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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

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22 mai 2026 5 22 /05 /mai /2026 13:08

La Revue du vin de France : "Quand, où et pourquoi avez-vous créé le mouvement Slow Food ?
Carlo Petrini : J’ai créé le Slow Food le 9 décembre 1989 à Paris, près de l’Opéra Comique, à 150 mètres de la maison qui fut celle de Brillat-Savarin, l’auteur de Physiologie du goût, tout près de l’actuel bistrot d’Alain Ducasse, Aux Lyonnais. Cette année-là, la France fêtait le 200e anniversaire de la Révolution française, qui fut aussi une vraie révolution de la restauration. La restauration bourgeoise naquit en effet lors de cette période, remplaçant le court-bouillon des tavernes. En 1800, Paris comptait 120 restaurants, la plupart près du Palais-Royal. Quand fut publiée Physiologie du goût en 1825, il y en avait 2 000 ! Ce fut une révolution enthousiasmante, similaire au développement d’Internet aujourd’hui. Tous les codes étaient bouleversés."

Carlo Pétrini https://www.larvf.com/,vins-carlo-petrini-slow-food-alain-ducasse-malbouffe-fastfood-italie-turin,2001118,4245405.asp

Addio, Carlo.

Lentement.Je venais de faire griller une côte de porc noir de chez un éleveur des Albéres que je respecte encore, avec un peu d’ail, de romarin et ce silence respectueux que mérite une viande qui a vécu dignement. J’ai ouvert une bouteille de Rancio sec d'Alain Pottier, et c’est là que la nouvelle est tombée : Carlo Petrini s’était envolé.

Comme ça. Sans tambour ni trompette, lui qui avait passé sa vie à dire qu’il fallait prendre le temps.Putain de monde.Je me suis assis, j’ai regardé le verre. Le vin avait cette robe sombre, presque noire, avec des reflets de brique ancienne. J’ai pensé à lui. À ce gros ours barbu qui parlait de nourriture comme d’autres parlent de révolution.Parce que pour lui, c’était la même chose.

Carlo n’était pas un gentil utopiste à salade.

C’était un homme qui avait compris très tôt que le capitalisme avait trouvé le moyen le plus pervers de nous baiser : en nous faisant bouffer de la merde vite fait. McDonald’s sur la Piazza di Spagna, c’était pas juste un fast-food pour lui. C’était l’étendard de la barbarie moderne. Alors il a inventé Slow Food. L’escargot contre le burger. La lenteur contre l’urgence. Le plaisir contre la consommation.J’ai toujours aimé ça chez lui. Il ne faisait pas de morale de curé. Il disait : mangez bien, mangez juste, et vous emmerderez déjà pas mal de gens au passage.

Je l’avais croisé plusieurs fois.

La dernière, c’était au Forum Gastronomic de Girona en 2015. Nicolas Caudeville l’interviewait. Moi, je fumais un cigare un peu plus loin en écoutant. Il parlait comme il mangeait : avec appétit, avec mémoire, avec une colère sourde mais joyeuse. Il disait que la grande cuisine devait arrêter de se regarder le nombril et commencer à regarder les champs, les paysans, les semences.

Qu’un chef qui sert une langoustine à 85 euros pendant que le pêcheur crève, c’est pas un artiste, c’est un complice.

Plus tard, j’avais assisté à son débat dans L’Archipel Contre Attaque avec Régis Marcon et Jean Lhéritier. Ça chauffait. Marcon, avec son élégance de montagne, et Lhéritier, droit dans ses bottes. Carlo les poussait dans leurs retranchements, pas pour les humilier, mais pour les obliger à aller plus loin, disant à propos des chefs « Vous êtes des artisans d’exception, leur disait-il, mais si vous ne défendez pas le système qui produit vos matières premières, vous finirez par servir des fantômes dans des assiettes vides. »

Ils s’écoutaient. Parce que Petrini, on l’écoutait. Pas par politesse. Parce qu’il avait cette rareté aujourd’hui : l’autorité morale sans l’aigreur.

Moi qui ai passé ma vie à fréquenter les cuisines et les cadavres, je peux te le dire : il y a peu d’hommes qui ont compris que la gastronomie était un acte politique. Carlo en faisait partie. Il défendait une nourriture saine, propre et juste, comme il disait.

Trois mots simples qui font trembler tous les industriels de la malbouffe.

J’ai toujours gardé, quelque part dans mes affaires, ce petit escargot doré qu’il m’avait filé un jour en riant. « Pepe, m’avait-il dit, toi qui marches vite quand tu poursuis les salauds, apprends au moins à manger lentement. »Ce soir, j’ai mangé lentement.J’ai levé mon verre vers Bra, vers le ciel piémontais.Addio Carlo.Et vole lentement, vieux frère.

Là où tu es maintenant, j’espère qu’ils servent du vin qui a du temps dans les jambes, des pâtes al dente et des conversations qui durent jusqu’à l’aube.

Quant à nous… on continue. L’escargot avance encore. Lentement. Mais sûrement.Et merde à ceux qui ont encore faim de vitesse.

 

 

Président / Fondateur slowfood Carlo Petrini forum gastronomique ITW Nicolas Caudeville à l'invitation de Pep Palau et Jean Lhéritier, le président et créateur de slow food international Carlo Petrini est venu au forum gastronomique rencontrer dans le cadre d'une conférence intitulé "L'alliance des chefs" le chef trois étoile Régis Marcon: il nous a gentiment accordé une interview

1 Conférence Forum Gastronomique Girona Carlo petrini,Régis Marcon, Jean Lhéritier 13:30-14:30 Carlo Petrini, Régis Marcon (President Slow Food - Restaurant Régis & Jacques Marcon) L'aliança dels xefs / La alianza de los chefs / The Chefs' Alliance Presenta: Jean Lheritier - Auditori / Auditorio/ Auditorium

2Conférence Forum Gastronomique Girona Carlo petrini,Régis Marcon, Jean Lhéritier 13:30-14:30 Carlo Petrini, Régis Marcon (President Slow Food - Restaurant Régis & Jacques Marcon) L'aliança dels xefs / La alianza de los chefs / The Chefs' Alliance Presenta: Jean Lheritier - Auditori / Auditorio/ Auditorium

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21 mai 2026 4 21 /05 /mai /2026 22:19

    "La plus inquiétante jeunesse est celle qui n'a pas d'opinions extrêmes."

 Comte de Chambord 

Elne, ce vieux bastion catalan posé entre mer et montagne.

En ce mois du 30 avril 2026, Steve Fortel, nouveau maire d’Elne, s’est exprimé en direct sur l’émission « L’Archipel Contaque Attaque », depuis le restaurant Au Cochon Hardi. Élu au second tour avec 48,12 % des voix à la tête de la liste « Elne à Cœur », il succède à une équipe municipale qui dirigeait la commune depuis une vingtaine d’années.

À quarante-deux ans, chef d’entreprise (dirigeant des Ets. Vincoeur Catalan, cave et commerce de vins), marié et père de famille, Steve Fortel a fait ses premiers pas dans la vie publique par l’associatif local avant de se lancer dans la campagne municipale.

Dans cet entretien, il a dressé un état des lieux de la situation à son arrivée à la mairie.

Il a évoqué les constats faits sur la gestion précédente, les dossiers en cours et les difficultés observées dans la commune : entretien de l’espace public, fonctionnement des services, état du centre-ville et questions de sécurité ou de cadre de vie.Il a ensuite présenté les priorités de sa mandature : la maîtrise de l’urbanisation, la redynamisation du cœur de ville, la propreté, la sécurité quotidienne, la valorisation du patrimoine (cathédrale Sainte-Eulalie-et-Sainte-Julie, remparts) et l’amélioration de la vie de tous les jours pour les habitants d’Illibéris.

Elne, ville catalane des Pyrénées-Orientales d’environ 9 000 habitants, porte une histoire dense inscrite dans ses pierres. Steve Fortel aborde sa fonction avec le regard d’un entrepreneur local attaché au territoire. Son discours reste pragmatique, centré sur la gestion quotidienne et le retour à un certain ordre dans les affaires de la cité.Cette intervention constitue l’une des premières prises de parole publiques détaillées du nouveau maire depuis son élection de mars 2026. Les mois à venir diront dans quelle mesure ces orientations se traduiront dans les faits.

 

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19 mai 2026 2 19 /05 /mai /2026 08:15

La médiathèque de Perpignan accueillera le 19 mai à 18 h 30 le poète Alain Pottier pour la présentation de son nouvel ouvrage, Poème épigraphique du site de Ruscino, premier titre de la collection Poésie de mémoires / Poésies nocturnes.
Cette collection inaugure une expérience singulière : celle d’une nuit passée dans la solitude d’un site historique ou de mémoire, déserté de toute présence humaine. Lorsque les portes se ferment au public, que le silence s’installe et que le lieu reprend son souffle, le poète s’imprègne de cette atmosphère pour en livrer, au matin, la trace poétique.

Ruscino aurait pu être une des "villes invisible " d'Italo Calvino , parce qu’antiquement romaine, (mais pas que...) Elle est un espace disparu parce qu'on a voulu l'effacer! La via Domitia sur le coté duquel elle était située, a fini par disparaître elle aussi, mais bien plus tard. Alors qu'elle est le mystère de la disparition de Ruscino, comme dans le roman de Pérec: non. Dans ce cas, il ne s'agit pas de la disparition d'une voyelle, mais de la volonté d'effacement des mémoires d'un ensemble urbanistique puissant. Mais surtout dans l'espace romain : il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne. Le dirigeant de Ruscino avait choisi le mauvais camp, celui de Marc-Antoine et Cléopâtre. Pour que Ruscino survive, eut-il fallu que celui-ci triompha à la bataille d'Actium face à Octave...Vae Victis...

Alors, pour aller à la recherche de ce qui a disparu, il y a en général deux méthode, l'archéologie et la littérature, et dans la littérature la poésie...

Mais voilà que sur le site, il y a un musée qui n'a jamais ouvert, Alain Pottier aède moderne par sa poésie veut passer une nuit, comme un songe d'hiver en quête des fantômes de cette histoire et en rapporter quelques vers de l'autre côté: normal pour un ancien vigneron !

Il se fait même producteur de vers, en lançant sa collection dont "Rus 2026.2" et le premier volume d'une collection qui s'intitule "Dans ce qui ne se voit pas" aux éditions Trabucaire

Prochainement en mai, notre voyageur de l'invisible fera une présentation en la médiathèque principale de Perpignan avec son maquettiste, une chanteuse et son violoncelle , ainsi qu'une pincée de lecteurs, et nous l'espérons bien-sûrs un public nombreux et enthousiaste !

Perpignan :La médiathèque accueillera le 19 mai à 18 h 30 le poète Alain Pottier pour la présentation de son nouvel ouvrage, Poème épigraphique du site de Ruscino, 1er titre de la collection Poésie de mémoires / Poésies nocturnes. interview par Nicolas Caudeville
Perpignan :La médiathèque accueillera le 19 mai à 18 h 30 le poète Alain Pottier pour la présentation de son nouvel ouvrage, Poème épigraphique du site de Ruscino, 1er titre de la collection Poésie de mémoires / Poésies nocturnes. interview par Nicolas Caudeville
Perpignan :La médiathèque accueillera le 19 mai à 18 h 30 le poète Alain Pottier pour la présentation de son nouvel ouvrage, Poème épigraphique du site de Ruscino, 1er titre de la collection Poésie de mémoires / Poésies nocturnes. interview par Nicolas Caudeville
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10 mai 2026 7 10 /05 /mai /2026 13:07

20 cliniques en gréve du même groupe dans toute la France. C'est une sorte de résumer du mouvement de gréve des cliniques Elsan parcouru d'interviews qui recadrent la situation de Médipole à St Pierre en passant par la Clinique méditerranéenne (anciennement Notre Dame d'Espérance) et le Florida au Barcarés... La pression sur les soignants, psychologique ou financière jusqu'à la baisse des effectifs en travaillant plus payé moins, tout en faisant bonne figure à l'ARS pour carder son habilitation à soigner en gardant les dividendes pour les actionnaires...

Les premiers politiques à bouger sont ceux des "extrêmes" , les autres cautionnant un système que leurs lois ont installé...

C'est d'abord le maire communiste d'Alenya qui fait un courrier public au préfet de La Motte en demandant son intervention, voir son arbitrage. Puis la député Sophie Blanc qui avait déjà fait en son temps une question au gouvernement sur la fermeture des urgences de nuit de médipôle et de son impact sur les urgences de l'hôpital déjà en urgence. Pendant ce temps le journal l'indépendant faisait des unes tendancieuses dont les mémos étaient envoyés tous les soirs par le directeur de St Pierre, lui-même président du Médef local, qui certaines chimiothérapies n'étaient pas assurées, mettant en danger certains malades. Les soignants répliquent que cela venait du manque d'organisation des réquisitions (alors qu'elles étaient appliquées avec un zèle qui frôlait le harcèlement, voir récits dans les interviews... ) . Ce qui mettaient en cause les soignants dans la une de l'Indépendant, le droit de réponse des soignants était plus petit et à l'intérieur. Mais le journal et son modèle économique ont choisi leur camp: celui des annonceurs...Les gilets jaunes vous le diront ! Rendez-vous est donc pris avec le préfet comme raconté plus bas, mais la lutte continue lundi pour un 18éme jour !

Une délégation syndicale a été reçue par le Préfet, en présence surprise de l’Agence Régionale de Santé (ARS). Cette rencontre visait à aborder les tensions actuelles liées aux réquisitions dans plusieurs cliniques du territoire.

Engagements et demandes du Préfet

Le Préfet s’est engagé à se renseigner sur les quotas de réquisitions par rapport au nombre réel de patients pris en charge. En échange, il a exigé que les réquisitions, lorsqu’elles sont émises, soient pleinement respectées et exécutées dans les règles.

Un point majeur a été soulevé :

ni le Préfet ni l’ARS ne disposent d’une visibilité précise sur les quotas appliqués dans les cliniques privées. Une situation jugée « inacceptable » par les autorités elles-mêmes. Les représentants syndicaux ont demandé au Préfet et à l’ARS de se rapprocher directement des directions des établissements pour obtenir une transparence totale sur ces quotas.

Communication et appel aux négociations

Le Préfet a annoncé qu’il communiquerait prochainement sur les réseaux sociaux. Sans prendre parti dans le conflit, il a demandé aux directions des cliniques d’ouvrir de véritables négociations avec les représentants du personnel.

Des réquisitions contestées

Les organisations syndicales ont de nouveau dénoncé de nombreuses réquisitions jugées abusives ou non conformes. Elles soulignent également une situation paradoxale : certains salariés réquisitionnés travaillent parfois dans des conditions plus favorables qu’en temps normal, les cliniques n’étant pas saturées.

Situation par établissement

Clinique Saint-Pierre : Le Préfet a exprimé une forte préoccupation concernant la continuité de la prise en charge des chimiothérapies, malgré les réquisitions et le service minimum déjà assuré. Il a indiqué vouloir mettre en place des réquisitions systématiques pour garantir ces soins. Les salariés ressentent cette démarche comme une forme de culpabilisation, alors qu’ils respectent déjà leurs obligations.

Cliniques Medipole, Méditerranée et Floride : Des rencontres entre les directions et les représentants du personnel sont programmées la semaine prochaine.

Analyse syndicale

Les organisations syndicales perçoivent une stratégie de pression soutenue de la part des directions, assimilée à une forme de « guerre psychologique ». Elles appellent à l’unité et à la solidarité entre salariés. Tant qu’aucune réelle négociation n’est engagée, le mouvement se poursuivra.Cette réunion marque une étape importante dans le conflit. Si le Préfet et l’ARS reconnaissent certains dysfonctionnements, notamment le manque de transparence sur les quotas, les salariés attendent désormais des actes concrets : une vraie ouverture des négociations et une régulation plus juste des réquisitions.

 

L'Archipel contre attaque était en direct de la #clinique ST Pierre du groupe Elsan où la gréve après négociation à été reconduite pour proposition financière largement en dessous des besoins des #soignants ... Ici nous des services #oncologie , #hopital de semaine et roulant qui nous raconte leurs conditions de #travail , leurs souffrances, difficultés économiques et leur rapport aux patients qui vont au-delà de la fiche de poste : merci Élisa, Yohan et Céline

après le retour des négociatrices , la réaction à chaud : Partagé avec : Public L'Archipel contre attaque était en direct de la #clinique ST Pierre du groupe Elsan où la gréve après négociation à été reconduite pour proposition financière largement en dessous des besoins des #soignants ...

Charlotte et Aurélie la clinique St Pierre en gréve, Elsan n'a pas satisfait les négociatrices Charlotte et Aurélie était en direct de la clinique St Pierre en gréve, le groupe Elsan ne cède que peu, ce qui est loin de satisfaire les 2 négociatrices , ainsi que les soignants, ce pourquoi la gréve a été reconduite @followers Grève Clinique Médipôle Cabestany CGT Clinique Saint Pierre Clinique

Perpignan:Sandrine représentante CGT de la clinique St Pierre en gréve,négo avec Elsan Sandrine représentante CGT de la clinique St Pierre en gréve face au groupe Elsan , c'est quoi une négo avec le représentant du deuxième groupe santé de France @followers CGT Clinique Saint Pierre Grève

Clinique St Pierre gréve reconduite face Elsan, pour conditions de travail : Brancardiers L'archipel contre attaque était en direct de la CGT Clinique Saint Pierre en gréve reconduite face au groupe Elsan, pour conditions de travail insuffisantes et salaires pas au niveau : là se sont les brancardier ÉMILIO et Jérôme qui se colle à l'exercice de l'interview dans le genre des paysans dans Kaameloot #messireonenagros

Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
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Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
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1 mai 2026 5 01 /05 /mai /2026 18:24

"Les statistiques ne saignent pas, c'est cela qui compte !" 

Arthur Koestler "Le Yogi et le commissaire" 

https://www.lepotcommun.fr/cagnotte/solidaire/solidarite-grevistes-clinique-medipole-ml1ncph9

Pour comprendre l'importance de la lutte des soignants du groupe Elsan des cliniques St Pierre et Médipole, il faut connaître qui gèrent les conditions de travaillent de ceux qui pratiquent les soins. En quoi, leurs souffrances professionnelles et personnelles sont directement liées. C'est pour cela qu'être à leur coté, c'est rendre les bienfaits qu'ils nous au quotidien, au-delà de leur salaire et de leur fiche de poste: ils sont le geste, la parole et le supplément d'âme, la transcendance qui fait la guérison. Cette article donne une idée en chiffre de ce à quoi ils sont confrontés pour réussir leurs missions, une recherche sur internet qui ne dit pas tout, mais avec la plus grande impartialité...https://www.lepotcommun.fr/cagnotte/solidaire/solidarite-grevistes-clinique-medipole-ml1ncph9

Le Groupe Elsan : leader de l’hospitalisation privée en France, avec un focus sur les Pyrénées-Orientales et les défis du traitement des soignants.Le Groupe Elsan est le premier opérateur privé d’hospitalisation en France. En 2025-2026, il regroupe environ 217 établissements et centres (chiffres variant légèrement selon les sources entre 212 et 217), dont plus de 104 cliniques MCO (Médecine, Chirurgie, Gynécologie-Obstétrique). Le groupe emploie 28 000 collaborateurs et travaille avec 7 500 médecins libéraux. Il prend en charge chaque année plus de 5 millions de patients (4,9 à 5 millions selon les communications récentes) et réalise environ 27 200 naissances par an. 

 

Grace à leurs personnel soignants, Elsan figure régulièrement dans les classements de qualité :

en 2026, 15 établissements du groupe sont cités parmi les meilleurs hôpitaux français et mondiaux par le palmarès Newsweek (sur plus de 216 000 hôpitaux mondiaux). Des sites comme la Clinique Saint-Augustin à Bordeaux ou la Polyclinique Médipôle Saint-Roch à Cabestany y sont distingués. Dans le palmarès Le Point, plusieurs de ses établissements apparaissent parmi les 50 meilleurs hôpitaux privés français. 

https://www.lepotcommun.fr/cagnotte/solidaire/solidarite-grevistes-clinique-medipole-ml1ncph9


Palmarès 2026

Le groupe est détenu depuis 2020 par un consortium incluant KKR, Ardian et Mérieux Equity Partners. Son chiffre d’affaires avoisinait les 3 milliards d’euros en 2023 (deuxième groupe privé français derrière ou aux côtés de Vivalto Santé selon les années).Gros plan sur les cliniques des Pyrénées-OrientalesDans les Pyrénées-Orientales (66), Elsan est particulièrement présent autour de Perpignan avec plusieurs établissements majeurs :Clinique Saint-Pierre (Perpignan) :
Environ 500 collaborateurs et plus de 80 médecins spécialistes libéraux.
Capacité : 198 lits d’hospitalisation complète, 30 lits de soins critiques (réanimation, USIC), 25 places de chirurgie ambulatoire, 16 postes de chimiothérapie, un secteur d’endoscopie (15 box), un service d’accueil des urgences et un caisson hyperbare.
Spécialités : chirurgie (dont gynécologique, mammaire, carcinologique), médecine, oncologie, etc. C’est un établissement médico-chirurgical important du territoire. 

Polyclinique Médipôle Saint-Roch (Cabestany, près de Perpignan) :
Plus de 120 médecins spécialistes et 620 personnes (équipe).
Capacité : 300 lits et places (hospitalisation complète et ambulatoire).
Points forts : chirurgie orthopédique (labellisation Centre Grace pour hanche et genou), ophtalmologie (cataracte, rétine – 1re place départementale), urologie, etc. Elle est souvent citée dans les classements locaux pour plusieurs spécialités (cancers de la prostate, vessie, appendicites, etc.). 

 

Autres structures : La Polyclinique Méditerranée (Perpignan) complète l’offre avec 60 lits d’hospitalisation conventionnelle et 15 postes ambulatoires, regroupant 29 médecins et 130 personnes.

Ces établissements contribuent significativement à l’offre de soins dans un département où la démographie et le tourisme exercent une pression importante sur le système de santé. La Polyclinique Médipôle Saint-Roch et la Clinique Saint-Pierre font régulièrement partie des établissements reconnus dans les classements départementaux pour la qualité des prises en charge en chirurgie et cancérologie.Le traitement des soignants : un sujet de tension récurrent

Comme dans beaucoup d’établissements privés et publics, le recrutement et la fidélisation des soignants constituent un enjeu majeur pour Elsan.

Le groupe emploie des milliers d’infirmiers, aides-soignants, sages-femmes et autres professionnels paramédicaux, souvent en complément des médecins libéraux.Cependant, des mouvements sociaux récurrents mettent en lumière des difficultés :

Conditions de travail : surcharge liée aux effectifs parfois tendus, pression sur les plannings et l’absentéisme.
Rémunération et primes : plusieurs conflits portent sur l’absence ou la suppression de primes d’intéressement/participation, ou sur des revalorisations salariales jugées insuffisantes face à l’inflation.

Exemple concret dans les Pyrénées-Orientales (avril 2026) :
Les personnels des cliniques Médipôle Saint-Roch (Cabestany) et Saint-Pierre (Perpignan) ont entamé une grève le 24 avril 2026 (reconduite plusieurs jours). Ils dénonçaient le manque de moyens humains, des conditions de travail dégradées et surtout l’absence de prime de participation pour 2026 de la part du groupe Elsan. Des blocages d’établissements ont eu lieu et des négociations avec la direction locale se sont tenues sans accord immédiat. Des mouvements similaires ont été observés dans d’autres cliniques Elsan (Doubs, Bretagne, etc.) ces dernières années. 

 

Ces tensions ne sont pas propres à Elsan (le secteur privé comme public fait face à une pénurie structurelle d’infirmiers et aides-soignants), mais elles soulignent les défis de gestion des ressources humaines dans un groupe de cette taille :

recherche d’attractivité, formation (recrutement d’infirmiers en pratique avancée signalé à Saint-Pierre en 2025), et "dialogue social" sur les salaires et l’organisation du travail.

Elsan met en avant des politiques de recrutement actif et des investissements dans la qualité des soins, avec des établissements souvent bien classés sans quoi leur habilitation serait retirée.

Cependant, les retours de terrain des soignants (via syndicats ou mouvements) révèlent régulièrement une pression opérationnelle forte, surtout en période de forte activité.

Conclusion

Elsan s’impose comme un acteur incontournable de la santé privée française, avec une présence forte dans les territoires comme les Pyrénées-Orientales grâce à des cliniques modernes et reconnues (Saint-Pierre et Médipôle Saint-Roch en tête). Ses chiffres impressionnants (28 000 salariés, 5 millions de patients, nombreux classements) témoignent d’une capacité importante de prise en charge.

Le principal défi reste humain : attirer et fidéliser les soignants dans un contexte national tendu. Les récentes grèves dans les Pyrénées-Orientales rappellent que la qualité des soins passe aussi par de bonnes conditions de travail pour les équipes. L’équilibre entre performance économique, investissements et reconnaissance des salariés sera déterminant pour l’avenir du groupe dans les années à venir.

Les chiffres peuvent varier légèrement d’une année à l’autre selon les périmètres consolidés.

Gréves cliniques d'Elsan , le récit d'un aide-soignant d'urologie
les cliniques Médipôle et St Pierre sont en gréve, le prétexte le groupe américain Elsan veut leur supprimer une prime de 1500 euros , ici on est à en direct de Grève Clinique Médipôle Cabestany pour l'Archipel contre avec Denis aide-soignant du service urologie et ses consœurs

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27 avril 2026 1 27 /04 /avril /2026 10:48

L’ÉVANGILE DE LA RÉVOLUTION : UNE AVENTURE HUMAINE AU CŒUR DE L’HISTOIRE

Canet-en-Roussillon, 15 avril 2026, 20 h 30.
Le vent marin caresse doucement les collines. Les lumières du Clap Ciné brillent dans la nuit catalane, accueillant une salle déjà bien remplie. Ce soir, ce n’est pas une simple projection : c’est une rencontre inattendue avec un homme qui a traversé un continent pour raconter une page oubliée de l’histoire.François-Xavier Drouet entre sur scène.

Calme, le regard clair, le sac encore marqué par des années de route en Amérique latine.

Réalisateur discret mais déterminé, il n’a rien d’un aventurier flamboyant. Pourtant, son parcours ressemble à une véritable expédition : Brésil, Salvador, Nicaragua, Cuba, Mexique. Pas pour chercher l’or ou le mystère, mais pour écouter, filmer et comprendre comment la foi a pu, un jour, devenir un moteur de changement social profond.

Assis face à lui, Nicolas Caudeville, animateur de L’Archipel Contre Attaque Info, lance l’entretien en direct.

D’une voix posée, il invite le réalisateur à raconter son voyage. Et Drouet parle, simplement, sans effets de manche. Il évoque ces prêtres, ces religieuses, ces laïcs anonymes qui, dans les années 1960-1980, ont choisi de vivre leur Évangile au milieu des bidonvilles et des luttes populaires.

Des figures comme Frei Betto, Leonardo Boff ou l’évêque Júlio Lancellotti apparaissent non comme des héros de légende, mais comme des hommes et des femmes qui ont cru que la justice pouvait se construire ici, sur cette terre.

Le documentaire L’Évangile de la révolution (115 minutes) se déroule alors comme un carnet de voyage.

Sans musique dramatique, seulement des rencontres vraies, des archives émouvantes et des paysages qui parlent d’eux-mêmes. On y découvre une théologie de la libération qui a marqué toute une partie de l’Amérique latine : une foi qui ne promettait pas seulement le ciel, mais qui encourageait à transformer le présent. Un récit mesuré, respectueux, qui interroge sans juger.Dans la salle du Clap Ciné, le public écoute en silence. Certains hochent la tête, d’autres prennent des notes. À la fin de la projection et de l’échange, l’émotion est palpable, mais retenue. Pas de grands discours, juste le sentiment d’avoir partagé un morceau d’histoire humaine, complexe et sincère.

François-Xavier Drouet n’a pas vaincu de super-vilains ni découvert de trésors perdus.

Il a simplement fait ce que font les vrais explorateurs : il est allé voir, il a écouté, et il a ramené une histoire qui mérite d’être connue.Ce soir-là, à Canet-en-Roussillon, l’aventure était calme, mais profonde.
Une aventure de l’esprit et de la mémoire, loin des clichés, proche des hommes.(À découvrir en salle ou sur les plateformes qui porteront ce film discret et nécessaire.)

 

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14 avril 2026 2 14 /04 /avril /2026 12:56

« Nous tous, chrétiens, sommes les disciples
d’un prisonnier politique. »

Frei Betto, religieux dominicain

 « Le christianisme n’est pas l’opium du peuple,
c’est l’opium de la bourgeoisie, qui vient calmer
sa mauvaise conscience. »

Leonardo Boff, théologien brésilien

 

Demain soir au Clap de Canet : « L’Évangile de la Révolution », quand la croix rencontre le fusil et que Dieu descend dans la rue ! Mercredi 15 avril 2026, 20 h 30.

Imaginez un peu : des prêtres en soutane qui troquent l’encens pour la dynamite, des nonnes qui prient en brandissant le poing, et des millions de chrétiens persuadés que le Royaume de Dieu ne s’attend pas sagement au ciel mais se construit ici et maintenant, à coups de grève, de barricades et de théologie de la libération.

C’est exactement le brasier que François-Xavier Drouet a décidé d’attiser dans son documentaire L’Évangile de la Révolution, qui débarque demain soir au Clap Ciné de Canet-en-Roussillon.

1 h 55 de pure dynamite documentaire. Pas de voix off pontifiante, pas de reconstitution en costume d’époque : juste des visages, des voix, des souvenirs qui brûlent encore.

On y croise Frei Betto, le conseiller de Lula qui a passé des années en prison sous la dictature brésilienne ; Leonardo Boff, le théologien excommunié (presque) par le Vatican ; Júlio Lancellotti, l’évêque des sans-abri de São Paulo ; ou encore María López Vigil, qui a vu ses amis tomber sous les balles des escadrons de la mort au Salvador. Tous ont cru, dur comme fer, que la révolution était l’autre nom de l’Évangile.

À rebours de l’image poussiéreuse d’une religion « opium du peuple », Drouet nous montre une foi explosive, une foi qui a fait trembler les généraux, les oligarques et même une partie de la hiérarchie catholique.

Né dans les années 60-70 en Amérique latine, ce christianisme de combat a payé le prix fort : assassinats, tortures, disparitions. Mais il a aussi fait naître des espérances folles. Et le film pose la question qui fâche encore aujourd’hui : qu’en reste-t-il en 2026, alors que les dictatures ont changé de visage et que les théologies de la libération semblent parfois reléguées au rayon des utopies vintage ?

François-Xavier Drouet, ce documentariste français qui a déjà scruté les forêts en crise ou la formation des petits soldats du capitalisme dans Le Temps des forêts et L’Initiation, signe ici son film le plus politique et le plus émouvant.

Un long-métrage qui respire l’urgence et la tendresse, tourné entre le Brésil, le Salvador, Cuba et le Nicaragua, et qui ose nous rappeler que la spiritualité peut être, quand elle le veut, une arme de construction massive.Mercredi 15 avril 2026, 20 h 30. Clap Ciné Canet-en-Roussillon.

Projection exceptionnelle suivie d’une rencontre avec le réalisateur en personne.

Oui, François-Xavier Drouet sera là, en chair et en os, pour discuter, débattre, peut-être même s’engueuler un peu avec le public.

Parce que ce film ne laisse personne indifférent : il remue, il questionne, il redonne des couleurs à des idées qu’on croyait fanées.Tout public, 115 minutes de puissance pure, déjà salué dans une ribambelle de festivals (Cinéma du Réel, Biografilm, Filmar…).

Un documentaire qui sent la sueur, la terre rouge et l’encens mêlés. Le genre de soirée où l’on sort du cinéma avec l’envie de relire les Béatitudes… ou de reprendre la Bastille.

Alors demain soir, si vous êtes du côté de Canet, ne ratez pas ça.
Le Clap vous attend.
Et l’Évangile de la Révolution aussi.À vos billets, citoyens ! 

 

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5 avril 2026 7 05 /04 /avril /2026 17:49

    "Aux moments les plus imprévus nous nous demandons bien sûr qui nous sommes vraiment derrière les couches de peinture dont la culture nous a recouverts."

Les jeux de la nuit (2010) de Jim Harrison

là, c'est Myriam Pied la ceuilleuse qui livre son ail des orus frais...

Carnet – Perpignan, rue de la Fusterie

Je suis entré chez Gogui comme on pousse la porte d’une mémoire qui n’existe pas encore.

Véronique Souloy était là, derrière son comptoir, avec ce sourire  des gens qui ont déjà beaucoup voyagé dans leur tête et dans leur cuisine. Elle venait de parler en direct à L’Archipel contre-attaque, la voix encore chaude du micro, et elle m’a tout de suite servi un verre de saké japonais,– pas ce machin sucré qu’on trouve dans les épiceries, non, un vrai, sec, un peu sauvage, qui vous prend par la nuque comme un bon vent du nord.

Le restaurant est au numéro 2 de la rue de la Fusterie, une petite artère de Perpignan qui sent encore le vieux Roussillon et le sel de la mer toute proche.

Après sa cuisine vagabonde aux 3 Journées, Véronique a planté là ses nouvelles racines : l

es grillades coréennes traditionnelles, celles où la viande marine des jours durant, où le bulgogi et le samgyeopsal crépitent sur la plaque au milieu de la table, où l’on mange avec les doigts et le cœur. Pas de chichis. On cuit, on retourne, on parle, on rit, on boit.Et boire, chez elle, ce n’est pas une affaire de snobisme.

Quoi qu’on mange et qu’on boit, dit-elle, et elle tient parole.

Du vin nature bien sûr, mais surtout du saké japonais aujourd’hui, bientôt du coréen, et de la bière coréenne bien fraîche, celle qui descend comme une caresse après une bouchée de galbi trop épicée.

Tout est choisi en filière ultra-locale : les légumes du marché du matin, les viandes d’éleveurs qu’elle connaît par leur prénom, le pain, le riz, même les herbes. Rien ne voyage plus loin que nécessaire. C’est rare, et ça se sent dans chaque assiette.

Je suis resté longtemps. La conversation était aussi bonne que les plats – et chez moi, c’est le plus beau compliment que je puisse faire. On parlait de Corée sans y être allé, de Perpignan sans la quitter, de la vie qui passe trop vite et des braises qui, elles, ne mentent jamais.

Véronique a cette manière tranquille de vous faire sentir que vous êtes chez quelqu’un, pas chez un restaurateur.

C’est la différence entre un endroit où l’on mange et un endroit où l’on vit un peu.Je suis ressorti dans la nuit tiède de la ville avec cette odeur de grillade  dans la tête. Je pensais à Jim Harrison, à ses carnets pleins de steaks, de vins fous et de grands espaces. Il aurait aimé ça, lui qui venait souvent dans les Albéres . Il aurait commandé une deuxième tournée de saké, aurait parlé trop fort, et aurait écrit, quelque part dans son propre carnet :

« À Perpignan, une femme a compris que la meilleure façon de voyager reste encore de rester chez soi, mais en mettant le feu à la table. »

Gogui.
2 rue de la Fusterie, Perpignan.
À ouvrir bientôt, et à ne plus jamais refermer.

 

 

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21 mars 2026 6 21 /03 /mars /2026 00:20

 « Nous avons devant nous une épreuve de la pire espèce. Nous avons devant nous plusieurs, plusieurs longs mois de bataille et de souffrance. Vous demandez quelle est notre politique ? Je vous dis : elle est de faire la guerre, en mer, sur terre et dans les airs, avec toute notre puissance et toute la force que Dieu peut nous donner ; de faire la guerre contre une tyrannie monstrueuse qui n'a pas d'équivalent dans le noir et lamentable recensement des crimes de l'humanité. Voilà notre politique. Vous demandez quel est notre objectif ? Je vous le dis en un mot : c'est la victoire, la victoire à tout prix, la victoire malgré la terreur, la victoire quels que soient le temps et les efforts que cela demandera. »

— Winston Churchill, 13 mai 1940

Chapitre 1: Lena une apparition sur "Putch Média" de Nicolas Vidal

C'était un soir comme les autres sur la toile, en train de patrouiller  pour glaner des infos qui changent, en lien avec Perpignan et la France. Et puis je tombe sur un direct avec une invité inconnue , une jeune réalisatrice du nom de Léna Ichkhanian . Elle est passionnée et porte des convictions...Dans l'univers où je circule, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas vu de "vrais convictions", pas leur version "diet" garantie sans calorie. La jeune fille sort un documentaire sur "la colère sociale en France" et sur ce que sont les gilets jaunes devenus... Moi qui croyais que le "grand débat" de notre glorieux président avait guérit les français et leurs écrouelles anciennes, présentes et avenir #unroithaumaturge...Mais, c'était comme écouter le discours du 18 juin et d'entendre "la France à perdu une bataille, mais elle n'a pas perdu la guerre !" L'invite n'était pas de la rejoindre à Londres, mais de trouver des salles de cinéma pour diffuser le film, parce qu'elle avait le visa d'exploitation, mais pas de distributeur.

Chapitre 2 avez-vous des cinémas ?

Il se trouvait que "L'archipel contre attaque" par truchement d'amitiés et réseaux, pouvait se rendre utile. Pas de procrastination, je prends contact par toutes adresses réseaux avec la personne. Réponses des le lendemain, avec le dossier de presse, lien au film etc. Comme on ne sait pas quand une fenêtre de Tyr, va se représenter, on met en action tous les dispositifs disponibles. Évidemment, "Maurice", bien qu'il fut toujours comme le lapin blanc d'Alice, "en retard, en retard, je suis encore en retard" trouve une solution au "Clap ciné" de Canet en Roussillon, avec son fixeur sur place" l'homme de la forêt", et une possibilité d'être au programme du "festival du film social et ouvrier" en novembre prochain avec la bonne volonté du "camarade Michel" 

Chapitre 3 : le jour J on the beach

Arrive le 11 mars, la presse locale fait mine de ne pas s'intéresser au sujet: l'Indépendant parce qu'il a un mauvais souvenir des gilets jaunes, et Made in Perpignan, parce "qu'il a le nez dans le guidon des municipales" ! En fait le sujet sent toujours le souffre, et la presse ne cherche pas les faits, mais des financements. Alors comme un film de Lautner avec Lino Ventura : "Ne nous fâchons pas !" Enfin plus précisément : "ne nous tachons pas" 

"L'archipel contre attaque", c'est marqué de dessus, dés qu'il y a un village de paysans à défendre face à des bandits, nous serons toujours 7. Et comme dans la phrase d'Ignace de Loyola: "Nous avons demander à Dieu, ce qu'il a en abondance et dont les autres ne veulent pas: la tempête et le combat!" 

Bref, nous nous sommes lancé dans la bataille! 

On rencontre "Lena Ichkhanian" en vrai, parce qu'à force d'échanges audios et écrits, on avait l'impression étrange de dialoguer avec une IA 6.0 . Elle est aussi bien en vrai ("en présentielle" dirait-on maintenant) que en immatériel ! 

La salle est bien remplie, et pleine d'anciens gilets jaunes qui sont heureux qu'on leur redonne leur humanité, eux que la presse Mainstream avait qualifié et essentialisé de ... pleins de noms qui ne correspondaient pas à l'essentiel du genre !

Moi, ça m'avait rappelé le dernier concert des "Béruriers noirs"en 1989, lorsque à la fin de la chanson "porcherie" où l'on avait retenue que, "la jeunesse emmerde le front national",là où il aurait plutôt fallu retenir : "Parce que nous sommes blancs, nous sommes noirs, nous sommes jaunes, et ensemble NOUS SOMMES DE LA DYNAMITE ! Parce que s'était ça le moment gilets jaunes, un grand moments fraternité qui avait tellement épouvanté le pouvoir, qu'il avait réprimé le mouvement avec violence et avait tenté de l’effacer de la mémoire collective.

Chapitre 4 :  la suite de la tournée, l'air d'Autun, puis la Bretagne, l'infinie et au-delà

Le lendemain, il y eut une journée ensoleillée, puis Lena repartit vers la suite de ses aventures...

Postscriptum: Léna a été convoqué par la marque de machine outil qui porte le titre éponyme du documentaire et qui n'est pas contente de cette publicité...

 

Perpignan: en pleine tournée de son documentaire "Fenwick",Léna Ichkhanian, passe au "Clap ciné" de Canet ! reportage et interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: en pleine tournée de son documentaire "Fenwick",Léna Ichkhanian, passe au "Clap ciné" de Canet ! reportage et interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: en pleine tournée de son documentaire "Fenwick",Léna Ichkhanian, passe au "Clap ciné" de Canet ! reportage et interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: en pleine tournée de son documentaire "Fenwick",Léna Ichkhanian, passe au "Clap ciné" de Canet ! reportage et interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: en pleine tournée de son documentaire "Fenwick",Léna Ichkhanian, passe au "Clap ciné" de Canet ! reportage et interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: en pleine tournée de son documentaire "Fenwick",Léna Ichkhanian, passe au "Clap ciné" de Canet ! reportage et interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: en pleine tournée de son documentaire "Fenwick",Léna Ichkhanian, passe au "Clap ciné" de Canet ! reportage et interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: en pleine tournée de son documentaire "Fenwick",Léna Ichkhanian, passe au "Clap ciné" de Canet ! reportage et interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: en pleine tournée de son documentaire "Fenwick",Léna Ichkhanian, passe au "Clap ciné" de Canet ! reportage et interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: en pleine tournée de son documentaire "Fenwick",Léna Ichkhanian, passe au "Clap ciné" de Canet ! reportage et interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: en pleine tournée de son documentaire "Fenwick",Léna Ichkhanian, passe au "Clap ciné" de Canet ! reportage et interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: en pleine tournée de son documentaire "Fenwick",Léna Ichkhanian, passe au "Clap ciné" de Canet ! reportage et interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: en pleine tournée de son documentaire "Fenwick",Léna Ichkhanian, passe au "Clap ciné" de Canet ! reportage et interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: en pleine tournée de son documentaire "Fenwick",Léna Ichkhanian, passe au "Clap ciné" de Canet ! reportage et interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: en pleine tournée de son documentaire "Fenwick",Léna Ichkhanian, passe au "Clap ciné" de Canet ! reportage et interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: en pleine tournée de son documentaire "Fenwick",Léna Ichkhanian, passe au "Clap ciné" de Canet ! reportage et interview par Nicolas Caudeville
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14 mars 2026 6 14 /03 /mars /2026 12:03

"C’est contre le résidu d’iniquité que les minorités luttent, non contre la société. "

 Nous sommes tous des minorités
Juliette Speranza

Table ronde à Perpignan : « Nous sommes tous des minorités ? » – Repenser les minorités comme opportunité démocratiqueLe mardi 17 février 2026, à 18h, la Résidence Alice Milliat – Habitat Jeunes (1445 avenue Julien Panchot, 66000 Perpignan) a accueilli une table ronde intitulée « Nous sommes tous des minorités ? », organisée par la FCPE 66 (Fédération des Conseils de Parents d'Élèves des Pyrénées-Orientales). Animée par Rémy Landri, président de la FCPE 66, cette rencontre a réuni deux intervenantes de premier plan pour un temps d'échange et de réflexion autour des questions d'égalité, de diversité et de parcours éducatifs.Les intervenantes étaient :Juliette Speranza, essayiste et chercheuse en philosophie, autrice de l'ouvrage Nous sommes tous des minorités (Éditions du Faubourg, paru le 3 octobre 2025).
Anne-Laure Arino, inspectrice d'Académie de Montpellier et directrice académique des services de l'Éducation nationale des Pyrénées-Orientales.

L'événement, ouvert à toutes et tous (avec inscription obligatoire et places limitées à 100 participants), s'inscrivait dans une démarche d'éducation populaire et citoyenne, au croisement des préoccupations éducatives et sociétales portées par la FCPE.

Les minorités : une menace ou un signe de vitalité démocratique ?

La table ronde s'est construite autour d'une question centrale tirée du livre de Juliette Speranza : « Et si l’émergence d’une minorité n’était pas une menace mais le signe de la bonne santé d’une société ? »Dans son essai, Juliette Speranza propose une relecture radicale du fait minoritaire. Elle argue que personne n’est minoritaire « en soi » : la minorité est une condition sociale produite par des rapports de domination, et non une essence intrinsèque. Chacun peut, à un moment de sa vie, se retrouver en position minoritaire (en raison de son genre, son origine, son handicap, son âge, son orientation sexuelle, son corps, etc.).

L'autrice s'appuie sur des rencontres avec des personnes minorisées

– comme Gabrielle Deydier (grossophobie), Marie Cau (transidentité), Ghaleb Bencheikh (islam et laïcité), Michelle Perrot (féminisme et vieillissement), ou encore des figures liées à la neurodiversité – pour illustrer comment ces trajectoires individuelles révèlent des mécanismes systémiques de discrimination.Plutôt que de voir les minorités comme une menace identitaire ou un risque de « communautarisme », Speranza les présente comme des mouvements régulateurs de la société : elles produisent du savoir, du lien social et des ajustements démocratiques. Elle dénonce ainsi les ravages d’un fixisme social (l’idée d’une société figée, normative et exclusive) bien plus dangereux, selon elle, que les accusations de division souvent portées contre les luttes minoritaires.

Cette perspective permet de dépasser le débat stérile woke/anti-woke qui polarise les discussions publiques en France.

Speranza invite à repenser l’universel non pas contre les particularités, mais à partir d’elles : l’histoire des minorités devient alors une histoire universelle, car nous sommes tous potentiellement concernés.Un lien fort avec l’éducation et les parcours scolaires

La présence d’Anne-Laure Arino, en charge de l’Éducation nationale dans les Pyrénées-Orientales, a permis d’ancrer la réflexion dans le concret des établissements scolaires.

Les échanges ont porté sur la manière dont l’école peut (ou doit) accompagner la diversité des élèves, lutter contre les discriminations et promouvoir des parcours éducatifs inclusifs. Comment l’institution scolaire gère-t-elle les situations où des normes dominantes (validisme, normes de genre, inégalités socio-culturelles) produisent des minoritarisations ?

Comment concilier égalité républicaine et reconnaissance des singularités ?

La FCPE 66, en organisant cet événement, réaffirme ses valeurs d’égalité, de justice sociale et d’inclusion, au cœur de son engagement pour une école publique émancipatrice.Une soirée qui interroge notre commun

Cette table ronde à Perpignan a offert un espace rare de dialogue apaisé sur des sujets souvent clivants. En reliant philosophie, témoignages vécus et enjeux éducatifs concrets, elle a rappelé une idée simple mais puissante : les minorités ne fragilisent pas la démocratie ; elles la dynamisent et la rendent plus juste.

Pour aller plus loin :Juliette Speranza, Nous sommes tous des minorités, Éditions du Faubourg, 2025 (240 p., 20 €).
Site de l’autrice : juliettesperanza.com
Couverture médiatique : recensions dans Le Monde (novembre 2025), Nonfiction.fr, Journal Zebuline, Faire Face, etc.

Juliette Speranza: Sommes nous tous des "minority report" ? interview
Juliette Speranza était en direct pour l'archipel contre attaque , l'autrice de "Nous sommes tous des minorités" était présente à l'occasion de Voici un article complet et journalistique sur l'événement, rédigé dans un style neutre, informatif et engageant, comme pour un média local, un site éducatif ou un blog culturel.

 

 

Interview,conférence et débat: " tous des minorités ?" Juliette Speranza,Anne-Laure Arino,Rémi Landri reportage par Nicolas Caudeville
Interview,conférence et débat: " tous des minorités ?" Juliette Speranza,Anne-Laure Arino,Rémi Landri reportage par Nicolas Caudeville
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