, qui s'ex­pri­mait lors d'une confé­rence de presse le 9 juin, es­time en effet que « le Covid a per­mis de fer­mer le cou­vercle sur la co­cotte-mi­nute “. Mais, selon lui, “les re­struc­tu­ra­tions dans l'en­tre­prise n'ont pas cessé “. Et de pour­suivre : “ Si Jean-Pierre Fa­ran­dou a com­pris qu'il de­vait ces­ser le dis­cours pro­vo­ca­teur de Guillaume Pepy, ses actes sont le contraire de ce qu'il dit. Comme par exemple quand il dit “Tous SNCF” mais qu'il pré­voit des fi­liales dé­diées avec des che­mi­nots trans­fé­rés à chaque fois qu'il faut ré­pondre à un appel d'offres ».
 
Le syn­di­ca­liste dé­nonce l'ou­ver­ture à la concur­rence qui « coû­tera struc­tu­rel­le­ment plus chère ” que le sys­tème ac­tuel “ car beau­coup plus com­plexe à mettre en place “. Selon lui, “ avant même de faire rou­ler les trains, les ré­gions doivent sub­ven­tion­ner les can­di­dats “. Ce qui leur coûte des mil­lions d'eu­ros. De plus, les lots ou­verts à la concur­rence, de taille ré­duite, “ ne per­mettent pas la mas­si­fi­ca­tion “. Or, ajoute-t-il, “ on nous ex­plique ha­bi­tuel­le­ment que les fu­sions per­mettent de faire bais­ser les prix “. Enfin, il pointe les condi­tions de tra­vail qui de­vraient se dur­cir. “ Un exemple : 39 che­mi­nots se­ront concer­nés par la liai­son Nancy-Contrexé­ville que Grand Est veut ou­vrir à la concur­rence. Dès qu'il y aura un ma­lade ou des congés ac­cor­dés, cela va être très com­pli­qué. Cette ri­gi­dité se ré­per­cu­tera sur les condi­tions de tra­vail “. Côté voya­geurs, la ges­tion des ho­raires et des cor­res­pon­dance va se dé­gra­der, es­time-t-il. “ On est sur des lo­giques de PME, pas sur des lo­giques in­dus­trielles », re­grette-t-il.
 
Il s'in­quiète aussi d'une pos­sible re­mise en cause des fa­ci­li­tés de cir­cu­la­tion. « L'Etat vou­drait sup­pri­mer les fa­ci­li­tés de cir­cu­la­tion pour les re­trai­tés et les fis­ca­li­ser pour les ac­tifs “. Or, “il y a des a priori sur ses avan­tages qui ne coûtent rien en réa­lité à l'en­tre­prise. C'est un sujet très sen­sible dans l'en­tre­prise et c'est un droit ac­quis qu'on n'est pas prêt à aban­don­ner ».
 
In­ter­rogé sur une éventuelle relance de la réforme sur les retraites, il a indiqué que son syndicat ne res­te­rait pas sans rien faire. « On a fait deux mois et demi de grève contre cette ré­forme, si on la remet sur la table, on ne res­tera pas sans rien faire ».
 
Laurent Brun es­time donc « pro­bable qu'on soit obligé de re­par­tir au conflit “. La CGT-Che­mi­nots est même déjà, selon lui, “ sur le sen­tier de la guerre ».
 
MH P
 
Confé­rence de presse de la CGT le 9 juin
Un cheminot aborde de nouveau Jean Castex à Prades pour la relance du train des Primeurs Perpignan / Rungis
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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 18:35
 
 
"Et les types défilent, identiques moralement, laids physiquement, grelottant d'hypocrisie et de servilité; de l'or, sur tout ça, récompensant des années de service dérisoire, des besognes souvent inavouables."

On est à la veille du deuxième tour, mais le meilleur espoir du premier tour reste l'abstention...Après, ça se joue entre les Républicains, le Rassemblement nationale et la majorité sortante de gauche ...Pour gagner le conseil départementale, droite dure et molle, doivent se rassembler . Les castors ne sont plus à la fête!

Du coup, il suffirait d'un rien pour que cela arrive. Le sénateur "les républicains" avait commencé à le dire, puis il s'est ravisé (Dieu sait les coups de fils et de fouet qu'il a du recevoir le soir après la première déclaration) . Par contre  Alain Ferrand, maire de Barcarés, vice-président de la communauté urbaine de Perpignan et candidat à l'élection départementale a été invalidé le soir du premier tour. Suite à cela, il fait une vidéo invitant ses électeurs à voter pour le binôme RN sur le canton où il se présentait. A savoir, pour Christelle Martinez et Jean-François Lopez dans une vidéo vendredi http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/06/departementales-alain-ferrand-candidat-invalide-du-canton-de-la-salanque-invite-a-voter-rn-au-2eme-tour-dans-une-video-9.html

Il y aura-t-il des électeurs du RN, non votant dimanche dernier qui se bougeront la couanne ce dimanche? Et le LR et le RN finiront-ils par s'allier au moins pour prendre la présidence...Tout ceci et plein d'autres choses encore, vous le saurez dans le prochain épisode de notre feuilleton "et pour quelques mandats de plus !"

EN BONUS...

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24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 15:51

 

Loth (À Léodagan) : Écoutez, comme ça a priori, ça m'évoque rien, mais honnêtement c'est possible. Ce serait assez le genre de la maison, en tout cas ! De l'autre côté, voyez un peu l'ironie, si j'avais pas fomenté une attaque par l'ouest, vous seriez allés vous écraser contre les Romains à l'est ! Oui, alors, pourquoi ? Pourquoi trahir sans arrêt les gens avec qui je collabore ? Je dirais que c'est probablement une réponse compulsive à une crainte de m'attacher. Briser une relation plutôt que la cultiver pour ne pas se retrouver démuni face au bonheur. Oui, pour répondre à votre question : j'ai peur d'aimer !

De 2015 à 2020 j’ai été membre du conseil citoyen du quartier Baléares – Rois de Majorque. Ce fut l’occasion de voir la politique de destruction de la vie citoyenne et, surtout, de la ville mise en œuvre par Jean-Marc Pujol.

 

Dès 2015 Pujol voulait fermer cette maison de quartier. Le motif officiel fut l’insécurité.

Des animatrices des Francas avaient été malmenées.https://www.midilibre.fr/2014/07/29/perpignan-insultes-et-remarques-sur-les-shorts-des-animatrices,1031604.php

Des agents de Pôle Emploi avaient été chahutés.

Des travailleurs sociaux du CD66 avaient fui.

Ne restaient que quelques membres d’associations, plus ou moins du quartier. Le conseil citoyen s’y est réuni pendant un peu moins de 3 ans, avec le peu de succès que l’on sait.

 

En 2018, des gamins, un peu trop agités, ont explosé une vitre. Devant une telle violence, avec une police municipale terrorisée par de tels sauvageons, Pujol ferma la maison de quartier.

 

La fermeture se fit dans l’indifférence générale.

 

La gauche se tut, il faut dire que le quartier accueille une forte population d’immigrés extra-communautaires (à peu près 50 % de la population) et que cette population n’a pas le droit de vote. Les socialo-communistes de 2018 ne sont pas ceux de 1981 et du droit de vote des immigrés. Non ! Les socialo-communistes de 2018, surtout la version perpignanaise, méprisent les pauvres. Alors pourquoi se soucier de l’un des trente quartiers les plus pauvres de France ?

 

Les associations de la bien-pensance elles aussi se turent.

Pujol ferme une maison de quartier, la bien-pensance ferme sa gueule.

C’est bien connu.

 

Alors le quartier continua de s’enfoncer dans la misère. Certes, on y tire de bien beaux feux d’artifice, que je regarde de ma fenêtre, mais cela n’a jamais créé de l’emploi.

 

Puis vint Loulou, en ce mois de juin 2021.

 

Non, Loulou n’a pas peur des délinquants. Non, Loulou n’a pas peur des dealers. Non, Loulou n’abat pas les arbres, Loulou les plante, et Agnès Langevine, en bon socialo-communiste bien imbécile, les inaugure.

 

Alors Loulou ré-ouvre la maison de quartier.

Tout le monde était au courant depuis août 2020, l’opération de com’ est grossière. L’annonce tombe pile-poil dans l’entre-deux tour d’une élection où le RN peut gagner. Mais il faut bien rappeler aux gens du canton que les élus socialo-communistes les ont abandonnés ces 6 dernières années. Et qu’il ne faut rien attendre d’eux. Et pourtant je l’aime bien, à titre personnel, la candidate socialiste. Mais je ne voterais pas pour elle, parce que son colistier, lui, je peux pas le blairer. Et puis la confiance est partie, définitivement.

 

Alors Loulou nous la joue social. Loulou nous la joue proximité.

 

On finirait par croire que Loulou, il bosse pour de vrai.

On n’en est pas encore à croire que Loulou aime Perpignan et les perpignanais, mais par moment, on a des doutes. Par moment on se pose des questions.

Par moment on se dit que, si c’est le RN qui fait du social d’une façon plutôt crédible, alors il n’y a pas d’alternative, comme disait miss Maggie.

 

L’extrême droite ouvre des centres sociaux que la droite a fermé avec le soutien de la gauche. Les associations qui prétendent lutter contre l’extrême droite se taisent sur les sujets de fond.

Le présent est dystopique. Y’a pas à dire !

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20 juin 2021 7 20 /06 /juin /2021 15:42

C'est pratique en ce moment "les élus à portée de gifle" , le premier ministre Jean Castex, se trouvait aujourd'hui à Prades pour voter (il faut bien qu'il y en ait qui se déplace) pour le premier tour des élections départementales et régionales. Ce fut le moment où un cheminot (bien connu de l'archipel contre attaque) l'aborda pour lui rappeler la situation du train de fret Perpignan / Rungis sensé repartir à la rentrée de cet été .

Mais grâce à cette piqûre de rappel  (la députée LFI,Mathilde Panot , l'avait fait à l'assemblée nationale, à l'occasion des question au gouvernement https://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-2021QG.htm) directement auprès de la source de la décision.

Au passage, il lui a aussi offert un Tshirt de soutien au même train...

Perpignan Mathilde Panot député LFI ''le train des primeurs est nécessaire à la bifurcation écologique!'' interview par Nicolas Caudeville

http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2020/07/perpignan-mathilde-panot-depute-lfi-le-train-des-primeurs-est-necessaire-a-la-bifurcation-ecologique-interview-par-nicolas-caudevill

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15 juin 2021 2 15 /06 /juin /2021 23:24

15 juin 2021 : Pourquoi Agnès Langevine a-t-elle tué Jaurès ?

 

Certains sont usés à quinze ans. Certains finissent en débutant. Pour certains les douze mois s’appellent décembre.

Mais pas Agnès Langevine, pas en ce beau matin caniculaire de juin 2021. Non, Agnès est fringante. Agnès vient pour assassiner, symboliquement, Jean Jaurès.

Rien de plus, rien de moins.

 

Parce que le square Jeantet-Violet a été refait. D’un odieux terrain vague avec des parkings souterrains en silo, le square est devenu une superbe forêt urbaine, où poussent des champignons.

Des arbres ont été plantés, et Agnès aime les arbres. Alors Agnès est rayonnante. On est à Perpignan, c’est bien normal.

Et puis aujourd’hui c’est le grand jour. Oui, aujourd’hui Louis Aliot, en homme courtois qu’il est, va lui remettre son brevet de lutte contre l’islamo-gauchisme. Et ça, par les temps qui courent, ça n’a pas de prix.

 

Pendant au moins un demi-siècle (avant j’y étais pas, donc je sais pas), le square s’enorgueillissait d’un monument en hommage à Jean Jaurès.

 

Jean Jaurès, celui que Trotski avait qualifié « d’athlète de l’idée ». Et il s’y connaissait, Léon, en athlète, lui qui mourut d’un accident d’alpinisme, une sombre histoire de piolet.

Jean Jaurès, le mec qui symbolise la gauche, la vraie, celle qui défend les plus pauvres, celle qui défend les travailleurs, celle qui a un sens de l’éthique. Jean Jaurès, le mec qui lorsqu’il fonde un journal l’appelle « l’Humanité ». Tout un programme !

 

Mais la municipalité a fini par la virer, la statue. Au hangar, et fissa.

 

Interrogé à ce sujet, le PS Occitanie nous a répondu : « vous savez, nous on est de droite, alors les symboles de gauche, on n’a pas d’avis dessus. »

Interrogé à ce sujet, le PCF 66 nous a répondu « notre priorité est de faire le tri entre les bons migrants et les mauvais migrants. Parce qu’il y a un taux d’acceptabilité de l’immigration de plus en plus bas, et que Fabien Roussel a raison d’être sur une ligne extrême-droitière. ».

Non, la défense des valeurs de gauche, chez les socialo-communistes, on laisse ça aux djihadistes verts d’Antoine Maurice et aux éco-bolcheviques de Myriam Martin. Les socialo-communistes sont à droite, c’est clair, bordel !

 

Mais se débarrasser de l’ombre tutélaire de Jean Jaurès ne suffit pas.

 

Les statues, des fois, ça sort du hangar. Le risque d’un retour est réel. Avec les gauchistes, on ne sait jamais.

Alors Loulou, pragmatique et malin, comme à son habitude, a choisi un autre symbole. Un symbole fort. Un symbole de circonstance. Un symbole que personne n’osera attaquer. Un symbole qui fera un bon coup politique en somme.

Samuel Paty, ça vous dit quelque chose ?

Et oui, Loulou, malin comme un goupil qui en a vu d’autre, a donc décidé de planter un frêne, en guise « d’arbre de la laïcité », et de déposer à ses pieds une plaque en l’honneur de Samuel Paty, cet enseignant victime du terrorisme islamique. Car oui, il n’est qu’un seul terrorisme, c’est l’islamiste. Le terrorisme d’extrême droite ça n’existe pas. Mais alors pas du tout.

Le coup est malin, limite vicieux. On vire un symbole fort de la gauche et on le remplace par un symbole que la gauche, imbécile qu’elle est, ne peut critiquer.

 

En attendant, Samuel Paty, il lisait Charly Hebdo. S’il avait su, ça lui aurait sûrement fait drôle.

 

Alors Loulou coupe le ruban du square et nous gratifie d’un petit discours. Bon, le discours est rapide, faut dire qu’on crève de chaud, et qu’on voudrait bien aller au buffet, parce que y’a du Byrrh et des rousquilles, et qu’il fait soif.

Et là, Agnès, avec le talent du néo-converti à l’extrême droite, enfonce le clou, dans le cercueil des idées humanistes et progressistes.

Certes elle salue les arbres, qui n’ont que faire d’elle. Puis elle salue la constante dans la lutte contre la violence, sous toutes ses formes, de Louis Aliot. Oui, Agnès Langevine, vice-présidente de la Région Occitanie, donne un satisfecit de républicanisme à Louis Aliot. Oui, Agnès Langevine, qu’il y a à peine voyait en Louis Aliot une menace pour la démocratie, le traite en garant de la laïcité.

 

Oui, à Perpignan, la laïcité rayonne encore plus que le soleil. Le nouveau logo de la ville en est la preuve, irréfutable, irréfragable.

 

En moins de 5 minutes et seulement quelques phrases, Agnès Langevine a assassiné Jaurès. Agnès Langevine a certes reçu son brevet de lutte contre l’islamo-gauchiste, mais Agnès Langevine a surtout donné à Louis Aliot son brevet de républicanisme.

Loulou, même dans ses rêves les plus fous, n’en attendait pas tant.

Et on sent bien, que dans les 6 prochaines années, les relations entre la mairie et la Région pourront se résumer à un seul mot : collaboration !

 

Les esprits, chagrins, rétorqueront que Jaurès fut cité par la vice-présidente socialiste, tendance rose-brun.

Mais la citation fut insipide. À l’image de la petite Agnès, toute contente au milieu de ses nouveaux ami·es d’extrême droite.

 

Agnès aurait pu, aurait dû, faire preuve de courage.

 

Mais comme elle ne semble pas savoir de quoi il s’agit, voici la définition que Jean Jaurès en donnait :

« Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire, c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. »

 

 

PS : concernant le buffet, par rapport à la table, Loulou c’est mis à l’extrême droite, moi, à l’extrême gauche. La politique c’est un truc de pro, y’a pas à dire.

15 juin 2021 : Pourquoi Agnès Langevine a-t-elle tué Jaurès ? par Philippe Poisse
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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 17:02

 

Les années 90, les 2Be3, l’hélicoptère de Jacques Toubon envoyé dans l’Himalaya pour sauver Xavière, vous vous en souvenez ? Oui, bien sûr.

Mais, localement, il y a eu mieux que tout cela.

Nous, les pyrénéens-orientaux, nous avons eu l’Hydroscope. Et ça c’est une belle histoire. Enfin, si on est cynique.

 

Dans les P.O. ont a de l’eau sous toutes ses formes : des nappes libres, des nappes captives, de l’eau chaude, de l’eau ferrugineuse, etc. Et, autant l’eau est importante, autant elle est mal connue, surtout du grand public. Alors, autours de personnes comme Henri Salvayre, s’est bâti au cours des années 90 un projet de parc dédié à l’eau, sur le modèle du Futuroscope de Poitiers. Ce sera l’Hydroscope.

 

Le projet est limpide comme de l’eau du Pliocène. Le centre doit accueillir un lieu dédié à la découverte de l’eau, de manière ludique et pédagogique. Un pôle technologique et de recherche, en partenariat avec l’université et de nombreuses entreprises, doit assurer la pérennité de l’Hydroscope. Et pour que le lieu soit le plus agréable possible, les extérieurs doivent être aménagés sous forme de parc à thème.

Le projet est porté par l’association des Cadres Catalans, d’abord par la section de Perpignan, puis par celle de Paris. Le gouvernement participera à hauteur de 200 000 Fr au financement de l’étude de faisabilité. La Caisse des Dépôts et Consignations déclare le projet viable et s’engage à le co-financer.

Politiquement, Jean Codognès, député socialiste, et Jean-Jacques Lopez, pas grand-chose mais socialiste, soutiennent activement le projet, qui doit être installé à Rivesaltes.

Si le chiffrage est assez flou (entre 75 et 150 millions d’Euros, soit le prix d’un stade football professionnel), le potentiel est réel. À l’époque le chiffre de 500 emplois directs est avancé. S’il peut paraître élevé, il reste relativement crédible vu le projet.

 

Hélas, mille fois hélas, pour que le projet ait lieu, il faut l’accord de Christian Bourquin, l’ex abrupto de Millas, heu,…, pardon, le président du Conseil général.

Les Cadres Catalans est une association qui regroupent des chefs d’entreprises, des cadres supérieurs, des hauts fonctionnaires, bref des gens qui bossent. Et ça, les gens qui bossent, Christian il ne peut pas le supporter. C’est pour ça d’ailleurs qu’il choisira Hermeline Malherbe pour lui succéder à la présidence du département.

Et puis le projet est soutenu par Codognès, un socialiste de droite. Et ça aussi, les socialistes, de droite comme de gauche, Christian il ne peut pas le supporter. C’est pour ça que le PS 66 soutient Manuel Valls, surnommé le Touriste à Barcelone, un homme de droite clairement anti-social et anti-socialiste.

Alors Christian Bourquin, avec un talent bien à lui, va démolir le projet. Méthodiquement !

 

Le Comité département économique (CDE) acceptera l’idée d’une subvention de 500 000 Fr. Après avoir tenté d’empêcher le vote de la subvention, ce qui forcera les élus RPR a monté au créneau et à dénoncer les délires du général de Millas, Christian Bourquin la ramènera à 200 000 Fr, menaçant ainsi l’étude de faisabilité.

Malgré un travail de sape dans la Pravda de Perpignan, l’ami Christian sera obligé de sortir les grands moyens. Le projet ne doit pas se réaliser dans les P.O., Montpellier, pardon, Georges Frêche ayant envie de reprendre l’idée, comme la presse le révélera assez vite. Alors Christian va sortir du lourd, du très lourd. Le projet se fera à Millas ou ne se fera pas.

Évidemment tous les intervenants sont convaincus qu’un projet à Millas ne peut être viable. Tout le monde a bien compris la combine. La querelle Bourquin-Codognès (encore plus stupide que la querelle Philippe Poisse-Caroline Forgues, c’est dire si ça volait haut à l’époque) aura raison du projet. Face à tant de bêtise, les porteurs du projet préfère lâcher l’affaire.

Christian Bourquin, en rage parce que les positions droitières de Codognès menacent sa ligne politique, elle-même très à droite (c’est à cette époque que Christian lancera l’opération visant à réhabiliter Robert Brasillach, au frais du contribuable), était prêt à tout pour bloquer ce projet. Pas la peine d’insister.

 

En 2015, dans un article récapitulant l’histoire, Antoine Gasquez écrira : « la nullité du politique a tué l’Hydroscope. »

Aujourd’hui Bourquin et Codognès nous ont quitté. Bourquin est mort et enterré, Codognès est en mort cérébrale (on lui a dit qu’être socialiste c’est être de gauche, il a eu une attaque dont il ne s’est jamais remis). Mais leurs méfaits sont toujours là.

Si vous passez par là-bas, faites un tour au pôle sur l’eau à Montpellier, vous découvrirez ce dont notre département aurait pu s’enorgueillir.

 

 

Texte écrit en écoutant « Hey Stoopid » d’Alice Cooper. Clairement, une chanson de circonstance.

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