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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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27 mars 2025 4 27 /03 /mars /2025 16:03

 

Mesdames, Messieurs, amateurs de l’écran court et du verre long, permettez-moi, à la manière de votre serviteur Sasha Guitry, de vous conter avec un soupçon d’ironie et une pincée de panache la 43e édition des Rencontres du court-métrage de Cabestany, qui vient de s’achever en ce doux mois de mars 2025. Sous la présidence éclairée de Florent Pallares, cet homme qui, tel un maestro, orchestre depuis des lustres cette symphonie d’images brèves avec une passion que beaucoup envieraient, ce festival a une fois encore fait vibrer les âmes et chatouiller les rétines.

Imaginez donc, en 1981, un certain André Abet, en collaboration avec la ville de Cabestany, planta une graine qui, d’année en année, a fleuri en une manifestation aussi charmante qu’un apéritif en terrasse. 47 œuvres proposées, aux émotions multiples, des réalisateurs internationaux : Levil / Alex Mn / Meryl Estraña / David Alonso / Remy Masdeu / Edouard Thomas / David Bravo / Alexandre Nicot / Charles Ritter / Marie Guillard / Lewis Eizykman / Cédric Prévost…
Quelle fierté d’avoir réuni, autour d’André Bonzel, un si beau jury : Delphine Poudou, Thierry Serbeto, Lucie MoMa, Lou Baron, Jean-Luc Charles et Sarah-Laure Ess !

Quarante-trois ans plus tard, des milliers de films, venus d’une centaine de pays – rien que ça ! – ont afflué, et quarante-sept d’entre eux, triés sur le volet, ont eu l’honneur de défiler sous les yeux d’un public toujours plus nombreux. Car oui, à Cabestany, on ne se contente pas de projeter des films : on crée des rencontres, on trinque avec un « verre de l’amitié » – une tradition qui, je le confesse, me sied à merveille – et on célèbre l’art dans une convivialité qui manque parfois à nos grandes messes cinématographiques.
Cette année, du 20 au 23 mars, le rideau s’est levé avec un hommage à la Fondation Film Spring Open, qui fêtait ses vingt printemps, et un flashmob réunissant trois cents âmes, dont des cinéastes locaux – une joyeuse sarabande pour ouvrir les festivités.
Puis vint le Concours de Courts Catalan, une tradition depuis 2009, où Andorre, Catalogne, Roussillon et même le Canada ont croisé le fer à coup de pellicule. Le vendredi, les enfants ont eu leur part de rêve avec des courts d’animation, pendant que les grands se délectaient des expositions d’artistes aux noms aussi chantants que Sylvie Dabazach ou Céline Dabazach. Et que dire du jury, présidé par André Bonzel, l’homme de C’est arrivé près de chez vous, qui, avec le public, a dû trancher dans ce vivier de talents, une tâche aussi ardue que de choisir entre un bon vin et un excellent cognac.
Mais, me direz-vous, qu’en est-il de cette visibilité du grand public, ce Graal que le court-métrage poursuit comme un amant éconduit ?
À Cabestany, on y travaille avec cœur. Florent Pallares, tel un chevalier du septième art, porte haut cette bannière, offrant une tribune à des cinéastes en herbe et un écrin à des œuvres qui, ailleurs, resteraient dans l’ombre. Pourtant, comparons un instant avec le Chouette Festival de Carcassonne, orchestré par la non moins talentueuse Delphine Poudou. Là-bas, on mise sur une approche différente : plus intimiste, peut-être, mais tout aussi fervente, avec un accent mis sur l’éducation et la découverte dans un cadre médiéval qui ajoute une touche de poésie. Si Cabestany brille par son ampleur et son rayonnement international, Carcassonne cultive une proximité qui séduit les âmes curieuses. Deux philosophies, deux écrins, mais un même amour du format court.
Le hic, mes amis, c’est que le court-métrage, malgré ces nobles efforts, reste un peu le parent pauvre du cinéma.
Le grand public, hélas, lui préfère souvent les longues épopées où l’on a le temps de s’assoupir entre deux scènes. À Cabestany, on attire les foules, certes, mais au-delà des frontières du festival, comment faire pour que ces pépites percent l’écran du quotidien ? Peut-être en osant davantage l’audace médiatique, en s’invitant dans les écoles, les télévisions, voire – soyons fous – les plateformes de streaming qui régentent nos soirées. Le Chouette Festival, avec ses ateliers pédagogiques, montre une voie ; Cabestany, avec son énergie festive, en trace une autre. Et si l’avenir était dans une alliance des deux ?
Un festival qui éduque et qui enivre, qui instruit et qui fête ?
En attendant, la 43e édition de Cabestany s’est close sur des applaudissements nourris, des verres levés et des promesses de retrouvailles. Florent Pallares, ce diable d’homme, a encore réussi son pari : faire du court un art grand. Mais gageons qu’il rêve, comme moi, d’un jour où le court-métrage ne sera plus une curiosité pour initiés, mais une habitude pour tous. À bon entendeur, salut, et à l’année prochaine pour un nouveau toast à l’image !

Les 43e Rencontres du court-métrage de Cabestany, qui se sont déroulées du jeudi 20 au dimanche 23 mars 2025 au centre culturel, ont été marquées par une énergie débordante et une créativité hors normes grâce à leurs présentateurs vedettes : Bénédicte Fenech et Cyril Delon ! Ce duo explosif a véritablement enflammé les 4 jours de festival avec des prestations toniques et originales, transformant chaque instant entre les projections en un véritable spectacle vivant. Loin des animations fades et préfabriquées qu’on pourrait croiser dans une tête de gondole de supermarché – même à Venise, soyons sérieux ! , leur talent a apporté une fraîcheur et une spontanéité qui ont captivé le public sans jamais laisser place à l’ennui.

Bénédicte Fenech, actrice et comédienne dans l’univers du court-métrage(elle a joué dans "Courir toute nue dans l’Univers" de Guillaume Levil https://www.guillaumelevil.fr/?page_id=1217), a illuminé la scène par sa présence pétillante et son sens aigu de la répartie. Connue pour ses rôles dans plusieurs productions de Cyril Delon, comme Specimen ou encore AVJC, elle n’est pas qu’une simple interprète : elle incarne une passion communicative pour le cinéma. Son implication dans le festival est intense à son image, et son aisance à jongler entre humour et émotion a fait d’elle une maîtresse de cérémonie hors pair, capable de tenir le public en haleine entre deux films.
Quant à Cyril Delon, il est bien plus qu’un animateur talentueux : c’est une figure incontournable du cinéma indépendant ! Réalisateur, scénariste, producteur et vice-président du festival, cet enfant de Perpignan déborde d’énergie et d’idées. À la tête de sa société A304Prod, il a déjà signé une vingtaine de courts-métrages primés, dont certains ont brillé jusqu’au Short Film Corner de Cannes. Son dernier bijou, So What, récompensé par le prix du public au festival SMR13 en 2024, témoigne de son génie créatif. Sur scène, il apporte une touche de folie maîtrisée et une passion contagieuse, faisant de chaque transition un moment de pur plaisir.
Ensemble, Bénédicte et Cyril forment un tandem électrique qui ne se contente pas de présenter les films : ils les vivent, les célèbrent et les partagent avec une générosité rare. Leur alchimie est palpable, mêlant complicité et improvisation brillante, pour offrir au public une expérience qui va bien au-delà d’une simple animation. Pas de script ennuyeux ou de blagues recyclées ici, mais une vraie célébration du cinéma, portée par deux artistes qui savent rendre chaque seconde mémorable. À Cabestany, on ne s’ennuie jamais entre les films, et c’est à eux qu’on le doit !

 

Coupez ! Les 43e Rencontres du court-métrage de Cabestany ! article, interview et vidéos par Nicolas Caudeville
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27 mars 2025 4 27 /03 /mars /2025 13:57

"Selon moi, la cuisine est une métaphore de la culture. Manger, c'est tuer et ingurgiter un être qui a été vivant - animal ou plante. Si nous dévorions l'animal mort ou la laitue arrachée tels quels, d'aucuns diraient que nous sommes sauvages. Maintenant, si nous faisons mariner la bête en vue de l'accommoder plus tard avec des herbes de Provence et un verre de vin vieux, alors nous avons mis en œuvre une délicate opération culturelle, fondée à parts égales sur la brutalité et sur la mort."

 Les Recettes de Carvalho ,Manuel Vázquez Montalbán

À L'OCCASION DU DÉBAT SUR LA GASTRONOMIE CATALANE NORD ORGANISÉ PAR UNITAT CATALANE AU HALL 5 ET CUISINÉ PAR "PAPA OURS CORNER" ALIAS TONY BEAUGRAND , ANIMÉ PAR MATHIEU PONS I SERRADEIL ET FAITE PAR JEAN LHÉRITIER , MARIE COSTA ET LE RESTAURANT PERPIGNANAIS LE CATALOGNE. DANS L'ASSEMBLÉE, NOUS AVONS IMPROVISÉ UNE ÉMISSION AVEC L'ANCIEN DÉPUTÉ EUROPÉEN MIQUEL MAYOL, LA MAIRE D'AMÉLIE LES BAINS MARIE COSTA ET LE NOUVEAU CONSEILLER DÉPARTEMENTAL D'UNITAT CATALANA jAUME PAUL, AINSI QUE LE CUISINIER "PAPA OURS" LA CONFÉRENCE EST EN CATALAN , LES INTERVIEWS EN FRANÇAIS.


Il y a des terres qui murmurent à votre palais avant même que vous n’y posiez une fourchette, et le Roussillon, cette Catalogne Nord accrochée aux Pyrénées comme une vieille vigne tordue, en fait partie. J’imagine un soir au Hall 5, chez ces Cinq Éléments, où Jean Lhéritier, Marie Costa, Le Catalogne et Mathieu Pons-Serradeil ont décidé de secouer les braises d’une cuisine qui sent la mer, la pierre chaude et les herbes sauvages. Un Debat sobre la cuina nord-catalana, suivi d’un sopar – un dîner, pour les non-initiés – et d’un tast de vins. Réservation obligatoire, places rares, comme un secret qu’on ne partage qu’avec ceux qui savent écouter. Ça sent le sang et le sel, la vie qui cogne.
 

La Mémoire dans l’Assiette
Cette cuisine, c’est un poème brut, écrit avec des tomates frottées sur du pain dur, de l’ail qui pique la langue, de l’huile d’olive qui coule comme une rivière paresseuse. L’escalivada, ces légumes rôtis jusqu’à ce qu’ils fondent en bouche, ou la botifarra amb fesols, une saucisse trapue qui vous cloue au sol avec ses haricots, c’est le goût d’un peuple qui a trimé entre les vagues et les sommets. Les Phéniciens, les Grecs, les Romains, les Juifs, les Arabes – tous ont laissé des miettes dans cette marmite, et le Roussillon les a mélangées avec une sauvagerie tendre. Mais ce trésor risque de s’effilocher comme un vieux chiffon si personne ne le hurle au monde. Ce débat, ce dîner, c’est une poignée d’hommes et de femmes qui refusent de laisser mourir le feu.
Le Vin, le Miel et l’Or des Fous
Et puis il y a l’économie, le tourisme – des mots qui sonnent comme des chaînes, mais qui pourraient libérer ce coin de terre. Les vignes du Roussillon, noueuses et fières, crachent des vins qui vous prennent à la gorge – Côtes du Roussillon, Collioure, des noms qui roulent comme des galets dans un torrent. Ajoutez-y le miel doré, les amandes qui craquent sous la dent, la crème catalane qui vous colle au cœur, et vous avez de quoi faire saliver les vagabonds du goût. Mais la Catalogne Nord reste dans l’ombre de sa sœur espagnole, avec ses paellas clinquantes et ses tapas bruyantes. Il faudrait des routes poussiéreuses bordées de tables, des marchés où les odeurs vous sautent dessus, un tast de vins qui dise au monde : venez, buvez, mangez, restez.
La Langue, ce Premier Bouchon
Et la langue catalane, bon sang, c’est le premier coup de couteau dans cette viande crue. Cuina nord-catalana, sopar, tast – ces mots ne se contentent pas de nommer, ils grognent, ils chantent, ils vous attrapent par les tripes. Parler catalan ici, c’est goûter avant de mordre, c’est plonger dans une marmite où mijotent des siècles de sel et de soleil. Au Hall 5, ils le savent : servir un plat en catalan, c’est le rendre plus vrai, plus lourd de sens. Si cette langue s’éteint sous le rouleau du français, c’est une saveur entière qui s’évapore. Alors, qu’ils la crient, qu’ils la mâchent, qu’ils la boivent – c’est une clé pour le palais, un pont entre la terre et la bouche.
Le Combat des Ventres Pleins
Mais le monde est cruel avec les petits festins. La bouffe standardisée, ces horreurs fades qu’on avale sans y penser, rôde comme un loup autour de ce terroir. Et la Catalogne Nord, coincée entre la France et l’Espagne, reste un murmure là où elle pourrait rugir. Il faut plus que des dîners rares et des débats entre initiés. Il faut des ponts avec le Sud, des mots qui voyagent, des assiettes qui s’empilent sur les tables des curieux. Ce coin de terre a des griffes et des crocs – qu’il les montre.
Alors, oui, le Roussillon, c’est une vieille bête endormie, pleine de jus et de feu. Ce sopar nord-català, c’est une étincelle, un bout de gras qui grésille. La mémoire, l’économie, le tourisme, la langue – tout ça se joue dans une bouchée, un verre, un regard sur ces montagnes qui veillent. Jim Harrison aurait levé son vin à cette table, grogné un compliment, et repris une lampée. Moi, je dis : qu’ils continuent, qu’ils gueulent, qu’ils cuisinent. Le monde a faim de ça.
 

 La Catalogne Nord, un Festin Sauvage dans l’Ombre, débat et interviews sur l'avenir de la gastronomie nord catalane! interview par Nicolas Caudeville
 La Catalogne Nord, un Festin Sauvage dans l’Ombre, débat et interviews sur l'avenir de la gastronomie nord catalane! interview par Nicolas Caudeville
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 La Catalogne Nord, un Festin Sauvage dans l’Ombre, débat et interviews sur l'avenir de la gastronomie nord catalane! interview par Nicolas Caudeville
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23 mars 2025 7 23 /03 /mars /2025 13:09

Vinoscospie https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/tag/vinoscopie/ 27 en direct de l’épicerie chez Iris 6 rue de la révolution française à Perpignan avec @Raphael Rous du domaine Arrels à Nyls-Ponteilla , toujours animé par Jean Lhéritier
https://domainelesarrels.com/
« Les arrels » signifie en catalan « les racines ». Ce nom illustre la préoccupation du vigneron pour son sol, sa terre. Point de bons et sains raisins sans des vignes fermement enracinées dans un sol vivant.
Devenir vigneron était synonyme d’un retour à mes racines, dans un département de culture catalane qui m’a vu naitre et grandir.
« ARRels », rappel de mes initiales… identiques à celles de mon grand-père Roger Rous et de mon père René Rous. Initiales multigénérationnelles dans le but de ne pas rectifier cette mention sur les comportes à vendanges.

https://domainelesarrels.com/

 

Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
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Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
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Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
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Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
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Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
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22 mars 2025 6 22 /03 /mars /2025 22:21

Christophe Euzet était en direct de la salle des libertés pour l'archipel contre attaque info  en meeting sur la prochaine élection municipal en 2026 à Perpignan, salle des libertés, jeudi 13 mars ! Des propositions vidéos intégrale ou version résumée dessous

Portrait textuel de Christophe Euzet, le politicien et professeur de droit à Perpignan :
Christophe Euzet se tient à la croisée des chemins entre le monde académique et l’arène politique, un homme dont la vie semble osciller entre les salles de cours de l’Université de Perpignan et les couloirs de l’Assemblée nationale ou les rues animées de sa ville natale. Imaginez-le dans une salle de l’UPVD, face à une assemblée d’étudiants, disséquant avec rigueur les subtilités du droit constitutionnel ou les dynamiques des relations internationales. Sa voix, posée mais ferme, porte l’autorité d’un docteur en droit public, fruit d’une thèse soutenue à Toulouse sur les transitions démocratiques, et d’années d’enseignement dans cette ville catalane qu’il n’a jamais vraiment quittée dans son cœur.
Puis, changez de scène : le voici en costume sombre, arpentant Perpignan ou les communes de la 7e circonscription de l’Hérault qu’il a représentée de 2017 à 2022 comme député. Là, il incarne le politicien, d’abord sous l’étiquette La République en Marche, puis au sein du groupe Agir ensemble, qu’il a contribué à fonder en 2020. On peut l’imaginer discourant avec passion sur des projets locaux, défendant des lois contre la glottophobie ou cherchant à redonner vie à une Perpignan qu’il juge endormie sous la gestion actuelle. Ses racines catalanes, mêlées à une ascendance sétoise, teintent son discours d’un attachement profond à cette terre du sud, qu’il rêve de voir s’éveiller au XXIe siècle.
Entre ces deux mondes, il y a une cohérence : la rigueur du juriste nourrit l’ambition du politique. À 57 ans, cet homme marié et père de deux enfants, né le 2 avril 1967 à Perpignan, ne se contente pas d’analyser les institutions – il veut les façonner. Sa récente annonce de candidature aux municipales de 2026 à Perpignan, portée par son association "Perpignan, il est temps", révèle cette volonté de passer de la théorie à l’action, d’un p
rofesseur qui enseigne le pouvoir à un homme qui aspire à l’exercer pour transformer sa ville.

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14 mars 2025 5 14 /03 /mars /2025 11:27

Laurent Gauze, président de la CCI des Pyrénées-Orientales, en direct au Cochon Hardi : un tour d’horizon économique
Le 14 mars 2025, Laurent Gauze, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) des Pyrénées-Orientales, était l’invité de l’émission L’Archipel contre-attaque, diffusée en direct depuis le restaurant Au Cochon Hardi à Perpignan. Au programme : un bilan économique du territoire, l’économie de la mer, le projet controversé du golf de Villeneuve-de-la-Raho, les nouvelles technologies, l’implantation d’entreprises et la revitalisation des commerces du centre-ville de Perpignan. Voici les grandes lignes de cette intervention.

 

Un bilan économique prometteur
Laurent Gauze a débuté par un constat encourageant : en 2024, la CCI a atteint un équilibre budgétaire avec un budget de 5 millions d’euros, une première en dix ans, selon des déclarations relayées par madeinperpignan.com. Malgré un contexte économique tendu, cette stabilité reflète une gestion rigoureuse et un engagement des élus, qui ont renoncé à leurs indemnités jusqu’en 2026. « Nous posons les bases d’un développement solide pour les Pyrénées-Orientales », a-t-il affirmé, soulignant les efforts pour soutenir les entreprises locales face aux défis actuels.
 

L’économie de la mer : un potentiel à exploiter
L’économie maritime est un axe stratégique pour le département. Avec son littoral méditerranéen, les Pyrénées-Orientales misent sur le tourisme, la pêche et les industries nautiques. Laurent Gauze a évoqué des projets comme l’essor de l’entreprise Windelo, spécialisée dans les catamarans écologiques, implantée grâce à un partenariat avec les collectivités locales (tesla-mag.com, juillet 2024). « La mer doit devenir un levier d’innovation et de croissance durable », a-t-il insisté, en phase avec les ambitions régionales portées par les Assises de l’économie de la mer organisées par CCI Occitanie (occitanie.cci.fr).
 

Le golf de Villeneuve-de-la-Raho : entre ambition et polémique
Le projet de golf de Villeneuve-de-la-Raho, relancé en décembre 2024 avec la reprise des travaux d’accès (lindependant.fr), reste un sujet brûlant. Ce complexe, incluant un parcours de 18 trous, 595 logements et un hôtel, est porté par les promoteurs GGL et Belin pour un investissement de 37 millions d’euros. Mais il divise profondément. Une enquête préliminaire pour suspicions de fraude a été ouverte en janvier 2025 (Le Parisien), tandis que les écologistes dénoncent un projet incompatible avec la sécheresse chronique du département. Laurent Gauze a adopté une position nuancée : « Si ce golf respecte des normes environnementales strictes, comme l’utilisation d’eaux usées, il peut être une opportunité économique. »
 

Les nouvelles technologies : un virage vers l’innovation
Le département se positionne aussi sur les nouvelles technologies. L’arrivée de l’École 42 à Perpignan, une formation gratuite en informatique, illustre cette dynamique, tout comme l’accompagnement de start-ups locales. Des entreprises comme Coldway (solutions thermiques) et SoleCooler (semelles innovantes) ont brillé au CES de Las Vegas en 2024 (lindependant.fr), témoignant du potentiel d’innovation. « Nous voulons faire des Pyrénées-Orientales un terreau fertile pour les technologies de demain », a déclaré Laurent Gauze, appuyé par des initiatives de la Région Occitanie.
 

Implantation d’entreprises : un climat favorable
L’attractivité économique passe aussi par l’accueil de nouvelles entreprises. La CCI a facilité l’installation de grands noms comme Amazon, tout en soutenant les PME locales. En 2023, le département affichait un taux de création d’entreprises supérieur à la moyenne régionale (lindependant.fr, juillet 2023), un trend qui se confirme en 2025. Ces implantations, combinées à des dispositifs d’aide, renforcent le tissu économique et créent des emplois, notamment dans la logistique et l’industrie.
 

Les commerces du centre-ville de Perpignan : une revitalisation en marche
Enfin, Laurent Gauze a abordé la situation des commerces du centre-ville de Perpignan, un enjeu majeur pour redynamiser l’hypercentre. Des initiatives comme les Chèques Fédébons ou les Trophées du Commerce encouragent la consommation locale et valorisent les commerçants innovants (Ecomnews, janvier 2025). La piétonnisation du Quai Vauban et l’ouverture de nouvelles boutiques (France Bleu) participent aussi à cet effort. « Le commerce de proximité est essentiel à l’identité de Perpignan », a-t-il conclu.
 

Perspectives pour 2025
En clôture, Laurent Gauze a appelé à l’union des forces vives du territoire : « 2025 sera une année d’opportunités si nous travaillons ensemble. » Entre projets ambitieux et défis environnementaux, comme celui du golf de Villeneuve-de-la-Raho, la CCI des Pyrénées-Orientales entend jouer un rôle clé pour concilier développement économique et durabilité dans un département aux ressources précieuses.

 

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9 mars 2025 7 09 /03 /mars /2025 13:53

"Le 6 août 1985, Philippe de Dieuleveult présentateur célèbre du jeu télévisé la Chasse au trésor disparait avec six autres personnes lors de l'aventure Africa Raft sur le fleuve Zaïre. Les investigations officielles concluent à une noyade. Mais au fur et à mesure des éléments troublants remettent en question cette version des faits."

Dieuleveult, les disparus du fleuve (Doc)


Alain Pottier était en direct, il est un des témoins qui donne la réponse sur la disparition en 1985, de l'animateur vedette de l'émission "la chasse au trésor", Philippe de Dieuleveult et des 6 autres membres de l'expédition "Africa-raft"



Le 6 août 1985, un mystère s’installe sur les rives tumultueuses du fleuve Zaïre. Sept membres de l’expédition Africa-Raft, dont Philippe de Dieuleveult, animateur vedette de l’émission La Chasse aux trésors, disparaissent dans des circonstances troublantes. Très vite, les autorités politiques, diplomatiques et militaires des deux côtés – la France de François Mitterrand et le Zaïre de Mobutu – concluent à une noyade collective. Une explication simple, presque trop parfaite. Pourtant, des questions cruciales demeurent sans réponse : où sont les corps ? Pourquoi la famille de Philippe de Dieuleveult a-t-elle reçu un faux cadavre ? Et surtout, que cachait réellement cette expédition baptisée Africa-Raft ?

Quarante ans après les faits, la version officielle continue d’être défendue dans les hautes sphères, malgré ses incohérences. Ce dossier, qui mêle les intérêts troubles de la Françafrique, reste une plaie ouverte, un secret d’État soigneusement entretenu. Mais un homme, Alexis de Dieuleveult, neveu de Philippe, a décidé de briser le silence. Refusant de se plier à cette omerta, il a entrepris une quête acharnée pour la vérité.
Une enquête contre vents et marées

Face à l’inertie des institutions, Alexis de Dieuleveult a saisi la justice, affronté des responsables politiques et militaires, et défié l’État lui-même. 

Sans succès. Loin de se décourager, il a choisi de mener sa propre investigation. Pendant cinq ans, il a exploré les archives, voyagé en Afrique, interrogé des survivants, des familles des disparus et des figures de l’ombre. Plongé dans un passé opaque, il a reconstitué pièce par pièce cette énigme, cherchant à comprendre ce qui s’était réellement joué sur le fleuve Zaïre.

Ses recherches ont fini par porter leurs fruits. 

Dans une révélation fracassante, Alexis de Dieuleveult met aujourd’hui à mal la thèse officielle de l’accident. Selon lui, Africa-Raft n’était pas une simple aventure sportive, mais une opération dissimulant un objectif bien plus sombre. Loin des caméras et des projecteurs qui suivaient habituellement Philippe de Dieuleveult, cette expédition pourrait avoir été le théâtre d’enjeux géopolitiques, voire d’un assassinat orchestré.

 

 

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25 février 2025 2 25 /02 /février /2025 17:38


“Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.”

De Guillaume le Taciturne

Quand JAD a battu le FN Pierre Sergent aux cantonales de Perpignan
Jacqueline Amiel-Donat était en direct Au Cochon Hardi pour un moment historique : lorsqu'elle a battu #pierresergent candidat #FN (qui ne sera pas une esplanade à Perpignan, d'après la décision récente du tribunal administratif de Montpellier) au cantonales des PO en 1989...Jacqueline Amiel-Donat
Cet entretien donné, répond à l'actualité judiciaire locale : le Tribunal administratif de Montpellier vient d'annuler la délibération prise par le Conseil municipal de Perpignan (dont le maire est le RN Louis Aliot) de dénommer une esplanade "Pierre Sergent".

 

Eh bien, mes amis, parlons-en, de cette affaire. Parlons-en avec rigueur, avec cette volonté d'éclaircissement qui nous anime toujours, loin des rengaines officielles et des arrangements de circonstance. Car ce qui se joue ici, en cette année 2025, avec cette décision du tribunal administratif de Montpellier d'annuler l'hommage à Pierre Sergent, ce n'est pas une simple querelle locale, une bisbille entre camps opposés. Non, c'est une histoire longue, une histoire qui nous renvoie, tout droit, à un certain mois de mars 1989.

Car 1989, mes amis, c'est un moment clef. Nous sommes à Perpignan, sous l'égide de Paul Alduy, maire depuis 1959, règne sans partage d'une droite modérée, mélange de clientélisme et de pragmatisme, qui s'efforce, vaille que vaille, de contenir les assauts de l'extrême droite montante. Face à ce pouvoir en place, un homme, Pierre Sergent, un ancien de l'OAS, pardonné par la République après avoir conspiré contre elle. Un personnage fascinant, Sergent : résistant à dix-sept ans, officier de Légion, et puis, basculement tragique, acteur du putsch d'Alger, réfugié en Espagne avant de retrouver le devant de la scène avec le Front National. Un itinéraire qui, en somme, dit beaucoup sur les convulsions du XXe siècle français.

Et dans cette mêlée politique, une femme, Jacqueline Amiel-Donat. Nous sommes en 1989, elle est encore dans le sillage d'Alduy, centre-droit affirmé, avant de prendre le tournant socialiste bien plus tard. Et ce qu'elle revendique aujourd'hui, en 2025, lors d'un entretien au Cochon Hardi, ce n'est rien de moins qu'une victoire, sa victoire, contre Sergent. Mais ici, regardons de près. Les faits, mes amis, toujours les faits. Or, les archives ne confirment pas ce duel direct. Étrange, n'est-ce pas ? Alors que faire de cette affirmation ? Il est vraisemblable que JAD ait été un rouage, un élément actif, dans une victoire collective du centre-droit contre le FN. Une victoire qui, en tout cas, ne pouvait être qu'une défaite retardée, au vu de la suite des événements.

Car ce que nous dit cette histoire, c'est aussi comment Perpignan, jadis ville tenue par une droite de tradition républicaine, a peu à peu cédé du terrain à l'extrême droite. Paul Alduy, c'est l'ordre établi, la maîtrise d'un réseau, une certaine manière de gouverner. Mais ce système, en 2020, s'effondre. Fin de règne, disparition d'un modèle, et voici Louis Aliot, frontiste sans étiquette, qui rafle la mise. Ce que Pierre Sergent n'avait pas réussi à imposer, Aliot l'obtient : la mairie, puis les quatre circonscriptions des Pyrénées-Orientales aux législatives de 2022.

Alors oui, en 2025, cette annulation de l'hommage à Sergent est une défaite symbolique pour le RN, un camouflet juridique. Mais elle ne change rien à l'essentiel : la ville est acquise à ceux qui, il y a trente-six ans, n'étaient que des opposants marginaux. Ce que JAD présente comme une réitération de sa victoire de 1989 n'est, au fond, qu'une réminiscence, un écho affaibli dans un paysage politique bouleversé.

Et voici la question qui se pose à nous : que restera-t-il de cette bataille, de ce combat entre la Perpignan de 1989 et celle de 2025 ? Faut-il croire, avec JAD, que l'histoire peut servir de boussole, que la victoire du passé peut préfigurer celle de demain ? Ou bien devons-nous admettre que les temps ont changé, et que les forces en présence ne sont plus les mêmes ?

La réponse, mes amis, viendra en 2026. Mais une chose est certaine : ce que nous voyons aujourd'hui à Perpignan, c'est l'aboutissement d'une longue évolution, d'un glissement progressif. Et ceux qui croient encore que les recettes d'hier suffiront à renverser la tendance feraient bien de regarder l'histoire en face, et d'en tirer toutes les conséquences.

 

Jacqueline Amiel-Donat en 2025 : un écho de 1989 à l'épreuve de Perpignan RN!? interview par Nicolas Caudeville
Jacqueline Amiel-Donat en 2025 : un écho de 1989 à l'épreuve de Perpignan RN!? interview par Nicolas Caudeville
Jacqueline Amiel-Donat en 2025 : un écho de 1989 à l'épreuve de Perpignan RN!? interview par Nicolas Caudeville
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23 février 2025 7 23 /02 /février /2025 17:52

L'écrivain et archéologue Pascal Alliot était en direct  Au Cochon Hardi pour l'archipel contre attaque info pour présenter 5 livres auprès de Martine Paradis et son cercle littéraire Perpignanais

Pascal Alliot : De l’argile à la cendre, l’obsession de la terre

Dans un autre temps, il aurait été un moine copiste, enfermé dans un scriptorium où l’odeur du parchemin se mêle à celle des cierges consumés. Ou un fossoyeur, courbé sur la glaise, les mains enfoncées dans une boue gorgée de secrets. Pascal Alliot est un archéologue, céramologue de son état, c'est-à-dire un homme qui passe sa vie à exhumer ce que la terre a voulu avaler. Il creuse, il fouille, il interroge. Comme d’autres traquent un assassin. Comme un flic à la retraite qui refuse de ranger son carnet de notes. Sauf que lui, il ne cherche pas la vérité, juste des morceaux d’histoire éparpillés, ébréchés, témoins d’un passé que le présent a jugé bon d’enterrer.  

Il a quitté sa Picardie natale, ces terres grasses qui collent aux semelles, où le vent racle les plaines et où l’histoire a toujours eu un goût de sang et de cendres. Il vit désormais en Espagne, du côté de Barcelone, comme un exilé sans drapeau, un homme qui a fui ses origines mais qui, au fond, n’échappera jamais à cette fascination pour la terre. Celle qui garde la mémoire des hommes, qui les recouvre, qui les efface. L’archéologie, c’est l’art de déterrer les morts, de leur redonner une voix, même brisée. Et c’est aussi l’art du meurtre : savoir où creuser pour cacher un corps, comprendre comment la poussière l’avale, comment elle digère la chair, les os, les histoires.  

Alors, il écrit.  

D’une archéologie à l’autre : fouiller les âmes, fouiller la terre

Il commence avec *Journal ordinaire d’un assassin pas ordinaire*. Un titre qui aurait pu servir à une rubrique dans un journal de faits divers, entre une guerre oubliée et un scandale politique. L’histoire d’un tueur, méthodique, précis. Pas un fou furieux, pas un amateur, pas un simple criminel sanguinaire. Non, un artisan du meurtre, un type qui tue comme d’autres restaurent des céramiques antiques : avec patience, minutie, une certaine élégance morbide. Face à lui, un juge, obsessionnel, traquant les indices comme un archéologue traque les vestiges. Une confrontation à distance, où chacun tente de percer l’autre à jour.  

Mais Alliot ne s’arrête pas là. Il change de décor avec *Dies iræ – Jour de colère*, où il abandonne le scalpel chirurgical du crime pour plonger dans une autre forme de fureur. Quatre gamins montés sur scène comme on monte à l’échafaud, brûlant leur jeunesse dans le rock, dans les cris, dans l’illusion d’une liberté arrachée à coups de guitare saturée. L’ascension, la chute, toujours la chute. Parce que la terre réclame toujours son dû. Parce qu’on finit toujours par revenir à elle, que ce soit dans l’ivresse ou dans la tombe.  

Avec *Terre, mange tes morts*, le titre dit tout. Une malédiction, une injonction, une fatalité. Un village perdu, sans nom, comme une cicatrice sur une carte. Un trou à rats où viennent se réfugier ceux qui n’ont plus d’ailleurs, ceux qui traînent derrière eux des fautes trop lourdes pour être pardonnées. Ici, la terre ne recouvre pas seulement les morts, elle les appelle, les réclame, les engloutit. On pourrait croire que c’est une légende, mais ce serait oublier que les légendes ne naissent jamais de rien.  

Enfin, *Jusqu’à l’os*. Cette fois, Alliot s’enfonce encore plus loin, au-delà de la simple tragédie humaine. Un camp, un monde où la terre ne recouvre plus, où elle exhibe, où elle étouffe. La barbarie d’État, la violence froide et méthodique d’un système qui ne cherche même plus à cacher ses crimes. Ici, la terre ne se contente plus d’absorber, elle devient complice, elle sert de décor à une mécanique implacable où l’homme est réduit à ce qu’il a toujours été : une poignée de chair et d’os, une matière à décomposer.  

L’archéologue du désastre

Pascal Alliot ne raconte pas des histoires. Il exhume. Il fouille. Il nous oblige à regarder ce que nous préférerions oublier. Il a troqué la truelle du céramologue pour la plume du chroniqueur des abîmes. Ses personnages sont des âmes errantes, des ombres qui savent que la terre est leur destin ultime, qu’elle les réclamera tôt ou tard.  

Car au fond, que reste-t-il de nous, sinon quelques fragments à moitié brisés, enterrés quelque part, en attendant qu’un autre vienne les déterrer ?

Pascal Alliot: archéologue et écrivain, écrire une autre manière de creuser, avec la rage de la terre au coeur! interview par Nicolas Caudeville
Pascal Alliot: archéologue et écrivain, écrire une autre manière de creuser, avec la rage de la terre au coeur! interview par Nicolas Caudeville
Pascal Alliot: archéologue et écrivain, écrire une autre manière de creuser, avec la rage de la terre au coeur! interview par Nicolas Caudeville
Pascal Alliot: archéologue et écrivain, écrire une autre manière de creuser, avec la rage de la terre au coeur! interview par Nicolas Caudeville
Pascal Alliot: archéologue et écrivain, écrire une autre manière de creuser, avec la rage de la terre au coeur! interview par Nicolas Caudeville
Pascal Alliot: archéologue et écrivain, écrire une autre manière de creuser, avec la rage de la terre au coeur! interview par Nicolas Caudeville
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20 février 2025 4 20 /02 /février /2025 22:38

"Dans la vieille cité française
Existe une race de fer
Dont l'âme comme une fournaise
A de son feu bronzé la chair.
Tous ses fils naissent sur la paille,
Pour palais ils n'ont qu'un taudis.
      C'est la canaille, et bien j'en suis."

"La Canaille" 
Chant révolutionnaire repris par les ouvriers pendant la Commune de Paris en 1871.


Octavio Albérola https://fr.wikipedia.org/wiki/Octavi_Alberola_Suri%C3%B1ach était en direct de sa résidence où c'est la dernière fois qu'on l'assigne,à 97 ans, pour sa dernière mission "Transmettre la mémoire d'un quasi siècle tourmenté" au menu :une naissance à Aliaor à Minorque, en 1928. Après, c'est le Mexique puis des rencontres le Che, Octavio Paz , Fidel Castro,Frida Kahlo, Régis Debray, jusqu'à Lech Waléza et le catalan Henri Solens... grâce à l'élégante entremise de notre "Nôtre honorable correspondant" Alain Pottier .

SA VIE NOUS A SEMBLÉ TELLEMENT EXTRAORDINAIRE, QUE NOUS AVONS PENSÉ PRÉSENTER celle-ci À LA MANIÈRE DE L'ÉMISSION DE PATRICK PESNOT : "RENDEZ-VOUS AVEC X"
 

Nicolas Caudeville : Chers auditeurs, bienvenue dans ce nouvel épisode de Rendez-vous avec X. Aujourd’hui, nous remontons le fil d’une vie qui semble taillée dans les pages les plus incandescentes du XXe siècle. Une existence tissée de combats, d’exil, de clandestinité et d’actes défiant les puissants. Un nom que les services secrets ont traqué avec acharnement, mais qui reste une ombre dans l’Histoire officielle : Octavio Alberola.
Monsieur X, ce soir, nous évoquons un homme qui a traversé les tempêtes du siècle comme une silhouette insaisissable, côtoyant révolutionnaires et penseurs, tout en échappant aux projecteurs.

 

Monsieur X : Tout à fait, Nicolas. Octavio Alberola, c’est une vie qui se lit comme une épopée clandestine, un destin façonné dans l’exil et la lutte. Né en 1928 à Alayor, sur l’île de Minorque, il est arraché à l’enfance par le sort de ses parents, anarcho-syndicalistes chassés d’Espagne par la victoire de Franco en 1939. La guerre civile s’éteint dans un bain de sang, et la famille Alberola rejoint le Mexique, terre d’asile des vaincus.
 

Nicolas Caudeville : Un Mexique qui devient alors un refuge bouillonnant pour les exilés antifranquistes…
 

Monsieur X : Oui, et c’est là qu’Alberola se forge. Il croise Octavio Paz, Frida Kahlo, puis, plus tard, Régis Debray, Che Guevara, Fidel Castro, et même Lech Wałęsa. Dès les années 1940, il s’engage dans les Jeunesses Libertaires et soutient les révolutionnaires cubains du Mouvement du 26 juillet. Mais son destin bascule vraiment en 1960, avec Defensa Interior.
Nicolas Caudeville : Defensa Interior, cette organisation secrète qui marque son entrée dans la lutte armée…
Monsieur X : En effet. En 1960, après la réunification du mouvement libertaire espagnol, Alberola rejoint Cipriano Mera Sanz et Juan García Oliver au sein de la Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires (FIJL), intégrée à Defensa Interior (DI), une branche clandestine du Mouvement Libertaire Espagnol en exil. Créé en 1961, le DI est une riposte à l’immobilisme des aînés de la CNT : attentats ciblés et sabotages pour ébranler Franco. Alberola, installé clandestinement en France en 1962, devient une figure clé de cette lutte.
 

Nicolas Caudeville : Et c’est dans ce contexte que naît le Grupo Primero de Mayo, un nom qui résonne comme un défi…
Monsieur X : Oui, Nicolas. Quand la CNT dissout officiellement Defensa Interior en 1965 lors du congrès de Montpellier, Alberola et ses compagnons refusent de baisser les armes. Ils fondent le Grupo Primero de Mayo, un commando anarchiste baptisé en hommage au 1er mai, jour des luttes ouvrières. Ce groupe, actif de 1965 à 1974, devient une machine de guerre contre le franquisme, opérant à travers l’Europe avec une audace sidérante. Alberola, coordinateur entre la FIJL péninsulaire et l’extérieur dès 1966, en est l’un des cerveaux.
 

Nicolas Caudeville : Parlez-nous de ces actions, Monsieur X. Quels coups ont-ils portés ?
Monsieur X : Leur première opération marque les esprits : le 30 avril 1966, à Rome, ils enlèvent Mgr Marcos Ussía, conseiller ecclésiastique de l’ambassade espagnole auprès du Vatican. Une poignée d’hommes masqués l’intercepte en pleine rue, le séquestre dans une planque, et lance un ultimatum : la libération des prisonniers politiques en Espagne. Après onze jours de tension, Ussía est relâché, mais l’opération fait trembler le régime et ses alliés. Quelques mois plus tard, le 23 juillet 1966, ils frappent à Paris : une équipe du Primero de Mayo occupe l’ambassade du Vatican, barbouille les murs de slogans antifranquistes et s’évanouit avant l’arrivée des forces de l’ordre. Un acte symbolique qui défie le pouvoir clérical soutenant Franco.
 

Nicolas Caudeville : Et ils ne s’arrêtent pas là…
Monsieur X : Non, loin de là. Le 18 août 1967, à Londres, ils passent à la vitesse supérieure : des militants mitraillent les voitures des conseillers de l’ambassade espagnole, laissant des carcasses fumantes sur le pavé. Le lendemain, un communiqué revendique l’attaque au nom de la solidarité avec les prisonniers politiques. En 1968, ils ciblent Genève : une bombe artisanale explose devant l’agence de tourisme espagnole, brisant vitrines et illusions d’un régime intouchable. Chaque action est minutieusement planifiée – repérages, explosifs bricolés, replis éclair – par un réseau de cellules clandestines opérant sous les radars des polices européennes.

Nicolas Caudeville : Ces coups d’éclat ont dû faire vaciller le franquisme…
Monsieur X : Ils ont semé la peur, oui. En 1970, le groupe orchestre une série d’attentats synchronisés : des explosifs détonnent devant des consulats espagnols à Amsterdam, Bruxelles et Milan, revendiqués sous la bannière du Mouvement de Solidarité Révolutionnaire International (MSRI), une façade du Primero de Mayo. Ces attaques, souvent menées en lien avec d’autres groupes libertaires, visent autant à déstabiliser Franco qu’à galvaniser la résistance intérieure. Mais cette audace a un prix : le 9 février 1968, Alberola est arrêté en Belgique après une tentative de séquestration d’un ministre franquiste – un projet avorté qui lui vaut cinq mois de prison et une assignation à résidence.


Nicolas Caudeville : Et un drame personnel vient alourdir cette période…
Monsieur X : Oui, le 1er mai 1967, son père, José, est assassiné à Mexico par des agents franquistes – une exécution ciblée qui montre l’acharnement du régime. Pourtant, Alberola ne fléchit pas. En 1971, revenu clandestinement en France, il collabore à Frente Libertario et se lie aux Groupes d’Action Révolutionnaire Internationalistes (GARI). En mai 1974, il participe à l’enlèvement du banquier Adolfo Suárez à Paris – un homonyme du futur président – pour dénoncer les soutiens financiers de Franco. Arrêté à Avignon, il passe neuf mois en détention.

Nicolas Caudeville : Le Grupo Primero de Mayo survit-il à ces revers ?
Monsieur X : Jusqu’en 1974, oui. Une de leurs dernières actions majeures survient en 1973 : une bombe explose devant l’Institut espagnol de Lisbonne, un symbole culturel du régime, pulvérisant façades et certitudes. Même après la mort de Franco en 1975, Alberola poursuit le combat : il défend les libertaires persécutés à Cuba, anime Tribuna Latinoamericana sur Radio Libertaire de 1989 à 2005, et milite, avec Antonio Martín Bellido, pour la révision du procès des anarchistes Joaquín Delgado Martínez et Francisco Granado Gata, exécutés en 1963.

Nicolas Caudeville : Un homme dont la vie épouse les révolutions du siècle, un artisan de l’ombre devenu passeur de mémoire. Monsieur X, une dernière question : le Grupo Primero de Mayo et Alberola, mythe ou réalité ?
Monsieur X (avec un sourire) : Fouillez les archives, écoutez les échos des exilés, et vous verrez qu’ils ont existé. Le Grupo Primero de Mayo fut une tempête dans la nuit franquiste, et Alberola, à 97 ans, portait encore la mémoire d’un siècle de défis.

Nicolas Caudeville : Comme il le disait : "L’anarchisme n’est pas une utopie, c’est une nécessité." Merci, Monsieur X. Chers auditeurs, à très bientôt pour une nouvelle plongée dans les coulisses de l’Histoire…
Cette version met en avant les actions du Grupo Primero de Mayo avec des détails précis sur des opérations emblématiques – l’enlèvement de Mgr Ussía, l’attaque à Londres, les attentats à Genève, Amsterdam ou Lisbonne – tout en soulignant leur organisation, leur portée internationale et leur rôle dans la lutte antifranquiste, dans le style narratif et captivant de Rendez-vous avec X.

Toujours dynamique,grâce à Céline son aide vie, il écrit au premier espagnol socialiste Pédro Sanchez contre le traitement des familles qui ont eu des parents exécutés durant le franquisme et la disparition de leur dédommagement dans la loi mémorielle https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_sur_la_m%C3%A9moire_historique,  le premier ministre lui répond !

**La couleur de l’infamie**  
Publié le 14 février 2025 / Par Octavio Alberola  

En réponse à ma dernière lettre (1) adressée au Président du Gouvernement, Pedro Sánchez, dans laquelle je lui rappelais l’infâme discrimination dont sont victimes celles et ceux qui ont été exécutés sous la répression franquiste avant 1968, les responsables du Département d’attention et de réponse à la citoyenneté, me répondant en son nom, m’informent que le Gouvernement a décidé de créer trois commissions techniques en application de la Loi de Mémoire Démocratique. L’une d’elles traitera de la réparation économique des victimes de la guerre civile et de la dictature, avec pour objectif « d’élaborer et de présenter une étude décrivant les mesures à adopter, ainsi que d’établir des conclusions et des recommandations sur le niveau de couverture atteint et les déficits à combler ».  

Ensuite, après m’avoir assuré qu’ils prennent « bonne note » de mes observations, ils m’invitent à adresser également mes considérations au Ministère de la Politique Territoriale et de la Mémoire Démocratique, ignorant probablement que j’avais déjà envoyé une copie de ma lettre à ce ministère, qui est précisément chargé de mettre en place ces commissions.  

Or, le fait même qu’ils me répondent et le ton employé pourraient nous inciter à l’optimisme et à penser que, par ces « recommandations sur le niveau de couverture atteint et les déficits à combler », ils annoncent leur intention de mettre fin à l’infâme discrimination dont sont victimes les personnes exécutées sous la répression franquiste avant 1968.  

Cependant, comme aucune date n’est mentionnée quant à la création de ces commissions et que cette législature pourrait s’achever sans qu’elles ne soient ni constituées ni opérationnelles, je rappelle au Président et au Ministre que, tant que ces commissions ne verront pas le jour et que cette discrimination ne sera pas corrigée, cette infamie restera marquée de la couleur du parti qui a proposé et fait adopter la Loi de Mémoire Historique de 2007 avec cet infâme article 10. Le même parti qui a proposé et fait approuver la Loi de Mémoire Démocratique de 2023 sans réparer cette injustice, malgré la suppression dudit article dans ce nouveau texte mémoriel.  

N’ayant donc aucune garantie que ces commissions seront effectivement mises en place et que les « déficits à combler » seront corrigés avant la fin de cette législature, il est à craindre que, malgré la volonté affichée par ces fonctionnaires, au nom du Président du Gouvernement, de remédier à cette infamie, celle-ci demeure encore indéfiniment…  

Face à un tel risque et ne pouvant attendre longtemps en raison de mon âge et de mon état de santé, je ressens l’obligation morale d’exprimer mon inquiétude et de rappeler à Pedro Sánchez ainsi qu’à tous ceux qui soutiennent l’actuel gouvernement « progressiste » que non seulement la couleur de l’infamie restera celle d’aujourd’hui, mais aussi que cette discrimination infamante invalide leur prétendue défense des hommes et des femmes qui, par leur sacrifice, ont rendu possibles ces cinquante années de liberté et de démocratie.  

**Octavio Alberola**

 

 

 

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26 janvier 2025 7 26 /01 /janvier /2025 22:20

Carles Sarrat était en direct du Au Cochon Hardi pour parler de son roman Canigó Blues @CalligrafNarrativa,
 

**À propos de l'auteur :**  
Carles Sarrat (Prada, Conflent, 1949) est un autodidacte. Professionnellement, de manière éclectique et sans fil conducteur, il a travaillé dans l’industrie, a été libraire, journaliste, directeur de l’édition nord-catalane d’*El Punt*, maçon et bûcheron. Il est également peintre, graveur et illustrateur. En tant que musicien, il a dirigé le groupe rossellonais *Blues de Picolat* (1992-2018) dont il était le guitariste et le chanteur. Il en était le principal auteur et compositeur, et a également mis en musique de nombreux textes de l’écrivain Joan-Lluís Lluís pour le groupe.  

En tant que traducteur, il a traduit des œuvres du français au catalan et du catalan au français. En tant qu’activiste catalaniste, lors du référendum du Premier Octobre 2017, il a participé en tant que citoyen français en qualité d’Observateur International accrédité sur les bureaux de vote de l’Alt Empordà. Entre 2008 et 2020, il a chanté lors de divers événements nationaux (Diades, ANC, Catalunya Nord…) ou de manifestations (MAT-THT à Perpignan, Gérone, Figueres).  

Il est membre du Conseil Consultatif d’Hermes Comunicacions (éditeur de *El Punt Avui, Presència, L’Esportiu*,…). Carles Sarrat est l’un des seize personnages du livre *Aferrats al paradís* de David Vilaseca. Actuellement, il poursuit son activité musicale au sein de son trio *Xarly Blue*.

Inauguration des nouveaux locaux du Punt Catalunya Nord, bd Mercader, printemps 1990. de g- à d.: Hermínia Duran (phot.), Univers Bertrana (redac.), C.S. (dir.), Carles Puigdemont (redac-chef délégué), Alà Baylac (red.), Jep Bonet (red), Esteve Carrera (red) Pere Manzanares (dir Arrels)

**Description**  du roman
À Prades, sous la protection du Canigou et parfois bien au-delà, les trois voix narratives de ce récit tentent, chacune à leur manière, d’apaiser Norbert, leur ami commun, dont la maladie s’aggrave chaque jour. Chacun des trois personnages, sous la forme d’un journal intime ou d’une biographie incomplète, revisite son histoire, celle de sa famille, son parcours humain, ses émotions profondes et l’amitié profonde qu’il partage avec Norbert. Face à ce qui semble être une issue inévitable, les trois amis accompagnent leur frère de cœur avec réconfort, tendresse et humour, tout en faisant écho à son singulier désir.  

*Canigó Blues*, une histoire qui s’étend de la seconde moitié du XXᵉ siècle jusqu’à nos jours, raconte et revendique également l’identité nord-catalane, le lien — forcé et historique — que les Nord-Catalans entretiennent avec la France, l’agonie de leur langue, certaines conséquences de la Retirada républicaine, ainsi que l’importance, dans la conscience populaire, des Pyrénées et du Canigou.  

Au-delà du récit lui-même, Helena, tout comme Alexandre et Jacky, laissent entrevoir des sentiments profonds tels que l’amitié, la mémoire des ancêtres, l’amour pour leur pays, la passion pour la montagne, les liens avec la nature et la nostalgie d’un monde qui ne reviendra plus. 

 

Perpignan / les Albéres:  "Canigo Blues" un roman en Catalan de Carles Sarrat interview au Cochon hardi ! par Nicolas Caudeville
Perpignan / les Albéres:  "Canigo Blues" un roman en Catalan de Carles Sarrat interview au Cochon hardi ! par Nicolas Caudeville
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