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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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9 février 2026 1 09 /02 /février /2026 16:15


« Dilexit veritatem » : ces mots, épitaphes de Marc Bloch signifiant « J'ai chéri la vérité »,

La panthéonisation de Marc Bloch le 23 juin 2026 constitue un événement historique majeur pour la France. 

Annoncée par Emmanuel Macron le 23 novembre 2024 lors des commémorations des 80 ans de la Libération de Strasbourg, cette entrée au Panthéon honore l’historien médiéviste, cofondateur de l’école des Annales, intellectuel engagé et résistant juif fusillé par la Gestapo le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans, près de Lyon.Initialement prévue le 16 juin – jour anniversaire de son exécution –, la cérémonie a été décalée d’une semaine en raison de la tenue du G7 à Évian-les-Bains du 15 au 17 juin 2026.

Elle se tiendra donc le 23 juin, soit un peu plus de 82 ans après sa mort.Marc Bloch entre au Panthéon pour « son œuvre, son enseignement et son courage », selon les mots du président de la République, qui a salué sa « lucidité cinglante », son « audace des mots et des idées » doublée de « courage physique », et sa « volonté française jusqu’à son dernier souffle ».Une reconnaissance attendue, mais sous conditions fortes posées par la familleLa famille de Marc Bloch, représentée notamment par sa petite-fille Suzette Bloch et son arrière-petit-fils Matis Bloch (mandataires des ayants droit), a accueilli cette décision comme « un grand événement » et une reconnaissance officielle de l’État.

Cependant, elle a posé des conditions claires dans une lettre adressée à Emmanuel Macron, publiée notamment par plusieurs médias :Marc Bloch doit entrer au Panthéon avec son épouse Simonne Bloch (née Vidal).
L’extrême droite, « dans toutes ses formes », doit être exclue de toute participation officielle à la cérémonie.

La famille insiste sur le caractère profondément antinationaliste de l’œuvre de Bloch, construite contre le « roman national » et la réduction de l’histoire française aux frontières nationales. Elle rappelle son engagement antifasciste précoce (il signa l’appel des intellectuels antifascistes en 1934) et met en garde contre toute tentative de récupération politique, comme celles déjà observées par le passé (notamment des citations décontextualisées par certains responsables d’extrême droite).

Suzette Bloch a tenu à souligner dans plusieurs interventions que « tous les étudiants en histoire l’ont lu » et que cette panthéonisation permettra de remettre en lumière un penseur dont la réflexion reste d’une brûlante actualité :

la critique de la désinformation, la défense de l’université libre, le refus des simplifications nationalistes, et l’appel à comprendre le présent par une connaissance honnête du passé.

Les éclairages de Suzette Bloch dans les entretiens à l’Archipel contre-attaque

Dans les échanges menés par Nicolas Caudeville pour le média  L’Archipel contre-attaque (notamment lors d’un hommage organisé à l’Université de Perpignan Via Domitia en novembre 2024), Suzette Bloch a partagé des souvenirs familiaux et des réflexions personnelles sur son grand-père.Elle y décrit un homme passionné par la transmission du savoir, un pédagogue exigeant, un combattant des deux guerres mondiales (décoré pour son courage en 1914-1918), et un résistant de la première heure dans le mouvement Franc-Tireur. Elle évoque aussi l’Apologie pour l’histoire (écrit inachevé en 1944, publié posthumément), où Marc Bloch développe sa vision d’une histoire totale, comparative, attentive aux mentalités et aux structures profondes des sociétés – une méthode qui a révolutionné la discipline.

Suzette Bloch insiste sur la dimension humaine : un intellectuel qui n’a jamais séparé la réflexion de l’action, un juif laïc profondément attaché à la République, un patriote universaliste hostile à tout chauvinisme. Elle rappelle que l’exécution de Marc Bloch, après torture, fut un crime nazi visant à la fois l’homme, le juif et l’intellectuel libre.Ces entretiens, réalisés dans un cadre local et engagé à Perpignan, ont permis de présenter Marc Bloch non comme une statue du passé, mais comme une figure vivante dont les combats – contre la désinformation, pour la liberté académique, contre les replis identitaires – résonnent particulièrement aujourd’hui.

Un symbole pour l’université et la République

De nombreuses institutions (Paris 1 Panthéon-Sorbonne, EHESS, ENS, Centre Marc Bloch de Berlin) organisent depuis 2025 des cycles de conférences, journées d’étude et podcasts autour de sa vie, de ses combats et de son héritage. La panthéonisation du 23 juin 2026 s’inscrit dans ce mouvement plus large de redécouverte d’un penseur qui incarne à la fois l’excellence intellectuelle et l’engagement civique.En attendant la cérémonie, la famille et les historiens veillent à ce que cet hommage reste fidèle à l’esprit de Marc Bloch : lucide, intransigeant sur les valeurs républicaines et antifascistes, et résolument tourné vers la compréhension du monde plutôt que vers sa mythification.

 

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9 février 2026 1 09 /02 /février /2026 12:51

Elne (Pyrénées-Orientales), le 9 février 2026 – À moins de six semaines du premier tour des élections municipales (15 et 22 mars 2026), un changement de taille vient d’être officialisé dans le camp de la majorité sortante à Elne.

Le maire en exercice depuis de nombreuses années, Nicolas Garcia, a annoncé samedi 7 février sur les réseaux sociaux qu’il laissait la tête de liste de « Elna Endavant – En avant Elne » à son adjoint André Trives. Lui-même se placera en troisième position sur la liste.Ce passage de témoin n’est pas une surprise totale : depuis décembre 2025, la campagne de la liste de gauche (soutenue par un collectif citoyen et des valeurs sociales, démocratiques et environnementales) mettait en avant un tandem équilibré entre l’expérience de Nicolas Garcia et le dynamisme d’André Trives.

Le maire sortant, également premier vice-président du conseil départemental des Pyrénées-Orientales, cumulait 36 ans d’engagement municipal dont 19 comme maire.

André Trives, agriculteur de 42 ans élu depuis plus de cinq ans et délégué à l’agriculture, incarnait quant à lui le « souffle nouveau » et une gestion rigoureuse inspirée de son métier d’entrepreneur agricole reconnu.Dans son communiqué, Nicolas Garcia a confirmé rester pleinement engagé : « Je reste candidat en troisième position sur la liste Elna Endavant », tout en soulignant son soutien sans faille à André Trives pour conduire la campagne et, potentiellement, la mandature à venir.De son côté, André Trives a rapidement réagi sur les réseaux sociaux avec émotion : « Aujourd’hui, c’est avec une émotion sincère et avec honneur que je prends la tête de liste de l’équipe Elna Endavant, en avant Elne ». Il a rendu hommage à Nicolas Garcia, qu’il décrit comme celui qui lui a fait aimer le mot « politique », et s’est adressé aux Illibériens (habitants d’Elne) pour poursuivre le travail collectif entamé.Un « secret de Polichinelle » devenu officielSelon L’Indépendant, qui a couvert l’annonce le 8 février 2026, ce choix était un « secret de Polichinelle » dans les milieux politiques locaux.

La liste « Elna Endavant » a déjà lancé plusieurs actions concrètes ces derniers mois : marches exploratoires dans la ville haute, porte-à-porte pour diffuser le programme 2026-2032, réunions publiques et participation active aux débats organisés par la presse régionale (notamment sur le centre-ville, l’intercommunalité, la santé ou l’urbanisme).Le programme met l’accent sur la préservation du patrimoine catalan, la valorisation de l’identité illibérienne, la réhabilitation de lieux comme la salle Hélèna, la poursuite d’« Elne Ville Jardin », des mesures de sécurité en ville basse (bornes escamotables) et une nouvelle fête populaire estivale.

Contexte électoral tendu

Elne compte quatre listes déclarées principales. La majorité sortante devra faire face à des candidatures d’opposition (Elne autrement, Elne pour tous, Elne à cœur), dans une ville où les enjeux locaux – dynamisation du centre-ville, logement, agriculture, culture catalane – cristallisent les débats.Cette transmission de flambeau vise clairement à rajeunir l’image de l’équipe tout en capitalisant sur le bilan de Nicolas Garcia. Reste à savoir si les Illibériens valideront ce tandem réorganisé lors des urnes.

Suite au débat de l'Indépendant, nous avions reçu la tête de liste Christelle Jimenez de "Elne pour tous" https://www.youtube.com/watch?v=wCminpaZsAw

Christelle Jimenez ex adjointe n'2 de l'actuel maire d'Elne Nicolás García Dans un débat de L'Indépendant Perpignan (ou Andre Trives, pourtant tête de liste était représenté par le futur ex maire Nicolas) . Autant dire le débat était mal mené, mauvaise présentation du journaliste, approximations,( trop de proximité avec le Maire,qu'il appelait par le prénom, tout en ignorant qu'il n'aille n'était plus communiste) ,les 3 autres étaient relégués à la valeur de simples "faire valoir" laissant ainsi la place du sieur Garcia à l'occupation de sa liberté d'expression... L'archipel contre attaque propose un match retour sans les représentants presque officiel de l'actuelle majorité municipale pour les autres puissent énoncer leur programme auprès des Illiberien DU Coeur

 

 

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8 février 2026 7 08 /02 /février /2026 18:25

"Les femmes pardonnent parfois a celui qui brusque l'occasion, mais jamais a celui qui la manque."

 "Il croit qu'il devient sourd parce qu'il n'entend plus parler de lui."

Talleyrand

C'était annoncé par l'archipel contre attaque dés la désignation d'Agnès Langevine par Raphaël Glucksmann pour l'étiquette place publique : https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/09/perpignan/municipale-agnes-langevine-couronnee-par-glucksmann-veut-degommer-mathias-blanc-et-squatter-le-trone-de-la-gauche.html 

L'information est confirmée par plusieurs sources fiables ce jour (8 février 2026)(l'Agglorieuse) .Le conseil national du Parti socialiste (PS), réuni ce matin à Paris (dimanche 8 février 2026), a décidé de retirer l'investiture officielle à Mathias Blanc pour les élections municipales de Perpignan (scrutin prévu les 15 et 22 mars 2026).Mathias Blanc, avocat et ancien conseiller départemental PS, menait la liste « Perpignan Autrement », soutenue localement par une partie du PS, par le PCF et d'autres composantes de gauche. Il avait été désigné tête de liste dans un contexte de division à gauche, face notamment à :la liste d'Agnès Langevine (ex-EELV, désormais Place publique) alliée à la centriste Annabelle Brunet,
et celle de Mickaël Idrac (LFI + Verts + Génération.s).

Malgré le soutien clair de la fédération PS des Pyrénées-Orientales à Mathias Blanc (vote massif fin janvier 2026), la direction nationale a tranché en sa défaveur, dans le but probable de favoriser une union plus large ou de soutenir l'autre pôle (Langevine-Brunet), où certains socialistes (comme Frédéric Monteil) ont déjà basculé.Conséquences immédiates :Mathias Blanc se retrouve sans étiquette officielle PS pour sa campagne.
Il a déjà affirmé à plusieurs reprises (notamment en janvier) qu'il maintiendrait sa candidature quoi qu'il arrive, en s'appuyant sur les militants locaux et le soutien du PCF. https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/09/perpignan/outrement-leur-tete-de-liste-s-appelle-mathias-blanc-c-est-juste-ou-alors-c-est-le-retour-du-grand-blanc-avec-une-chaussette-noire-par-robert-dainar.html

Ce choix national accentue la division à gauche à Perpignan, ville détenue depuis 2020 par Louis Aliot (RN), qui brigue un second mandat (malgré la menace d'inéligibilité liée à l'affaire des assistants parlementaires européens, dont le jugement en appel est imminent).La principale source de l'annonce est L'Indépendant (article publié aujourd'hui), qui titre sur ce « bras de fer à gauche » et le retrait de l'investiture.

C'est pour ça, qu'il ne désirez pas nous répondre: il s'avait déjà comment ce devait déjà se terminer! Un autre Mathias Blanc est possible et il s'appelle Agnès https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/10/perpignan/municipales-2026-face-a-agnes-langevine-socialisme-ou-barbarie-un-autre-mathias-blanc-est-il-possible-par-robert-dainar.html

Cela veut-il dire que "Perpignan autrement" va se ranger comme un seul homme à la liste "Perpignan plus fort" comme l'oignon fait la force ? Pas sûr !

Les esprits problématiques ont réagi comme dit: "le clown Blanc, c'est fait virer par Madame déloyale !" 

Sa sent la mutinerie à gauche et une campagne discrète à l'autre liste de gauche menée par la LFI  : "Perpignan changer d'air!"

 

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18 janvier 2026 7 18 /01 /janvier /2026 18:08

"En 2018, le mouvement des Gilets Jaunes a bouleversé la France. Ma mère en faisait partie. Moi, je suis restée à distance, sans comprendre. Aujourd'hui, je ressens le besoin de dire : j'ai compris. Ce film ne veut pas rejouer le passé, mais prendre le pouls du présent."

Léna ICHKHANIAN

 

 


Vingt-quatre ans, Saint-Étienne en guise de point de départ et de point de non-retour.  Lena ICHKHANIAN fait un film. Il s’appelle Fenwick.  Ce n’est pas un film gentil. Ce n’est pas non plus un film qui hurle pour qu’on l’entende. C’est un film qui écoute – vraiment – ceux que les micros des plateaux snobent depuis des années, ceux qu’on filme de loin quand ça casse, mais qu’on n’entend jamais quand ils parlent calmement, quand ils disent pourquoi ça a cassé depuis si longtemps.Partout où les Gilets jaunes ont laissé des traces de pneus, de lacrymo séchée et de discussions à 4 heures du matin autour d’un brasero qui pue le gasoil, Elle et son équipe ont roulé.

Drôme, Bourgogne, Lorraine, banlieue parisienne, Besançon, et bien sûr Saint-Étienne – la ville qui m’a appris à reconnaître la rage avant même de savoir la nommer.

Ils ont cherché un mot. Un visage. Celui de la colère sociale qui ne s’excuse plus d’exister.

Retraités qui comptent les centimes sur le ticket de caisse, gamins qui savent déjà que le diplôme ne sauvera rien, anciens manifestants aux mains encore marquées par les flashballs, ex-CRS qui baissent les yeux quand on leur demande pourquoi ils ont cogné, habitants des quartiers où la police passe plus souvent que le facteur : une dizaine de voix, pas plus, mais choisies comme on choisit des témoins oculaires après un accident industriel. Pas pour faire joli sur l’affiche. Pour essayer de comprendre comment ça bouillonne encore sous la peau du pays, comment ça s’exprime, comment ça se tait quand les caméras repartent, comment ça revient en force dès que le prix du fioul ou du pain flambe à nouveau.

1 h 12. Pas plus.

Parce que la vérité n’a pas besoin de trois heures pour se faire entendre quand on la laisse parler sans lui mettre de filtre.Visa CNC en poche. Première projection au Méliès à Saint-Étienne en décembre : salle comble, des gens debout au fond, des questions qui duraient plus longtemps que le générique. D’autres projections se montent, lentement, comme un barrage filtrant qui finit par laisser passer la lumière.

Aujourd’hui, avec ce qui se passe ces dernières semaines – les cortèges qui repartent, les ronds-points qui toussent à nouveau, les visages masqués par la colère plutôt que par le virus –, je me dis que Fenwick n’est pas un film sur le passé. C’est un film sur ce qui n’a jamais vraiment cessé de brûler.

On cherche une salle. 200 places minimum.

Dans les prochaines semaines. Parce que ce n’est pas le moment de parler tout seul dans le vide.  Si vous avez une salle, un public, une envie de mettre le doigt dans la plaie qui ne cicatrise pas : contactez-moi.  La colère sociale ne demande pas la permission pour exister.
Elle demande juste qu’on arrête de faire semblant de ne pas l’entendre.Léna – Fenwick – janvier 2026

 

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7 janvier 2026 3 07 /01 /janvier /2026 23:16

"Ce qui rend un homme malheureux, ce n'est pas de mourir, ni même de mourir de faim. Beaucoup d'hommes sont morts.Tous les hommes sont mortels. C'est de vivre dans la misère sans savoir pourquoi, de travailler comme des bêtes sans rien gagner, d'avoir le coeur usé, d'être épuisé, isolé, sans amis, dans un "laissez- faire "glacial et généralisé."
Jack London
(Le peuple d'en bas)

Pour l’instant, aucune réaction publique des bénévoles impliqués, des élus ou de la mairie n’a été rapportée dans les médias. L’article de Marianne est la seule source qui a couvert cette affaire jusqu’à présent ; les journaux locaux comme L’Indépendant ou France Bleu n’en parlent pas encore.C’est une enquête préliminaire, donc les faits allégués restent à prouver. Si de nouveaux éléments émergent (auditions, perquisitions, etc.), ça pourrait évoluer rapidement. Quand les bénévoles détournent l'aide alimentaire : drôle de scandale à Pézilla-la-Rivière Resto des sans-coeur Par Léo Le Calvez Publié le 07/01/2026 à 18:00

Les Loups Affamés de Pézilla

Dans les plaines brûlantes du Roussillon, où le vent du sud charrie l'odeur des vignes et de la terre sèche, se dresse le petit bourg de Pézilla-la-Rivière. La Têt coule là, lente et paresseuse sous le soleil catalan, bordée de peupliers qui murmurent comme des sentinelles fatiguées. C'est un pays de contrastes : la richesse des récoltes pour certains, la misère nue pour d'autres. Et dans cette lutte éternelle de l'homme contre la faim, contre la nature impitoyable de la vie, surgit une histoire primitive, presque animale – celle des colis alimentaires qui devaient nourrir les faibles, mais qui, au fil des ans, se vidaient comme une proie dévorée par la meute.Imaginez l'homme primitif, celui qui gratte la terre pour survivre, qui attend sa part du gibier communal.

À Pézilla, depuis 2015, le Centre Communal d'Action Sociale distribuait ces colis, fruits des invendus des grandes surfaces, des subventions de l'État et de l'Europe. Des pâtes, du lait, des conserves – des miettes de la civilisation moderne pour ceux que la vie avait brisés. Les bénéficiaires payaient une petite contribution, modeste, et venaient chaque lundi au local du 14 Carrer Pau Berga. Ils repartaient avec l'espoir d'un repas décent, d'une trêve dans la bataille quotidienne contre le vide de l'estomac.Mais la nature humaine est plus féroce que le vent de la tramontane.

Depuis au moins 2019, disent les plaignants, un système s'était installé, sournois et implacable. Les bénévoles, ces gardiens autoproclamés de la charité, se servaient les premiers. Les colis arrivaient pleins ; ils repartaient maigres, vidés de leur substance. Les denrées disparaissaient dans les coffres des voitures, emportées vers des maisons confortables.

Des témoins parlaient de dégustations dans le local même – des produits testés, goûtés, consommés par ceux qui devaient seulement distribuer. Et parmi ces bénévoles, certains portaient l'écharpe des élus : l'adjointe aux affaires sociales, Nathalie Piqué, une femme de soixante ans, candidate à la succession du maire, vice-présidente du CCAS. Elle, qui veillait sur les pauvres, était accusée de fermer les yeux – ou pire.Un détective privé, mandaté par un plaignant, avait suivi la meute de juin à octobre. Ses rapports étaient froids, précis, comme le journal d'un trappeur dans le Yukon : des bénévoles chargeant des sacs entiers, repartant vers leurs foyers.

Des excédents, disaient-ils, distribués aux animaux ou aux bénévoles eux-mêmes. Mais la loi de la jungle n'admet pas cela : quand le faible attend sa part, le fort ne doit pas la lui ravir sous prétexte de surplus.Début décembre 2025, deux plaintes atterrirent au parquet de Perpignan. Un bénéficiaire et un proche, soutenus par six attestations d'autres affamés, brisèrent le silence. "J'avais honte d'être pauvre, honte qu'on profite de nous comme ça", écrivit l'une des victimes. Honte, oui – cette émotion primitive qui ronge l'âme comme le froid ronge la chair. Et pourtant, dans cette honte naquit le courage, celui de l'homme qui, acculé, se redresse et frappe.

L'adjointe se défendit : les supermarchés réduisent les dons, les bénéficiaires augmentent. Des excédents légitimes pour les bénévoles ou les bêtes. Une seule dégustation, pour tester un produit périmé. Le maire, Jean-Paul Billès, vieil ours de près de quarante ans au pouvoir, soutint la même ligne.

Mais les gendarmes enquêtaient désormais, et la vérité, comme un feu allumé dans la neige, pouvait tout consumer.Dans cette lutte, il n'y a pas de héros triomphants, seulement des survivants. Les pauvres de Pézilla, ces loups affamés aux portes de la richesse, avaient enfin hurlé. Et dans leur hurlement, on entendait l'écho ancestral : l'homme est un animal social, mais quand la faim dicte la loi, la meute se retourne contre les siens. La civilisation n'est qu'une fine couche de glace sur le fleuve sauvage de nos instincts. À Pézilla-la-Rivière, cette glace craquait, et l'eau froide de la justice commençait à couler. La bataille pour le pain quotidien continuait, impitoyable, sous le soleil implacable du Midi.

 

 

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7 janvier 2026 3 07 /01 /janvier /2026 17:15

“Les femmes pudiques se donnent les yeux fermés, pour ne pas assister à leur chute.”

Robert de Flers
 

" L'Indépendant des Pyrénées-Orientales, quotidien qui paraît toujours à Perpignan, est un des trois plus vieux journaux de France puisqu'il a été créé en 1846. Il n'est dépassé que par Le Figaro et le Courrier de Saône-et-Loire, qui datent de 1826."

L'année 2026 s'annonce comme une année de bouleversement . Une vidéo de l'indépendant circule sur les réseaux, une campagne payée! On y voit voit Laure Moisset de la rubrique "Chien écrasé", enfin la rubrique "faits divers" filmée depuis la salle de rédaction du journal qui déambule (de savon) afin de créer un effet dynamique et tenant à peu près ce langage: "On dit que les faits divers c'est sale, sordide, mais les faits divers finalement, c'est nous!" . Elle termine son allocution en nous invitant à cliquer sur le lien, pour s'abonner. Par la suite, c'est le gars de la rubrique sport que s'informer en s'abonnant au journal! 

En quoi ce type de rubriques sont-elle importantes, à moins d'être une victime ou un proche pour lire journal. C'est une captation malsaine de l'attention qui pourrait se reporter sur des sujets qui touchent réellement la majorité des habitants du département. Mais voilà, le modèle économique de la presse a évolué: ce ne sont plus les lecteurs qui achètent le journal, il est vendu en tranche de pub ou de subvention. Alors, la logique faisant, c'est celui qui paie l'orchestre qui choisit la musique ! 

Et puis, l'indépendant , c'est aussi un prédateur de presse rivale.

"La semaine du Roussillon" fondé le 12 avril 1996 par Antoine Gasquez, qui en est toujours le directeur de publication, gérant et rédacteur en chef.Le journal a été racheté par le groupe Midi Libre/L'Indépendant en 1997, puis racheté par son équipe (menée par Gasquez) en 2009 pour retrouver son indépendance.
Depuis 2009, il reste indépendant, sans appartenance à un groupe de presse, et Antoine Gasquez en est le gérant (via les Éditions de Celestina).

 Beaucoup plus tard, en 2014,"L’Echo du Roussillon", porté par Pierre Ginabat, ancien directeur administratif et financier du quotidien . Le 20 février 2014, a cessé de paraître en septembre 2014, après seulement sept mois d’existence.https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2014/03/presse-papier-les-echos-du-roussillon-un-nouveau-quotidien-dans-les-po-interview-pierre-ginabat-par-nicolas-caudeville.html

Mais déjà , 2011 Le CSA retire l'autorisation d'émettre à la future ex Tv de l'indépendant et du Conseil Général pour caducité

"C'était en juillet 2007 que l'on apprenait le résultat de l'appel d'offre du CSA pour la TV locale. En Lice, il y avait un regroupement d'entreprises de jeunes professionnels du monde de la vidéo, le groupe Hersan associé à la mairie de Perpignan, ainsi que l'indépendant en partenariat avec le Conseil Général des Pyrénées-Orientales. Ce fut ces derniers qui l’emportèrent. Mais d'entrée de jeu, ils ne savaient pas quoi faire de cette victoire : une télé à faire tourner, ça coûte cher ; et le journal était déjà conséquemment endetté. Et puis la presse TV, ce n'est pas la presse papier ! Alors, en douce, le directeur de l'indep avait rencontré les jeunes entrepreneurs de vidéo pour leur demander s'ils ne pouvaient pas (vu que leur projet avait du contenu et de l'expérience professionnelle) de leur construire des programmes, mais si possible gratuits ! Autant dire, cent balles et un mars, et le cul de l'infirmière, mais sans anchois !"https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/article-media-66-le-csa-retire-l-autorisation-d-emettre-a-la-future-ex-tv-de-l-independant-et-du-conseil-ge-91058475.html

 Les nouvelles technologies qui se dépendent à la vitesse d'un cheval au galop, l'Indépendant n'est pas le premier à passer numérique.

Et quand, il y vient c'est en vue d'abandonner le papier, avec en slogan interne "web first" . Petit à petit, il abandonne le terrain de la presse pour "pute à clic". Ne forme plus une force frappe pour les événements avec France3 Pays Catalans et Ici-Roussillon (ceux-là sont aussi en perte de vitesse). Il fait des podcasts audio / vidéos sans mettre l'investissement nécessaires. Désormais, il se veut en concurrence avec tout et tous, veut des exclusivités sans retour d'ascenseur, parce qu'il se pense encore incontournable . 

Et puis avec la lessiveuse" achat / vente" et sa conséquence direct le départ des meilleures journalistes par "close de conscience"  

Le titre, ce n'est le PSG, il a plus recruté des personnes de leurs réseaux, plutôt que des locomotives de l'écriture. Leurs invités pour interviews sont récurants et célèbre la "sublime répétition" de leur laïus . Ceux-là ont la carte et sont les "éternels" spécialistes en figure de proue ! 

Rajouter à cela, le traitement que journal a réservé au gilets jaunes: vue la force du mouvement leur a fait perdre beaucoup de lecteurs (mais pas les annonceurs, après tout c'est qui les font manger pas les lecteurs: après tout, ce sont eux "les catalans" qui les font gagnés. 

Il ne semble pas non plus s'intéresser à ce qu'il ne comprend pas: le journal est plus ardent sur le festival "les déferlantes" (à tel point que le groupe la Dépêche du Midi, dont il dépend a fini par racheter l'entreprise "Frontera" qui le produit), ou "le festival mondial de la saucisse catalane" , qu'un colloque sur l'histoire de la presse locale. 

Un colloque consacré à l’histoire de la presse dans les Pyrénées-Orientales (Roussillon) s’est tenu à Perpignan en 2020, organisé par l’Association pour la promotion de l’histoire dans les Pyrénées-Orientales (APHPO).

Il s’agit du 4e colloque de cette association.Les actes de ce colloque ont été publiés sous le titre Aperçus de la presse roussillonnaise, dirigés par Gérard Bonet, historien spécialiste de la presse locale (notamment auteur d’une thèse sur L’Indépendant des Pyrénées-Orientales). Ce volume rassemble une quinzaine de communications, mêlant :monographies de titres de journaux,
approches thématiques,
évolutions techniques,
témoignages de journalistes.

Il couvre l’histoire de la presse quotidienne à Perpignan (de la Troisième République à nos jours), la presse spécialisée (agricole, corporatiste, communiste comme Le Travailleur catalan), et inclut une bibliographie sur la presse, l’imprimerie et la librairie dans le département. https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/08/video-conference-sur-l-etat-et-l-histoire-de-la-presse-locale-au-clap-cine-de-canet.html et aussi la part du numérique https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/perpignan-dans-un-monde-connecte-les-medias-locaux-interessent-ils-encore-ses-habitants-par-nicolas-caudeville.html

Tout cela mis côte à côte, explique la chute des ventes de l'indépendant et sa 33 iéme positions sur 33 dans le classement de l'APM L'ACPM, l'Alliance pour les Chiffres de la Presse et des Médias, a pour mission la mesure de l'audience de la Presse et la certification du dénombrement des Médias

 https://www.acpm.fr/Les-chiffres/Audience-Presse/Resultats-par-etudes/OneNext2/Presse-Quotidienne-Regionale

Et l'urgente campagne d'abonnement au plus toulousain des journaux catalans

 

 

 

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6 janvier 2026 2 06 /01 /janvier /2026 13:21

“Il faut feindre la faiblesse, afin que l'ennemi se perde dans l'arrogance.”
 Sun Tzu / L'art de la guerre 

"Car dans un état aussi dangereux que la guerre,les pires erreurs sont celles que nourrissent les bons sentiments."

 "De la guerre" Carl von Clausewitz

  “L’homme qui en a compris un autre est en état de le dominer.”
    
Baltasar Gracian y Morales / Le Héros 

– 6 janvier 2026

Chers compatriotes, alors que la France se réveille une nouvelle fois sous un manteau blanc de 5 à 15 centimètres – qualifié d'« inédit » par les mêmes qui l'étaient l'an dernier –, le pays est plongé dans un chaos multifronts. Plus de 1 000 km de bouchons en Île-de-France, écoles fermées, vols annulés... et maintenant, cerise sur le verglas : les agriculteurs en colère qui bloquent les routes avec leurs tracteurs. Ce lundi 5 janvier, en Normandie, les manifestations paysannes se sont ajoutées au cocktail neige + verglas, transformant les axes routiers en un joyeux mélange de voitures qui patinent et de tracteurs qui barrent tout.

Météo-France sous-évaluée, communication défaillante, et voilà que les paysans, furieux contre la gestion de la dermatose nodulaire, l'accord UE-Mercosur et les coûts de production, reprennent les blocages massifs dès ce début 2026.

Mais dans ce contexte de paralysie totale, une question cruciale s'impose : avons-nous les moyens de tenir sur les vrais fronts qui nous attendent, quand même nos routes intérieures sont déjà occupées par une révolte paysanne ?À l'Est, en Ukraine, les Russes avancent toujours méthodiquement, et notre soutien militaire risque d'être retardé par des tracteurs bloquant les autoroutes vers les ports d'embarquement. À l'Ouest, au Groenland, Trump menace d'annexion, forçant l'Europe à envisager une défense arctique – mais comment envoyer des troupes si nos propres agriculteurs paralysent le réseau routier ? Et maintenant, ajoutons un front intérieur brûlant : la révolte paysanne. Dès le 5 janvier, blocages en Normandie, Isère, Haute-Garonne, Lozère ; convois vers Paris annoncés pour le 8 janvier par la Coordination Rurale ; mobilisations nationales appelées par la Confédération paysanne, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs.

Les motifs ? Une épidémie mal gérée, des importations sud-américaines concurrentielles, et surtout... les coûts exorbitants de l'énergie qui étranglent les exploitations.

Car, comble de l'ironie, pendant que nos agriculteurs bloquent les routes sous la neige, leurs factures d'électricité explosent. Avec la fin de l'ARENH au 1er janvier 2026 et la réforme tarifaire, les prix de gros fluctuent violemment : pics à plus de 244 €/MWh le 5 janvier, et une hausse structurelle attendue qui pourrait alourdir les charges des fermes de plusieurs milliers d'euros par an. Les dépenses énergétiques représentent déjà jusqu'à 9 % des charges variables d'une exploitation, et cette volatilité rend la production invivable. Comment produire du lait, chauffer des serres ou irriguer quand l'électricité coûte les yeux de la tête ? Nos paysans, déjà à genoux, préfèrent monter sur leurs tracteurs pour bloquer le pays plutôt que de payer des factures nucléaires hors de prix.

Et n'oublions pas le front pneus neige : malgré la Loi Montagne, les plaines restent exemptées, et le chaos routier empire avec les blocages agricoles.

Pour équiper nos véhicules (civils comme militaires), nous dépendons des importations chinoises, taxées par l'UE pour protéger Michelin. Les Chinois nous fourniront-ils encore en pneus hiver bon marché, ou nous laisseront-ils glisser – littéralement – vers l'isolement ?En conclusion, mes chers amis, face à ces quatre fronts – l'Est ukrainien contre les Russes, l'Ouest groenlandais contre les Américains, l'intérieur neigeux contre dame Nature, et maintenant la révolte paysanne dopée par les prix fous de l'électricité –, la France semble plus que jamais démunie.

Quelques flocons et une facture EDF suffisent à nous mettre en échec ; imaginez des obus, une invasion arctique ou une vraie crise alimentaire.

Priorisons peut-être : équipons nos routes de sel, nos fermes de tarifs protégés, et nos voitures de pneus adaptés. Sinon, les Chinois riront bien, et nos agriculteurs continueront à bloquer... jusqu'à ce que plus rien ne bouge.

Sources supplémentaires : Mobilisations agricoles (Ouest-France, France 3, Actu.fr, Le Monde, 5-6 janvier 2026) ; Blocages routes et neige (France Bleu, Vinci Autoroutes) ; Prix électricité et impact agriculture (Selectra.info, Sénat questions, Opéra Énergie, 2026) ; Réforme ARENH et hausses (20 Minutes, MoneyVox, Connaissances des Énergies).Restez au chaud, déneigez prudemment, et soutenez vos paysans – si vous arrivez à les rejoindre sans glisser.

 

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5 janvier 2026 1 05 /01 /janvier /2026 13:41

"Je mets les pieds où je veux Little John, et c'est souvent dans la gueule"

💥 Chuck Norris

Un matin de printemps précoce, Donald Trump se réveilla avec l’idée fixe que le Groenland lui appartenait déjà, mais qu’on le lui cachait. Il avait vu une carte la veille, tard dans la nuit, une carte ancienne où les noms étaient écrits en lettres gothiques et où le Groenland ressemblait à une grosse patate verte flottant au-dessus du Canada. Il appela son conseiller militaire préféré, un homme qui portait toujours des lunettes de soleil même dans les sous-sols de la Maison-Blanche.« On va prendre le Groenland, dit Trump.

Tout de suite. »Le conseiller, habitué aux sautes d’humeur géographiques de son président, demanda poliment :« Monsieur le Président, vous parlez bien du Groenland ?

Celui avec les icebergs, les Inuits et le Danemark ? »Trump fronça les sourcils.« Évidemment. Le grand pays vert là-haut. Très grand. Très froid. Très à nous. »Le conseiller ouvrit une tablette, chercha « Groenland » et montra la carte à Trump. Trump regarda l’écran deux secondes, puis secoua la tête.« Non. C’est pas ça. Le mien est plus au sud. Plus drôle. Ils font des films bizarres là-bas. Ils ont un président qui s’appelle Benoît Delépine ou quelque chose comme ça. »

Le conseiller comprit trop tard. Trump parlait du Groland.

Trois semaines plus tôt, les États-Unis avaient envahi le Venezuela après une longue campagne télévisée. Nicolás Maduro avait été capturé dans son palais, en train de manger une arepa au jambon, et emmené menotté vers Miami où on l’avait installé dans une suite au Trump National Doral avec vue sur le green du trou 14. L’opération avait été baptisée « Libertad con Queso ». Tout le monde trouvait ça normal.Maintenant, Trump voulait le Groland.Les avions décollèrent de Caroline du Nord à l’aube. Les porte-avions fendirent l’Atlantique comme des couteaux chauds dans du beurre belge. Les soldats reçurent des briefings simplifiés : « Pays ennemi. Très hostile. Beaucoup de bière. Attention aux saucisses. »Le Groland, lui, ne se doutait de rien. À Groville-sur-Mer, le vice-président Weatherwax buvait un café en regardant la télé nationale qui repassait pour la dix-septième fois Carnaval à Groville.

Les informations annoncèrent soudain : « Alerte orange mayonnaise : des bateaux américains approchent. »

Les Grolandais réagirent comme ils savent le faire : avec une nonchalance héroïque. On sortit les drapeaux, on ouvrit des bières, on prépara des frites. Une milice citoyenne se forma autour d’un barbecue.Les premiers Marines débarquèrent sur la plage de Groville-Plage. Ils s’attendaient à des glaciers et des ours polaires. Ils trouvèrent des cabanes en bois peintes en rouge, des mouettes obèses et un vieux monsieur en marcel qui leur proposa immédiatement une bière pression.« Vous êtes les Américains ? demanda le vieux. Bienvenue au Groland. Vous voulez une fricadelle ? »Les Marines, déconcertés, appelèrent leur commandant.« Mon colonel, on est où là ? Y a pas de glace. Y a des frites partout. »À

Washington, Trump suivait l’opération sur un écran géant.

Il vit les images : des soldats américains jouant aux cartes avec des Grolandais, des tanks coincés dans des files de tracteurs agricoles, des hélicoptères Black Hawk survolant des champs de betteraves.« C’est magnifique, dit-il. Regardez-moi cette conquête. » Un aide de camp osa :« Monsieur le Président… ce n’est pas le Groenland. C’est le Groland. Un pays fictif. Enfin, presque. C’est en France, dans une émission de télé. »

Trump regarda l’aide de camp longuement.« Fake news, répondit-il doucement.

C’est le Groenland. Et maintenant, il est à nous. »Six mois plus tard, le Groland devint le cinquante-et-unième État. On y installa des McDonald’s qui servaient des frites avec de la mayonnaise. Les Grolandais élirent Trump président honoraire à vie. Nicolás Maduro, toujours détenu à Miami, envoya une carte postale : « Merci pour le détour, camarades. »Et la carte du monde, quelque part dans un atlas oublié, sourit discrètement : une grosse patate verte flottant quelque part entre la réalité et l’absurde, avec un drapeau étoilé planté dessus et une odeur de frite dans l’air polaire.

Comme quoi, une lacune de géographie peut parfois changer la forme des continents.Et les saucisses aussi.

 

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4 janvier 2026 7 04 /01 /janvier /2026 14:07

 “La république... la corruption sans doute y paraît plus grande que dans les monarchies. Cela tient au nombre et à la diversité des gens qui sont portés au pouvoir.”

    De Anatole France / L’Orme du mail 

Certains vont croire que je m'acharne sur les listes en présence, pour les prochaines municipales de Perpignan. Il se fait qu'à 3 mois de ses élections, je ne me sens pas possédé par l'esprit démocratique qui souffle, à l'instar de celui de Noël en cette période. Peut-être parce qu'il n'y souffle rien: pas d'idées, de vision et de leur incarnation...Les listes et la presse locale prenne le moment, comme une corvée obligatoire avant de pouvoir se comporter comme des ayant-droits. Ho, on ne leur demande pas de convaincre, mais au moins d'essayer de persuader...

Pourquoi le dimanche au lieu d'aller me promener, au de voir un bon film au cinéma, je devrai me rendre à l'urne comme au cimetière de mes illusions ?

C'est parce que la plupart des citoyens ont la démocratie chevillée au corps, qu'ils ne gouttent pas à votre pantomime dite "représentative" . La presse locale  fait encore mine de s'intéresser, uniquement parce que son modèle économique dépend en partie des subventions, sous forme de pubs ou d'aides (https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2026/01/connivence-presumee-entre-la-presse-locale-et-le-maire-du-barcares-quand-la-publicite-influence-t-elle-la-couverture-mediatique-la-redaction.html ) . Ils savent que vous aimez avoir votre photo dans le journal, pour les vidéos, c'est compliqué parce qu'à l'aire des réseaux ("L'air de la calomnie" de Rossini, c'est un barbier qui ne rase pas gratis https://www.youtube.com/watch?v=6PhEmWGqeeI) : "tout ce que vous direz pourra être reconnu contre vous! "

Alors que vous n'ayez pas le cuir épais, parce que c'est une protection d’origine animal...

Que vous soyez obligés de vous cuirasser de poil de carotte, parce que ça rend aimable et la carotte ne crie pas...Ainsi, vous détestez ce qui sort du feutré pour votre album de coloriage: ça fait tache à votre portrait de Dorian Gray! Mais soyez heureux qu'on rit encore de vous. Lorsque le peuple ou les citoyens en auront mare de se faire élargir le cercle de leur raison, ce sera le retour de la veuve et vous comprendrez ce que signifie : "avoir la tête ailleurs!"

Après tout, nous sommes souverains, et nous pouvons congédier les mauvais compagnons de la commune, avant que vous la tuiez

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3 janvier 2026 6 03 /01 /janvier /2026 14:42

"Ne nous suicidons pas tout de suite, il reste encore quelqu'un à décevoir !"

Cioran

C'est un ami de gauche qui m'a envoyé la vidéo ce matin. Il écrivait avec la vidéo: "J'ai d'abord cru que c'était Groland!" Et c'est vrai que Mathias Blanc a un petit air du regretté acteur qui interprétait le président de la présipoté du Groland et une pub géniale et absurde : "Et maintenant les dalles Gerflors sont auto-adhésives, et hop !" https://www.youtube.com/watch?v=XU_ZjNr_ZT8

Après la conférence de presse au Vauban, d'Annabelle Brunet et Agnès Blanc qui déclarent l'alliance de leur auto-satisfaction, il y a la version dans la mise en abîme d'opposition à Louis Aliot , qui donne sa propre version de "sa vérité si je mens de gauche" en version Tranxen . 

Inconsciemment, on voit que les deux listes se donnent déjà perdues. Sans quoi, elles ne se mettraient pas en scène comme des compagnies de théâtre qui ne sont acceptées que dans "le festival ouf d'Avignon" . Le manque de conviction l'oppose à la candeur. Il semble jouer à la politique comme les grands, il y a des accents de kermesse paroissiale pour catholique zombie comme le décrierait E Todd . On a l'impression qu'à la récré, ils se montent le bourrichon entre enfants, en disant : "on dirait qu'on ferait de la politique et qu'on ferait une liste d'alliance pour les municipales! On racontera que faut être ensemble, parce que l'oignon fait les farces des électeurs !"

Mon pére avait cette formule, lorsque j'étais moi-même enfant et pousser dans la déraison : "Va manger à la cuisine , avec les enfants et les domestiques".

Comme j'avais l’instinct de l'intelligence, je mettais fin à mes débordements. 

Alexandre Astier dans Kaamelott a bien décrit ce genre de situations un tantinet répétitives au meilleur du pire des moments, il le résume par cette réplique : “Non, mais j’crois qu’il faut qu’vous arrêtiez d’essayer d’dire des trucs. Ça vous fatigue, déjà, et pour les autres, vous vous rendez pas compte de c’que c’est … Moi quand vous faites ça, ça me fout une angoisse … J’pourrais vous tuer, je crois. De chagrin, hein ! J’vous jure c’est pas bien, il faut plus que vous parliez avec des gens. ”

Dans cette vidéo, il n'y a que l'acteur qui joue le chat  qui joue bien!

Là encore, Louis Aliot sera réélu ,non pas, parce qu'il est le plus fort, mais parce que les listes en face n'ont pas bossé. Les électeurs ont assez de problèmes pour s’intéresser à vos élucubrations: prenez des professionnels pas des copains qui enfants faisaient des super films en super 8 ! 

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