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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
"Tous les plaisirs, les arts de toute espèce,
La propreté, le goût, les ornements :
Tout honnête homme a de tels sentiments.
Il est bien doux pour mon cœur très immonde
De voir ici l'abondance à la ronde,
Mère des arts et des heureux travaux,
Nous apporter, de sa source féconde,
Et des besoins et des plaisirs nouveaux.
L'or de la terre et les trésors de l'onde,
Leurs habitants et les peuples de l'air,
Tout sert au luxe, aux plaisirs de ce monde.
Ȏ le bon temps que ce siècle de fer !
Le superflu, chose très nécessaire"
Ce n'est pas la presse, ni la concurrence électorale qui sera capable de faire un récit précis sur ce qu'il y a eu lieu à Perpignan durant les presque 6 ans de mandat de Louis Aliot. En fait, il s'agit de reprendre les promesses du candidat et de voir ce qu'a réalisé le maire, au-delà des discours...De toutes manières l'électeur est frappé de sénilité précoce: il a déjà tout oublié, ce qu'il n'avait pas commencé à retenir. Contrairement à la manière d'un individu de faire une première bonne impression, en politique ce sont les derniers souvenir que l'on doit imprimer, puisque la majorité minoritaire qui vote encore ne s'éclaire pas à la lampe de la raison, mais au tout à l'égo de ses ressentis !
Ainsi, la dernière ligne droite est plus importante: il faut soigner ses fêtes de fin d'année! Donc, un beau feu d'artifice final et un défilé de Noël pour faire rêver les enfants de 7 à 77 ans. Peu importe le prix pourvu qu'on en ait l’Everest (plus grand chose dans les caisses) . Oui, qui sait si demain nos enfants n'iront pas chercher leurs cadeaux sur le front de l'Est ?
Si l'actuel maire veut encore crécher à la loge, il faut mettre le paquet à Noël . C'est pour cela que pour la St Nicolas, la maire Noël s'est emballée façon défilé grosse pâtisserie à la Dysney traditions américaine oblige ! Ça n'a pas de prix des étoiles dans les yeux!
Il y a presque 3 ans que Louis Aliot est devenu maire RN sans étiquette de Perpignan, puis il a placé quatre députées en quarté gagnant, il a même fini par devenir conseillé départemental e...
"À tout mes loupés, mes ratés Mes vrais soleils Tout les chemins qui me sont Passés à côté À tout mes bateaux manqués Mes mauvais sommeils À tout ce que je n'ai pas été Aux mal entendus...
Après quarante ans d'enseignement en lycée, comme professeur agrégé de sciences sociales, et vingt ans de travail en formation initiale et continue des professeurs - ou des étudiants se destinant à l'enseignement-, je continue une fois retraité de me consacrer à l'activité de recherche en didactique de l'économie.
Mes études doctorales m'ont permis en effet de m'engager dans l'activité de recherche en économie dès les années 1980,avant ma participation à des équipes de recherche, en économie et sciences sociales d'abord, et en didactique de l'économie ensuite,
Ces dernières années je me suis orienté en particulier vers l'analyse de l'évolution des enseignements économiques en France et en Europe.
Mes recherches s'engagent à nouveau, aujourd'hui, dans le champ de la science régionale, dans lequel j'ai travaillé pour ma thèse et jusqu'aux années 1990. Avec mon collègue et ami Hervé Blanchard, de l'université de Perpignan, nous travaillons à renouveler l'étude de l'économie des Pyrénées Orientales, dans la perspective ouverte en 1993 par Henri Solans, dans son "Essai sur l'économie des Pyrénées Orientales". Il s'agit de chercher à confirmer que cette économie est toujours régie par une culture économique spécifique, qualifiée de "culture rentière".
Nous l'avons rencontré pour un direct "au cochon hardi" histoire parler des enjeux à coeur des municipales dans les PO, pas sa version "parade des dessins animés" parce qu'à l'Archipel contre attaque, nous vous devons plus que la lumière !
Un seul, peut-être deux, mais cela suffirait.
Un ours brun de 220 kilos, poil comme un tapis de salon jamais aspiré, qui aurait décidé que Perpignan valait mieux que la montagne. Il aurait vu les stories Instagram : les palmiers, les terrasses, les glaces à l’italienne. Il se serait dit « pourquoi pas ».Le 14 juillet dernier, à 6 h 17, un joggeur du Vernet aurait croisé l’animal qui ferait la queue au Carrefour City pour des Kinder Bueno. Le joggeur aurait filmé, posté, puis supprimé la vidéo par peur, mais trop tard : l’ours serait déjà devenu tendance.
Depuis, il squatterait les réseaux sous le pseudo @GrosNounours66
, 47 000 abonnés, stories quotidiennes : lui devant le Castillet, lui au McDo drive, lui qui ferait du paddle sur la Têt avec une casquette « Perpi c’est la vie ».Et pourtant, dans les programmes des municipales 2026, pas un mot. Cinq listes, six peut-être, bientôt sept si Caroline Forgues se décidait, et zéro mention d’ours.
La liste « Perpignan, changez d’air ! »
parlerait de pistes cyclables bio-sourcées et de cantine 100 % locale. L’ours, lui, aurait déjà bouffé trois vélos cargos place Rigaud et un composteur collectif entier.
Rien dans le programme.« Perpignan Autrement »
promettrait des budgets participatifs. Les habitants de Saint-Assiscle auraient voté à 94 % pour « un lance-roquettes anti-ours », mais la plateforme aurait mystérieusement buggé. Sujet classé « hors thème ».
Agnès Langevine voudrait « remettre l’humain au cœur de la ville ».
L’ours aurait pris l’invitation au premier degré : il dormirait sur le banc en face de la crèche des Cerdagne, ronflerait doucement, effraierait les poussettes. Les parents feraient des détours de 800 mètres. Langevine, interrogée, répondrait « on parlera faune sauvage après les élections ».
Bruno Nougayrède proposerait de « redonner de l’oxygène aux quartiers ».
L’ours aurait élu domicile square Bir-Hakeim, pisserait sur les massifs de lavande, chasserait les pigeons à mains nues. Les grand-mères ne tricoteraient plus. Elles prieraient.
Annabelle Brunet rêverait de « coconstruire la ville avec les citoyens ».
Les citoyens auraient déjà coconstruit une milice armée de fourches et de lampes frontales. La préfecture aurait dissous le groupe WhatsApp « Anti-Ours Saint-Jean » pour « incitation à la haine ursine ».
Même la liste catalaniste resterait muette.
On murmurerait que l’ours aurait été vu dansant la sardane place de la Loge à 3 h du matin, seul, une rose entre les dents. Personne n’aurait osé le déranger.
Et pendant ce temps, l’ours avancerait.
Il aurait déjà :
– dévoré le stock de tourons de la Maison Escudier,
– renversé 27 poubelles jaunes (il trierait, mais mal),
– fait fuir les influenceuses du haut de la rue des Augustins,
– laissé une empreinte de patte géante dans le béton frais du parvis de la gare (les élus parleraient d’« œuvre d’art brut » pour sauver la face).
Les experts de l’Office français de la biodiversité hausseraient les épaules : « Un ours en ville, c’est rarissime, mais pas impossible. Il suffirait qu’il suive l’odeur des frites. »
Mais les candidats continueraient leurs tracts comme si de rien n’était.
« Plus de crèches ! »
« Moins de narcotrafic ! »
« Des arbres partout ! »L’ours lirait tout ça, assis sur un banc, une canette de Desperados à la patte.
Il ricanerait. Il attendrait le second tour.
Car au second tour, il présenterait sa liste.
Nom de code : « Nounours 2026 – Une patte de fer dans un gant de poils ».
Slogan : « J’ai déjà la majorité absolue dans vos cauchemars. »Et là, enfin, on parlerait de lui.
Trop tard.
Pour aborder l'information du local au global, il faut s'extraire de la guerre des gaz (ou gases) psychologiques qui, nous font ne percevoir pas, pour ce qu'elle est, mais sa représentation par une
biographie Jordi Soler http://fr.wikipedia.org/wiki/Jordi_Soler Il est trois heures trente à la librairie Torcatis à Perpignan, lorsque Roger Coste le libraire revient de l'aéroport avec l'écri...
"C'est comme désamorcer une bombe dans une maison hantée construite sur un champ de mines avec des dizaines d'ours tout autour, et les ours ils sont armés de couteaux." Grey's Anatomy L'Invasion...
"Aller voir là-bas si vous y êtes avec des convictions mais sans certitudes.
Voir avec les yeux de l'autre.
Partager.
Interpréter le réel avec intelligence et émotion.
Préférer toujours la parole au discours.
Chercher les lignes de force et les brèches dans l'inaperçu, dans l'inattendu, dans le terrain toujours vague de l'immédiat, dans une voix, dans un regard, dans un doute, dans un événement minuscule ou dans le panneau où tout le monde fonce en même temps.
Et tant pis si c'était un leurre.
Tant pis si ce n'était que le clinquant de l'instantané.
Tant pis si nous n'avons fait que partager l'ébriété du présent.
Tant pis si l'Humanité n'était que ça ..."
Là-bas si j'y suis. Carnets de routes
Daniel Mermet
Daniel Mermet "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"festival du film social et ouvrier"
Daniel Mermet était en direct pour l'archipel contre attaque info au Clap Cine Carmaux pour présenter la seconde partie du documentaire "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis" https://www.youtube.com/watch?v=MGh5and21rk pour le festival du film social et ouvrier" : Carmaux, c'était là bas si j'y étais !
Daniel Mermet, mon pote Daniel
(paroles à chanter sur l’air de Tranche de vie ou Mamadou m’a dit, comme vous voulez)
Y’a un gars qu’est né aux Pavillons-sous-Bois
En quarante-deux, quand tout partait en bois
Huit mouflets dans l’appart, la mère au turbin
Le père à l’usine, et l’espoir au fond d’un verre de rouge bien trop fin Il a vu les flics cogner sur les Algériens
Place de la République, un soir d’octobre soixante et un
Il a porté des valises, il a planqué des frères
Et il s’est dit : « Faut jamais fermer sa gueule, jamais, jamais » Il a fait les Beaux-Arts, il dessinait des jouets
Des robes pour le magazine Elle, ça payait le loyer
Mais le théâtre l’a chopé, avec Lemoine et les copains
Ils ont fait Mortimer Baltimore, Avignon les a pris dans ses bras
Et puis pfft, plus un rond, rideau, on remballe les planches
On range les rêves dans un carton, direction France Culture, sans branche Il a fait causer les fous, les peintres sans école
Il a fait swinguer le jazz, trembler les ondes avec des histoires d’alcool
Chair de poule, Tendre est la nuit, il a même fait bander la radio
Les bigots écrivaient à la direction : « C’est la fin du monde, oh là là, oh là là ! » Et puis un jour d’été quatre-vingt-neuf
Il a pris le micro et il a dit : « Là-bas si j’y suis »
C’était plus une émission, c’était une barricade en direct
Avec le répondeur qui gueulait plus fort que tous les intellects Il est allé au Rwanda quand le monde regardait ailleurs
Il a trouvé Valentine dans un tas d’os et de pleurs
Il a pleuré dans le micro, il a pas eu honte
Et nous on pleurait avec lui, collés à la montre Sarajevo, la Tchétchénie, la Palestine en sang
Les usines qui ferment, les paysans qui se pendent
Les sans-papiers, les sans-dents, les sans-rien-du-tout
Il leur a filé le micro : « Allez, parle, c’est à toi, surtout » On l’a traité de rouge, de gaucho, de casse-burnes
De complotiste avant l’heure, de vieux con qui retourne
On a voulu le virer en deux mille quatorze
« Trop vieux, trop cher, trop chiant », qu’ils disaient dans les bureaux Mais Daniel, il a rigolé, il a repris son baluchon
Il a monté là-bas point org, avec les potes, sans patron
Vingt mille abonnés, un million d’écoutes par mois
Et toujours la même voix, rauque et douce à la fois : « Salut les jetables, salut les oubliés
On va pas se laisser faire, on va pas s’laisser bouffer
On est là, on est là, même si on n’est plus à l’antenne
On est là-bas si j’y suis… et putain, on y est encore, amen ! » Allez Daniel, vieux frère, vieux pirate au cœur gros
Continue de nous raconter le monde comme il va pas trop
T’es notre Béranger à nous, avec un micro au lieu d’la guitare
Et quand tu parleras plus, ben… on mettra l’répondeur en boucles, pour que ça dure encore.
En Bonus track, mais qui aura son quart d'heure wharolien à elle toute seule Pauline Richard sa distributrice des films des 2 Rives....
Pauline Richard, les films des 2 Rives au festival du film social et ouvrier de Carmaux
Les Films des 2 rives étaient en direct pour l'archipel contre attaque au festival du film social et ouvrier de Carmaux Clap Cine en la présence de Pauline avec les films de Pierre Carles sur les #FARCS https://www.youtube.com/watch?v=E2_oYK7OCoM et le deuxième tome du documentaire sur #Howardzin une histoire populaire des États-Unis de @Daniel Mermet
★ EN SALLES LE 11 DÉCEMBRE ★ www.farc-lefilm.com Documentaire France Durée: 2h22 Retour sur 50 ans de vie de la guérilla colombienne. Des femmes et des hommes, qui ont pris les armes dans un...
"Putain, j'avais un boulot en or ! Il faut que je fasse le con à vingt-sept ans et demi de la retraite, moi." Michael Kael contre la World News Company. https://www.youtube.com/watch?v=SbmJFAFkCTA...
Biographie https://www.premiere.fr/Star/Francois-Viette "François Viette est un acteur français. A 13 ans, il est sélectionné pour jouer dans la suite des aventures du célèbre cancre à rayur...
En direct pour l'Archipel contre attaque, Jean-François Kowalik maire socialiste et historien spécialiste de la mine, a promu un documentaire sur l'histoire de la mine dans Carmousin (Tarn 81) qui a
C'est un privilège que de voir un film en avant-première. Le festival de Carmaux du film "social et ouvrier" en est l'essence. Et la vision de tous ces films, dont la ligne éditoriale est rareme...
Le 11 iéme festival du film social et ouvrier a eu lieu le week-end dernier à Carmaux. La programmation était comme d'habitude passionnante, ce n'est pas le thème qui détermine et "le concernant" d'un sujet et le thème social et ouvrier concerne la majorité des Français et pourtant il apparaît peu dans les narratifs de presse...C'est une chance d'être invité à ce festival, qui permet de belles rencontres,excusez du peu : Benoît Delépine (les guignols, Groland...) ,le documentariste Pierre Carles ( "Pas vue, pas pris", "La sociologie est un sport de combat !" "Volem rien foutre à la pays"... , Daniel Mermet (sur France inter, puis le net la mythique émission "Là-bas, si j'y suis" qui a, entre autres, former un certain François Ruffin) , sans oublier la guest-star Belge, l'artiste et réalisateur (parfois perpignanais) Jan Bucquoy !
C'est le roman de chevalerie et ses preux de ma jeunesse anar, qui défilait devant moi. Et à laquelle je pouvais poser des questions sur le temps qui passe, et le temps qu'il fait...
Benoit, je le suivais depuis "Les Guignols de l'info" sur Canal, entre humour aussi noir que le café du matin et poésie lunaire ("Sur-piqûres oranges: Raimond Barre en Jean !") , puis vint "Groland" où notamment, il incarnait le journaliste international à la Dan Rather, le fameux Michael Kael (qui, je dois dire à beaucoup inspiré ma manière de pratiquer le journalisme et l'interview #décalageCulerunmouton...https://www.youtube.com/watch?v=e5HlLlTuOnQ) et ensuite les longs-métrages de Cinéma comme "Altra" le road-movie de 2 handicapés jusqu'en Finlande en chaises roulantes(où, Jan Bucquoy jouait un rôle).
À Carmaux, il venait présenter son film "Animal Totem" pour avant-première. C'est près d'une heure d'interview en 2 partie qu'il m'a accordé ! Elle commence par un "Bonjoir" Groandais en 2 compatriotes picards exilés...
Pour lui le Général de Gaulle est le plus grand des gauchistes
L'artiste belge Jan Bucquoy a vécu un an à Perpignan place Rigaud... l'émission Entre Nous du 25 juillet 1992, avec le Professeur Choron, Noël Godin, Jean-Yves Lafesse et Jan Bucquoy, en soulig...
"Quand je serai fatigué De sourire à ces gens qui m'écrasent Quand je serai fatigué De leur dire toujours les mêmes phrases Quand leurs mots voleront en éclats Quand il n'y aura plus que des ...
Michel Cadé président du festival social et ouvrier de Carmaux Tarn et Jérôme Quaretti étaient en direct pour l'Archipel contre attaque et sera en direct de Carmaux du 14 au 16 novembre 2025: demandez leur le programme, mais pas des esquimaux .Mes amis, mes copains, attrapez vos santiags et vos cœurs battants, on embarque pour un sacré voyage au Festival du film social et ouvrier de Carmaux, onzième du nom, un rendez-vous qui cogne fort comme un refrain de Béranger, avec du panache, de la révolte et de l’âme à revendre !
Ici, on cause cinoche, mais pas n’importe lequel : du ciné qui gratte, qui remue, qui chante les luttes et les espoirs des gens d’en bas, avec la gouaille d’un troubadour des faubourgs.
Alors, caltez vos soucis, on va se faire une toile sous les étoiles, et pas des moindres, parole de François !Ce festival, mes gaillards, c’est pas du chichi, c’est du solide, du vrai, du vécu ! Il tient ses promesses comme un vieux pote fidèle : rendre hommage aux films d’antan, coller au pouls du ciné d’aujourd’hui, accueillir des avant-premières qui claquent, faire causer réalisateurs et techniciens avec le public, et, bien sûr, balancer des films qui portent le social en bandoulière, comme une médaille sur la poitrine d’un ouvrier.
Le site du festival ,le clame haut et fort : Carmaux, c’est l’bazar des consciences, un feu d’artifice d’histoires qui secouent ! https://www.cinemas-carmaux.fr/festivals
On commence par les pépites du passé, ces films qui sentent la sueur et la lutte, comme une chanson qu’on fredonne autour d’un brasero. Quatre bijoux, mes amis, quatre ! Le Sel de la terre d’Herbert Biberman, 1954, un monument, un coup d’poing, l’histoire d’une grève de mineurs mexico-américains au Nouveau-Mexique. Le CNC raconte que ce film a été blacklisté à l’époque, mais il brille toujours, comme un diamant brut. Ensuite, Le Porion de Georges Champavert, 1921, un drame minier tourné dans l’bassin d’Alès, une rareté qu’on savoure comme un vieux vin, avec un ciné-concert de Sébastien Arcos pour faire swinguer les images – et, cerise sur l’gâteau, c’est gratos, comme l’annonce le programme ! Puis, Les Copains du dimanche d’Henri Aisner, 1957, porté par la CGT, une ode aux loisirs des jeunes prolos, avec un jeunot nommé Belmondo qui crève l’écran, flanqué de Piccoli et Fresson, d’après Ciné-Ressources. Et pour finir, Les Quatre Saisons d’Espigoule de Christian Philibert, 1999, un faux docu complètement barré, une comédie qui claque comme un refrain, un clin d’œil à Farrebique de Rouquier, que Télérama encense pour son culot et sa verve.Mais attention, les amis, on reste pas coincés dans l’rétroviseur !
Ce festival, il cavale dans l’présent, avec une tripotée de films français, parce que, comme dit Le Monde, notre cinoche a toujours su parler des galères et des espoirs du peuple.
Sept avant-premières, sept pépites, dont trois avec les réalisateurs en chair et en os, un cadeau rare, parole d’Unifrance !
Howard Zinn, une histoire populaire américaine 2, d’Olivier Azam et Daniel Mermet, remet l’Amérique sur l’gril, avec une session pour rattraper le premier épisode, et les deux lascars seront là pour causer.
Animal Totem de Benoit Delépine, en sa présence, c’est du pur jus d’absurde et d’engagement, comme l’écrit Première. Ceux qui comptent de Jean-Baptiste Léonetti, lui aussi sur place, fout une claque avec ses luttes bien senties. On voyage au Japon avec Jusqu’à l’aube de Sho Myake, un film doux comme une caresse, que Cahiers du Cinéma trouve “tendre à en chialer”. Dossier 137 de Dominique Moll revisite la police avec du nerf, Ma frère de Lise Akoka et Romane Gueret fait chanter la jeunesse, et Promis le ciel d’Erige Sehiri, qu’on avait kiffé avec
La Voie normale en 2019, raconte l’émigration en Tunisie avec une poésie qui scotche, dixit Variety.Et y’a du rab, mes cocos ! Trois films récents viennent mettre le feu : Météors d’Hubert Charuel, après Petit Paysan, nous embarque chez les naufragés de l’atome, un sujet qui cogne, salué par Les Inrockuptibles. Les Braises de Thomas Kruithof, c’est le militantisme qui déboule dans l’ordinaire, un truc qui vous prend aux tripes, selon Libération. On Falling de Laura Carreira, l’histoire d’une Portugaise dans un entrepôt en Écosse, est “bouleversant”, parole de The Guardian. Et pour clore en beauté, La Guérilla des FARC, l’avenir a une histoire de Pierre Carles, avec l’bonhomme en personne, une méditation sur l’adieu aux armes et l’élan citoyen, que Mediapart appelle un “coup d’cœur engagé”.
Ce programme, mes amis, c’est une tambouille bio, une salade des quatre saisons à s’en lécher les babines !
Comme le clame le site du festival, Carmaux, c’est la fête des yeux, des cœurs et des tripes. Alors, venez, grignotez ces films comme des tranches de vie, et que ça chante, que ça gueule, que ça vive ! Bon festival, les copains, et que la révolte des images vous emporte !
"Quand je serai fatigué De sourire à ces gens qui m'écrasent Quand je serai fatigué De leur dire toujours les mêmes phrases Quand leurs mots voleront en éclats Quand il n'y aura plus que des ...
Rencontré le wek end dernier au festival du film social et ouvrier de Carmaux dans le Tarn, Serge Regourd est président de la commission culture de la Région Occitanie.Sa commission finance l'ar...
Au Clap Cine Carmaux pour le festival du film social et ouvrier https://www.cinemas-carmaux.fr/festivals/, l'archipel contre attaque à rencontré Gilles Perret Co réalisateur de "Debout les femme...
"- J'en ai marre, dis-je. Je crie. Je vais crier. Je vais hurler. Je vais bramer... Ouâouâouâouâ...
J'ai poussé un glapissement à faire honte à Tarzan et je me sens beaucoup mieux. La grande salle où nous sommes résonne sinistrement.
- Vous êtes cinglé, Bailey, dit Mike. À quoi ça vous avance de beugler comme ça.
- Ça soulage, Mike, dis-je. Essayez. C'est fameux."
Et on tuera tous les affreux
Boris Vian
Dermatose bovine dans les Pyrénées-Orientales : quand la FDSEA veut abattre les vaches... et les candidats aux municipales 2026 Perpignan, ce jeudi
– Par A Tonnerre:, chroniqueur agricole et politique imaginaire
Pyrénées-Orientales, département où les vaches paissent paisiblement entre les vignes de Banyuls et les plages de Collioure en compagnie des ours (c'est pourça que l'ours polaire devenant solaire, devient brun...), où le vent marin porte l'odeur de la mer... et, désormais, celle d'une épidémie de dermatose bovine. Cette maladie de peau qui gratte, qui irrite, qui rend les bêtes plus nerveuses qu'un supporter du XV catalan face à un arbitrage toulousain. Et qui, comble de l'ironie, fait jaser jusqu'à la FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles), ce bastion paysan qui n'hésite plus à mélanger les troupeaux aux urnes.
Car oui, la FDSEA, dans un communiqué aussi solennel qu'un taureau en rut, réclame à cor et à cri que l'abattage des bêtes infectées soit "limité aux seuls animaux malades". Fini les sacrifices collectifs ! Plus de génocides laitiers pour un bouton sur la croupe d'une génisse égarée.
"On n'est pas des barbares, on est des éleveurs !", tonne le président du syndicat, M. Jean-Pierre "Le Corral" Dupont, un homme dont la moustache évoque plus un lasso qu'un scalpel. Et on le comprend : dans un monde où le bio règne et où l'on recycle même les crottes de chèvre en engrais, abattre tout un cheptel pour une démangeaison, c'est comme raser Perpignan pour un tag mal orthographié sur un mur de la Castillet.
Mais attendez, chers lecteurs, car la satire pointe son museau roux.
Imaginez un instant : et si, par un funeste hasard, un des candidats aux municipales de 2026 était... diagnostiqué ? Diagnostiqué quoi, me direz-vous ? Eh bien, porteur d'une "dermatose politique bovine" – cette affection chronique qui fait que certains aspirants maires grattent là où ça ne se gratte pas, irritent les électeurs avec des promesses enflammées, et finissent par voir leur carrière se couvrir d'ampoules électorales. Un eczéma idéologique, en somme : rougeur sur les programmes, gonflement des egos, et des plaques de démagogie qui s'étendent comme une marée noire sur la côte Vermeille.
Prenons l'exemple hypothétique de notre candidat vedette, appelons-le M. "Taureau" Martin, un colosse du centre-ville qui promet de transformer le marché de la Halle aux Poissons en arène high-tech.
Diagnostiqué positif à la DBPC (Dermatose Bovine Politique Catalane), il se mettrait à brouter des discours ou plutôt des élucubrations à vocation populaire : "Citoyens, je suis malade, mais mon programme est sain ! Abattez-moi si vous voulez, mais épargnez mes colistiers – eux, ils n'ont que des verrues de coalition !" La FDSEA, fidèle à ses principes, exigerait alors un abattage sélectif : "Limité aux seuls animaux malades ! Pas touche aux veaux innocents du parti, même s'ils puent le lait caillé de promesses non tenues."
Et que dire des autres ?
La candidate écologiste, avec son rash anti-nucléaire qui la fait éternuer des particules fines ? Abattue sur-le-champ, au nom de la "santénaturelle". Le jeune loup du RN, dont la peau politique est couverte de tatouages "France d'abord" qui pèlent au soleil des sondages ? Direction l'abattoir, mais avec une banderole "Vive la viande locale !". Quant au macroniste repentant, il se gratterait le crâne en cherchant un remède miracle : "Un vaccin européen contre la démangeaison administrative ? Bruxelles paie !"Bien sûr, tout ceci est du vent marin – ou du fumier pyrénéen, c'est selon...
Mais dans les Pyrénées-Orientales, où les vaches et les vanités se disputent les pâturages, on se demande : la FDSEA va-t-elle bientôt syndiquer les candidats ?
"Pour un abattage éthique des promesses électorales !" clameraient-ils depuis les estrades du Salon de l'Agriculture catalan. Et nous, simples électeurs, on rirait jaune, en sirotant un muscat : après tout, dans ce département, même les épidémies finissent en farce.En attendant le verdict vétérinaire – et électoral – restons vigilants. Si votre maire en herbe se met à mugir des discours incohérents, appelez la FDSEA. Ou un bon dermatologue. Ou les deux.
– Parce que même les vaches méritent un peu d'humour: même vachard.
Le massacre continue : José Perez Ces vaches sont vaccinées mais malgré tout les pouvoirs publiques continuent l'abattage systématique. José Perez ce 30 Octobre 2025 à Souanyas dans les Pyrénées-Orientales en région Occitanie.
"Le 10 janvier 1991, Claude Evin édicte la loi qui porte son nom, visant à encadrer le tabagisme et l’alcoolisme. Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à l’aspect de cette loi concernant l’alcool et sa publicité. Cette loi fut un véritable tsunami pour l’industrie de l’alcool, et notamment du vin, tradition française par excellence. Cette loi limite et encadre la publicité autour de l’alcool, notamment pour protéger et sensibiliser les plus jeunes d’un possible futur alcoolisme."
La loi Evin, le 10 janvier 1991, fut le premier clou du cercueil des vignerons. Pour une certaine idée de la décence publique, elle interdisait la promotion d'une partie de la culture et de l'âme de la France et des catalans. Alors qu'en Espagne, la loi introduisait la notion d'exception pour le vin :"Depuis juillet 2003, le secteur vitivinicole espagnol est régi par un nouveau cadre juridique, la loi sur la vigne et le vin, qui prévoit notamment pour le vin un statut "d'aliment naturel". Une qualification qui le distingue légalement des alcools durs et qui autorise des campagnes de promotion de la culture de la vigne, du vin et de la consommation modérée de vin." Alors que le vin reste un produit et une image bons pour les désormais exportions françaises et son tourisme, et donc sa pierre d'angle : il reste la pierre rejetée des bâtisseurs de l'état français, à qui l'on demande sans cesse ses papiers.
Ainsi, donc, pour parer une action paysanne et vinicole à venir, car c'est plus qu'une crise sire, c'est un fondement culturel qui s'écroule : la préfecture et son nouveau préfet ont décrété en urgence "des assises" de "la filière vinicole". Comme si au préalable de parler "jaja", on devait se rincer la sémantique pour y tuer dans le verbe, la levure. Aussi, a-t-on convoqué les caves coopératives https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/10/la-ballade-de-la-cooperative-de-terrats-boire-du-trrassous-c-est-sauver-90-vignerons-interview-albe-chassagnac-par-nicolas-caudeville.html et les représentations intercesserices de la cause perdue, pour indiquer le processus palliatif, avant l'extrême-onction. Là où il y a représentation : il y a théâtre... Et c'est sur la scène moribonde de l'université de Perpignan que se joua la pièce ! Effectivement, on été bien assise, si haut qu'on soit et on avait rien à boire !
Grand et Véridique Panégyrique des Assises de la Vigne Catalane, tenues en l’an de grâce deux mille vingt-cinq à Perpignan, ville jadis baignée de soleil et aujourd’hui assoiffée comme la gorge d’un mulet après la foire de Céret ; où l’on verra comment le Préfet Pierre Regnault de la Mothe, grand échanson de l’État, tenta de sauver les ceps roussillonnais du grand dessèchement, avec l’aide de quatre groupes de travail plus vaillants que les quatre fils Aymon, et où l’on entendra les voix tonitruantes de Maistre Jean Lhéritier et du noble Alain Pottier, deux apôtres du rancio sec, chantres de l’Archipel contre-attaque, qui défendent la dive bouteille contre la sécheresse, la paperasse et les importations de piquette andalouse.Ô muse vineuse, qui fis jadis chanter le gosier de Gargantua jusqu’à vider les celliers de Seuilly, prête-moi ta lyre pour narrer la grande assemblée des vignerons des Pyrénées-Orientales !
En ce vingt-septième jour d’octobre, tandis que les tramontanes soufflaient plus fort que les vents de la colère paysanne de mil neuf cent sept, cent preux de la vigne se réunirent dans les amphithéâtres de l’Université de Perpignan Via Domitia – non pas pour banqueter, hélas !
Mais pour compter les gouttes d’eau comme un avare ses écus.Le Préfet, Pierre Regnault de la Mothe, armé d’un micro plus puissant que la trompette de la Renommée, tonna : « Le temps des constats est terminé, celui de l’action commence ! »
Parole de préfet, aussi rare qu’un vin doux naturel sans sulfite.
Et il lança quatre groupes de travail, tels quatre cavaliers de l’Apocalypse viticole, mais en version administrative :
Le Groupe de la Performance Économique, piloté par Guillaume Ribes (président des coopérateurs) et Bruno Berthet (secrétaire général de la préfecture), chargés de réorganiser les caves comme on remettrait de l’ordre dans la cuisine de Pantagruel après un festin.
Objectif : que les coopératives cessent de saigner plus rouge que le vin de Maury.
Le Groupe de l’Eau et du Climat, qui doit faire pleuvoir des projets d’irrigation plus vite que saint Médard ne fit tomber la manne.On y parla REUT (eaux usées traitées, ô miracle moderne !), ASA de l’Agly, Aspres en tuyaux, et même d’un contrat de territoire pour que l’eau coule enfin jusqu’aux ceps, et non plus seulement dans les discours.
Le Groupe du Territoire,pour que la vigne ne devienne pas friche, ni parking, ni lotissement pour retraités belges.
On y jura de protéger les paysages comme on protège une vierge en procession.
Le Groupe de la Réglementation, armé de ciseaux plus affûtés que ceux de Dalila, pour tailler dans la paperasse européenne jusqu’à ce que le vigneron respire enfin.
Et pendant que les scribes rédigeaient, deux grands philosophes du bouchon veillaient dans l’ombre, tels Socrate et Platon dans les jardins d’Académos, mais en version catalane et avec un accent qui sent le romarin :Maistre Jean Lhéritier, ancien grand prieur de Slow Food, animateur de Vinoscopie sur L’Archipel contre-attaque, qui crie dans le désert médiatique : « Sauvez le Jaumet ! Sauvez le rancio sec ! Sauvez l’âme catalane avant qu’elle ne soit vendue en cubi à Carrefour ! »
Messire Alain Pottier, dit Meta Soutien, vigneron-poète, auteur de Boire le vin et gardien des botas del racó, ces tonneaux familiaux où mûrissent les vins oxydatifs comme des vieux sages.
Il tonne : « Un vignoble sans rancio, c’est une cathédrale sans vitrail ! »
Mesures d’urgence ?
Prise en charge des cotisations sociales (parce que le vigneron ne peut payer ni l’URSSAF ni le tonnelier).
Report de la taxe foncière jusqu’à la Saint-Glinglin 2025.
Dégrèvements pour pertes de récolte – car cette année, on vendangea plus de larmes que de raisins.
Promesse solennelle du Préfet : « Avant la fin de l’an 2025, je réunirai les copilotes pour un premier bilan ! »Parole d’État : à suivre comme on suit une barrique qui fuit.
Ô vignerons des Aspres, des Albères, de la vallée de l’Agly !
Tandis que les ceps grillent comme des saucisses oubliées sur le barbecue climatique,
tandis que les caves s’endettent plus vite que Pantagruel ne buvait,
une feuille de route naît, tel un enfant prodige, au printemps 2026.
Puissent Lhéritier et Pottier continuer à crier dans le vent,puissent les groupes de travail accoucher d’autre chose que de rapports,et puissions-nous, un jour,boire encore un verre de rancio sec sous les platanes de Perpignan, en riant de la sécheresse,comme Gargantua riait des théologiens...
Ainsi soit vin !
Le statut culturelle du vin par l'ONG la guilde internationale culturelle du vin La guilde internationale culturelle du vin est une organisation non gouvernementale dite de plaidoyer. Elle milite pour un statut culturel du vin visant à donner une valeur supplémentaire et symbolique aux biens culturels qu' est le vin. Alain Pottier et Christophe Czekaj étaient en direct pour l'archipel contre attaque pour présenter l'ONG qui promeut le message culturel du vin#divin.
Présentation du livre Trabucaire Editions produits par Reconquesta Côte Vermeille animé par Alain Pottier au Cave du Roussillon : Boire le Vin Histoires de complicité entre l'homme et le vin Le...
Lundi 2 mai en salle de Master Class du salon des vins d'Occitanie https://www.degustezenvo.com/le-programme au Corum Palais des congrès à Montpellier conférence de presse de présentation du "L...
Dans Les Contemplations, livre IV ("Pauca Meae"), Victor Hugo exprime souvent un dialogue intime avec sa fille , Léopoldine, où l'attente et la connexion spirituelle sont implicites. Par exemple ...
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel ...
"Italo Calvino voulait écrire un livre de récits sous le titre Les Cinq Sens. La mort ne lui a laissé le temp que d'en écrire trois, qui sont réunis dans Sous le soleil jaguar: variations sur l'odorat, le goût et l'ouïe.
Dans le premier récit, intitulé Le nom, le nez, on voit le client d'une parfumerie des Champs-Elysées à la recherche d'un parfum unique, qui est celui d'une femme mystérieuse entrevue masquée dans un bal. Le goût est le thème du second récit, Sous le soleil jaguar, qui montre un couple en voyage au Mexique qui n'arrive plus à communiquer que dans des nourritures exotiques, au fond desquelles rôde le souvenir de l'anthropophagie. L'ouïe est illustrée, dans le troisième et dernier récit, Un roi à l'écoute, par l'histoire d'un monarque qui ne quitte plus son trône et ne connaît de son royaume que les bruits qui en montent, de plus en plus complexes, jusqu'à lui.
C'est bien le thème de la perte que l'on retrouve dans chacun de ces trois récits: perte que l'on tente de combler par l'usage d'un sens. Comme dans tous ses livres, Calvino ici se promène encore entre l'humour et la menace."
Dans la ville invisible de Veridia, où les rues se plient comme des pages d’un journal froissé et où les façades des maisons murmurent des headlines en lettres de néon qui s’éteignent avant d’être lues, vivait un homme nommé Lector. Sa cognition était sa première journaliste, une rédactrice en chef impitoyable installée dans le bureau ovale de son crâne, entourée de cinq reporters spéciaux : Vue, Ouïe, Toucher, Goût, Odorat. Chaque matin, ils lui livraient leurs dépêches, brutes et urgentes, directement sur le bureau de bois ciré de sa conscience.Vue arrivait toujours en premier, avec des photographies floues d’un monde qu’elle jurait net. « Le ciel est bleu électrique aujourd’hui », annonçait-elle, mais Lector, plissant les yeux, voyait un gris sale, comme un écran de télévision mal réglé. Ouïe suivait, tambourinant des sons : le cri d’un oiseau devenu sirène d’alarme, le murmure d’un passant transformé en menace. Toucher rapportait des textures suspectes – le vent comme une main froide sur la nuque. Goût et Odorat, ces jumeaux paresseux, mélangeaient tout : le pain frais sentait le moisi, le café avait un arrière-goût de cendre.Lector savait que sa journaliste intérieure était défectueuse.
Elle courait des risques, publiait des scoops erronés, transformait une flaque d’eau en abîme, un sourire en grimace.
Alors, comme on consulte un correcteur pour un article bancal, il alla voir le médecin des âmes, un ophtalmologue de l’esprit nommé Dr. Claritas. Celui-ci prescrivit des lentilles cognitives : des gouttes de doute quotidien, des comprimés de vérification, une thérapie où l’on apprenait à relire ses propres dépêches avant impression. Petit à petit, les reporters spéciaux affinèrent leurs envois. Vue cessa de surexposer les ombres ; Ouïe baissa le volume des acouphènes intérieurs. Lector marcha dans Veridia sans trébucher sur des illusions.Mais Veridia elle-même était une allégorie plus vaste, une caverne platonique aux parois tapissées d’écrans géants.
Dehors, dans le monde réel qu’on n’atteignait qu’en grimpant des escaliers de pixels, la Presse régnait – cette grande journaliste collective, avec ses propres reporters :
les chaînes d’info en continu, les fils infinis des réseaux, les éditions numériques qui se régénéraient comme des hydres. Elle aussi avait cinq sens défectueux, ou plutôt des millions, captés par des capteurs humains faillibles : caméras biaisées, micros sélectifs, algorithmes qui touchaient la réalité à travers des gants de velours truqués.La Presse de Veridia était devenue acouphène social. Elle bourdonnait sans cesse dans les oreilles de la cité : un bruit blanc de rumeurs, de scoops avariés, de titres qui hurlaient plus fort que les faits. Un chat noir traversait la rue ? Scoop : invasion féline imminente. Un politicien éternuait ? Éditorial : complot viral. Les reporters de la Presse, comme ceux de Lector autrefois, couraient des risques. Ils publiaient des dépêches floues, amplifiées par l’écho des murs de la caverne. Et la démocratie, cette patiente fragile allongée sur le lit de la place publique, toussait sang et vérité.Comment apporter une correction à cette Presse acouphénique ?
Allait-on la mener chez un Dr. Claritas collectif ?
Prescrire des lentilles de vérification des faits à chaque écran, des gouttes de scepticisme dans les veines des algorithmes ? Imaginaire parallèle : dans une Veridia réformée, des cliniques de la Presse ouvriraient leurs portes. On y installerait des salles de rédaction thérapeutiques, où les journalistes – reporters spéciaux de l’extérieur – reliraient leurs articles à voix haute devant un miroir de la réalité. Des thérapies de groupe pour les chaînes d’info : « Répétez après moi : ce n’est pas une tempête si c’est une brise. » Des comprimés de transparence, dissous dans l’encre numérique.Lector, guéri, observait cela depuis son balcon invisible.
Sa cognition, désormais journaliste honnête, titrait en une intérieure :
« La santé de la démocratie en jeu – prescription urgente. » Car si les sens intérieurs se corrigent par le soin individuel, les sens extérieurs, ceux de la Presse, exigent un soin collectif. Sinon, la caverne s'emplit d’un bourdonnement éternel, et les ombres dansent folles sur les murs, tandis que le soleil jaguar – ce félin lumineux tapi au-dehors – attend, patient, qu’on ose enfin sortir pour vérifier la dépêche de visu.Ainsi va Veridia, ville où la cognition et la Presse se mirent l’une dans l’autre, deux journalistes en parallèle, l’une guérie, l’autre encore fiévreuse. Et la démocratie ? Elle respire, tant bien que mal, entre deux éditions.
conférence : la dématérialisation du lecteur local par Nicolas Caudeville Conférence sur la dématérialisation du lecteur local au 202 Avenue Joffre PERPIGNAN dans le local de L'APHPO association d'histoire d'ici.
En ce jour de l'année nouvelle, permettez-moi, chers amis, de m'adresser à vous avec la solennité et la gravité qui s'imposent. Nous sommes réunis ici, dans le cadre prestigieux de cette vieil...
" Vivent les Pingouins ! Mort aux Marsouins ! " L'Île des Pingouins Anatole France Dans le grand cercle des satiristes, il faut compter parmi les plus vaillants un certain Muiron Muiron, alias ...
"C'est une lente et funèbre progression qui mène le capitaine Marlow et son vieux rafiot rouillé, par les bras d'un tortueux fleuve-serpent, jusqu'au "cœur des ténèbres." Kurtz l'y attend, co...
"C'était une blonde. Une blonde pour laquelle un évêque serait prêt à donner un grand coup de pied dans un vitrail."
Raymond Chandler
En pleine période préélectorale,pour marquer le coup de presque 6 ans sans n'y avoir rien fait alors que le bâtiment jouxte le "Campus Mailly" (rien à voir avec Camping Paradis) , v'là que la ruine menace vraiment de s'écrouler (par lettre ou par une vidéo TicTok). On avait fini par croire que c'était de l'éveil à l'art contemporain pour les étudiants (ya, pas que le droit dans la vie, ya le gauche...). Du coup, ya Arlette et pas qu'à Malibu (j'ai connu une polonaise.. Enfin bref, au petit-déjeuner...) sur le communiqué de presse municipal, une coalition qui compte pas moins de 4 participants : la préfecture des PO, l'Agence National pour la rénovation urbaine dite ANRU, la communauté urbaine Perpignan / Méditerranée et la mairie de Perpignan. Si avec ceux-là, on reprend pas le Dombas, et on arrive pas jusqu'à Moscou pour y mettre le feu nous-même: c'est qu'il a maldonne (non, pas Danone, c'est pas du Yaourt !) À l'Archipel contre-attaque, ça nous a donné des idées de polar, du genre "Perpi/ Urba confidential" !
L’Ombre de Fontaine Neuve Un polar à la manière de Shandler
Le crépuscule tombait sur Perpignan, drapant le quartier Saint-Jacques d’une lumière sale, comme si le soleil lui-même hésitait à s’attarder. Les ruelles étroites de l’îlot Fontaine Neuve exhalaient une odeur de pierre humide et d’oubli. Les murs, fatigués par des siècles de secrets, semblaient murmurer sous le vent d’octobre. Mais ce lundi 27 octobre 2025, un frisson nouveau parcourait le quartier. Quelque chose allait mourir. Et ça n’avait rien de métaphorique.L’inspecteur Gabriel Leduc, un type taillé dans le roc avec des yeux qui voyaient trop, mâchait un cure-dent au coin de la rue du Moulin Pares. Il fixait les numéros 4, 6, 8, comme s’ils allaient lui confesser un crime. À ses côtés, son partenaire, Vignes, un ingénieur reconverti en limier du bâtiment, feuilletait un rapport encore chaud, tout juste sorti des bureaux d’études. « Dégradation rapide », « instabilité structurelle », « risque imminent ». Les mots dansaient comme une sentence. L’îlot Fontaine Neuve était condamné. Démolition en extrême urgence, avait décrété la mairie. Les pelleteuses arriveraient jeudi, dans trois jours, pour raser ce bout d’histoire. Mais Gabriel n’aimait pas les coïncidences. Et encore moins les urgences décrétées par des costumes.« Ça sent le coup monté, Vignes », marmonna-t-il, jetant son cure-dent dans une flaque. « Deux rapports indépendants qui tombent pile le même jour ? Et cette histoire d’arrêté de police… Trop propre. »
Vignes haussa les épaules, son éternel sourire en coin. « Tu vois des complots partout, Gabe. Les immeubles sont vieux, ils s’effritent. C’est pas un polar, c’est la gravité. »
Mais Gabriel n’écoutait plus. Il scrutait les fenêtres barricadées du numéro 3 bis, rue Fontaine Neuve. Derrière, des ombres. Des familles. Une vingtaine, d’après le communiqué de la mairie. Des gens qu’on allait « reloger temporairement ». Temporairement. Ce mot puait la paperasse et les promesses non tenues.Il repensa au chantier de l’îlot Puig, pas loin. Sept millions d’euros, des logements flambant neufs, des T3, T4, tout ce qu’il fallait pour vendre du rêve énergétique.
Saint-Jacques changeait de visage, disait la mairie. Mais à quel prix ?
Gabriel avait grandi dans ces rues. Il savait que sous les pavés, il n’y avait pas que de la terre. Il y avait des histoires, des dettes, des rancunes. Et parfois, des corps.La réunion d’information prévue pour les riverains lui trottait dans la tête. Une belle mise en scène : des techniciens en cravate, des PowerPoint, des sourires rassurants. Mais Gabriel connaissait le scénario. On parlerait sécurité, renouvellement urbain, partenariat avec la Préfecture et l’ANRU. On parlerait de tout, sauf de ce qui se tramait vraiment. Pourquoi cette urgence ? Pourquoi maintenant ?
Et qui tirait les ficelles derrière cet arrêté de démolition ?
Il alluma une cigarette, malgré les regards désapprobateurs des passants. La fumée s’élevait, se mêlant au brouillard qui rampait depuis la Têt. « Vignes, trouve-moi tout ce que tu peux sur les propriétaires de ces immeubles. Et sur les bailleurs sociaux qui s’occupent du relogement. »
« Tu crois qu’il y a un os ? » demanda Vignes, soudain sérieux.
« Je crois qu’on ne rase pas un quartier historique en quatre mois sans une sacrée bonne raison.
Ou une sacrée mauvaise. »Le vent tourna, charriant une odeur de ferraille et de poussière. Jeudi, les pelleteuses arriveraient. Mais d’ici là, Gabriel Leduc avait trois jours pour fouiller les gravats de la vérité. Dans l’ombre de Fontaine Neuve, quelque chose attendait d’être déterré. Et il comptait bien le trouver avant que tout ne s’effondre.À suivre…
"Nounours" https://www.instagram.com/nounoursgimenez/ alias Lino Giménez est une des dernières figure gitane du quartier St Jacques. Comme son surnom le désigne, il est massif, porte une grosse ...
"Même si on peut douter de sa parole, est-ce que le maire de Perpignan s'engage à ce qu'il n'y ait plus aucune démolition dans le cadre du NPNRU Saint-Jacques ? Merci de votre réponse Louis Ali...
Les graines pyrophites ont besoins de l'épreuve du feu pour se révéler... https://www.aujardin.info/fiches/incendies-bienfait-pour-plantes-pyrophytes.php Les gitans, ce sont les "freemens d'Arakis"
Les Habits neufs de l'Empereur "Il y a de longues années vivait un empereur qui aimait par-dessus tout les beaux habits neufs; il dépensait tout son argent pour être bien habillé. Il ne ...