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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
"Aux moments les plus imprévus nous nous demandons bien sûr qui nous sommes vraiment derrière les couches de peinture dont la culture nous a recouverts."
Les jeux de la nuit (2010) de Jim Harrison
là, c'est Myriam Pied la ceuilleuse qui livre son ail des orus frais...
Carnet – Perpignan, rue de la Fusterie
Je suis entré chez Gogui comme on pousse la porte d’une mémoire qui n’existe pas encore.
Véronique Souloy était là, derrière son comptoir, avec ce sourire des gens qui ont déjà beaucoup voyagé dans leur tête et dans leur cuisine. Elle venait de parler en direct à L’Archipel contre-attaque, la voix encore chaude du micro, et elle m’a tout de suite servi un verre de saké japonais,– pas ce machin sucré qu’on trouve dans les épiceries, non, un vrai, sec, un peu sauvage, qui vous prend par la nuque comme un bon vent du nord.
Le restaurant est au numéro 2 de la rue de la Fusterie, une petite artère de Perpignan qui sent encore le vieux Roussillon et le sel de la mer toute proche.
Après sa cuisine vagabonde aux 3 Journées, Véronique a planté là ses nouvelles racines : l
es grillades coréennes traditionnelles, celles où la viande marine des jours durant, où le bulgogi et le samgyeopsal crépitent sur la plaque au milieu de la table, où l’on mange avec les doigts et le cœur. Pas de chichis. On cuit, on retourne, on parle, on rit, on boit.Et boire, chez elle, ce n’est pas une affaire de snobisme.
Quoi qu’on mange et qu’on boit, dit-elle, et elle tient parole.
Du vin nature bien sûr, mais surtout du saké japonais aujourd’hui, bientôt du coréen, et de la bière coréenne bien fraîche, celle qui descend comme une caresse après une bouchée de galbi trop épicée.
Tout est choisi en filière ultra-locale : les légumes du marché du matin, les viandes d’éleveurs qu’elle connaît par leur prénom, le pain, le riz, même les herbes. Rien ne voyage plus loin que nécessaire. C’est rare, et ça se sent dans chaque assiette.
Je suis resté longtemps. La conversation était aussi bonne que les plats – et chez moi, c’est le plus beau compliment que je puisse faire. On parlait de Corée sans y être allé, de Perpignan sans la quitter, de la vie qui passe trop vite et des braises qui, elles, ne mentent jamais.
Véronique a cette manière tranquille de vous faire sentir que vous êtes chez quelqu’un, pas chez un restaurateur.
C’est la différence entre un endroit où l’on mange et un endroit où l’on vit un peu.Je suis ressorti dans la nuit tiède de la ville avec cette odeur de grillade dans la tête. Je pensais à Jim Harrison, à ses carnets pleins de steaks, de vins fous et de grands espaces. Il aurait aimé ça, lui qui venait souvent dans les Albéres . Il aurait commandé une deuxième tournée de saké, aurait parlé trop fort, et aurait écrit, quelque part dans son propre carnet :
« À Perpignan, une femme a compris que la meilleure façon de voyager reste encore de rester chez soi, mais en mettant le feu à la table. »
Gogui.
2 rue de la Fusterie, Perpignan.
À ouvrir bientôt, et à ne plus jamais refermer.
Perpignan; Véronique Souloy ( On l'a croirait tout droit sortie de la cambuse de Corto Maltése) succède à Sébastien Ausseil au restaurant "l'appart" qui devient "les trois journées" place Bau...
Le 30 avril et 1er mai aura lieu le premier salon des vins natures des 2 Catalognes et d'Occitanie "indigènes" 4 restaurants seront ouvert exceptionnellement pour l'événement ...
Vincent Connes et Jean Lhéritier étaient en direct de l'Arsouille pour le 30 éme Vinoscopie,pas de domaine cave coopérative de Don Brial, sécheresse,pluie la filière se casse la gueule, l'avenir serait il à la diversification ?
Vincent Connes et le Domaine des Sams : du vin aux poivres catalans à Baixas
Dans le petit village de Baixas, au cœur du Roussillon, Vincent Connes incarne une figure typique de la quatrième génération de vignerons familiaux. Issu d'une lignée ancrée dans la viticulture depuis plusieurs décennies, il a repris et fait évoluer l'exploitation familiale en y insufflant une diversification audacieuse et une approche agriculture biologique (AB).Un héritage viticole traditionnelVincent Connes est avant tout un viticulteur du Roussillon, région réputée pour ses vins rouges, rosés et muscats. Il a été associé pendant plusieurs années à la Cave Coopérative de Baixas (ou Cave coopérative Don Brial), où il est intervenu dans des émissions et présentations comme Vinoscopie (notamment l'épisode 30 animé par Jean Lhéritier).
Cette cave reste un pilier de la production locale en appellation Côtes du Roussillon et Rivesaltes.
Cependant, face aux défis du secteur viticole (concurrence internationale, changement climatique, baisse de consommation de vin), Vincent Connes a choisi de ne pas se limiter à la vigne.
La diversification : pionnier des poivres "catalans"Depuis environ 10 ans (début des années 2010-2015), il s'est lancé dans la culture de poivres rares et aromatiques, en agriculture biologique. Sous la marque Domaine des Sams, il produit notamment :Poivre de Sichuan
Poivre de Timut (variété népalaise très parfumée)
Poivre rose
Poivre Sansho
Et d'autres expérimentations comme la myrte et potentiellement d'autres plantes à l'avenir.
Ces épices, souvent qualifiées de "poivres catalans" en raison de leur adaptation au terroir local, rencontrent un succès croissant auprès des chefs, épiceries fines et magasins bio. La diversification est présentée comme une réussite économique et écologique, avec une mise en avant du climat méditerranéen de Baixas favorable à ces cultures inhabituelles dans la région.En novembre 2025, France Bleu consacrait un reportage à cette initiative : « À Baixas, ce vigneron s'est lancé dans la culture de poivres catalans, et ça marche ! ».Plus récemment, des articles mentionnent même une extension vers la culture de pistaches, comme alternative ou complément au jus de raisin et à la vigne traditionnelle.Une marque et une présence en ligne affirmée Vincent Connes a officiellement créé la marque Domaine des Sams il y a plusieurs années. Sur les réseaux sociaux :Instagram : @domainedessams
(où il se présente comme « Producteur AB de divers poivres : Sichuan, Timut, Rose, Sansho... de Myrte et bien d'autres choses d'ici quelques années... Baixas, Pays Catalan »)
Facebook : page personnelle où il annonce la création de la marque et partage ses produits.
Ses produits se retrouvent dans des points de vente locaux (comme Le Paysan Catalan) et chez des restaurateurs, avec des ventes directes ou via des cavistes/épiceries fines.
Vincent Connes illustre parfaitement la transition de nombreux vignerons du Sud de la France : rester attaché à la vigne tout en explorant de nouvelles productions résilientes, bio et à haute valeur ajoutée. Le Domaine des Sams est aujourd’hui un bel exemple d’innovation agricole en Pays Catalan.
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Dans Les Contemplations, livre IV ("Pauca Meae"), Victor Hugo exprime souvent un dialogue intime avec sa fille , Léopoldine, où l'attente et la connexion spirituelle sont implicites. Par exemple ...
" Vous ne pouvez pas être ce gamin qui reste figé en haut du toboggan en réfléchissant. Vous devez glisser. " - Tina Fey Dans un monde ouvert et ultraconcurrentiel, il ne suffit pas d'avoir de ...
« Vous ne pouvez pas être ce gamin qui reste figé en haut du toboggan en réfléchissant. Vous devez glisser. »- Tina Fey
Dans un monde ouvert et ultraconcurrentiel, il ne suffit pas d'avoir de bons produits du "terroir" comme il y a des politiques de terrain (lourd), il s'agit encore de le "faire savoir" . Dimanche dernier à la cave viticole de Cabestany, qui est une des 9 commanderies de la coopérative de Terrassous, avait lieu un événement autour du muscat de Noël et de la bière de Noël: un marché de Nadal .
Là où, la plupart reproduisent avec moins de moyens, le "gloubiboulga" mondialisé sauce aigre-douce façon Disney, Albe Chassagnac la chargée de communication de la coopérative de Terrassous avait fait le choix de "l'ultralocal_universel", tant vanté par Salvador Dali : c'est donc le tout Cabestany qu'elle a réunie à la cave pour son marché.
Avec une expo photos de cabestanenc, par l'artiste Pétula Scarpini et la présence de leurs voisins exceptionnels, "les Liminana's" Marie et Lionel . Cabestany et sa cave a du talent encore fallait-il avoir le talent de le reconnaître ! Défi réussi madame!
En amont de l'événement, nous avions fait une interview Albe Chassagnac et Stéphanie Rull le muscat de Noël de Terrassous et la Bière du Canigou au Muscat
Albe Chassagnac et Stéphanie Rull étaient en direct Au Cochon Hardi pour l'archipel contre attaque info : l'enjeu le muscat de Noël de Terrassous et la Bière du Canigou au Muscat de Noël de Terrassous.Comme quoi ...
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Ô mes bons compères, mes francs buveurs, mes joyeux gorgeurs de vin qui n’avez peur ni du tonnerre ni de la soif, approchez-vous de cette chronique, car je vais vous narrer, à la façon de maître François Rabelais, le grand, le pantagruélique, le rabelaisien Salon Be Ranci !, septième du nom, qui se tiendra le lundi dix novembre de l’an de grâce deux mille vingt-cinq, dans les entrailles mêmes des Caves Byrrh à Thuir, au cœur du Roussillon, terre de soleil, de vent et de vins qui ont plus de rides que le front d’un vieux moine après matines.ou alors écoutez l'équivalent actuel à savoir le sieur Lhérier dans ses harangues vidéos plus bas...https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/perpignan/lundi-8-novembre-salon-be-ranci-rencontres-europeennes-des-vins-oxydatifs-secs.html
Chapitre premier : De l’origine des rancios secs, plus anciens que les cornes de Moïse
Sachez, ô mes amis, que le rancio sec n’est point un vin de messe pour bigots ni un jus de raisin pour pucelles timorées, mais un breuvage forgé dans le feu du temps, l’oxydation et la patience, comme un géant qui aurait dormé cinq ans dans un fût de chêne sans ouillage, sans mutage, sans sucre résiduel, sans vergogne. Né sur les coteaux catalans avant même que les Romains n’aient songé à y planter la vigne, il fut d’abord vin de famille, gardé jalousement dans les caves comme un trésor de pirate. On le faisait rôtir au soleil, on le laissait pleurer la part des anges, on le secouait dans des dame-jeannes comme un enfant turbulent, jusqu’à ce qu’il prenne robe d’ambre, odeur de noix rance, de café brûlé, de sous-bois humide et de vieux cuir de Cordoue.Au XXe siècle, hélas ! ce noble nectar fut banni des tables par les docteurs ès-vins qui ne juraient que par le fruité, le frais, le léger. On le relégua au rang de vin de table, de vin de cuisine, de vin de grand-mère. Mais en l’an 2011, l’association Les Rancios Secs du Roussillon, véritable Confrérie des Buveurs Hardis, obtint deux IGP : Côtes Catalanes Rancio Sec et Côte Vermeille Rancio Sec. Slow Food le classa en Sentinelle, comme on protège un ours des Pyrénées. Et en 2012, on comptait à peine cinq mille bouteilles de cinquante centilitres par an. Dix ans plus tard ? Quarante-cinq vignerons ! Quarante-cinq fous magnifiques qui osent défier le temps !
Chapitre second : De la naissance du Salon Be Ranci !, ou comment on dit « Soyez rances ! » en catalanglais
Chapitre troisième : Des Caves Byrrh, plus vastes que la panse de Gargantua
Et cette année, ô miracle ! le salon quitte les salles modestes pour s’installer dans les Caves Byrrh, à Thuir. Imaginez, mes amis : un lieu bâti en 1866 par les frères Violet, Simon et Pallade, deux apothicaires qui, lassés de vendre des tisanes, inventèrent le Byrrh, vin tonique au quinquina, breuvage rouge comme le sang d’un taureau, doux comme le miel, fort comme l’amour d’une Catalane.Là, dans la salle des Grands Foudres, se dresse la plus grande cuve en chêne du monde, un million deux cent mille litres, capable de noyer un régiment de Suisses ! Classées Monument Historique en 2020, ces caves sentent le bois centenaire, le vin vieilli, l’histoire. C’est là, dans ce ventre de géant, que 90 vignerons viendront présenter leurs rancios, leurs vins jaunes, leurs olorosos, leurs assyrtikos, leurs vins de Madère, venus de France, d’Espagne, du Portugal, de Grèce, d’Italie, de Hongrie.
Chapitre quatrième : Du programme, plus riche que le banquet de Pantagruel
Entrée : 15 € (avec un verre gravé, plus précieux qu’un calice d’or).
Horaires : de 10 h à 19 h, le lundi 10 novembre 2025.
Ateliers :À 11 h, accords mets et rancios avec Laetitia Mathieu, responsable pédagogique de l’Institut Régional de Sommellerie (25 €).
À 11 h 30, dégustation de rancios âgés de plus de cinquante ans, avec Jean Lhéritier (30 €). Oui, cinquante ans ! Des vins qui ont vu naître des rois, des révolutions, des guerres, et qui sont encore là, solides comme des chênes.
Nouveauté : un trophée du meilleur rancio sec, décerné par un jury de sommeliers, chefs, journalistes – plus sévère que le tribunal de l’Inquisition.
Dédicace : Christine Campadieu, auteur de Le Rancio, signera son livre comme un évêque signe une bulle.
Vente aux enchères : une peinture de Paul Schramm, illustrateur des étiquettes de rancio, plus rare qu’un unicorn.
Restauration : food-trucks sur place, car un ventre vide ne saurait goûter le rancio.
Chapitre cinquième : Des parrains, plus illustres que les apôtresLe salon est placé sous le haut parrainage de :Pierre Gagnaire, chef multi-étoilé, qui cuisine comme on écrit de la poésie.
Bastien Debono, Meilleur Sommelier de France 2024, qui sent un vin à dix lieues et le décrit mieux qu’un notaire décrit un testament.
Chapitre sixième : Informations pratiques, pour les pèlerins de la soif
Épilogue : Buvez, ô mortels !Allez donc, mes frères, mes sœurs, mes amis, courez à Thuir, remplissez vos verres, videz vos goussets, ouvrez grand vos narines et vos gosiers. Car Be Ranci !, c’est plus qu’un salon : c’est une messe païenne, une fête dionysiaque, un hymne au temps, à l’oxydation, à la vie qui fermente.Buvez rance ! Vivez rance ! Soyez rances !Et que le diable emporte les buveurs d’eau !
Be ranci ! L'association pour la promotion des rancios secs du Roussillon organise le lundi 28 octobre 2019 son quatrième salon Be Ranci ! sur le thème de la Deuxième rencontre européenne des v...
Michel Castillo, Banyols Marie-Louise, Alain Pottier en l'absence regrettée de Paul Schramm, Jean Lhéritier,...étaient en direct pour l'archipel contre attaque pour présenter le troisième salo...
A l'occasion de la préparation de la sortie d'un livre sur le "rancio sec" et du troisième salon "Be ranci" qui aura lieu pour le public et les professionnels le 5 décembre prochain "à cents m...
L'Association des Rancios sec du Roussillon,a organisé, le lundi 2 juin 2014, une manifestation consacrée à la promotion, au rayonnement et à la vente des Rancios secs du Roussillon au centre d...
Dans Les Contemplations, livre IV ("Pauca Meae"), Victor Hugo exprime souvent un dialogue intime avec sa fille , Léopoldine, où l'attente et la connexion spirituelle sont implicites. Par exemple, dans le poème "Demain, dès l'aube..." (1856), il écrit :
"Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
Je vais par la forêt, je vais par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps."
Matinée Gourmande — Balade et petit-déjeuner
Rejoignez-nous pour une Matinée Gourmande à Terrats!
Départ: 8h00 depuis Terrats
Balade: 4 km promenade nature Tarif: 18€ par personne Réservation obligatoire
Informations pratiques:
Rendez-vous devant la cave de Terrats Prévoir chaussures de marche
Réseravtion obligatoire
sur notre site internet https://www.terrassous.com/.../matinee-gourmande-terrassous/
Nous avons hâte de partager cette matinée gourmande en plein air avec vous !
Une Matinée avec les Ombres de Terrassous
À la manière d'Hugo Pratt Par une aube tardive d'octobre, quand le soleil s’accroche aux vignes comme un amant qui retarde son départ, je pousse la porte du Can Louarn, un coin de Perpignan où les murs de pierre exhalent des parfums de thym brûlé et de vin vieilli. Ce n’est pas un bouge crasseux, non, mais un repaire de bon aloi, propre comme un pont de voilier bien tenu, avec ses tables recouvertes de nappes colorées et rayées de bande . Moi, Robert, qui fréquente aussi bien les palais dorés que ces antres où l’âme du monde s’attarde, je m’y sens chez moi. Face à moi, Albe Chassagnac, chargée de communication des Vignerons de Terrassous, une femme dont la prestance pourrait faire taire un équipage de corsaires. Chemise légérement froissée, comme la filière vinicole par "la loi Évin", elle a ce regard sagace, comme si elle voyait, au-delà des ruelles, les échos d’un galion en forme de comporte chargé de raisins. Elle commande un café noir – « sans sucre, pour l’amertume » – et me parle d’une Matinée Gourmande, une invitation à fouler les terres de Terrats, dès 8h, pour une errance qui réveille le corps et l’âme.
Terrassous, l’île des indomptés
Terrassous, ce n’est pas seulement un nom qui roule sur la langue comme une vague sur un rivage catalan. C’est une cave, une confrérie de 80 familles, des loups de terre qui défient les gelées assassines et les orages griffant les ceps comme des lames. « On n’est pas des marchands de bouteilles, Bob, » lance Albe, son sourire tranchant comme un coutelas. « On est des gardiens, des femmes et des hommes qui luttent pour que la terre parle encore. »
La Matinée Gourmande, c’est leur pavillon hissé : une marche de 4 km à travers les vignes et les sentiers de Terrats, suivie d’un festin qui sent le Roussillon, le tout pour 18 euros – une pièce d’argent pour une traversée qui vaut des trésors.
Une errance dans l’âme des vignes
Le rendez-vous est à 8h, devant la cave de Terrats. « Mets des bottes, marin, pas ces souliers de salon qui s’effritent dans la boue, » avertit Albe, son rire tintinnabulant faisant frémir la table du Can Louarn. Cette balade n’est pas pour les âmes fades en quête de gravures pour leurs carnets de voyage. C’est une plongée dans un monde de schiste et de Tramuntana, où les vignes murmurent des secrets romains, où les oliviers tordus dansent une sarabande païenne. L’air charrie le thym sauvage, la pulpe sucrée des figues, la morsure du genévrier. Les pas crissent sur les cailloux, les abeilles chantent une poésie en colère. « On s’arrête, on froisse une feuille de laurier, on hume l’humus, » dit Albe, traçant des routes invisibles sur la nappe. « La terre rouge, c’est elle qui donne au vin son sang. » Et le vin, parlons-en. Le blanc de Terrassous, vif comme une lame d’écume sur une mer d’huile. Le rouge, lourd comme une ancre de caraque. Le muscat, chargé de pêches mûres, comme un butin rapporté d’une île perdue. Albe, avec sa prestance qui fait plier les regards, en parle comme une capitaine évoque ses tempêtes : une tendresse qui cache des griffes.
Un festin comme un pacte
Au bout du sentier – ou à mi-chemin, selon le caprice du jour –, un petit-déjeuner attend, opulent comme un trésor de flibustier. « Du pain qui craque comme une coque sous la vague, des fromages des tommes des Pyrénées qui glissent comme une source, des charcuteries "d'aqui", » murmure Albe, ses yeux mi-clos brillant comme des étoiles sur une mer calme. Des confitures pillées dans les vergers voisins (enfin presque, licence poétique oblige), des œufs pochés dans le vin rouge pour les audacieux, et ce pain bis qui boit les sucs comme une éponge. Au centre, les vins de Terrassous, liant les saveurs comme un serment scellé sous les amandiers. « On rit, on boit, on oublie les chaînes du monde, » dit-elle, son port altier rappelant qu’elle n’est pas seulement la voix de Terrassous, mais une des feuiles de son âme.
Un appel à l’aventure
La Matinée Gourmande, ce n’est pas une aubaine pour les marchands de songes. C’est un cri du ventre, un défi à saisir ce que la terre donne sans compter. Réservez votre place sur leur site – – car les places, comme les bonnes bouteilles, s’évanouissent vite. « À Terrassous, on est une meute, » dit Albe, son regard planté dans le mien, avec cette puissance qui fait d’elle une figure qu’on n’oublie pas. « Des familles ancrées depuis que les Romains taillaient des amphores. Seuls, on chavire ; ensemble, on tient comme un mât dans la tempête. » Alors, enfile tes bottes, Robert, toi qui sais naviguer des palais aux bouges sans perdre ton cap, et viens marcher sur les terres de Terrats. Tu repartiras avec de la poussière rouge aux semelles, le palais hanté par des vins qui parlent, et l’âme légère comme après une nuit sous les étoiles. Les Vignerons de Terrassous, t’attendent pour partager cette aube où le pain et le vin rappellent qu’on est taillé dans la même argile que les vignes. À la santé de Terrats, et à ceux qui savent encore naviguer la vie.
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Jean Lhéritier et les producteurs de vins Les fréres Danjou Bannessy présentent leur domaine au président de l'université Fabrice Lorente, face à Jean Lhéritier L'écrivain Stéphanie Jaeger...
Can Louarn : Claire et Arnaud, une fusion gastronomique à Perpignan
Au 12 rue du Théâtre, Can Louarn est un restaurant perpignanais où Claire Alémany, cheffe talentueuse, concocte une cuisine de fusion à base de produits frais des Pyrénées-Orientales, tandis qu’Arnaud, son mari, anime la salle avec son sens de l’accueil. Soutenant les producteurs locaux, ils sourcent légumes, poissons et fromages dans un rayon de 50 km. Leur menu, mêlant saveurs catalanes et touches modernes (comme un céviche de daurade à la pêche), est plébiscité sur Google (4,8/5) et Instagram. Dans L’Archipel contre-attaque (28/09/2025), ils racontent les défis de la rue piétonne : inflation (+15% sur le poisson), logistique complexe et pression des réseaux sociaux. Malgré tout, leur engagement pour le terroir et leurs projets (carte d’hiver à la truffe d’Arbéron) font vibrer le Roussillon. Réservations : canlouarn.fr.
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Vinoscopie 29 au Catalogne café avec Alain Pottier alias Meta Soutien pour parler des livres sur le vin qu'il fit aux Trabucayres Éditions de Mireia Falques dont "Boire le vin", toujours animé par Jean Lhéritier
Vinoscopie 29 : Une vidéo pour L’Archipel contre-attaque ! avec Alain Pottier et Jean Lhéritier au Catalogne Café
*Par Gross, avec recherches approfondies sur le web et les réseaux sociaux*
Le 15 septembre 2025, Vinoscopie 29*, une vidéo produite pour le site *L’Archipel contre-attaque ! de Nicolas Caudeville, met en lumière une rencontre au Catalogne Café à Perpignan, animée par Jean Lhéritier, ancien président de Slow Food France. Cette nouvelle édition de l’émission Vinoscopie se consacre à Alain Pottier, alias Meta Soutien, et à ses ouvrages sur le vin publiés aux Éditions Trabucaïres de Mireia Falques, notamment *Boire le vin : Histoires de complicité entre l’homme et le vin*. Enregistrée dans ce lieu emblématique du Roussillon, la vidéo promet une plongée captivante dans la culture vinicole et littéraire catalane.
L’Archipel contre-attaque ! : Une plateforme médiatique au service du Roussillon
Créé par Nicolas Caudeville, journaliste et agitateur culturel, L’Archipel contre-attaque ! est un blog et média local qui célèbre l’art, la littérature et la gastronomie en Catalogne nord. L’émission *Vinoscopie*, l’un de ses piliers, propose des portraits vidéo de vignerons, artisans et auteurs liés au vin nature et bio. Diffusée sur le site et les réseaux sociaux, elle a déjà mis en avant des figures comme Gilles Troullier (Domaine à Trévillach), Mireille Ferrer-Ribière (Domaine du Lendemain à Terrats), Jessica Albéro (Domaine Recerca à Vingrau) ou Michael Georget (Domaine Le Temps Retrouvé à Laroque-des-Albères), à travers des discussions riches en anecdotes et dégustations. *Vinoscopie 29*, enregistrée au Catalogne Café (29 rue de la Loge, Perpignan), un lieu prisé pour son ambiance conviviale et ses soirées culturelles, s’inscrit dans cette lignée. La vidéo, animée par Jean Lhéritier, se focalise sur la littérature vinicole et l’engagement d’Alain Pottier, offrant aux spectateurs un moment d’échange authentique autour du vin catalan.
l.
Conclusion : Une célébration virtuelle du patrimoine catalan
*Vinoscopie 29*, produite pour *L’Archipel contre-attaque !*, est une invitation à découvrir le vin à travers les mots d’Alain Pottier et l’expertise de Jean Lhéritier, ancien président de Slow Food France. Enregistrée au Catalogne Café, cette vidéo illustre la vitalité de la Catalogne nord, où la viticulture et la littérature se rencontrent pour raconter des histoires de complicité humaine. Restez à l’affût sur le site de Nicolas Caudeville pour visionner ce nouvel épisode et trinquer virtuellement à la culture slow et catalane !
Présentation du livre Trabucaire Editions produits par Reconquesta Côte Vermeille animé par Alain Pottier au Cave du Roussillon : Boire le Vin Histoires de complicité entre l'homme et le vin Le...
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Jean Lhéritier et les producteurs de vins Les fréres Danjou Bannessy présentent leur domaine au président de l'université Fabrice Lorente, face à Jean Lhéritier L'écrivain Stéphanie Jaeger...
Dans le cadre chaleureux et authentique du *Mercat de la Terra* à Elne, organisé sous l’égide du mouvement Slow Food, nous avons eu le plaisir de retrouver Karine Quintana, figure rayonnante de la Ferme des Trabucayres, située à Las Illas, près de Maureillas-las-Illas, dans les Pyrénées-Orientales. Cette rencontre, empreinte de souvenirs et de saveurs, a fait resurgir une émotion digne d’une madeleine de Proust, ravivant des images d’une visite passée au cœur de cette exploitation familiale nichée au pied des Albères.
Une Famille, une Tradition, une Passion
La Ferme des Trabucayres, portée par la famille Quintana et Martinez, incarne depuis plus de cinquante ans une agriculture raisonnée, respectueuse de la terre et des animaux. Sur leurs 1 000 hectares de sous-bois et de prairies, vaches, chèvres, brebis, cochons, daims, cerfs, mouflons et sangliers évoluent en semi-liberté, élevés sous la mère dans un environnement préservé. Cette harmonie avec la nature se reflète dans chaque produit qu’ils proposent, sous la marque *Carn de Bosc*, créée pour valoriser les races locales et garantir le bien-être animal.
Karine Quintana, avec son sourire communicatif, nous a accueillis au *Mercat de la Terra* comme on reçoit des amis de longue date. Ses produits, exposés avec soin, témoignent d’un savoir-faire artisanal et d’un engagement sans faille pour une alimentation saine et savoureuse. Depuis l’ouverture de leur atelier de transformation à la ferme, la famille a fait le choix audacieux de produire des charcuteries et viandes sans nitrites, conservateurs, colorants, OGM ni antibiotiques. Une démarche qui, selon Karine, répond à une conviction profonde : « Proposer des produits qui respectent à la fois le consommateur et l’animal, c’est notre façon de contribuer à un monde meilleur. »
Une Madeleine Catalane au Cœur du Vallespir
Rencontrer Karine au marché, c’est comme replonger dans l’atmosphère unique de Las Illas, où nous avions découvert, il y a quelques années, leur élevage de chèvres catalanes, une race locale emblématique. Ce souvenir, intact, s’est ravivé en goûtant leurs produits : saucissons secs, pâtés, ou encore viandes maturées, tous porteurs d’une authenticité rare. Chaque bouchée raconte l’histoire d’un terroir, d’une famille, et d’un mode de vie où la patience et le respect priment.
Au *Mercat de la Terra*, Karine et sa sœur Nadine, également présente, partagent leur passion avec une générosité contagieuse. Les visiteurs s’arrêtent, échangent, goûtent, et repartent avec bien plus qu’un panier de produits : ils emportent un morceau de cette philosophie Slow Food, qui prône une nourriture « bonne, propre et juste ». Karine nous confie : « Participer à ce marché, c’est l’occasion de rencontrer des gens qui partagent nos valeurs, qui prennent le temps d’écouter l’histoire derrière chaque produit. »
Des Produits d’Exception, un Engagement Durable
La Ferme des Trabucayres ne se contente pas de produire ; elle invite à la découverte. Outre leur catalogue en ligne (accessible sur commande.kuupanda.com/producteur/3918/particulier), la famille est présente sur les marchés locaux, comme celui de Céret chaque samedi matin, ou encore lors des foires aux gras de Prades, Thuir et Céret, ainsi que la foire des éleveurs Aspres Albères au Racou. Leurs produits sont également disponibles à la boutique *Oh Délices Paysans* à Perpignan, un lieu dédié aux producteurs locaux.
Ce qui frappe, c’est la cohérence de leur démarche. En éliminant les additifs chimiques et en privilégiant des méthodes traditionnelles, la famille Quintana et Martinez redonne ses lettres de noblesse à la charcuterie et à la viande fermière. « On travaille sur une version sans nitrites pour nos merguez aussi, c’est en cours ! », nous glisse Karine avec un clin d’œil, prouvant que l’innovation est au service de la tradition.
### Un Lieu de Partage et de Repos
Au-delà des produits, la Ferme des Trabucayres propose également des gîtes, nichés dans un cadre naturel et reposant. Ces logements indépendants, équipés de tout le confort moderne (barbecue, cheminée, connexion internet, lave-linge, lave-vaisselle), offrent une immersion totale dans la vie à la ferme. Une invitation à ralentir, à savourer le calme des Pyrénées-Orientales, et à découvrir de près le travail passionné de cette famille.
Une Rencontre qui Reste en Mémoire
Revoir Karine et Nadine au *Mercat de la Terra* d’Elne, c’était comme retrouver un vieux carnet de voyage, rempli de saveurs et d’émotions. Leur engagement pour une agriculture respectueuse, leur amour du métier et leur générosité font de la Ferme des Trabucayres bien plus qu’une exploitation : un lieu de vie, de partage, et de plaisirs simples. Comme une madeleine catalane, leurs produits éveillent les sens et rappellent que derrière chaque bouchée, il y a une histoire, un terroir, et des visages.
Pour découvrir leurs produits ou réserver un séjour, rendez-vous sur leur catalogue en ligne (commande.kuupanda.com/producteur/3918/particulier) ou contactez-les directement au 06 45 59 97 99. Et si vous passez par Las Illas, laissez-vous tenter par une visite : la famille Quintana et Martinez vous accueillera avec le même plaisir qu’ils mettent dans leurs créations.
*Sources : Informations tirées du site Bienvenue à la Ferme et des échanges avec Karine Quintana lors du Mercat de la Terra à Elne.*[](https://www.bienvenue-a-la-ferme.com/.../ferme-des.../663878)[](https://www.bienvenue-a-la-ferme.com/.../ferme.../663878...)[](https://bienvenue-a-la-ferme.com/.../ferme-des.../663878...)
La PAC 2015 http://agriculture.gouv.fr/nouvelle-PAC-2015, revoit certaines conditions de subventions aux éleveurs. Elle fait toujours la part belle aux projets comme la ferme des mille vaches ou aux
Assemblée Générale de Slow Food Roussillon en compagnie de Cathie Vassail (éleveuse de porc plein air catalan), Pierre Danoy (viticulteur et Cie à Cases de Pène), Frédéric Bey (Arboriculteu...
Au dernier Mercat de la terra Slow Food Pays Catalan à Elne nous sommes tombés sur Nicolas, un jardinier il a ramené sa fraise pour **Présentation de Ramène ta graine**
*Ramène ta graine* est une initiative apicole innovante qui allie pédagogie, insertion sociale et préservation de la nature. Fondée sur le principe de la **pédagogie du détour**, cette approche met l’accent sur l’apprentissage par la pratique : en travaillant avec les abeilles et en s’engageant pour l’environnement, les participants développent des compétences professionnelles tout en renforçant leur épanouissement personnel.
Une mission à impact social
L’apiculture, au cœur du projet, devient un outil puissant d’**insertion sociale et professionnelle**. En collaborant avec des structures à impact social, *Ramène ta graine* accompagne des personnes en quête d’autonomie et de développement personnel. À travers la gestion des ruches et les activités apicoles, les participants acquièrent un **savoir-faire concret** tout en travaillant sur leur confiance et leur place dans la
société.
### Un engagement pour la nature locale
Au-delà de l’aspect humain, *Ramène ta graine* agit pour la **préservation de la biodiversité locale**. En installant des **ruches en entreprise**, l’initiative introduit le vivant au sein des organisations, sensibilisant les collaborateurs à l’importance des écosystèmes. Ces actions concrètes favorisent la **pollinisation** et contribuent à la protection des abeilles, acteurs essentiels de la biodiversité.
Une vision globale
1. **Pédagogie** : apprendre par l’expérience pratique.
2. **Insertion et épanouissement** : offrir des opportunités de développement personnel et professionnel.
3. **Impact environnemental** : agir pour la nature en intégrant les ruches dans des contextes professionnels.
En résumé, *Ramène ta graine* est bien plus qu’un projet apicole : c’est une démarche qui connecte l’humain et la nature, favorisant l’épanouissement individuel et collectif tout en œuvrant pour un avenir plus durable.[](https://ramenetagraine.fr/)[](https://pe.linkedin.com/company/ramenetagraine)
Pour en savoir plus, visitez : [ramenetagraine.fr](https://ramenetagraine.fr)
Claire Mauquié était en direct du Mercat de la Terra Slow Food Pays Catalan à Villelongue de la Salanque Les Fruitiers sauvages de Claire Mauquié (l'esprit du printemps) Il y a des femmes qui v...
"Le grand Dieu fit les planètes et nous faisons les plats nets." "Le jus de la vigne clarifie l'esprit et l'entendement." François Rabelais Artiste, écrivain (1483 - 1553) Ah, mon ami, asseyez-vous
"Quand une vile servitude ou une contrainte les font déchoir et les assujettissent, ils emploient cette noble inclination, par laquelle ils tendaient librement vers la vertu, à repousser et à ...
En exclusivité le récit de la soirée qui n'a pas encore eu lieu !
Boire du vin au Petit Monde : une célébration du vin et de l’âme humaine
Sous le ciel tiède de Perpignan, où le vent de la tramontane murmure des histoires de pierre et de mer, je me suis rendu, un peu par hasard, un peu par destin, à l’événement annoncé par Trabucaire Éditions. C’était vendredi, le 20 juin 2025, dans ce coin du monde où le temps semble ralentir pour laisser place à la vie. À 18 heures, la librairie Torcatis, nichée au cœur de la ville, ouvrait ses portes pour présenter Boire du vin ? Histoires de complicité entre l’homme et le vin. Un titre qui sonne comme une question, mais aussi comme une invitation. Et je n’ai jamais su résister à une invitation qui promet du vin et des idées.
Le lieu, Le Petit Monde, est de ces endroits où l’on sent l’âme des murs. Une petite salle, des tables en bois patiné, des odeurs de pain frais et de thym qui flottent dans l’air, et des gens qui sourient comme s’ils savaient quelque chose que vous ignorez encore.
La librairie Torcatis, avec ses étagères croulant sous les livres et son ambiance de refuge intellectuel, était l’écrin parfait pour cet événement. Les vignerons de la Côte Vermeille, des hommes et des femmes aux mains calleuses et aux yeux brillants, étaient là, non pas pour vendre, mais pour partager. Et c’est peut-être ça, le vin : un partage avant tout.
Le livre, au centre de la soirée, n’est pas un simple ouvrage sur le vin. Ce serait trop facile.
Non, il s’agit d’une méditation, d’une exploration. À travers des voix multiples – viticulteurs, historiens, poètes peut-être – il raconte ces 6000 ans d’histoire où l’homme et la vigne se sont apprivoisés. Pourquoi boit-on du vin ? La question flottait dans l’air, et les réponses fusaient, portées par le cliquetis des verres et les rires. On boit pour se souvenir, pour célébrer, pour se rapprocher des autres et, parfois, de soi-même. On boit parce que le vin n’est pas juste une boisson, mais un lien. Entre la terre et l’homme, entre le passé et l’avenir, entre le sacré et le profane. Les vignerons de la Côte Vermeille, avec leurs mots simples mais lourds de vérité, parlaient de leur travail, de la vigne qui demande patience et respect, du soleil qui brûle et des nuits fraîches qui apaisent.
Ils parlaient du vin comme d’un ami, jamais tout à fait le même, toujours fidèle. La dégustation, point d’orgue de la soirée, n’était pas une simple formalité. Chaque verre racontait une histoire : un grenache noir aux arômes de garrigue, un muscat qui chantait l’été, un rancio qui portait en lui le poids des années. Chaque gorgée était une conversation, un échange entre le buveur et le vigneron, entre l’homme et la terre.
Ce que j’ai retenu, au-delà des saveurs et des mots, c’est l’idée que le vin ne se réduit pas. On peut le disséquer, parler de ses tanins, de son terroir, de ses cépages, mais ce serait comme expliquer un poème en comptant ses syllabes. Le vin, c’est une culture, une tradition, une spiritualité même. Il est dans les fêtes de village, dans les repas qui s’étirent jusqu’à minuit, dans les silences partagés entre amis. Il est dans les excès, parfois, mais aussi dans la mesure, dans cette quête d’équilibre que les vignerons catalans semblaient incarner avec tant de grâce.
Je suis reparti dans la nuit de Perpignan, un peu plus léger, un peu plus riche.
Le vin, ce soir-là, n’était pas qu’une boisson. C’était une porte ouverte sur le monde, sur les autres, sur l’histoire. Et je me suis promis de revenir, un jour, à ce Petit Monde, pour boire encore, pour écouter encore, pour comprendre encore un peu mieux ce mystère liquide qui, depuis 6000 ans, nous accompagne.
Jim Harrison, s’il avait été là, aurait sans doute grogné un compliment bourru, vidé son verre et repris la route. Moi, je me contente d’écrire ces lignes, un sourire au coin des lèvres, et l’envie d’un autre verre.
Présentation du livre Trabucaire Editions produits par Reconquesta Côte Vermeille animé par Alain Pottier au Cave du Roussillon : Boire le Vin Histoires de complicité entre l'homme et le vin Le...
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