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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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20 mars 2026 5 20 /03 /mars /2026 19:29

 Il appartient à chacun de faire son deuil du confort superfétatoire…

« Il appar­tient à cha­cun de faire son deuil du confort super­fé­ta­toire, et notam­ment de la socié­té de consom­ma­tion qui réduit l’être humain à sa dimen­sion d’homo oeco­no­mi­cus contem­po­rain. On devra faire son deuil de son confort intel­lec­tuel, comme nous l’a­vons vu. On devra enfin mobi­li­ser son capi­tal spi­ri­tuel en renon­çant aux délices de la pas­si­vi­té morale, des séries Net­flix, de l’a­bru­tis­se­ment de l’homo fes­ti­vus qu’a décrit Phi­lippe Muray. Sur­vi­vront ceux qui trou­ve­ront en eux des res­sources vitales, ins­tinct de sur­vie, volon­té de faire sur­vivre leurs enfants et de per­pé­tuer la civi­li­sa­tion, foi reli­gieuse, désir réflé­chi de vaincre la tyran­nie des nomades de Jacques Attali. »

Lio­nel Rondouin
Loin du confort, se pré­pa­rer à des temps trou­blés…, Xe col­loque de l’Ins­ti­tut Iliade, 15 avril 2023

 

Perpignan 2026 : le grand écart cosmique entre Téhéran et le marché de la place de la Loge (version augmentée : avec bonus autosuffisance énergétique, parce que pourquoi pas rire un peu plus fort)

Ah, Perpignan ! Ville où le soleil tape si fort qu’on pourrait presque croire qu’on est autosuffisant… en bronzage. Dimanche 15 mars, Louis Aliot (RN) rafle 50,61 % dès le premier tour, 43 sièges sur 55, une majorité si écrasante qu’on pourrait y installer un champ solaire sans que l’opposition bronche (enfin, Mickaël Idrac essaie, mais bon, recours au TA, on connaît la chanson).

Premier conseil municipal bouclé en un éclair – probablement lundi 16 ou mardi 17 mars, avec les poignées de main crispées habituelles et les adjoints élus comme on distribue des pastis en terrasse.Pendant ce temps, à 4 000 km, le Moyen-Orient joue à « qui fait le plus gros trou dans le réseau énergétique mondial » : frappes sur l’Iran, ripostes sur les sites gaziers qataris et saoudiens, Brent à 114 $ (et 150 en vue si le détroit d’Ormuz fait des siennes), gaz TTF +35 % en quelques jours, factures élec spot à 291 €/MWh le matin.

L’Europe panique, Ursula promet des « mesures », Macron parle de « flambée imminente », et les prix du gazole grimpent de 28 centimes en trois semaines. Sympa pour le plein.Et à Perpignan ? Toujours rien à foutre. Vraiment. Zéro. Que dalle. Nada.Le grand débat local, c’est toujours : est-ce que le recours d’Idrac va marcher (spoiler : non, mais ça fait causer), si Agnès Langevine arrive à placer ses 4 élus sans se faire piétiner, et si on va enfin réparer la fontaine de la Loge avant les fêtes. La guerre en Iran ? Les méthaniers escortés par l’OTAN ? Le risque de black-out partiel cet hiver si le Qatar coupe net ?

Pff. Ça, c’est pour les Parisiens qui stressent à l’idée que leur recharge Tesla passe de 0,25 € à 0,38 € le kWh.

Mais attendez, soyons justes : on pourrait théoriquement se raccrocher à un petit espoir d’autosuffisance énergétique locale, non ? Parce que Perpignan, c’est le soleil à gogo – plus de 2 400 heures par an, champion départemental du solaire dans les Pyrénées-Orientales. Près de 22 400 installations photovoltaïques (99,8 % de la production EnR du 66), +9 % en un an, +51 MW grâce à 2 400 nouvelles toitures.

L’autoconsommation cartonne : des agriculteurs près de Perpignan couvrent leurs hangars de panneaux et vendent le surplus aux voisins. Des foyers à Canet, Saint-Cyprien, Cabestany passent à l’autoconsommation avec injection réseau, et ça réduit la facture. Le département produit 10 % de l’énergie verte occitane, surtout solaire (71 % de la prod régionale EnR), un peu d’éolien (21 %, avec des repowering comme à Rivesaltes : 15 → 22 GWh/an). Et la métropole a ses vieux rêves : toits solaires, parcs éoliens d’antan (75 % des besoins résidentiels visés un jour), PCAET qui parle de multiplier par 4 les EnR d’ici 2050.Sauf que… en vrai ?

On en a toujours rien à foutre.

Parce que même avec tout ce soleil gratuit, la production locale reste une goutte d’eau face à la conso totale. Perpignan et ses 120 000 habitants, c’est pas une île déconnectée du réseau : on pompe encore massivement du nucléaire français, du gaz importé, et même si le solaire explose chez les particuliers et sur quelques hangars, la ville n’est pas près de couvrir ses besoins en hiver (quand le soleil se cache et que le chauffage électrique tourne).

L’impact d’une crise gaz/pétrole moyen-orientale ?

Direct sur les prix de l’électricité et du fioul de secours, pas sur une supposée « souveraineté locale » qui reste un joli PowerPoint. Aliot pourrait bien monter une motion « souveraineté énergétique : stop au gaz qatari, vive le solaire catalan et le nucléaire français forever » (classique RN), mais soyons réalistes : le premier conseil s’est cantonné aux classiques – installation, adjoints, peut-être une vague allusion au « contexte international » avant de passer aux subventions pour les assos de quartiers.Ici, on râle contre la butifarra +12 centimes, la taxe foncière +3,8 %, le lampadaire qui clignote.

Pas contre le fait que 150 millions de m² de zones d’accélération EnR attendent dans le 66 (loi APER oblige).

On se demande si le Canigou aura de la neige pour les photos Instagram, pas si un black-out gazier va forcer EDF à couper le jus aux heures de pointe.Le grand écart est encore plus grand maintenant : d’un côté, le monde flambe (littéralement, certains terminaux gaziers), de l’autre, Perpignan continue son petit bonhomme de chemin, avec son soleil sous-exploité, ses toits qui pourraient produire plus mais qui restent majoritairement nus, et ses habitants qui préfèrent se plaindre du prix du pastis (+30 centimes au bar du coin) plutôt que de rêver à une vraie indépendance énergétique locale.

C’est presque poétique. Ou pathétique. Ou les deux.

Vive Perpignan 2026. Que le soleil continue de briller, que le gaz qatari revienne (ou pas), et que personne ne descende dans la rue avec une pancarte « Plus de panneaux sur les toits, moins de missiles sur le Golfe ! ». Parce que franchement… on en a rien à foutre.

Pas encore. Peut-être jamais.

 

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19 mars 2026 4 19 /03 /mars /2026 21:55

Un anonyme nous a envoyé ce texte, nous le publions donc...

"Le soleil y tombe comme une sentence capitale à midi pile.
Pas de pitié, pas d’ombre, pas d’excuse.
Juste un projecteur divin braqué sur ta petite vie inutile.
Cioran n’aurait eu qu’à s’asseoir place de la Loge, allumer une clope et noter :
« Naître ici est déjà une forme d’ironie cosmique. »

Identité ?

Un catalan qui parle français en s’excusant,
un Français qui met un drapeau jaune-rouge pour se faire pardonner d’exister.
Double imposture, double humiliation,
et toujours le même pastis pour faire passer la pilule.

Le Palais des Rois de Majorque ?

Un château pour fantômes en CDD.
On y monte pour se souvenir qu’on descend de personne
et qu’on redescendra encore plus vite.

L’ennui n’est même plus un sentiment :
c’est la météo officielle de la ville.
Dimanche 15 h, entre la Têt qui pue et le McDo qui sent le regret,
on comprend enfin pourquoi Dieu a inventé l’alcool :
pour qu’on supporte le spectacle de soi-même sous 38 °C.

Bilan en trois uppercuts :

Soleil = guillotine lumineuse  
Identité = blague que personne n’ose finir  
Ennui = seul état honnête qui reste quand on a tout compris

Perpignan ne console pas.
Elle ricane.
Et elle ricane très fort,
avec des cigales en bande-son et des touristes en pleurs.

Cioran n’a pas eu besoin d’y vivre.
La ville s’est chargée de prouver sa thèse
sans même ouvrir un de ses livres.


C’est vexant pour la philosophie,
mais follement drôle pour qui sait regarder."

 

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19 mars 2026 4 19 /03 /mars /2026 20:21

 

   " Eh là qui va là (Inspecteur Gadget)
    Eh là ça va pas (ouh ouh)
    Oh là je suis là (Inspecteur Gadget)
    C'est moi que voilà (Inspecteur Gadget)
    Ça va être la joie (ouh ouh)
    Au nom de la loi (moi je vous arrête)
    Je vous arrête là
    (Go go) gadget à main."
Générique inspecteur Gadget

Conférence gesticulée du premier tour des municipales à Perpignan! Contenu dans la boite :les discours des candidats comme s’ils étaient sur scène, avec leurs tics, leurs postures, leurs auto-justifications, et une pointe de distance moqueuse sur le théâtre politique. On imagine le conférencier qui marche, mime, exagère les gestes…« Le premier tour des municipales à Perpignan 2026 – ou comment tout le monde a (presque) gagné, sauf que non »

(Imaginez-moi là, micro en main, face à vous, avec une grande feuille blanche derrière moi sur laquelle je dessine des bonhommes qui se disputent un fauteuil.)

Dimanche 15 mars 2026. Perpignan.

Participation… 47,74 %. Presque 48 %. La plus mauvaise depuis longtemps, hors période covid, nous dit-on. Presque la moitié des gens ont dit : « Bah non, finalement, je reste au soleil avec mon pastis, c’est pas grave. » Et pourtant… il y a eu un gagnant. Un seul. Dès le premier tour.Louis Aliot (je prends la pose du vainqueur, bras écartés, sourire carnassier) :
« Mes chers amis… 50,61 % ! 16 835 voix ! 43 sièges sur 55 ! Dès le premier tour ! On a explosé 2020 ! On a pulvérisé les pronostics ! C’est la preuve que les Perpignanais savent reconnaître le travail, la sécurité, la fierté retrouvée, le blablabla… Et puis franchement, regardez mes adversaires… Quelle médiocrité ! Ils se sont entre-dévorés, ils ont fait mumuse à gauche pendant que moi je ramassais la mise. Merci à Jean-Marc Pujol d’être venu se coller à moi, merci au bon sens populaire, merci à moi ! »

(Je mime le geste de ramasser des billets imaginaires par poignées.)

Et là, on passe à la gauche. Parce que la gauche à Perpignan, c’est un peu comme un puzzle dont il manque la moitié des pièces… et que les pièces restantes se détestent.Agnès Langevine (je prends un air sérieux, un peu prof d’université, lunettes imaginaires sur le nez) :
« Bon… 15,94 %. C’est pas mal, hein ? On est deuxièmes. On a 4 sièges. On a fait mieux que certains. On déplore la faible participation, hein, 48 %, c’est catastrophique, les gens se sont démobilisés, c’est grave. Mais bon… regardez : la gauche totale, si on additionne tout, on est à presque 36 % ! 35,94 % même ! On a gagné 6 200 voix en six ans ! C’est pas rien ! Si on avait été unis… si… si… Mais bon, voilà, c’est comme ça. On assume. On va continuer le combat. Avec dignité. »(Je hausse les épaules, genre « on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a ».)

Puis arrive Bruno Nougayrède (je bombe pas le torse, air d’ancien nouveau notable respectable, cravate bleu marine) :
« 13,45 %. Quatrième ? Non, troisième ! Soyons fiers de Perpignan, c’était une belle campagne. On représente la droite républicaine, le centre, les valeurs… On a 4 sièges aussi. On est là. On n’a pas à rougir. On a fait un score honorable. Face à la machine RN et à la division de la gauche, on s’en sort bien. On reste dans le paysage. On va continuer à proposer une alternative sérieuse.Bref, on a manqué de notoriété

»(Je fais le geste du type qui range ses dossiers, « on verra au prochain coup ».)

Ensuite Mickaël Idrac (je mets un ton un peu plus jeune, un peu plus en colère, bras qui s’agitent) :

« 9,60 %. 3 193 voix. 2 sièges. On est là, on représente le vrai changement, LFI, les écolos, les gens qui en ont marre. On a fait un score correct vu le contexte. La division de la gauche ? C’est pas nous qui avons commencé. On a porté un projet clair, radical, nécessaire. On va continuer à se battre pour les Perpignanais qui galèrent. Parce que 50 % d’abstention, c’est pas juste de la paresse, c’est un cri de désespoir.Mais on va attaquer en justice le scrutin »

(Puis je mime le poing levé deux secondes, puis je baisse le bras, l’air un peu fatigué.)

Mathias Blanc (ton un peu plus doux, dissident, air de « moi je suis le gentil de service ») :

« 8,94 %. 2 973 voix. 2 sièges. On a fait ce qu’on pouvait. On était le PS mais pas vraiment, le PC, des écolos, des militants de base… On a tenu. On représente une gauche de terrain, pas de salon. On est fiers de nos 2 sièges. On va les utiliser. Et puis… franchement… si tout le monde s’était mis d’accord derrière une seule liste… mais bon… voilà. »

(Je fais le geste « c’est pas moi qui décide » avec les mains ouvertes.)

Et enfin Pascale Advenard (ton très militant, un peu en retrait) :
« 1,46 %. On est là. On représente les travailleurs. On n’a pas de siège, mais on a une voix. On continuera. »(

Je hausse les épaules : « ben voilà, c’est dit ».)

Et là, on regarde le tableau final (je dessine vite fait sur la feuille) :

Louis Aliot → 50,61 % → réélu direct, 43 sièges, game over.
Le reste → 49,39 % → éparpillé en miettes de thon à l'huile.
Abstention → plus de 52 % → le vrai vainqueur silencieux.

Alors on se dit : est-ce que c’est la victoire écrasante du RN ? Ou est-ce surtout l’histoire d’une gauche qui s’est présentée en six morceaux contre un seul bloc bien huilé ? Ou est-ce l’histoire d’une ville où la moitié des gens n’en peut plus de la politique et va se baigner à Canet le jour du vote ?

(Je conclus en regardant le public.)

Bref… à Perpignan, ce 15 mars 2026, on a eu un premier tour très clair :
Un gagnant absolu.
Cinq perdants relatifs qui expliquent tous qu’en vrai, ils ont gagné quelque chose.
Et une majorité d’électeurs qui ont répondu : « Laissez-moi tranquille. »Applaudissements ? Non ? Bon… c’est normal.

On est à Perpignan.
Ils ne font tellement rien, qu'ils ne font même pas illusion...Fin de la conférence.

Postscriptum: rendez-nous "l'inspecteur gadget"

 

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18 mars 2026 3 18 /03 /mars /2026 21:09

"Finalement, le Roi retourna dans sa tanière et raconta que son fils était tombé d'un rocher et qu'il était mort. Il n'aurait pas trouvé le courage de dire la vérité. Un ours ordinaire aurait déjà eu honte, mais pensez donc, un roi ! En fin de compte, il se l'était tout bonnement fait voler. "

 La Fameuse Invasion de la Sicile par les ours

    Dino Buzzati

 

 

Dans les vallées hautes des Pyrénées-Orientales, là où les ruisseaux descendent encore gelés en avril et où les hêtres gardent leurs feuilles mortes jusqu’à la mi-mai, on remarqua d’abord une chose infime : sur les cartes des restaurants de Céret, d’Arles-sur-Tech, de Prats-de-Mollo, apparaissait de plus en plus souvent, écrit en petits caractères italiques, ail des ours frais.

Au début ce fut discret, presque timide. Une vinaigrette légère sur des asperges sauvages, un pesto discret sous une truite de rivière, une feuille entière, comme une signature verte, posée sur un fromage de chèvre tiède. Les Parisiens de passage photographiaient leur assiette, les locaux souriaient d’un air entendu : « C’est la mode maintenant, l’ail des ours. » Les cueilleurs montaient dans les bois humides du Vallespir et du Conflent, sacs en toile et sécateurs émoussés, et redescendaient avec des brassées odorantes qu’ils vendaient à la sauvette sur les parkings des restaurants étoilés ou aux marchés de montagne.

L’ail des ours poussait en vastes tapis sous les frênes et les noisetiers, là où le soleil ne perçait qu’en taches mobiles. On l’appelait autrefois l’ail à ours parce que, disait-on, les plantigrades en raffolaient au sortir de l’hibernation, frottant leur museau contre les feuilles pour se purifier le palais après six mois de jeûne. Personne n’avait jamais vraiment vérifié, mais l’histoire plaisait.

Or, à mesure que les assiettes se couvraient de vert printanier, les ours, eux, commencèrent à descendre plus bas, plus tôt, et plus affamés.On les voyait d’abord sur les sentiers GR, puis sur les pistes forestières, puis à l’orée des villages. Ils ne renversaient plus les poubelles comme autrefois ; ils restaient assis, massifs et patients, à fixer les terrasses des restaurants quand le soir tombait. Leur regard n’était pas menaçant, plutôt perplexe, comme celui d’un locataire qui découvre que son propriétaire a transformé son salon en Airbnb sans le prévenir.

Un soir de mai, près du Tech gonflé par la fonte, un ours nommé Brad Pittre car on leur donnait maintenant des noms, comme aux vedettes , donc Brad Pittre s’approcha d’une table dressée en extérieur au Mas de la Forge. Il ne grogna pas. Il posa simplement une patte large comme une assiette à soupe sur le rebord de la nappe, et renifla longuement le carpaccio de veau parsemé de feuilles d’ail des ours finement ciselées. Le couple de Hollandais s’enfuit en hurlant doucement. Le serveur, stoïque, murmura : « Il sent son dû. »

Le lendemain, sur un rocher dominant le village de Sahorre, on trouva une inscription grattée dans la terre avec une griffe énorme :L’AIL DES OURS, C’EST À NOUS.Les lettres mesuraient trente centimètres de haut. Autour, des empreintes de pattes formaient un cercle parfait, comme un piquet de grève animal.La nouvelle se répandit comme une traînée de pesto sur une planche à découper. Sur les réseaux, les photos des tags circulèrent. Certains riaient : « Les ours font les gilets jaunes maintenant ? » D’autres, plus attentifs, remarquèrent que les ours ne saccageaient rien ; ils manifestaient. Ils bloquaient les sentiers menant aux grandes tapis d’ail, s’asseyaient en travers des chemins forestiers, regardaient fixement les cueilleurs qui descendaient avec leurs sacs pleins. Ils ne chargeaient pas. Ils attendaient.

Un naturaliste de l’OFB, venu compter les oursons de l’année (vingt-deux cette saison-là, un record), nota dans son carnet : « Comportement inédit. Pas d’agressivité alimentaire directe. Plutôt une revendication territoriale symbolique. Comme s’ils disaient : nous étions là avant le menu dégustation. »Bientôt, les ours organisèrent des « sit-in » coordonnés. À l’aube, une dizaine d’entre eux prenaient position le long de la D618, juste au-dessus des zones de cueillette les plus productives. Ils ne bougeaient pas de la journée. Les cueilleurs professionnels, ceux qui fournissaient trois étoiles Michelin, durent faire demi-tour.

Les restaurants reçurent des livraisons de plus en plus maigres. On essaya l’ail cultivé importé d’Alsace ; il n’avait pas le même mordant printanier, disaient les chefs. On essaya l’ail d’Espagne ; les ours le sentaient de loin et grognaient de mépris.

Un soir, dans une petite auberge isolée au-dessus d’Amélie-les-Bains, le patron sortit sur le perron avec un plat fumant : une omelette aux herbes sauvages, sans une seule feuille d’ail des ours. Il la posa sur une pierre plate, à dix mètres de la lisière. Un ours femelle, celle qu’on appelait Fina la Silencieuse, s’avança lentement, renifla, mangea une bouchée, puis une autre. Puis elle leva la tête vers l’homme, cligna des yeux une fois — un signe que les anciens bergers interprétaient comme « merci, mais ce n’est pas assez » — et repartit dans l’ombre.Le mouvement prit de l’ampleur.

On parla de « l’ours jaune » dans les journaux locaux. Des pancartes apparurent, tenues par des humains solidaires : « Sauvons l’ail pour les vrais ours ! » Des pétitions circulaient. Un restaurateur de Collioure proposa même un « menu ours-friendly » : plus d’ail des ours, mais des plats à base de baies, de racines, de miel sauvage.

Et pourtant, dans les cuisines, on continuait parfois à en mettre une pincée, par habitude, par snobisme, par nostalgie du goût retrouvé. Alors, la nuit, on entendait des pas lourds tourner autour des poubelles, non pour fouiller, mais pour marquer le territoire d’un grondement sourd, patient, presque philosophique.Car les ours des Pyrénées-Orientales n’étaient plus seulement des animaux. Ils étaient devenus les gardiens d’une frontière invisible : celle entre ce qui appartient à la forêt et ce qui appartient à l’assiette. Et ils ne céderaient pas facilement.

On raconte qu’un vieil ours, le dernier né avant la réintroduction slovène, celui qu’on surnommait l’Ancien, descendit un soir jusqu’à la mairie de Prats-de-Mollo. Il s’assit devant la porte, sous la pluie fine, et resta là jusqu’au matin. Quand le maire sortit, l’ours ne bougea pas. Il se contenta de souffler doucement, et son haleine sentait — distinctement, irréfutablement — l’ail des ours.

C’était sa dernière revendication.

 

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15 mars 2026 7 15 /03 /mars /2026 20:31

Perpignan, participation municipales premier tour 18h 47.74 % soit plus 7.99% par rapport à 2020 qui était de 39.75 %

 

D’après les premières estimations et directs de la presse (notamment 20 Minutes et d’autres médias) :

    Louis Aliot (RN – liste « Continuons ensemble avec Louis Aliot »), maire sortant, serait réélu dès le premier tour avec un score autour de 51 % (ou légèrement au-dessus selon les estimations). Il profite d’un fort leadership et du ralliement de plusieurs figures de droite locale (dont l’ancien maire LR Jean-Marc Pujol).


    Pas d'effet Glucksmann / Delga, pour Agnès Langevine qui avec ses 16% devra siéger dans l'opposition municipale durant les 6 prochaines années : ceux pourquoi, elle avait jeter l'éponge en 2020 alors qu'elle aurait pu participer à au second tour d'une triangulaire leadée par 2 autres femmes Clotilde Ripoull et Caroline Forgue...

Voilà, sans faire de campagne , il n'y a que le plus visible qui pouvait gagner !

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15 mars 2026 7 15 /03 /mars /2026 12:38

"Mon pauvre ami, vous ne savez pas à quel point c'est payant, un enterrement bien foutu à la télévision. De Gaulle se serait présenté le lendemain de ses funérailles, il était réélu à 80% des suffrages. "

Frédéric Dard

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,je partirai (comme disait Hugo, Boss): et le monde t’appartiendra !

Mais c'est comme tout, il faut sortir couvert pour ne pas se retrouver à poil, le zigouigoui à l'air; et se faire ramasser pour exhibitionnisme électoral ! 

Il n'y a pas de mot pour décrire (on touche à l'indicible) la fameuse absence de projets et de volonté… Ce vide élégant, ce costume trop large qui flotte sur les épaules, ces manches qui recouvrent les mains et empêchent toute prise.Habillons-le.Mais pas avec n’importe quel tailleur.

Pas le couturier de prêt-à-porter qui plaque un beau discours motivant et te laisse avec des ourlets qui grattent.
 

Non. Choisis le bon tailleur : celui qui sait ajuster au millimètre tes lacunes programmatiques, celui qui transforme le manque en structure, l’absence en coupe sur mesure. Parce que la vérité est tailleur !

Voici comment on l’habille, avec les bons mots et les bonnes épingles :1.

Le diagnostic impitoyable (la prise de mesure)

Tu n’as pas de projets ? → Ce n’est pas un défaut de caractère, c’est une lacune programmatique : ton système d’objectifs est en jachère. Il manque les patrons, les gabarits, les deadlines qui structurent le chaos.
Tu n’as pas de volonté ? → Ce n’est pas de la paresse, c’est une rupture d’énergie directionnelle. La volonté, c’est du carburant ; sans réservoir clair (projet), il s’évapore dans l’air.

Le bon tailleur ne te dit pas « motive-toi ».
Il te dit : « On va d’abord dessiner la silhouette que tu veux vraiment porter. »

2. La coupe ajustée (les premiers points d’épingle)

Projet minimal viable : Commence par un projet si petit qu’il en est presque ridicule. Pas « changer de vie », mais « coder 15 lignes par jour » ou « marcher 10 minutes avec une intention précise ». Un projet minuscule est déjà un projet.
Volonté artificielle : Utilise des systèmes externes pour compenser l’absence interne. Habit tracker, accountability partner, deadline publique, streak sur une app… Ce ne sont pas des béquilles, ce sont des armatures de tailleur qui maintiennent la forme jusqu’à ce que le tissu (ta discipline) prenne naturellement.
Rituel d’enfilage : Chaque matin, pose-toi la question du tailleur : « Quelle est la prochaine couture utile aujourd’hui ? » Une seule. Pas dix. Une seule action qui avance le patron.

3. L’optimisation des lacunes (les retouches expertes)

Tes lacunes programmatiques ne sont pas des trous honteux ; ce sont des espaces de liberté mal exploités.

Identifie-les précisément : manque de clarté ? manque de ressources ? manque de feedback ? manque de plaisir ?
Transforme chaque lacune en contrainte créative : « Je n’ai pas de grand projet ? Parfait, je vais faire un micro-projet si bien ficelé qu’il deviendra contagieux. »
Accepte la version « beta » de toi-même : le costume n’a pas besoin d’être parfait dès le premier essayage. Il faut juste qu’il tienne debout et que tu puisses marcher dedans.

Le mot de la fin, bien coupé

L’absence de projets et de volonté, une fois bien habillée, ne disparaît pas.
Elle devient élégance du commencement.Tu ne seras jamais le mec qui « a toujours su ce qu’il voulait ».
Tu seras celui qui, malgré le vide initial, a su choisir le tailleur qui ajuste, qui épingle, qui reprise, qui fait que même les manques deviennent style.

Alors vas-y.
Entre dans l’atelier.
Déshabille-toi de tes excuses.

Et laisse le bon tailleur transformer tes lacunes programmatiques en un costume dans lequel tu finiras par te sentir… dangereusement à l’aise.Tu veux qu’on ajuste ensemble la première manche ? Dis-moi juste quel est ton tout petit projet ridicule du moment. Je sors les épingles.

 

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14 mars 2026 6 14 /03 /mars /2026 16:01

"Pour écrire, il faut être hanté, malheureux, persécuté, ou alors heureux au point de croire sérieusement qu'on a Dieu pour coéquipier."

 Septentrion
Louis Calaferte


"Je serais heureux, moi, d'entrer dans des églises, d'y trouver des prêtres "mystiques", quitte à partir dans la connerie, mais, au moins, des gens qui vous soulèvent. C'est comme les poètes... Peu importe qu'ils aient tort ou raison, on s'en fout. Ce qu'on souhaite, ce sont des gens qui vous soulèvent."

 Choses Dites
Louis Calaferte

 Chaque événement humain non pas une tragédie, mais une farce grotesque, une répétition inutile où l'absurde triomphe par inertie. Pas de colère hurlante, juste un ricanement froid devant l'inévitable médiocrité.Gare à Perpignan, fragment d’un burn-out démocratique
(Suite hypothétique que Bertrand Schmit n’aura probablement jamais le courage — ou la cruauté — de tourner, tant filmer le néant fatigue déjà les caméras.)

On est le 14 mars 2026, veille d’un premier tour qui ressemble à une exécution capitale annoncée depuis des mois.

Louis Aliot, ce vice-président du RN qui administre Perpignan comme on gère un héritage empoisonné — avec lassitude et minimum syndical —, trône à 46 % dans le dernier sondage Cluster 17 pour Politico. Mission impossible de le battre ? Non : mission inutile. La démocratie, ici, a simplement cessé de faire semblant.Schmit ouvrirait sur la gare, bien sûr — ce terminus où arrivent les trains et où s’arrêtent les illusions.

Pluie catalane, affiches décollées comme des promesses usées.

Aliot mène une campagne fantôme : il snobe les débats (sur ICI Roussillon, c’est son adjoint qui joue les doublures), répète que « ça sert à quoi de perdre du temps avec ces canaux d’information ? », et gagne quand même. Le burn out démocratique, c’est quand le favori n’a même plus besoin de mentir : il se contente d’exister. L’électeur, épuisé, vote par réflexe pavlovien — sécurité, propreté, fierté catalane recyclée depuis 2020. Rien de neuf, rien de vrai, mais ça suffit.

L’absurde a gagné par forfait.

Et les oppositions ? Une farce à six tableaux. Six listes, six ego minuscules qui se disputent les miettes d’un gâteau déjà moisi.

La gauche atomisée : Agnès Langevine (PS-Place publique) et Mickaël Idrac (LFI) se partagent 15 % chacun, comme deux clochards qui se battent pour une pièce tombée d’une poche trouée. Bruno Nougayrède (droite-centre) à 14 %, Mathias Blanc à 9 %, Lutte ouvrière à 1 % — on dirait les scores d’un enterrement où même les fantômes n’ont pas pris la peine de venir.

Schmit filmerait leurs meetings : des salles à moitié vides, des militants qui répètent les mêmes slogans depuis six ans, le regard vitreux de ceux qui savent qu’ils perdront mais qui continuent parce que l’habitude est plus forte que la honte.

Le clou du spectacle : Jean-Marc Pujol, ex-maire LR (2009-2020), l’homme qui a perdu contre Aliot en 2020, appelle maintenant à voter pour lui.

« Union des droites et du peuple », dit-il, « les partis font fausse route ».

Traduction : j’ai 76 ans, je suis fatigué, autant capituler avec panache. Schmit zoomerait sur son visage ridé par les défaites successives, sur ce ralliement qui n’est pas une trahison mais une capitulation générale — l’idéologie morte, ne reste que l’instinct de conservation.

L’affaire des assistants parlementaires plane toujours : Aliot risque l’inéligibilité (délibéré en appel prévu en juillet), mais personne n’en parle vraiment. Pourquoi s’énerver ?

Le mandat a été « pépère » (Le Monde dixit) : plus de police, plus de caméras, moins de vagues. Il a compris que gouverner consiste à ne rien faire de trop visible — la meilleure façon de durer quand on n’a plus d’idées.

Le peuple, reconnaissant, le réélira probablement dès le premier tour, ou au pire au second dans une quadrangulaire pathétique où même les perdants se congratuleront d’avoir « existé »

.Schmit terminerait sur un plan fixe : la gare la nuit, un train qui part vers nulle part, un panneau « Perpignan – terminus » éclairé par un néon clignotant. Voix off murmurée, presque lasse : « La fatigue de 2020 est devenue burn out en 2026.

On ne vote plus pour espérer, on vote pour ne pas avoir à changer d’avis.

La démocratie ne meurt pas assassinée ; elle s’éteint d’ennui, en murmurant “tant pis”. » Pas de musique tragique, juste le bruit du vent et d’un distributeur automatique qui crache un café imbuvable.

Parce qu’au fond, Perpignan n’est pas un laboratoire du RN : c’est le miroir grossissant de ce que nous sommes tous devenus — des administrés qui élisent des gestionnaires parce que rêver fatigue.

Et dans ce miroir, on rit jaune : c’est laid, c’est prévisible, c’est nous.

Sources (réelles, hélas) :  Sondage Cluster 17 / Politico (12 mars 2026) : Aliot 46 %, oppositions dispersées.  
Reportages 20 Minutes, Le Figaro, France Bleu, L’Indépendant, Le Monde (février-mars 2026) sur la « campagne fantôme », l’absence aux débats, le mandat « pépère ».  
Ralliement de Jean-Marc Pujol à Aliot (annoncé mi-mars 2026, via ICI Roussillon, AFP, etc.).  
Archives du documentaire original de Bertrand Schmit (2024) pour le parallèle cruel avec 2020.

Et maintenant, éteignez la lumière. Demain on vote, après-demain on oubliera.

 

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8 mars 2026 7 08 /03 /mars /2026 13:58

    "Il y a deux façons d'enculer les mouches : avec ou sans leur consentement."

Boris Vian 

Perpignan, mars 2026 : la politique du crachat sans se fatiguer

Mes bons amis, mes chers électeurs catalans, mes braves contribuables des quartiers pourris et ceux plus gâtés , écoutez-moi ce petit air de valse municipale qui monte, qui monte… et qui pue déjà la vieille sueur des campagnes sans honneur.

Autrefois, on rêvait encore. On se levait pour un homme ou une femme, en fin, quelqu'un qui avait du feu dans le ventre, des phrases qui vous emportaient comme la Tram, un programme qui sentait la sueur et le bitume neuf. On croyait encore que la politique, c’était de la poésie appliquée à la vie commune.

Plus aujourd’hui.Les nouveaux candidats ? Des fantômes recyclés, des mites de l’éternel retour.

Des figures déjà vieilles avant même d’avoir été jeunes, des résidus d’anciennes listes, des revenants sortis du formol des années Pujol-Alduy-2014, qui nous reviennent avec le même sourire usé, les mêmes costumes lustrés, les mêmes promesses recuites.

Ils n’arrivent pas : ils reviennent.

Comme ces vieux vêtements qu’on ressort du grenier tous les six ans, avec l’odeur de naphtaline et l’illusion de la nouveauté. « Soyons fiers de Perpignan, elle le mérite », lance Bruno Nougayrède d’une voix de chef d’entreprise fatigué. « Perpignan, changez d’air ! », scande Mickaël Idrac en invitant Mélenchon pour un « Siamo tutti antifascisti ! » qui sent le déjà-vu. Et Aliot, lui, répète inlassablement : « Continuons ensemble avec Louis Aliot » et « Pour nous c’est Louis » – la main bleu-blanc-rouge brandie comme un talisman.

Plus besoin de charisme, mes agneaux.

Plus besoin de vrai programme, de chiffres qui tiennent debout, de visions qui fassent rêver au-delà du prochain PV de stationnement. Non. Il suffit aujourd’hui de disqualifier l’autre. De le salir, de le barbouiller, de le rendre infréquentable comme on jette un mégot dans le caniveau du Têt. Et hop ! On est élu. Ou réélu.

Sans avoir rien démontré de sa propre valeur, sinon celle, immense, d’être moins dégueulasse que le voisin.

Louis Aliot, le pépère intranquille du RN, trône là-haut à 43-44 % dans les sondages Ifop, comme un gros chat qui a déjà bouffé la moitié du pâté. Six ans qu’il gère la plus grande ville de France aux mains du parti : un peu plus de flics municipaux, un peu plus de caméras, un discours « sécurité-propreté » bien rodé, et surtout… surtout, pas de vagues. Il a même récupéré une poignée de ces mêmes mites recyclées – ex-Pujol, ex-Alduy – dans sa liste, histoire de faire « union de la droite raisonnable ».

Son bilan ? Mitigé, disent les méchantes langues. Mais qu’importe : il n’a pas à le défendre. Il lui suffit de répéter, d’une voix calme et assurée : « Si vous ne votez pas pour moi, c’est le retour du chaos, des anciens qui ont laissé pourrir la ville, ou pire… les autres. » Et ses partisans de renchérir : « C’est Louis ou moi », « Touche pas à mon maire ».

Et les autres, justement, s’appliquent avec un zèle touchant à lui rendre la politesse.

Bruno Nougayrède pointe du doigt les cambriolages qui persistent et les violences qui n’ont pas vraiment baissé malgré les belles stats d’interpellations. Il a raison, sans doute. Mais il reste à 13-15 %. Alors il faut bien hausser le ton : « M. Aliot n’a objectivement rien fait ! »Agnès Langevine et sa bande divers centres gauche-PS, avec le soutien zélé de Raphaël Glucksmann, hurlent au « rejet de l’extrême droite » et transforment le scrutin en « combat national » : « Entre les fascistes et nous ! »

On culpabilise l’électeur comme on culpabilisait les résistants de 1946 culpabilisaient la population : « Si tu votes Aliot, tu es complice. Du déclin. Du racisme. Du populisme. Du retour en arrière. Du mal absolu. »

Résultat ? On ne démonte plus les programmes. On ne compare plus les bilans. On ne propose plus rien de neuf. On disqualifie. On rend l’autre infréquentable, et on s’épargne ainsi la peine de prouver qu’on vaut mieux.

C’est la grande économie de la politique moderne : pourquoi se vendre quand on peut faire vomir l’adversaire ?

Les vrais sujets – les trois quartiers les plus pauvres de France, le mal-logement qui pourrit les familles, l’insécurité qui colle aux murs malgré les caméras – passent à la trappe. On préfère agiter le spectre du « maire condamné en première instance à trois ans d’inéligibilité » (affaire des assistants parlementaires, appel en juillet, on gagne du temps, on gagne des voix).

Ou le spectre inverse : « Si la gauche passe, c’est la gabegie, les migrants, les impôts, la fin de Perpignan la rayonnante. »C’est ça, la campagne 2026 à Perpignan. Du grand art du moindre effort moral. Du crachat élégant. Du « vote utile contre le diable » ou du « vote pour le seul qui tient la boutique ».

Et pendant ce temps, la poésie s’est noyée dans le Têt.

Elle flotte, ventre en l’air, entre deux sacs plastique et trois promesses oubliées. On l’a tuée à petit feu, à coups de « l’autre est une ordure ». On l’a remplacée par ce triste commerce : la peur, la haine, la culpabilité. Et les mites, elles, continuent leur ronde éternelle, grignotant ce qui reste de neuf dans la ville.Cynique ? Oui. Efficace ? Les chiffres des sondages qu'on a payé disent oui.

Le 15 mars, on verra si le peuple catalan, ce peuple que Céline aurait croqué en trois phrases bien saignantes, se laissera encore une fois mener par la peur et le mépris plutôt que par des idées. Ou si, par miracle – un miracle bien pâle, bien fatigué –, quelqu’un osera enfin parler propreté, logements, emplois, sans passer par la case « l’autre est une ordure ».

En attendant, on continue la danse.Et on se bouche le nez.Parce que même l’odeur de la poésie morte, ça finit par prendre à la gorge.

 

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6 mars 2026 5 06 /03 /mars /2026 13:04

"Une femme est comme un sachet de thé : vous ne pouvez pas savoir à quel point elle est forte tant que vous ne l'avez pas plongée dans l'eau chaude."

– Eleanor Roosevelt.

"Avec ma casquette de Femmes Chefs d'Entreprises des Pyrénées Orientales - FCE66 et de directrice de Claricia, il m'arrive d'intervenir dans les établissements scolaires, notamment sous l’égide de 100 000 Entrepreneurs et de Entreprendre Pour Apprendre Occitanie. 

C’est ainsi que j’ai eu le plaisir de retourner sur les bancs de MON lycée, le Lycée Jean Lurçat Perpignan, et surtout, d'y faire une rencontre comme je les aime : celle d’une personne qui a su bousculer ses propres lignes pour embrasser le changement."

Qui est Audrey Jonca ?

Native d’Elne (Pyrénées-Orientales), Audrey Jonca s’est installée à Bages en 2016. Elle incarne la figure de la « femme orchestre » : cheffe d’entreprise, dirigeante associative, podcasteuse, blogueuse et, depuis 2025, auteure publiée.youtube.com lacheftaine.com

(Photos récentes d’Audrey Jonca lors de ses interventions et en portrait officiel d’auteure)Parcours professionnel : de l’assistante juridique à la directrice généraleAprès des études de droit à l’université de Perpignan puis à Montpellier, elle bifurque dans le secteur médico-social. Elle entre comme assistante juridique à la Résidence Seniors Claricia à Saleilles, près de Perpignan. Quinze ans plus tard, elle en devient la directrice générale.Claricia propose un concept innovant : « vivre chez soi en mieux » – qualité de vie, liberté, sécurité et services à domicile pour les seniors. L’établissement a reçu un certificat d’excellence (notamment en 2016-2017) et Audrey Jonca y est souvent mise en avant pour son engagement.claricia.fr

Elle est également très active dans le tissu économique local : membre de Femmes Chefs d’Entreprises des Pyrénées-Orientales (FCE66), présidente du comité organisant la remise des Trophées, et intervenante régulière auprès d’étudiants et alternants.

L’autre visage : La Cheftaine, l’écrivaine et la raconteuse d’histoiresÀ l’approche de la quarantaine (autour de 36 ans), elle traverse une crise existentielle. Elle lance alors son blog lacheftaine.com et le podcast La Cheftaine, où elle partage avec humour et lucidité ses interrogations sur la confiance en soi, le dépassement des complexes, l’audace et l’envie de « se réapproprier sa propre histoire ».

En 2014, le décès de son grand-père maternel (suivi de celui de sa grand-mère quelques mois plus tard) fait germer l’idée d’un roman : un « adieu mais pas triste », pour lui offrir la fin qu’il n’avait pas eue. Il lui faudra dix ans pour l’écrire.

En 2025, elle publie son premier roman :
Demain sera mieux qu’hier (Éditions Hugo Stern).C’est une fiction feel-good ancrée dans la vraie vie, inspirée de son expérience auprès des personnes âgées. L’histoire suit Maria, qui se réveille amnésique à l’hôpital de Perpignan après un accident, et Angèle, une jeune femme qui l’aide à reconstituer son passé. Le livre explore la mémoire, les non-dits familiaux, la transmission, la résilience des aidants, les migrations, la place des femmes, l’amour et l’émancipation.

Le titre lui-même est « un élan de positivité : le meilleur reste à vivre ».Elle le décrit comme un mélange de joie et de mélancolie, une plongée sensible dans la complexité humaine, avec des personnages « Monsieur et Madame Tout-le-monde ».fr.linkedin.com

 

En résumé : une personnalité inspirante et multicasquetteAudrey Jonca est une femme qui a su transformer une vie « sérieuse » (droit → carrière dans le médico-social) en une vie créative et engagée.
Elle passe avec la même énergie de la direction d’une résidence seniors à l’écriture de romans, aux podcasts et aux conférences.
Son moteur : l’envie de transmettre, de raconter des histoires vraies ou inspirées du réel, de valoriser la résilience et de montrer que « demain sera mieux qu’hier ».Native des Pyrénées-Orientales, fière de ses racines catalanes, elle continue aujourd’hui à écrire, podcastuer et diriger Claricia tout en partageant son univers sur lacheftaine.com.

Audrey Jonca était en direct Au Cochon Hardi pour présenter son livre , en présence d'hervé Vigier pour lArchipel contre attaque malgré des problèmes techniques qui font un démarrage un peu, phare et felu un grand moment de télévision: Rencontre avec Audrey Jonca La femme orchestre - Une executive woman

 

 

PO / 66:  interview Audrey Jonca :femme orchestre,premier roman " Demain sera mieux qu'hier " Éditions Hugo Stern ! itw par Nicolas Caudeville
PO / 66:  interview Audrey Jonca :femme orchestre,premier roman " Demain sera mieux qu'hier " Éditions Hugo Stern ! itw par Nicolas Caudeville
PO / 66:  interview Audrey Jonca :femme orchestre,premier roman " Demain sera mieux qu'hier " Éditions Hugo Stern ! itw par Nicolas Caudeville
PO / 66:  interview Audrey Jonca :femme orchestre,premier roman " Demain sera mieux qu'hier " Éditions Hugo Stern ! itw par Nicolas Caudeville
PO / 66:  interview Audrey Jonca :femme orchestre,premier roman " Demain sera mieux qu'hier " Éditions Hugo Stern ! itw par Nicolas Caudeville
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4 mars 2026 3 04 /03 /mars /2026 20:40

 

   " Non, mais j’crois qu’il faut qu’vous arrêtiez d’essayer d’dire des trucs.
    Ça vous fatigue, déjà, et pour les autres, vous vous rendez pas compte de c’que c’est … Moi quand vous faites ça, ça me fout une angoisse … J’pourrais vous tuer, je crois. De chagrin, hein ! J’vous jure c’est pas bien, il faut plus que vous parliez avec des gens."

Par Kaamelott

"Nul être soucieux de son équilibre ne devrait dépasser un certain degré de lucidité et d'analyse."

Emil Cioran

Pendant que ça bombarde sec du côté du détroit d'Ormuz et que les influenceuses quittent en larmes Dubaï, 2 influenceuses des municipales d'ici font le show et font tapi façon Las Vegas! https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/07/perpignan/municipales-2026-la-politique-et-le-syndrome-ayrton-senna-plein-gaz-dans-l-mur-et-qu-ca-saute-par-robert-dainar.html

L'Indépendant

"Agnès Langevine assure, ce mercredi 4 mars 2026, qu’elle ne se désistera pas au second tour des municipales à Perpignan si elle se qualifiait, mais arrivait derrière La France Insoumise. Elle rectifie ainsi les propos de sa binôme Annabelle Brunet qui avait assuré l’inverse, la veille, au micro d’Ici Roussillon."

Voici une version , réécrite de l'info dans le ton ultra-absurde, cru, déjanté et sarcastique de Strip Law (cette série Netflix toute fraîche de 2026, style Adult Swim meets Vegas gone wrong : dialogues qui claquent comme des gifles, exagérations barrées, personnages qui se tirent dans les pattes en mode "je t'adore mais je te hais", et zéro filtre). Imagine Sheila Flambé (la magicienne hedoniste) qui débarque en hurlant des vannes trash sur la politique locale, pendant que Lincoln Gumb (l'avocat coincé) essaie désespérément de garder un semblant de sérieux.

Perpignan Municipales 2026 – Édition "Tu nous régales, Agnès !" : La gauche se déchire plus fort qu'un magicien qui rate son tour de scie dans une strip-teaseuse

Oh putain, Agnès Langevine, tu nous régales, franchement ! T'as sorti ça mercredi 4 mars 2026 comme une bombe glitter dans un tribunal de Las Vegas : « Non, je me désisterai pas au second tour si LFI me passe devant, même si ça veut dire qu'Aliot se gave de croissants au RN pour un deuxième mandat ! » Boom. Mic drop. Et ta binôme Annabelle Brunet qui, la veille, balançait l'inverse sur France Bleu comme une assistante magique qui fait disparaître le lapin… mais qui le fait réapparaître en mode "oups, c'était pas prévu".Annabelle : « Si LFI est devant, on se barre gentiment pour le front anti-facho. »
 

Agnès, genre Sheila Flambé qui sort un lapin en feu de son chapeau :

« NAN MA CHÉRIE, JE RESTE, JE ME BATS, JE M'ACCROCHE COMME UN AVOCAT À UN CLIENT QUI DOIT 50 000 BALLS EN PENSION ALIMENTAIRE ! »Tu nous régales, Agnès !

T'as transformé la gauche perpignanaise en épisode 3 de Strip Law : tout le monde hurle, personne s'entend, et à la fin c'est Louis Aliot qui gagne le jackpot en rigolant dans son bureau climatisé.

Retour sur le chaos, façon cartoon barré :2020 flashback : T'étais déjà là, Agnès, t'arrives 3e, tu te retires noblement pour faire barrage au RN. Classique, propre, un peu chiant comme Lincoln Gumb qui lit le code civil en pyjama. Résultat ? Aliot prend la ville. Bravo l'équipe.
 

2025-2026, le remix trash : T'es investie par le PS national et Place Publique (merci Carole Delga qui dit "LFI c'est non non non"). Tu te colles Annabelle Brunet, la centriste qui sent le pastis et la catalanité. Mais à gauche y'a Mickaël Idrac (LFI) qui fait des meetings Mélenchon-style avec 2000 personnes en transe, Mathias Blanc qui fait sa petite liste solo comme un oncle bourré qui refuse de partager le dessert, et toi qui dis : « Fusion ? Jamais de la vie, je garde ma baguette magique municipale ! »

Tu nous régales, Agnès ! T'as rectifié ta binôme en live, genre "

Annabelle, chérie, t'as fumé quoi ? On va pas se prosterner devant les insoumis comme des losers en costard trop grand !" Pendant ce temps, LFI hurle "Rassemblement ou barbarie !", mais personne bouge parce que tout le monde veut être la star du show.Et le 6 mars ? Raphaël Glucksmann, Boris Vallaud et Carole Delga débarquent pour te faire un câlin géant en meeting.

Trop mignon. Sauf que si t'es derrière LFI au premier tour, t'as promis de rester plantée là comme un palmier en plastique sur le Strip.

Résultat probable : Aliot se marre, se fait réélire, et Perpignan reste "la rayonnante"… en néons RN.

Agnès, t'es la Sheila Flambé de la politique locale : flashy, imprévisible, prête à tout faire péter pour pas céder un millimètre. Tu nous régales, vraiment. Mais bordel, si la gauche continue à se tirer les cheveux comme ça, le seul qui va gagner c'est le mec qui vend des merguez place de la Loge.

Prochain épisode : "Le second tour le plus con de l'histoire" ? On a hâte: une bonne dose de "quoi qu'il arrive, c'est du grand n'importe quoi"

 

 

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