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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 12:42
 "il voulut être César, il ne fut que Pompé". Clémenceau
"il voulut être César, il ne fut que Pompé". Clémenceau

Elle vient tous les mercredis, aujourd’hui elle est un peu en retard. Cela l’agace, car elle est ponctuelle et son travail exige une minutie dont tout le monde ne peut faire montre. Beaucoup s’y essaient mais avec des résultats aléatoires. Elle seule possède cette réputation, à laquelle elle tient, d’un savoir faire et d’une exigence de travail bien léché. Il faut qu’elle se hâte.
Pressant le pas, elle passe devant un type, le même qui se tient toujours là, qui, à chaque fois, très poli, la salue.
Elle connaît bien les lieux, la maison est vaste, pleine de coins et de recoins, avec des escaliers, des couloirs, des tapis anciens, des meubles d’époque, des tableaux d’histoire, c’est plutôt une belle demeure.
Cette après-midi elle n’a pas le temps de s’attarder sur l’architecture ou le décor, le temps presse, elle est en retard, elle n’aurait peut-être pas dû s’habiller de cette façon, son tailleur est trop tendu, il l’empêche d’accélérer le pas, et elle se demande s’il ne marque pas trop ses formes, il lui semble que tout à l’heure le type, en la saluant, s’est permis un sourire complice à la limite du coquin. Elle ne peut tout de même pas venir ici, un balai à la main, en blouse de technicienne de surface, son art exige un minimum de tenue.
Elle arrive enfin, un petit escalier dérobé, un virage, une porte dissimulée sous un rideau de velours rouge, elle y est.
Elle ne tape même pas, il a dû reconnaître le bruit de ses talons.
On l’attend avec, sous la moustache, un petit air de reproche, l’impatience, c’est normal, puis aussitôt après cette phrase rassurante, à la bouche : « Ce n’est pas bien grave, allez, allez ».
On se déboutonne. Elle se met aussitôt au travail.
Lui, assis à son bureau, contemple Lazare Carnot et Mac-Mahon, encadrant un buste de Marianne au regard énergique, offrant sa poitrine à la France.
Elle essaie de rattraper le retard, le fauteuil, pourtant massif, tremble. Qu’est-ce qu’elle a aujourd’hui, se dit-il. Quelle énergie ! Trop vite même ! Soudain le moment vient si délicieux où il va se libérer, où il pourra se remettre ensuite au travail, le corps en paix. Son œil en tournoie de plaisir.
Il tournoie et paf ! il se révulse, ne fixant plus rien, même pas la France.
Félix lui a pété dans les bras.
Elle n’est ni infirmière, ni médecin, ni croque-mort, elle fonce dans le couloir : Gardien, gardien, il s’est passé quelque chose !
La République venait de rester sur le carreau.

Le tout meilleur d'Henri Lhéritier:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/henri%20lheritier/

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 08:50
Perpignan/ école Jeanne Hachette: apéro réussi, la lutte continue!

Les Riverains de la Place Cassanyes tiennent à remercier les participants de l’apéro-citoyens, organisé ce mercredi 17 juin, y compris ce qui ont aidé à nettoyer le site à la fin.

Nous tenons aussi à remercier les élus du Conseil municipal présents. Leurs participations a permis le débat, les échanges, parfois vifs, toujours constructifs.

Mais nous tenons à rappeler que nous sommes toujours dans l’attente d’une rencontre avec M. Le Maire et l’opérateur immobilier pour une réunion de concertation. Dans date fixée, nous continuons la mobilisation, le permis de construire étant signé.

Voir aussi:

Perpignan:Mercredi 17 juin apéritif citoyen école Jeanne Hachette! interview Arnaud Martin et Fabien Candoret par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/06/perpignan-mercredi-17-juin-aperitif-citoyen-ecole-jeanne-hachette-interview-arnaud-martin-et-fabien-candoret-par-nicolas-caudeville

Perpignan/ école Jeanne Hachette: apéro réussi, la lutte continue!
Perpignan/ école Jeanne Hachette: apéro réussi, la lutte continue!
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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 09:20
Perpignan:ce soir conférence autour de la revue Gibraltar et de Fillols , le village catalan de tous les possible à cents mètres du centre du monde

L'archipel contre attaque propose Jeudi 18 juin à 19h à cents mètres du centre du monde 3 avenue de Grande Bretagne, conférence débat, présentation magazine Gibraltar (numéro 4) qui fait la part belle au village catalan de Fillols sur les contreforts du Canigou.

Rencontre avec Sébastien Navarro, auteur du récit sur Fillols "Les alchimistes du Cogolló", et Santiago Santiago Mendieta, rédacteur en chef de Gibraltar.
Georges Bartoli (sous réserve) animé par Nicolas Caudeville

Quoi de commun entre les populations de Gaza, le village de Fillols, un mur anti-migrants en Grèce, le mouvement Adidopizzo en Sicile, une radio itinérante à dos de mulet en Andalousie ? Le souffle de la résistance, le désir de s'en sortir, de ne pas subir. De tout cela et de bien d'autres choses, la revue Gibraltar, Un Pont entre deux Mondes déroule son lot de récits et d'histoires vraies dans une Méditerranée plurielle, les Méditerranée(s), de Fillols, dans les Pyrénées-Orientales à Gibraltar.

La revue Gibraltar, Un Pont entre deux Mondes publie deux fois par an des récits sur les mondes méditerranéens et les histoires humaines.

Le dossier central de ce nouveau numéro Contre les murs, ces héros du quotidien se penche sur les murs et barrières qui parsèment la Méditerranée : en Grèce, à Gaza, à Chypre, au Liban, en Turquie. Murs physiques mais aussi barrières psychologiques, mentales, ferments de conflits et de ruptures des sociétés. Contre ces impasses, des héros ordinaires résistent, tentent de rester debout malgré l'injustice et la désolation. De vivre et d'aller de l'avant comme les habitants de Gaza qui racontent leur quotidien entre fatalisme et humour noir à travers des récits courts de l'écrivains François Beaune.

Fidèle à son désir d'immersion et d'authenticité, Gibraltar évoque les Méditerranée(s), tantôt lointaine, proche, tourmentée ou plus rassurante voire quotidienne

Deux récits sous la forme d'un carnet dessiné puis d'un récit de l'intérieur évoquent le village catalan de Fillols (Pyrénées-Orientales). On y pratique un autre vivre ensemble, grâce à l'apport de nouvelles populations et d'expérimentations sociales inédites. Un second voyage propose d'aller à la rencontre des Pyrénéens qui jouent à saute-mouton sur la frontière entre France et Espagne ou qui la subissent, entre les vallées d'Are et de Bielsa et celles de Luchon avec Benasque, en Aragon.

Un grand souffle de liberté et de résistance parsème ce numéro 4 avec l'expérience magnifique d'une radio itinérante à dos de mulet à travers une sierra d'Andalousie en Espagne et une fiction qui porte un regard amusé et bienveillant sur les naturistes de l'île du Levant dans le Var. Un coup de projecteur sur l'Italie et ses sociétés gangrénées par les mafias avec une bande dessinée : Addiopizzo, une association de commerçants refusant de payer l'impôt de la Mafia ainsi qu'un récit sur les chanteurs qui font l'apologie de la Camorra à Naples et en font un commerce juteux. Un regard particulier sur l'enclave britannique de Gibraltar, paradis fiscal à l'insolente santé économique, fiché dans le talon de l'Espagne à travers l'objectif du photographe Arno Brignon.

Voir aussi:

Conférence de présentation de la revue Gibraltar à l'université de Perpignan

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-conference-de-presentation-de-la-revue-gibraltar-a-l-universite-de-perpignan-120192426.html

Conférence de présentation de la revue Gibraltar à l'université de Perpignan

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 08:43
Le maire UMP de Perpignan, visite l'espace Carola, à coté de la place Cassanyes avec la préfète
Le maire UMP de Perpignan, visite l'espace Carola, à coté de la place Cassanyes avec la préfète

Avec prés de 9 000 vus l'article Perpignan:Jean-Marc Pujol veut fermer le marché Cassanyes 4 jours sur 7 pour faire des économies! , a semble-t-il le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol à répondre par une vidéo de 55 secondes sur sa page Face Book (pas sur son blog officiel) .

Evidemment, il n'évoque pas l'article mais "les rumeurs", dont il se dit "assez choqué". Il veut y répondre quitte à la faire "enfler"

"Aucune décision n'a été prise" dit-il dans un premier temps

Ensuite, il passe tout de suite au vif de se qu'il pense être son sujet: la saleté du marché à sa fin!

"Ce qui est inacceptable, c'est que le marché coûte à la ville en terme de nettoiement après la durée de marché:parce que personne ne respecte le règlement que tout le monde a signé !"

Mince, ya des gougnafiers qui ne respectent pas le règlement! Mais qui est sensé faire respecter le règlement, si ce n'est le maire par l'intermédiaire des placiers du marché et de la police municipale. Après quoi, ce petit monde peut mettre des amendes ou ne pas reconduire l'exposant, caméras de la ville faisant foi, comme pour les amendes et la fourrière pour les voitures mal garées!

"Sur ce sujet, nous allons faire des propositions, non pas de fermer le marché de la place Cassanyes..."

Ha, première contradiction: je croyais avoir entendu, qu’aucune décision n'avait été prise? Là, à 41 secondes de la vidéo, Jean-Marc Pujol considère, qu'il vaut mieux affirmer qu'il n'y aura pas fermeture de jour de marché, pour sa propre tranquillité médiatique....

"Que les opérateurs du marché (on parle d'exposants, pas de traders) respectent les prescriptions en matière de propreté"

"Je vous invite à filmer, d'ailleurs cela n'a pas été fait" et hop une petite pique, un sarcasme dont il a le secret. Pour la gouverne de monsieur le maire, qui vient de s'inscrire récemment sur notre site, s'il l'avait fait avant, il aurait pu lire l'article suivant , en date du 2 août 2014, Perpignan/Tri sélectif: on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui! , où il aurait pu voir illustrer par une photo et un texte, la situation qu'il dénonce actuellement!

En fait, inquiet du nombre de lecture de l'article sur sa volonté de fermer le marché de la place Cassanyes, son service com (on le suppose) lui à proposé de répondre par la vidéo pour endiguer le phénomène. Il l'a posté sur son Face Book, moins public que son blog. On ne sait pas qui a fait la vidéo et il ne donne aucune garantie quant à la survie du marché de la place Casssanyes!

Voir aussi:

Perpignan:Jean-Marc Pujol veut fermer le marché Cassanyes 4 jours sur 7 pour faire des économies! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/06/perpignan-jean-marc-pujol-veut-fermer-le-marche-cassanyes-4-jours-sur-7-pour-faire-des-economies-par-nicolas-caudeville.html

C'est parce qu'il n'était pas possible de récupérer la vidéo sur un lecteur, que je me suis résolu à la filmer!

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 09:43
Chronique moscovite (épisode 17) : Faim de loup‏ par Félix Edmundovitch Dzerjinski

« Les Russes… ne pourront se maintenir parmi ce sabbat infernal….parce que la social-démocratie de cet Occident supérieurement développé est composée de poltrons abjects qui, en spectateurs paisibles, laisseront les Russes perdre tout leur sang. » (Rosa Luxembourg, une grande dame, en 1917).

« Nous n’avons pas besoin d’être éperonnés ou stimulés. La Russie a une histoire millénaire, et pratiquement elle a toujours eu le privilège de pratiquer une politique extérieure indépendante. » (Blondin himself et en 2007. Tu vois, 7 ans avant la Crimée et l’Ukraine et tu n’écoutes pas ce que le Russien te dit alors ne sois pas étonné…).,

« Nous avons tous célébré, cette année, le 200e anniversaire de la naissance de Mikhaïl Lermontov, poète russe de génie. Nous nous rappelons les vers qu’il a écrits sur la bataille de Borodino : Mourons près de Moscou, comme nos frères y sont morts ! Mais il en a écrit d’autres : Adieu, Russie crasseuse, pays d’esclaves et de maîtres ; Adieu, uniformes bleus et peuple traître. Était-il un opposant ? Bien sûr qu’il l’était… C’était évidemment un opposant au pouvoir mais je pense que c’était aussi un patriote. Entre les deux, la frontière est ténue. » (Blondin, l’année dernière, et en plus, il a des lettres et c’est pas du Guillaume Musso. Et avec cette citation, je t’aide à comprendre le pays).

« Si pour certains pays européens la fierté nationale est une notion oubliée depuis longtemps et la souveraineté un luxe trop grand, pour la Russie, sa réelle souveraineté nationale, c’est une condition indispensable de son existence. » (toujours Blondin, pas étonnant qu’Européens, qui ont tous abdiqué leur souveraineté devant le Moloch de Bruxelles, et Russiens ne se comprennent pas).

Ouah, trop drôle, Blondin et ses séides ont inscrit trois Frantsouzy sur la liste noire. Cela signifie que le trio infernal ne pourra pas goûter aux nombreux charmes, cachés, de notre Russie. C’est également une réplique, ou plutôt une parodie, des sanctions personnelles que vous nous avez imposé suite au juste retour de la Crimée vers la Russe, même Giscard qui était à Moscou a admis que la Crimée n’avait jamais été ukrainienne (bon, ottomane, à la limite…). Et le plus drôle, c’est qu’ils se disent fiers… Alors, qui est ce trio. Ben, tu trouves Bruno Le Roux, le chef des socialistes au sein de votre Assemblée nationale. Alors là, le Kremlin montre tout son humour et toute sa drôlerie, à mon avis ils ont hésité entre Le Roux et une endive mais comme les endives sont déjà soumises à embargo depuis août, ils ont pris Le Roux, un bon apparatchik, bien transparent, un bon copain de Grollande. Alors, tu as Cohn-Bendit, un écolo et le mec qui avait foutu le bordel chez vous en 1968, d’ailleurs, tu ne le sais pas, petit Frantsouz, le bordel continue chez toi, c’est permanent. Bon, lui comment te dire… Ben, tu vois le Russien, il n’aime pas trop les drogués et les gens qui aiment un peu trop les enfants, tu sais, ces adeptes de la pédagogie alternative où tu te mets tout nu et tu cours dans les champs main dans la main… Et je finis par le plus fameux, ou plutôt fumeux, votre BHL national. Alors là, les Russiens ils se sont dit, ce mec a foutu un tel boxon en Libye qu’il faudrait que nous nous évitions une telle plaie.

Petite information économique du 1er juin 2015, histoire que tu comprennes qui tu as face à toi : le salaire minimum, je crois que c’est votre SMIC, pourrait atteindre 7189 roubles, soit 120 euros, soit une augmentation de 20 %. Le salaire médian est de 21 000 roubles (360 euros). Donc là, tu retiens trois choses, la première est qu’en situation de crise, le gouvernement prend soin des plus pauvres, deux, quand par chez toi j’en entends qui se plaignent, ben faut qu’ils viennent chez nous, et surtout trois, notre peuple est patient et dur à la tâche. Sûr, cela est bien loin des rêves que le Chauve et moi nous portions, mais quand même, quel peuple !! Tu as une partie de ce peuple, les plus privilégiés (ils me rappellent ceux à qui nous avions bottés le cul), qui dépensent sans compter, sans épargner et s’épargner, qui voyagent, qui sont globalisés, qui parlent des langues étrangères et tu en as une autre qui trime, qui ne parle aucune langue et qui n’a pas besoin des étrangers. Et tout cela mène une vie parallèle sans se rencontrer. Et c’est cette majorité qui soutient Blondin et qui répondra présent, comme ses aïeux avaient répondu présent en 1941 ! Ils habitent la banlieue de Moscou, la glubinka (la province) et c’est eux le principal soutien de Blondin, qui lors d’un de ses marathons télévisés leur a rendu hommage en disant qu’ils étaient le peuple russe, le vrai peuple. Et tu veux que je te dise la différence entre les Frantsouzy, les Européens en général et les Russiens, et bien c’est que les Russiens, ils ont faim, ils ont encore l’envie, alors que vous, vous êtes gavés. Gaffe, nous sommes là !! Gaffe à ton confort bourgeois…

Eh, t’as vu, les Ukrainiens recyclent Saakashvili. Tu te souviens de lui, de 2008, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud. A mon, avis, cela ne va pas porter chance aux Ukrainiens . Je crois que l’Ukraine devient un peu une sorte de guest house pour loosers… Tu vois, petit Frantsouz, en bon marxiste, je pense qu’il est possible d’échapper à son déterminisme social, à condition d’appartenir à l’avant-garde éclairée du prolétariat, mais à mon avis, pas possible pour un pays d’échapper à son déterminisme géographique, surtout avec des voisins comme les Russiens, des coriaces ceux-là, pas des mollassons comme tous ces Européens, qui ressemblent au tableau de Thomas Couture, « les Romains de la décadence ».

Tu as vu, ça frémit à nouveau dans le Donbass. Evidemment, les deux parties s’accusent mutuellement, dur de dire où est la vérité mais la couverture des événements est édifiante « Selon Kiev,… », « Kiev a annoncé… ». Marrant tout de même que cela se passe à l’approche d’un conseil européen… Il faut toujours chercher à qui profite le crime et là, je peux te dire, pas aux Russiens. Plutôt à Petro(lette), qui est un président fragile et qui a tout intérêt à montrer à son bon peuple, qui va endurer les thérapies du FMI, la « ligne bleue » du Donbass. Enfin, les Russiens ont l’habitude et puis faudrait faire attention avec les sanctions parce que les Russiens pourraient prendre l’habitude de se passer des Européens, voire les oublier pour quelques temps…

Tiens, avant de te quitter, prends donc des nouvelles de tes nouveaux amis ukrainiens…http://www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/187565#.VXgSgJscS70 Je ne sais pas comment tu prendrais la chose chez toi, petit Frantsouz, mais peindre des croix gammées sur le monument de Babi-Yar où ont été massacrés plus de 30 000 Juifs, moi, si je tenais les coupables, ce serait mon Nagant qui parlerait. Mais, bon, c’est tes amis… Ah, j’oubliais, les auteurs de ce sinistre massacre, mais il y en a eu tant à l’Est, c’est le 201e bataillon Schutzmannschaft, un bataillon de milice ukrainien, sous la supervision des SS.

Je te laisse, je me prends quelques vacances et puis j’ai quelques missions, au service de la cause, au service de la révolution permanente… Je t’offre une petite chanson de Sektor Gaza, je te conseille d’écouter ça, https://www.youtube.com/watch?v=cVz21Xcbbws Je suis sûr que cela va te faire guincher tout l’été par chez toi ! A la revoyure.

Пока!

Voir aussi les autres chroniques moscovites

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/chroniques%20moscovites/

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 16:34
Perpignan:Le cadavre par Serge Fauchier  Peintre

Le cadavre, ou cette roue de la charrette qui faille et fait le plus de bruit…Le cadavre, même la charogne, seuls ceux qui savent trouveront tout de suite l’allusion (ô combien noble, regard aux temps qui sont les nôtres). La roue qui grince fut de tout temps (depuis ceux platoniciens qui en dénonçaient les méfaits) dénoncée et combattue. Voilà qu’elle fait retour aujourd’hui aux propos dispensés dans les pages d’un journal. La roue grinçante fait bruits et fumées et elle sent, mais sans elle l’attelage s’écroule… Qu’importe, disent-ils, nous mettrons une attelle, et à l’illusion, personne ne se rendra compte du subterfuge ! Erreur, car là où il est question de remplacer, la vie subsiste, jamais aussi présente et dévoreuse de savoirs et de sensations.
Fermer une école d’art ? Ca peut se faire. Questions économiques ? Vas donc. Questions de rentabilité ? Oui-da. Tout se justifie aujourd’hui en ces temps de détresse. Mais une école d’art, il ne faut pas l’oublier, est le lieu de toutes les rencontres, celui ou le banal s’efface derrière la singularité qui trouve à s’affirmer, celui où, d’un seul coup, je me découvre autonome, ne relevant d’aucune autorité pour réaliser ma pensée. L’école d’art sert à cela.
Ceux qui s’acharnent et s’évertuent (verbe sciemment choisi) à en précipiter la perte, s’exposent pour des années et des décennies, si leur Dieu leur prête vie, à l’opprobre de tous ceux qui, leur vie durant, leur vie à venir, se souviendront de leur action.
Ils seront ceux qui auront fermé le lieu où s’exprimaient les libertés qu’ils se refusent.

Serge Fauchier
Peintre

Voir aussi, sur l'école des beaux arts

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/beaux-arts/

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 11:09
Perpignan/ école des beaux-arts: Clotilde Ripoull fait rien que d'énerver Jean-Marc Pujol! par Nicolas Caudeville

Il y a peu, l'opposante à la municipalité pujoliste Clotilde Ripoull prenait sa plume pour écrire à Ségolène Neuville la secrétaire d'état au handicap et à l'exclusion pour s'alarmer de la volonté municipale de fermer l'école d'art qui allait bientôt avoir 200 ans. Hier, sur son blog "officiel" Jean-Marc Pujol s’émouvait du fait, par un billet (un des rares billets qui sur son blog, traite de Perpignan) intitulé "Mme Ripoull, cessez d’enfumer les Perpignanais !" Dans cet article, où on le sent très énervé contre son opposante, il lui dénie le droit d'écrire à qui que ce soit pour dénoncer certaines actions municipales. Au nom de quelle légitimité, se demande-t-il, se permet-elle de critiquer?

"Mme Ripoull dénigre Perpignan et ses habitants, à travers des attaques visant son équipe municipale et sa gestion" Non, monsieur Pujol, c'est vous et votre équipe municipale qu'elle dénigre. Ne vous servez pas des perpignanais comme bouclier humain contre des critiques justifier.

Il enchaîne ensuite par "Depuis le temps, puisque à ses yeux Perpignan serait devenue invivable, on peut s’étonner qu’elle n’ait pas envisagé d’en partir… "

Là, je répondrai, que ce serait trop simple d'abandonner cette ville moribonde à son triste sort. Quoi qu'ait fait la ville de Perpignan, les peines allant avec ses maires successifs, sont trop lourdes et depuis trop longtemps. Et qu'avec seulement près de votes 17 000 pour Jean-Marc Pujol au second tours (et encore face au front national, c'est loin d'un Chirac post 21 avril: c'est le problème de l’indistinction.), on ne peut pas dire que la légitimité soi bruyante.

"Mme Ripoull, candidate multicartes (puisque selon la chaîne de télévision M6 elle serait maintenant « de gauche »), a été battue en 2008, en 2009 et en 2014. Les Perpignanais n’en ont pas voulu. Nous pensions que ces trois avertissements, ses trois échecs successifs, coup sur coup, venus des urnes, l’auraient ramené à la réalité."

Lui, qui dénonce le dénigrement, s'y lance avec allégresse. Et prétendant que Clotilde Ripoull n'est pas représentative, démontre le contraire en lui offrant ce billet, comme une médaille d'honneur. Un ami marocain avait cette phrase magnifique: "Que fait un gros caillou lorsqu'on le met à coté d'un petit caillou: il ne s'en occupe pas!" Apparemment, ce "petit" caillou qu'est Clotilde Ripoull est dans votre chaussure et vous empêche de marcher droit...

Post-Scriptum: à aucun moment vous ne répondez dans votre billet, aux arguments que développe votre opposante au sujet de l'école d'art. Aussi, préférez vous, vous focalisez sur la forme.

Clotilde Ripoull

Présidente de Perpignan Équilibre

Candidate à la Mairie de Perpignan en 2014

Conseillère municipale d'opposition de 2008 à 2014

Madame Ségolène Neuville

Secrétaire d'État

Députée des Pyrénées-Orientales

Perpignan, le 8 juin 2015

Madame la Ministre,

Comme ça avait été le cas en 2006, la Mairie de Perpignan veut aujourd'hui clore après presque 200 ans (1817-20...) l'histoire de l'école d'art (HEART) aux motifs qu'elle serait "inutile", "coûteuse", "pas assez rentable" ou "n'aurait pas assez d'élèves"...

Sans aucune stratégie culturelle, économique ou touristique, sans projet pour la jeunesse, la formation ou l'emploi, le Maire de Perpignan, poursuit la longue liste de fermetures arbitraires.

Un mauvais rapport de l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES), offre à la Mairie le prétexte pour fermer la HEART (Haute école d'art).

Or, ce rapport relève de nombreuses et anciennes défaillances de la municipalité qui montrent plutôt une stratégie délibérée de fermeture de la part de Jean-Marc Pujol.

- En 2010, dès la création du nouveau master, la mairie refuse de financer une partie du poste budgétaire d'un enseignant de l'UPVD empêchant la coopération entre les deux entités : Université et HEART. Ce blocage conduit l'UPVD à démissionner du conseil d'administration de l'école. Cependant, durant la même période, la ville a continué à augmenter les postes d'enseignants conduisant aujourd'hui à un budget "personnels" de 800 000 euros par an, entièrement à sa charge.

- En 2013, la création du Centre d'Art Contemporain Walter Benjamin - contre lequel j'ai été la seule à m'opposer en conseil municipal car l'absence de projet culturel global et les finances de la ville ne le permettaient pas - a amputé selon l'AERES "la capacité d’accueil de l'école] (...) de moitié ce qui explique l'impossibilité d'atteindre les objectifs fixés".

- Enfin, alors même que la Mairie dépensait à la va vite 700 000 euros pour le nouveau centre d'art contemporain, les 5 dernières années de l'école ont été marquées par l'absence total d'investissements dans les outils numériques ce qui la rend obsolète et impropre à un enseignement supérieur de qualité.

L'école de Perpignan, soutenue budgétairement par l’État via la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) à hauteur de seulement 10 % ne semble pas être une priorité dans le contexte actuel de baisse du budget de la culture et dans la poursuite d'une stratégie évidente d'aménagement du territoire autour de métropoles. Cette politique conduit à un regroupement des structures universitaires sur les grosses agglomérations telles Montpellier et bientôt Toulouse et ceci, trop souvent, au détriment des Pyrénées-Orientales.

Le chef de l’État, François Hollande a fait des jeunes "la priorité" de son quinquennat. Lors du dernier festival de Cannes Manuel Valls a déclaré : "Cela a été une erreur (..) de baisser le budget de la Culture.". De ce point de vue, les intentions de votre majorité sont claires. L'action que je vous propose d'engager va donc dans ce sens.

Perpignan est malheureusement trop souvent abonnée aux mauvais classements économiques et sociaux. Fermer l'école d'art enfoncera toujours plus notre ville dans le marasme qui l’étouffe.

Madame, vous êtes députée des Pyrénées-Orientales, élue sur la circonscription de l'école d'art, aujourd'hui Ministre, vous devez intervenir pour sauver cette école et permettre à notre ville de conserver cet atout.

A cet effet, je vous demande localement de saisir la DRAC pour qu'elle précise ses intentions et s'engage fermement à soutenir la HEART.

Parallèlement, de par votre position, il vous appartient de convaincre la Ministre de la Culture, Fleur Pellerin de se saisir de ce dossier et de réunir tous les acteurs politiques concernés (Europe, État, Région, Conseil départemental, Agglomération, Ville, associations...) afin de construire une solution durable pour sauver cette école.

Pourquoi ne pas permettre que la HEART rejoigne le cercle des dix écoles d’art supérieur d’État directement gérées par le ministère de la Culture ? Cette décision pourrait s'inscrire dans un dispositif transfrontalier et européen qui permettrait de mobiliser d'autres moyens.

Les action sont possibles, aujourd'hui, seule la volonté politique manque pour sauver une école qui fait partie du patrimoine de Perpignan, qui contribue à l'attractivité culturelle du département et qui ne doit surtout pas faire les frais de la mauvaise gestion de la mairie et de son manque total de vision d'avenir. C'est cette volonté politique, cette capacité d'agir pour le département qu'avec les élèves de la HEART,que je vous demande de concrétiser dans l'intérêt général.

Je me tiens bien sûr à votre disposition et vous assure; Madame la Ministre, de mes sentiments les meilleurs

Voir aussi:

Perpignan:Jean-Marc Pujol veut fermer le marché Cassanyes 4 jours sur 7 pour faire des économies! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/06/perpignan-jean-marc-pujol-veut-fermer-le-marche-cassanyes-4-jours-sur-7-pour-faire-des-economies-par-nicolas-caudeville.html

Barcelone, élection d'une maire indignée: Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan a peur des rouges à la frontière sud! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/06/barcelone-election-d-une-maire-indignee-jean-marc-pujol-maire-de-perpignan-a-peur-des-rouges-a-la-frontiere-sud-par-nicolas-caudevil

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 16:56
Il ne viendrait pas à l'idée de Jean-Marc Pujol de fermer 4 jours sur 7 le marché de La Place Jamaâ El Fna, Marrakech au MarocLa Place Jamaâ El Fna,  ,près duquel, il a son ryad!
Il ne viendrait pas à l'idée de Jean-Marc Pujol de fermer 4 jours sur 7 le marché de La Place Jamaâ El Fna, Marrakech au MarocLa Place Jamaâ El Fna, ,près duquel, il a son ryad!

A Perpignan lorsque la mairie ne sait pas gérer, elle ferme! On l'a vu, avec les bancs, le jardin de la Mirande, la maison de l'emploi, le festival d'été "les Estivales", l'école des Beaux Arts, les commerces en centre ville (non, en tout cas pas officiellement) et les mariages toujours au centre ville (Parce que Jean-Marc Pujol a trop peur de sanctionner par des amendes, les troubles à l'ordre public alors, punition collective) . Pour achever l’œuvre d'étouffement de Perpignan. Jean-Marc Pujol souhaite fermer 4 jours sur 7 le marché place Cassanyes! Prétexte affiché: les ordures coûtent trop cher. Ha ça, on le vérifie tout les jours !

Cela fait un moment, que le nettoyage de la ville est dû à l'agglomération et pas à Perpignan, elle-même. Depuis, on constate une dégradation de la propreté en ville. L'agglo fait, en effet, des économies sur le nombre de passages. Jean-Marc Pujol a beau jeu de dire que "les perpignanais sont sales" .

Le marché Cassanyes est le plus grand marché de la ville. Jusqu'à maintenant, il était ouvert 7 jours sur 7, avec brocante le lundi matin. Le fermer 4 jours sur 7, c'est contribuer à le tuer, comme il avait commencé à le faire en retirant les baraques du marché Tuer le marché, c'est achever la dégradation du quartier St Jacques déjà signalé dans la presse comme un quartier digne du tiers-monde.Tuer le marché Cassanyes, c'est achever le centre ville. Et finir d'achever Perpignan, elle-même!

Tuer le commerce en ville au profit de qui ?

Cette situation n'est-elle qu'absurde et due à l’incompétence du maire et de son équipe municipale ? Ou, et je n'ose y penser, faut-il interpréter les signatures du maire, Jean-Marc Pujol pour des grandes surfaces au pourtour de la ville, comme un signe de connivence ? L’intérêt des grandes surfaces à l'extérieur de la ville n'a rien à voir, voire est contradictoire avec celui de la ville et de sa vie: c'est une question de diversité. Une fois que les grandes surfaces auront le monopole du commerce, elles pourront faire les prix qu'elles veulent. Et les perpignanais n'auront plus le choix qu'entre elles et I-commerce: l'avenir des relations sociales et des échanges humains ! Mais, vu de Marrakech, cela semble bien petit"

Perpignan,les marchés: derniers endroits populaires et de sociabilisation(spéciale dédicace à la place Cassanyes).par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/07/perpignan-cassanyes-les-marches-derniers-endroits-populaires-et-de-sociabilisation-speciale-dedicace-a-la-place-cassanyes-par-nicola

La bataille de Cassanyes n’aura pas lieu

http://cqfd-journal.org/La-bataille-de-Cassanyes-n-aura

Perpignan/Tri sélectif: on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/perpignan-tri-selectif-on-peut-rire-de-tout-mais-pas-avec-n-importe-qui-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan/ quartier St Jacques: qui sont les riverains de la place Cassanyes? interview par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/06/perpignan-quartier-st-jacques-qui-sont-les-riverains-de-la-place-cassanyes-interview-par-nicolas-caudeville.html

Les élus passent le système demeure! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/03/les-elus-passent-le-systeme-demeure-par-nicolas-caudeville.html

A Naples, des citoyens veulent sortir les déchets du jeu des politiques et de la mafia

http://www.reporterre.net/A-Naples-des-citoyens-veulent

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 19:59
 D'où peuvent bien sortir les mauvais résultats dont se vente la mairie pour justifier la fermeture de l'école .  Ci-joint la Feuille Officielle des Résultats des Diplômes des 10 dernières années . Observons que depuis la réouverture depuis 2010 (entrée en première année des actuels 5eme année) il y a 56 diplômes délivrés contre 6 recalés , ce qui fait 90 % de réussite dont 56% de ses réussites sont des FELICITATIONS du Jury .
D'où peuvent bien sortir les mauvais résultats dont se vente la mairie pour justifier la fermeture de l'école . Ci-joint la Feuille Officielle des Résultats des Diplômes des 10 dernières années . Observons que depuis la réouverture depuis 2010 (entrée en première année des actuels 5eme année) il y a 56 diplômes délivrés contre 6 recalés , ce qui fait 90 % de réussite dont 56% de ses réussites sont des FELICITATIONS du Jury .

Hier, les étudiants des beaux arts de Perpignan, qui occupent actuellement l'école, ont décidé de faire un nettoyage de printemps à la mairie de Perpignan. Armés de seaux d'eau et de serpillières, ils ont passé la toile pour un symbolique "grand nettoyage de printemps" devant le siége du premier magistrat de la ville. France 3 local a fait un reportage. Ils ont aussi appelé Michel Pinell l'adjoint à la culture. Pour lui la raison de fermeture de l'école, est le manque de bon résultats des étudiants de l'école.

Sauf que, cela fait la troisième fois que Michel Pinell, change de version.

Dans le premier épisode, il invoquait le rapport de l'AERS qui disait que l'école n'était pas en capacité de réaliser son enseignement (pour la bonne raison que la mairie de Perpignan ne faisait pas les investissement qui l'aurait permis!) .

Dans le deuxième épisode répondant à France Bleu Roussillon sur l'occupation de l'école, il affirmait que c'était l'état qui voulait la fermeture "parce qu'une ville qui fait le grand Rigaud, un centre international du photo-journalisme, ne pouvait pas avoir envie de fermer une école d'art!" (Qu'il est méchant le ministère! Au fait, l'a-t-on averti de ses propres machinations? #complotisme)

Dans sa dernière version Michel Pinell, disais-je parle des mauvais résultats des étudiants: en fait c'est tout le contraire preuve au-dessus . Le problème, c'est que la mairie à de l'argent pour ce qu'elle veut: un théâtre à 11 Millions par an, une passerelle à 6 millions, la refonte du conservatoire qui passe de 7 millions d'euros à 9 Millions. Parce que lorsqu'on parle culture à la mairie de Perpignan, on sort sa bétonnière! Dommage que l'école des beaux-arts ait déjà son bâtiment construit...Pas grave la mairie, fait aussi dans l'immobilier!

Voir aussi:

Perpignan/école des beaux-arts: le service action, nettoyage à la mairie de Perpignan!

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/06/perpignan-ecole-des-beaux-arts-le-service-action-nettoyage-a-la-mairie-de-perpignan.html

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:30
Krach à toi!
Krach à toi!

Tous les quatre ou cinq ans, arrive un krach qui ratiboise tout et laisse le kraché raide comme une passe-lacet. Déplumé, débarrassé du souci d’attendre ou de choisir, fondamentalement élagué, il se met à errer sur les boulevards ou les quais du fleuve, hésitant entre prendre un café ou se jeter à la flotte, on le rencontre parfois au coin d’une rue, élégance vacillante, manteau dégarni, col au poil de renard fatigué, cravate fanée, semelle pré-battante, barbe en jachère, pas tout à fait prêt pour la soupe populaire mais l’œil déjà fixé sur son entrée, bredouillant des : « Pourtant, les fondamentaux, pourtant… ». Un jour, il rencontre son banquier, la gamelle à la main, pas le banquier, lui, car ça y est, il a plongé : « Et les fondamentaux », lui dit-il. « Quoi, les fondamentaux ? » fait l’autre, le reconnaissant à peine. Les miséreux sont une clientèle que les banquiers n’ont pas encore parfaitement étudié, ils en mettent au monde mais ils ne les élèvent pas. « Ils étaient bons, vous m’aviez dit… », il pleurniche presque, c’est désagréable un pauvre, le banquier détourne la tête, il doit déjà puer, c’est sûr, il a presque envie de le tutoyer, allez, il le tutoie : « Tu sais, mon vieux, rien n’est facile, je puis te rassurer, bien sûr qu’ils étaient bons les fondamentaux, ce sont les nouveaux… ». « Les nouveaux quoi ? » se lamente le futur noyé car il flotte déjà un peu, ses yeux sont glauques, ses cheveux collent à son crâne, un peu de mousse y adhère, ses pompes prennent l’eau. « Les nouveaux fondamentaux, enfin ! La visibilité, la présivibilité, la postvisibilité, ceux-là n’étaient pas bons, les anciens fondamentaux, oui, les nouveaux, non…, bon je file, j’ai un client à voir ». « Oui, c’est ça, file, enculé, va. ». La grossièreté lui fait du bien au kraché, c’est une outrance de langue qui exprime à la perfection son nouveau regard sur la société qui l’entoure. Il se prend à insulter tout le monde, même Dieu. Ce qui lui fait du bien aussi, c’est de voir des types dans les bistros qui ne joueront jamais un sou en bourse, qui misent tout sur une seule matière première, le zinc, et ne sont jamais déçus, ils n’ont pas envie d’assassiner leur banquier, eux. Il les observe, sereins entre les publicités Byrhh et Amer Picon, il les admire. Qui a dit, l’absinthe tue. Elle conserve. Dans une autre vie, il n’ouvrira plus jamais la porte d’une banque, il peut en faire le serment, jamais plus, il se mettra à picoler, à picoler sec, c’est sûr, pas un sou de côté, rien, pas ça, les sous de côté, ça bouffe le bonheur, il plie un peu le dos, un chien le suit, attaché à une ficelle, il pense une dernière fois, à son épouse et à ses enfants qui ont refait leur vie et s'enfonce dans la nuit.

Le tout meilleur d'Henri Lhéritier!

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/henri%20lheritier/

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