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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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3 septembre 2026 4 03 /09 /septembre /2026 14:47

"Il n'y a rien qui soit si nécessaire aux hommes que la danse. Sans la danse, un homme ne saurait rien faire. Tous les malheurs des hommes, les travers funestes dont les histoires sont remplies, les bévues des politiques et les manquements des grands capitaines, tout cela n'est venu que faute de savoir danser."


Molière

Dramaturge français (1622 - 1673)

 

Sarah Mesquida : la danse fluide comme un foulard

 

À Perpignan et Canohès, Sarah Mesquida incarne une vision de la danse à la fois technique, expressive et profondément humaine. Directrice de la compagnie de danse et de l’école ApSara (Studio ApSara – Art chorégraphique), elle était récemment en direct depuis la Cantoche du Jaja pour évoquer son parcours, l’enseignement de la danse, la vie culturelle locale et un spectacle actuellement en production.

Une école ancrée dans le territoire
Installé au 9 rue Galceran de Villaseca à Perpignan (rue parallèle à l’avenue de la Gare), le Studio ApSara propose un large éventail de cours : danse contemporaine, classique, stretching, pilates, fitness et ateliers parents-enfants. Ouvert aux enfants dès 4 ans comme aux adultes, l’enseignement de Sarah Mesquida mise sur la technique tout en favorisant l’expression personnelle, l’improvisation et l’exploration chorégraphique.

Passionnée de danse depuis l’enfance et riche de plus de 25 ans d’expérience, Sarah a notamment dansé au Casino de Paris et à la Salle de la Mutualité. 

La danse comme vecteur de mieux-être
Ce qui distingue ApSara, c’est l’approche globale : la danse n’est pas seulement un art, c’est un outil de connaissance de soi, de confiance et de bien-être. Sarah Mesquida le résume souvent par cette image : un mouvement « fluide comme un foulard » – souple, libre, organique, sans rigidité inutile. Les cours mêlent rigueur technique et spontanéité, invitant chacun à développer sa créativité et à vivre pleinement l’instant présent.

Lors de son passage en direct à la Cantoche du Jaja, elle a abordé avec authenticité les réalités de la vie culturelle : l’engagement quotidien des enseignants et des artistes, les défis de la transmission, et la nécessité de soutenir la création locale.

Un spectacle en production
Sarah Mesquida a également dévoilé des éléments sur un spectacle actuellement en préparation avec sa compagnie. Sans en révéler tous les détails, elle a partagé l’énergie créative qui anime le projet, l’importance du travail collectif et l’envie de proposer au public une expérience à la fois poétique et accessible.

Une invitation à bouger
Que l’on soit débutant, passionné ou simplement curieux de redécouvrir son corps, le Studio ApSara ouvre ses portes. Cours d’essai gratuits, planning varié et ambiance bienveillante : tout est pensé pour que chacun trouve sa place.

Pour suivre l’actualité de Sarah Mesquida, de l’école ApSara et des prochaines dates de spectacles :  
Site : www.apsara-art-choregraphique.com  
Instagram : @apsara_66  
Contact : sarah.mesquida@gmail.com – 06 66 40 09 83

Sarah Mesquida rappelle avec simplicité et passion que la danse reste l’un des plus beaux langages du corps et de l’âme. Fluide, libre, et toujours en mouvement.

Sarah Mesquida : la transmission de la danse à Perpignan et Canohés, fluide comme un foulard! interview par Nicolas Caudeville
Sarah Mesquida : la transmission de la danse à Perpignan et Canohés, fluide comme un foulard! interview par Nicolas Caudeville
Sarah Mesquida : la transmission de la danse à Perpignan et Canohés, fluide comme un foulard! interview par Nicolas Caudeville
Sarah Mesquida : la transmission de la danse à Perpignan et Canohés, fluide comme un foulard! interview par Nicolas Caudeville
Sarah Mesquida : la transmission de la danse à Perpignan et Canohés, fluide comme un foulard! interview par Nicolas Caudeville
Sarah Mesquida : la transmission de la danse à Perpignan et Canohés, fluide comme un foulard! interview par Nicolas Caudeville
Sarah Mesquida : la transmission de la danse à Perpignan et Canohés, fluide comme un foulard! interview par Nicolas Caudeville
Sarah Mesquida : la transmission de la danse à Perpignan et Canohés, fluide comme un foulard! interview par Nicolas Caudeville
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21 août 2026 5 21 /08 /août /2026 19:39

« Regardez-moi ce sparadrap de malheur, mille tonnerres !... Par quel tour de passe-passe est-il arrivé à se fourrer sur ma casquette ? »

La célèbre scène du sparadrap se trouve dans l’album L'Affaire Tournesol de Hergé. Le capitaine Haddock tente désespérément de se débarrasser d'un bout de sparadrap collé à son doigt, qui ne cesse de s'accrocher partout et de passer de main en main.

Mediapart: reparle du salut Nazi qui est un geste qui se diffuse dans le monde comme une trainée de poudre, et voit-on aussi sur la vidéo entre des néo-nazis et Élon Musk (existe aussi en parfum vanille), celle qui fait dans les chemises Brunet's : Annabelle, son moment du conseil municipal ! Tu nous rends fiers Annabelle. Une fille vraiment impeccable !
 
"[Vidéo] Le salut nazi n’est plus seulement l’apanage de militants néonazis revendiqués. De Besançon à Sarcelles, de Madrid à Mulhouse, le geste réapparaît dans des contextes de plus en plus variés. Souvent présenté comme une blague ou une provocation, il n’en reste pas moins un geste politique." 👉‍ https://www.mediapart.fr/journal/france/150826/dans-l-espace-public-l-inquietante-banalisation-du-salut-nazi?at_format=reel&at_account=mediapart&at_campaign=1046&at_medium=custom7

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10 août 2026 1 10 /08 /août /2026 20:51

2 salles, 2 ambiances

Ce week-end, les Pyrénées-Orientales ont accueilli, à quelques kilomètres et vingt-quatre heures d’écart, deux candidats à la présidentielle de 2027. Deux styles, deux publics, deux visions du pays.

Dimanche 9 août, à Céret, Juan Branco, candidat porté par le mouvement Les Ruches, tenait une conférence intitulée « Être souverain ». Salle pleine à craquer, présence de l’intellectuel Elias Sanbar, atmosphère militante et passionnée. Loin des projecteurs des grands médias, le candidat hors-système a dénoncé le « massacre urbanistique » de Perpignan : ZAC, gare jugée indécente, places refaites pour des commissions, prédation des promoteurs. Sa proposition choc : raser les ZAC pour redonner vie aux centres-villes et restaurer la beauté. Le discours, dense et systémique, a tourné autour de la souveraineté populaire, du référendum d’initiative citoyenne et de la refondation démocratique. Une réunion de militants, presque une assemblée générale d’un mouvement en construction.

Le lendemain, lundi 10 août, à Argelès-sur-Mer, Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, a enfilé le costume du candidat de terrain. Visite du domaine viticole Valmy, rencontre avec des agriculteurs victimes de la sécheresse, inspection de la station de réutilisation des eaux usées. Autour de lui, des élus locaux, des caméras, le protocole d’une tournée estivale soigneusement médiatisée. L’ancien Premier ministre a déroulé un plan « massif » sur l’eau : création d’un ministère dédié, chasse aux fuites dans les réseaux, développement de la réutilisation des eaux usées à l’espagnole, bouclier tarifaire pour les plus modestes, soutien au projet Aqua Domitia. Un discours technique, rassurant, ancré dans la gestion des crises et l’adaptation.

D’un côté, une salle pleine de convictions et de colère contre le système

 De l’autre, une visite de "terrain" cadrée (garantie sans protestataires), orientée solutions gonflables plus que buvables, avec les images absentes de 2 Canadairs absents au fond des yeux.  
D’un côté, la rupture et la beauté comme programme.

De l’autre, le discours l’efficacité administrative (oxymore) et le progrès technocratique.  
 

D’un côté, un candidat qui parle aux « abeilles » de ses Ruches.

De l’autre, un candidat qui parle aux Français en vacances de pourvoir, et aux agriculteurs toujours en difficulté qu'il avait  pourtant croisé sur un ballot de paille sur "le terrain" alors qu'il était premier de la France, bien qu'il n'est rien à voir avec le président de la République monsieur Macron .

Même département, même urgence de la sécheresse, mais deux ambiances irréconciliables. L’un veut changer le logiciel. L’autre veut l'accompagner jusqu'à la fin à coup de sédations profondes.

Une interview tramontane de Juan Branco était en direct à l'embuscade place Hyacinthe Rigaud à Perpignan avant sa conférence au cinéma de Céret à 19h . Avec le candidat à la présidentielle 2027,s'il a ses 500 signatures, on a parlé de La Ruche qui dit Oui , des gilets jaunes, du documentaire #Fenwick de Léna Ichkhanian ,de son programme pour la France, de la presse, de l'état de la politique et des citoyens...


"Nous étions 250 à Céret, petite merveille de ville qui a accueilli certains des plus grands créateurs du siècle dernier. Nous avons dû refuser du monde. Nous avançons sans cesser.
Nous raserons les ZAC sur toute la France pour rendre aux commerçants des centre villes une possibilité d’exister, et retrouver un pays qui valorise la beauté.
Le massacre urbanistique et architectural de Perpignan et de tant d’autres villes est un scandale majeur.
De la gare indécente de laideur à ces immondes extensions en passant par les places cent fois refaites pour distribuer des commissions, les logements sociaux et ensembles stériles, la ville s’est non seulement retrouvée détruite mais vidée de sa vie, abandonnée à la prédation de promoteurs immobiliers qui l’ont vidée de son histoire et défigurée"

Juan Branco

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23 juillet 2026 4 23 /07 /juillet /2026 20:36

    "Puisque mes ennemis me cernent pour me précipiter dans l'abîme, j'éteindrai sous les ruines l'incendie qui me menace."

Salluste onjuration de Catilina, XXXI 

Les incendies historiques s’enchaînent dans les Pyrénées-Orientales, après plusieurs canicules records sur le territoire français. Ce n’est pas un hasard : tout ceci est lié au réchauffement climatique. Les faits annoncés par les scientifiques sont très clairs : le monde tel qu’on l’a connu, avec son eau abondante, ses étés plus frais et sa biodiversité extraordinaire, n’existera plus. Il n’existe déjà plus dans de nombreuses zones du Pays Catalan, et c’est le fait de l’action humaine.

Pourquoi autant d’incendies actuellement dans les Pyrénées-Orientales ?
Les causes sont bien connues localement : sécheresse chronique, tramontane violente qui accélère la propagation, végétation ultra-inflammable, et surtout une origine humaine dans la très grande majorité des cas (négligences, activités humaines, pression touristique). L’interface habitat-forêt s’est renforcée avec l’urbanisation et le développement des zones touristiques (campings, lotissements), multipliant les départs de feu près des axes routiers et des massifs sensibles comme les Aspres, les Albères ou les Corbières catalanes. Des événements récents (2026) l’illustrent : incendie majeur de Trévillach (plus de 4 900 ha, évacuations massives), feux à Canet-en-Roussillon et Sainte-Marie-la-Mer touchant directement des campings et des touristes.

Conséquences
Vies humaines** : Évacuations de milliers de personnes (habitants et touristes), blessés chez les pompiers et civils, stress psychologique important.  
Habitations et économie** : Destruction de mobil-homes, maisons, infrastructures touristiques ; perturbations (Tour de France adapté, routes fermées).  
Biodiversité** :
Perte massive de garrigue, forêts et habitats méditerranéens, avec une régénération difficile dans un climat qui se dérègle.

Le surtourisme et la pression estivale aggravent le problème : forte consommation d’eau (piscines, besoins touristiques), fréquentation accrue des massifs sensibles et risque accru de départs de feu.

Débats locaux et visions contrastées
Dans les interviews récentes menées par Nicolas Caudeville sur sa chaîne YouTube, deux voix emblématiques du territoire s’expriment sur ces enjeux :

Laurent Gauze** (président de la CCI des Pyrénées-Orientales) croit toujours au potentiel de la croissance touristique. Il mise sur la résilience économique, l’innovation et les avancées technologiques (meilleure détection, moyens de lutte renforcés, gestion optimisée) pour réduire les risques tout en maintenant le développement du secteur. Pour lui, le territoire doit continuer à attirer tout en s’adaptant via la modernisation.

Joan Nou** (mouvement Agissons en Pays Catalan) plaide plutôt pour des investissements en amont : prévention structurelle, retour aux « coupes-feu naturels » (pastoralisme, gestion extensive des paysages, vignes et espaces ouverts), limitation de l’artificialisation et remise en question d’un modèle de croissance touristique infinie. Il critique les grands projets (comme le golf de Villeneuve-de-la-Raho) qui ignorent les limites écologiques et augmentent la vulnérabilité.

Ces deux approches reflètent un débat de fond dans les Pyrénées-Orientales : faut-il miser sur la techno et la croissance maîtrisée, ou sur une sobriété écologique et une remise en question des usages du territoire ?

Rôle des dirigeants
Même s’ils nient souvent une responsabilité directe, nos dirigeants portent une part concrète du désastre par des politiques d’aménagement qui ont favorisé l’extension touristique et périurbaine sans toujours anticiper suffisamment les risques climatiques (eau, débroussaillement, coupures de combustible). Les alertes scientifiques sont anciennes, mais l’action reste souvent réactive plutôt que préventive.

Compréhension plus large
Ces incendies s’inscrivent dans un changement de régime des feux : plus précoces, rapides et intenses. Dans les Pyrénées-Orientales, la combinaison climat + tramontane + pression anthropique (tourisme, habitat diffus) en fait une zone particulièrement exposée. Une vision globale exige de concilier prévention renforcée, gestion de l’eau, aménagement raisonné et transition écologique. Les solutions locales existent (pastoralisme, débroussaillement collectif, limitation de la fréquentation en période à risque), mais elles demandent une vraie rupture avec le « toujours plus » estival.

Le Pays Catalan, terre de résilience historique, a les atouts pour montrer la voie d’une adaptation lucide et équilibrée. Les échanges comme ceux portés par Nicolas Caudeville avec Laurent Gauze et Joan Nou sont précieux pour nourrir ce débat citoyen et politique. Il est urgent d’agir collectivement avant que les cycles canicules-incendies ne deviennent insurmontables.

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1 juillet 2026 3 01 /07 /juillet /2026 21:30

Audrey Fourquet , Lidia Simonet, Nanardo Di Leonardo, Salomé Vidal Salomé, Françoise Fillon , Jacques Fulcara, Jocelyne Lachenardiere,Mayder Rusling

Au cœur du quartier historique de Perpignan, à quelques pas de la place de la République, L'AtelieR s'impose comme un lieu singulier dans le paysage artistique local. Installée rue Antoine Queya, cette galerie-boutique dirigée par Lidia Simonet Afonso propose une vision de l'art résolument tournée vers la rencontre, la création contemporaine et les pratiques artisanales.

À rebours des espaces d'exposition institutionnels, L'AtelieR privilégie une approche intimiste.

Ici, le visiteur n'est pas seulement spectateur : il pénètre dans un lieu de vie où les œuvres dialoguent avec les objets de créateurs, les ateliers d'écriture, la photographie et les pratiques artistiques pluridisciplinaires. La galerie assume ainsi une identité hybride, à la frontière entre espace d'exposition, atelier de création et laboratoire culturel.

Cette orientation répond à une évolution profonde du marché de l'art, où les petites structures indépendantes jouent désormais un rôle essentiel dans la découverte de nouveaux talents et dans la diffusion d'une création plus accessible. L'AtelieR participe de cette dynamique en favorisant les échanges directs entre artistes et public, loin des circuits commerciaux traditionnels.

L'architecture même du lieu contribue à cette proximité.

Les dimensions modestes de la galerie créent une relation immédiate avec les œuvres, invitant à une observation attentive plutôt qu'à une consommation rapide de l'image. Chaque exposition peut ainsi être pensée comme une scénographie où peinture, photographie, sculpture ou création textile trouvent naturellement leur place.

La programmation ne se limite pas aux expositions. Des ateliers créatifs et des rencontres autour de l'écriture témoignent d'une volonté d'ouvrir le champ artistique à d'autres formes d'expression. Cette transversalité inscrit L'AtelieR dans une conception contemporaine de la galerie, devenue lieu de transmission autant que de diffusion.

À Perpignan, ville dont l'histoire culturelle est marquée par la photographie, l'art contemporain et les influences méditerranéennes, l'ouverture de ce type d'espace indépendant contribue à renouveler le tissu artistique local. En offrant une visibilité à des créateurs émergents comme à des artistes confirmés, L'AtelieR participe à la vitalité culturelle du centre-ville.

Plus qu'une galerie, L'AtelieR apparaît comme un espace de rencontres où se croisent pratiques artistiques, savoir-faire et dialogue avec le public.

Une adresse discrète, mais qui illustre parfaitement le rôle que peuvent jouer aujourd'hui les galeries indépendantes dans l'écosystème de l'art contemporain : celui d'un lieu d'expérimentation, de proximité et de découverte.

*Informations pratiques*

*L'AtelieR*
7 (ou 10 selon les références administratives) rue Antoine Queya
66000 Perpignan

Ouverture : du mardi au samedi, de 11 h à 19 h.

L'AtelieR, à Perpignan : un nouvel espace où l'art retrouve l'échelle humaine ! interviews par Nicolas Caudeville
L'AtelieR, à Perpignan : un nouvel espace où l'art retrouve l'échelle humaine ! interviews par Nicolas Caudeville
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L'AtelieR, à Perpignan : un nouvel espace où l'art retrouve l'échelle humaine ! interviews par Nicolas Caudeville
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19 juin 2026 5 19 /06 /juin /2026 15:56

Élu dés le premier tour des municipales, Louis Aliot ne semble pas avoir vraiment fait campagne, autant que les autres candidats en tout cas. Avec 50% d'abstention, on peut dire que cette élection n'est glorieuse pour personne, comme s'il n'avait pas eu d'enjeu: pas plus pour les candidats que pour les électeurs. Jusqu'à quel délitement rendra la démocratie inutile ?

Et la violence d'être candidate de la vice-présidente de la région Occitanie, la même qui jeté l'éponge à la municipale de 2020 alors qu'elle avait avec Clotilde Ripoull et Caroline Forgue une solide chance de gagner, ,laisse penseur quant à la division par le chaos, et l'idée démocratique flouée qu'elle a laissé.

Elle se mettait en scène avec Annabelle Brunet, comme les meilleures championnes pour lutter contre l'extrême droite .

Et maintenant que le "jeu de main, jeu de vilain" a mal tourné pour sa partenaire, elle reste aux abonnées absentes, voir à rester pour l'abandonnée absente ! Alors cette interview est plus une psychanalyse pourquoi Agnés Langevine reste absente à mes demandes d'interviews, pourquoi elle n'a pas soutenu le personnel soignant en grève de Médipole et ST Pierre ? Là Louis Aliot jouait plutôt le rôle d'un psychanalyste... Mais on lui a posé aussi des questions directes: ça relation avec la presse locale, la santé dans le département,son éventuelle condamnation en juillet,ce qu'il pensait du nouveau maire d'Elne  : bref c'était le printemps de la liberté d'expression !

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18 juin 2026 4 18 /06 /juin /2026 12:45
L'équipe au grand complet , si ce n'est Ella : de gauche à droite Rachel, Iris, Alban, Illia, Kévin

Interview en bas ,Perpignan: Alban Michel Sabots D'hélène et Rachel La Cantoche du Jaja
Alban Michel Sabots D'hélène et Rachel étaient en direct de La Cantoche du Jaja pour l'archipel contre attaque info pour présenter le lieu, la cuisine,les gens,les mets et les vins nouvellement ouvert place Hyacinthe Rigaud Perpignan. Et en bonus, Alban nous fait en tendre le vrai son du canon !

 

Le début : Tinc Set, l’énergie brute et chaleureuse

Ella arrive en France avec cette force typique des Ukrainiennes qui ne se plaignent pas et qui bossent. Elle reprend Le Tinc Set à Perpignan et en fait rapidement un endroit culte. Toute seule en salle et en cuisine (ou presque), elle sert une cuisine maison généreuse, des assiettes qui réconfortent, et surtout une sélection pointue de vins nature qu’elle défend avec passion. 

L’endroit est vivant, musical, populaire et alternatif à la fois. « Le vin est un lubrifiant social », dit-elle. On y vient pour l’apéro qui s’éternise, pour la playlist qui fait du bien, et pour cette ambiance où tout le monde finit par se parler. Ella y pose les bases de sa réputation : authenticité, travail acharné et amour du produit. 

Lady Jaja : l’évolution bar à vins

Après Tinc Set, Ella lance (ou reprend/rebaptise) Lady Jaja, au 26 rue de la Cloche d’Or. C’est la version plus bar à vins, plus nocturne : ouvert du mardi au samedi de 19h à 2h du matin. Toujours cette même énergie, toujours les vins nature (beaucoup de vignerons locaux et engagés), des petites assiettes à grignoter, et une atmosphère qui fait qu’on reste jusqu’à pas d’heure. 

C’est là que son couple avec Alban Michel (Les Sabots d’Hélène à Feuilla, dans l’Aude) devient visible pour beaucoup. Alban, pificulteur corbièrois pur jus, vigneron bio/nature depuis 2005, apporte ses vins (et son caractère) dans l’aventure. Le duo est complémentaire : Ella l’Ukrainienne qui fait tourner la baraque, Alban le Lorrain-Corbièrois qui ramène les bouteilles qui claquent. 

La Cantoche du Jaja, place Hyacinthe Rigaud : la maturité

Et puis arrive La Cantoche du Jaja, au 22 place Hyacinthe Rigaud. Le projet actuel (ouvert autour de juin 2025). Ella continue d’y insuffler son énergie, mais elle passe le relais en cuisine à Iris (ex-Épicerie Chez Iris, rue de la Révolution Française), une cuisinière très appréciée dans le milieu des vins nature et des soirées militantes/gourmandes de Perpignan. 

La Cantoche, c’est la cantine de quartier version élevée : bonne bouffe, vins d’Alban et de copains vignerons, ambiance chaleureuse. Alban y est souvent présent (samedis midi notamment), et le lieu devient un point de ralliement pour tous ceux qui aiment le vrai, le bon et le pas bling-bling. 

Le fil rouge : Ella + Alban

Tout au long de ce parcours, Alban Michel est le compagnon fidèle. Ses vins des Sabots d’Hélène (Carignan, Grenache, etc., en bio, sans bla-bla) sont présents partout : Tinc Set, Lady Jaja, et bien sûr à la Cantoche. C’est une belle histoire de couple qui unit l’Ukraine, Perpignan et les Corbières, autour de la table, du vin vivant et du refus du formatage.

Ella n’a jamais cessé de bosser, d’évoluer, et de créer des endroits où les gens se sentent bien.

Du Tinc Set à la Cantoche en passant par Lady Jaja, c’est la même philosophie : authenticité, générosité, et un amour farouche pour les bons produits et les belles rencontres.

 

Perpignan /place Rigaud: La Cantoche du Jaja, une nouvelle aventure gastronomique et vineuse d'Ella et Alban ! par Nicolas Caudeville
Perpignan /place Rigaud: La Cantoche du Jaja, une nouvelle aventure gastronomique et vineuse d'Ella et Alban ! par Nicolas Caudeville
Perpignan /place Rigaud: La Cantoche du Jaja, une nouvelle aventure gastronomique et vineuse d'Ella et Alban ! par Nicolas Caudeville
Perpignan /place Rigaud: La Cantoche du Jaja, une nouvelle aventure gastronomique et vineuse d'Ella et Alban ! par Nicolas Caudeville
Perpignan /place Rigaud: La Cantoche du Jaja, une nouvelle aventure gastronomique et vineuse d'Ella et Alban ! par Nicolas Caudeville
Perpignan /place Rigaud: La Cantoche du Jaja, une nouvelle aventure gastronomique et vineuse d'Ella et Alban ! par Nicolas Caudeville
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22 mai 2026 5 22 /05 /mai /2026 13:08

La Revue du vin de France : "Quand, où et pourquoi avez-vous créé le mouvement Slow Food ?
Carlo Petrini : J’ai créé le Slow Food le 9 décembre 1989 à Paris, près de l’Opéra Comique, à 150 mètres de la maison qui fut celle de Brillat-Savarin, l’auteur de Physiologie du goût, tout près de l’actuel bistrot d’Alain Ducasse, Aux Lyonnais. Cette année-là, la France fêtait le 200e anniversaire de la Révolution française, qui fut aussi une vraie révolution de la restauration. La restauration bourgeoise naquit en effet lors de cette période, remplaçant le court-bouillon des tavernes. En 1800, Paris comptait 120 restaurants, la plupart près du Palais-Royal. Quand fut publiée Physiologie du goût en 1825, il y en avait 2 000 ! Ce fut une révolution enthousiasmante, similaire au développement d’Internet aujourd’hui. Tous les codes étaient bouleversés."

Carlo Pétrini https://www.larvf.com/,vins-carlo-petrini-slow-food-alain-ducasse-malbouffe-fastfood-italie-turin,2001118,4245405.asp

Addio, Carlo.

Lentement.Je venais de faire griller une côte de porc noir de chez un éleveur des Albéres que je respecte encore, avec un peu d’ail, de romarin et ce silence respectueux que mérite une viande qui a vécu dignement. J’ai ouvert une bouteille de Rancio sec d'Alain Pottier, et c’est là que la nouvelle est tombée : Carlo Petrini s’était envolé.

Comme ça. Sans tambour ni trompette, lui qui avait passé sa vie à dire qu’il fallait prendre le temps.Putain de monde.Je me suis assis, j’ai regardé le verre. Le vin avait cette robe sombre, presque noire, avec des reflets de brique ancienne. J’ai pensé à lui. À ce gros ours barbu qui parlait de nourriture comme d’autres parlent de révolution.Parce que pour lui, c’était la même chose.

Carlo n’était pas un gentil utopiste à salade.

C’était un homme qui avait compris très tôt que le capitalisme avait trouvé le moyen le plus pervers de nous baiser : en nous faisant bouffer de la merde vite fait. McDonald’s sur la Piazza di Spagna, c’était pas juste un fast-food pour lui. C’était l’étendard de la barbarie moderne. Alors il a inventé Slow Food. L’escargot contre le burger. La lenteur contre l’urgence. Le plaisir contre la consommation.J’ai toujours aimé ça chez lui. Il ne faisait pas de morale de curé. Il disait : mangez bien, mangez juste, et vous emmerderez déjà pas mal de gens au passage.

Je l’avais croisé plusieurs fois.

La dernière, c’était au Forum Gastronomic de Girona en 2015. Nicolas Caudeville l’interviewait. Moi, je fumais un cigare un peu plus loin en écoutant. Il parlait comme il mangeait : avec appétit, avec mémoire, avec une colère sourde mais joyeuse. Il disait que la grande cuisine devait arrêter de se regarder le nombril et commencer à regarder les champs, les paysans, les semences.

Qu’un chef qui sert une langoustine à 85 euros pendant que le pêcheur crève, c’est pas un artiste, c’est un complice.

Plus tard, j’avais assisté à son débat dans L’Archipel Contre Attaque avec Régis Marcon et Jean Lhéritier. Ça chauffait. Marcon, avec son élégance de montagne, et Lhéritier, droit dans ses bottes. Carlo les poussait dans leurs retranchements, pas pour les humilier, mais pour les obliger à aller plus loin, disant à propos des chefs « Vous êtes des artisans d’exception, leur disait-il, mais si vous ne défendez pas le système qui produit vos matières premières, vous finirez par servir des fantômes dans des assiettes vides. »

Ils s’écoutaient. Parce que Petrini, on l’écoutait. Pas par politesse. Parce qu’il avait cette rareté aujourd’hui : l’autorité morale sans l’aigreur.

Moi qui ai passé ma vie à fréquenter les cuisines et les cadavres, je peux te le dire : il y a peu d’hommes qui ont compris que la gastronomie était un acte politique. Carlo en faisait partie. Il défendait une nourriture saine, propre et juste, comme il disait.

Trois mots simples qui font trembler tous les industriels de la malbouffe.

J’ai toujours gardé, quelque part dans mes affaires, ce petit escargot doré qu’il m’avait filé un jour en riant. « Pepe, m’avait-il dit, toi qui marches vite quand tu poursuis les salauds, apprends au moins à manger lentement. »Ce soir, j’ai mangé lentement.J’ai levé mon verre vers Bra, vers le ciel piémontais.Addio Carlo.Et vole lentement, vieux frère.

Là où tu es maintenant, j’espère qu’ils servent du vin qui a du temps dans les jambes, des pâtes al dente et des conversations qui durent jusqu’à l’aube.

Quant à nous… on continue. L’escargot avance encore. Lentement. Mais sûrement.Et merde à ceux qui ont encore faim de vitesse.

 

 

Président / Fondateur slowfood Carlo Petrini forum gastronomique ITW Nicolas Caudeville à l'invitation de Pep Palau et Jean Lhéritier, le président et créateur de slow food international Carlo Petrini est venu au forum gastronomique rencontrer dans le cadre d'une conférence intitulé "L'alliance des chefs" le chef trois étoile Régis Marcon: il nous a gentiment accordé une interview

1 Conférence Forum Gastronomique Girona Carlo petrini,Régis Marcon, Jean Lhéritier 13:30-14:30 Carlo Petrini, Régis Marcon (President Slow Food - Restaurant Régis & Jacques Marcon) L'aliança dels xefs / La alianza de los chefs / The Chefs' Alliance Presenta: Jean Lheritier - Auditori / Auditorio/ Auditorium

2Conférence Forum Gastronomique Girona Carlo petrini,Régis Marcon, Jean Lhéritier 13:30-14:30 Carlo Petrini, Régis Marcon (President Slow Food - Restaurant Régis & Jacques Marcon) L'aliança dels xefs / La alianza de los chefs / The Chefs' Alliance Presenta: Jean Lheritier - Auditori / Auditorio/ Auditorium

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21 mai 2026 4 21 /05 /mai /2026 22:19

    "La plus inquiétante jeunesse est celle qui n'a pas d'opinions extrêmes."

 Comte de Chambord 

Elne, ce vieux bastion catalan posé entre mer et montagne.

En ce mois du 30 avril 2026, Steve Fortel, nouveau maire d’Elne, s’est exprimé en direct sur l’émission « L’Archipel Contaque Attaque », depuis le restaurant Au Cochon Hardi. Élu au second tour avec 48,12 % des voix à la tête de la liste « Elne à Cœur », il succède à une équipe municipale qui dirigeait la commune depuis une vingtaine d’années.

À quarante-deux ans, chef d’entreprise (dirigeant des Ets. Vincoeur Catalan, cave et commerce de vins), marié et père de famille, Steve Fortel a fait ses premiers pas dans la vie publique par l’associatif local avant de se lancer dans la campagne municipale.

Dans cet entretien, il a dressé un état des lieux de la situation à son arrivée à la mairie.

Il a évoqué les constats faits sur la gestion précédente, les dossiers en cours et les difficultés observées dans la commune : entretien de l’espace public, fonctionnement des services, état du centre-ville et questions de sécurité ou de cadre de vie.Il a ensuite présenté les priorités de sa mandature : la maîtrise de l’urbanisation, la redynamisation du cœur de ville, la propreté, la sécurité quotidienne, la valorisation du patrimoine (cathédrale Sainte-Eulalie-et-Sainte-Julie, remparts) et l’amélioration de la vie de tous les jours pour les habitants d’Illibéris.

Elne, ville catalane des Pyrénées-Orientales d’environ 9 000 habitants, porte une histoire dense inscrite dans ses pierres. Steve Fortel aborde sa fonction avec le regard d’un entrepreneur local attaché au territoire. Son discours reste pragmatique, centré sur la gestion quotidienne et le retour à un certain ordre dans les affaires de la cité.Cette intervention constitue l’une des premières prises de parole publiques détaillées du nouveau maire depuis son élection de mars 2026. Les mois à venir diront dans quelle mesure ces orientations se traduiront dans les faits.

 

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19 mai 2026 2 19 /05 /mai /2026 08:15

La médiathèque de Perpignan accueillera le 19 mai à 18 h 30 le poète Alain Pottier pour la présentation de son nouvel ouvrage, Poème épigraphique du site de Ruscino, premier titre de la collection Poésie de mémoires / Poésies nocturnes.
Cette collection inaugure une expérience singulière : celle d’une nuit passée dans la solitude d’un site historique ou de mémoire, déserté de toute présence humaine. Lorsque les portes se ferment au public, que le silence s’installe et que le lieu reprend son souffle, le poète s’imprègne de cette atmosphère pour en livrer, au matin, la trace poétique.

Ruscino aurait pu être une des "villes invisible " d'Italo Calvino , parce qu’antiquement romaine, (mais pas que...) Elle est un espace disparu parce qu'on a voulu l'effacer! La via Domitia sur le coté duquel elle était située, a fini par disparaître elle aussi, mais bien plus tard. Alors qu'elle est le mystère de la disparition de Ruscino, comme dans le roman de Pérec: non. Dans ce cas, il ne s'agit pas de la disparition d'une voyelle, mais de la volonté d'effacement des mémoires d'un ensemble urbanistique puissant. Mais surtout dans l'espace romain : il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne. Le dirigeant de Ruscino avait choisi le mauvais camp, celui de Marc-Antoine et Cléopâtre. Pour que Ruscino survive, eut-il fallu que celui-ci triompha à la bataille d'Actium face à Octave...Vae Victis...

Alors, pour aller à la recherche de ce qui a disparu, il y a en général deux méthode, l'archéologie et la littérature, et dans la littérature la poésie...

Mais voilà que sur le site, il y a un musée qui n'a jamais ouvert, Alain Pottier aède moderne par sa poésie veut passer une nuit, comme un songe d'hiver en quête des fantômes de cette histoire et en rapporter quelques vers de l'autre côté: normal pour un ancien vigneron !

Il se fait même producteur de vers, en lançant sa collection dont "Rus 2026.2" et le premier volume d'une collection qui s'intitule "Dans ce qui ne se voit pas" aux éditions Trabucaire

Prochainement en mai, notre voyageur de l'invisible fera une présentation en la médiathèque principale de Perpignan avec son maquettiste, une chanteuse et son violoncelle , ainsi qu'une pincée de lecteurs, et nous l'espérons bien-sûrs un public nombreux et enthousiaste !

Perpignan :La médiathèque accueillera le 19 mai à 18 h 30 le poète Alain Pottier pour la présentation de son nouvel ouvrage, Poème épigraphique du site de Ruscino, 1er titre de la collection Poésie de mémoires / Poésies nocturnes. interview par Nicolas Caudeville
Perpignan :La médiathèque accueillera le 19 mai à 18 h 30 le poète Alain Pottier pour la présentation de son nouvel ouvrage, Poème épigraphique du site de Ruscino, 1er titre de la collection Poésie de mémoires / Poésies nocturnes. interview par Nicolas Caudeville
Perpignan :La médiathèque accueillera le 19 mai à 18 h 30 le poète Alain Pottier pour la présentation de son nouvel ouvrage, Poème épigraphique du site de Ruscino, 1er titre de la collection Poésie de mémoires / Poésies nocturnes. interview par Nicolas Caudeville
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