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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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9 novembre 2025 7 09 /11 /novembre /2025 17:58

Ô mes bons compères, mes francs buveurs, mes joyeux gorgeurs de vin qui n’avez peur ni du tonnerre ni de la soif, approchez-vous de cette chronique, car je vais vous narrer, à la façon de maître François Rabelais, le grand, le pantagruélique, le rabelaisien Salon Be Ranci !, septième du nom, qui se tiendra le lundi dix novembre de l’an de grâce deux mille vingt-cinq, dans les entrailles mêmes des Caves Byrrh à Thuir, au cœur du Roussillon, terre de soleil, de vent et de vins qui ont plus de rides que le front d’un vieux moine après matines.ou alors écoutez l'équivalent actuel à savoir le sieur Lhérier dans ses harangues vidéos plus bas...https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/perpignan/lundi-8-novembre-salon-be-ranci-rencontres-europeennes-des-vins-oxydatifs-secs.html

 

Chapitre premier : De l’origine des rancios secs, plus anciens que les cornes de Moïse

Sachez, ô mes amis, que le rancio sec n’est point un vin de messe pour bigots ni un jus de raisin pour pucelles timorées, mais un breuvage forgé dans le feu du temps, l’oxydation et la patience, comme un géant qui aurait dormé cinq ans dans un fût de chêne sans ouillage, sans mutage, sans sucre résiduel, sans vergogne. Né sur les coteaux catalans avant même que les Romains n’aient songé à y planter la vigne, il fut d’abord vin de famille, gardé jalousement dans les caves comme un trésor de pirate. On le faisait rôtir au soleil, on le laissait pleurer la part des anges, on le secouait dans des dame-jeannes comme un enfant turbulent, jusqu’à ce qu’il prenne robe d’ambre, odeur de noix rance, de café brûlé, de sous-bois humide et de vieux cuir de Cordoue.Au XXe siècle, hélas ! ce noble nectar fut banni des tables par les docteurs ès-vins qui ne juraient que par le fruité, le frais, le léger. On le relégua au rang de vin de table, de vin de cuisine, de vin de grand-mère. Mais en l’an 2011, l’association Les Rancios Secs du Roussillon, véritable Confrérie des Buveurs Hardis, obtint deux IGP : Côtes Catalanes Rancio Sec et Côte Vermeille Rancio Sec. Slow Food le classa en Sentinelle, comme on protège un ours des Pyrénées. Et en 2012, on comptait à peine cinq mille bouteilles de cinquante centilitres par an. Dix ans plus tard ? Quarante-cinq vignerons ! Quarante-cinq fous magnifiques qui osent défier le temps !

Chapitre second : De la naissance du Salon Be Ranci !, ou comment on dit « Soyez rances ! » en catalanglais

C’est en 2014, sous l’égide de vignerons et de l'ancien président de Slowfood France Jean Lhériier, que naquit Be Ranci ! D'abord avec son préquel au Sud chez les frères Roca au Mas Marroch prés de Girona fief des fréres Rocahttps://www.dailymotion.com/video/k4AhYJ8LUrqXP08wEM8 (voir docuemtentaire: les frères Roca inventent le racio sec au Mas Marrochhttps://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/article-vins-rancios-secs-la-video-interview-du-salon-a-gerone-josep-roca-jean-lheritier-benoit-danjou-b-121271111.html), non pas comme un salon de province pour marchands de vin aigre, mais comme une grande foire pantagruélique où l’on boit, où l’on rit, où l’on parle, où l’on chante les louanges du rancio. Le nom ?

Un jeu de mots divin : Be Ranci ! comme Be drunk! mais en catalan, Vi Ranci !

Soyez rances, mes frères ! Buvez rance ! Vivez rance !

D’abord tenu à Perpignan, tous les deux ans (2014, 2016, 2018, 2019), il s’ouvrit vite à l’Europe : Jura, Loire, Sud-Ouest, Espagne, Portugal, Grèce, Italie… Une grande famille de vins oxydés, de vins de voile, de vins qui ont plus de caractère qu’un capitaine de galère après trois jours de tempête.https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/perpignan/lundi-8-novembre-salon-be-ranci-rencontres-europeennes-des-vins-oxydatifs-secs.html

Chapitre troisième : Des Caves Byrrh, plus vastes que la panse de Gargantua

Et cette année, ô miracle ! le salon quitte les salles modestes pour s’installer dans les Caves Byrrh, à Thuir. Imaginez, mes amis : un lieu bâti en 1866 par les frères Violet, Simon et Pallade, deux apothicaires qui, lassés de vendre des tisanes, inventèrent le Byrrh, vin tonique au quinquina, breuvage rouge comme le sang d’un taureau, doux comme le miel, fort comme l’amour d’une Catalane.Là, dans la salle des Grands Foudres, se dresse la plus grande cuve en chêne du monde, un million deux cent mille litres, capable de noyer un régiment de Suisses ! Classées Monument Historique en 2020, ces caves sentent le bois centenaire, le vin vieilli, l’histoire. C’est là, dans ce ventre de géant, que 90 vignerons viendront présenter leurs rancios, leurs vins jaunes, leurs olorosos, leurs assyrtikos, leurs vins de Madère, venus de France, d’Espagne, du Portugal, de Grèce, d’Italie, de Hongrie.

Chapitre quatrième : Du programme, plus riche que le banquet de Pantagruel

Entrée : 15 € (avec un verre gravé, plus précieux qu’un calice d’or).
Horaires : de 10 h à 19 h, le lundi 10 novembre 2025.
Ateliers :À 11 h, accords mets et rancios avec Laetitia Mathieu, responsable pédagogique de l’Institut Régional de Sommellerie (25 €).
À 11 h 30, dégustation de rancios âgés de plus de cinquante ans, avec Jean Lhéritier (30 €). Oui, cinquante ans ! Des vins qui ont vu naître des rois, des révolutions, des guerres, et qui sont encore là, solides comme des chênes.
Nouveauté : un trophée du meilleur rancio sec, décerné par un jury de sommeliers, chefs, journalistes – plus sévère que le tribunal de l’Inquisition.
Dédicace : Christine Campadieu, auteur de Le Rancio, signera son livre comme un évêque signe une bulle.
Vente aux enchères : une peinture de Paul Schramm, illustrateur des étiquettes de rancio, plus rare qu’un unicorn.
Restauration : food-trucks sur place, car un ventre vide ne saurait goûter le rancio.

Chapitre cinquième : Des parrains, plus illustres que les apôtresLe salon est placé sous le haut parrainage de :Pierre Gagnaire, chef multi-étoilé, qui cuisine comme on écrit de la poésie.
Bastien Debono, Meilleur Sommelier de France 2024, qui sent un vin à dix lieues et le décrit mieux qu’un notaire décrit un testament.

Chapitre sixième : Informations pratiques, pour les pèlerins de la soif

Lieu : Caves Byrrh, 6 boulevard Violet, 66350 Thuir.
Billetterie : https://my.weezevent.com/salon-europeen-des-vins-oxydatifs
Contact : 06 08 83 29 67

Épilogue : Buvez, ô mortels !Allez donc, mes frères, mes sœurs, mes amis, courez à Thuir, remplissez vos verres, videz vos goussets, ouvrez grand vos narines et vos gosiers. Car Be Ranci !, c’est plus qu’un salon : c’est une messe païenne, une fête dionysiaque, un hymne au temps, à l’oxydation, à la vie qui fermente.Buvez rance ! Vivez rance ! Soyez rances !Et que le diable emporte les buveurs d’eau !

 

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14 octobre 2025 2 14 /10 /octobre /2025 15:25

Dans Les Contemplations, livre IV ("Pauca Meae"), Victor Hugo exprime souvent un dialogue intime avec sa fille , Léopoldine, où l'attente et la connexion spirituelle sont implicites. Par exemple, dans le poème "Demain, dès l'aube..." (1856), il écrit :

"Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
Je vais par la forêt, je vais par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps."

 

Matinée Gourmande — Balade et petit-déjeuner
Rejoignez-nous pour une Matinée Gourmande à Terrats!
Départ: 8h00 depuis Terrats
Balade: 4 km promenade nature  Tarif: 18€ par personne  Réservation obligatoire
Informations pratiques:
Rendez-vous devant la cave de Terrats Prévoir chaussures de marche
Réseravtion obligatoire
sur notre site internet
https://www.terrassous.com/.../matinee-gourmande-terrassous/
Nous avons hâte de partager cette matinée gourmande en plein air avec vous !

Une Matinée avec les Ombres de Terrassous
À la manière d'Hugo Pratt  Par une aube tardive d'octobre, quand le soleil s’accroche aux vignes comme un amant qui retarde son départ, je pousse la porte du Can Louarn, un coin de Perpignan où les murs de pierre exhalent des parfums de thym brûlé et de vin vieilli. Ce n’est pas un bouge crasseux, non, mais un repaire de bon aloi, propre comme un pont de voilier bien tenu, avec ses tables recouvertes de nappes colorées et rayées de bande . Moi, Robert, qui fréquente aussi bien les palais dorés que ces antres où l’âme du monde s’attarde, je m’y sens chez moi. Face à moi, Albe Chassagnac, chargée de communication des Vignerons de Terrassous, une femme dont la prestance pourrait faire taire un équipage de corsaires. Chemise légérement froissée, comme la filière vinicole par "la loi Évin", elle a ce regard sagace, comme si elle voyait, au-delà des ruelles, les échos d’un galion en forme de comporte chargé de raisins. Elle commande un café noir – « sans sucre, pour l’amertume » – et me parle d’une Matinée Gourmande, une invitation à fouler les terres de Terrats, dès 8h, pour une errance qui réveille le corps et l’âme.

Terrassous, l’île des indomptés

Terrassous, ce n’est pas seulement un nom qui roule sur la langue comme une vague sur un rivage catalan. C’est une cave, une confrérie de 80 familles, des loups de terre qui défient les gelées assassines et les orages griffant les ceps comme des lames. « On n’est pas des marchands de bouteilles, Bob, » lance Albe, son sourire tranchant comme un coutelas. « On est des gardiens, des femmes et des hommes qui luttent pour que la terre parle encore. »

La Matinée Gourmande, c’est leur pavillon hissé : une marche de 4 km à travers les vignes et les sentiers de Terrats, suivie d’un festin qui sent le Roussillon, le tout pour 18 euros – une pièce d’argent pour une traversée qui vaut des trésors.  

Une errance dans l’âme des vignes

Le rendez-vous est à 8h, devant la cave de Terrats. « Mets des bottes, marin, pas ces souliers de salon qui s’effritent dans la boue, » avertit Albe, son rire tintinnabulant faisant frémir la table du Can Louarn. Cette balade n’est pas pour les âmes fades en quête de gravures pour leurs carnets de voyage. C’est une plongée dans un monde de schiste et de Tramuntana, où les vignes murmurent des secrets romains, où les oliviers tordus dansent une sarabande païenne. L’air charrie le thym sauvage, la pulpe sucrée des figues, la morsure du genévrier. Les pas crissent sur les cailloux, les abeilles chantent une poésie en colère. « On s’arrête, on froisse une feuille de laurier, on hume l’humus, » dit Albe, traçant des routes invisibles sur la nappe. « La terre rouge, c’est elle qui donne au vin son sang. »  Et le vin, parlons-en. Le blanc de Terrassous, vif comme une lame d’écume sur une mer d’huile. Le rouge, lourd comme une ancre de caraque. Le muscat, chargé de pêches mûres, comme un butin rapporté d’une île perdue. Albe, avec sa prestance qui fait plier les regards, en parle comme une capitaine évoque ses tempêtes : une tendresse qui cache des griffes. 

Un festin comme un pacte

Au bout du sentier – ou à mi-chemin, selon le caprice du jour –, un petit-déjeuner attend, opulent comme un trésor de flibustier. « Du pain qui craque comme une coque sous la vague, des fromages des tommes des Pyrénées  qui glissent comme une source, des charcuteries "d'aqui", » murmure Albe, ses yeux mi-clos brillant comme des étoiles sur une mer calme. Des confitures pillées dans les vergers voisins (enfin presque, licence poétique oblige), des œufs pochés dans le vin rouge pour les audacieux, et ce pain bis qui boit les sucs comme une éponge. Au centre, les vins de Terrassous, liant les saveurs comme un serment scellé sous les amandiers. « On rit, on boit, on oublie les chaînes du monde, » dit-elle, son port altier rappelant qu’elle n’est pas seulement la voix de Terrassous, mais une des feuiles de son âme. 

Un appel à l’aventure

La Matinée Gourmande, ce n’est pas une aubaine pour les marchands de songes. C’est un cri du ventre, un défi à saisir ce que la terre donne sans compter. Réservez votre place sur leur site –  – car les places, comme les bonnes bouteilles, s’évanouissent vite. « À Terrassous, on est une meute, » dit Albe, son regard planté dans le mien, avec cette puissance qui fait d’elle une figure qu’on n’oublie pas. « Des familles ancrées depuis que les Romains taillaient des amphores. Seuls, on chavire ; ensemble, on tient comme un mât dans la tempête. »  Alors, enfile tes bottes, Robert, toi qui sais naviguer des palais aux bouges sans perdre ton cap, et viens marcher sur les terres de Terrats. Tu repartiras avec de la poussière rouge aux semelles, le palais hanté par des vins qui parlent, et l’âme légère comme après une nuit sous les étoiles. Les Vignerons de Terrassous, t’attendent pour partager cette aube où le pain et le vin rappellent qu’on est taillé dans la même argile que les vignes.  À la santé de Terrats, et à ceux qui savent encore naviguer la vie.

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5 octobre 2025 7 05 /10 /octobre /2025 19:06

 

Can Louarn : Claire et Arnaud, une fusion gastronomique à Perpignan

Au 12 rue du Théâtre, Can Louarn est un restaurant perpignanais où Claire Alémany, cheffe talentueuse, concocte une cuisine de fusion à base de produits frais des Pyrénées-Orientales, tandis qu’Arnaud, son mari, anime la salle avec son sens de l’accueil. Soutenant les producteurs locaux, ils sourcent légumes, poissons et fromages dans un rayon de 50 km. Leur menu, mêlant saveurs catalanes et touches modernes (comme un céviche de daurade à la pêche), est plébiscité sur Google (4,8/5) et Instagram. Dans L’Archipel contre-attaque (28/09/2025), ils racontent les défis de la rue piétonne : inflation (+15% sur le poisson), logistique complexe et pression des réseaux sociaux. Malgré tout, leur engagement pour le terroir et leurs projets (carte d’hiver à la truffe d’Arbéron) font vibrer le Roussillon. Réservations : canlouarn.fr.

Can Louarn : Une fusion gastronomique ancrée dans les saveurs fraîches des Pyrénées-Orientales! interview rue du théâtre de Claire et Arnaud par Nicolas Caudeville
Can Louarn : Une fusion gastronomique ancrée dans les saveurs fraîches des Pyrénées-Orientales! interview rue du théâtre de Claire et Arnaud par Nicolas Caudeville
Can Louarn : Une fusion gastronomique ancrée dans les saveurs fraîches des Pyrénées-Orientales! interview rue du théâtre de Claire et Arnaud par Nicolas Caudeville
Can Louarn : Une fusion gastronomique ancrée dans les saveurs fraîches des Pyrénées-Orientales! interview rue du théâtre de Claire et Arnaud par Nicolas Caudeville
Can Louarn : Une fusion gastronomique ancrée dans les saveurs fraîches des Pyrénées-Orientales! interview rue du théâtre de Claire et Arnaud par Nicolas Caudeville
Can Louarn : Une fusion gastronomique ancrée dans les saveurs fraîches des Pyrénées-Orientales! interview rue du théâtre de Claire et Arnaud par Nicolas Caudeville
Can Louarn : Une fusion gastronomique ancrée dans les saveurs fraîches des Pyrénées-Orientales! interview rue du théâtre de Claire et Arnaud par Nicolas Caudeville
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Can Louarn : Une fusion gastronomique ancrée dans les saveurs fraîches des Pyrénées-Orientales! interview rue du théâtre de Claire et Arnaud par Nicolas Caudeville
Can Louarn : Une fusion gastronomique ancrée dans les saveurs fraîches des Pyrénées-Orientales! interview rue du théâtre de Claire et Arnaud par Nicolas Caudeville
Can Louarn : Une fusion gastronomique ancrée dans les saveurs fraîches des Pyrénées-Orientales! interview rue du théâtre de Claire et Arnaud par Nicolas Caudeville
Can Louarn : Une fusion gastronomique ancrée dans les saveurs fraîches des Pyrénées-Orientales! interview rue du théâtre de Claire et Arnaud par Nicolas Caudeville
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28 septembre 2025 7 28 /09 /septembre /2025 18:52

Vinoscopie 29 au Catalogne café avec Alain Pottier alias Meta Soutien pour parler des livres sur le vin qu'il fit aux Trabucayres Éditions de Mireia Falques dont "Boire le vin", toujours animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 29 : Une vidéo pour L’Archipel contre-attaque ! avec Alain Pottier et Jean Lhéritier au Catalogne Café
*Par Gross, avec recherches approfondies sur le web et les réseaux sociaux*
Le 15 septembre 2025, Vinoscopie 29*, une vidéo produite pour le site *L’Archipel contre-attaque ! de Nicolas Caudeville, met en lumière une rencontre au Catalogne Café à Perpignan, animée par Jean Lhéritier, ancien président de Slow Food France. Cette nouvelle édition de l’émission Vinoscopie se consacre à Alain Pottier, alias Meta Soutien, et à ses ouvrages sur le vin publiés aux Éditions Trabucaïres de Mireia Falques, notamment *Boire le vin : Histoires de complicité entre l’homme et le vin*. Enregistrée dans ce lieu emblématique du Roussillon, la vidéo promet une plongée captivante dans la culture vinicole et littéraire catalane.

 

L’Archipel contre-attaque ! : Une plateforme médiatique au service du Roussillon
Créé par Nicolas Caudeville, journaliste et agitateur culturel, L’Archipel contre-attaque ! est un blog et média local qui célèbre l’art, la littérature et la gastronomie en Catalogne nord. L’émission *Vinoscopie*, l’un de ses piliers, propose des portraits vidéo de vignerons, artisans et auteurs liés au vin nature et bio. Diffusée sur le site et les réseaux sociaux, elle a déjà mis en avant des figures comme Gilles Troullier (Domaine à Trévillach), Mireille Ferrer-Ribière (Domaine du Lendemain à Terrats), Jessica Albéro (Domaine Recerca à Vingrau) ou Michael Georget (Domaine Le Temps Retrouvé à Laroque-des-Albères), à travers des discussions riches en anecdotes et dégustations.
*Vinoscopie 29*, enregistrée au Catalogne Café (29 rue de la Loge, Perpignan), un lieu prisé pour son ambiance conviviale et ses soirées culturelles, s’inscrit dans cette lignée. La vidéo, animée par Jean Lhéritier, se focalise sur la littérature vinicole et l’engagement d’Alain Pottier, offrant aux spectateurs un moment d’échange authentique autour du vin catalan.
l.
Conclusion : Une célébration virtuelle du patrimoine catalan
*Vinoscopie 29*, produite pour *L’Archipel contre-attaque !*, est une invitation à découvrir le vin à travers les mots d’Alain Pottier et l’expertise de Jean Lhéritier, ancien président de Slow Food France. Enregistrée au Catalogne Café, cette vidéo illustre la vitalité de la Catalogne nord, où la viticulture et la littérature se rencontrent pour raconter des histoires de complicité humaine. Restez à l’affût sur le site de Nicolas Caudeville pour visionner ce nouvel épisode et trinquer virtuellement à la culture slow et catalane !
 

Vinoscopie 29 : Alain Pottier livre "boire le vin"histoire d'une complicité ! animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 29 : Alain Pottier livre "boire le vin"histoire d'une complicité ! animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 29 : Alain Pottier livre "boire le vin"histoire d'une complicité ! animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 29 : Alain Pottier livre "boire le vin"histoire d'une complicité ! animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 29 : Alain Pottier livre "boire le vin"histoire d'une complicité ! animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 29 : Alain Pottier livre "boire le vin"histoire d'une complicité ! animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 29 : Alain Pottier livre "boire le vin"histoire d'une complicité ! animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 29 : Alain Pottier livre "boire le vin"histoire d'une complicité ! animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 29 : Alain Pottier livre "boire le vin"histoire d'une complicité ! animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 29 : Alain Pottier livre "boire le vin"histoire d'une complicité ! animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 29 : Alain Pottier livre "boire le vin"histoire d'une complicité ! animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 29 : Alain Pottier livre "boire le vin"histoire d'une complicité ! animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 29 : Alain Pottier livre "boire le vin"histoire d'une complicité ! animé par Jean Lhéritier
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20 août 2025 3 20 /08 /août /2025 16:16


Dans le cadre chaleureux et authentique du *Mercat de la Terra* à Elne, organisé sous l’égide du mouvement Slow Food, nous avons eu le plaisir de retrouver Karine Quintana, figure rayonnante de la Ferme des Trabucayres, située à Las Illas, près de Maureillas-las-Illas, dans les Pyrénées-Orientales. Cette rencontre, empreinte de souvenirs et de saveurs, a fait resurgir une émotion digne d’une madeleine de Proust, ravivant des images d’une visite passée au cœur de cette exploitation familiale nichée au pied des Albères.

Une Famille, une Tradition, une Passion
La Ferme des Trabucayres, portée par la famille Quintana et Martinez, incarne depuis plus de cinquante ans une agriculture raisonnée, respectueuse de la terre et des animaux. Sur leurs 1 000 hectares de sous-bois et de prairies, vaches, chèvres, brebis, cochons, daims, cerfs, mouflons et sangliers évoluent en semi-liberté, élevés sous la mère dans un environnement préservé. Cette harmonie avec la nature se reflète dans chaque produit qu’ils proposent, sous la marque *Carn de Bosc*, créée pour valoriser les races locales et garantir le bien-être animal.

Karine Quintana, avec son sourire communicatif, nous a accueillis au *Mercat de la Terra* comme on reçoit des amis de longue date. Ses produits, exposés avec soin, témoignent d’un savoir-faire artisanal et d’un engagement sans faille pour une alimentation saine et savoureuse. Depuis l’ouverture de leur atelier de transformation à la ferme, la famille a fait le choix audacieux de produire des charcuteries et viandes sans nitrites, conservateurs, colorants, OGM ni antibiotiques. Une démarche qui, selon Karine, répond à une conviction profonde : « Proposer des produits qui respectent à la fois le consommateur et l’animal, c’est notre façon de contribuer à un monde meilleur. »

Une Madeleine Catalane au Cœur du Vallespir

Rencontrer Karine au marché, c’est comme replonger dans l’atmosphère unique de Las Illas, où nous avions découvert, il y a quelques années, leur élevage de chèvres catalanes, une race locale emblématique. Ce souvenir, intact, s’est ravivé en goûtant leurs produits : saucissons secs, pâtés, ou encore viandes maturées, tous porteurs d’une authenticité rare. Chaque bouchée raconte l’histoire d’un terroir, d’une famille, et d’un mode de vie où la patience et le respect priment.
Au *Mercat de la Terra*, Karine et sa sœur Nadine, également présente, partagent leur passion avec une générosité contagieuse. Les visiteurs s’arrêtent, échangent, goûtent, et repartent avec bien plus qu’un panier de produits : ils emportent un morceau de cette philosophie Slow Food, qui prône une nourriture « bonne, propre et juste ». Karine nous confie : « Participer à ce marché, c’est l’occasion de rencontrer des gens qui partagent nos valeurs, qui prennent le temps d’écouter l’histoire derrière chaque produit. »

Des Produits d’Exception, un Engagement Durable

La Ferme des Trabucayres ne se contente pas de produire ; elle invite à la découverte. Outre leur catalogue en ligne (accessible sur commande.kuupanda.com/producteur/3918/particulier), la famille est présente sur les marchés locaux, comme celui de Céret chaque samedi matin, ou encore lors des foires aux gras de Prades, Thuir et Céret, ainsi que la foire des éleveurs Aspres Albères au Racou. Leurs produits sont également disponibles à la boutique *Oh Délices Paysans* à Perpignan, un lieu dédié aux producteurs locaux.

Ce qui frappe, c’est la cohérence de leur démarche. En éliminant les additifs chimiques et en privilégiant des méthodes traditionnelles, la famille Quintana et Martinez redonne ses lettres de noblesse à la charcuterie et à la viande fermière. « On travaille sur une version sans nitrites pour nos merguez aussi, c’est en cours ! », nous glisse Karine avec un clin d’œil, prouvant que l’innovation est au service de la tradition.
### Un Lieu de Partage et de Repos
Au-delà des produits, la Ferme des Trabucayres propose également des gîtes, nichés dans un cadre naturel et reposant. Ces logements indépendants, équipés de tout le confort moderne (barbecue, cheminée, connexion internet, lave-linge, lave-vaisselle), offrent une immersion totale dans la vie à la ferme. Une invitation à ralentir, à savourer le calme des Pyrénées-Orientales, et à découvrir de près le travail passionné de cette famille.
 

Une Rencontre qui Reste en Mémoire

Revoir Karine et Nadine au *Mercat de la Terra* d’Elne, c’était comme retrouver un vieux carnet de voyage, rempli de saveurs et d’émotions. Leur engagement pour une agriculture respectueuse, leur amour du métier et leur générosité font de la Ferme des Trabucayres bien plus qu’une exploitation : un lieu de vie, de partage, et de plaisirs simples. Comme une madeleine catalane, leurs produits éveillent les sens et rappellent que derrière chaque bouchée, il y a une histoire, un terroir, et des visages.
Pour découvrir leurs produits ou réserver un séjour, rendez-vous sur leur catalogue en ligne (commande.kuupanda.com/producteur/3918/particulier) ou contactez-les directement au 06 45 59 97 99. Et si vous passez par Las Illas, laissez-vous tenter par une visite : la famille Quintana et Martinez vous accueillera avec le même plaisir qu’ils mettent dans leurs créations.
*Sources : Informations tirées du site Bienvenue à la Ferme et des échanges avec Karine Quintana lors du Mercat de la Terra à Elne.*[](https://www.bienvenue-a-la-ferme.com/.../ferme-des.../663878)[](https://www.bienvenue-a-la-ferme.com/.../ferme.../663878...)[](https://bienvenue-a-la-ferme.com/.../ferme-des.../663878...)

Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
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10 août 2025 7 10 /08 /août /2025 16:35

Au dernier Mercat de la terra Slow Food Pays Catalan à Elne nous sommes tombés sur Nicolas, un jardinier il a ramené sa fraise pour **Présentation de Ramène ta graine**
*Ramène ta graine* est une initiative apicole innovante qui allie pédagogie, insertion sociale et préservation de la nature. Fondée sur le principe de la **pédagogie du détour**, cette approche met l’accent sur l’apprentissage par la pratique : en travaillant avec les abeilles et en s’engageant pour l’environnement, les participants développent des compétences professionnelles tout en renforçant leur épanouissement personnel.

 Une mission à impact social

L’apiculture, au cœur du projet, devient un outil puissant d’**insertion sociale et professionnelle**. En collaborant avec des structures à impact social, *Ramène ta graine* accompagne des personnes en quête d’autonomie et de développement personnel. À travers la gestion des ruches et les activités apicoles, les participants acquièrent un **savoir-faire concret** tout en travaillant sur leur confiance et leur place dans la

société.
### Un engagement pour la nature locale
Au-delà de l’aspect humain, *Ramène ta graine* agit pour la **préservation de la biodiversité locale**. En installant des **ruches en entreprise**, l’initiative introduit le vivant au sein des organisations, sensibilisant les collaborateurs à l’importance des écosystèmes. Ces actions concrètes favorisent la **pollinisation** et contribuent à la protection des abeilles, acteurs essentiels de la biodiversité.

Une vision globale


1. **Pédagogie** : apprendre par l’expérience pratique.
2. **Insertion et épanouissement** : offrir des opportunités de développement personnel et professionnel.
3. **Impact environnemental** : agir pour la nature en intégrant les ruches dans des contextes professionnels.

En résumé, *Ramène ta graine* est bien plus qu’un projet apicole : c’est une démarche qui connecte l’humain et la nature, favorisant l’épanouissement individuel et collectif tout en œuvrant pour un avenir plus durable.[](https://ramenetagraine.fr/)[](https://pe.linkedin.com/company/ramenetagraine)
Pour en savoir plus, visitez : [ramenetagraine.fr](https://ramenetagraine.fr)

 

Ramène ta graine 66, ramène sa fraise  au Mercat de la Terra à Elne! interview par Nicolas Caudeville
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Ramène ta graine 66, ramène sa fraise  au Mercat de la Terra à Elne! interview par Nicolas Caudeville
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Ramène ta graine 66, ramène sa fraise  au Mercat de la Terra à Elne! interview par Nicolas Caudeville
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Ramène ta graine 66, ramène sa fraise  au Mercat de la Terra à Elne! interview par Nicolas Caudeville
Ramène ta graine 66, ramène sa fraise  au Mercat de la Terra à Elne! interview par Nicolas Caudeville
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20 juin 2025 5 20 /06 /juin /2025 11:29

Alain Pottier Meta Soutien était en direct pour l'Archipel contre attaque pour reparler du livre qu'il a dirigé Trabucaire Editions Évènement de Trabucaire Editions
1 Rue de l'École, 66000 Perpignan, France
Public  · 
Vendredi 20 juin 2025 on présente le livre Boire du vin au Le Petit Monde Monde https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/04/restaurant-le-petit-monde-mourad-bahfir-pousse-le-bouchon-lyonnais-a-l-orient-jusqu-a-perpignan-interview-par-nicolas-caudeville.html avec la  Librairie Torcatis à 18 h. Convivialité, tradition, santé, pourquoi boit-on du vin ????

 

En exclusivité le récit de la soirée qui n'a pas encore eu lieu !

Boire du vin au Petit Monde : une célébration du vin et de l’âme humaine

Sous le ciel tiède de Perpignan, où le vent de la tramontane murmure des histoires de pierre et de mer, je me suis rendu, un peu par hasard, un peu par destin, à l’événement annoncé par Trabucaire Éditions. C’était vendredi, le 20 juin 2025, dans ce coin du monde où le temps semble ralentir pour laisser place à la vie. À 18 heures, la librairie Torcatis, nichée au cœur de la ville, ouvrait ses portes pour présenter Boire du vin ? Histoires de complicité entre l’homme et le vin. Un titre qui sonne comme une question, mais aussi comme une invitation. Et je n’ai jamais su résister à une invitation qui promet du vin et des idées.

Le lieu, Le Petit Monde, est de ces endroits où l’on sent l’âme des murs. Une petite salle, des tables en bois patiné, des odeurs de pain frais et de thym qui flottent dans l’air, et des gens qui sourient comme s’ils savaient quelque chose que vous ignorez encore.

La librairie Torcatis, avec ses étagères croulant sous les livres et son ambiance de refuge intellectuel, était l’écrin parfait pour cet événement. Les vignerons de la Côte Vermeille, des hommes et des femmes aux mains calleuses et aux yeux brillants, étaient là, non pas pour vendre, mais pour partager. Et c’est peut-être ça, le vin : un partage avant tout.

Le livre, au centre de la soirée, n’est pas un simple ouvrage sur le vin. Ce serait trop facile.

Non, il s’agit d’une méditation, d’une exploration. À travers des voix multiples – viticulteurs, historiens, poètes peut-être – il raconte ces 6000 ans d’histoire où l’homme et la vigne se sont apprivoisés. Pourquoi boit-on du vin ? La question flottait dans l’air, et les réponses fusaient, portées par le cliquetis des verres et les rires. On boit pour se souvenir, pour célébrer, pour se rapprocher des autres et, parfois, de soi-même. On boit parce que le vin n’est pas juste une boisson, mais un lien. Entre la terre et l’homme, entre le passé et l’avenir, entre le sacré et le profane.
Les vignerons de la Côte Vermeille, avec leurs mots simples mais lourds de vérité, parlaient de leur travail, de la vigne qui demande patience et respect, du soleil qui brûle et des nuits fraîches qui apaisent.

Ils parlaient du vin comme d’un ami, jamais tout à fait le même, toujours fidèle. La dégustation, point d’orgue de la soirée, n’était pas une simple formalité. Chaque verre racontait une histoire : un grenache noir aux arômes de garrigue, un muscat qui chantait l’été, un rancio qui portait en lui le poids des années. Chaque gorgée était une conversation, un échange entre le buveur et le vigneron, entre l’homme et la terre.
Ce que j’ai retenu, au-delà des saveurs et des mots, c’est l’idée que le vin ne se réduit pas. On peut le disséquer, parler de ses tanins, de son terroir, de ses cépages, mais ce serait comme expliquer un poème en comptant ses syllabes. Le vin, c’est une culture, une tradition, une spiritualité même. Il est dans les fêtes de village, dans les repas qui s’étirent jusqu’à minuit, dans les silences partagés entre amis. Il est dans les excès, parfois, mais aussi dans la mesure, dans cette quête d’équilibre que les vignerons catalans semblaient incarner avec tant de grâce.
 

Je suis reparti dans la nuit de Perpignan, un peu plus léger, un peu plus riche.

Le vin, ce soir-là, n’était pas qu’une boisson. C’était une porte ouverte sur le monde, sur les autres, sur l’histoire. Et je me suis promis de revenir, un jour, à ce Petit Monde, pour boire encore, pour écouter encore, pour comprendre encore un peu mieux ce mystère liquide qui, depuis 6000 ans, nous accompagne.
Jim Harrison, s’il avait été là, aurait sans doute grogné un compliment bourru, vidé son verre et repris la route. Moi, je me contente d’écrire ces lignes, un sourire au coin des lèvres, et l’envie d’un autre verre.

 

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24 avril 2025 4 24 /04 /avril /2025 19:37

Présentation du livre Trabucaire Editions  produits par Reconquesta Côte Vermeille  animé par Alain Pottier  au Cave du Roussillon : Boire le Vin Histoires de complicité entre l’homme et le vin     
Le vin a 6000 ans. Bien culturel, universel et pluriel, qu’est-il possible d’en dire aujourd’hui ? Pourquoi boit-on du vin et pourquoi demain continuera-t-on d’en boire ?
Parce que le vin, fruit de la vigne et du travail de l’homme, ne saurait être considéré comme un simple produit de consommation. Le Vin c’est bien plus que le vin.
À partir d’une approche multidisciplinaire, des viticulteurs et des vignerons de la Côte Vermeille en Pays catalan vous invitent à découvrir et partager cette démarche réflexive pour ne pas réduire le vin à ce qu’il n’est pas.
Au-delà des difficultés liées à son abus – parce que boire du vin n’est pas forcément synonyme d’excès – et qu’il revêt bien d’autres dimensions (partage, convivialité, tradition, culture, symbolique, spirituelle), ce livre propose un autre regard sur sa consommation, sa fonction et sa personnalité. 

Boire du vin ? Histoires de complicité entre l’homme et le vin
Allez, chopez un verre, un qui fait « ding » quand on le caresse, et causons de Boire du vin ?, ce bouquin catalan qui débarque en français chez Trabucaire avec plus de panache qu’un torero en pleine corrida ! C’est pas juste un livre, c’est une saga, un uppercut festif, une ode au gosier, qui retrace les 6000 ans de cette idylle entre l’homme et le vin. Ouais, 6000 ans, plus vieux que les vannes de tonton au repas de Noël !
Et là-dedans, on croise l’ombre d’Omar Khayyam, le poète persan des Quatrains, qui chantait le vin comme un éclat de vie, une rébellion contre le temps qui galope.

« Un peu de vin, un livre, un coin d’ombre sous un arbre, et que le monde aille se faire voir », qu’il lançait, à peu près. Dans Boire du vin ?, on retrouve cette vibe : le vin, c’est de la poésie en bouteille, une façon de crier « carpe diem » en levant son verre, loin des sermons ou des calculettes. Khayyam, c’est le parrain spirituel de ce bouquin, celui qui murmure qu’un bon cru, c’est un passeport pour l’éternité, à condition de le boire avec du cœur.
Mais les Catalans, eux, ils posent pas de chichi, pas de snobisme à la « je hume des notes de cassis et de vieux cuir ». Non, ce collectif, avec un bagout tout méditerranéen, remet le vin à sa place : celle du partage, de la rigolade, voire de la spiritualité, tiens, pourquoi pas ?

Parce que, soyons sérieux deux secondes, un bon canon, c’est pas juste de l’alcool, c’est une histoire, un terroir, un bout de culture qu’on se passe comme une chanson qu’on reprend en chœur.
Et ils tapent du poing, les auteurs ! Alain Pottier, un des cerveaux de l’opération, s’énerve : en France, on traite le vin comme un truc à taxer ou un danger à étiqueter, alors qu’en Espagne, vlan, c’est patrimoine national ! Et il a raison, l’Alain ! Le vin, c’est pas qu’un business ou un panneau « à consommer avec modération ». C’est un art de vivre, un fil entre les générations, une excuse pour refaire le monde jusqu’à l’aube. 

Et là, entre en scène Stéphane Magarelli, l’addictologue, qui apporte sa voix au débat. 

Lui, il connaît les ravages de l’alcool, mais il refuse de jeter le vin avec l’eau du bain. Dans ce livre, il plaide pour une approche équilibrée : célébrer le vin comme un patrimoine culturel sans fermer les yeux sur les excès. Magarelli, c’est un peu le gars qui te tend un verre d’une main et te rappelle de pas vider la bouteille de l’autre. Il aide à réconcilier les pro-vin et les anti-alcool, à construire un pont entre la fête et la sagesse.

Ce bouquin, c’est un banquet : historiens, vignerons, poètes, et même un addictologue, tous attablés pour cogiter. 

Comment redonner du sens au vin sans tomber dans le cliché du soiffard ou du snob ? Comment en faire un enjeu de civilisation, un moteur économique, un aimant à touristes, tout en gardant les pieds sur terre ? Parce que, ouais, le vin, c’est surtout une histoire de complicité, celle qui fait qu’un verre partagé, ben, ça vaut tous les discours.
Alors, Boire du vin ?, c’est pas un livre à juste feuilleter, c’est un livre à vivre. 

À ouvrir entre potes, à gribouiller, à trimballer dans les vignes ou au comptoir d’un bistrot. Avec Khayyam dans un coin et Magarelli dans l’autre, ce bouquin nous dit : « Le vin, c’est nous, c’est toi, c’est moi, c’est ce qu’on en fait ensemble. » Alors, on trinque à ça ?

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20 avril 2025 7 20 /04 /avril /2025 20:55


"Quand une vile servitude ou une contrainte les font déchoir et les assujettissent, ils emploient cette noble inclination, par laquelle ils tendaient librement vers la vertu, à repousser et à enfreindre ce joug de la servitude : car nous entreprenons toujours les choses défendues, et convoitons ce qui nous est refusé."

L'abbaye de Thélème François Rabelais, Gargantua, 1534

 

Andre Trives était en direct du @Mercat de la terra à Villelongue de la Salanque pour Slow Food Pays Catalan paysan rt élu d'@Ville Elne il nous parlait de l'enjeu de la vivacité des sols et de la #souveraineté alimentaire des #semences, une arche à faire avant le trop de #sécheresse

 

En l'antique contrée d’Elne, sise aux marches des Pyrénées-Orientales, entre tramontane folâtre et soleil ibérique, vivait naguère un honnête homme, sieur André Trives, qui, de poissonnier notable fut transmué en jardineur du vivant, ainsi que fut Jonas changé en grand poisson, mais en sens contraire.

Car l’homme, las de la poiscaille, du burnout et des tracas conjugaux (hélas ! pauvre monde), s’en fut un beau matin de printemps se frotter les mains dans la glèbe, flairant d’un museau nouveau le doux fumet des fèves et la caresse tiède du compost. Et point ne s’en repentit, foi de Gargantua !

Or doncques, ce Trives, ayant ouï maintes fois les saintes paroles de la permaculture — mystère profond issu d’anciens grimoires australiens et méditerranéens — se mit en labeur de réconcilier l’homme et l’humus.

De la Sainte Pratique du Bois et du Ver de Terre

Premièrement, il esmeut la terre non point à coups de machines infernales et d’engrais du diable, mais à grands brassées de copeaux bénis, fumier parfumé d’équin et semences de vertu. Telles légumineuses sacrées (féveroles, vesces, gesses), tel blé druidique, tel seigle rustique : tous s’unirent en festin orgiaque pour nourrir la matrice terrestre.

Et là, miracle ! Là où nichaient naguère caillasse et stérilité, surgirent quantités de vers de terre dodus, d’un embonpoint digne des chanoines de Cluny. De deux cents kilos par hectare, ils bondirent jusqu’à quatre mille ! Qui l’eût cru ? Des lombrics par légions, sapant le sol comme mineurs et le gorgeant d’eau comme outre de pèlerin.

De l’Eau, du Feu et des Calçots

Secondement, et ce fut prou miracle, l’homme dompta l’élément aqueux, ressource capricieuse s’il en est, surtout en terres catalanes brûlées du ciel. D’un débit de dix mille mètres cubes, il réduisit la chose à six mille huit cents — non par sorcellerie, mais par la vertu d’un sol spongieux comme éponge de tavernier. Et point ne moururent ses tomates, bien au contraire ! Deux fois la semaine, deux heures de bénédiction aqueuse suffisent à nourrir ces joyaux rouges.

Et s’en vint la fête des calçots ! Oignons nobles et langoureux, qu’on mange les doigts noirs et la bouche heureuse. André, prestement, les présenta au peuple, lors du Mercat de la Terra — marché des justes, des bons, et des affamés vertueux.

De la Réputation du Trives par-delà mers et monts

Ce Trives-là, point n’est avare de savoir. Non seulement nourrit-il la terre, mais aussi les cervelles, allant jusqu’en Tunisie, aux îles Kerkennah, prêcher l’évangile de la motte vivante. Là-bas, il enseigne comment baiser le sol plutôt que le fouetter, comment caresser l’eau plutôt que la détourner. Ô beau sermon en acte !

Il ne travaille seul, que nenni ! Aux côtés des AMAPiens, des restaurateurs de bon goût, et du réseau Maraîchage Sol Vivant, il échange salades, graines, conseils et boutures comme on échange baisers au carnaval.

De la Philosophie Végétale et des Salades Millénaires

À ses plants d’agrumes et ses fruits de la passion, il joint la salade dite “l’ancien milliard”, conçue avec les sorciers du Fardet de Barcelone. Un mets digne des tables de Pantagruel lui-même, qui, dit-on, en fit cinq rots de contentement.

Ponclusion Panurgique**

De l’ouvrage du sieur Trives, il faut retenir ceci : qu’il n’est point besoin d’artifices ni de poudre de Perlimpinpin pour cultiver la terre. Par soin, par patience et par humour — car il en faut pour élever mille vers de terre ! — l’on peut faire d’un champ sec et rude un théâtre de vie.

Gargantua eût planté sa dent dans ses tomates. Rabelais lui-même, le cher François, eût trinqué à sa santé, en criant : **“Science sans conscience n’est que ruine du sol !”**

 

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20 avril 2025 7 20 /04 /avril /2025 15:30


“Sans la participation de l'odorat, il n'y a point de dégustation complète. ”

 Anthelme Brillat-Savarin / Physiologie du goût

 

Vinoscopie 28 https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/tag/vinoscopie/ Domaine Déjean, Dorian Déjean https://www.domaine-biodynamie.com/vigneron-domaine-dejean,305.htmlanimé par Jean Lhéritier
En direct de Chez Iris 6 rue de la révolution française à Perpignan pour l'archipel contre Attaque Vinoscopie avec Dorian Déjean Domaine Déjean avec Jean Lhéritier Domaine Déjean : Notre histoire Après un parcours en tauromachie, je reprends mes études en 2014 à l'école d'agronomie de Montpellier Supagro où je suis diplômé en tant qu'oenologue en 2016, suite à un Master en Vigne et Vin.

Domaine Déjean : Histoire d’un Retour à la Terre, au Vin, et à la Vérité des Sens

Il est des parcours où la vie, dans son infinie sagesse, conduit l’homme de l’arène au cep, de l’adrénaline des foules au silence fécond des vignes. Après avoir salué la noblesse du taureau, je revins aux études en 2014, à Montpellier, ville solaire et savante, où l’on cultive autant la vigne que l’esprit. Diplômé œnologue en 2016, je poursuivis mon éducation non dans les livres, mais dans les terres elles-mêmes : au pays Basque, en Alsace, jusqu’au Chili, berceau volcanique et viticole. Partout, j’ai humé la terre, goûté les jus, observé les gestes – et retenu l’essentiel : l’âme du vin se façonne dans la patience et la sincérité.

Naissance du Domaine Déjean — Calce, Terre d’Éveil

C’est en 2020 que je pose à nouveau mes pas sur les sentiers du Roussillon, à Calce, village minéral et lumineux, où le vent parle aux pierres. Second d’exploitation chez Olivier Pithon, je m’y installe doucement, avec prudence et ferveur. En 2021, j’acquiers mes premières vignes, épousant ce métier qui exige tout de l’homme et ne tolère ni hâte ni artifice.

Premiers Jus, Premiers Vers — Trois Millésimes de Vérité

Trois millésimes déjà que je presse la vérité des terroirs de Calce, Baixas et des Corbières. Trois hectares — point trop, mais assez pour écouter les cépages sans les dominer : Macabeu, Grenache blanc, gris, noir ; Carignan, Syrah, Muscat — tous ont voix au chapitre dans cette œuvre commune. Chaque raisin y parle un dialecte du sol, du ciel, et du feu intérieur.

Le Jardin Vivant — Agriculture de Respect et d’Intention

Si je me dis vigneron, c’est que j’ai d’abord appris à être jardinier du vivant. Passionné de botanique, j’ai choisi de cultiver mes vignes en harmonie avec la terre, suivant les principes de la biodynamie. Point de brutalité, mais des gestes simples : semer, pailler, nourrir le sol comme on nourrit une pensée ; l’abreuver, le protéger. Tisanes, thés de compost, griffage léger, arbres compagnons — tout est fait pour honorer le sol comme un convive précieux.

Dans le Chai — Là Où le Temps Fermente

Au chai, le vin suit son propre chemin. Je ne le brusque pas. Les levures sont celles du raisin, les fermentations se font sans soufre — ou à peine, tel un soupçon de ponctuation finale. Nul collage, nulle filtration. Tout descend par gravité, comme une pensée limpide, sans pompe ni artifice. Ainsi naît un vin nature, vivant, qui ne ment jamais.

Les Côtes Catalanes — Un Terroir au Verbe Ancien

Les vins de Côtes Catalanes ne sont point de simples breuvages. Ce sont des poèmes liquides, enracinés dans une terre sculptée par le vent, le soleil et les siècles. Ici, les ceps sont anciens, noueux comme des mains de paysans, et donnent des fruits concentrés, complexes, infusés de mémoire. À Calce, les vignerons ne font pas que du vin : ils perpétuent un art, un culte païen et joyeux de la terre.

L’Art de Déguster — Entre Silence et Révélation

Servir un vin, mes amis, n’est pas une simple opération logistique. C’est un rituel. Le rouge se sert entre 16 et 18°C, le blanc plus frais, toujours avec patience. Laissez-le respirer. Écoutez ce qu’il vous dit. Car un vin bien né est comme un bon mot : il faut lui laisser le temps d’éclore. Puis, à la première gorgée, il vous entraîne — non vers l’oubli, mais vers la mémoire des choses vraies.

— Une Invitation à la Joie Partagée

Ainsi va le Domaine Déjean : une quête, une fidélité à la terre, au goût, à la vérité du fruit. Chaque bouteille porte en elle un peu de ma vie, un peu de ma terre, et beaucoup de mes rêves. C’est avec honneur que je vous l’offre, non comme un produit, mais comme un moment à partager.

> « Dis-moi ce que tu bois, je te dirai qui tu es. »  
> — J.A. Brillat-Savarin, ou peut-être moi, un soir de vendange."

 

Vinoscopie 28 Domaine Déjean, Dorian Déjean animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 28 Domaine Déjean, Dorian Déjean animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 28 Domaine Déjean, Dorian Déjean animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 28 Domaine Déjean, Dorian Déjean animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 28 Domaine Déjean, Dorian Déjean animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 28 Domaine Déjean, Dorian Déjean animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 28 Domaine Déjean, Dorian Déjean animé par Jean Lhéritier
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