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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
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29 décembre 2025 1 29 /12 /décembre /2025 16:50

"Peut-être l'homme est-il en voie d'humanisation mais il n'est pas moins certain qu'il demeure, et par son corps et par le redoutable poids de ses instincts ancestraux, très solidement enraciné dans le pré-humain. "

Théodore Monod

Homo Sapiens ou Homo Demens

Dans la nuit des temps, quand l’homme n’était encore qu’une ombre errante sur la terre des hommes, il a levé les yeux vers les étoiles, non pas pour les conquérir, mais pour y chercher un sens à sa fragilité. Chez Néandertal déjà, les rites funéraires naissaient, timides fleurs déposées sur les tombes, comme si l’esprit refusait que la mort fût une fin absolue. Et plus tard, dans les grottes profondes de Chauvet ou de Lascaux, Homo sapiens traçait sur les parois sombres des bisons et des chevaux en pleine course, des mains ouvertes en signe d’alliance avec l’invisible. Ces premiers mythes, ces peintures pariétales, n’étaient pas simples ornements : ils étaient le cri d’un être qui, du matériel, tentait d’appréhender le spirituel.

Hervé Vigier, dans son ouvrage Homo Sapiens ou Homo Demens – Ombre et lumière de l’esprit humain (éditions Télètes, 2025), nous invite à cette même contemplation. Fils d’un père catalan résistant, décoré Grand Officier de la Légion d’honneur, et d’une mère basque, il porte en lui cette terre du Sud où les vents contrariés forgent les caractères. Vivant près de Toulouse, entouré de philosophes, de psychologues et d’amis de tous horizons, il a choisi de tracer, à travers l’histoire de l’humanité, la course éternelle entre l’ombre et la lumière.Car l’homme est double. Sapiens, quand il accueille, quand il pratique la justice et la bienveillance, quand il ose la révolte face à l’intolérable et la transgression positive qui enfante le progrès. Demens, quand il cède aux pulsions destructrices, aux illusions du pouvoir matériel, aux fossoyeurs de l’esprit qui administrent ce qu’il appelle l’« Absurdistan ».

Vigier nous rappelle que dès la préhistoire s’est construit un inconscient collectif, sécrétant l’héroïsme, la spiritualité, le désir d’immortalité.

L’esprit fait alors enfanter le lumineux par l’obscur ; la conscience communie avec l’action ; Homo sapiens atteint la Sagesse et renonce au leurre surhumain.Pour poursuivre cet élan, écrit-il, il faut écarter les agitateurs de l’Homo demens, sortir chacun de son ombre pour apporter son flambeau, et placer la fraternité au cœur de nos préoccupations – cet amour du vivre-ensemble dans un humanisme respectueux de chaque culture, au sein d’une Civilisation de l’Universel.

Il n'y a pas si longtemps, Hervé Vigier était en direct depuis le café « Au Cochon Hardi », lieu convivial de Perpignan, pour l’émission de l’Archipel contre-attaque info. Il y présentait son livre avec la passion tranquille de ceux qui ont longuement médité. 

Le samedi 6 décembre – même si le calendrier nous joue parfois des tours –, il alu les premiers chapitres à la médiathèque de Saint-Hippolyte, suivi d’un apéritif fraternel où, sans doute, les verres levés scellérent un peu plus cette lumière qu’il nous appelle à porter.Comme dans les nuits du désert saharien que j’ai autrefois survolées, où les hommes autour du feu se révélaient frères sous les étoiles indifférentes, ce livre de Vigier nous rappelle une vérité simple et profonde : l’homme n’est grand que lorsqu’il accepte sa dualité, qu’il transforme son ombre en marche vers la lumière. Il ne s’agit pas de conquérir le ciel, mais de le comprendre ; non de dominer la terre, mais de la servir. Et dans cette quête, chaque lecteur, chaque auditeur, devient un peu plus humain.

 

 L’Homme est-il sage ou fou ? Une méditation vigérienne sous les étoiles! interviews et vidéos d'hervé Vigier par Nicolas Caudeville
 L’Homme est-il sage ou fou ? Une méditation vigérienne sous les étoiles! interviews et vidéos d'hervé Vigier par Nicolas Caudeville
 L’Homme est-il sage ou fou ? Une méditation vigérienne sous les étoiles! interviews et vidéos d'hervé Vigier par Nicolas Caudeville
 L’Homme est-il sage ou fou ? Une méditation vigérienne sous les étoiles! interviews et vidéos d'hervé Vigier par Nicolas Caudeville
 L’Homme est-il sage ou fou ? Une méditation vigérienne sous les étoiles! interviews et vidéos d'hervé Vigier par Nicolas Caudeville
 L’Homme est-il sage ou fou ? Une méditation vigérienne sous les étoiles! interviews et vidéos d'hervé Vigier par Nicolas Caudeville
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8 décembre 2025 1 08 /12 /décembre /2025 12:03

Perpignan/ municipales 2026: Bruno Nougayréde fait l'union des partis à droite et au centre!
Bruno Nougayrède officiellement candidat à la mairie de Perpignan 100 % Perpignan était en direct Au Cochon Hardi pour parler des ralliements des parties de droite et du centre,le quartier St Jacques et l'article sur lui du Le Canard enchaîné ... qu'il pense téléguidé par un proche de Louis Aliot. Le canard enchaïné qui en remet une couche la semaine d'après avec le contrat d'édition des mémoires de Jean-Marie le Pen signé au Rocher (voir image
) 

Faut-il y voir un signe qu'il est le seul à pouvoir inquiéter la ré-élection de Louis Aliot où de la méchanceté gratuite ? https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2023/12/perpignan-agression-verbale-et-attaques-personnelles-d-andre-bonet-contre-l-opposant-bruno-nougayrede-tension-au-conseil-municipal.html

Cependant, on a toujours pas de précision sur le programme et qui des partis politiques qui l'ont rejoint seront présent sur une liste à la base de "société civile" 

 

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8 décembre 2025 1 08 /12 /décembre /2025 10:22


Après quarante ans d'enseignement en lycée, comme professeur agrégé de sciences sociales, et vingt ans de travail en formation initiale et continue des professeurs - ou des étudiants se destinant à l'enseignement-, je continue une fois retraité de me consacrer à l'activité de recherche en didactique de l'économie.
Mes études doctorales m'ont permis en effet de m'engager dans l'activité de recherche en économie dès les années 1980,avant ma participation à des équipes de recherche, en économie et sciences sociales d'abord, et en didactique de l'économie ensuite, 
Ces dernières années je me suis orienté en particulier vers l'analyse de l'évolution des enseignements économiques en France et en Europe.
Mes recherches s'engagent à nouveau, aujourd'hui, dans le champ de la science régionale, dans lequel j'ai travaillé pour ma thèse et jusqu'aux années 1990. Avec mon collègue et ami Hervé Blanchard, de l'université de Perpignan, nous travaillons à renouveler l'étude de l'économie des Pyrénées Orientales, dans la perspective ouverte en 1993 par Henri Solans, dans son "Essai sur l'économie des Pyrénées Orientales". Il s'agit de chercher à confirmer que cette économie est toujours régie par une culture économique spécifique, qualifiée de "culture rentière
".

 

Nous l'avons rencontré pour un direct "au cochon hardi" histoire parler des enjeux à coeur des municipales dans les PO, pas sa version "parade des dessins animés" parce qu'à l'Archipel contre attaque, nous vous devons plus que la lumière ! 

 

 

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1 décembre 2025 1 01 /12 /décembre /2025 17:08

 

Alain Valdés était en direct pour l'archipel contre attaque info Au Cochon Hardi pour parler de sa création musicale et de la création musicale ici et de sa diffusion de son partenariat avec @Ania Bereghova...un sujet pour les municipales et la culture

 

 

 

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24 novembre 2025 1 24 /11 /novembre /2025 16:16

"Aller voir là-bas si vous y êtes avec des convictions mais sans certitudes.
Voir avec les yeux de l'autre.
Partager.
Interpréter le réel avec intelligence et émotion.
Préférer toujours la parole au discours.
Chercher les lignes de force et les brèches dans l'inaperçu, dans l'inattendu, dans le terrain toujours vague de l'immédiat, dans une voix, dans un regard, dans un doute, dans un événement minuscule ou dans le panneau où tout le monde fonce en même temps.
Et tant pis si c'était un leurre.
Tant pis si ce n'était que le clinquant de l'instantané.
Tant pis si nous n'avons fait que partager l'ébriété du présent.
Tant pis si l'Humanité n'était que ça ..."

Là-bas si j'y suis. Carnets de routes
Daniel Mermet

Daniel Mermet "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"festival du film social et ouvrier"
Daniel Mermet était en direct pour l'archipel contre attaque info au Clap Cine Carmaux pour présenter la seconde partie du documentaire "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis" https://www.youtube.com/watch?v=MGh5and21rk pour le festival du film social et ouvrier" : Carmaux, c'était là bas si j'y étais !

Daniel Mermet, mon pote Daniel
(paroles à chanter sur l’air de Tranche de vie ou Mamadou m’a dit, comme vous voulez)

Y’a un gars qu’est né aux Pavillons-sous-Bois
En quarante-deux, quand tout partait en bois
Huit mouflets dans l’appart, la mère au turbin
Le père à l’usine, et l’espoir au fond d’un verre de rouge bien trop fin  Il a vu les flics cogner sur les Algériens
Place de la République, un soir d’octobre soixante et un

Il a porté des valises, il a planqué des frères
Et il s’est dit : « Faut jamais fermer sa gueule, jamais, jamais »  Il a fait les Beaux-Arts, il dessinait des jouets
Des robes pour le magazine Elle, ça payait le loyer
Mais le théâtre l’a chopé, avec Lemoine et les copains
Ils ont fait Mortimer Baltimore, Avignon les a pris dans ses bras
Et puis pfft, plus un rond, rideau, on remballe les planches
On range les rêves dans un carton, direction France Culture, sans branche  Il a fait causer les fous, les peintres sans école

Il a fait swinguer le jazz, trembler les ondes avec des histoires d’alcool
Chair de poule, Tendre est la nuit, il a même fait bander la radio
Les bigots écrivaient à la direction : « C’est la fin du monde, oh là là, oh là là ! »  Et puis un jour d’été quatre-vingt-neuf

Il a pris le micro et il a dit : « Là-bas si j’y suis »
C’était plus une émission, c’était une barricade en direct
Avec le répondeur qui gueulait plus fort que tous les intellects  Il est allé au Rwanda quand le monde regardait ailleurs

Il a trouvé Valentine dans un tas d’os et de pleurs
Il a pleuré dans le micro, il a pas eu honte
Et nous on pleurait avec lui, collés à la montre  Sarajevo, la Tchétchénie, la Palestine en sang
Les usines qui ferment, les paysans qui se pendent
Les sans-papiers, les sans-dents, les sans-rien-du-tout
Il leur a filé le micro : « Allez, parle, c’est à toi, surtout »  On l’a traité de rouge, de gaucho, de casse-burnes
De complotiste avant l’heure, de vieux con qui retourne

On a voulu le virer en deux mille quatorze
« Trop vieux, trop cher, trop chiant », qu’ils disaient dans les bureaux  Mais Daniel, il a rigolé, il a repris son baluchon
Il a monté là-bas point org, avec les potes, sans patron
Vingt mille abonnés, un million d’écoutes par mois
Et toujours la même voix, rauque et douce à la fois :  « Salut les jetables, salut les oubliés
On va pas se laisser faire, on va pas s’laisser bouffer
On est là, on est là, même si on n’est plus à l’antenne
On est là-bas si j’y suis… et putain, on y est encore, amen ! »  Allez Daniel, vieux frère, vieux pirate au cœur gros

Continue de nous raconter le monde comme il va pas trop
T’es notre Béranger à nous, avec un micro au lieu d’la guitare
Et quand tu parleras plus, ben… on mettra l’répondeur en boucles, pour que ça dure encore.

 

En Bonus track, mais qui aura son quart d'heure wharolien à elle toute seule Pauline Richard sa distributrice des films des 2 Rives....

Pauline Richard, les films des 2 Rives au festival du film social et ouvrier de Carmaux
Les Films des 2 rives étaient en direct pour l'archipel contre attaque au festival du film social et ouvrier de Carmaux Clap Cine en la présence de Pauline avec les films de Pierre Carles sur les #FARCS https://www.youtube.com/watch?v=E2_oYK7OCoM et le deuxième tome du documentaire sur #Howardzin une histoire populaire des États-Unis de @Daniel Mermet

Carmaux: Là-bas si j'y suis avec Daniel Mermet et Pauline Richard distributrice des 2 Rives pour "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"! interviews par Nicolas Caudeville
Carmaux: Là-bas si j'y suis avec Daniel Mermet et Pauline Richard distributrice des 2 Rives pour "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"! interviews par Nicolas Caudeville
Carmaux: Là-bas si j'y suis avec Daniel Mermet et Pauline Richard distributrice des 2 Rives pour "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"! interviews par Nicolas Caudeville
Carmaux: Là-bas si j'y suis avec Daniel Mermet et Pauline Richard distributrice des 2 Rives pour "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"! interviews par Nicolas Caudeville
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23 novembre 2025 7 23 /11 /novembre /2025 18:10

"Putain, j’avais un boulot en or ! Il faut que je fasse le con à vingt-sept ans et demi de la retraite, moi."

Michael Kael contre la World News Company.

https://www.youtube.com/watch?v=SbmJFAFkCTA

https://www.youtube.com/watch?v=QhVLDnt0MDg

Le 11 iéme festival du film social et ouvrier a eu lieu le week-end dernier à Carmaux. La programmation était comme d'habitude passionnante, ce n'est pas le thème qui détermine et "le concernant" d'un sujet et le thème social et ouvrier concerne la majorité des Français et pourtant il apparaît peu dans les narratifs de presse...C'est une chance d'être invité à ce festival, qui permet de belles rencontres,excusez du peu : Benoît Delépine (les guignols, Groland...) ,le documentariste Pierre Carles  ( "Pas vue, pas pris", "La sociologie est un sport de combat !" "Volem rien foutre à la pays"... , Daniel Mermet (sur France inter, puis le net la mythique émission "Là-bas, si j'y suis" qui a, entre autres, former un certain François Ruffin) , sans oublier la guest-star Belge, l'artiste et réalisateur (parfois perpignanais) Jan Bucquoy ! 

C'est le roman de chevalerie et ses preux de ma jeunesse anar, qui défilait devant moi. Et à laquelle je pouvais poser des questions sur le temps qui passe, et le temps qu'il fait...

Benoit, je le suivais depuis "Les Guignols de l'info" sur Canal, entre humour aussi noir que le café du matin et poésie lunaire ("Sur-piqûres oranges: Raimond Barre en Jean !") , puis vint "Groland" où notamment, il incarnait le journaliste international à la Dan Rather, le fameux Michael Kael (qui, je dois dire à beaucoup inspiré ma manière de pratiquer le journalisme et l'interview #décalageCulerunmouton...https://www.youtube.com/watch?v=e5HlLlTuOnQ) et ensuite les longs-métrages de Cinéma comme "Altra" le road-movie de 2 handicapés jusqu'en Finlande en chaises roulantes(où, Jan Bucquoy jouait un rôle).

À Carmaux, il venait présenter son film "Animal Totem" pour avant-première. C'est près d'une heure d'interview en 2 partie qu'il m'a accordé ! Elle commence par un "Bonjoir" Groandais en 2 compatriotes picards exilés...

 

Pour lui le Général de Gaulle est le plus grand des gauchistes

https://www.youtube.com/shorts/ydvcbgT-iFk

 

 

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20 novembre 2025 4 20 /11 /novembre /2025 19:19

"1870-1871 : la guerre civile dans les P-O ?" Interview bande-annonce de la conférence que donnera Jérôme Quaretti,  vendredi 21 novembre à 17h30 au hall Guy Malé du Conseil départemental , quai Sadi Carnot à Perpignan

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9 novembre 2025 7 09 /11 /novembre /2025 17:58

Ô mes bons compères, mes francs buveurs, mes joyeux gorgeurs de vin qui n’avez peur ni du tonnerre ni de la soif, approchez-vous de cette chronique, car je vais vous narrer, à la façon de maître François Rabelais, le grand, le pantagruélique, le rabelaisien Salon Be Ranci !, septième du nom, qui se tiendra le lundi dix novembre de l’an de grâce deux mille vingt-cinq, dans les entrailles mêmes des Caves Byrrh à Thuir, au cœur du Roussillon, terre de soleil, de vent et de vins qui ont plus de rides que le front d’un vieux moine après matines.ou alors écoutez l'équivalent actuel à savoir le sieur Lhérier dans ses harangues vidéos plus bas...https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/perpignan/lundi-8-novembre-salon-be-ranci-rencontres-europeennes-des-vins-oxydatifs-secs.html

 

Chapitre premier : De l’origine des rancios secs, plus anciens que les cornes de Moïse

Sachez, ô mes amis, que le rancio sec n’est point un vin de messe pour bigots ni un jus de raisin pour pucelles timorées, mais un breuvage forgé dans le feu du temps, l’oxydation et la patience, comme un géant qui aurait dormé cinq ans dans un fût de chêne sans ouillage, sans mutage, sans sucre résiduel, sans vergogne. Né sur les coteaux catalans avant même que les Romains n’aient songé à y planter la vigne, il fut d’abord vin de famille, gardé jalousement dans les caves comme un trésor de pirate. On le faisait rôtir au soleil, on le laissait pleurer la part des anges, on le secouait dans des dame-jeannes comme un enfant turbulent, jusqu’à ce qu’il prenne robe d’ambre, odeur de noix rance, de café brûlé, de sous-bois humide et de vieux cuir de Cordoue.Au XXe siècle, hélas ! ce noble nectar fut banni des tables par les docteurs ès-vins qui ne juraient que par le fruité, le frais, le léger. On le relégua au rang de vin de table, de vin de cuisine, de vin de grand-mère. Mais en l’an 2011, l’association Les Rancios Secs du Roussillon, véritable Confrérie des Buveurs Hardis, obtint deux IGP : Côtes Catalanes Rancio Sec et Côte Vermeille Rancio Sec. Slow Food le classa en Sentinelle, comme on protège un ours des Pyrénées. Et en 2012, on comptait à peine cinq mille bouteilles de cinquante centilitres par an. Dix ans plus tard ? Quarante-cinq vignerons ! Quarante-cinq fous magnifiques qui osent défier le temps !

Chapitre second : De la naissance du Salon Be Ranci !, ou comment on dit « Soyez rances ! » en catalanglais

C’est en 2014, sous l’égide de vignerons et de l'ancien président de Slowfood France Jean Lhériier, que naquit Be Ranci ! D'abord avec son préquel au Sud chez les frères Roca au Mas Marroch prés de Girona fief des fréres Rocahttps://www.dailymotion.com/video/k4AhYJ8LUrqXP08wEM8 (voir docuemtentaire: les frères Roca inventent le racio sec au Mas Marrochhttps://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/article-vins-rancios-secs-la-video-interview-du-salon-a-gerone-josep-roca-jean-lheritier-benoit-danjou-b-121271111.html), non pas comme un salon de province pour marchands de vin aigre, mais comme une grande foire pantagruélique où l’on boit, où l’on rit, où l’on parle, où l’on chante les louanges du rancio. Le nom ?

Un jeu de mots divin : Be Ranci ! comme Be drunk! mais en catalan, Vi Ranci !

Soyez rances, mes frères ! Buvez rance ! Vivez rance !

D’abord tenu à Perpignan, tous les deux ans (2014, 2016, 2018, 2019), il s’ouvrit vite à l’Europe : Jura, Loire, Sud-Ouest, Espagne, Portugal, Grèce, Italie… Une grande famille de vins oxydés, de vins de voile, de vins qui ont plus de caractère qu’un capitaine de galère après trois jours de tempête.https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/perpignan/lundi-8-novembre-salon-be-ranci-rencontres-europeennes-des-vins-oxydatifs-secs.html

Chapitre troisième : Des Caves Byrrh, plus vastes que la panse de Gargantua

Et cette année, ô miracle ! le salon quitte les salles modestes pour s’installer dans les Caves Byrrh, à Thuir. Imaginez, mes amis : un lieu bâti en 1866 par les frères Violet, Simon et Pallade, deux apothicaires qui, lassés de vendre des tisanes, inventèrent le Byrrh, vin tonique au quinquina, breuvage rouge comme le sang d’un taureau, doux comme le miel, fort comme l’amour d’une Catalane.Là, dans la salle des Grands Foudres, se dresse la plus grande cuve en chêne du monde, un million deux cent mille litres, capable de noyer un régiment de Suisses ! Classées Monument Historique en 2020, ces caves sentent le bois centenaire, le vin vieilli, l’histoire. C’est là, dans ce ventre de géant, que 90 vignerons viendront présenter leurs rancios, leurs vins jaunes, leurs olorosos, leurs assyrtikos, leurs vins de Madère, venus de France, d’Espagne, du Portugal, de Grèce, d’Italie, de Hongrie.

Chapitre quatrième : Du programme, plus riche que le banquet de Pantagruel

Entrée : 15 € (avec un verre gravé, plus précieux qu’un calice d’or).
Horaires : de 10 h à 19 h, le lundi 10 novembre 2025.
Ateliers :À 11 h, accords mets et rancios avec Laetitia Mathieu, responsable pédagogique de l’Institut Régional de Sommellerie (25 €).
À 11 h 30, dégustation de rancios âgés de plus de cinquante ans, avec Jean Lhéritier (30 €). Oui, cinquante ans ! Des vins qui ont vu naître des rois, des révolutions, des guerres, et qui sont encore là, solides comme des chênes.
Nouveauté : un trophée du meilleur rancio sec, décerné par un jury de sommeliers, chefs, journalistes – plus sévère que le tribunal de l’Inquisition.
Dédicace : Christine Campadieu, auteur de Le Rancio, signera son livre comme un évêque signe une bulle.
Vente aux enchères : une peinture de Paul Schramm, illustrateur des étiquettes de rancio, plus rare qu’un unicorn.
Restauration : food-trucks sur place, car un ventre vide ne saurait goûter le rancio.

Chapitre cinquième : Des parrains, plus illustres que les apôtresLe salon est placé sous le haut parrainage de :Pierre Gagnaire, chef multi-étoilé, qui cuisine comme on écrit de la poésie.
Bastien Debono, Meilleur Sommelier de France 2024, qui sent un vin à dix lieues et le décrit mieux qu’un notaire décrit un testament.

Chapitre sixième : Informations pratiques, pour les pèlerins de la soif

Lieu : Caves Byrrh, 6 boulevard Violet, 66350 Thuir.
Billetterie : https://my.weezevent.com/salon-europeen-des-vins-oxydatifs
Contact : 06 08 83 29 67

Épilogue : Buvez, ô mortels !Allez donc, mes frères, mes sœurs, mes amis, courez à Thuir, remplissez vos verres, videz vos goussets, ouvrez grand vos narines et vos gosiers. Car Be Ranci !, c’est plus qu’un salon : c’est une messe païenne, une fête dionysiaque, un hymne au temps, à l’oxydation, à la vie qui fermente.Buvez rance ! Vivez rance ! Soyez rances !Et que le diable emporte les buveurs d’eau !

 

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6 novembre 2025 4 06 /11 /novembre /2025 19:57

"- J'en ai marre, dis-je. Je crie. Je vais crier. Je vais hurler. Je vais bramer... Ouâouâouâouâ...

J'ai poussé un glapissement à faire honte à Tarzan et je me sens beaucoup mieux. La grande salle où nous sommes résonne sinistrement.

- Vous êtes cinglé, Bailey, dit Mike. À quoi ça vous avance de beugler comme ça.

- Ça soulage, Mike, dis-je. Essayez. C'est fameux."

Et on tuera tous les affreux
Boris Vian 

Dermatose bovine dans les Pyrénées-Orientales : quand la FDSEA veut abattre les vaches... et les candidats aux municipales 2026 Perpignan, ce jeudi

– Par A Tonnerre:, chroniqueur agricole et politique imaginaire

 Pyrénées-Orientales, département où les vaches paissent paisiblement entre les vignes de Banyuls et les plages de Collioure en compagnie des ours (c'est pourça que l'ours polaire devenant solaire, devient brun...), où le vent marin porte l'odeur de la mer... et, désormais, celle d'une épidémie de dermatose bovine. Cette maladie de peau qui gratte, qui irrite, qui rend les bêtes plus nerveuses qu'un supporter du XV catalan face à un arbitrage toulousain. Et qui, comble de l'ironie, fait jaser jusqu'à la FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles), ce bastion paysan qui n'hésite plus à mélanger les troupeaux aux urnes.

Car oui, la FDSEA, dans un communiqué aussi solennel qu'un taureau en rut, réclame à cor et à cri que l'abattage des bêtes infectées soit "limité aux seuls animaux malades". Fini les sacrifices collectifs ! Plus de génocides laitiers pour un bouton sur la croupe d'une génisse égarée.

"On n'est pas des barbares, on est des éleveurs !", tonne le président du syndicat, M. Jean-Pierre "Le Corral" Dupont, un homme dont la moustache évoque plus un lasso qu'un scalpel. Et on le comprend : dans un monde où le bio règne et où l'on recycle même les crottes de chèvre en engrais, abattre tout un cheptel pour une démangeaison, c'est comme raser Perpignan pour un tag mal orthographié sur un mur de la Castillet.

Mais attendez, chers lecteurs, car la satire pointe son museau roux.

Imaginez un instant : et si, par un funeste hasard, un des candidats aux municipales de 2026 était... diagnostiqué ? Diagnostiqué quoi, me direz-vous ? Eh bien, porteur d'une "dermatose politique bovine" – cette affection chronique qui fait que certains aspirants maires grattent là où ça ne se gratte pas, irritent les électeurs avec des promesses enflammées, et finissent par voir leur carrière se couvrir d'ampoules électorales. Un eczéma idéologique, en somme : rougeur sur les programmes, gonflement des egos, et des plaques de démagogie qui s'étendent comme une marée noire sur la côte Vermeille.

Prenons l'exemple hypothétique de notre candidat vedette, appelons-le M. "Taureau" Martin, un colosse du centre-ville qui promet de transformer le marché de la Halle aux Poissons en arène high-tech.

Diagnostiqué positif à la DBPC (Dermatose Bovine Politique Catalane), il se mettrait à brouter des discours ou plutôt des élucubrations à vocation populaire : "Citoyens, je suis malade, mais mon programme est sain ! Abattez-moi si vous voulez, mais épargnez mes colistiers – eux, ils n'ont que des verrues de coalition !" La FDSEA, fidèle à ses principes, exigerait alors un abattage sélectif : "Limité aux seuls animaux malades ! Pas touche aux veaux innocents du parti, même s'ils puent le lait caillé de promesses non tenues."

Et que dire des autres ?

La candidate écologiste, avec son rash anti-nucléaire qui la fait éternuer des particules fines ? Abattue sur-le-champ, au nom de la "santénaturelle". Le jeune loup du RN, dont la peau politique est couverte de tatouages "France d'abord" qui pèlent au soleil des sondages ? Direction l'abattoir, mais avec une banderole "Vive la viande locale !". Quant au macroniste repentant, il se gratterait le crâne en cherchant un remède miracle : "Un vaccin européen contre la démangeaison administrative ? Bruxelles paie !"Bien sûr, tout ceci est du vent marin – ou du fumier pyrénéen, c'est selon...

Mais dans les Pyrénées-Orientales, où les vaches et les vanités se disputent les pâturages, on se demande : la FDSEA va-t-elle bientôt syndiquer les candidats ?

"Pour un abattage éthique des promesses électorales !" clameraient-ils depuis les estrades du Salon de l'Agriculture catalan. Et nous, simples électeurs, on rirait jaune, en sirotant un muscat : après tout, dans ce département, même les épidémies finissent en farce.En attendant le verdict vétérinaire – et électoral – restons vigilants. Si votre maire en herbe se met à mugir des discours incohérents, appelez la FDSEA. Ou un bon dermatologue. Ou les deux.

 – Parce que même les vaches méritent un peu d'humour: même vachard.
 

Le massacre continue : José Perez Ces vaches sont vaccinées mais malgré tout les pouvoirs publiques continuent l'abattage systématique. José Perez ce 30 Octobre 2025 à Souanyas dans les Pyrénées-Orientales en région Occitanie.

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6 novembre 2025 4 06 /11 /novembre /2025 11:32

"Quand un peuple n'ose plus défendre sa langue, il est mûr pour l'esclavage."

Remy de Gourmont
 

 15 oct. 2025 Lluís Dagues était en direct pour l'Archipel Contre-attaque Au Cochon Hardi pour parler de l'état du catalan , la langue catalane et l' habitant va-t-il continuer de porter la barratina du plan Racine, sans se comporter comme un plaideur, encore longtemps ?

Lluís Dagues, le Catalan qui écrit Perpignan avec un accent Dans les ruelles de Perpignan, où le vent du Canigou se mêle aux odeurs de rousquilles et de café brûlé, on trouve parfois des hommes qui portent la ville comme un vieux pardessus trop large. Lluís Dagues est de ceux-là. Il n’est pas né ici – ou peut-être que si, peu importe –, mais il y a poussé comme une vigne sauvage entre les pierres du Castillet. Historien de formation, journaliste de métier, chroniqueur de radio quand l’envie le prend, il est surtout un de ces rares individus qui savent que l’identité n’est pas un drapeau, mais une cicatrice.

On le croise parfois au Periscopi, cette émission où il dissèque l’actualité catalane avec la lenteur d’un dégustateur de vin rouge. Il parle bas, presque en confidence, comme s’il craignait que Paris ne l’entende. « Huit cents euros par Parisien, douze par Nord-Catalan », lâche-t-il un jour dans El Món, et le chiffre reste en suspension, lourd comme une cloche fêlée. Ce n’est pas de la rancœur, non. C’est de la précision chirurgicale. Dagues n’aime pas les grands gestes ; il préfère les petites vérités qui font mal.En 2018, des étudiants de l’École de journalisme de Paris l’avaient filmé devant un panneau routier mal orthographié. « Perpinyà avec un « y », vous vous rendez compte ? » disait-il, mi-amusé, mi-désespéré.

Être catalan, expliquait-il, c’est « un moyen de se faire reconnaître comme Français aux yeux des Français ». Phrase cruelle, presque trop juste. Il n’y a pas de révolte chez Dagues, juste cette ironie douce-amère des gens qui savent que l’histoire ne leur rendra jamais justice, alors ils la racontent quand même.Il écrit comme on marche dans les vignes : lentement, en regardant où poser le pied. Ses chroniques dans La Semaine du Roussillon ou ses billets sur la photographie sous-marine de Louis Boutan (un autre Perpignanais oublié) ont cette lumière particulière des après-midi d’octobre, quand le soleil baisse et que tout semble plus vrai.

Il n’invente rien, il exhume. Des noms, des dates, des silences. Il sait que la Catalogne du Nord n’est pas une province, mais un pays qui a mal à sa langue. Et c’est là que les chemins de Dagues croisent ceux d’autres gardiens du feu, comme Carles Sarrat, cet ancien directeur de l’édition nord-catalane d’El Punt – ce journal qui, depuis les années 80, a jeté des ponts fragiles entre Perpignan et Gérone, entre le franc et la peseta. Sarrat, guitariste bluesy du groupe Blues de Picolat, militant acharné pour un Consell per la República qui embrasse les deux rives, a toujours recommandé, dans ses chroniques et ses discours, de lire les plumes comme celle de Dagues. Non pas pour les flatter, mais parce que ces textes-là, ancrés dans le local, rappellent que la Nord-Catalogne n’est pas une annexe oubliée, mais un poumon essentiel. Dans les colonnes d’El Punt Avui, successeur de cet El Punt qu’il a porté à bout de bras jusqu’en 1994, Sarrat évoquait souvent ces voix discrètes : « Lisez-les, dit-il en substance, car elles disent ce que Paris refuse d’entendre, ce que Barcelone idéalise. Elles disent Perpignan, avec son accent cassé et son orgueil intact. »

Une recommandation qui n’est pas un compliment de salon, mais un appel au devoir : pour que la langue catalane ne soit pas reléguée aux menus des restaurants, mais qu’elle pulse dans les pages, comme un blues du Canigou.Sur X, sous le pseudo @DaguesLou
, il poste peu. Une photo de la mer à Banyuls, un lien vers un article, une phrase en catalan. Rien de tapageur. Il n’a pas besoin d’abonnés ; il a Perpignan. Et Perpignan, malgré elle, a besoin de lui. Parce qu’il est de ces hommes qui, sans jamais lever la voix, rappellent qu’on peut être français, catalan, et surtout soi-même – même quand l’État oublie de mettre des accents sur les panneaux.Un jour, peut-être, on écrira son nom correctement sur une plaque. En attendant, il continue d’écrire le sien, lettre après lettre, dans les marges d’une France qui regarde ailleurs. Et grâce à des passeurs comme Sarrat, ces marges s’élargissent, page après page, jusqu’à ce que la Nord-Catalogne, enfin, se sente lue.
 

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