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L’ÉVANGILE DE LA RÉVOLUTION : UNE AVENTURE HUMAINE AU CŒUR DE L’HISTOIRE
Canet-en-Roussillon, 15 avril 2026, 20 h 30.
Le vent marin caresse doucement les collines. Les lumières du Clap Ciné brillent dans la nuit catalane, accueillant une salle déjà bien remplie. Ce soir, ce n’est pas une simple projection : c’est une rencontre inattendue avec un homme qui a traversé un continent pour raconter une page oubliée de l’histoire.François-Xavier Drouet entre sur scène.
Calme, le regard clair, le sac encore marqué par des années de route en Amérique latine.
Réalisateur discret mais déterminé, il n’a rien d’un aventurier flamboyant. Pourtant, son parcours ressemble à une véritable expédition : Brésil, Salvador, Nicaragua, Cuba, Mexique. Pas pour chercher l’or ou le mystère, mais pour écouter, filmer et comprendre comment la foi a pu, un jour, devenir un moteur de changement social profond.
Assis face à lui, Nicolas Caudeville, animateur de L’Archipel Contre Attaque Info, lance l’entretien en direct.
D’une voix posée, il invite le réalisateur à raconter son voyage. Et Drouet parle, simplement, sans effets de manche. Il évoque ces prêtres, ces religieuses, ces laïcs anonymes qui, dans les années 1960-1980, ont choisi de vivre leur Évangile au milieu des bidonvilles et des luttes populaires.
Des figures comme Frei Betto, Leonardo Boff ou l’évêque Júlio Lancellotti apparaissent non comme des héros de légende, mais comme des hommes et des femmes qui ont cru que la justice pouvait se construire ici, sur cette terre.
Le documentaire L’Évangile de la révolution (115 minutes) se déroule alors comme un carnet de voyage.
Sans musique dramatique, seulement des rencontres vraies, des archives émouvantes et des paysages qui parlent d’eux-mêmes. On y découvre une théologie de la libération qui a marqué toute une partie de l’Amérique latine : une foi qui ne promettait pas seulement le ciel, mais qui encourageait à transformer le présent. Un récit mesuré, respectueux, qui interroge sans juger.Dans la salle du Clap Ciné, le public écoute en silence. Certains hochent la tête, d’autres prennent des notes. À la fin de la projection et de l’échange, l’émotion est palpable, mais retenue. Pas de grands discours, juste le sentiment d’avoir partagé un morceau d’histoire humaine, complexe et sincère.
François-Xavier Drouet n’a pas vaincu de super-vilains ni découvert de trésors perdus.
Il a simplement fait ce que font les vrais explorateurs : il est allé voir, il a écouté, et il a ramené une histoire qui mérite d’être connue.Ce soir-là, à Canet-en-Roussillon, l’aventure était calme, mais profonde.
Une aventure de l’esprit et de la mémoire, loin des clichés, proche des hommes.(À découvrir en salle ou sur les plateformes qui porteront ce film discret et nécessaire.)
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