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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
"Le refus a toujours constitué un rôle essentiel. Les saints, les ermites, mais aussi les intellectuels, le petit nombre d'hommes qui ont fait l'Histoire sont ceux qui ont dit non, et non les courtisans et les valets des cardinaux."
Je sais que Perpignan est devenue une scène.
Chacun entre, dit sa tirade,
applaudit son propre courage,
et sort par la coulisse des réseaux sociaux.
Je sais les noms de ceux qui gouvernent
et les noms de ceux qui veulent gouverner.
Les uns se drapent d’autorité,
les autres de vertu.
Je sais les noms de ceux qui promettent
une ville plus sûre, plus douce, plus juste,
selon l’endroit du trottoir où ils se trouvent.
Je sais les noms de ceux qui se réclament du peuple
et du peuple ils ne connaissent parfois
que les statistiques.
Je sais les noms de ceux qui s’imaginent rebelles
alors qu’ils apprennent déjà leur protocole.
Je sais aussi les noms de ceux qui ne gouverneront jamais
mais qui continueront à parler
par devoir, par passion, ou par folie.
Je sais.
Je sais les espoirs placés dans un bulletin rose,
vert, rouge ou bleu marine.
Je sais aussi les déceptions muettes
que l’on replie avant de les jeter dans l’urne.
Je sais les noms des élus qui pensent tenir la ville
comme on tient un glaive :
avec force et certitude.
Je sais les noms des opposants
qui pensent qu’il suffit de s’indigner
pour déjà devenir différents.
Je sais les noms de celles et ceux
qui en appellent à la terre,
à l’Europe,
à la République,
à l’insoumission,
à l’écologie,
à la radicalité de l’amour ou de la nation.
Je sais les noms.
Mais je n’ai pas les preuves
que l’un ferait vraiment mieux que l’autre.
Je sais tout cela car je suis un observateur,
un habitant qui lit entre les lignes des discours,
qui entend ce que disent les silences
des marchés du samedi matin,
des terrasses désertes en hiver,
des couloirs d’une mairie où l’on attend
toujours un peu trop longtemps.
Je sais, parce que Perpignan parle.
Elle dit sa colère, sa fierté, son ennui.
Elle dit ses banlieues oubliées,
ses places rénovées,
ses palmiers fatigués de tout voir,
ses cœurs qui ne votent plus,
ou votent encore par dépit.
Je sais,
et si je l’écris,
c’est pour rappeler que la ville n’est pas un trophée,
pas une conquête,
pas un territoire à posséder.
Perpignan appartient à celles et ceux
qui y vivent —
qu’ils gagnent,
qu’ils perdent,
ou qu’ils n’aient jamais été candidats.
Voici la publication du vendredi, jour dédié aux inspirations de la Poésie française : L'émission " Un siècle d'écrivains ", numéro 159, diffusée sur France 3, le 15 août 1998, et réalis...
"— ... Toi, toi tu peux le retrouver. Tu sais comment faire, tu es dans la police, non ?
— Détective privé.
— Ce n'est pas pareil ?
— La police fait régner l'ordre. Moi, je me contente de révéler le désordre."
Le Quintette de Buenos Aires
Manuel Vázquez Montalbán
Junts convoque sa direction lundi à Perpignan pour décider s’il retire son soutien à Sánchez
Carles Puigdemont, avec ce visage de fantôme catalan qui a appris à sourire depuis l’exil, comme si chaque sourire était une déclaration d’indépendance à demi-mot.
Ah, Perpignan, cette ville frontalière où les Catalans se réunissent pour parler de trahisons comme s’il s’agissait de recettes d’escargots à la llauna, accompagnés d’un vin rouge qui réchauffe les joues et brouille les jugements.
Lundi, à dix heures du matin, dans un espace de coworking nommé Les 5 Éléments – un nom qui sent l’alchimie , comme si les indépendantistes catalans voulaient transformer la frustration en or politique –, la direction de Junts se réunira pour faire le bilan d’un pacte conclu à Bruxelles, qui, à l’époque, fleurait bon la promesse sucrée et qui, aujourd’hui, a le goût amer du fiel.
Selon El Periódico, où les nouvelles locales se mêlent à la saveur salée du vent de la Costa Brava, l’objectif est simple : décider si Pedro Sánchez, cet homme de Madrid au sourire de vendeur d’encyclopédies, mérite encore le soutien de ces postconvergents qui, en dignes héritiers de Jordi Pujol, savent que la patience a une limite aussi précise qu’une assiette de fromages.Deux ans après l’investiture de Sánchez, cet accord de Bruxelles ressemble à un plat refroidi, de ceux qu’on prépare avec des illusions et qu’on mange avec du ressentiment. Il y aura un tour de parole ouvert, disent-ils, pour que chacun puisse déverser ses opinions et propositions, comme dans une assemblée de quartier où le voisin du quatrième a toujours raison. Puis, vers cinq heures de l’après-midi, une déclaration publique viendra révéler la décision, comme si les journalistes étaient invités à un dîner où le plat principal est l’incertitude.
Perpignan, avec ses ruelles pavées de granit du tarn et ses épiceries où l’on vend du pain de campagne et des Tourrons qui rappellent la terre perdue, sera le théâtre de cette comédie tragique, où les hommes et femmes de Junts, vêtus de l’élégance discrète de ceux qui ont appris à vivre entre deux frontières, soupeseront s’il faut couper les ponts avec le PSOE ou continuer cette sardane aux pas de plus en plus désaccordés.
La convocation survient au lendemain des propos de Míriam Nogueras, la leader de Junts au Congrès – femme au regard féroce et aux mots tranchants comme un couteau à saucisse –, qui a averti Sánchez que “l’heure du changement” approche, une phrase qui sonne comme un ultimatum servi froid. Et ce n’est pas un hasard : depuis août, Carles Puigdemont, cet ex-président exilé qui semble tout droit sorti d’un roman-feuilleton teinté de Kafka, lance des avertissements comme on jette des amandes dans un nougat : “Cet automne, il se passera des choses”, disait-il, et l’on se demande s’il parlait de pluies torrentielles ou de la tempête politique qui nous enveloppe. Puigdemont, avec son allure de Don Quichotte catalan luttant contre des moulins espagnols, a fait de l’exil une sorte de théâtre absurde où chaque déclaration est un acte.Les postconvergents, ces fils illégitimes de la Convergence qui naviguent désormais en eaux troubles, regardent en arrière et constatent que les négociations avec le PSOE ont donné des fruits aussi amers qu’une mandarine hors saison.
La loi d’amnistie ? Un mirage : elle n’a pas permis le retour de l’ex-président en Catalogne, et Sánchez n’a toujours pas daigné s’asseoir avec lui devant un verre de vin rouge, comme si les réunions étaient un luxe réservé aux rois. La langue catalane, douce et rebelle, n’est toujours pas officielle à l’Union européenne, où les bureaucrates de Bruxelles parlent de multiculturalisme tout en croquant des croissants et en ignorant la senyera. Et au Congrès, à cause du rejet de Podemos – ces disciples tardifs de la révolution plus occupés à faire des selfies qu’à provoquer des changements profonds –, la proposition phare est tombée à l’eau : la délégation des compétences en matière d’immigration, qui aurait été comme un plat de résistance dans un menu de revendications.Et les désillusions ne s’arrêtent pas là. Des initiatives pour expulser les squatteurs en 48 heures ou pour enrayer la multirécidivité dorment dans un tiroir du Congrès, comme les restes d’un repas oublié que personne ne veut réchauffer.
Cela inquiète les maires de Junts, qui regardent avec des yeux de crapaud la possible montée d’Aliança Catalana – ce spectre d’extrême droite qui promet un grand nettoyage au savon fort – lors des prochaines municipales. Lundi dernier, Puigdemont a rencontré une délégation de ces maires, une réunion qui s’est conclue par un communiqué aussi piquant qu’un allioli : les postconvergents y dénonçaient les manquements du PSOE sur ces sujets, comme on énumère les erreurs d’un chef qui a brûlé le riz.Ils n’ont pas encore précisé comment une éventuelle rupture pourrait se matérialiser – peut-être par un communiqué sec comme un vermouth sans gin, ou par un geste symbolique comme trancher un pain avec un couteau romain. Mais le sentiment dominant au sein de la direction est clair : la relation avec le PSOE est à bout de souffle, après deux ans de négociations en Suisse, avec un médiateur international qui devait ressembler à un arbitre dans un match de foot truqué. La dernière rencontre, il y a une semaine, fut comme un dîner sans dessert : elle n’a pas rapproché les positions, juste laissé un goût amer.
Les dirigeants, prudents comme des amateurs de vin face à une carte trop longue, ne ferment aucune porte : pas même celle d’une motion de censure “instrumentale”, pensée uniquement pour provoquer des élections anticipées, à condition que le candidat ne soit pas Alberto Núñez Feijóo, cet homme du PP au visage de banquier qui sourit comme si tout était une affaire.
Cette option a été évoquée la semaine dernière par Antoni Castellà, vice-président de Junts, dans une interview où il parlait avec la liberté d’un homme qui sait que la politique est comme le jazz : imprévisible et pleine d’improvisations. Mais Junts ne peut pas la présenter seul, il lui manque des députés comme il manque du sel à une table ; il devrait s’allier avec le PP, cet aigle espagnol qui veut maintenant se faire passer pour plus fédéral qu’un pa amb tomàquet.Le moment choisi pour ce bilan n’est pas anodin, comme ne l’est pas le goût d’une escudella un jour de fête.
Novembre marque les deux ans de l’accord d’investiture, et décembre, un an depuis le dernier ultimatum de Puigdemont, lorsqu’il a exhorté Sánchez à se soumettre à une motion de confiance au Congrès – un geste héroïque comme défier un taureau avec un mouchoir. Pendant ce temps, María Jesús Montero, la vice-présidente et ministre des Finances, avec son air de maîtresse d’école sévère, préparera dans les prochaines semaines les chiffres du plafond de dépenses, les budgets généraux de l’État et sa proposition de modèle de financement, comme qui sert un menu économique où la Catalogne semble toujours être l’oubliée. Junts veut marquer son territoire avant, planter son drapeau sur ce terrain mouvant, car en politique, comme en cuisine, celui qui arrive le premier à table choisit les meilleurs morceaux. Et qui sait si, à l’issue de ce lundi à Perpignan, il ne sera pas décidé que Sánchez n’est plus l’invité d’honneur, mais juste une vieille connaissance avec qui on ne partage plus ni le pain ni le vin.
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Laurent Gauze président de la CCI des Pyrénées-Orientales était en direct du restaurant Can Louarn pour parler du bilan économique et touristique en 66 orientale pas si mal , des entreprises qui font de l'IA ici, du prochain congrés national de l' Umih à Perpignan et de ses enjeux et impacts locaux et nationaux, de la crise agricole dont celle du vin , et de sa discret présence sur une liste municipale en 2026, chez lui à Rivesaltes...
La voix rauque du privé : Laurent Gauze dans la brume catalaneVoix off, râpeuse, usée par les nuits blanches et l’odeur salée de Perpignan, un privé dans un bureau crasseux, un vieux ventilateur brassant l’air lourd d’octobre 2025, 6h18 du mat’. Le cendrier déborde, une assiette de tentacules de poulpe du Can Louarn traîne sur le bureau.Laurent Gauze, le boss de la CCI des Pyrénées-Orientales, joue les ombres dans les ruelles du 66 ces deux dernières semaines, du 10 au 24 octobre. Un privé qui sort de la brume pour un direct au Can Louarn, lâchant son dossier sur un bilan éco-touristique qui se tient, des boîtes d’IA qui poussent, un congrès UMIH prêt à secouer Perpignan, une filière vinicole qui saigne comme un polar noir, et une silhouette discrète sur une liste municipale à Rivesaltes pour 2026. Sur les réseaux – pas seulement X, mais LinkedIn, Insta, même les pages locales – il reste un fantôme, à peine une trace. La presse le suit en pointillés, mais Gauze avance, regard d’acier, dans un jeu où chaque pas peut être un piège. Voici le topo, style Chester Himes, néons crus, ruelles sombres, sourcé comme un rapport glissé sous une porte vérolée.
1. Le casse de Paris : Gauze face à la lame
Le privé tire sur sa clope, la fumée danse dans l’ombre.
Paris dégaine un surin : le PLF 2026 arrache 175 millions aux CCI, un tiers de leurs boyaux après dix ans de diète (-66 % de taxes, 11 000 jobs évaporés). La CCI 66, fief de Gauze, titube. Les TPE-PME, les formations, l’École 42 Perpignan, la logistique frontalière – tout risque de couler. Le patron de CCI France braille que c’est “la fin des CCI qu’on connaît”. Sur X, Chauvin (CCI Aix-Marseille) et Zichert cognent fort, appelant les députés à bloquer le coup (@CCI_AMP
, 17 oct. ; @Phil_Zichert
, 21 oct.). Sur LinkedIn, des posts d’élus CCI relaient l’alarme, mais Gauze ? Pas un mot, ni sur X, ni sur son LinkedIn pro (@LaurentGauze
, dernière activité début octobre). Insta ? Rien, même sur les comptes CCI officiels. Est-il dans une planque, à tirer des ficelles pour sauver son bout de Catalogne, ou laisse-t-il l’orage passer ? Ce silence, c’est un coup de poker ou une faute dans ce polar où les balles sifflent. Sources : Journal des Entreprises (18 octobre 2025) ; Posts X de @CCI_AMP
(17 oct.) et @Phil_Zichert
(21 oct.) ; LinkedIn CCI France (alertes PLF, 19 oct.).
2. Le pari du vert : Gauze sous les néons écolos
Le privé plisse les yeux, un éclat dans la pénombre.
Gauze sort un briquet avec le label Clef Verte 2025, un sésame pour verdir le tourisme. Mi-octobre, il pousse la CCI à rameuter hôtels et campings, audits en poche, pour coller à l’économie bleue et au nautisme catalan. C’est sa carte lumineuse, un clin d’œil à son bilan estival de septembre (Made in Perpignan) : saison correcte, mais les touristes radins. Le site CCI 66 relaie l’appel (15 oct.), et un post LinkedIn de la chambre vante le durable, mais Gauze reste en retrait, pas de selfie Insta ou de tweet perso. Ça brille, mais dans l’ombre, les petites boîtes grognent : qui finance ce rêve vert ? Un pari audacieux, comme un indic qui balance sans savoir s’il sera couvert. Sources : Site officiel CCI Pyrénées-Orientales (15 octobre 2025) ; Made in Perpignan (5 septembre 2025, écho en octobre) ; LinkedIn CCI Pyrénées-Orientales (post Clef Verte, 16 oct.).
3. Au Can Louarn : Gauze vide son chargeur
La voix du privé s’anime, un rictus au coin des lèvres.
Le 18 octobre, Gauze pousse la porte du Can Louarn, où les tentacules de poulpe se mêlent aux murmures. Devant les micros, il balance : bilan éco-touristique 2025 du 66 “pas si mal” – 88,3 % d’occupation en août (+2,7 % vs 2024), mais les restos morflent (-10-15 % de CA). L’IA ? Il cite Adamentis au Boulou et LESTAC AI, qui bossent des serveurs souverains, éco-friendly, lancés en avril (échos sur LinkedIn CCI, 15 oct.). Le congrès UMIH, 24-27 novembre à Perpignan ? Un gros coup : 700-1000 pros de l’hôtellerie-resto, en pleine Noël, pour causer “hospitalité, trait d’union des territoires”. Localement, ça remplit les hôtels ; nationalement, ça pousse des aides contre sécheresse et inflation. Avec Brice Sannac (UMIH 66), Gauze joue un as, mais la crise rôde. Le vin ? Il lâche que ça saigne dur, emplois et export en danger. Un post Insta de l’UMIH 66 (20 oct.) tease le congrès, mais Gauze, lui, reste en coulisses, sans trace perso sur les réseaux. Sources : L’Indépendant (bilan estival, 4 septembre 2025 ; congrès UMIH, 5 novembre 2024, annonces octobre 2025) ; L’Hôtellerie Restauration (programme congrès, juin 2025) ; L’Indépendant (IA locale, 15 avril 2025, mises à jour octobre) ; Instagram @UMIH66
(20 oct.).
4. La filière vin : Gauze dans le rouge
Le privé baisse le ton, l’air grave.
Les vignes catalanes crachent du sang : récolte divisée par quatre en vingt ans, vignes à moitié arrachées, prix en vrille – taxes US, surproduction, soif mondiale en berne. Vendanges 2025 ? Un carnage, avec arrachages massifs et manifs en Occitanie. Sur X, la Coordination Rurale (@coordinationrur
, 17 oct.) réclame des prix plancher et stop aux bulldozers. Sur LinkedIn, des vignerons locaux pleurent (posts filière vin, 19 oct.). Au Can Louarn, Gauze admet que l’agriculture, surtout le vin, est un poignard dans le 66. La CCI pousse irrigation, restructuration, mais son silence ailleurs – pas de post perso, pas d’Insta, rien – pèse lourd. Il négocie peut-être dans l’ombre, ou regarde les vignerons vider le calice. Dans ce polar, il est attendu au front, et ce mutisme sent le flingue chargé qu’il n’a pas tiré. Sources : L’Indépendant (vendanges 2025, octobre) ; Chambre d’Agriculture P-O (restructuration vignoble, octobre 2025) ; Post X @coordinationrur
(17 oct.) ; Vitisphere (crise vinicole, 20 oct. 2025) ; LinkedIn vignerons locaux (19 oct.) ; Écho Can Louarn via presse locale.
5. Rivesaltes 2026 : Gauze, l’ombre sur la liste
Le privé ricane, un œil sur la rue.
À Rivesaltes, son fief, Gauze joue les ombres pour 2026. Pas tête d’affiche – il l’a juré (L’Indépendant, 17 juin) – mais un nom discret sur la liste d’Amélie Parraud, une équipe “jeune, dynamique, respectueuse du passé” (Ouillade.eu, 26 juillet). Après 42 ans de Bascou, c’est un changement de décor : propreté, sécurité, économie. Le RN de Julien Potel rôde. Gauze, adjoint et VP de Perpignan Méditerranée Métropole, mise sur l’influence sans se griller. Rien sur X, Insta, ou LinkedIn là-dessus – juste des murmures dans la presse. Un coup malin, ou un pas dans le vide ? Sources : L’Indépendant (non-candidature, 17 juin 2025) ; Ouillade.eu (liste Parraud, 26 juillet 2025) ; L’Indépendant (RN, 30 janvier 2025).
6. Flashback : Agro et IA, un coup dans la brume
La voix du privé s’échauffe, un éclat dans l’œil.
Début octobre, Gauze claquait les portes à Fruit Attraction Madrid, vantant l’agro catalan (LinkedIn @LaurentGauze
, 1er oct.). Avec Cyril Vanroye, DG depuis mars 2024, son équipe a du coffre. L’IA ? Il soutient LESTAC et Adamentis, tech locale depuis avril. Mais ces quinzaines, il replonge dans le noir : rien sur X, Insta, ou LinkedIn perso. Un privé qui frappe et s’évanouit, laissant des questions sur le pavé. Sources : LinkedIn @LaurentGauze
(1er octobre 2025) ; Site CCI 66 (DG, octobre 2025) ; L’Indépendant (LESTAC AI, 15 avril 2025).
Épilogue : Gauze, pas privé de tempête
Le privé écrase sa clope, la voix s’éteint.
Octobre 2025, et Gauze sort du Can Louarn comme un privé qui a vidé son chargeur : bilan touristique qui tient, IA qui pousse, UMIH qui peut secouer Perpignan, vin qui saigne, Rivesaltes où il se fait discret. Il brille – Clef Verte, Madrid – mais replonge vite dans l’ombre : budget CCI en péril, vignes à l’agonie, réseaux muets. Un leader qui joue en douce, ou un type qui loupe le train ? Dans ce polar catalan, il tient le flingue, mais les balles fusent. Surveille le site CCI, le congrès UMIH, les vendanges, les murmures de Rivesaltes. Un signe, et je replonge dans les ruelles – vin, IA, politique, choisis ton poison. Note : 6h18 CDT, 24 octobre 2025.
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Perpignan : Leblogabonnel des livres, de la culture et un manuscrit sur Louis Aliot
JPierre Bonnel était au direct Au Cochon Hardi écrivain, bloguer , animateur culturel du cercle #walterbenjamin ... Nous avons parler de la disparition de la section Walter Benjamin à la Médiathèque 66 d'Argeles sur mer au profit des mangas...Et de son manuscrit reprise de ses articles consacacrés au régne de Louis Aliot à la maire de Perpignan....
Jean-Pierre Bonnel, le Figaro catalan : plume rebelle entre exils oubliés et pamphlets perpignanaisPar un observateur des rivages, nonobstant les marées politiques et les rayonnages rétrécisAh ! Messieurs les maires et les directrices de médiathèques, que n'avez-vous point fait de nos bastions de l'esprit en Catalogne ? Jean-Pierre Bonnel, ce professeur de lettres converti en blogueur aux accents de Don Quichotte, animateur culturel infatigable du Cercle Walter Benjamin, ose défier les vents contraires. Ancien enseignant des lycées du Roussillon, né en 1951 et rompu aux lettres modernes, il a troqué les amphithéâtres pour les plumes acérées : essais sur Matisse et Antonio Machado, biographies inspirées de Walter Benjamin, romans d'amour et carnets de voyages catalans, sans oublier Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan (coécrit avec Paul Gérard, éd. Trabucaire, 2016), où il ressuscite les utopies des années 1970-2000. Son "Blog à Bonnel", ce recueil virtuel de chroniques où se mêlent critiques d'art, débats poétiques et piques locales, est devenu depuis 2013 un phare dans la nuit perpignanaise – un espace dédié aux lettres catalanes, à Collioure et à Banyuls, où l'on cause autant de Matisse que de Machado, et où la culture roussillonnaise respire l'air salin de la Méditerranée.
leblogabonnel.over-blog.com +1
Mais hélas ! Son parcours, jalonné d'engagements et de controverses, l'a vu naviguer entre hommages aux exilés et tempêtes politiques, jusqu'à ce manuscrit en gestation – une reprise impitoyable de ses articles sur le "règne" de Louis Aliot, maire RN de Perpignan depuis 2020.C'est en 2015 que Bonnel fonde l'Association Walter Benjamin sans Frontières, à Banyuls-sur-Mer, pour honorer ce philosophe juif allemand, fuyant le nazisme et mort en 1940 à Portbou, non loin de nos côtes catalanes. Critiques des ruines capitalistes, méditations sur l'exil et fulgurances artistiques : Benjamin y trône en maître, et Bonnel en est le gardien zélé. Conférences à Banyuls, prix littéraire éponyme depuis 2017 – décerné en 2025 à Quitter Berlin de Gershom Scholem –, partenariats avec les médiathèques : tout semble idyllique.
Pourtant, en 2020, la polémique éclate. Lors des municipales de Perpignan, Bonnel, candidat surprise sur une liste sans étiquette pour briser "l'omerta" entre élus et citoyens, flirte avec l'ambiguïté : sur son blog, il loue – un brin complaisamment, diront les puristes – le programme culturel de Louis Aliot, et soutient André Bonet, figure littéraire placée troisième sur la liste RN.
Dix jurés sur onze démissionnent du prix Benjamin, outrés que l'ombre d'un exilé antifasciste frôle les ambitions d'un frontiste reconverti. Bonet, ami fidèle et président du Centre Méditerranéen de Littérature, claque la porte ; Bonnel, isolé, admet son "erreur" ambiguë : "Le rejet de l’étranger n’est plus dans le programme RN et dans la tête de Louis Aliot."
france3-regions.franceinfo.fr
Une farce cruelle, où la mémoire juive se heurte aux slogans électoraux. Et Perpignan ? Jadis carrefour des exils républicains, elle voit aujourd'hui Aliot inaugurer une esplanade Pierre Sergent (fondateur de l'OAS), subventionner la mémoire de l'Algérie française, et menacer de débaptiser la rue de l'Abbé Pierre( désormais avenue Jean-Paul 2). l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr
Bonnel, dans ses chroniques, y dénonce un "déclin des intellectuels face aux réseaux sociaux", une ville où l'art étouffe sous les uniformes scolaires et les projets avortés comme un "Puy du Fou catalan".
leblogabonnel.over-blog.com
Mais c'est à Argelès-sur-Mer, non point à Perpignan, que le scandale culturel culmine. Lors d'un direct animé par Nicolas Caudeville au Cochon Hardi – cette auberge perpignanaise où l'on dissèque autant les saucisses que les maux publics –, Bonnel déplore la disparition de la section Walter Benjamin à la Médiathèque Jean Ferrat, rue du 14 Juillet. Fondée en partenariat avec son association en 2018, sous la houlette de la coordinatrice Hélène Blanquer et de la directrice du réseau Maryse Parra, cette enclave philosophique – ouvrages sur l'exil, la mémoire et les passages benjaminiennes – fut sacrifiée au profit des mangas et comics, ces bulles nippones qui captivent la jeunesse mais effacent les graves méditations.
cc-acvi.com +2
Faut-il y voir la marque d'une politique "pédagogique" qui privilégie l'éphémère au profond ? La médiathèque, bastion du réseau départemental des Pyrénées-Orientales, vante désormais ses espaces presse, romans et multimédias, muette sur cette "disparition" benjaminienne.
argeles-sur-mer.co.uk
Symbole funeste : Argelès, terre d'accueil brutale de ses camps les pieds dans l'eau, pour les Républicains espagnols en 1939, troque l'héritage d'un exilé contre des héros masqués. Bonnel, tel un Figaro en colère, y voit la trahison d'une Catalogne "cultivée, résistante, gauchiste", et en fait le pivot de son manuscrit – ce recueil d'articles sur le règne d'Aliot, où Perpignan ploie sous budgets amputés (malgré les largesses à l'USAP) et expositions photo instrumentalisant la mémoire juive.
leblogabonnel.over-blog.com +1
Sur les réseaux, les échos affluent : Bonnel persiste, de LinkedIn à Facebook, à animer débats et polémiques, défendant une Perpignan oxygénée par l'esprit libertaire contre les ombres RN.
Candidat en 2020 pour alerter sur la "ville en sursis", il fut égratigné par Jean-Marc Pujol lui-même, qui l'apostropha en librairie Torcatis pour un billet sur "rumeurs et vérités".
l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr
Aujourd'hui, à 74 ans, Bonnel contre-attaque : son manuscrit, écho à 365 jours avec J.M. Pujol (2018), se veut un miroir tendu à Aliot, cinq ans après sa victoire à 54 % face à Pujol. Et la culture ? Elle prend l'air, mais étouffe sous les slogans.
Que conclure, si ce n'est que la comédie est roussillonnaise ? Bonnel, ce passeur d'idées entre Banyuls et Perpignan, risque de n'être plus que l'ombre de ses combats, où mangas et manuscrits se disputent les derniers exils. Messieurs les Aliot et Parra, daignez-vous réconcilier la plume et le rayonnage ? Car, comme le susurrait notre cher Figaro : "Si vous ne me cherchez pas, je vous aurai bien cherché !" Et la mémoire benjaminienne, hélas, en paie déjà le scot.
Jean-pierre Bonnel était en direct pour l'archipel contre attaque pour présenter son dernier livre "Le mythe méditerranéen de La Lidia de Cadaqués (avec Dali, Lorca, Josep Pla, d'Ors) " sur le...
Le maire de Perpignan Jean-Marc Pujol se comporte de bien étrange manière en ce moment .Le problème c'est que cela se déroule en public. Déjà au dernier conseil municipal répondant aux FN Lo...
Ecrivain prolifique et polémiste, Jean-Pierre Bonnel participe à notre site et possède son propre blog http://leblogabonnel.over-blog.com/. Là, il sort un carnet de voyage et un roman d'amour: ...
"Vous avez la mémoire courte!" "Nicolas, tu sais ce qu'il y a de bien avec les arrivistes ? Non, Jacques...Et bien, ils arrivent !" Jacques Queralt Si Jacques Quéralt m'était conté ! Ce matin-l...
"Qui sait si l'homme n'est pas un repris de justice divine ? Regardez la vie de près. Elle est ainsi faite qu'on y sent partout de la punition."
Les Misérables (1862) de Victor Hugo
Flora Rojel, l’ombre bienveillante d’Au Cœur de l’Humanité 66
Ô Perpignan, cité aux remparts catalans où le vent du sud charrie les espoirs et les désillusions ! Dans les veines de cette terre, où les ombres des déshérités s’allongent comme des croix sur les pavés incandescents, une voix s’élève, non point pour commander, mais pour soulager ; non pour forger des empires, mais pour panser les plaies de l’âme. Flora Rojel, humble sentinelle de la charité, préside aux destinées d’Au Cœur de l’Humanité 66, cette fragile nef lancée sur les mers tumultueuses de la misère. Née non de sa main seule, mais d’un legs fraternel – un passage de relais, tel un flambeau transmis dans la nuit, d’Atome de Bienfaisance à cette œuvre nouvelle –, l’association s’épanouit depuis l’an 2019 sous son égide vigilante, comme un arbre greffé sur une racine plus ancienne, où la compassion des aînés trouve écho dans le dévouement des successeurs.
Et voyez-la, cette Flora, telle une Cosette des temps modernes, non point orpheline des affections humaines, mais mère adoptive des parias ! Elle n’a point fondé l’arche de cette communauté ; non, d’autres âmes l’ont conçue dans le creuset de la détresse, mais elle en est l’âme vive, la main tendue qui guide les errants. Chaque samedi, sous le ciel implacable des Pyrénées-Orientales, elle orchestre la danse des secours : une quarantaine de repas, ces humbles offrandes de salades complètes – riz gonflé d’espérance, protéines pour ranimer les forces, légumes comme autant de promesses de terre fertile – sont distribués aux deux cents âmes sans toit qui hantent les recoins de la ville. Fruits de dons pieux, ces dons affluent vers le local, où les bénévoles, unis en une chaîne d’amour, préparent ces festins avec la ferveur d’un prêtre à l’autel.
Mais hélas ! Le sort, ce geôlier impitoyable, a jeté sur Perpignan un voile plus sombre encore. Comme dans ces récits où les misérables fuient les fers du nord pour les illusions du midi, Flora Rojel surgit dans les limbes du réel, éclairée par le regard impitoyable du cinéaste Bertrand Schmit. Dans son œuvre poignante, Un aller simple pour Perpignan, ce tableau vivant de l’exil intérieur, où jeunes âmes tourmentées – Lohnny le Normand, marqué par les geôles et l’abandon, ou Johnny le rêveur éphémère – descendent du train avec pour seul bagage un billet d’espérance, Flora apparaît tel un phare dans la tempête. Suivis une année durant par la caméra de Schmit, ces pèlerins de la précarité croisent son chemin : elle, la présidente au cœur ardent, offre non seulement le pain quotidien, mais l’écoute, le conseil, le geste qui dit « tu n’es point seul ». Le film, ce miroir cruel tendu à la société, dépeint Perpignan non comme un éden sudiste, mais comme un labyrinthe de doutes, où les projets s’effritent et les échecs rongent l’âme. Pourtant, au milieu de ces ombres, Flora Rojel est là, indomptable, reliant les exclus aux rares refuges – missions locales, formations éphémères –, rappelant que même dans l’échec, l’humanité persiste.
Au-delà des distributions, son labeur est une maraude incessante, une quête nocturne où les rues deviennent confessionnaux. Elle tisse des trocs vestimentaires, où les hardes usées renaissent en armures contre la honte ; elle forge des alliances avec d’autres gardiens du seuil, comme Mokhtaria Benamer du Secours Catholique, pour que la solidarité soit non une goutte, mais un fleuve. Et lorsque l’été, ce despote assoiffé, exhale sa fournaise, Flora lance l’appel aux boissons salvatrices, car elle sait que l’eau, en ces jours de feu, est le sang même de la vie. Au Cœur de l’Humanité 66, sous son souffle, n’est point une machine froide, mais un cri choral : pour les sans-papiers, les minorités, les aînés oubliés, les enfants des ruelles sombres. Sur la page Facebook où huit mille âmes veillent, ou via HelloAsso où les offrandes affluent, elle convie le monde à cette rédemption collective.
Ainsi, dans le sillage de Schmit, qui a capturé l’essence de ces allers simples vers l’abîme, Flora Rojel incarne l’antithèse hugolienne : non la chute, mais la main qui retient ; non la création solitaire, mais l’héritage magnifié. Elle, qui n’a point forgé l’association de ses propres mains, en est néanmoins l’incarnation, le battement de cœur qui la fait vivre. Ô Perpignan des misères voilées, que ton ciel s’ouvre enfin à ces lueurs ! Car tant que des âmes comme la sienne veillent, l’humanité, ce trésor volé, trouve refuge au cœur des plus démunis.
Dans Les Contemplations, livre IV ("Pauca Meae"), Victor Hugo exprime souvent un dialogue intime avec sa fille , Léopoldine, où l'attente et la connexion spirituelle sont implicites. Par exemple, dans le poème "Demain, dès l'aube..." (1856), il écrit :
"Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
Je vais par la forêt, je vais par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps."
Matinée Gourmande — Balade et petit-déjeuner
Rejoignez-nous pour une Matinée Gourmande à Terrats!
Départ: 8h00 depuis Terrats
Balade: 4 km promenade nature Tarif: 18€ par personne Réservation obligatoire
Informations pratiques:
Rendez-vous devant la cave de Terrats Prévoir chaussures de marche
Réseravtion obligatoire
sur notre site internet https://www.terrassous.com/.../matinee-gourmande-terrassous/
Nous avons hâte de partager cette matinée gourmande en plein air avec vous !
Une Matinée avec les Ombres de Terrassous
À la manière d'Hugo Pratt Par une aube tardive d'octobre, quand le soleil s’accroche aux vignes comme un amant qui retarde son départ, je pousse la porte du Can Louarn, un coin de Perpignan où les murs de pierre exhalent des parfums de thym brûlé et de vin vieilli. Ce n’est pas un bouge crasseux, non, mais un repaire de bon aloi, propre comme un pont de voilier bien tenu, avec ses tables recouvertes de nappes colorées et rayées de bande . Moi, Robert, qui fréquente aussi bien les palais dorés que ces antres où l’âme du monde s’attarde, je m’y sens chez moi. Face à moi, Albe Chassagnac, chargée de communication des Vignerons de Terrassous, une femme dont la prestance pourrait faire taire un équipage de corsaires. Chemise légérement froissée, comme la filière vinicole par "la loi Évin", elle a ce regard sagace, comme si elle voyait, au-delà des ruelles, les échos d’un galion en forme de comporte chargé de raisins. Elle commande un café noir – « sans sucre, pour l’amertume » – et me parle d’une Matinée Gourmande, une invitation à fouler les terres de Terrats, dès 8h, pour une errance qui réveille le corps et l’âme.
Terrassous, l’île des indomptés
Terrassous, ce n’est pas seulement un nom qui roule sur la langue comme une vague sur un rivage catalan. C’est une cave, une confrérie de 80 familles, des loups de terre qui défient les gelées assassines et les orages griffant les ceps comme des lames. « On n’est pas des marchands de bouteilles, Bob, » lance Albe, son sourire tranchant comme un coutelas. « On est des gardiens, des femmes et des hommes qui luttent pour que la terre parle encore. »
La Matinée Gourmande, c’est leur pavillon hissé : une marche de 4 km à travers les vignes et les sentiers de Terrats, suivie d’un festin qui sent le Roussillon, le tout pour 18 euros – une pièce d’argent pour une traversée qui vaut des trésors.
Une errance dans l’âme des vignes
Le rendez-vous est à 8h, devant la cave de Terrats. « Mets des bottes, marin, pas ces souliers de salon qui s’effritent dans la boue, » avertit Albe, son rire tintinnabulant faisant frémir la table du Can Louarn. Cette balade n’est pas pour les âmes fades en quête de gravures pour leurs carnets de voyage. C’est une plongée dans un monde de schiste et de Tramuntana, où les vignes murmurent des secrets romains, où les oliviers tordus dansent une sarabande païenne. L’air charrie le thym sauvage, la pulpe sucrée des figues, la morsure du genévrier. Les pas crissent sur les cailloux, les abeilles chantent une poésie en colère. « On s’arrête, on froisse une feuille de laurier, on hume l’humus, » dit Albe, traçant des routes invisibles sur la nappe. « La terre rouge, c’est elle qui donne au vin son sang. » Et le vin, parlons-en. Le blanc de Terrassous, vif comme une lame d’écume sur une mer d’huile. Le rouge, lourd comme une ancre de caraque. Le muscat, chargé de pêches mûres, comme un butin rapporté d’une île perdue. Albe, avec sa prestance qui fait plier les regards, en parle comme une capitaine évoque ses tempêtes : une tendresse qui cache des griffes.
Un festin comme un pacte
Au bout du sentier – ou à mi-chemin, selon le caprice du jour –, un petit-déjeuner attend, opulent comme un trésor de flibustier. « Du pain qui craque comme une coque sous la vague, des fromages des tommes des Pyrénées qui glissent comme une source, des charcuteries "d'aqui", » murmure Albe, ses yeux mi-clos brillant comme des étoiles sur une mer calme. Des confitures pillées dans les vergers voisins (enfin presque, licence poétique oblige), des œufs pochés dans le vin rouge pour les audacieux, et ce pain bis qui boit les sucs comme une éponge. Au centre, les vins de Terrassous, liant les saveurs comme un serment scellé sous les amandiers. « On rit, on boit, on oublie les chaînes du monde, » dit-elle, son port altier rappelant qu’elle n’est pas seulement la voix de Terrassous, mais une des feuiles de son âme.
Un appel à l’aventure
La Matinée Gourmande, ce n’est pas une aubaine pour les marchands de songes. C’est un cri du ventre, un défi à saisir ce que la terre donne sans compter. Réservez votre place sur leur site – – car les places, comme les bonnes bouteilles, s’évanouissent vite. « À Terrassous, on est une meute, » dit Albe, son regard planté dans le mien, avec cette puissance qui fait d’elle une figure qu’on n’oublie pas. « Des familles ancrées depuis que les Romains taillaient des amphores. Seuls, on chavire ; ensemble, on tient comme un mât dans la tempête. » Alors, enfile tes bottes, Robert, toi qui sais naviguer des palais aux bouges sans perdre ton cap, et viens marcher sur les terres de Terrats. Tu repartiras avec de la poussière rouge aux semelles, le palais hanté par des vins qui parlent, et l’âme légère comme après une nuit sous les étoiles. Les Vignerons de Terrassous, t’attendent pour partager cette aube où le pain et le vin rappellent qu’on est taillé dans la même argile que les vignes. À la santé de Terrats, et à ceux qui savent encore naviguer la vie.
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Portrait de Dalmau de Queralt, Comte de Santa Coloma, par un Observateur des Cours et des Hommes
Si l’on devait peindre en quelques traits vifs et mordants, à la manière de Saint-Simon, le caractère et la destinée de Dalmau de Queralt i de Codina, second comte de Santa Coloma et vice-roi de Catalogne, il faudrait mêler l’éclat d’une noblesse ancienne à l’ombre d’une fidélité mal récompensée, tout en soulignant la tragédie d’un homme pris dans les tourbillons d’une époque de fer et de révolte. Car Dalmau, né en l’an 1593 sous le ciel de Barcelone, fut à la fois un astre de la cour madrilène et une victime des passions catalanes, broyé par l’implacable machine des ambitions royales et des fureurs populaires.
Fils de Pere de Queralt, premier comte de Santa Coloma, et de Maria Codina, Dalmau hérita jeune, à peine sorti de l’enfance, des titres et des charges qui firent de lui un grand d’Espagne, mais aussi un pion sur l’échiquier de Philippe IV.
Sa naissance, le 17 septembre 1593, dans une maison illustre, le destinait à briller ; pourtant, son éclat fut terni par une fidélité aveugle à un roi distant et à son favori, le comte-duc d’Olivares, cet homme d’une morgue insupportable, dont les projets absolutistes allumèrent l’incendie où Dalmau devait périr.Dès 1612, à l’âge tendre de dix-neuf ans, il succéda à son père, sa mère ayant renoncé à ses droits en sa faveur, comme si elle pressentait que son fils, par sa droiture, serait plus apte à porter le fardeau des honneurs. Cette même année, il épousa, par procuration, Joana d’Alagó i Requesens, une Sarde de cinq ans son aînée, qu’il n’avait jamais vue avant que le contrat ne les liât. Ce mariage, arrangé avec la froideur des alliances nobiliaires, donna néanmoins deux enfants : Dalmau IV, qui perpétua le nom, et Maria Lluïsa, qui choisit le voile des monjas au monastère de Jonqueres. Ce fut là tout ce que Dalmau laissa de tangible, car son ambition et son zèle pour la couronne d’Espagne ne lui attirèrent que périls et disgrâces.
Homme de guerre et de conseil, Dalmau ne manquait ni de courage ni de talent. En 1630, il servit dans les armées du roi en Italie, montrant une bravoure qui aurait pu lui valoir la gloire si elle n’avait été éclipsée par les intrigues de la cour. En 1637, il refusa l’ambassade à Venise, choix qui dénote soit une prudence rare, soit une répugnance à s’éloigner des affaires catalanes, où il flairait peut-être déjà les orages à venir. Car, nommé vice-roi de Catalogne en 1638, il se trouva jeté dans une fournaise : celle d’une province fière, jalouse de ses privilèges, et exaspérée par les exigences de Madrid, qui, sous l’égide d’Olivares, voulait plier les Catalans à l’effort de guerre contre la France.Dalmau, en sa qualité de vice-roi, tenta de naviguer entre l’obéissance au roi et les murmures de son peuple. Il organisa l’armée catalane pour reprendre le château de Salses aux Français, exploit qu’il accomplit en 1639 avec une rigueur militaire que nul ne pouvait contester.
Mais sa loyauté envers Philippe IV, qu’il servait avec une droiture presque naïve, le rendit odieux aux yeux des siens. Il fit arrêter Pau Claris, président de la Generalitat, et Francesc de Tamarit, figures de proue de la résistance catalane, croyant ainsi mater les velléités de révolte. Vaine illusion ! Ces actes, loin d’éteindre le feu, l’attisèrent. Les Catalans, las des tercios castillans qui dévastaient leurs terres, voyaient en Dalmau non un compatriote, mais un valet de Madrid, un traître à la cause de la Catalogne.Le 7 juin 1640, jour funeste du Corpus de Sang, la foule barcelonaise, enflammée par la misère et la colère, se rua sur lui lors de la procession du Corpus Christi. Dalmau, qui avait cru pouvoir apaiser les esprits par sa présence, fut saisi, traîné, et massacré sans pitié par des mains qu’il avait peut-être, en d’autres temps, saluées.
Son sang, répandu sur les pavés, fut le signal de la grande révolte des Segadors, qui embrasa la Catalogne et fit trembler le trône de Philippe IV. Ainsi périt Dalmau, à quarante-six ans, non pas sous les coups d’un ennemi étranger, mais sous ceux de son propre peuple, qu’il avait servi avec une loyauté maladroite.Que dire de cet homme, sinon qu’il fut un jouet des circonstances ? Dalmau de Queralt n’était ni un génie ni un scélérat. Il avait l’étoffe des grands serviteurs, mais manquait de cette souplesse qui fait les survivants. Sa fidélité à la couronne, admirable en d’autres temps, fut sa perte dans une Catalogne où l’amour de la liberté l’emportait sur l’obéissance. Saint-Simon, s’il avait connu ce destin, aurait sans doute raillé son zèle mal placé, tout en louant, peut-être, la droiture d’un homme qui, jusqu’à son dernier souffle, crut en l’honneur de servir son roi. Mais l’histoire, impitoyable, ne retint de lui qu’un nom : celui d’un martyr de l’absolutisme, dont la chute annonça la tempête.
Catalunya, comtat gran - Els Segadors versió antiga amb Rafael Subirachs a Canet 1976 Rafael Subirachs i Vila interpreta la versió popular de l'himne nacional català, "Catalunya, comtat gran" segons va documentar Milà i Fontanals a "Romancerillo Catalán" (1882) i Francesc Alió al recull "Cançons populars catalanes" (1892). Es una versió força diferent del text que tots coneixem actualment de "Els Segadors", escrit per Emili Guanyavents l'any 1899.
"Vous avez la mémoire courte!" "Nicolas, tu sais ce qu'il y a de bien avec les arrivistes ? Non, Jacques...Et bien, ils arrivent !" Jacques Queralt Si Jacques Quéralt m'était conté ! Ce matin-l...
Chronique du Jumelage de Perpignan et Palma de Majorque, à la manière de Saint-Simon En l'an de grâce 2024, le quatrième jour de septembre, la ville de Perpignan, jadis capitale continentale du...
" Som catalans i volem viure com a catalans. " (" Nous sommes catalans et nous voulons vivre en catalans. ") " Catalunya Nord és terra catalana, i la nostra llengua és la clau de la nostra ...
"Nicolas, tu sais ce qu'il y a de bien avec les arrivistes ? Non, Jacques...Et bien, ils arrivent !"
Jacques Queralt
Si Jacques Quéralt m’était conté !
Ce matin-là, chez Richard Meier, imaginez une scène digne d’un théâtre intime : Angels Falquès, Pierre Parcé et Alain Pottier, sous l’œil malicieux de Nicolas Caudeville, l’interviewer de L’Archipel contre-attaque, évoquent un certain Jacques Quéralt, alias Met Barran.
Oh, quel personnage ! Né en 1941 à Barran, dans ce Gers où les vents gascons murmurent des secrets d’exil, il était le fruit de la Retirada, ce drame où ses parents, fuyards de l’Espagne franquiste, semèrent en lui une âme de passeur. Ce matin-là, on l’a couronné citoyen d’honneur d’une émission fantasmée, président libre d’un cénacle où sa verve continuait de pétiller. Et, grâce à Clara (merci, ma chère !), le montage s’est paré de photos et d’enregistrements de Jacques, son portrait géant trônant comme un roi, sa voix résonnant comme un écho éternel.Jacques Quéralt, ou plutôt Met Barran – Jaumet pour les amis, Barran pour ses racines – était un saltamarges, un de ces acrobates de l’esprit qui sautent les frontières comme on saute un ruisseau. Poète, journaliste, professeur des Beaux-Arts, critique d’art, il ne choisissait pas une route : il les empruntait toutes, les tissant avec l’élégance d’un couturier.
À L’Indépendant de Perpignan, où il régna trente ans, il capturait l’âme catalane avec la précision d’un horloger. À l’École des Beaux-Arts, il secouait ses élèves comme des pruniers, faisant tomber leurs certitudes pour faire pousser la curiosité. Ses poèmes, en français ou en catalan, tels Paisatge interior d’un tic-tic saltamarges, étaient des cris joyeux : « La poésie, mes amis, c’est un pont jeté entre le silence et l’éternité ! » disait-il, ou du moins, il l’aurait dit avec ce panache.
Passeur d’idées, il ressuscitait des oubliés – Joan Lluís Vives, Sasha Stone – et s’amourachait du compositeur perpignanais François Fossa comme d’un vieille maîtresse retrouvée. Dans Camps du mépris, avec René Grando et Xavier Febrès, il fouillait l’exil républicain de 1939, cette mémoire qui coulait dans ses veines. Sur son blog, signé Met Barran, il lançait des traits d’esprit comme des flèches : « L’art, c’est une fenêtre ouverte au souffle de l’autre ! » clamait-il, ou peu s’en faut. Érudit autodidacte, généreux comme un banquet, il était de ceux qui donnent sans compter.
Ce matin-là, sous la baguette de Caudeville, les mots valsaient, libres, mais hantés par l’ombre rieuse de Jacques. Il était là, dans un silence, un éclat de rire, exigeant mais humble, brillant mais discret, toujours en chasse d’un ailleurs à saisir. La Catalogne artistique, son grand amour, porte encore sa marque, non pas gravée dans la pierre, mais vive, dans l’élan de ceux qu’il a touchés. Adiu, Mestre, toi qui faisais danser les frontières ! Si Jacques Quéralt m’était conté, je dirais qu’il fut un homme de théâtre, jouant tous les rôles, mais toujours avec cœur.
Jacques Quéralt en bleu avec son écharpe, à coté de son ami Jean Casagran à la librairie Torcatis pour la présentation du livre de l'écrivain Henri lHéritier et l'artiste Claude Massé Né ...
Comme tant d'autres j'ai connu Jacques pendant de longues années ; nous nous sommes côtoyés lors d'expositions diverses, pendant Confrontation ou le colloque de l'Institut Jean Vigo, où il offi...
Collaboration au travail discographique Gerard Meloux et Paola Maureso link On ne vous le dira peut-être pas mais parmi les excellentes raisons qu'il y a à se procurer le dernier album du chanteu...
“L'homme génétique nouveau pourra parler aux mouches.” Ben / Libération - A quoi pensez-vous ?
Avec pas mal de rencontre, Claude Viallat, Jean-Luc et Titi Parant, Gao Xinjian, Marcel Alocco,...
"On est confinés un mois de plus, et après de retour au charbon, pour engraisser toujours la même oie qu'on ne peut jamais bouffer après. Je suis amère, aussi amère que les bières que je dégomme avec un systématisme qui tient lui aussi de l'effort de guerre, celle perdue d'avance contre mon alcoolisme."
Le bureau des légendes
Après le bureau des légendes, l'urne des excuses ! Il faut que les citoyens anticipent le coup d'après...
Chers Perpignanais, chères Perpignanaises, l’heure est grave… ou plutôt, l’heure est à la rigolade !
Pour les municipales de 2026, finies les promesses de tramways qui n’arrivent jamais, d’emplois en pagaille ou de plages sans méduses. Cette fois-ci, les candidats doivent innover : exit les programmes utopiques, place aux programmes d’excuses ! Oui, vous avez bien lu. Les électeurs jugeront les candidats sur leur capacité à justifier, avec panache et créativité, pourquoi ils ne tiendront pas leurs engagements. Voici un aperçu des programmes d’excuses déjà en lice, pour une campagne qui s’annonce… savoureusement absurde.
Jean-Michel, vétéran des campagnes électorales, mise tout sur une excuse universelle : le réchauffement climatique. « Si je n’ai pas construit la piscine olympique promise, c’est à cause des vagues de chaleur ! Les ouvriers fondaient sur le chantier, et l’eau de la piscine s’évaporait avant même qu’on la remplisse. » Pour le tramway, il invoque des « tempêtes imprévues » qui auraient emporté les rails… à Canet-Plage. Son programme d’excuses inclut aussi un mea culpa poétique : « J’ai voulu planter 10 000 arbres, mais les cigales m’ont menacé de grève si je touchais à leur territoire. » Jean-Michel promet un spectacle d’excuses en direct sur la Place de la Victoire, avec chorale de grillons en fond sonore.Slogan : « C’est pas ma faute, c’est le soleil ! »
Mireille, experte en paperasse, a développé un programme d’excuses basé sur la bureaucratie. « Si le centre-ville n’est pas encore piéton, c’est parce que le formulaire B-52/3-bis n’a pas été validé par la sous-commission régionale des trottoirs. » Elle accuse aussi un « bug informatique » pour le retard du grand projet de Wi-Fi gratuit : « On a commandé les antennes, mais elles sont arrivées… en Andorre. » Mireille propose une hotline spéciale excuses, où les habitants pourront entendre des justifications préenregistrées en catalan, français et espéranto. Son programme inclut un atelier « Comment rédiger une excuse crédible en 10 étapes » pour les élus en herbe.Slogan : « Les dossiers sont en cours… d’égarement ! »
Candidat n°3 : Kevin "Kéké" Lopez – "L’Excuse Festive"
Kéké, le candidat des jeunes (et des moins jeunes qui aiment la fête), joue la carte de l’autodérision. « Si je n’ai pas construit la méga-salle de concert promise, c’est parce que j’ai passé trop de temps à organiser des apéros géants pour fédérer la population. » Pour justifier l’absence de nouvelles pistes cyclables, il explique : « J’ai voulu tester les vélos moi-même, mais j’ai fini dans une fontaine place Arago. » Son programme d’excuses comprend une tournée des bars pour présenter ses regrets, avec distribution gratuite de cargolade (sauf les escargots, budget oblige). Kéké promet aussi une application mobile, « Excuse-moi 66 », où chaque retard municipal sera justifié par une blague.Slogan : « On n’a pas tout fait, mais on a bien rigolé ! »
"Germaine, doyenne des candidates, mise sur l’émotion. « Si je n’ai pas rénové le Castillet, c’est pour préserver son charme d’antan. Trop de modernité, et il perdrait son âme ! » Pour le retard des transports publics, elle évoque « une grève surprise des pigeons voyageurs, essentiels à la coordination des bus ». Son programme d’excuses propose une série de conférences intitulées « C’était mieux avant… et ça le sera encore après ! », où elle racontera comment Perpignan était parfaite dans les années 70. Germaine offre aussi un calendrier 2026 avec des photos de Perpignan sous la neige (photoshopée) pour apaiser les électeurs déçus.Slogan : « Le passé excuse tout, le futur attendra ! »Pourquoi voter pour un programme d’excuses ?Parce que, soyons honnêtes, les promesses, c’est comme les sardanes : on tourne en rond et on finit essoufflé.
Avec un programme d’excuses, au moins, les candidats sont transparents : ils savent qu’ils ne feront rien, mais ils le font avec style ! Les électeurs pourront voter pour l’excuse la plus convaincante, la plus drôle ou la plus poétique. Une urne spéciale sera installée pour recueillir les « contre-excuses » des habitants, qui pourront proposer leurs propres justifications pour ne pas aller voter.Alors, Perpignanais, quel programme d’excuses vous séduit le plus ? Rendez-vous en 2026 pour élire le champion de la justification ! En attendant, si vous croisez un candidat, demandez-lui : « Et toi, c’est quoi ton excuse ? »Note : Cet article est purement fictif et humoristique. Toute ressemblance avec des candidats réels ou des excuses déjà entendues serait… une coïncidence hilarante.
" Les sociétés occidentales sont absolument décomposées. Il n'y a pas de vue d'ensemble qui permette de déterminer et d'appliquer une politique [...] Les sociétés occidentales ne sont pratiq...
"Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine...." Ouverture film "Starwars" Puisqu'on en est arrivée là, autant yaller à fond ! Sous le ciel brûlant de Perpignan, où le ...
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Moi, Robert Surcouf, corsaire de légende, pourrais presque sentir le vent salé de Port-Vendres en contemplant l’honneur rendu à l’histoire maritime par une fresque grandiose. En ce jour du 9 octobre 2025, dans cette ville des Pyrénées-Orientales, une œuvre d’art de 40 mètres de long et 2,5 mètres de haut, signée Marc Doury, a pris place sur le baladoir de la jetée. Si mes yeux de marin pouvaient encore voir, ils s’émerveilleraient devant cette création qui, tel un pavillon hissé fièrement, célèbre l’âme de la côte vermeille.Cette fresque, tout juste dévoilée, capte déjà les regards des badauds, comme un vaisseau attirant l’équipage.
Ses couleurs éclatantes et ses détails minutieux racontent l’épopée maritime de Port-Vendres : des pêcheurs d’antan, bravant les flots, aux navires modernes fendant l’écume, en passant par les paysages flamboyants de cette côte que j’aurais aimé sillonner. Elle est une ode à la mer, ma maîtresse d’autrefois, peinte avec la fougue d’un combat naval.Protégée par un vernis spécial, cette œuvre défie les assauts du sel, du vent et des embruns, comme un brick taillé pour les tempêtes. Mieux encore, elle est montée sur un ingénieux système de rails, permettant de la démonter chaque hiver, à l’abri des bourrasques, pour la préserver telle une précieuse cargaison.
Six mois par an, elle trônera sur la jetée, puis se retirera, fidèle à la prudence d’un marin aguerri.
Un promeneur, ému, a murmuré : « C’est une œuvre magnifique, elle donne à ce mur une allure de vaisseau amiral et charme encore plus la jetée. » Ces mots, je les fais miens, car cette fresque n’est pas qu’un ornement : elle est un phare, un repère pour les âmes de Port-Vendres, habitants comme voyageurs, invités à plonger dans l’histoire maritime à travers le pinceau inspiré de Marc Doury.Si j’étais encore de ce monde, je saluerais les agents municipaux qui, avec soin, ont arrimé cette fresque au baladoir, comme on hisse une voile avant le grand départ. Port-Vendres, par ce geste, hisse haut son pavillon patrimonial, et moi, Surcouf, je m’incline devant cette mer d’art et de mémoire.
L'archipel contre attaque était en direct pour la conférence de Gilbert Larguier sur la fondation de Port-Vendres au 18 iéme siècle par volonté royale et maçonnique du Duc de Mailly pour les ...
"Port Vendres, le retour des rails entre Le port et la gare: un pari à 5 millions En direct du Port de Port Vendres pour l'archipel contre attaque pour présenter sur la goélette de 1916 ...
la goélette "Miguel Caldente" de 1916, un ancien transbordeur d'oranges à Port-Vendres. La goélette "Miguel Caldente" a été construite en 1916 aux ïles Baléares (Majorque). Elle était initi...
Le territoire des Pyrénées-Orientales se situe entre mer et montagne, Mar i munt, mais depuis l'époque contemporaine, il se vit de moins en moins comme terre de mer, à part pour des activités ...