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L'archipel Contre-Attaque

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 20:34
Jean-Marc Pujol adresse un message clair aux terroristes de tous poils:"Je mettrai une balle dans la tête aux djihadistes avant qu'ils ne tuent ses enfants et petits-enfants
Jean-Marc Pujol adresse un message clair aux terroristes de tous poils:"Je mettrai une balle dans la tête aux djihadistes avant qu'ils ne tuent ses enfants et petits-enfants

Perpignan, le maire UMP Jean-Marc Pujol est dans tous ces états après les attentats. Comme John Rambo, il a des flash-back de la guerre qui lui reviennent. Mais lui, ce n'est pas le Vietnam , c'est la guerre d'Algérie. Les rafales, les explosions, ça lui fait remonter son syndrome post traumatique, comme l'humidité l’arthrose chez les vieux: c'était pas sa guerre, mais va le devenir! Après avoir annoncé au vœux à la presse en janvier dernier qu'il voulait "distribuer des fusils d'assauts à la police municipale de Perpignan" voir Perpignan: Jean-Marc Pujol veut des fusils d’assaut pour la police municipale #plusfortquebobmeinard! , ce soir en séance du conseil municipal, Fabrice Thomas nous rapporte qu'il aurait déclaré:" Je mettrai une balle dans la tête aux djihadistes avant qu'ils ne tuent mes enfants et petits-enfants"

A coté Vladimir Poutine et son "Il faut tuer les terroristes tchétchènes jusque sur les chiottes" n'est qu'un enfant!

Cela réussira-t-il à faire oublier que la ville est en plein délabrement, ou qu'il veut faire payer le parking de l’hôpital: la suite nous le dira!

Voir aussi:

Perpignan: Jean-Marc Pujol veut des fusils d’assaut pour la police municipale #plusfortquebobmeinard! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2016/01/perpignan-jean-marc-pujol-veut-des-fusil-d-assaut-pour-la-police-municipale-plusfortquebobmeinard-par-nicolas-caudeville.html

Jean-Marc Pujol révise l'histoire de la guerre et de la paix en Algérie! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/03/jean-marc-pujol-revise-l-histoire-de-la-guerre-et-de-la-paix-en-algerie-par-nicolas-caudeville.html

Face à la barbarie, peut-être faut-il plus de culture et d'éducation que des lois de surveillance? par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2016/01/face-a-la-barbarie-peut-etre-faut-il-plus-de-culture-et-d-education-que-des-lois-de-surveillance-par-nicolas-caudeville.html

Face à la barbarie, peut-être faut-il plus de culture et d'éducation que des lois de surveillance? par Nicolas Caudeville

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 21:35
TVA CHARNELLE par l'écrivain Henri Lhéritier

Il s’appelait Charles, elle s’appelait Lucie, c’était un bon couple. Rêveurs et désargentés, ils se trouvaient assez déplacés dans le monde où ils vivaient. Leurs voisins de palier les regardaient de haut. À Pôle Emploi, on ne cessait de les houspiller parce que ils n’avaient pas fait ceci ou cela, il leur manquait toujours un papier, cela les perturbait, mais leur amour ne faiblissait pas.
Nous n’avons pas de valeur marchande, se dirent-ils, un jour, en regardant une émission sur les huiles d’olive. Ne se sentaient-ils pas mal à l’aise dans la société pour cette raison ? Nous devrions nous monnayer, pensèrent-ils. Peut-être pas nous vendre mais nous louer.
On leur avait dit qu’ils n’avaient aucune compétence. Ils décidèrent que leur compétence était leur corps, c’est ce que je pense aussi. Est-ce qu’on me demande quelque chose ? Elle était fraîche et fleurie comme une villa du midi sur sa corniche et lui était un canon de char T 34 ayant une cadence de tir d’orgue de Staline. Ils étaient prêts.
Ils commencèrent par leurs voisins. À l’aide de l’ordinateur, ils avaient conçu un dépliant où ils détaillaient leurs appas, entre autres une quéquette dressée sur deux dames-jeannes pour lui et une chatte légèrement sculptée pour elle. Là où ils montraient autre chose que leur cul, on voyait des plages, des palmiers, des piscines, des cocktails et des bateaux. Dessous, on pouvait lire le prix des prestations, et des propositions de remises pour groupes.
Ma foi, pourquoi pas, dirent les voisins qui ne les aimaient pas. Essayons !
Ils furent satisfaits et en parlèrent à leurs amis. Le Bon coin fit le reste. En amour, Charles et Lucie étaient dans le genre bac + 8, ils pouvaient agir en couple ou séparément, selon le rite orthodoxe ou hérétique et même schismatique. Ils n’avaient plus besoin d’aller à Pôle Emploi, ou alors comme conseillers, leur affaire tournait et ils s’aimaient toujours autant.
Tard, le soir, ils faisaient les comptes et se distribuaient le travail du lendemain, je t’ai louée cinq minutes au boulanger, celui à moustache ! Ah, oui, très bien ! Toi, tu as rendez-vous avec la coiffeuse à 10 h 00 et la banquière à 10 h 15 (ils avaient des horaires serrés) et, si tu veux, tu peux toujours finir l’esthéticienne et le livreur de pizzas. Il firent des émules.
Cette activité d’auto-entrepreneur créait de l’emploi.
Tant et si bien qu’il fallut la placer sous le régime de la TVA, cela obligea à des factures détaillées, certains clients préférèrent des forfaits tout compris.
L’Etat est un proxénète, hurla l’opposition.
On le savait déjà.

Le meilleur d'Henri Lhéritier :

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/henri%20lheritier/

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 16:04
Baldour von Schirach:" Lorsqu'on me parle de culture, je sors mon revolver!"
Baldour von Schirach:" Lorsqu'on me parle de culture, je sors mon revolver!"

Après les attentats et leur émotion, post manif "je suis Charlie", les médias qui ne sont pas neutres puisqu'ils nous indiquent ce qui est raisonnable de penser et possible de réaliser (voir le ballet des experts et leurs décryptages) .

Mais que nous disent-il? Il est mieux de rester sous la houlette du berger qui nous amènera à terme au boucher (On ne nous élève pas que pour nous tondre) que nous faire attaquer par une horde de loup (le couteau, c'est plus propre que les canines)

Donc profitons des attentats pour mettre des états d'urgence permanents, des surveillances numériques, plus de caméras...

Et si le surgissement de la violence et la déconstruction du "vivre ensemble" n'était la conséquence d'une société de consommation qui incite au "vivre pour soi " et dé-conscientise le collectif, le solidaire au profit de "l'individualisme" qui n'est finalement qu'un acte d'isolement des autres (qui n'ont rien à voir avec moi, parce que je suis unique, preuve en est j'achète la même marque que tout le monde en bon esclave) .

Donc, si je suis en cohérence avec le discours du "(re) vivre ensemble" comme pour un régime, je dois éliminer les éléments qui mettent en danger par leur mauvais cholestérol ma société "Liberté, égalité,fraternité" (qui n'est pas qu'une devise, mais bien un projet de société dont nous nous sommes éloignés).

Préférer la culture aux divertissement et aux folklores

Lorsqu'on produit en masse, on ne peut faire dans le qualitatif, puisqu'on fait dans le moins disant culturel pour accéder au temps de cerveau disponible. Donc pour faire passer la suggestion, il faut de grosses molécules, surtout pas de subtilité, par comme le disait Goebbels, "plus c'est gros, plus ça passe" (Non madame, celle-la n'est pas de Chirac) .

On essaie donc de nous faire passer le divertissement et le folklore, pour de la culture alors qu'ils n'en sont que ses ersatzs. En vérité, ce qui fait que la culture est la culture, c'est qu'elle est dangereuse et subversive parce qu'elle donne à penser. Les autres sont des psychotropes de l'intelligence et des brouilleurs cognitifs.

L'éducation pour mieux apprécier la saveur de la culture

L'appréciation des choses compliquées n'intervient pas de manière innée, mais parce qu'on appris à les déguster. L'enfant préfère la sensation facile des frittes avant de comprendre la sensualité de la saveur du brocolis (la différence entre la pornographie et l'érotisme) . Il y a un acte douloureux au début de l'acte culturel, qui débouche sur plus de plaisir ensuite, et des philtres de compréhension plus subtiles dans notre quotidien.

La violence est gratuite, mais c'est surtout le seul langage pour ceux qui n'en n'ont plus d'autres

Chaque personne a qui on ne transmet pas de culture et de modèle culturel (il faut arrêter le relativisme, et croire qu'un modèle puisse-t-être meilleur qu'un autre #lemodèlerépublicain, ne pas confondre avec le discours) est apte à combler ce vide par ce qui lui passe à portée et il y a autant de bactéries dans l'air que d’oxygène. Et lorsqu'on a plus de filtre...

C'est pourquoi, la culture et l'éducation plus que la surveillance, parce qu'on ne sait jamais ce qu'ils feront de ce qu'ils ont vu et savent sur nous!

Voir aussi:

Perpignan: comment je me suis auto-radicalisé en écoutant France-Bleu Roussillon! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2016/01/perpignan-comment-je-me-suis-auto-radicalise-en-ecoutant-france-bleu-roussillon-par-nicolas-caudeville.html

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 14:34
France-Bleu Roussillon ose tout! par Nicolas Caudeville

A la rubrique audiartienne "ils vont quand même pas oser?" France Bleu a une réponse: "Toute l'équipe de France Bleu Roussillon compte sur vous pour voter pour France Bleu : Mille mercis " pour le concours France-Bleu radio de l'année (en même temps, ils ne précisent pas l'année, donc retour vers le futur, l'équipe de France Bleu Roussillon souhaite peut être le titre de meilleure radio des années 80, auquel cas, ce n'est pas un titre immérité!)

Nous vous donnerons bientôt les suites du feuilleton que nous avons démarré avec eux Perpignan: comment je me suis auto-radicalisé en écoutant France-Bleu Roussillon! (disponible en cliquant sur ce lient "concernant"http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2016/01/perpignan-comment-je-me-suis-auto-radicalise-en-ecoutant-france-bleu-roussillon-par-nicolas-caudeville.html) si vous n'aimez pas que le croustillant que de chèvre, vous serez servis et encore les pieds sous la table: vous aurez même droit à du rabe! Ha, coté au-secours de la farce quand tu nous tiens!

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 09:39
Chronique moscovite (épisode 27) : За тебя Родина Мать!‏ par Félix Edmundovitch Dzerjinski

« Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons. » (Le Chauve-fondateur)

L'argent est la patrie de l'industriel. » (Marx)

Pour commencer, une chanson du groupe préféré de Blondin, Lioube, qui s’intitule « За тебя Родина Мать! » (Pour toi, mère-patrie),https://www.youtube.com/watch?v=FpCQYn7hfoc, les images viennent entre autres de Crimée en 2014, un sacré bon coup de Blondin, ça. Toi, t’en as pas des comme ça des chansons, chez toi ça ne se fait pas de chanter sa patrie, au mieux c’est ringard, au pire c’est facho… Tu devrais réécouter Ferrat, « Ma France ». C’est drôle que vous soyez ainsi dans le dénigrement ou dans l’effacement/accouplement au profit d’une entité blobesque comme l’UE, votre Moloch. C’est ce qui te rend faible…

Mon petit Frantsouz, toi qui te complais dans ton statut de victime ou de gibier pour bandits en babouches qui se sont invités à ta table sans trop te demander la permission, je voulais te parler des 12 Héros de Russie. Blondin, au cours de sa carrière, a décerné 12 médailles de Héros de la Russie. Son pote, Ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, qui fut à l’origine du parti de Blondin Russie Unie au début des années 2 000 en est un des récipiendaires. Cela te donne une idée de ce petit cercle très fermé et de la gratitude de Blondin. Une fois par an, Blondin les reçoit pour un dîner en grande pompe au Kremlin. Mais qui sont, hormis Sergueï Choïgou, ces mystérieux héros. Eh bien, je vais te le confesser, cela me fait vraiment plaisir car ils appartiennent tous aux forces spéciales, FSB, SVR, GRU, spetsnaz, groupe Alfa. Que des bons, la crème de la crème. Et pourquoi ont-ils la médaille et ben parce qu’ils ont défendu leur patrie au péril de leur vie. Pas mal d’entre eux ont fait les campagnes de Tchétchénie et m’est d’avis que leurs ceintures sont ornées de pas mal de scalps de ces bandits. Les 12 héros de Russie, c’est pas tout à fait votre Légion d’honneur… Hommage à ces 12, salopards ou apôtres, en chanson,https://www.youtube.com/watch?v=zAxK9oUoDLk, une chanson dont le titre est « Je lève mon drapeau » et qui te dit entre autre, je crois en notre vérité, notre drapeau est notre phare, elle commence par mon pays, mon destin, mon rêve, ma guerre, mon amour, mon printemps, c’est beau, j’en ai les larmes aux yeux, ben oui le tchékiste est un sensible… Contrairement au Frantsouz ou à l’Occidental moyen, gavé de sous culture postmoderne, le Russien est un patriote qui aime son drapeau, désolé ! J’espère que ce clip a été montré au sémillant Macron(biotique) avant sa venue en Moscovie, histoire qu’il hume l’air du pays… Ah, j’oubliais, l’Anglois en son temps a également chanté l’amour de son pays, https://www.youtube.com/watch?v=8DrkHBRSAp4

Et tiens, écoute ça, https://www.youtube.com/watch?v=6PDDX6ePQaE. C’est une chanson hommage au travail des hommes du MVD (ministère de l’Intérieur), la police quoi, mais pas que, tu as des bataillons spéciaux, qui ont notamment été engagés en Tchétchénie. Alors, tu vas rire, tu vas trouver la musique ringarde, la mise en scène avec les images en toile de fond un brin larmoyante, mais c’est instructif parce cela a tiré quelques larmes à Blondin… Et oui, il compatit à la douleur des structures de force, Blondin. Car la chanson qui s’intitule « Je veux vivre ainsi », rend hommage à ces hommes qui protègent le pays et qui aimeraient avoir une vie normale mais qui passe leur temps à la risquer… T’imagine s’il y avait une chanson hommage aux homme du RAIID ou de la BRI par chez toi, ça gueulerait au fascisme, déjà qu’avec votre débat sur la déchéance de nationalité, vous faites marrer le Russie, qui là ne vous comprend objectivement pas. Ben ouais, ces bandits en babouche qui ont ta nationalité, en devenant bandit en babouche, ils s’excluent eux-mêmes de la communauté nationale… Logique, non ? Et celle-là, sur nos paras, comme ça tu pourras définitivement croire que le Russien est une raclure fascistoïde, https://www.youtube.com/watch?v=AT9CNOOImM0, alors qu’en fait c’est juste un problème de valeurs et tu n’es pas trop tolérant pour la différence, enfin, tu es plus tolérant avec certains… et d’ailleurs, cela t’a joué un tour…

Comme j’ai de l’entregent en bon tchékiste, j’ai reçu une invitation pour un cocktail avec le barde du libéralisme postmoderne triomphant, le ci-devant Macron. Je devais en même temps, en compagnie de bons amis, aller voir « Eugène Onéguine » de Tchaïkovski, d’après Pouchkine. Tu te doutes, sans t’offenser, que je n’ai pas hésité longtemps. Je suis allé voir « Eugène Onéguine ». Ben ouais, je suis un homme de culture, moi et puis qui se souviendra dans 150 ans de Macron et de ses bus ? Alors que Tchaïkovski ou Pouchkine, toute personne un peu cultivé s’en souviens ne serait-ce que pour « Le lac des cygnes », le « Casse-noisette », pour sa symphonie n°6 « Pathétique » et Pouchkine pour sa « Dame de piques », la « Fille du capitaine », le « Convive de Pierre », « Boris Godounov », bref, c’est inépuisable… Alors que ce freluquet de Macron, qu’est-ce ? Juste de la mousse, l’écume d’une vague poussive d’une sociale-démocratie en pleine putréfaction qui ne défend que les possédants en faisant le lit du fascisme. Il passera, ton Macron (je te rappelle que c’est un socialiste au passage) mais Tchaïkovski, Pouchkine, Lermontov et consorts demeureront. Ils demeureront tant qu’il y aura des hommes épris de culture, d’une culture exigeante (pas Jeff Koons ou le plug anal de pal place Vendôme)ce qui par les temps qui courent se fait de plus en plus rare… Bon, s’il me fallait faire un bilan de ce déplacement, je dirai qu’il avoisine le zéro absolu, le double zéro, sauf que celui-là, tu le fumes même pas et tout ça avec tes impôts, du moins pour ceux qui en paient. Ben c’est normal, au départ, il avait pas vraiment d’objectifs si ce n’est sa communication, le faire-savoir imposture. Le Russien, ça le fait bien marrer et c’est comme ça que vous croyez préparer le jour d’après les sanctions… Faudrait d’abord les lever et le Russien, son problème c’est qu’il a de la mémoire. Alors ce n’est pas en nous envoyant des ministres obsédés par leur communication que tu en seras au jour d’après, c’est lorsque tu auras signé un vrai contrat à quelques centaines de millions d’euros. Donc, au jour d’aujourd’hui, pour toi, c’est pignole, tu te la mets derrière l’oreille ! C’est bizarre, tu n’attends rien de ceux qui te gouvernent et tu es quand même déçu.

Les autres chroniques moscovites ici:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/chroniques%20moscovites/

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 19:12
Ramon Faura
Ramon Faura

C'est le 11éme CD que Ramon Faura produit et distribue gratuitement. La création musicale en catalan, ici, n'est pas chose facile (la création en général) et sa diffusion encore plus difficile (en général, mais encore plus en catalan) . Il fait ce qu'on s'attendrait à ce que d'autres fasse et programme ( voir article http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2016/01/perpignan-comment-je-me-suis-auto-radicalise-en-ecoutant-france-bleu-roussillon-par-nicolas-caudeville.html)

Col•lectiu Joan Pau Giné: la chanson peut sauver une langue!


Le collectif qui vient d’éditer une 6ème compilation avec Balbino Medelin et l’acteur Sergi Lopez en « guest stars ». 90 formations musicales et 300 musiciens du département des Pyrénées-Orientales ont déjà participé à ce projet pour promouvoir l'usage du catalan dans la création artistique, pour la reconnaissance des musiciens de Catalogne Nord et pour développer les liens avec le reste des Pays Catalans.

La musique en catalan renforce la certitude pour les habitants des Pays Catalans de faire partie d'un espace culturel et de communication commun. La circulation de propositions musicales entre la Catalogne autonome, le Pays Valencien et les Illes Baléares est aujourd’hui naturelle, malgré le manque d’intérêt des médias et les blocages politiques. Mais en Catalogne Nord (ou P-O.66), les barrières administratives imposées depuis le 1659 par les Etats espagnol et français ont rendu plus difficile de maintenir les liens culturels et linguistiques. Une preuve de cette difficulté est la méconnaissance généralisé et mutuelle de l'offre musicale.


Création du Col•lectiu Joan Pau Giné

Après l’impulsion de « mais 68 » et la « Nova Cançó » (mouvement musical sud catalan antifranquiste) et la création du Groupe Guillem de Cabestany dans les années 70 avec, entre autres, le chanteur Joan Pau Giné, il n’y a pas eu de continuité en Catalogne Nord. “La cançó d’aquí” est revenue un simple "folklore de carte postale" pour des touristes et retraités, majoritairement dépréciée.



Cette réalité a commencé à changer radicalement en 2010, en parallèle de la 4ème Setmana per la Llengua, organisée par l'association culturelle Angelets de la Terre dans plusieurs villages de Catalogne Nord, avec des propositions artistiques en catalan aussi diverses que le théâtre, la poésie, le cinéma et la musique. Ramon Faura a proposé à quelques musiciens de créer un col•lectiu pour promouvoir la langue catalane, et a établit des liens avec des collectifs similaires de Barcelona, Valencia et Mallorca. “Nous allons fondé le Col•lectiu Joan Pau Giné pour faire perdurer l’expression roussillonnaise, mais aussi universelle et humaniste, du poète et chanteur de Bages”, explique Ramon, président des Angelets de la Terre et coordinateur du collectif, en soulignant que beaucoup de ces musiciens nord-catalans “ne parlaient pas et n’osaient pas chanter en catalan mais, comme tous les catalans du Nord, ils avaient la catalanitat enracinée au cœur et qu’il avait suffit de leur proposer”. L'objet du collectif est d’aider les groupes qui chantent déjà en catalan à diffuser leur musique, à motiver ceux qui ne le font pas encore à essayer et à montrer que la musique en catalan n'est pas uniquement havaneres et sardanes.


Succès du Col•lectiu et de la chanson en catalan

Peut-être que le facteur le plus décisif qui explique le succès de ce projet est la diversité linguistique et le métissage culturel de ce collectif, qui revendique une culture catalane ouverte au monde, avec des musiciens originaires d’Occitanie, du Maroc, d’Italie, de Bretagne, d’Angleterre, d’Haïti, etcetera. Pour Ramon Faura, il est évident que le futur de notre langue ne passe pas uniquement par les autochtones, mais aussi par le fait de partager avec les "afegits" (nouveaux arrivants) notre langue et culture, “sans dogmes ni impositions, chacun à sa façon, avec son accent et son engagement”.


"L'été du 2010, il en restait quatre qui chantaient encore en catalan et les gens s'étonnait de notre proposition", se remémore Ramon Faura, président de l'association ‘Angelets de la Terra’ et promoteur du Col•lectiu. “Mais après 6 CD, 90 formations et des 300 musiciens (qui chantent au moins une chanson en catalan) ont participé, et cela montre que ça a très bien fonctionné”. Ramon valorise cette “nouvelle impulsion” pour la création musicale en catalan et les “vocations musicales” suscités grâce aux graines plantées depuis cinq ans.


“Jamais autant d’artistes nord-catalans ne s'étaient organisés autour d'un projet commun et ici le projet est l'usage du catalan. Cela montre la vitalité et l'intérêt qu’il y a en Catalogne Nord pour le fait catalan bien que la situation puisse sembler désastreuse et malgré que la plupart de ces musiciens ne sont pas catalans d'origines. Nous mettons en évidence que le catalan est un outil de cohésion sociale, plus efficace que le français, et que la musique est la façon la plus ludique d'atteindre les gens”, explique Ramon Faura.


Abolition des frontières et construction des Pays Catalans

Outre le besoin d’une plus grande union, maintenant il ne manque plus de motifs musicaux pour effacer les frontières, puisque dans le Col•lectiu il y a une variété de musiciens et beaucoup de talent comme le confirme l’électro-pop de Llamp te Frigui, la rumba catalane de Buenasuerte, le reggae métissé de Ghetto Studio, le rock d'en Gerard Jacquet ou les poésies de Joan Ortiz, entre autres. Un jour arrivera où ces noms seront dans les programmations habituelles des radios et télévisions de tous les Pays Catalans et, en définitive, de la bande sonore de nos vies.


Fruit de beaucoup d’efforts le Col•lectiu Joan Pau Giné peut être fier d’avoir réalisé dix disques (dans lesquels ont participé environ 150 formations de tous les Pays Catalans) et deux documentaires. Et il a des projets à long terme comme la tournée hommage « Canten Giné », en collaboration avec l'association « Adiu ça va », dont Ramon Faura est à l’origine. Il a réussi à joindre pour la première fois dans un même projet des musiciens de tous les territoires de langue catalane, sans oublier l'Andorre, Formentera, Ibiza, l’Alguer ou la Frange de Ponent. Quatre-vingt-quinze formations dont Marina Rossell, Titot, l’acteur Sergi López, Projet Mut ont interprété à leur façon toutes les poésies du chanteur roussillonnais. Giné avec ses chansons poétiques, revendicatives, surréalistes, mais aussi humoristiques a était l’un des musiciens les plus populaires de Catalogne Nord, avec Jordi Barre, jusqu’à un accident de la route où il a perdu la vie en 1993, à seulement 46 ans.


La Col.lectiu et Adiu ça va veulent porter « Canten Giné » au Palau de la Musica Catalana de Barcelone et à l’Archipel des Théâtres de Perpinyà. “Un rêve” qui, dans un pays normal, ne devrait pas en être un, et qu’ils ont déjà commencé à construire en relation avec diverses associations. Cinq années après la création du Col•lectiu et autant de travaille pour donner une nouvelle voix et une vitalité à la chanson en catalan, Faura pense que ce serait un pas supplémentaire et une juste reconnaissance à Giné et à tous ces musiciens qui luttent chaque jour pour ne pas perdre la flamme de la « llengua ». Aidons la Catalogne Nord à être plus catalane et moins "afrancesada”, comme le chantait Joan Pau Giné.

CD6 1 - Balbino Medellin - I si canto trist (Lluís Llach) 2 - Llamp te Frigui & Gerard Jacquet - Electrificat 3 - Ghetto Studio - Gatalans 4- Jilly Vila – Passa 5 - AJT - Els Segadors 6 - Blues de Picolat - La maleta 7 - La Reskape - Tots anem a sortir 8 - Un Air de Fête - Ilusions (Joan Pau Giné) 9- Buenasuerte - Ventilador 10- Delphine Bassols - Què és la vida 11 - Joan Ortiz - Es la terra 12 - Pascaline - Els Contrebandistes (tradicional) 13 - Lisa - Boig per tu (Sopa de Cabra) 14 - Padya - Jo vinc d'un silenci (Raimon) 15 - Eric Ragu - Declaro 16 - Gipsy NUR Project - Cor segellat 17 - Pepper N'Soul - Hard Time 18 - Brain Market - Nina una nit 19 - Norha - La gent Puta (JP Giné) 20 - Stéphanie Lignon - Renunciar (JP Giné) 21 - Sergi Lopez & Bulma - Perpinyejar (JP Giné)

Voir aussi:

Culture:Ara es l'hora! 92 groupes des pays catalans rendent hommage à Joan Pau Giné! interview Etienne Sabench,Pere Figueres par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/09/culture-ara-es-l-hora-92-groupes-des-pays-catalans-rendent-hommage-a-joan-pau-gine-interview-etienne-sabench-pere-figueres-par-nicol

CAVALE musique à imagination libre, sort son nouvel album "Partir" interview Prêle Abelanet,Olivier Chevoppe par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/06/cavale-musique-a-imagination-libre-sort-son-nouvel-album-partir-interview-prele-abelanet-olivier-chevoppe-par-nicolas-caudeville.htm

Musique/Motörhead/Thierry Grillet: On a construit beaucoup de scènes dans le 66, mais pas pour les groupes d'ici! interview par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/10/musique-motorhead-thierry-grillet-on-a-construit-beaucoup-de-scenes-dans-le-66-mais-pas-pour-les-groupes-d-ici-interview-par-nicolas

CAVALE musique à imagination libre, sort son nouvel album "Partir" interview Prêle Abelanet,Olivier Chevoppe par Nicolas Caudeville

Perpignan:Col•lectiu Joan Pau Giné: la chanson peut sauver une langue! interview Ramon Faura par Nicolas Caudeville
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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 15:11
Le talent des morts de la veille est plus facile à déceler que celui de ceux qui débutent! par Nicolas Caudeville

Dans ces partages sur des chanteurs ou des musiciens morts, il y a certes de la vrai tristesse, mais aussi de la complaisance à pleurer sur sa jeunesse, ou montré qu'on a du goût, qu'on écoute pas n'importe quoi, qu'on sait déceler le talent...Problème étant dans ce cas, c'est que un chien célèbre était mort (ou un chat) vous eussiez partagez de même. Puisque le centre de tout, c'est vous. Vous n'êtes que le miroir d'une société du spectacle, vous reflétez le crépitement de votre époque, mais pour tout individualiste que vous croyez être, pas de goût personnel, pas d'émotions, pas de sensations, que la mise en scène de soi. Sans quoi, vous seriez à l’affût de ce qui est en train de naître, un groupe , un musicien un chanteur. Votre enthousiasme participerait à faire découvrir, donner l'envie. Mais, non, foin de tout cela et jusqu'à en manger, vous préférez la valeur sure par excellence, le mort de la veille.

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 14:48
 UN LLUIS LLACH DANS LE MOTEUR par l'écrivain Henri Lhéritier

J’écoutais alors un lecteur automobile - un lecteur automobile n’est pas un type qui s’est introduit dans une Renault Scénic pour ouvrir un livre, ce n’est pas non plus un appareil audio monté sur pneumatiques, c’est un instrument, installé dans un véhicule à moteur, qui permet d’écouter des CD, dans le but de couvrir les vociférations des automobilistes qui vous suivent en se collant à vous ou qui, aux feux rouges, grimaçant derrière leur vitre, vous traitent de tous les noms et notamment de sale con – j’écoutais donc un détestable enregistrement des Beatles, ou plutôt une démolition de leurs enregistrements d’origine par de sirupeux arrangeurs ayant cru bien faire en gommant toute la partie rock de leur œuvre, dans l’intention assassine de faire mieux ressortir la partie guimauve (qui est hélas déjà présente, à l’état naturel, dans leur musique, mais qu’ils parviennent, lorsqu’on ne les trahit pas, à tenir plus ou moins en respect), ainsi avais-je le sentiment de déguster un baba au rhum sans rhum, un Sauternes saturé de sucre, d’écouter une 9ème symphonie sans chœur, sur des arrangements d’André Rieu, ou simplement de voir courir Balladur en nuisette transparente dans les couloirs d’un hôtel de passe (oui, que l’on ne me demande pas pourquoi, c’est comme ça !).
Je décidai soudain d’extraire ces Beatles-là de mon lecteur de peur qu’ils ne le transforment en chamallow ou en jaune sous-marin, et après les avoir jetés, sans tri préalable, pas loin de chez moi, sur les quais de l’Agly, en face de St. Martin, dans un conteneur à bouteilles vides dont je suis le fournisseur principal, je me mis à fourrager dans la boite à gants où on ne place plus de gants mais des tests pour mesurer des taux insuffisants d’alcoolémie, ainsi que des préservatifs, XXL et parfum jasmin, pour relations furtives mais néanmoins protégées et, en ce qui me concerne, un colt rutilant, de six ou huit coups, peut-être plus, qui ne me quitte jamais, persuadé que je rencontrerai un jour Céline Dion, en provenance du Canada ou du Japon (ils la relâcheront sans doute bientôt), et que la menaçant de mon flingue je lui ferai enfin rendre gorge des paroles de ses chansons que je ne connais pas mais que j’estime a priori vomitoires, et cesser le bruit infernal qu’elle émet en ouvrant la bouche et qui saccage mes oreilles, un point c’est tout !
De cette fouille, surgit alors un aigle noir, non pas du tout, qu’est-ce que je raconte, un prince blanc je veux dire, au nom chuintant comme un filet de source sous la mousse : Lluis Llach. Ce Llach-là apparut donc entre les Vêpres à la vierge du rocker Monteverdi et le Blue Suede shoes de l’excellent compositeur baroque Elvis Presley, morts tous deux d’intempérance et jetés, à l’époque, dans le Mississipi, du côté de Memphis, et du haut d’un pont, fleurs, cadillacs, couronnes, costume blanc à grelots, guitares, cuivres et violes de gambe y compris, à destination de l’alimentation des crevettes américaines du golfe du Mexique qui en sont mortes et des requins de la finance qui ne cessent, quant à eux, de prospérer, et je l’introduisis (sans préparation), (Lluis Llach donc), dans le dit lecteur.
Lluis Llach m’a réconcilié avec la musique autotractée, voilà au fond ce que voulais dire. Était-ce la peine d’en faire tant ?
Fringant, tout de liberté revêtu, chantant devant une foule énorme et enthousiaste, en 1976, la restauration de son pays, la fin de son étouffement et la délivrance d’un peuple, après la disparition de l’ombre ténébreuse que l’Espagne porta trop longtemps dans les plis de son histoire, Lluis Llach est alors sorti du corps exultant de ma Scénic diesel dont le bruit du moteur est devenu soudain plus harmonieux.
Est-ce l’enregistrement public et la liesse d’un printemps renaissant sur un interminable hiver qui donne à ses mélodies ne cassant pas trois pattes à un canard, ce souffle de vérité musicale et communique en même temps à des paroles, ce quelque chose qui vivifie et gonfle la poitrine d’émotion ? C’est possible.
Mais je déclare aussitôt que cette musique de variété m’intéresse, et de la même façon qu’après avoir rompu les ponts avec Alain Minc, j’ai cessé tout commerce avec lui, ce qui n’a rien à voir, mais que j’ai envie de laisser dans ce fourre-tout, celle-ci ne quittera plus mon lecteur, car il y a une autre cause à cette vibration qui me trouble, elle provient du fait que Lluis Llach fait partie de mon pays, parle ma langue, admire les mêmes horizons que moi, ressemble à mes paysages, dialogue avec ma famille et avec mes morts et nul ne peut exprimer mieux que lui cette communion. Lluis Llach est mon pays, comme lui, il est plein de fleuves, de mer, de collines, de montagnes et de visages aimés.
Pour proclamer que j’ai mis Llach dans mon moteur, il n’était peut-être pas nécessaire d’écrire cette tirade surréaliste, sans rime ni raison, sans queue ni tête, ni foie, ni rate, ni couilles, mais je suis comme ça, je n’y peux rien et me contentant de faire bouger mon pieu d’avant en arrière (attention, je parle d’une estaca, hein !), je n’ai aucune intention de me changer pour m’améliorer, de peur de faire plus mal encore.
Mieux que je n’en parle, son œuvre parle pour lui, parle de lui, parle de nous et célèbre la Catalogne. Écoutons-le.
Et maintenant, je range la voiture dans le garage et je vais écouter Bashung, honni soit qui mal y pense.

Le tout meilleur d'Henri Lhéritier:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/henri%20lheritier/

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 01:14
Perpignan: comment je me suis auto-radicalisé en écoutant France-Bleu Roussillon! par Nicolas Caudeville

La création musicale catalane mérite-t-elle d’être soutenue ?

Oui ! (L’est-elle ? Non !)

Pourquoi ne l’est-elle pas ?

Parce que les institutions qui sont censées promouvoir et défendre la culture et la création préfèrent importer, par syndrome provincialiste, ce qu’elles ne savent ni voir, ni entendre, ni remarquer.

Salles de spectacle, médias publics, ne font pas ou peu de diffusion, pas de promotion extérieure, comme si la production musicale d’ici devait nous faire honte, comme-ci celle-ci n'était pas de qualité.

Dans les autres territoires, il est naturel de présenter et d’être fier de ce qui est produit. Pourtant, des légumes bio à la scène locale, ce que nous faisons est de qualité. Pascal Comelade, Cali, Les Liminanas, ont été d’abord connus à l’extérieur. Et les élites locales ne les ont fêtés et reconnus qu’après, en faisant croire qu’elles les avaient soutenus dès le départ. Ici, on ne soutient que le folklorique, que le divertissement, ce qui ne remet culturellement rien en cause. Ou alors, lorsqu’on parle de culture, on ne sort pas son revolver, mais sa bétonnière (quand le bâtiment va, la culture aussi ?).

Archétype des protagonistes de cette situation, la radio publique France-Bleu Roussillon, dont les programmes sont plus liés à une représentation folklorique du territoire, façon "l'aççant catalan, rugby et cargolade", que consacrés aux débats et à la monstration de la production culturelle sérieuse. Et ce, au prétexte du "concernant" des auditeurs : "concernant" des auditeurs, qui doit les maintenir concernés, en maintenant simultanément l'audimat.

Donc, rien à leur reprocher, puisque l’audimat est au rendez-vous ?

Oui. Une radio de service public, n’est pas là pour faire de l'audimat, mais pour proposer des programmes enrichis et plus denses que ce que peut proposer une radio privée qui vit de la publicité, et qui utilise le moins-disant culturel pour rallier la majorité paresseuse des neurones.

  1. Question, pourquoi France Bleu Roussillon(, ne fait-elle pas l’essentiel ) /ne participe pas en partie /de sa liste de diffusion (on ne va pas tout de même pas dire, "play-list") avec des groupes d’ici ?
  2. Autre question, pourquoi la majorité de la programmation du soir est-elle issue de la programmation nationale depuis Paris, et pas le miroir de ce qui se passe ici ?
  3. Pourquoi, lorsque la radio est partenaire d’événements, se contente-t-elle d’en faire l’annonce ; et de ne jamais (sauf pour le rugby) les retransmettre en direct ou en différé ? (exemples... diffusion de concerts en direct, présentation de sorties d'album d'ici etc...)

Pour toutes ces raisons, les créateurs musicaux, ainsi que les citoyens, devraient se rassembler et demander des comptes à France-Bleu Roussillon. Une nouvelle directrice vient d’arriver ça tombe bien( !)?

Musiciens, citoyens signez la pétition

https://www.change.org/p/france-bleu-roussillon-christine-arribas-pour-que-france-bleu-roussillon-radio-publique-soutiennent-la-cr%C3%A9ation-musicale-locale?recruiter=47994738&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=share_for_starters_page&utm_term=des-lg-no_src-no_msg&fb_ref=Default

Voir aussi:

Pascal Comelade: Je ne suis jamais passé par les institutions! interview par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/07/pascal-comelade-je-ne-suis-jamais-passe-par-les-institutions-interview-par-nicolas-caudeville.html

Musique/Motörhead/Thierry Grillet: On a construit beaucoup de scènes dans le 66, mais pas pour les groupes d'ici! interview par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/10/musique-motorhead-thierry-grillet-on-a-construit-beaucoup-de-scenes-dans-le-66-mais-pas-pour-les-groupes-d-ici-interview-par-nicolas

Concert de 3 groupes oniriques au rayon vert à Cerbère, octobre, la révolution au Belvédère! interview Prêle Abélanet, Boris Netzer,Laurent Sales par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/09/concert-de-3-groupes-oniriques-au-rayon-vert-a-cerbere-octobre-la-revolution-au-belvedere-interview-prele-abelanet-boris-netzer-laur

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 10:31
Chronique moscovite (épisode 26): Bons baisers de Russie  par Félix Edmundovitch Dzerjinski‏

« Pas de révolution sans bain de sang. Nous ne faisons pas la guerre contre les personnes en particulier, nous exterminons la bourgeoisie comme classe. Ne cherchez pas ce que l'accusé a fait contre l'autorité soviétique. La première question que vous devez lui poser, c'est à quelle classe il appartient, quelles sont ses origines, son éducation, sa profession. » (le Chauve fondateur, mon pote)

« La liberté de critique est la liberté de l'opportunisme, c'est la liberté de transformer le parti en un parti démocratique réformiste, la liberté de faire pénétrer dans le socialisme les idées bourgeoises et les éléments bourgeois. La fameuse liberté de critique signifie éclectisme et absence de principes. » (Et encore le Chauve). T’as vu, à l’époque, nous pensions, nous théorisions, autre chose que Pierre Laurent, Mélanchon and co. , non ? Nous faisions peur au bourgeois…

« La loi n'est pas faite pour protéger l'individu contre l'Etat, mais pour protéger l'Etat contre l'individu. » (Vychinski). Bah, c’est une donnée universelle, non ?

Les fêtes sont passées et il te faut reprendre ton train-train, prévoir les prochaines vacances, ah l’été !! Oubliés les attentats, anesthésié que tu es par tes médias et la commémoration-communication. Passées les élections régionales et la peur de voir les panzers défiler au cœur de Paris, tu es un résistant, comme le revendique Estrosi, ce modèle, ce penseur qui, je n’en doute pas contribuera à la grandeur et au rayonnement de ton pays ainsi qu’à l’histoire des idées politiques. Le Russien a la dent dure sur votre système qu’il peine à concevoir comme démocratique. Pas bon, ça, de recevoir des leçons de démocratie de la part du Russien.. Ben ouais, le Russien peine à comprendre comment un parti qui rassemble près de 7 millions d’électeurs ne remporte aucune région et n’a que 2 députés. Et le Russien, il comprend que cela s’appelle le système, le truc qui est géré par les coquins et les copains, qui veulent pas partager leur fromage. Et chez le Russien, cela s’appelle des oligarques. En fait, ils te font croire que tu vis en démocratie mais tu vis dans une oligarchie, petit Frantsouz. Franchement, à voir ton pays, j’ai des frissons, il me rappelle les 25 dernières années de l’URSS… Bientôt la chute finale…

Ah, j’ai adoré interview de Boualem Sansal. Mollesse, faiblesse, renoncements sont tes trois mamelles, petit Frantsouz. Il te dit, comme moi, que tu n’es pas taillé pour le combat. J’espère que tu l’as bien écouté, parce qu’il te dit pleins de choses sur le réel, qui ne se limite pas aux prix de l’immobilier ou au futur collège de tes enfants, qui finiront peut-être au Bataclan et dont tu pourras lire l’évocation hommage dans ta presse de révérence, comme Le Monde.

Je reviens de petites vacances passées au soleil. L’hiver, le Russien, en dépit de la chute de sa monnaie, est pris d’une frénésie de soleil donc, il s’exile. Il ne peut plus aller ni en Turquie, ni en Egypte, alors il va à Goa en Inde ou en Thaïlande. Je me suis arrêté sur cette dernière destination, j’avais envie de voir à quoi ressemble l’homme en bermuda, qu’il soit Frantsouz, Germain ou Russien, il existe une internationale de l’homme en bermuda postmoderne. Bon, le problème du Russien, c’est que tu en as des comme ça mais la grande majorité a conservé ses réflexes… Donc, je me suis rendu en Thaïlande, pas pour ses enfants ou son opium, mais pour un peu de repos. D’abord Bangkok, une mégalopole, grouillante avec pleins de scènes de rue, le gens mangeant dans al rue, tu as plein d’échoppes sur les trottoirs qui te proposent des nourritures savoureuses ou épicées. Faut dire que les gens n’ont pas de cuisine dans leur appartement, si t’en veux une, c’est plus cher, donc ils mangent dans la rue. En dépit de quelques jolis temples, Wat Arun, Wat Pho…, Bangkok ne comptent que peu de touristes, en fait ils y transitent alors que la ville vaut le détour. J’y ai pris un cours de cuisine thaïe, je me suis baladé dans les Klongs (les canaux, Bangkok est devenu capitale à partir du 18ème siècle et se compose d’un agrégat de villages et de quartiers), je suis allé dans un food court (Food Republic) où tu peux déguuster de la street food sans risquer l’humliliante tourista. Après, j’ai mis le cap sur Ayyuthaya, l’ancienne capitale, du 14 au 18ème siècle, beaux temples souvent d’inspiration khmère. Après, j’avais le choix, aller me fournir en opium dans le Nord, Chiang Rai, afin de financer la révolution ou m’échouer sur une plage. En bon Russien, j’ai pris l’option plage, mais attentions, pas Phuket, pas Ko Phi Phi, pas Pattaya, non, Koh Siboya. Une île quasiement déserte où la population vit de la culture de l’hévéa et de la pêche, une île qui ne compte que deux hôtels. J’ai donc passé une semaine à relire les œuvres du Chauve, Marx et Victor del Arbol et à faire du kayak de mer le long de la côte. Et puis retour maison, passe de 35° à – 20°, c’est bon tout de même de rentrer chez soi. Cette semaine, direction la bania, afin que je me régénère. Le Soviet éponge, comme disait l’autre… Je suis revenu presque aussi bronzé qu’un réfugié syrien, faudrait que je pense désormais à taquiner l’Allemande… C’est bôôôôôôôôôô, la diversité ! C’est beau, le vivre ensemble… Tu en as de la chance…

Que dire sur cette nouvelle année qui s’ouvre ? Ben, elle risque d’être comme la précédente, c’est-à-dire pas vraiment fameuse. Les bandits en babouche vont continuer leurs happenings et leurs performances, l’Occident demeurera impuissant, puis ce sera toujours la même médiocrité ambiante… Vous avez reconduit les sanctions contre la Russie, votre seul allié, ben vous choisissez, mais faudra pas venir vous plaindre… De toutes façons, ces sanctions, cela fait un an qu’elles durent et même pas mal même si notre économie boit le bouillon, ce que les sanctions n’ont fait qu’accentuer mais elles sont tombées à côté de leur objectif qui était de faire changer Blondin de ligne vis-à-vis de l’Ukraine. Sur ton compte personnel, tu dois les sentir les sanctions puisqu’en 2012 la part de la France en Russie était de 5% et qu’elle n’est plus que de 3% fin 2015… Curieux, tes partenaires allemands et italiens n’ont rien perdu, eux, ils y auraient même gagné pour ce qui est des Germains, tes cousins européens. Mais bon, tu nous envoie ton Macron fin janvier…

Et pour finir une petite chanson, pour que tu n ‘oublies pas ta vraie place dans la société, https://www.youtube.com/watch?v=tnsDK5XVFq4 (ben ouais, en général, tu es salarié, donc esclave). Ah pardon, c’est pas ton monde que tu crois, j’avais oublié que la magie de la gôôôôôôôche était de s’être trahie et de t’avoir transformé en bourgeois. Bon, ben, le réel, tu vas bientôt te le prendre dans la gueule, en 2016 et en 2017.

Les autres chroniques moscovites:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/chroniques%20moscovites/

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