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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
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4 septembre 2026 5 04 /09 /septembre /2026 12:08

"Les films sont d’abord un moyen de relier les êtres et les choses."

 Emir Kusturica 

Nous l'avions croisé à de nombreuses reprises à Perpignan et interviewé (voir vidéo en bas)  

Tony Gatlif s’est barré. Le 2 septembre 2026, à Arles, à 77 piges, pendant qu’il planchait encore sur un film historique. Sa famille a lâché la nouvelle ce vendredi matin, en parlant de sa générosité, de sa joie, de sa poésie et de son amour démesuré pour la musique. Et ils lui ont souhaité « Latcho Drom ». Bonne route, quoi. Comme dans son film. Comme dans sa vie. Comme il le disait toujours aux siens.

Né Boualem Dahmani (ou Michel, selon les jours et les papiers) le 10 septembre 1948 à Alger, d’un père kabyle et d’une mère gitane andalouse, le gars a pas eu le parcours des enfants de bonne famille.

Guerre d’Algérie, bidonville de Belcourt, misère noire, pieds nus, plaies jamais soignées. Il racontait souvent : « Nous marchions pieds nus. Les plaies n’étaient jamais soignées, on nous arrangeait les dents avec une pince… » Son père, libre et un peu voyou, ne respectait pas le couvre-feu. Le soir, les enfants attendaient sur le pas de la porte de la chabola, le cœur qui battait, jusqu’à apercevoir au loin le phare de la moto qui faisait des es. « Ils pouvaient le tuer à un contrôle. Mais chaque nuit, il revenait. »

À douze ans, contrôle de police. Pour pas se faire renvoyer de l’autre côté de la Méditerranée, il se chope un nouveau nom : Gatlif, comme le parc d’Alger. Arrivé en France, c’est l’errance, la délinquance, les bandes autour de la Gare du Nord, les vols, la maison de correction. Il s’évade plusieurs fois. « Avant j’étais violent, il ne fallait pas me toucher, j’étais un mauvais garçon… je n’écoutais personne, pour moi les grands, tous les gens, étaient des ennemis. »

Puis la Camargue. Décision de justice.

Et là, quelque chose bascule. « Du moment où j’ai mis pied en Camargue, j’ai commencé à écouter et ça tient au respect avec lequel les gens me parlaient, sans préjugé. La Camargue fait partie des choses qui m’ont sauvé. » Il y a appris à aimer les chevaux, la nature sauvage, les hommes un peu fous. Des années plus tard, il y tournera Tom Medina. Arles, où il est mort, c’était un peu sa terre d’adoption.

Un jour, avenue de l’Opéra, il voit l’affiche de Michel Simon dans Du vent dans les branches de sassafras. Il se pointe dans le camerino, le culot monstre. « Tu veux quoi ? » lui demande le grand acteur. « Je veux faire l’Indien. » Simon lui écrit une lettre de recommandation. Tony devient comédien, puis réalisateur. « J’ai mené une bataille contre ma destinée, contre moi-même et ce n’est pas rien. »

Toute sa vie, il a filmé les siens : les Gitans, les Roms, les voyageurs, les exilés, les fous de musique et de liberté. Les Princes, Latcho Drom, Gadjo Dilo (celui qui a filé sa première vraie chance à Romain Duris), Vengo, Exils (prix de la mise en scène à Cannes 2004), Liberté, jusqu’à Ange en 2025 avec Arthur H. Toujours la même obstination. « J’ai dit la vérité des gens que j’aime. Et quand la planète crie “gitan-voleur”, c’est une honte ! »

Sur la reconnaissance ? Il s’en foutait un peu : « Bof… Reconnu ou pas, j’aurais quand même fait mes films. Disons que la reconnaissance permet de continuer à faire des films en toute liberté, et peut-être d’aider les copains. Mais c’est comme la richesse, ça peut disparaître du jour au lendemain. »

Et Perpignan dans tout ça ? Un amour de gitan
Ah, Perpignan. La ville où vit la plus grande communauté gitane sédentarisée de France, là-haut à Saint-Jacques, autour de la place Cassanyes et du Puig. Un vrai village dans la ville, avec ses codes, sa langue catalane gitane, ses fêtes, ses rixes, sa fierté et ses galères. Gatlif connaissait ça par cœur. Il aimait les Pyrénées-Orientales comme on aime une terre de famille.

« Ça fait très longtemps que je voyage, j’aime les Pyrénées Orientales et aussi le Sud, la Méditerranée. J’ai tourné en Transylvanie, j’ai tourné dans d’autres pays, mais je tourne toujours autour de la Méditerranée. Parce que la Méditerranée, c’est moi. C’est ma famille. C’est une façon de s’exprimer, une façon de vivre. »

En 2007, il débarque aux Estivales pour coller son spectacle Vertiges, du flamenco à la transe.

Créé aux Nuits de Fourvière, le truc est un concentré de musique qui monte jusqu’au délire. « Le mot m’a été inspiré par Théophile Gautier. Il parle d’une musique qui monte, qui monte… et amène les gens jusqu’au vertige. Toutes les fêtes de village sont à base de cela. » Quant à la musique gitane : « Je l’ai toujours reçue comme une transe. Le rythme monte, gagne les cœurs et les emballe jusqu’aux vertiges. »

En 2013, il s’installe presque à Perpignan pour tourner Géronimo.

Éducatrice de rue (Céline Sallette), amour interdit entre une jeune Turque qui fuit un mariage forcé et un gamin gitan, clans qui s’affrontent à coups de flamenco et de hip-hop… Le film pue le bitume et la sueur de Saint-Jacques et des environs (Barcarès, Torreilles, Argelès…). « À Perpignan, dans le quartier Saint-Jacques, vous avez des Gitans, des Africains du Nord, des Turcs… Ces communautés vivent sans histoire depuis des années. Chacune fait attention à l’autre. » Il disait de l’histoire : « C’est un amour défendu, mais qu’on ne peut pas vraiment empêcher. Comme dans Shakespeare, il est impossible d’arrêter la passion. »

Et en octobre 2024, il revient encore.

Ange, tourné entre Tautavel, Perpignan, Port-Vendres et Opoul-Périllos. Un road-movie avec Arthur H en ethnomusicologue baroudeur qui roule avec sa maison dans un vieux van, Mathieu Amalric dans le rôle de l’ami perdu. Avant-première au Castillet, bien sûr. Gatlif présent, content d’être « chez lui ». « Les paysages que j’ai montrés dans le film sont comme des monuments, très très forts. » Et sur la philosophie gitane qu’il filme encore : « Le Gitan ne vit ni dans le passé ni dans l’avenir, il ne connaît que le présent. Quand on se retourne vers le passé, il n’y a que des fantômes. »

Il ne faisait pas de l’ethnologie de salon. Il venait, il regardait, il écoutait, il respectait. « J’aime les gitans, ils sont là depuis des siècles et des siècles mais il faudrait un peu les comprendre ! Ils sont dans la République, ils paient des impôts, ils respectent les gens, les lois et les feux rouges mais ils ont des codes. Depuis toujours. »

Tony Gatlif est mort à Arles, pas loin de la Camargue qui l’avait accueilli adolescent. Mais une partie de lui traîne encore dans les rues de Saint-Jacques, dans les notes de rumba catalane qui sortent des fenêtres, dans les regards de ceux qui n’ont jamais baissé la tête.

Latcho Drom, vieux frère.  
La route continue, et elle est toujours aussi belle, aussi rugueuse, aussi libre.

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26 juillet 2026 7 26 /07 /juillet /2026 15:17

"... qui s’attache à un mauvais arbre reçoit mauvais ombre, et qui se met à l'abri sous la feuille se mouille deux fois, et qui se couche avec des chiens se lève avec des puces. Quelque petit que je sois, je tiens mon rang dans le monde ; chaque fourmi a sa colère ; chaque cheveu fait son ombre sur la terre, et chaque coq chante sur son fumier."

(Sancho Panza ; ch : Le petit-fils de Sancho Panza) 

 Don Quichotte - Intégrale
Miguel de Cervantes

Une épopée célinienne par Nolan : « Le Chevalier Errant et les Vents de Troie »

Imaginez ça. Plus d’Ulysse le rusé, le calculateur à la langue de miel. À sa place, Alonso Quichano, dit Don Quichotte, le vieux hidalgo maigre comme un clou, l’armure rouillée, Rocinante qui boite, Sancho qui râle en castillan approximatif. L’Iliade et l’Odyssée fusionnées, réécrites dans la langue de Céline – cette prose qui halète, qui vomit, qui zigzague avec des points de suspension à n’en plus finir… Et tout ça tourné par Nolan : plans IMAX vertigineux, temporalité éclatée, rêves et réalité qui se bouffent la queue, bande-son de Zimmer qui cogne comme un marteau sur l’âme.

L’Iliade revisitée : La Guerre des Illusions

Achille boude toujours dans sa tente, mais c’est Don Quichotte qui mène les assauts.  
Il ne voit pas des Troyens. Il voit des géants. Des enchanteurs. Des Maures.  
Il charge Hector en hurlant : « Viens çà, fils de Priam, fantôme de Freston ! Je vais te fendre en deux comme un vulgaire moulin ! »

La prose célinienne :

« Ah ! ils me parlent de gloire… de butin… de belles captives… Moi je voyais que du vent… du vent partout… les Grecs qui gueulaient comme des porchers ivres… et moi sur mon canasson crevé… lance en avant… trois fois rien… la cervelle en feu… les dieux ? Des fumistes… des metteurs en scène de pacotille… Ils nous font danser comme des pantins… et après ils rigolent… je les entends rigoler derrière les nuages… »

Patrocle meurt quand même. Mais Don Quichotte, au lieu de venger, se lance dans un monologue de trois pages sur la folie des hommes qui croient posséder la mort. Achille le regarde comme un dingue. Agamemnon veut le faire enchaîner. Seul Ajax le comprend un peu : deux fous furieux.

Troie tombe pas à cause du cheval de bois. Non. Don Quichotte persuade les Grecs de construire un énorme moulin à vent géant qu’ils laissent devant les portes. Les Troyens, hilares, le tirent à l’intérieur. La nuit, le Chevalier sort de la structure avec Sancho, Dulcinée (une Hélène kidnappée de force dans son délire) et met le feu à tout. « C’est ainsi qu’on vainc les illusions, messires ! » hurle-t-il pendant que la ville brûle.

L’Odyssée : Le Retour du Délirant

Vingt ans de mer. Mais pas les sirènes, les Cyclopes et compagnie version Homère. Tout est filtré par la folie chevaleresque et la bile célinienne.

Le Cyclope** : Polyphème devient un géant qui taxe les voyageurs. Don Quichotte l’aveugle pas avec un pieu. Il lui fait un discours sur la chevalerie errante jusqu’à ce que le monstre se suicide d’ennui.
Les Sirènes** : Elles chantent pas. Elles lui parlent de Dulcinée. La vraie. Celle qui n’existe pas. Il se fait attacher au mât en pleurant : « Elle m’attend… elle m’a toujours attendu… la garce… »
Circé** : La magicienne transforme ses compagnons en pourceaux. Don Quichotte refuse la métamorphose : « J’étais déjà cochon dans l’âme, madame, depuis longtemps… » Et il la convertit à sa cause. Elle devient sa nouvelle écuyère le temps d’un épisode.
Les Lotophages** : L’île où on oublie tout. Lui, il oublie rien. Il se souvient de chaque coup de lance, de chaque humiliation, de chaque rêve brisé. C’est les autres qui deviennent amnésiques.

Nolan filme ça en non-linéaire. On saute entre le siège de Troie, le retour, et les hallucinations du Chevalier dans sa bibliothèque de La Manche, avant même le départ. Le spectateur ne sait plus ce qui est réel. Est-ce que toute l’épopée n’est qu’un long délire d’un vieux fou qui a lu trop de romans de chevalerie ? Est-ce que les dieux sont des projections ? Est-ce que le temps est une boucle où Don Quichotte rejoue éternellement sa quête ?

La scène finale, chez Pénélope :  
Elle l’attend depuis vingt ans. Il arrive, maigre, cassé, puant le sel et la folie. Il ne la reconnaît pas vraiment. Il voit Dulcinée. Il s’agenouille : « Madame… j’ai terrassé tous les moulins du monde pour vous… »  
Puis il meurt, doucement, en murmurant des injures contre les dieux, les hommes, et surtout contre lui-même. Sancho pleure. Les prétendants, survivants, regardent ce spectacle pathétique et se sentent soudain sales.

Générique sur un plan-séquence de dix minutes : Rocinante qui marche seul sur une plage infinie, au coucher de soleil orange sang, tandis que la voix off célinienne continue de râler contre l’humanité entière.

Ce serait immonde, sublime, insupportable, génial. Un film de quatre heures qui vous laisse vidé, avec l’envie de relire à la fois Homère, Cervantes et Voyage au bout de la nuit.  

Et vous, vous le verriez comment, ce Don Quichotte odysséen sous acide nolanien et célinien ?

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19 juillet 2026 7 19 /07 /juillet /2026 15:01

« Timeo Danaos et dona ferentes »

« Je crains les Grecs, même lorsqu'ils apportent des cadeaux ».

dans la bouche de Laocoon par Virgile dans l'Énéide (II, 49)

"La théâtrocratie correspond à ce stade d'évolution de la démocratie où tout le monde se croit compétent sur tout sans avoir rien appris. Chacun acquiert alors une assurance qui se transforme bientôt en impudence, refuse toute autorité et, finalement, cherche à désobéir aux lois, ne respectant plus ni serment, ni engagement. "(Platon, Lois III, 701 A-D). 

 Petites lecons sur le grec ancien
Jacqueline de Romilly

Première impression : Littré, Jacqueline de Romilly et Lord Byron face à *L’Odyssée* de Nolan

Imaginez la scène : trois esprits hors du temps, réunis dans une salle IMAX le 18 juillet 2026, découvrent le blockbuster de Christopher Nolan. Voici leurs réactions à chaud.

Jacqueline de Romilly : « Magnifique, mais… » https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacqueline_de_Romilly
« Quel spectacle ! Ces images en IMAX, ces paysages méditerranéens filmés avec une ampleur homérique… On sent enfin l’immensité de la mer, la pontos infinie, l’errance. Matt Damon en Ulysse a cette ruse dans le regard, cette endurance ; Anne Hathaway en Pénélope apporte une profondeur émouvante. Zendaya en Athéna, Charlize Theron en Circé… les dieux et les monstres prennent une présence presque tangible. »

« Pourtant, je regrette un peu. Nolan impose sa marque : le temps circulaire, la obsession de la mémoire et de la perte, les grandes idées philosophiques superposées. L’Odyssée est aussi une épopée de la parole, des récits enchâssés, de la séduction du langage. Ici, tout est visuel, spectaculaire, parfois un peu trop moderne. Où est la métis pure, la patience rusée d’Ulysse face aux tentations ? On gagne en épopée cinématographique ce qu’on perd en intimité psychologique grecque. Mais quelle émotion tout de même : ce retour à Ithaque, cette fidélité conjugale… cela touche au cœur de ce que j’ai toujours aimé chez Homère. »

Émile Littré : « Techniquement impressionnant, linguistiquement… discutable » https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Littr%C3%A9
« J’admire la rigueur technique : un film entièrement tourné en IMAX 70 mm, une prouesse matérielle digne d’un ingénieur. La langue est belle, le scénario condense habilement les aventures. Mais je m’interroge sur certaines traductions et adaptations des termes grecs. « Métis » devient presque une stratégie de survivaliste hollywoodien ; le nostos (le retour) se teinte de trauma post-guerre à la Nolan. »

« Homère n’est pas un blockbuster. L’Odyssée est une œuvre de civilisation, de formation de l’esprit grec. Ce film la rend accessible, spectaculaire – ce qui est une victoire pour la culture –, mais risque de la transformer en machine à sensations. Les sirènes hurlent trop fort, le Cyclope est un effet spécial. J’aurais préféré plus de fidélité philologique… même si, avouons-le, voir Polyphème en grandeur nature impressionne même un vieux positiviste comme moi. »

Lord Byron : « By Jove ! Voilà enfin un Ulysse à ma démesure ! » https://fr.wikipedia.org/wiki/Lord_Byron

« Magnificent ! Explosif ! Romantique jusqu’à la moelle ! Ce Damon-Ulysse, errant, tourmenté, rusé, séducteur et maudit, c’est mon héros par excellence. J’ai toujours vu en Ulysse un esprit libre, rebelle aux dieux comme aux hommes, un aventurier qui préfère la tempête à l’ennui domestique – un peu comme moi sur le lac Léman ou en Grèce. Nolan a compris cela : il en fait un homme moderne, hanté par ses choix, pris entre la gloire de Troie et le désir du foyer. Ces scènes de mer déchaînée, ces monstres titanesques, cette sensualité chez Circé et les Sirènes… enfin du sang, de la passion, du sublime ! »

« Bien sûr, les puristes vont pinailler. Trop de spectacle ? Trop d’effets ? Balivernes ! L’Odyssée était déjà une épopée sauvage et sensuelle. Nolan y ajoute ce que j’aimais tant : l’énergie byronienne, ce mélange de mélancolie et d’exaltation, cette ironie tragique face au destin. Pénélope (Hathaway) est plus forte et plus émouvante que dans bien des versions ; Télémaque (Holland) a cette fougue juvénile que j’aurais pu écrire. Si j’avais eu ces caméras IMAX en 1810, j’aurais filmé Childe Harold exactement comme cela ! »

« Un bémol tout de même : un peu trop propre, un peu trop hollywoodien dans la résolution. Moi, j’aurais laissé Ulysse plus ambigu, plus sombre, plus… byronien. Mais dans l’ensemble : un triomphe. Je lève mon verre de vin grec à Nolan ! »

Synthèse
Romilly** défend l’âme grecque et regrette la perte d’intimité psychologique et verbale.  
Littré** salue la technique mais exige plus de rigueur philologique.  
Byron** exulte : il y retrouve son romantisme passionné, son goût pour l’aventure rebelle et le sublime visuel.  

Le film est un triomphe visuel et technique qui ravive l’intérêt pour Homère, même s’il le réinvente à la sauce Nolan : plus spectaculaire, plus introspectif et plus romantique que le poème antique. Trois grands esprits en ressortiraient fascinés, mais avec des réserves très révélatrices de leur personnalité.

Avez-vous d’autres figures à ajouter ? Ou vos propres impressions après avoir vu le film ?

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27 avril 2026 1 27 /04 /avril /2026 10:48

L’ÉVANGILE DE LA RÉVOLUTION : UNE AVENTURE HUMAINE AU CŒUR DE L’HISTOIRE

Canet-en-Roussillon, 15 avril 2026, 20 h 30.
Le vent marin caresse doucement les collines. Les lumières du Clap Ciné brillent dans la nuit catalane, accueillant une salle déjà bien remplie. Ce soir, ce n’est pas une simple projection : c’est une rencontre inattendue avec un homme qui a traversé un continent pour raconter une page oubliée de l’histoire.François-Xavier Drouet entre sur scène.

Calme, le regard clair, le sac encore marqué par des années de route en Amérique latine.

Réalisateur discret mais déterminé, il n’a rien d’un aventurier flamboyant. Pourtant, son parcours ressemble à une véritable expédition : Brésil, Salvador, Nicaragua, Cuba, Mexique. Pas pour chercher l’or ou le mystère, mais pour écouter, filmer et comprendre comment la foi a pu, un jour, devenir un moteur de changement social profond.

Assis face à lui, Nicolas Caudeville, animateur de L’Archipel Contre Attaque Info, lance l’entretien en direct.

D’une voix posée, il invite le réalisateur à raconter son voyage. Et Drouet parle, simplement, sans effets de manche. Il évoque ces prêtres, ces religieuses, ces laïcs anonymes qui, dans les années 1960-1980, ont choisi de vivre leur Évangile au milieu des bidonvilles et des luttes populaires.

Des figures comme Frei Betto, Leonardo Boff ou l’évêque Júlio Lancellotti apparaissent non comme des héros de légende, mais comme des hommes et des femmes qui ont cru que la justice pouvait se construire ici, sur cette terre.

Le documentaire L’Évangile de la révolution (115 minutes) se déroule alors comme un carnet de voyage.

Sans musique dramatique, seulement des rencontres vraies, des archives émouvantes et des paysages qui parlent d’eux-mêmes. On y découvre une théologie de la libération qui a marqué toute une partie de l’Amérique latine : une foi qui ne promettait pas seulement le ciel, mais qui encourageait à transformer le présent. Un récit mesuré, respectueux, qui interroge sans juger.Dans la salle du Clap Ciné, le public écoute en silence. Certains hochent la tête, d’autres prennent des notes. À la fin de la projection et de l’échange, l’émotion est palpable, mais retenue. Pas de grands discours, juste le sentiment d’avoir partagé un morceau d’histoire humaine, complexe et sincère.

François-Xavier Drouet n’a pas vaincu de super-vilains ni découvert de trésors perdus.

Il a simplement fait ce que font les vrais explorateurs : il est allé voir, il a écouté, et il a ramené une histoire qui mérite d’être connue.Ce soir-là, à Canet-en-Roussillon, l’aventure était calme, mais profonde.
Une aventure de l’esprit et de la mémoire, loin des clichés, proche des hommes.(À découvrir en salle ou sur les plateformes qui porteront ce film discret et nécessaire.)

 

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14 avril 2026 2 14 /04 /avril /2026 12:56

« Nous tous, chrétiens, sommes les disciples
d’un prisonnier politique. »

Frei Betto, religieux dominicain

 « Le christianisme n’est pas l’opium du peuple,
c’est l’opium de la bourgeoisie, qui vient calmer
sa mauvaise conscience. »

Leonardo Boff, théologien brésilien

 

Demain soir au Clap de Canet : « L’Évangile de la Révolution », quand la croix rencontre le fusil et que Dieu descend dans la rue ! Mercredi 15 avril 2026, 20 h 30.

Imaginez un peu : des prêtres en soutane qui troquent l’encens pour la dynamite, des nonnes qui prient en brandissant le poing, et des millions de chrétiens persuadés que le Royaume de Dieu ne s’attend pas sagement au ciel mais se construit ici et maintenant, à coups de grève, de barricades et de théologie de la libération.

C’est exactement le brasier que François-Xavier Drouet a décidé d’attiser dans son documentaire L’Évangile de la Révolution, qui débarque demain soir au Clap Ciné de Canet-en-Roussillon.

1 h 55 de pure dynamite documentaire. Pas de voix off pontifiante, pas de reconstitution en costume d’époque : juste des visages, des voix, des souvenirs qui brûlent encore.

On y croise Frei Betto, le conseiller de Lula qui a passé des années en prison sous la dictature brésilienne ; Leonardo Boff, le théologien excommunié (presque) par le Vatican ; Júlio Lancellotti, l’évêque des sans-abri de São Paulo ; ou encore María López Vigil, qui a vu ses amis tomber sous les balles des escadrons de la mort au Salvador. Tous ont cru, dur comme fer, que la révolution était l’autre nom de l’Évangile.

À rebours de l’image poussiéreuse d’une religion « opium du peuple », Drouet nous montre une foi explosive, une foi qui a fait trembler les généraux, les oligarques et même une partie de la hiérarchie catholique.

Né dans les années 60-70 en Amérique latine, ce christianisme de combat a payé le prix fort : assassinats, tortures, disparitions. Mais il a aussi fait naître des espérances folles. Et le film pose la question qui fâche encore aujourd’hui : qu’en reste-t-il en 2026, alors que les dictatures ont changé de visage et que les théologies de la libération semblent parfois reléguées au rayon des utopies vintage ?

François-Xavier Drouet, ce documentariste français qui a déjà scruté les forêts en crise ou la formation des petits soldats du capitalisme dans Le Temps des forêts et L’Initiation, signe ici son film le plus politique et le plus émouvant.

Un long-métrage qui respire l’urgence et la tendresse, tourné entre le Brésil, le Salvador, Cuba et le Nicaragua, et qui ose nous rappeler que la spiritualité peut être, quand elle le veut, une arme de construction massive.Mercredi 15 avril 2026, 20 h 30. Clap Ciné Canet-en-Roussillon.

Projection exceptionnelle suivie d’une rencontre avec le réalisateur en personne.

Oui, François-Xavier Drouet sera là, en chair et en os, pour discuter, débattre, peut-être même s’engueuler un peu avec le public.

Parce que ce film ne laisse personne indifférent : il remue, il questionne, il redonne des couleurs à des idées qu’on croyait fanées.Tout public, 115 minutes de puissance pure, déjà salué dans une ribambelle de festivals (Cinéma du Réel, Biografilm, Filmar…).

Un documentaire qui sent la sueur, la terre rouge et l’encens mêlés. Le genre de soirée où l’on sort du cinéma avec l’envie de relire les Béatitudes… ou de reprendre la Bastille.

Alors demain soir, si vous êtes du côté de Canet, ne ratez pas ça.
Le Clap vous attend.
Et l’Évangile de la Révolution aussi.À vos billets, citoyens ! 

 

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24 novembre 2025 1 24 /11 /novembre /2025 16:16

"Aller voir là-bas si vous y êtes avec des convictions mais sans certitudes.
Voir avec les yeux de l'autre.
Partager.
Interpréter le réel avec intelligence et émotion.
Préférer toujours la parole au discours.
Chercher les lignes de force et les brèches dans l'inaperçu, dans l'inattendu, dans le terrain toujours vague de l'immédiat, dans une voix, dans un regard, dans un doute, dans un événement minuscule ou dans le panneau où tout le monde fonce en même temps.
Et tant pis si c'était un leurre.
Tant pis si ce n'était que le clinquant de l'instantané.
Tant pis si nous n'avons fait que partager l'ébriété du présent.
Tant pis si l'Humanité n'était que ça ..."

Là-bas si j'y suis. Carnets de routes
Daniel Mermet

Daniel Mermet "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"festival du film social et ouvrier"
Daniel Mermet était en direct pour l'archipel contre attaque info au Clap Cine Carmaux pour présenter la seconde partie du documentaire "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis" https://www.youtube.com/watch?v=MGh5and21rk pour le festival du film social et ouvrier" : Carmaux, c'était là bas si j'y étais !

Daniel Mermet, mon pote Daniel
(paroles à chanter sur l’air de Tranche de vie ou Mamadou m’a dit, comme vous voulez)

Y’a un gars qu’est né aux Pavillons-sous-Bois
En quarante-deux, quand tout partait en bois
Huit mouflets dans l’appart, la mère au turbin
Le père à l’usine, et l’espoir au fond d’un verre de rouge bien trop fin  Il a vu les flics cogner sur les Algériens
Place de la République, un soir d’octobre soixante et un

Il a porté des valises, il a planqué des frères
Et il s’est dit : « Faut jamais fermer sa gueule, jamais, jamais »  Il a fait les Beaux-Arts, il dessinait des jouets
Des robes pour le magazine Elle, ça payait le loyer
Mais le théâtre l’a chopé, avec Lemoine et les copains
Ils ont fait Mortimer Baltimore, Avignon les a pris dans ses bras
Et puis pfft, plus un rond, rideau, on remballe les planches
On range les rêves dans un carton, direction France Culture, sans branche  Il a fait causer les fous, les peintres sans école

Il a fait swinguer le jazz, trembler les ondes avec des histoires d’alcool
Chair de poule, Tendre est la nuit, il a même fait bander la radio
Les bigots écrivaient à la direction : « C’est la fin du monde, oh là là, oh là là ! »  Et puis un jour d’été quatre-vingt-neuf

Il a pris le micro et il a dit : « Là-bas si j’y suis »
C’était plus une émission, c’était une barricade en direct
Avec le répondeur qui gueulait plus fort que tous les intellects  Il est allé au Rwanda quand le monde regardait ailleurs

Il a trouvé Valentine dans un tas d’os et de pleurs
Il a pleuré dans le micro, il a pas eu honte
Et nous on pleurait avec lui, collés à la montre  Sarajevo, la Tchétchénie, la Palestine en sang
Les usines qui ferment, les paysans qui se pendent
Les sans-papiers, les sans-dents, les sans-rien-du-tout
Il leur a filé le micro : « Allez, parle, c’est à toi, surtout »  On l’a traité de rouge, de gaucho, de casse-burnes
De complotiste avant l’heure, de vieux con qui retourne

On a voulu le virer en deux mille quatorze
« Trop vieux, trop cher, trop chiant », qu’ils disaient dans les bureaux  Mais Daniel, il a rigolé, il a repris son baluchon
Il a monté là-bas point org, avec les potes, sans patron
Vingt mille abonnés, un million d’écoutes par mois
Et toujours la même voix, rauque et douce à la fois :  « Salut les jetables, salut les oubliés
On va pas se laisser faire, on va pas s’laisser bouffer
On est là, on est là, même si on n’est plus à l’antenne
On est là-bas si j’y suis… et putain, on y est encore, amen ! »  Allez Daniel, vieux frère, vieux pirate au cœur gros

Continue de nous raconter le monde comme il va pas trop
T’es notre Béranger à nous, avec un micro au lieu d’la guitare
Et quand tu parleras plus, ben… on mettra l’répondeur en boucles, pour que ça dure encore.

 

En Bonus track, mais qui aura son quart d'heure wharolien à elle toute seule Pauline Richard sa distributrice des films des 2 Rives....

Pauline Richard, les films des 2 Rives au festival du film social et ouvrier de Carmaux
Les Films des 2 rives étaient en direct pour l'archipel contre attaque au festival du film social et ouvrier de Carmaux Clap Cine en la présence de Pauline avec les films de Pierre Carles sur les #FARCS https://www.youtube.com/watch?v=E2_oYK7OCoM et le deuxième tome du documentaire sur #Howardzin une histoire populaire des États-Unis de @Daniel Mermet

Carmaux: Là-bas si j'y suis avec Daniel Mermet et Pauline Richard distributrice des 2 Rives pour "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"! interviews par Nicolas Caudeville
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13 novembre 2025 4 13 /11 /novembre /2025 22:18

Michel Cadé président du festival social et ouvrier de Carmaux Tarn et Jérôme Quaretti étaient en direct pour l'Archipel contre attaque et sera en direct de Carmaux du 14 au 16 novembre 2025: demandez leur le programme, mais pas des esquimaux .Mes amis, mes copains, attrapez vos santiags et vos cœurs battants, on embarque pour un sacré voyage au Festival du film social et ouvrier de Carmaux, onzième du nom, un rendez-vous qui cogne fort comme un refrain de Béranger, avec du panache, de la révolte et de l’âme à revendre !

Ici, on cause cinoche, mais pas n’importe lequel : du ciné qui gratte, qui remue, qui chante les luttes et les espoirs des gens d’en bas, avec la gouaille d’un troubadour des faubourgs.

Alors, caltez vos soucis, on va se faire une toile sous les étoiles, et pas des moindres, parole de François !Ce festival, mes gaillards, c’est pas du chichi, c’est du solide, du vrai, du vécu ! Il tient ses promesses comme un vieux pote fidèle : rendre hommage aux films d’antan, coller au pouls du ciné d’aujourd’hui, accueillir des avant-premières qui claquent, faire causer réalisateurs et techniciens avec le public, et, bien sûr, balancer des films qui portent le social en bandoulière, comme une médaille sur la poitrine d’un ouvrier.

Le site du festival ,le clame haut et fort : Carmaux, c’est l’bazar des consciences, un feu d’artifice d’histoires qui secouent ! https://www.cinemas-carmaux.fr/festivals

On commence par les pépites du passé, ces films qui sentent la sueur et la lutte, comme une chanson qu’on fredonne autour d’un brasero. Quatre bijoux, mes amis, quatre ! Le Sel de la terre d’Herbert Biberman, 1954, un monument, un coup d’poing, l’histoire d’une grève de mineurs mexico-américains au Nouveau-Mexique. Le CNC raconte que ce film a été blacklisté à l’époque, mais il brille toujours, comme un diamant brut. Ensuite, Le Porion de Georges Champavert, 1921, un drame minier tourné dans l’bassin d’Alès, une rareté qu’on savoure comme un vieux vin, avec un ciné-concert de Sébastien Arcos pour faire swinguer les images – et, cerise sur l’gâteau, c’est gratos, comme l’annonce le programme ! Puis, Les Copains du dimanche d’Henri Aisner, 1957, porté par la CGT, une ode aux loisirs des jeunes prolos, avec un jeunot nommé Belmondo qui crève l’écran, flanqué de Piccoli et Fresson, d’après Ciné-Ressources. Et pour finir, Les Quatre Saisons d’Espigoule de Christian Philibert, 1999, un faux docu complètement barré, une comédie qui claque comme un refrain, un clin d’œil à Farrebique de Rouquier, que Télérama encense pour son culot et sa verve.Mais attention, les amis, on reste pas coincés dans l’rétroviseur !

Ce festival, il cavale dans l’présent, avec une tripotée de films français, parce que, comme dit Le Monde, notre cinoche a toujours su parler des galères et des espoirs du peuple.

Sept avant-premières, sept pépites, dont trois avec les réalisateurs en chair et en os, un cadeau rare, parole d’Unifrance !

Howard Zinn, une histoire populaire américaine 2, d’Olivier Azam et Daniel Mermet, remet l’Amérique sur l’gril, avec une session pour rattraper le premier épisode, et les deux lascars seront là pour causer.

Animal Totem de Benoit Delépine, en sa présence, c’est du pur jus d’absurde et d’engagement, comme l’écrit Première. Ceux qui comptent de Jean-Baptiste Léonetti, lui aussi sur place, fout une claque avec ses luttes bien senties. On voyage au Japon avec Jusqu’à l’aube de Sho Myake, un film doux comme une caresse, que Cahiers du Cinéma trouve “tendre à en chialer”. Dossier 137 de Dominique Moll revisite la police avec du nerf, Ma frère de Lise Akoka et Romane Gueret fait chanter la jeunesse, et Promis le ciel d’Erige Sehiri, qu’on avait kiffé avec

La Voie normale en 2019, raconte l’émigration en Tunisie avec une poésie qui scotche, dixit Variety.Et y’a du rab, mes cocos ! Trois films récents viennent mettre le feu : Météors d’Hubert Charuel, après Petit Paysan, nous embarque chez les naufragés de l’atome, un sujet qui cogne, salué par Les Inrockuptibles. Les Braises de Thomas Kruithof, c’est le militantisme qui déboule dans l’ordinaire, un truc qui vous prend aux tripes, selon Libération. On Falling de Laura Carreira, l’histoire d’une Portugaise dans un entrepôt en Écosse, est “bouleversant”, parole de The Guardian. Et pour clore en beauté, La Guérilla des FARC, l’avenir a une histoire de Pierre Carles, avec l’bonhomme en personne, une méditation sur l’adieu aux armes et l’élan citoyen, que Mediapart appelle un “coup d’cœur engagé”.

Ce programme, mes amis, c’est une tambouille bio, une salade des quatre saisons à s’en lécher les babines !

Comme le clame le site du festival, Carmaux, c’est la fête des yeux, des cœurs et des tripes. Alors, venez, grignotez ces films comme des tranches de vie, et que ça chante, que ça gueule, que ça vive ! Bon festival, les copains, et que la révolte des images vous emporte !
 

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11 octobre 2025 6 11 /10 /octobre /2025 15:40

“Si ton oeil était plus aigu tu verrais tout en mouvement.”
Friedrich Nietzsche
 

Leny EL Barkani était en direct Au Cochon Hardi pour parler de son activité vidéo et animation, ça rencontre avec l'acteur @Jean-Claude Dreyfus ,le Marie de Marie et acteur fétiche de Caro et Jeunet....

BIOGRAPHIE DE LENY EL BARKANINé le 12 novembre 1993 à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, Leny El Barkani est un réalisateur, scénariste, producteur et artiste visuel français, passionné depuis toujours par le 7e art. 
senscritique.com +1

 Originaire du Barcarès, une commune côtière du département, il grandit dans un environnement catalan qui influencera plus tard ses œuvres poétiques et ancrées dans le terroir local. 
francebleu.fr +1

Il débute sur scène dès l'adolescence dans un spectacle théâtral et de loisirs, en interprétant le rôle principal du célèbre conte musical Le Soldat Rose, mis en scène en 2007 par Olivier Sans à Latour-de-France, sa commune d'origine. 
le-journal-catalan.com

 Cette expérience précoce marque les débuts de son engagement artistique, où il découvre déjà le pouvoir narratif du spectacle vivant.Après des études au collège Notre-Dame-des-Anges à Espira-de-l'Agly, il explore divers domaines professionnels pour tracer son chemin : un stage en pâtisserie, suivi d'un CAP boulangerie dans sa commune natale avec Jean-Claude Cladellas, puis une formation en vente informatique et multimédia à Perpignan entre 2012 et 2014. 
lindependant.fr

 À seulement 21 ans, en 2015, alors apprenti boulanger, il réalise déjà son premier court-métrage poétique, Une rivière d'autrefois, un hommage en noir et blanc aux bords de l'Agly, mêlant poésie et cinéma pour célébrer la beauté naturelle de sa région. 
lindependant.fr

Confronté à de graves problèmes de santé – notamment deux neuropathies diagnostiquées en 2011 qui l'obligent à interrompre son apprentissage en boulangerie –, Leny décide de se réorienter vers sa passion de toujours : le cinéma. 
lindependant.fr

 Il envisage alors de rejoindre l'École de la Cité, fondée par Luc Besson à Paris, mais y renonce pour rester fidèle à son département natal, les Pyrénées-Orientales. 
lindependant.fr

 En 2015, il rencontre le cinéaste Lucas Morales, qui lui dispense des cours personnalisés sur la pré-production, la production et la post-production, posant les bases techniques de sa carrière. 
lindependant.fr

Depuis, Leny El Barkani s'impose comme une figure montante du cinéma indépendant français, avec un accent sur l'animation 2D, le stop-motion et les courts-métrages expérimentaux. Il collabore souvent avec son frère aîné, Mehdi El Barkani, co-scénariste de plusieurs projets, et des artistes locaux comme le compositeur Claudio Nelson Djankoff. 
le-journal-catalan.com +1

 Parmi ses œuvres notables : Nuage (2016), un documentaire poétique sur l'écologie et les nuages ; Je suis insociable (2018), un court-métrage d'animation en stop-motion sélectionné au Nikon Film Festival sur le thème du partage ; Les fleurs de mon passé (2019), un hommage émouvant à sa grand-mère Marie-Louise Lebouleux ; The Walk (2020), un expérimental tourné au smartphone lors d'une randonnée au Barcarès ; Hors Réalité (2020), une réflexion sur la déconnexion humaine face aux technologies ; Inattendu (2022), un thriller animé tourné au Barcarès avec des acteurs comme Annie Lebouleux ; et Le tour du monde en 80 secondes (2023), un court-métrage d'aventure et de drame animé. 
m.imdb.com +7

 En 2021, son court-métrage Je suis ? est sélectionné en compétition officielle au Nikon Film Festival, présidé par Éric Judor et avec un jury incluant Louise Bourgoin et Jonathan Cohen, explorant l'anxiété à travers des rituels de comptage étranges. 
francebleu.fr

 Il y participe pour la quatrième année consécutive en 2022 avec Inattendu. 
le-journal-catalan.com

À 30 ans en 2023, Leny El Barkani prépare un nouveau court-métrage d'animation sur la différence et l'acceptation de soi dans une société dystopique, et annonce la réalisation de son premier long-métrage, marquant une étape majeure dans sa carrière. 
lindependant.fr

 Installé au Barcarès, il gère son propre studio d'animation, Leny El Barkani Production, et diffuse ses œuvres sur YouTube et Facebook, fidèle à ses racines catalanes tout en explorant des thèmes universels comme l'écologie, l'identité et la santé mentale. 
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3 mai 2025 6 03 /05 /mai /2025 10:58

Eco a validé l’idée d’Annaud de présenter le film comme un « palimpseste » de son roman, une notion mentionnée dans le générique d’ouverture. Cela signifiait que le film n’était pas une reproduction fidèle, mais une réinterprétation partageant le même support narratif. Eco a trouvé cette approche honnête, bien qu’Annaud ait plus tard regretté de ne pas avoir précisé « Sur un palimpseste », pour mieux refléter les libertés prises.

 

« Regarder un film, c’est s’engager dans un dialogue avec l’œuvre, chercher au-delà des apparences la vérité qu’elle murmure au cœur. »
(Dérivé de Esthétique du cinéma, où Agel insiste sur une réception active)

« Le cinéaste, comme un artisan de l’esprit, doit créer avec compassion, offrant au monde des images qui élèvent et questionnent l’humanité. »
(Reformulation basée sur Métaphysique du cinéma)

 « Dans chaque grande œuvre cinématographique, il y a un souffle métaphysique, une invitation à contempler l’invisible au cœur du visible. »
(Synthèse de sa vision spiritualiste, tirée de ses analyses de Dreyer et Bresson)

 

C'est un événement, que la venue du réalisateur français Jean-Jacques Annaud dans le 66 . Même si l'époque qui archipélise et éparpille la hiérarchie de l'importance,ne donne pas suffisamment sa hauteur à l'événement. Or, me voilà en opportunité d'interviewer l'homme qui non seulement a vu l'ours, mais l'a filmé (et là, l'ours lui dit, t'es pas venu que pour la chasse...).

Pour son 60 iéme anniversaire le festival d'histoire de cinéma de Perpignan invite Jean-Jacques Annaud, parce que la thématique en est : Cinéma Animal ! C'est dire, si le choix est bon, puisque lorsqu'il ne film pas des snipers et moines, il fait plus ou moins intervenir "le livre de la jungle" avec tigres, loups, ours, pour mieux nous ramener à notre humanité #tuserasunhommemonfils !

Mais avant de venir à l’arsenal présenter ses propres films, Jérôme Quaretti des Claps Cinés avait proposé une pause à Canet pour inaugurer le nouveau nom de la salle 4, de celui du réalisateur de Stalingrad, à savoir Jean-Jacques Annaud !

Mais avant d' inaugurer la salle à son nom et re-présenter une version restaurer du "Nom de la Rose", il a accordé une interview à celui qui vivait à Naours, lorsqu'il le rencontra pour la première fois avec son père dans un cinéma d'Amiens pour la "Guerre du feu"!

Puis ce furent une séance de dédicaces d'affiches, et une dégustation de rancio-sec dernier millésime après incendie du domaine de la Tourasse, du sieur Alain Pottier. vidéo rancio sec ici

La journée se termina au restaurant catalan et canétois, "La vigatanne" où Jean-Jacques Annaud se livra à un festival d’anecdotes non-anecdotiques : du fait qu'il ne parlait plus de ses projets puisque sa lui valu qu' "Amistat" lui fut ravi par Steven Spielberg, mais que pour autant, ils étaient restés amis, qu'il avait explité les premiers films en 3 d au Futuroscope pour un film avec Val Kilmer "Guillaumet, les ailes du courage"https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaumet,_les_ailes_du_courage, que du coup, il n'avait ni peur du loup, ni des IA's, que "7 ans au Tibet" n'avait pas été tourné dans les montagnes de l'Himalaya, mais dans la Cordelière des Andes en Argentine, que Henrich Harrer ait demandé d'être interprété par quelqu'un de beau, et que du coup, cela tombé bien que Brad Pitt se soit proposé de lui-même pour le rôle, évidemment il évoqua son ami Umberto Eco... Bref, les convives étaient comme Guillaume de Baskerville en sortant du labyrinthe et pénétrant pour la première fois dans la bibliothèque du monastère : "combien d'autres salles, combien d'autres livres !"

Lorsque nous nous quittâmes, je lui demandais s'il avait connu Henri Agel https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Agel? Il me répondit que oui, qu'il avait été son professeur à l'IDHEC - Institut des Hautes Études Cinématographique. Cela nous faisait un point commun supplémentaire avec le fait, qu'il fut fils de cheminot et moi petit-fils...

 

Canet / Perpignan: des moments avec le seigneur Jean-Jacques Annaud, l'homme qui vu l'ours et Guillaume de Baskerville ! interview par Nicolas Caudeville
Canet / Perpignan: des moments avec le seigneur Jean-Jacques Annaud, l'homme qui vu l'ours et Guillaume de Baskerville ! interview par Nicolas Caudeville
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27 mars 2025 4 27 /03 /mars /2025 16:03

 

Mesdames, Messieurs, amateurs de l’écran court et du verre long, permettez-moi, à la manière de votre serviteur Sasha Guitry, de vous conter avec un soupçon d’ironie et une pincée de panache la 43e édition des Rencontres du court-métrage de Cabestany, qui vient de s’achever en ce doux mois de mars 2025. Sous la présidence éclairée de Florent Pallares, cet homme qui, tel un maestro, orchestre depuis des lustres cette symphonie d’images brèves avec une passion que beaucoup envieraient, ce festival a une fois encore fait vibrer les âmes et chatouiller les rétines.

Imaginez donc, en 1981, un certain André Abet, en collaboration avec la ville de Cabestany, planta une graine qui, d’année en année, a fleuri en une manifestation aussi charmante qu’un apéritif en terrasse. 47 œuvres proposées, aux émotions multiples, des réalisateurs internationaux : Levil / Alex Mn / Meryl Estraña / David Alonso / Remy Masdeu / Edouard Thomas / David Bravo / Alexandre Nicot / Charles Ritter / Marie Guillard / Lewis Eizykman / Cédric Prévost…
Quelle fierté d’avoir réuni, autour d’André Bonzel, un si beau jury : Delphine Poudou, Thierry Serbeto, Lucie MoMa, Lou Baron, Jean-Luc Charles et Sarah-Laure Ess !

Quarante-trois ans plus tard, des milliers de films, venus d’une centaine de pays – rien que ça ! – ont afflué, et quarante-sept d’entre eux, triés sur le volet, ont eu l’honneur de défiler sous les yeux d’un public toujours plus nombreux. Car oui, à Cabestany, on ne se contente pas de projeter des films : on crée des rencontres, on trinque avec un « verre de l’amitié » – une tradition qui, je le confesse, me sied à merveille – et on célèbre l’art dans une convivialité qui manque parfois à nos grandes messes cinématographiques.
Cette année, du 20 au 23 mars, le rideau s’est levé avec un hommage à la Fondation Film Spring Open, qui fêtait ses vingt printemps, et un flashmob réunissant trois cents âmes, dont des cinéastes locaux – une joyeuse sarabande pour ouvrir les festivités.
Puis vint le Concours de Courts Catalan, une tradition depuis 2009, où Andorre, Catalogne, Roussillon et même le Canada ont croisé le fer à coup de pellicule. Le vendredi, les enfants ont eu leur part de rêve avec des courts d’animation, pendant que les grands se délectaient des expositions d’artistes aux noms aussi chantants que Sylvie Dabazach ou Céline Dabazach. Et que dire du jury, présidé par André Bonzel, l’homme de C’est arrivé près de chez vous, qui, avec le public, a dû trancher dans ce vivier de talents, une tâche aussi ardue que de choisir entre un bon vin et un excellent cognac.
Mais, me direz-vous, qu’en est-il de cette visibilité du grand public, ce Graal que le court-métrage poursuit comme un amant éconduit ?
À Cabestany, on y travaille avec cœur. Florent Pallares, tel un chevalier du septième art, porte haut cette bannière, offrant une tribune à des cinéastes en herbe et un écrin à des œuvres qui, ailleurs, resteraient dans l’ombre. Pourtant, comparons un instant avec le Chouette Festival de Carcassonne, orchestré par la non moins talentueuse Delphine Poudou. Là-bas, on mise sur une approche différente : plus intimiste, peut-être, mais tout aussi fervente, avec un accent mis sur l’éducation et la découverte dans un cadre médiéval qui ajoute une touche de poésie. Si Cabestany brille par son ampleur et son rayonnement international, Carcassonne cultive une proximité qui séduit les âmes curieuses. Deux philosophies, deux écrins, mais un même amour du format court.
Le hic, mes amis, c’est que le court-métrage, malgré ces nobles efforts, reste un peu le parent pauvre du cinéma.
Le grand public, hélas, lui préfère souvent les longues épopées où l’on a le temps de s’assoupir entre deux scènes. À Cabestany, on attire les foules, certes, mais au-delà des frontières du festival, comment faire pour que ces pépites percent l’écran du quotidien ? Peut-être en osant davantage l’audace médiatique, en s’invitant dans les écoles, les télévisions, voire – soyons fous – les plateformes de streaming qui régentent nos soirées. Le Chouette Festival, avec ses ateliers pédagogiques, montre une voie ; Cabestany, avec son énergie festive, en trace une autre. Et si l’avenir était dans une alliance des deux ?
Un festival qui éduque et qui enivre, qui instruit et qui fête ?
En attendant, la 43e édition de Cabestany s’est close sur des applaudissements nourris, des verres levés et des promesses de retrouvailles. Florent Pallares, ce diable d’homme, a encore réussi son pari : faire du court un art grand. Mais gageons qu’il rêve, comme moi, d’un jour où le court-métrage ne sera plus une curiosité pour initiés, mais une habitude pour tous. À bon entendeur, salut, et à l’année prochaine pour un nouveau toast à l’image !

Les 43e Rencontres du court-métrage de Cabestany, qui se sont déroulées du jeudi 20 au dimanche 23 mars 2025 au centre culturel, ont été marquées par une énergie débordante et une créativité hors normes grâce à leurs présentateurs vedettes : Bénédicte Fenech et Cyril Delon ! Ce duo explosif a véritablement enflammé les 4 jours de festival avec des prestations toniques et originales, transformant chaque instant entre les projections en un véritable spectacle vivant. Loin des animations fades et préfabriquées qu’on pourrait croiser dans une tête de gondole de supermarché – même à Venise, soyons sérieux ! , leur talent a apporté une fraîcheur et une spontanéité qui ont captivé le public sans jamais laisser place à l’ennui.

Bénédicte Fenech, actrice et comédienne dans l’univers du court-métrage(elle a joué dans "Courir toute nue dans l’Univers" de Guillaume Levil https://www.guillaumelevil.fr/?page_id=1217), a illuminé la scène par sa présence pétillante et son sens aigu de la répartie. Connue pour ses rôles dans plusieurs productions de Cyril Delon, comme Specimen ou encore AVJC, elle n’est pas qu’une simple interprète : elle incarne une passion communicative pour le cinéma. Son implication dans le festival est intense à son image, et son aisance à jongler entre humour et émotion a fait d’elle une maîtresse de cérémonie hors pair, capable de tenir le public en haleine entre deux films.
Quant à Cyril Delon, il est bien plus qu’un animateur talentueux : c’est une figure incontournable du cinéma indépendant ! Réalisateur, scénariste, producteur et vice-président du festival, cet enfant de Perpignan déborde d’énergie et d’idées. À la tête de sa société A304Prod, il a déjà signé une vingtaine de courts-métrages primés, dont certains ont brillé jusqu’au Short Film Corner de Cannes. Son dernier bijou, So What, récompensé par le prix du public au festival SMR13 en 2024, témoigne de son génie créatif. Sur scène, il apporte une touche de folie maîtrisée et une passion contagieuse, faisant de chaque transition un moment de pur plaisir.
Ensemble, Bénédicte et Cyril forment un tandem électrique qui ne se contente pas de présenter les films : ils les vivent, les célèbrent et les partagent avec une générosité rare. Leur alchimie est palpable, mêlant complicité et improvisation brillante, pour offrir au public une expérience qui va bien au-delà d’une simple animation. Pas de script ennuyeux ou de blagues recyclées ici, mais une vraie célébration du cinéma, portée par deux artistes qui savent rendre chaque seconde mémorable. À Cabestany, on ne s’ennuie jamais entre les films, et c’est à eux qu’on le doit !

 

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