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Brigitte Vumbi était en direct pour l'archipel contre attaque info Au Cochon Hardi pour parler d'extra Nadal au El Pati de la Rabiosa d' Hector Madramany ,un marché de Noël aux surprises surprenantes à côté de la gare à Perpignan
Durée : 2 jours
Public · Tout le monde sur ou en dehors de Facebook
Premier marché de Noël organisé à El Pâti de la Rabiosa à Perpignan 3 avenue de Grande Bretagne ( au Centre d'Art Contemporain "A Cent Mètres Du Centre Du Monde")
Des stands , un bar, de la restauration, de la musique, des concerts, de DJ, des surprises .
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Un seul, peut-être deux, mais cela suffirait.
Un ours brun de 220 kilos, poil comme un tapis de salon jamais aspiré, qui aurait décidé que Perpignan valait mieux que la montagne. Il aurait vu les stories Instagram : les palmiers, les terrasses, les glaces à l’italienne. Il se serait dit « pourquoi pas ».Le 14 juillet dernier, à 6 h 17, un joggeur du Vernet aurait croisé l’animal qui ferait la queue au Carrefour City pour des Kinder Bueno. Le joggeur aurait filmé, posté, puis supprimé la vidéo par peur, mais trop tard : l’ours serait déjà devenu tendance.
Depuis, il squatterait les réseaux sous le pseudo @GrosNounours66
, 47 000 abonnés, stories quotidiennes : lui devant le Castillet, lui au McDo drive, lui qui ferait du paddle sur la Têt avec une casquette « Perpi c’est la vie ».Et pourtant, dans les programmes des municipales 2026, pas un mot.
Cinq listes, six peut-être, bientôt sept si Caroline Forgues se décidait, et zéro mention d’ours.
La liste « Perpignan, changez d’air ! »
parlerait de pistes cyclables bio-sourcées et de cantine 100 % locale. L’ours, lui, aurait déjà bouffé trois vélos cargos place Rigaud et un composteur collectif entier.
Rien dans le programme.« Perpignan Autrement »
promettrait des budgets participatifs. Les habitants de Saint-Assiscle auraient voté à 94 % pour « un lance-roquettes anti-ours », mais la plateforme aurait mystérieusement buggé. Sujet classé « hors thème ».
Agnès Langevine voudrait « remettre l’humain au cœur de la ville ».
L’ours aurait pris l’invitation au premier degré : il dormirait sur le banc en face de la crèche des Cerdagne, ronflerait doucement, effraierait les poussettes. Les parents feraient des détours de 800 mètres. Langevine, interrogée, répondrait « on parlera faune sauvage après les élections ».
Bruno Nougayrède proposerait de « redonner de l’oxygène aux quartiers ».
L’ours aurait élu domicile square Bir-Hakeim, pisserait sur les massifs de lavande, chasserait les pigeons à mains nues. Les grand-mères ne tricoteraient plus. Elles prieraient.
Annabelle Brunet rêverait de « coconstruire la ville avec les citoyens ».
Les citoyens auraient déjà coconstruit une milice armée de fourches et de lampes frontales. La préfecture aurait dissous le groupe WhatsApp « Anti-Ours Saint-Jean » pour « incitation à la haine ursine ».
Même la liste catalaniste resterait muette.
On murmurerait que l’ours aurait été vu dansant la sardane place de la Loge à 3 h du matin, seul, une rose entre les dents. Personne n’aurait osé le déranger.
Et pendant ce temps, l’ours avancerait.
Il aurait déjà :
– dévoré le stock de tourons de la Maison Escudier,
– renversé 27 poubelles jaunes (il trierait, mais mal),
– fait fuir les influenceuses du haut de la rue des Augustins,
– laissé une empreinte de patte géante dans le béton frais du parvis de la gare (les élus parleraient d’« œuvre d’art brut » pour sauver la face).
Les experts de l’Office français de la biodiversité hausseraient les épaules : « Un ours en ville, c’est rarissime, mais pas impossible. Il suffirait qu’il suive l’odeur des frites. »
Mais les candidats continueraient leurs tracts comme si de rien n’était.
« Plus de crèches ! »
« Moins de narcotrafic ! »
« Des arbres partout ! »L’ours lirait tout ça, assis sur un banc, une canette de Desperados à la patte.
Il ricanerait.
Il attendrait le second tour.
Car au second tour, il présenterait sa liste.
Nom de code : « Nounours 2026 – Une patte de fer dans un gant de poils ».
Slogan : « J’ai déjà la majorité absolue dans vos cauchemars. »Et là, enfin, on parlerait de lui.
Trop tard.
"Aller voir là-bas si vous y êtes avec des convictions mais sans certitudes.
Voir avec les yeux de l'autre.
Partager.
Interpréter le réel avec intelligence et émotion.
Préférer toujours la parole au discours.
Chercher les lignes de force et les brèches dans l'inaperçu, dans l'inattendu, dans le terrain toujours vague de l'immédiat, dans une voix, dans un regard, dans un doute, dans un événement minuscule ou dans le panneau où tout le monde fonce en même temps.
Et tant pis si c'était un leurre.
Tant pis si ce n'était que le clinquant de l'instantané.
Tant pis si nous n'avons fait que partager l'ébriété du présent.
Tant pis si l'Humanité n'était que ça ..."
Là-bas si j'y suis. Carnets de routes
Daniel Mermet
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Daniel Mermet "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"festival du film social et ouvrier"
Daniel Mermet était en direct pour l'archipel contre attaque info au Clap Cine Carmaux pour présenter la seconde partie du documentaire "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis" https://www.youtube.com/watch?v=MGh5and21rk pour le festival du film social et ouvrier" : Carmaux, c'était là bas si j'y étais !
Daniel Mermet, mon pote Daniel
(paroles à chanter sur l’air de Tranche de vie ou Mamadou m’a dit, comme vous voulez)
Y’a un gars qu’est né aux Pavillons-sous-Bois
En quarante-deux, quand tout partait en bois
Huit mouflets dans l’appart, la mère au turbin
Le père à l’usine, et l’espoir au fond d’un verre de rouge bien trop fin Il a vu les flics cogner sur les Algériens
Place de la République, un soir d’octobre soixante et un
Il a porté des valises, il a planqué des frères
Et il s’est dit : « Faut jamais fermer sa gueule, jamais, jamais » Il a fait les Beaux-Arts, il dessinait des jouets
Des robes pour le magazine Elle, ça payait le loyer
Mais le théâtre l’a chopé, avec Lemoine et les copains
Ils ont fait Mortimer Baltimore, Avignon les a pris dans ses bras
Et puis pfft, plus un rond, rideau, on remballe les planches
On range les rêves dans un carton, direction France Culture, sans branche Il a fait causer les fous, les peintres sans école
Il a fait swinguer le jazz, trembler les ondes avec des histoires d’alcool
Chair de poule, Tendre est la nuit, il a même fait bander la radio
Les bigots écrivaient à la direction : « C’est la fin du monde, oh là là, oh là là ! » Et puis un jour d’été quatre-vingt-neuf
Il a pris le micro et il a dit : « Là-bas si j’y suis »
C’était plus une émission, c’était une barricade en direct
Avec le répondeur qui gueulait plus fort que tous les intellects Il est allé au Rwanda quand le monde regardait ailleurs
Il a trouvé Valentine dans un tas d’os et de pleurs
Il a pleuré dans le micro, il a pas eu honte
Et nous on pleurait avec lui, collés à la montre Sarajevo, la Tchétchénie, la Palestine en sang
Les usines qui ferment, les paysans qui se pendent
Les sans-papiers, les sans-dents, les sans-rien-du-tout
Il leur a filé le micro : « Allez, parle, c’est à toi, surtout » On l’a traité de rouge, de gaucho, de casse-burnes
De complotiste avant l’heure, de vieux con qui retourne
On a voulu le virer en deux mille quatorze
« Trop vieux, trop cher, trop chiant », qu’ils disaient dans les bureaux Mais Daniel, il a rigolé, il a repris son baluchon
Il a monté là-bas point org, avec les potes, sans patron
Vingt mille abonnés, un million d’écoutes par mois
Et toujours la même voix, rauque et douce à la fois : « Salut les jetables, salut les oubliés
On va pas se laisser faire, on va pas s’laisser bouffer
On est là, on est là, même si on n’est plus à l’antenne
On est là-bas si j’y suis… et putain, on y est encore, amen ! » Allez Daniel, vieux frère, vieux pirate au cœur gros
Continue de nous raconter le monde comme il va pas trop
T’es notre Béranger à nous, avec un micro au lieu d’la guitare
Et quand tu parleras plus, ben… on mettra l’répondeur en boucles, pour que ça dure encore.
En Bonus track, mais qui aura son quart d'heure wharolien à elle toute seule Pauline Richard sa distributrice des films des 2 Rives....
Pauline Richard, les films des 2 Rives au festival du film social et ouvrier de Carmaux
Les Films des 2 rives étaient en direct pour l'archipel contre attaque au festival du film social et ouvrier de Carmaux Clap Cine en la présence de Pauline avec les films de Pierre Carles sur les #FARCS https://www.youtube.com/watch?v=E2_oYK7OCoM et le deuxième tome du documentaire sur #Howardzin une histoire populaire des États-Unis de @Daniel Mermet
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Guérilla des FARC, l'avenir a une histoire de Pierre Carles
★ EN SALLES LE 11 DÉCEMBRE ★ www.farc-lefilm.com Documentaire France Durée: 2h22 Retour sur 50 ans de vie de la guérilla colombienne. Des femmes et des hommes, qui ont pris les armes dans un...
"Putain, j’avais un boulot en or ! Il faut que je fasse le con à vingt-sept ans et demi de la retraite, moi."
Michael Kael contre la World News Company.
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Le 11 iéme festival du film social et ouvrier a eu lieu le week-end dernier à Carmaux. La programmation était comme d'habitude passionnante, ce n'est pas le thème qui détermine et "le concernant" d'un sujet et le thème social et ouvrier concerne la majorité des Français et pourtant il apparaît peu dans les narratifs de presse...C'est une chance d'être invité à ce festival, qui permet de belles rencontres,excusez du peu : Benoît Delépine (les guignols, Groland...) ,le documentariste Pierre Carles ( "Pas vue, pas pris", "La sociologie est un sport de combat !" "Volem rien foutre à la pays"... , Daniel Mermet (sur France inter, puis le net la mythique émission "Là-bas, si j'y suis" qui a, entre autres, former un certain François Ruffin) , sans oublier la guest-star Belge, l'artiste et réalisateur (parfois perpignanais) Jan Bucquoy !
C'est le roman de chevalerie et ses preux de ma jeunesse anar, qui défilait devant moi. Et à laquelle je pouvais poser des questions sur le temps qui passe, et le temps qu'il fait...
Benoit, je le suivais depuis "Les Guignols de l'info" sur Canal, entre humour aussi noir que le café du matin et poésie lunaire ("Sur-piqûres oranges: Raimond Barre en Jean !") , puis vint "Groland" où notamment, il incarnait le journaliste international à la Dan Rather, le fameux Michael Kael (qui, je dois dire à beaucoup inspiré ma manière de pratiquer le journalisme et l'interview #décalageCulerunmouton...https://www.youtube.com/watch?v=e5HlLlTuOnQ) et ensuite les longs-métrages de Cinéma comme "Altra" le road-movie de 2 handicapés jusqu'en Finlande en chaises roulantes(où, Jan Bucquoy jouait un rôle).
À Carmaux, il venait présenter son film "Animal Totem" pour avant-première. C'est près d'une heure d'interview en 2 partie qu'il m'a accordé ! Elle commence par un "Bonjoir" Groandais en 2 compatriotes picards exilés...
Pour lui le Général de Gaulle est le plus grand des gauchistes
https://www.youtube.com/shorts/ydvcbgT-iFk
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"1870-1871 : la guerre civile dans les P-O ?" Interview bande-annonce de la conférence que donnera Jérôme Quaretti, vendredi 21 novembre à 17h30 au hall Guy Malé du Conseil départemental , quai Sadi Carnot à Perpignan
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Michel Cadé président du festival social et ouvrier de Carmaux Tarn et Jérôme Quaretti étaient en direct pour l'Archipel contre attaque et sera en direct de Carmaux du 14 au 16 novembre 2025: demandez leur le programme, mais pas des esquimaux .Mes amis, mes copains, attrapez vos santiags et vos cœurs battants, on embarque pour un sacré voyage au Festival du film social et ouvrier de Carmaux, onzième du nom, un rendez-vous qui cogne fort comme un refrain de Béranger, avec du panache, de la révolte et de l’âme à revendre !
Ici, on cause cinoche, mais pas n’importe lequel : du ciné qui gratte, qui remue, qui chante les luttes et les espoirs des gens d’en bas, avec la gouaille d’un troubadour des faubourgs.
Alors, caltez vos soucis, on va se faire une toile sous les étoiles, et pas des moindres, parole de François !Ce festival, mes gaillards, c’est pas du chichi, c’est du solide, du vrai, du vécu ! Il tient ses promesses comme un vieux pote fidèle : rendre hommage aux films d’antan, coller au pouls du ciné d’aujourd’hui, accueillir des avant-premières qui claquent, faire causer réalisateurs et techniciens avec le public, et, bien sûr, balancer des films qui portent le social en bandoulière, comme une médaille sur la poitrine d’un ouvrier.
Le site du festival ,le clame haut et fort : Carmaux, c’est l’bazar des consciences, un feu d’artifice d’histoires qui secouent ! https://www.cinemas-carmaux.fr/festivals
On commence par les pépites du passé, ces films qui sentent la sueur et la lutte, comme une chanson qu’on fredonne autour d’un brasero. Quatre bijoux, mes amis, quatre ! Le Sel de la terre d’Herbert Biberman, 1954, un monument, un coup d’poing, l’histoire d’une grève de mineurs mexico-américains au Nouveau-Mexique. Le CNC raconte que ce film a été blacklisté à l’époque, mais il brille toujours, comme un diamant brut. Ensuite, Le Porion de Georges Champavert, 1921, un drame minier tourné dans l’bassin d’Alès, une rareté qu’on savoure comme un vieux vin, avec un ciné-concert de Sébastien Arcos pour faire swinguer les images – et, cerise sur l’gâteau, c’est gratos, comme l’annonce le programme ! Puis, Les Copains du dimanche d’Henri Aisner, 1957, porté par la CGT, une ode aux loisirs des jeunes prolos, avec un jeunot nommé Belmondo qui crève l’écran, flanqué de Piccoli et Fresson, d’après Ciné-Ressources. Et pour finir, Les Quatre Saisons d’Espigoule de Christian Philibert, 1999, un faux docu complètement barré, une comédie qui claque comme un refrain, un clin d’œil à Farrebique de Rouquier, que Télérama encense pour son culot et sa verve.Mais attention, les amis, on reste pas coincés dans l’rétroviseur !
Ce festival, il cavale dans l’présent, avec une tripotée de films français, parce que, comme dit Le Monde, notre cinoche a toujours su parler des galères et des espoirs du peuple.
Sept avant-premières, sept pépites, dont trois avec les réalisateurs en chair et en os, un cadeau rare, parole d’Unifrance !
Howard Zinn, une histoire populaire américaine 2, d’Olivier Azam et Daniel Mermet, remet l’Amérique sur l’gril, avec une session pour rattraper le premier épisode, et les deux lascars seront là pour causer.
Animal Totem de Benoit Delépine, en sa présence, c’est du pur jus d’absurde et d’engagement, comme l’écrit Première. Ceux qui comptent de Jean-Baptiste Léonetti, lui aussi sur place, fout une claque avec ses luttes bien senties. On voyage au Japon avec Jusqu’à l’aube de Sho Myake, un film doux comme une caresse, que Cahiers du Cinéma trouve “tendre à en chialer”. Dossier 137 de Dominique Moll revisite la police avec du nerf, Ma frère de Lise Akoka et Romane Gueret fait chanter la jeunesse, et Promis le ciel d’Erige Sehiri, qu’on avait kiffé avec
La Voie normale en 2019, raconte l’émigration en Tunisie avec une poésie qui scotche, dixit Variety.Et y’a du rab, mes cocos ! Trois films récents viennent mettre le feu : Météors d’Hubert Charuel, après Petit Paysan, nous embarque chez les naufragés de l’atome, un sujet qui cogne, salué par Les Inrockuptibles. Les Braises de Thomas Kruithof, c’est le militantisme qui déboule dans l’ordinaire, un truc qui vous prend aux tripes, selon Libération. On Falling de Laura Carreira, l’histoire d’une Portugaise dans un entrepôt en Écosse, est “bouleversant”, parole de The Guardian. Et pour clore en beauté, La Guérilla des FARC, l’avenir a une histoire de Pierre Carles, avec l’bonhomme en personne, une méditation sur l’adieu aux armes et l’élan citoyen, que Mediapart appelle un “coup d’cœur engagé”.
Ce programme, mes amis, c’est une tambouille bio, une salade des quatre saisons à s’en lécher les babines !
Comme le clame le site du festival, Carmaux, c’est la fête des yeux, des cœurs et des tripes. Alors, venez, grignotez ces films comme des tranches de vie, et que ça chante, que ça gueule, que ça vive ! Bon festival, les copains, et que la révolte des images vous emporte !
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Ô mes bons compères, mes francs buveurs, mes joyeux gorgeurs de vin qui n’avez peur ni du tonnerre ni de la soif, approchez-vous de cette chronique, car je vais vous narrer, à la façon de maître François Rabelais, le grand, le pantagruélique, le rabelaisien Salon Be Ranci !, septième du nom, qui se tiendra le lundi dix novembre de l’an de grâce deux mille vingt-cinq, dans les entrailles mêmes des Caves Byrrh à Thuir, au cœur du Roussillon, terre de soleil, de vent et de vins qui ont plus de rides que le front d’un vieux moine après matines.ou alors écoutez l'équivalent actuel à savoir le sieur Lhérier dans ses harangues vidéos plus bas...https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/perpignan/lundi-8-novembre-salon-be-ranci-rencontres-europeennes-des-vins-oxydatifs-secs.html
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Chapitre premier : De l’origine des rancios secs, plus anciens que les cornes de Moïse
Sachez, ô mes amis, que le rancio sec n’est point un vin de messe pour bigots ni un jus de raisin pour pucelles timorées, mais un breuvage forgé dans le feu du temps, l’oxydation et la patience, comme un géant qui aurait dormé cinq ans dans un fût de chêne sans ouillage, sans mutage, sans sucre résiduel, sans vergogne. Né sur les coteaux catalans avant même que les Romains n’aient songé à y planter la vigne, il fut d’abord vin de famille, gardé jalousement dans les caves comme un trésor de pirate. On le faisait rôtir au soleil, on le laissait pleurer la part des anges, on le secouait dans des dame-jeannes comme un enfant turbulent, jusqu’à ce qu’il prenne robe d’ambre, odeur de noix rance, de café brûlé, de sous-bois humide et de vieux cuir de Cordoue.Au XXe siècle, hélas ! ce noble nectar fut banni des tables par les docteurs ès-vins qui ne juraient que par le fruité, le frais, le léger. On le relégua au rang de vin de table, de vin de cuisine, de vin de grand-mère. Mais en l’an 2011, l’association Les Rancios Secs du Roussillon, véritable Confrérie des Buveurs Hardis, obtint deux IGP : Côtes Catalanes Rancio Sec et Côte Vermeille Rancio Sec. Slow Food le classa en Sentinelle, comme on protège un ours des Pyrénées. Et en 2012, on comptait à peine cinq mille bouteilles de cinquante centilitres par an. Dix ans plus tard ? Quarante-cinq vignerons ! Quarante-cinq fous magnifiques qui osent défier le temps !
Chapitre second : De la naissance du Salon Be Ranci !, ou comment on dit « Soyez rances ! » en catalanglais
C’est en 2014, sous l’égide de vignerons et de l'ancien président de Slowfood France Jean Lhériier, que naquit Be Ranci ! D'abord avec son préquel au Sud chez les frères Roca au Mas Marroch prés de Girona fief des fréres Rocahttps://www.dailymotion.com/video/k4AhYJ8LUrqXP08wEM8 (voir docuemtentaire: les frères Roca inventent le racio sec au Mas Marrochhttps://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/article-vins-rancios-secs-la-video-interview-du-salon-a-gerone-josep-roca-jean-lheritier-benoit-danjou-b-121271111.html), non pas comme un salon de province pour marchands de vin aigre, mais comme une grande foire pantagruélique où l’on boit, où l’on rit, où l’on parle, où l’on chante les louanges du rancio. Le nom ?
Un jeu de mots divin : Be Ranci ! comme Be drunk! mais en catalan, Vi Ranci !
Soyez rances, mes frères ! Buvez rance ! Vivez rance !
D’abord tenu à Perpignan, tous les deux ans (2014, 2016, 2018, 2019), il s’ouvrit vite à l’Europe : Jura, Loire, Sud-Ouest, Espagne, Portugal, Grèce, Italie… Une grande famille de vins oxydés, de vins de voile, de vins qui ont plus de caractère qu’un capitaine de galère après trois jours de tempête.https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/perpignan/lundi-8-novembre-salon-be-ranci-rencontres-europeennes-des-vins-oxydatifs-secs.html
Chapitre troisième : Des Caves Byrrh, plus vastes que la panse de Gargantua
Et cette année, ô miracle ! le salon quitte les salles modestes pour s’installer dans les Caves Byrrh, à Thuir. Imaginez, mes amis : un lieu bâti en 1866 par les frères Violet, Simon et Pallade, deux apothicaires qui, lassés de vendre des tisanes, inventèrent le Byrrh, vin tonique au quinquina, breuvage rouge comme le sang d’un taureau, doux comme le miel, fort comme l’amour d’une Catalane.Là, dans la salle des Grands Foudres, se dresse la plus grande cuve en chêne du monde, un million deux cent mille litres, capable de noyer un régiment de Suisses ! Classées Monument Historique en 2020, ces caves sentent le bois centenaire, le vin vieilli, l’histoire. C’est là, dans ce ventre de géant, que 90 vignerons viendront présenter leurs rancios, leurs vins jaunes, leurs olorosos, leurs assyrtikos, leurs vins de Madère, venus de France, d’Espagne, du Portugal, de Grèce, d’Italie, de Hongrie.
Chapitre quatrième : Du programme, plus riche que le banquet de Pantagruel
Entrée : 15 € (avec un verre gravé, plus précieux qu’un calice d’or).
Horaires : de 10 h à 19 h, le lundi 10 novembre 2025.
Ateliers :À 11 h, accords mets et rancios avec Laetitia Mathieu, responsable pédagogique de l’Institut Régional de Sommellerie (25 €).
À 11 h 30, dégustation de rancios âgés de plus de cinquante ans, avec Jean Lhéritier (30 €). Oui, cinquante ans ! Des vins qui ont vu naître des rois, des révolutions, des guerres, et qui sont encore là, solides comme des chênes.
Nouveauté : un trophée du meilleur rancio sec, décerné par un jury de sommeliers, chefs, journalistes – plus sévère que le tribunal de l’Inquisition.
Dédicace : Christine Campadieu, auteur de Le Rancio, signera son livre comme un évêque signe une bulle.
Vente aux enchères : une peinture de Paul Schramm, illustrateur des étiquettes de rancio, plus rare qu’un unicorn.
Restauration : food-trucks sur place, car un ventre vide ne saurait goûter le rancio.
Chapitre cinquième : Des parrains, plus illustres que les apôtresLe salon est placé sous le haut parrainage de :Pierre Gagnaire, chef multi-étoilé, qui cuisine comme on écrit de la poésie.
Bastien Debono, Meilleur Sommelier de France 2024, qui sent un vin à dix lieues et le décrit mieux qu’un notaire décrit un testament.
Chapitre sixième : Informations pratiques, pour les pèlerins de la soif
Lieu : Caves Byrrh, 6 boulevard Violet, 66350 Thuir.
Billetterie : https://my.weezevent.com/salon-europeen-des-vins-oxydatifs
Contact : 06 08 83 29 67
Épilogue : Buvez, ô mortels !Allez donc, mes frères, mes sœurs, mes amis, courez à Thuir, remplissez vos verres, videz vos goussets, ouvrez grand vos narines et vos gosiers. Car Be Ranci !, c’est plus qu’un salon : c’est une messe païenne, une fête dionysiaque, un hymne au temps, à l’oxydation, à la vie qui fermente.Buvez rance ! Vivez rance ! Soyez rances !Et que le diable emporte les buveurs d’eau !
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"- J'en ai marre, dis-je. Je crie. Je vais crier. Je vais hurler. Je vais bramer... Ouâouâouâouâ...
J'ai poussé un glapissement à faire honte à Tarzan et je me sens beaucoup mieux. La grande salle où nous sommes résonne sinistrement.
- Vous êtes cinglé, Bailey, dit Mike. À quoi ça vous avance de beugler comme ça.
- Ça soulage, Mike, dis-je. Essayez. C'est fameux."
Et on tuera tous les affreux
Boris Vian
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Dermatose bovine dans les Pyrénées-Orientales : quand la FDSEA veut abattre les vaches... et les candidats aux municipales 2026 Perpignan, ce jeudi
– Par A Tonnerre:, chroniqueur agricole et politique imaginaire
Pyrénées-Orientales, département où les vaches paissent paisiblement entre les vignes de Banyuls et les plages de Collioure en compagnie des ours (c'est pourça que l'ours polaire devenant solaire, devient brun...), où le vent marin porte l'odeur de la mer... et, désormais, celle d'une épidémie de dermatose bovine. Cette maladie de peau qui gratte, qui irrite, qui rend les bêtes plus nerveuses qu'un supporter du XV catalan face à un arbitrage toulousain. Et qui, comble de l'ironie, fait jaser jusqu'à la FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles), ce bastion paysan qui n'hésite plus à mélanger les troupeaux aux urnes.
Car oui, la FDSEA, dans un communiqué aussi solennel qu'un taureau en rut, réclame à cor et à cri que l'abattage des bêtes infectées soit "limité aux seuls animaux malades". Fini les sacrifices collectifs ! Plus de génocides laitiers pour un bouton sur la croupe d'une génisse égarée.
"On n'est pas des barbares, on est des éleveurs !", tonne le président du syndicat, M. Jean-Pierre "Le Corral" Dupont, un homme dont la moustache évoque plus un lasso qu'un scalpel. Et on le comprend : dans un monde où le bio règne et où l'on recycle même les crottes de chèvre en engrais, abattre tout un cheptel pour une démangeaison, c'est comme raser Perpignan pour un tag mal orthographié sur un mur de la Castillet.
Mais attendez, chers lecteurs, car la satire pointe son museau roux.
Imaginez un instant : et si, par un funeste hasard, un des candidats aux municipales de 2026 était... diagnostiqué ? Diagnostiqué quoi, me direz-vous ? Eh bien, porteur d'une "dermatose politique bovine" – cette affection chronique qui fait que certains aspirants maires grattent là où ça ne se gratte pas, irritent les électeurs avec des promesses enflammées, et finissent par voir leur carrière se couvrir d'ampoules électorales. Un eczéma idéologique, en somme : rougeur sur les programmes, gonflement des egos, et des plaques de démagogie qui s'étendent comme une marée noire sur la côte Vermeille.
Prenons l'exemple hypothétique de notre candidat vedette, appelons-le M. "Taureau" Martin, un colosse du centre-ville qui promet de transformer le marché de la Halle aux Poissons en arène high-tech.
Diagnostiqué positif à la DBPC (Dermatose Bovine Politique Catalane), il se mettrait à brouter des discours ou plutôt des élucubrations à vocation populaire : "Citoyens, je suis malade, mais mon programme est sain ! Abattez-moi si vous voulez, mais épargnez mes colistiers – eux, ils n'ont que des verrues de coalition !" La FDSEA, fidèle à ses principes, exigerait alors un abattage sélectif : "Limité aux seuls animaux malades ! Pas touche aux veaux innocents du parti, même s'ils puent le lait caillé de promesses non tenues."
Et que dire des autres ?
La candidate écologiste, avec son rash anti-nucléaire qui la fait éternuer des particules fines ? Abattue sur-le-champ, au nom de la "santénaturelle". Le jeune loup du RN, dont la peau politique est couverte de tatouages "France d'abord" qui pèlent au soleil des sondages ? Direction l'abattoir, mais avec une banderole "Vive la viande locale !". Quant au macroniste repentant, il se gratterait le crâne en cherchant un remède miracle : "Un vaccin européen contre la démangeaison administrative ? Bruxelles paie !"Bien sûr, tout ceci est du vent marin – ou du fumier pyrénéen, c'est selon...
Mais dans les Pyrénées-Orientales, où les vaches et les vanités se disputent les pâturages, on se demande : la FDSEA va-t-elle bientôt syndiquer les candidats ?
"Pour un abattage éthique des promesses électorales !" clameraient-ils depuis les estrades du Salon de l'Agriculture catalan. Et nous, simples électeurs, on rirait jaune, en sirotant un muscat : après tout, dans ce département, même les épidémies finissent en farce.En attendant le verdict vétérinaire – et électoral – restons vigilants. Si votre maire en herbe se met à mugir des discours incohérents, appelez la FDSEA. Ou un bon dermatologue. Ou les deux.
– Parce que même les vaches méritent un peu d'humour: même vachard.
Le massacre continue : José Perez Ces vaches sont vaccinées mais malgré tout les pouvoirs publiques continuent l'abattage systématique. José Perez ce 30 Octobre 2025 à Souanyas dans les Pyrénées-Orientales en région Occitanie.
"Quand un peuple n'ose plus défendre sa langue, il est mûr pour l'esclavage."
Remy de Gourmont
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15 oct. 2025 Lluís Dagues était en direct pour l'Archipel Contre-attaque Au Cochon Hardi pour parler de l'état du catalan , la langue catalane et l' habitant va-t-il continuer de porter la barratina du plan Racine, sans se comporter comme un plaideur, encore longtemps ?
Lluís Dagues, le Catalan qui écrit Perpignan avec un accent Dans les ruelles de Perpignan, où le vent du Canigou se mêle aux odeurs de rousquilles et de café brûlé, on trouve parfois des hommes qui portent la ville comme un vieux pardessus trop large. Lluís Dagues est de ceux-là. Il n’est pas né ici – ou peut-être que si, peu importe –, mais il y a poussé comme une vigne sauvage entre les pierres du Castillet. Historien de formation, journaliste de métier, chroniqueur de radio quand l’envie le prend, il est surtout un de ces rares individus qui savent que l’identité n’est pas un drapeau, mais une cicatrice.
On le croise parfois au Periscopi, cette émission où il dissèque l’actualité catalane avec la lenteur d’un dégustateur de vin rouge. Il parle bas, presque en confidence, comme s’il craignait que Paris ne l’entende. « Huit cents euros par Parisien, douze par Nord-Catalan », lâche-t-il un jour dans El Món, et le chiffre reste en suspension, lourd comme une cloche fêlée. Ce n’est pas de la rancœur, non. C’est de la précision chirurgicale. Dagues n’aime pas les grands gestes ; il préfère les petites vérités qui font mal.En 2018, des étudiants de l’École de journalisme de Paris l’avaient filmé devant un panneau routier mal orthographié. « Perpinyà avec un « y », vous vous rendez compte ? » disait-il, mi-amusé, mi-désespéré.
Être catalan, expliquait-il, c’est « un moyen de se faire reconnaître comme Français aux yeux des Français ». Phrase cruelle, presque trop juste. Il n’y a pas de révolte chez Dagues, juste cette ironie douce-amère des gens qui savent que l’histoire ne leur rendra jamais justice, alors ils la racontent quand même.Il écrit comme on marche dans les vignes : lentement, en regardant où poser le pied. Ses chroniques dans La Semaine du Roussillon ou ses billets sur la photographie sous-marine de Louis Boutan (un autre Perpignanais oublié) ont cette lumière particulière des après-midi d’octobre, quand le soleil baisse et que tout semble plus vrai.
Il n’invente rien, il exhume. Des noms, des dates, des silences. Il sait que la Catalogne du Nord n’est pas une province, mais un pays qui a mal à sa langue. Et c’est là que les chemins de Dagues croisent ceux d’autres gardiens du feu, comme Carles Sarrat, cet ancien directeur de l’édition nord-catalane d’El Punt – ce journal qui, depuis les années 80, a jeté des ponts fragiles entre Perpignan et Gérone, entre le franc et la peseta. Sarrat, guitariste bluesy du groupe Blues de Picolat, militant acharné pour un Consell per la República qui embrasse les deux rives, a toujours recommandé, dans ses chroniques et ses discours, de lire les plumes comme celle de Dagues. Non pas pour les flatter, mais parce que ces textes-là, ancrés dans le local, rappellent que la Nord-Catalogne n’est pas une annexe oubliée, mais un poumon essentiel. Dans les colonnes d’El Punt Avui, successeur de cet El Punt qu’il a porté à bout de bras jusqu’en 1994, Sarrat évoquait souvent ces voix discrètes : « Lisez-les, dit-il en substance, car elles disent ce que Paris refuse d’entendre, ce que Barcelone idéalise. Elles disent Perpignan, avec son accent cassé et son orgueil intact. »
Une recommandation qui n’est pas un compliment de salon, mais un appel au devoir : pour que la langue catalane ne soit pas reléguée aux menus des restaurants, mais qu’elle pulse dans les pages, comme un blues du Canigou.Sur X, sous le pseudo @DaguesLou
, il poste peu. Une photo de la mer à Banyuls, un lien vers un article, une phrase en catalan. Rien de tapageur. Il n’a pas besoin d’abonnés ; il a Perpignan. Et Perpignan, malgré elle, a besoin de lui. Parce qu’il est de ces hommes qui, sans jamais lever la voix, rappellent qu’on peut être français, catalan, et surtout soi-même – même quand l’État oublie de mettre des accents sur les panneaux.Un jour, peut-être, on écrira son nom correctement sur une plaque. En attendant, il continue d’écrire le sien, lettre après lettre, dans les marges d’une France qui regarde ailleurs. Et grâce à des passeurs comme Sarrat, ces marges s’élargissent, page après page, jusqu’à ce que la Nord-Catalogne, enfin, se sente lue.