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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 09:52
Albert Londres: du temps ou journaliste pouvait être  un métier glorieux
Albert Londres: du temps ou journaliste pouvait être un métier glorieux

J'ai épousé le journalisme plein d'idéaux, je l'ai quitté plein d'idées noires.

Un matin, je discutais avec une journaliste de Perpignan de Jean-Luc Mélenchon. « Je ne l'aime pas. Il crache trop sur les journalistes », se plaignait-elle.
Cette dame a tout à fait le droit de ne pas partager ses idées, mais non, madame, JLM (lui aussi ancien journaliste d’ailleurs) ne crache pas sur les journalistes, il crache sur la façon dont est aujourd'hui exercé ce métier. J'ai moi-même été journaliste pendant dix ans. Formé au CFJ par, entre autres, des journalistes du Canard Enchaîné, l'un des rares journaux dont on peut dire qu'ils sont indépendants, qu'on l'apprécie ou pas.
Dans ma chambre de bonne, j'avais affiché une reproduction de la une de l'Aurore du 13 janvier 1898. C'était le « J'accuse... ! » d'Emile Zola, un long billet destiné au Président de la République de l'époque, à propos de l'affaire Dreyfus. Le capitaine Dreyfus, dont le seul tort fut d'être juif à une époque où l'antisémitisme était prégnant, était alors condamné au bagne. Et le véritable traître, le commandant Esterházy, venait d'être acquitté en conseil de guerre alors que l'état-major avait les preuves de sa culpabilité. Oui, comme Zola, j'espérais qu'un jour ma plume puisse se révolter, dénoncer les injustices ou, tout au moins, révéler quelques vé
rités.

Ce fut, sans aucun doute, les mêmes idéaux qui animèrent ceux qui fondèrent les grands journaux d'aujourd'hui. Tous des journalistes, tous engagés dans des combats politiques. Il y eut ces journalistes issus de la Résistance et qui donnèrent naissance par exemple aux quotidiens Le Monde, Le Parisien - Aujourd'hui en France (qui s'appelait à l'époque Le Parisien libéré), Midi Libre, Sud-Ouest... ou encore à l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur. On pourrait citer aussi Le Point et L'Express, fondés aussi par des journalistes engagés ; Libération, né sous l'égide de Jean-Paul Sartre. Quant à notre Indépendant catalan, il fut fondé par François Arago, républicain convaincu qui menait un combat politique contre la Monarchie de Juillet.
Tous ces journaux furent des étendards de la libre pensée politique, que l'on partage ou pas les idées qu'ils défendaient. Aujourd'hui, que sont devenus ces espaces d'expression ? On y recopie les mêmes dépêches AFP, les mêmes communiqués de presse glorifiant leurs expéditeurs, les mêmes rumeurs issues d'Internet sans en vérifier la véracité. On y écrit des articles à la chaîne, sans prendre le temps de recouper les informations, sans enquêter, sans prendre de recul. Chaque jour, certains surjouent l'indignation, pour faire « comme Zola », tout en oubliant totalement ce qui les avait choqués la veille. Ce ne sont pas les journalistes eux-mêmes qui sont en cause, mais la structure même de la presse qui les oblige à travailler de cette façon.

Car aujourd'hui, les journaux n'appartiennent plus aux journalistes, mais à des hommes d'affaires pas toujours fréquentables, à des sociétés de gestion plus soucieuses de leurs bénéfices que de la circulation de l'information. Alors on diminue les effectifs et les rémunérations des pigistes, on pousse les anciens vers la sortie pour embaucher des jeunes, plus malléables et moins onéreux, on coupe dans les budgets de sorte que certains sujets deviennent impossibles à traiter, on fait pression pour que les articles ne maltraitent pas tel ou tel annonceur afin de ne pas se priver de revenus publicitaires, ou tel ou tel appui politique, non pas pour des raisons idéologiques mais pour sauvegarder quelques avantages fructueux.
De plus en plus souvent, les journaux ne financent plus les voyages des journalistes. Ce sont des entreprises ou des partis politiques qui « invitent », parfois très généreusement. Ceux-là, pas question de les attaquer, ou alors très mollement. On ne mord pas la main qui vous nourrit.

Quand j'ai démarré ma carrière, plein d'idéaux comme je l'écrivais au début de cet article, j'ai d'abord écrit sur des sujets que j'estimais nobles : le travail difficile de certaines associations, des luttes sociales qui me semblaient justes... J'ai déchanté une première fois quand un grand quotidien soi-disant « de gauche » me proposa environ 500 francs pour un reportage qui m'avait demandé trois semaines de travail (reportage qui, d'ailleurs, passa dans ledit journal deux ans plus tard, mais sous une autre signature que la mienne...). Une deuxième fois quand une enquête sur la politique sociale d'un service public bien connu (plusieurs centaines d'emploi étaient menacés à court terme, des milliers à moyen terme. Pas toujours de façon « licite » puisqu'il était prévu d'exercer une pression morale sur certaines catégories de travailleurs) fut refusée par plusieurs « grands » journaux, non pas que mon travail fut mis en cause, mais parce que le sujet risquait de déranger. « Tu as fait un super boulot », m'avait dit un journaliste du Monde, « mais si tu sors ça, tu es grillé à vie »...
Alors j'ai fait comme de nombreux journalistes : de l'alimentaire ! Jusqu'au jour où j'en ai eu marre que des patrons de presse m'ordonnent de réécrire blanc alors que j'avais écrit noir, marre de voir des pigistes crever la dalle (la pige est encore moins payée aujourd'hui qu'elle ne l'était en 1996, lorsque j'ai débuté) et donc obligés d'accepter de rédiger tout et n'importe quoi le plus vite possible, marre de constater que la valeur d'un article n'est plus définie par sa qualité en terme d'informations, mais par son rapport qualité-prix.

Aujourd'hui, un photo-reporter est mieux payé s'il photographie une starlette au bord d'une piscine que s'il couvre un conflit à l'autre bout du monde.
Aujourd'hui, les faits divers font la une. Alors que par essence il s'agit de sujets secondaires qu'on traitait autrefois brièvement au sein de ce qu'on appelait « la rubrique des chiens écrasés ».
Aujourd'hui, on insulte Mediapart lorsque ce média d'information (l'un des rares à ne pas appartenir à des financiers) sort l'affaire Cahuzac. Puis, les mêmes l’encensent lorsque les faits sont avérés.
Aujourd'hui, on appelle journalistes politiques ceux qui ne sont en fait que les porte-parole des élus avec qui ils dînent le soir.
Aujourd'hui, les médias raffolent des petites phrases qu'on peut mettre en exergue pour attirer le public, tout en feignant de s'en offusquer. Sans ces petites phrases, serait-il encore possible d'évoquer des sujets de fond ? Certainement pas.
Aujourd'hui, on se dit intègre mais on ferme sa gueule. Parce que, comme des millions de travailleurs, le journaliste a besoin de manger à la fin du mois. Il n'est plus un esprit libre, mais juste le bras qui sert à diffuser du consensus et des idées reçues, à endormir le bon peuple, à entretenir l'idée que nous sommes encore en démocratie. Démocratie, combien ont oublié que ce mot signifie « souveraineté du peuple » ?

On appelle parfois la presse « le quatrième pouvoir ». Parce que dans une démocratie, la presse est censée marquer son indépendance vis-à-vis des pouvoirs exécutif (l'Etat), législatif (le Parlement) et judiciaire (la Justice). Où est cette indépendance aujourd'hui ? Les plus grands propriétaires des médias français s’appellent aujourd’hui Serge Dassault (marchand d’armes et homme politique condamné pour corruption), Lagardère (marchand d’armes, encore), Bernard Arnault (homme d’affaires), Bouygues (entreprise de BTP, milieu ô combien habitué à corrompre les élus), ou encore Bernard Tapie dont on ne compte plus les casseroles… Le journaliste est assujetti aux désidératas de l'actionnaire du journal au même titre qu'un député de la majorité est assujetti au Gouvernement. Combien faudra-t-il de sujets étouffés par affairisme pour que les journalistes se réveillent enfin ? Car le véritable pouvoir désormais, celui qui supplante tous les autres, c'est l'argent. L'argent dont chacun a besoin pour survivre. A ce titre, la grande majorité des journalistes sont dans la même situation que les salariés de PSA ou d'ArcelorMittal, d'abord préoccupés à sauver leur emploi. C'est cela que je dénonce, et non pas la probité d'une profession ô combien nécessaire pour le bon fonctionnement d'une démocratie. C'est retrouver la liberté de la presse qui est revendiquée. Rendre la presse aux journalistes, pour qu'ils aient les moyens de travailler en toute indépendance. C'est aussi, n'en déplaise à certains, se débarrasser de ces « stars » médiatiques qui ne sont là que pour relayer la parole divine de telle ou telle élite.

Débarrasser la presse de la finance, véritable gangrène qui putréfie à la main du journaliste. Tenter de proposer au peuple autre chose que du voyeurisme organisé et des reportages bidon. Redonner ses lettres de noblesse à la presse afin qu'elle puisse à nouveau jouer son rôle dans le débat public et traiter de sujets qui font sens. Voilà quels sont nos vœux. Car le rôle de la presse est évidemment d'informer, mais aussi d'éveiller les consciences, pas de les abrutir.

Chateaubriand écrivait : « La presse, c'est la parole à l'état de foudre ; c'est l'électricité sociale (…) Plus vous prétendez la comprimer, plus l'explosion sera violente. Il faut donc vous résoudre à vivre avec elle ». Un siècle plus tard, Guy Bedos dit : « je croirai vraiment à la liberté de la presse le jour où un journaliste pourra écrire ce qu'il pense vraiment de son journal ». C'est symptomatique de l'état dans lequel se retrouve la presse. Redevenir la foudre, ce quatrième pouvoir avec lequel les autres pouvoirs doivent se résoudre à vivre, c'est ce à quoi les journalistes devraient aspirer.

J'ai épousé le journalisme plein d'idéaux, je l'ai quitté plein d'idées noires.
Demain, j'espère discuter avec de nombreux journalistes, de Perpignan et d'ailleurs, qui me diront : « j'aime mon métier, je vis bien, je me sens libre ». Comme je le souhaite à tous les hommes.

Voir aussi:

Quand le FN fait sa « comedia del arte »! par Axel Belliard

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/04/quand-le-fn-fait-sa-comedia-del-arte-par-axel-belliard.html

Sommes-nous prêts ? Esprit du 11 janvier où es-tu?Par Axel Belliard

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/04/sommes-nous-prets-esprit-du-11-janvier-ou-es-tu-par-axel-belliard.html

Charlie Hebdo: Nous avons tous tué Charlie! par Axel Belliard

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/01/charlie-hebdo-nous-avons-tous-tue-charlie-par-axel-belliard.html

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 22:22
L'écrivain Eric Dardill, l'auteur de "Je serais là demain" qui sera adapté au cinéma
L'écrivain Eric Dardill, l'auteur de "Je serais là demain" qui sera adapté au cinéma

La réalisatrice Fabienne Godet

(Le petit bureau http://www.unifrance.org/annuaires/personne/133632/fabienne-godet) a acheté les droit cinéma du livre d'Eric Dardill "Je serais là demain"

Eric Dardill comme son nom l'indique est catalan, mais né Montpellier. Ce jeune homme plein de talent comme monteur au cinéma où il assemble les histoires des autres, des réalisateurs comme Régis Warnier, Claude Miller ou Rémi Belvaux (C'est arrivé prés de chez vous). Il décide d'écrire ses propres histoires, c'est d'abords «Je serai là demain», puis un recueil de nouvelles, «Le phantasme numéro un des femmes!» que le public plébiscite puisque les deux titres sont rééditer en poche ( le deuxième, le sera effectivement en janvier 2010). Il vit et travaille désormais, en Roussillon.
Dans «Je serais là demain», le narrateur écrit à la première personne ce qu'est sa vie: un «désastre» «une passe difficile» mais qui dure. Il affronte dans ce roman des monstres dignes de «l'odyssée» d'Homère: des commissaires de police, des banquiers, des femmes et le plus dangereux son institutrice de CM1!

Fabienne Godet http://fr.wikipedia.org/wiki/Fabienne_Godet est la réalisatrice et la scénariste de nombreux films

1992 : La Vie comme ça
1994 : Un Certain goût d'herbe fraîche
1996 : Le Soleil a promis de se lever demain
1999 : La Tentation de l'innocence
2004 : Le sixième homme : l'affaire Loiseau
2006 : Sauf le respect que je vous dois
2009 : Ne me libérez pas je m'en charge
2013 : Une place sur la terre
Scénariste
1996 : Le Soleil a promis de se lever demain
1999 : La Tentation de l'innocence
2006 : Sauf le respect que je vous dois

La réalisatrice et scénariste Fabienne Godet

La réalisatrice et scénariste Fabienne Godet

La réalisatrice Fabienne Godet a acheté les droit cinéma du livre du thurinois Eric Dardill "Je serais là demain"! par Nicolas Caudeville

Lundi 19 mars 2009 au cnetre d'art à cent mètres du centre du monde à Perpignan:L'association ««le Malentendu», le mag culturel internet «L'oeuil du pharynx» proposent une lecture et show case autour du roman « Je serais là demain» d'Eric Dardill, lu par Joan Planes et Nicolas Caudeville et semé de notes par le sujet de sa majesté Benjamin Gross.

Lundi 19 mars 2009 au cnetre d'art à cent mètres du centre du monde à Perpignan:L'association ««le Malentendu», le mag culturel internet «L'oeuil du pharynx» proposent une lecture et show case autour du roman « Je serais là demain» d'Eric Dardill, lu par Joan Planes et Nicolas Caudeville et semé de notes par le sujet de sa majesté Benjamin Gross.

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 20:58
http://www.jornalet.com/nova/4980/la-generalitat-prepausa-un-tren-regional-entre-catalonha-e-lengadoc?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook
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La Généralitat de Catalogne à proposé mercredi dernier à Toulouse de bâtir un réseau trans-régional de train qui joindra Catalogne et Languedoc . Selon le conseiller catalan du territoire, Santi Vila, ce réseau, différent du TGV, le plus grand d'Europepourait être mis en fonction l'année qui vient et mettre en communication Montpellier/Toulouse/Lleida/Tarragone


L'idée est de proposer un service régulier de trains régionaux que connecteront les villes de Perpignan,Narbonne,Carcassonne,Béziers,Montpellier,Toulouse et Figuéres,Gérone,Barcelone,Lleida et Tarragonne .

Selon le même conseiller du territoire de Catalogne, les nouveaux services ferroviaires favoriseront les relations culturelles, économiques et professionnelles de ces territoires. Pour Santi Vila, la configuration du train à grande vitesse, rend impossible les relations efficaces des territoires trans-frontaliers parce qu'elles sont toujours subordonnées aux petits trafics horaires des TGV et à des horaires non adaptés aux besoins des citoyens, comme le prix des billets.

"L'étude de marché pourrait être complète cette année sans difficulté et le réseaux mis en service l'année qui vient " s'avançait Santi Vila. Et ce serait les régions qui à charge de mettre en service ce réseau et de le gérer . La Généralitat de Catalogne affirme la nécessité de l'implication et de l'engagement de l'état espagnol et français pour que l'idée puisse prospérer et surtout facilité le changement administratif.

Dans le même temps, il est prévu de donner plus de champ aux lignes à grande vitesse.Ceci pourrait aussi aider à l'aboutissement du projet. Selon Santi Vila, une autre option serait un accord de coopération en la SNCF et la Renfe

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 14:51
Le baiser de Judas selon son propre père?
Le baiser de Judas selon son propre père?

Depuis une semaine, pas un JT ne fait un gros titre sur ce FN qui serait en train de se déchirer suite aux nouvelles déclarations de Le Pen senior (les chambres à gaz sont un détail de la deuxième guerre mondiale, le FN compte de nombreux partisans de Pétain, etc.) qui auraient subitement choquées sa fille (Marine Le Pen) ou encore le compagnon de sa fille (Louis Aliot, que je connais un peu pour avoir été l’un de ses adversaires lors des dernières municipales). Du coup, on emploie des termes forts comme « le suicide du FN » et certains entrevoient la fin du FN… MLP nous promet même que le cas de son père sera examiné par les instances du parti, même si une exclusion semble… exclue (dixit Louis Aliot) ! Mais quelles blagues !

D’abord, il faut se rappeler que le FN s’est construit sur les bases de l’antisémitisme et de la xénophobie, de la nostalgie du régime de Vichy (collaborateur du régime nazi) et de l’Algérie française… Ainsi, une grande partie des cadres du FN restent sur cette ligne, tout comme une grande partie des militants les plus actifs. Marine Le Pen est-elle prête à se priver d’une majorité de ses effectifs les plus dynamiques ? Bien sûr que non.
D’autre part, Marine Le Pen (comme elle l’affirme aujourd’hui) est-elle réellement offusquée par les propos de son père ? Si c’était le cas, elle aurait fait l’objet d’une révélation quasi divine puisque, jusqu’à présent, elle avait toujours défendu les déclarations les plus haineuses de son papounet.

Ensuite, quand bien même des cadres du FN souhaiteraient réellement le départ de Jean-Marie, c’est techniquement quasi impossible. D’une part parce que les statuts du FN font que JMLP est « Président d’honneur » à vie. D’autre part parce que JMLP est, de fait, lui-même membre de la commission qui serait censée le juger !

Enfin, les dernières élections municipales, européennes et départementales ont vu le FN investir bon nombre de candidats ouvertement haineux, racistes, etc. Ce ne sont pas un ou deux candidats qui ont été pris la main dans le sac de déclarations au moins aussi violentes que celles de JMLP, mais des dizaines ! La grande majorité n’ont fait l’objet d’aucune sanction et certains ont même été élus (y compris des gens dont on sait qu’ils ont fait –ou font encore- partie de groupes néo-nazis).

Alors pourquoi tout ce tapage ? Pourquoi cette suite de petites phrases assassines entre la fille et son père ?

La réponse tient en un mot : déception. Oui, les dernières élections départementales étaient censées confirmer la montée d’un FN qui, à la suite du 1er tour, se voyait déjà gagner 2 ou 3 départements. Au final, aucune victoire (malgré des scores qui restent bien trop élevés) et le FN constate qu’après une très forte progression, la stagnation est désormais de mise et que la victoire souhaitée lors de la prochaine Présidentielle n’est pas acquise. Bien que quelques personnalités dites républicaines (comme Sarko) n’aient pas souhaitées se prononcer contre le vote FN, malgré le nombre important de votes blancs et d’abstentions, bien que ni l’UMP ni le PS ne soient en odeur de sainteté et que la gauche du PS soit de plus en plus anecdotique ; oui malgré tous ces paramètres qui auraient dû profiter au FN, force est de constater qu’une grande partie des électeurs français ont encore le réflexe « front républicain », autrement dit « tout sauf le FN ». Ouf !

Le FN doit donc parvenir à augmenter encore son électorat en poursuivant sa tentative de dédiabolisation, sans pour autant décourager la base fasciste du parti. D’où l’idée lumineuse de la famille Le Pen. Pendant que Jean-Marie brosse dans le sens du poil les plus haineux des frontistes, Marine joue les vierges effarouchées pour que le Français moyen la prenne en pitié. Tout cela n’est évidemment que pure comédie et puis, cela fait parler. Et plus on parle du FN, plus il se renforce… La réalité, c’est que Marine a toujours partagé les idées de son père et qu’elle continue bien sûr à le faire, mais elle ne peut plus le dire haut et fort au risque de se mettre à dos son électorat « modéré ». Dans le même temps, pas question de perdre les vrais militants du FN, ceux qui considèrent que Pétain fut un héros, que De Gaulle était un traitre, qu’Hitler sauva l’Allemagne et que les basanés comme les juifs sont des races inférieures… Non, pas question de les perdre car certains font partie des élus actuels du FN, des cadres dirigeants, ils organisent les meetings, les services d’ordre, les séances de tractage lors des campagnes, etc.

Ne nous faisons pas avoir, quelles que soient les déclarations des uns et des autres, Jean-Marie reste le véritable leader charismatique du Front National, celui que les militants de toujours suivront coûte que coûte même après sa mort, celui dont ils appliqueraient les idées nauséabondes s’ils étaient au pouvoir. Et si Marine Le Pen était un jour élue Présidente, ce sont bien les idées de son père qu’elle appliquerait. Elle pourrait le faire d’autant plus facilement que l’évolution récente de notre Constitution, que le système de la Vème République et que les dernières lois liberticides envisagées pour nous protéger du terrorisme lui donneront tout latitude d’exercer une parfaite dictature.

Si elle était élue Présidente, elle pourrait donc faire passer les pires lois qui soient. Elle pourrait, par le biais de son Gouvernement, exercer une censure historique et culturelle (comme cela est déjà le cas dans des communes gérées par le FN). Elle pourrait même modifier la Constitution pour s’attribuer un pouvoir encore plus conséquent. Enfin, imaginez ce qu’elle ferait des lois votées au nom de l’anti-terrorisme : écoutes téléphoniques, surveillance illimitée des mails, des sms et de n’importe quelle utilisation d’Internet. Pratique pour repérer ses opposants, non ? Sous le régime de Vichy (fort apprécié au FN), les Résistants étaient considérés comme des terroristes. Nous, opposants au FN, serions considérés de même.

Vous trouvez que je fais dans le catastrophisme ? Alors laissez-moi vous raconter une anecdote datant d’il y a un an, lors de l’élection municipale de Perpignan où le « gentil » Aliot était candidat (et moi, donc, l’un de ses adversaires). Un jour de campagne, je croise l’un de ses colistiers. Pas n’importe lequel puisqu’il est aujourd’hui conseiller municipal. Ce dernier me regarde amusé. « Quand nous gagnerons Perpignan, vous serez bien obligés d’être avec nous » me dit-il. « Sinon quoi ? » je réponds. Et là, il passe le doigt le long de sa gorge. Je n’ai pas besoin de vous expliquer la signification de son geste… Voilà, c’est ça le FN. Ne soyez pas dupes.

Voir aussi:

Charlie Hebdo: Nous avons tous tué Charlie! par Axel Belliard

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/01/charlie-hebdo-nous-avons-tous-tue-charlie-par-axel-belliard.html


Sommes-nous prêts ? Esprit du 11 janvier où es-tu?Par Axel Belliard

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/04/sommes-nous-prets-esprit-du-11-janvier-ou-es-tu-par-axel-belliard.html

Qui sont "les idiots utiles" du front national? par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-qui-sont-les-idiots-utiles-du-front-national-par-nicolas-caudeville-120829633.html

Vidéo Politique: pourquoi l'extrême droite progresse-telle? conférence par l'historien Nicolas Lebourg

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-video-politique-pourquoi-l-extreme-droite-progresse-telle-conference-par-l-historien-nicolas-lebou-118363794.html

Sommes-nous prêts ? Esprit du 11 janvier où es-tu?Par Axel Belliard

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 14:34
Salses: Demain,2 ème RENCONTRE AUTEURS COMPOSITEURS À ROULETTES

Demain à 21 heure à Salses, au portail à Roulettes, 5à avenue du général de Gaulle!

Après deux ans d’attente, voici la deuxième édition des soirées auteurs compositeurs à roulettes le samedi 11 avril. Au programme trois groupes du cru :
Monsieur Jacques en trio, de la chanson sensible en français et franglais; Les femmes à barbes : un trio qui jouent de la musique de bouches et Aoudé : 5 musiciens autour de la chanson métissé!
Ils se partageront la scène une petite heure chacun.
Au total, 11 musiciens sur scène, 3h de compositions originales!

LES FEMMES À BARBES: Ce trio détonnant vous emporte dans un univers unique où les voix nous dévoilent tout leur potentiel et toutes leurs richesses .
Sons, rythmes, lignes de basse, chants, curieuses onomatopées, sublimes harmonies, grooves décoiffants… se mélangent se superposent, s’entremêlent, apparaissent tour à tour puis s'échappent de leurs voix et de leurs cœurs pour notre plus grand bonheur !! Aurélie, chanteuse et percussionniste de musique Africaine (notamment dans les groupes Namoukan et Barrio rumba) Maelle chanteuse et violoncelliste de formation classique, et Lili chanteuse guitariste et acccordéoniste (notamment dans le groupe Lili Baba) ont réunis leurs univers et leurs expériences autour d'un répertoire de compositions originales vocales où seuls quelques maracas, claves et tambourins arrivent parfois à se faire une petite place… Vous voulez en savoir plus ..?.. et bien venez les découvrir en live et vous en aurez plus… ces trois « barbues girls » et leurs « Musique de bouche » n'ont pas fini de vous surprendre !! ….

MONSIEUR JACQUES, c’est d’abord des chansons sensibles tendres, mystérieuses, caustiques, en français, en angliche : ça dépend de l'humeur. Monsieur Jacques sur scène, ça va du rire aux larmes.
Accompagné de Marco à la contrebasse, de Joël à la batterie et parfois de Guillaume à la clarinette et à de multiples instruments (trompette, mélodica, piano toy…), il fait vibrer nos cordes sensibles : une fausse nonchalance, la guitare en bandoulière, il se joue de notre condition humaine, se moque, intrigue et témoigne en souriant d’un quotidien qui l’amuse ou qui l’attriste.
Monsieur Jacques est une formation récente composés de musiciens professionnels qui ont écumé de nombreuses scènes avec d’autres projets : Hot club de Tordères, Lili baba, Kinda, Zykatok, Wizz us, Skamanians, Magic shook heads, Bolden Buddies

AOUDÉ vous embarque dans univers musical métissé. Un fleuve pas si tranquille, où l'eau ruisselle parfois comme une douce ballade, puis s'emporte dans des courants rock. Un peu plus loin elle s'apaise avec un reggae-ragga. Elle reprend ensuite sa trajectoire vers une valse musette en passant par des vagues hip-hop et finit par fusionner avec des flots orientaux et andalous. Bref, le groupe Aoudé propose un répertoire de compositions originales, des mélodies pleines de couleurs qui vous transportent vers une planète de verdure et de fleurs où l'eau n'est pas polluée. Aude est l'auteur de chansons qui reflètent sa vie, la vie en général, avec ses joies, ses peines et ses surprises. Elle les chante accompagnée de Samir à la guitare et à la voix, Roxane à la batterie/percussions et choeur, Claire et Nririna aux violons.

CONCERT À 21H

P.A.F.: 8 euros + 5 euros d'adhésions annuelle (obligatoire)

Un bon petit plat chaud sera servi dès 20h!

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 12:12
 LES VÊPRES À LA VIERGE par l'écrivain Henri Lhéritier

Mon téléphone fixe était infesté de sollicitations diverses qui devenaient insupportables : isolation, électricité, chauffage au bois ou à la bouse séchée de bétail tibétain, vacances près de l’eau, et même sous l’eau, assurances gratuites.
Lorsqu’un jour, on proposa à mon épouse un homme à marier, je vis rouge, car elle en avait déjà un, en l’occurrence c’était moi, à moins que tellement rêveur je me sois mis à vivre avec la femme d’un autre, ce qui était aussi une possibilité.
Je résolus de m’en débarrasser, pas de mon épouse, du téléphone.
Dès lors ce fut un enfer, je compris que les appels téléphoniques n’étaient pas du marketing, on ne voulait pas nous vendre quelque chose, on avait avant tout la volonté de nous nuire, nous étions victimes d’un complot. Ne pouvant plus nous joindre au bout du fil, nos persécuteurs décidèrent de venir à notre rencontre. Naïfs, nous en laissâmes entrer quelques-uns, puis nous nous barricadâmes, une infernale bacchanale se tint alors sous nos fenêtres, on nous présenta de tout, des automobiles, de la lingerie, des sex toys, bientôt des types à poil et en érection vinrent se proposer pour se marier avec mon épouse ou avec moi, je ne sais plus, des femmes splendides également, au bout du compte, tous acceptaient de ne pas se marier, et se contenteraient, disaient-ils, de coucher avec nous, on ne savait plus ou donner de la tête, nous n’étions pas intéressés, nous résistions mais c’était tentant, hein ! mettez-vous à notre place.
Un matin, ce fut le bouquet, une dame qui ressemblait à Sharon Stone, en mieux, qui avait dû s’introduire chez nous par le garage ou le jardin, s’était mise à danser en se dépouillant de ses vêtements, devant nous qui nous trouvions au lit et avions remonté notre couverture jusqu’au menton. Une musique admirable tombée du ciel accompagnait chacun de ses mouvements, les "Vèpres à la vierge" de Monteverdi. Sur le" Lauda Jérusalem", elle était en train de faire glisser sa culotte, je n’en peux plus, dis-je à M., trop de désir. Me levant, un drap sur ma nudité, un sourire de carnassier sur ma bouche, je me mis à avancer.
Le téléphone sonna soudain, je m’ébrouai, zut ! ne l’avais-je pas coupé celui-là, serais-je donc dans un rêve ?
Une musique s’échappa de l’écouteur, puis des paroles, elles faisaient :
"Ha ! Qu'est-ce qu'on est serré, au fond de cette boite,
Chantent les sardines, chantent les sardines,"

Je suis M., mon mari est tombé, mort, le téléphone à la main, il avait déjà le drap mortuaire sur lui, je viens de reconstituer sa fin devant vous, depuis quelques jours, il paraissait dérangé.

Le tout meilleur d'Henri Lhéritier, c'est ici!

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/henri%20lheritier/

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 18:19
Politique: on a remplacé le sérieux par la gravité! par Nicolas Caudeville

La nouvelle classe politique est le lieu où l'on retrouve pour l'essentiel des personnes qui n'ont pas su s'épanouir ailleurs (il y a des exceptions,mais ce n'est pas parce que je ne m'en rappelles pas qu'elles n'existent pas ) Pas besoin d'idéologie, puisqu'ils sont tous "pragmatiques", "rationnelles", ont abandonné "la langue de bois" pour "le parler vrai"! Par l'analyse "des séquences" , ils ont su adapter "leur logiciel" parce qu'"il faut bien comprendre qu'il faut faire des réformes" (le paradoxe que les réformés n'ont pas moyen de couper à ce service là) .

Tout cela n'est que discours et gesticulations. Dans la mesure ou le pouvoir a abandonné la politique, en fait les politiciens, n'ont plus la volonté, d'en avoir la volonté.

En effet cela demande: une vision de la société nourrie par une vie riche , un niveau culturel certain et de la curiosité .Ceci entraînant beaucoup d'efforts personnels et la fatigue qui va avec.

Mais ce n'est pas parce qu'on renonce au pouvoir qu'il faut renoncer à ses hochets, les privilèges des fonctions et de leur représentation.

C'est pourquoi la lutte est âpre. Et pour renoncer au contenant, on affiche le contenu. Pour renoncer au signifiant, on affiche le signifié. Quand on est plus brillant, on se doit d'être lustré.

A cet usage, il est nécessaire de troquer le sérieux par la gravité. De se placer en posture du "faire comme si" . Et par ses éléments de langage , les tordre comme on travaille le fer rougi pour en faire un chef d'oeuvre issu de la forge. On doit alors s'auto caricaturer, car il faut grossir les traits pour être vu de loin, comme au théâtre. Sans quoi, on ne vous distingue pas des autres et on vous a oublié sans jamais s'être souvenu de vous. Et l'oubli est la pire de leur peine.

Ha, s'ils mettaient la même peine, à faire, qu'à faire comme si!

Voir aussi:

Les élus passent le système demeure! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/03/les-elus-passent-le-systeme-demeure-par-nicolas-caudeville.html

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 11:25
Pyrénées-Orientales : le Conseil d’Etat se penche sur l’élection de Thierry Del Poso à la tête de la communauté de communes Sud-Roussillon

Sur le site http://www.comptes-publics.fr/ , on trouve cette information

La haute juridiction examine ce jour le recours de Jean Jouandet tendant à l’annulation de la délibération du conseil de la communauté de communes Sud-Roussillon du 9 avril 2014 relative à la proclamation de Thierry Del Poso en qualité de président.

Jean Jouandet premier opposant au maire de St Cyprien, auteur du livre "mairisme: les dérives du pouvoir municipal" et du site http://www.pugnace.fr/ a été poursuivi lui aussi par Thierry Del Poso. Entre eux deux c'est le jeux du chat et de la souris en alternance. Cette fois-ci, c'est l'ancien trésorier Jean Jouandet qui fait le chat.

Voir aussi:

Municipales 2014: débat "Mairisme,Les dérives du pouvoir municipal" par Jean Jouandet animé Nicolas Caudeville à librairie Torcatis

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-municipales-2014-debat-mairisme-les-derives-du-pouvoir-municipal-par-jean-jouandet-anime-nicolas-122303474.html

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 08:23
Aujourd’hui:  apéro de soutien à France bleu Roussillon à 12 heure
Aujourd’hui: apéro de soutien à France bleu Roussillon à 12 heure

Il y a moins de 3 mois, on parlait en France de « l’esprit du 11 janvier », ce jour où « la France entière » défila en deuil pour les morts de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Cette France si attachée à la démocratie et à la liberté d’expression. Cette France redevenue solidaire en vertu du principe selon lequel il faut parfois un drame pour réaliser à quel point les choses qu’on aime sont fragiles.

Il y a moins de 3 mois, si peu, si loin… Car qu’est-il advenu du fameux « esprit du 11 janvier » ? Qui en France a pleuré pour les morts du Yémen ? Combien de temps aurons-nous parlé de l’attaque du musée du Bardo ? Moins longtemps que d’une phrase de Zlatan prononcée à la fin d’un match de foot. Moins longtemps que d’un avion qui s’écrase et de son pilote dépressif. Moins longtemps que de l’exploit du PSG à Chelsea. A peine plus longtemps que de Madonna qui se vautre sur scène parce qu’un danseur se prend les pieds dans sa robe…

Il y a moins de 3 mois et nous, Français, avons déjà oublié cette solidarité que nous mettions en avant. Ces deux derniers dimanches, les électeurs ont exprimés à nouveau leur soutien massif au F-Haine. C’est la liberté d’expression, me direz-vous. C’est la démocratie. Chacun est libre de ses opinions. Et peu importe que le vote blanc ne soit pas réellement pris en compte. Peu importe ce que pensent ou ressentent les abstentionnistes, ils n’avaient qu’à aller voter ces faignasses… Finalement, ils ne valent pas mieux que les « assistés » qui ruinent notre pays en touchant des allocs au lieu de bosser… Car bien que le chômage batte des records, le Medef et ses copains continuent de nous dire qu’il y a du boulot pour peu qu’on cherche vraiment… Et qu’il y en aurait encore davantage si on changeait les règles trop « pesantes » du contrat de travail. Oui, ce qui freine les embauches, c’est qu’il est aujourd’hui encore trop coûteux de licencier… Quelle ironie…

Il y a moins de 3 mois et, depuis deux semaines, Radio France est en grève. Radio France, c’est France Inter, France Culture, France Musique, les radios locales France Bleu… Radio France est un service public, donc financé par nos impôts. Nous avons donc le droit de savoir comment est dépensé notre argent. Est-ce dans notre intérêt d’auditeurs ? 100.000 euros pour rénover le bureau de son PDG. Ce n’est pourtant pas lui que nous entendons décrypter l’information, ou nous faire découvrir un écrivain, un musicien, un philosophe… Non, le PDG, c’est celui qui gère notre argent. Celui qui cautionne que, entre 2010 et 2014, le budget ait été amputé de 87,5 millions d’euros, mais qui se fait payer un fauteuil et une moquette plus confortables. 100.000 euros pour un bureau… Alors ce sont les émissions qui trinquent, qui doivent faire des économies. Extrait du communiqué rédigé par les grévistes de Radio France : « Comment continuer à produire de la radio de qualité quand les moyens matériels (studios, salles de montage, camions-régie…) sont constamment rognés ? Comment faire entendre les réalités d’un pays quand la plupart des émissions ne peuvent plus, faute de budget, envoyer de reporters au-delà du périphérique parisien? Comment conserver notre indépendance – celle à laquelle vous avez droit – quand se multiplient sur les antennes des partenariats ou des publicités plus ou moins déguisées ? Si l’on suit la logique actuelle, la radio de demain ce sera : moins de reportages, moins de documentaires, moins de débats vraiment critiques, moins de concerts… Bref, une radio standardisée, calquée sur l’actualité ou sur les goûts majoritaires, une radio au rabais. »

Radio France est avec France Télévision le dernier média qui échappe au secteur privé. Le dernier qui ne soit pas inondé de publicités idiotes (pléonasme). Le dernier sur lequel on ne dit pas que lorsqu’un avion s’écrase, c’est sans doute à cause de terroristes avant de constater qu’en fait non, ça n’a rien à voir… Le dernier sur lequel on écoute de véritables intellectuels et non pas de pseudo-analystes qui débitent une démagogie haineuse. Le dernier sur lequel on flatte nos oreilles avec d’autres musiques que le dernier tube d’un rappeur pour qui la vie se résume à de belles bagnoles, de gros flingues et des fesses qui se trémoussent. Le dernier qui tente de nous faire réfléchir, qui ne nous prend pas pour des idiots, qui fait preuve de cette liberté d’expression à laquelle nous étions si attachés il y a moins de 3 mois…

Serions-nous prêts à défiler pour ces animateurs, reporters, chroniqueurs travaillant bien souvent dans le cadre de contrats saisonniers et précaires pendant que leur PDG contemple son joli nouveau bureau à 100.000 euros ?

Serions-nous prêts à défiler parce que l’Etat a décidé de supprimer 20.000 emplois dans nos hôpitaux ?

Serions-nous prêts à défiler parce que nous ne voulons plus de cette politique libérale soutenue par les trois grandes forces politiques de notre pays (UMP, FN et PS) ?

Serions-nous prêts à risquer notre présent pour que notre avenir soit plus beau ? Comme les Révolutionnaires de 1789 en France, de 1917 en Russie, de 2010 dans les pays arabes, comme les Résistants de la deuxième guerre mondiale, comme certains hommes qui risquèrent leur vie pour un idéal (Salvador Aliende, le Che, Martin Luther-King, Mandela…).

Sommes-nous prêts ?

Aujourd’hui, dans ma ville de Perpignan, les salariés en grève de France Bleu Roussillon invitent à un apéro géant à midi, devant leurs locaux. Pour expliquer pourquoi ils font grève, ce qui est réellement en jeu, pas uniquement pour eux mais aussi et surtout pour nous. A mon immense regret, je ne pourrai pas m’y rendre, mais j’espère que nombreux seront ceux qui iront les écouter. Comme j’espère que nombreux seront ceux qui diront « nous sommes prêts ».

Voir aussi:

Charlie Hebdo: Nous avons tous tué Charlie! par Axel Belliard

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/01/charlie-hebdo-nous-avons-tous-tue-charlie-par-axel-belliard.html

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 19:49
Le livre de la jungle expliqué aux socialistes:tu seras de gauche mon fils! par Nicolas caudeville

Inspiré par Rudyard Kipling, "Le Livre de la Jungle", raconte l'histoire d'un petit garçon abandonné, élevé par les animaux de la jungle. Le petit d'homme grandit paisiblement dans la jungle mais une question se pose : à quel royaume animal appartient-il ? Est-il un loup? Un éléphant? Un ours? Pourquoi pas un chimpanzé? Tout au long de ses aventures, il tente de se rapprocher de l'un d'eux, mais les animaux de la jungle se rendent compte qu'aucun ne lui correspond parfaitement. Ainsi, ils l'aident à trouver son chemin, celui qui mène au village de la droite car après tout, c'est à celui-ci qu'appartient le petit Manuel Valls...
Ainsi donc le petit Manuel s'était trompé de horde, mais dégât collatéral, il fait croire à certains animaux de la jungle de gauche,qu'être de gauche, c'est être libéral, développer le capital et le dividende pour les actionnaires en inversant le sens progressif de la répartition des richesses et du fruits du travail des animaux de la jungle! Bref, il sème sa zone et il fait leur fait perdre "le sens commun(et aussi des élections)!
Vivement qu'il retrouve son chemin et son village au fond à droite. Ainsi, la jungle de la gauche pourra retrouver une certaine tranquilité
Citation : "Être un chef d'entreprise, moi ça me plaît !"

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