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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 15:36

Ils ne sont pas déjà élus  qu'ils ont autour d'eux, une cour. Qu'est-ce qu'une cour, ce n'est pas cet endroit nostalgique du recoin de notre enfance muni d'un préau, où nous jouions . 

C'est un endroit pour adulte (attention, je n'ai pas dit club échangiste ou boite à partouze...) où l'on continue de jouer à la personne fascinée par une autre; qui si elle est élue, nous le rendra sûrement au centuple, mettant dans notre vie , plus que du beurre dans les épinards.

Et pour cet espéré centuple, nous les traitons un peu comme des Dieux. Le candidat est le soleil, et eux sont autant de petites lunes qui le satellisent . Ils le confortent sur ce qu'il pense déjà et "qu'il a bien raison de penser" . C'est à dire que le "chef" est le lampadaire qui fait danser tous ces moustiques

. Ce n'est pas rien que d'avoir le charisme d'un lampadaire en ces temps d'obscurité!

En ces temps troublés, qu'il est bon de suivre un phare dans la nuit. Une lumière qui vous amènera à bon port (celui-là, il ne faut pas le balancer, enfin pas avant d'avoir fait gras sur ses côtelettes).  C'est aussi à la lumière d'un lampadaire que l'on cherche ce qu'on a perdu, même si ce n'est pas là qu'on l'a perdu (au moins, là on y voit) . On trouve du soutien, comme un mat dans la tempête, même si ces étranges moussaillons clament que s'est eux qui soutiennent le candidat . Ils y prennent un air grave, là où il eut fallu être sérieux.

La mise en scène de l’entourage, pour dire en terrasse où en vidéo qu'ensemble on se tient chaud!

Lorsqu'on parle programme à l'électeur, il dodeline de la tête et s'endort comme un enfant. Parce qu'on ne part que de soi, lorsqu'on veut que les autres se projettent. Il n'est à aucun moment question "de penser contre soi-même" . Alors pour séduire le chaland, il faut parler de la personnalité de son candidat, de l'eau qu'il a changé en vain, de la multiplication de ses pains (on dirait désormais "punchline") . Et de se réunir autour de lui, en faisant la roue :et "paon" en plein dans les yeux de ceux qui regardent autour d'un verre ou des réseaux sociaux.

Il y a un coté christique chez le candidat pour ses courtisans, en ce qu'ils le consomment dans une sorte d'eucharistie perpétuelle, en espérant une vie publique éternelle!

Courtiser, c'est de la consommation de prestige indexée sur le rang .En fait au lieu de le renforcer, ils le fatiguent. Parce qu'ils n'exécutent pas leur numéro pour rien ("seule la mort est pour rien: tout le reste se paie" disait le bon Bertold) . Ils pompent son énergie en essayant de capter son attention. Du coup, dans ce contexte, le jaillissement d'idées ou de visions est difficiles. Les courtisans finissent par emmurer le candidat dans ses préjugés et ses certitudes en lui coupant les urnes....

Donc, gardez moi des courtisans, mes électeurs je m'en charge...

Le bon conseiller au contraire du courtisan, est celui qui met son candidat toujours sur la sellette, qui lui ôte son confort intellectuel, qui le garde sur le qui-vive . C'est parce que l'on croit qu'on est bon, qu'on est mauvais et que la défaite nous tend ses bras. 

Le baron d'Holbach, figure du siècle des lumières, a consacré un opuscule aux courtisans: "l'art de ramper!"

"De tous les arts, le plus difficile est celui de ramper. Cet art sublime est peut-être la plus merveilleuse conquête de l'esprit humain. L'homme de Cour est sans contredit la production la plus curieuse que montre l'espèce humaine. C'est un animal amphibie dans lequel tous les contrastes se trouvent communément rassemblés. Il faut avouer qu'un animal si étrange est difficile à définir : loin d'être connu des autres, il peut à peine se connaître lui-même ; cependant il paraît que, tout bien considéré, on peut le ranger dans la classe des hommes, avec cette différence néanmoins que les hommes ordinaires n'ont qu'une âme, au lieu que l'homme de Cour paraît sensiblement en avoir plusieurs. En effet, un courtisan 'est tantôt insolent et tantôt bas ; tantôt de l'avarice la plus sordide et de l'avidité la plus insatiable, tantôt de la plus extrême prodigalité, tantôt de l'audace la plus décidée, tantôt de la plus honteuse lâcheté, tantôt de l'arrogance la plus impertinente et tantôt de la politesse la plus étudiée. Quoi qu'il en sait, c'est pour ces animaux si rares que les Nations paraissent faites. "

 

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commentaires

;
jkb;b,
Répondre
F
Je ne me lasse pas de ta plume, ou plutôt de ton clavier qui me touche ... Merci
NB
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