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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

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12 mai 2026 2 12 /05 /mai /2026 09:55

« Diumenge, farem salsitxes a la brasa amb cargols a la cabana del avi »

Un souvenir d’enfance façon Pagnol, le crépitement des côtelettes, de la rouste ou de l’escargot sur
la braise de souches, le repas dominical au « casot » du grand-père devenu la madeleine de Proust
intergénérationnelle de nombreux catalans.

La lutte contre la cabanisation a eu droit au chapitre dans le discours de Pierre Regnault de la Mothe
lors de sa prise de fonction de préfet du département en août 2025, promettant efficacité et
fermeté. Un phénomène qui ne date pas d’hier mais qui connait une expansion aussi forte qu’une
colonie de poux dans une école maternelle.

Le préfet a tenu parole en s’attaquant à un bidonville en devenir au domaine de Montcalm sur la
commune de Thuir, poursuivant une procédure engagée par son prédécesseur qui avait déjà mobilisé
les pelleteuses sur Maureillas.

Le vendredi 30 Avril les casots de Montcalm, pour ceux encore debout, font à nouveau du bruit :
explosion de gaz, un hectare et quatre cabanes brûlés, le record de Préfet Bonnet, qui avait ordonné
l’incendie de la Paillote chez Francis sur l’île de beauté, est battu.

Sauf que depuis ce fait divers « Bonnet le jour, cagoule la nuit » l’Etat se cantonne au cadre légal, un
sacerdoce judiciaire et administratif qui dure de 5 à 12 ans et engendre une spectaculaire
accumulation de dossiers qui, selon les représentants de Lutèce, avoisinerait les 550 rien que pour
les PO.

De Los Masos à Banyuls dels Aspres en passant par Perpignan, Sainte Marie la Mer, Ortaffa, Canet,
Monstequieu, rares sont les cantons épargnés par ce phénomène. Dès qu’il y a des friches avec un
accès facile à l’eau, la zone est mûre pour une épidémie d’habitations de fortune, à fortiori si les parcelles sont de tailles modestes.

Les représentants de l’Etat parlent d’une urbanisation mue par la pauvreté mais, pour le porte-parole
du mouvement Agissons, ce n’est pas le seul facteur à prendre en compte « Se cantonner à des SDF
qui se terrent dans des zones périurbaines serait méconnaître le phénomène, il s’agit en fait
d’urbanisations sauvages où les propriétaires réalisent un véritable investissement, dans le foncier
tout d’abord avec 1€ à 5€ du m2 mais aussi dans des mobil-homes, caravanes, installations
photovoltaïques, clôtures, à tel point que nous estimons le coût d’une installation à 30 000 euros en
moyenne, avec de tels montants ce n’est plus une situation subie mais un choix de vie »

Le mot est lâché, derrière la consonance bucolique des cabanes se cachent en réalité des bidonvilles
en devenir. Ici encore Agissons tient à la nuance : « les mobiles sont divers et variés et leur
recensement aidera à trouver des palliatifs prompts à endiguer le phénomène ; il y a des agriculteurs
victime de larcins désireux de veiller sur leurs investissements, il y a des gardiennages de caravanes
ou des récupérateurs de métaux qui ne trouvent pas de foncier autre qu’agricole, des gens du voyage
ou encore ceux qui recherchent un lopin de terre pour leurs cultures vivrières adossées à un coin
barbecue mais il y a aussi ceux qui ont choisi l’illégalité champêtre plutôt que la cage bétonnée d’un
logement social.

Pour ce qui est d’une villégiature à la campagne, le phénomène ne date pas d’hier,
le village sauvage de vacances du Bourdigou, situé entre Torreilles et Sainte Marie, a été rasé en
1976, un musée est d’ailleurs envisagé au port de Sainte Marie, là où subsistent encore des
constructions héliotropiques illégales»

Crise du logement, inflation des denrées alimentaires, explosion des vols ruraux, recul de l’activité
agricole ou raréfaction de foncier à vocation économique semblent être les facteurs conjoncturels
qui amplifient le phénomène. Il n’est donc pas étonnant qu’un département au climat doux, à
l’agriculture en déclin, au chômage galopant et au foncier hors de prix soit un des plus impactés de
l’hexagone.

Le 17 Octobre 2024, le ministère de l’aménagement du territoire et de la transition écologique,
produisait une charte de lutte contre la cabanisation, affectueusement surnommée « Lucca »
matérialisant l'engagement des différents partenaires et constituant un véritable maillage de
compétences territoriales, juridiques, policières, fiscales, institutionnelles et sociales : Préfet,
procureur, pompiers, Enedis ou encore le président de l’association des Maires 66 Edmond Jorda,
tous l’ont ratifiée sans que cela n’engendre pour autant un véritable tournant dans la lutte.

Excédés, les sénateurs catalans Jean Sol et Laurianne Josende ont décidé de siffler la fin de la
récréation et portent un texte de loi visant à accélérer et simplifier les démarches de lutte,
notamment grâce à une procédure de démolition d’office sans autorisation préalable du juge
judiciaire, à la demande du préfet.

Bien que le sénat ménage les édiles en évoquant « donner aux
acteurs locaux les moyens de lutter contre la cabanisation », il n’en reste pas moins qu’en shuntant le
premier constat de construction illégale réservé aux seuls maires depuis la décentralisation de 1982,
la réforme pointe du doigt que certains premiers magistrats ne font pas le boulot en leur fief.
Ce projet de loi, qui prévoit également une ordonnance préfectorale de démolition dans les sept
jours pour des travaux en cours ou achevés depuis moins de 72 heures, des astreintes jusqu’à
100 000 euros, des amendes de 30 000 euros ou encore un allongement des délais de prescription à
partir de la découverte de l’infraction, a été adopté le 6 mai 2026 à 242 voix contre 34, c’est
maintenant à l’assemblée nationale de « transformer l’essai » confiait Jean Sol.

Du côté d’Agissons, on salue l’initiative sénatoriale mais on déplore la focalisation sur l’aspect
répressif : « les politiques veulent durcir la répression contre la cabanisation alors que 12 communes
viennent d’être sanctionnées par l’Etat pour une carence en logements sociaux, que les plans locaux
d’urbanisme font la part belle à de l’habitat hors de prix plutôt qu’aux activités économiques, que les
projets de jardins familiaux sont trop peu nombreux et modestes ou encore que les campings se
débarrassent allègrement de leurs mobil-homes passés de mode sur un marché de l’occasion
dérégulé »

Pour Yannick Jadot, sénateur écologiste opposé au vote du texte, c’est « une chasse aux pauvres où
des gens déjà en situation de précarité vont être sanctionnés ». Un discours un brin populiste quand
on sait que la cabanisation a un impact environnemental certain, notamment par l’absence de
système d’assainissement collectif et aucun contrôle possible sur d’éventuelles filières de traitement
autonomes.

La sénatrice LR Josende argue du risque inondation ou incendie ainsi que de l’atteinte aux paysages
afin de justifier sa démarche. Sur les réseaux sociaux, la population n’est pas forcément favorable au
texte, invoquant la précarité mais ne saisissant pas les risques liés aux feux et aux crues. En effet,
nombre de ces cabanes sont implantées à proximité des cours d’eau et quasiment toutes hors de
portée des réseaux dédiés à la lutte contre les incendies, en cas de catastrophe les services de
secours ne feront pas le tri entre le légal et l’illégal mais apprécieront l’urgence vitale, parfois au
détriment de ceux qui occupent légalement les sols, renchérit le mouvement Agissons et ajoute
qu’en ce qui concerne les paysages, certains élus ont opéré un véritable massacre du département
au profit des promoteurs, des fermiers solaires ou des compagnies éoliennes.

L’avenir des casots de fortune est donc maintenant entre les mains du parlement où le sujet promet
de vifs débats.

Un débat national qui aura au moins eu le mérite de révéler que tous les
parlementaires des Pyrénées-Orientales ne suivent pas forcément les initiatives législatives de leurs
collègues, à l’instar de la députée RN Michèle Martinez qui interrogeait Laurent Nunez, Ministre de
l’intérieur, le 28 avril 2026 quant à la lutte contre la cabanisation alors que le sénat examinait la
réforme légale le 15 avril. Michèle a un gage, une nuit dans une cabane de Montcalm.

 

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11 mai 2026 1 11 /05 /mai /2026 17:56

"Le refus a toujours constitué un rôle essentiel. Les saints, les ermites, mais aussi les intellectuels, le petit nombre d'hommes qui ont fait l'Histoire sont ceux qui ont dit non, et non les courtisans et les valets des cardinaux."

Pier Paolo Pasolini (La Stampa, 8 novembre 1975) 

Les Écrits corsaires – Médipôle, ou la honte d’une direction de clinique 

Ils continuent.  Ils continuent à nous voler notre sueur, notre fatigue, notre dignité, comme si tout cela n’était qu’une marchandise parmi d’autres, négociable au plus bas prix.

À Médipôle, en ce mois de mai qui sent déjà la défaite ou la révolte, les salariés tiennent encore debout. Ils tiennent contre la logique la plus cynique du capital : celle qui prend tout et ne rend rien, qui accumule des bénéfices et les reverse au siège comme on verse du sang dans un coffre-fort lointain.On nous avait promis le dialogue.

On nous a donné le mépris froid, l’habituelle rhétorique des puissants : « Nous n’avons pas les moyens. » Mensonge.

L’expert-comptable a vu les comptes. La clinique avait largement les moyens de payer le treizième mois. Elle a fait des bénéfices, cette année encore, et ces bénéfices ont filé vers le haut, vers le centre, vers l’abstraction vorace du groupe. Il n’y a plus d’excuse économique. Il n’y a plus que l’arrogance nue du pouvoir.Les revendications sont simples, presque archaïques à force d’être justes : maintenir le treizième mois, c’est-à-dire ne pas nous voler un mois de vie ; améliorer des conditions de travail devenues insoutenables – changements de services brutaux, absence de remplacements, pression constante, usure organisée des corps et des âmes.

On ne demande pas la lune.

On demande simplement qu’on ne nous traite plus comme du bétail interchangeable.

Et face à cela ? Rien. Le vide. Le silence calculateur de la direction.

Pas un chiffre, pas une proposition, pas un geste. Le dialogue social est mort, étranglé dans les couloirs feutrés où l’on décide du sort des autres sans jamais les regarder dans les yeux. La grève est donc reconduite. Elle doit l’être. Car céder maintenant, ce serait accepter que tout cela – notre fatigue, nos nuits, notre colère – n’ait servi à rien.

Je le dis avec la lucidité amère de celui qui a vu tant de luttes : ils tentent déjà de vous diviser.

C’est leur arme la plus vieille et la plus efficace. Opposer grévistes et non-grévistes, syndicats et salariés, clinique contre clinique. Semer la fatigue, la peur, la responsabilité inversée : « C’est à cause de vous que les patients souffrent. » Classique. Ignoble. Prévisible.Mais vous êtes encore là. Unis. Et c’est cela qui les terrifie. Car une masse qui refuse de se dissoudre, qui reste solidaire malgré les réquisitions abusives, malgré la propagande, malgré la lassitude, devient dangereuse.

Elle devient visible. Elle devient peuple.

Les caisses de solidarité se remplissent, lentement, dignement. Des dons arrivent, des soutiens extérieurs, la mairie de Cabestany qui tente d’aider à sa manière. Petits gestes, mais vrais. Signes que, même dans ce monde pourri par le calcul, quelque chose d’humain résiste encore.Ne lâchez rien.  Pas maintenant.  Lâcher maintenant, c’est préparer la défaite de dans deux ou trois ans, quand ils reviendront plus voraces encore, forts de votre précédent abandon. https://www.lepotcommun.fr/cagnotte/solidaire/solidarite-grevistes-clinique-medipole-ml1ncph9

La lutte n’est pas seulement pour un treizième mois.

Elle est pour votre dignité de travailleurs de la santé, pour l’idée même qu’un homme ou une femme qui donne sa vie au travail n’est pas une variable d’ajustement.

Restez corsaires.  Restez ensemble, soudés, intraitables. La clinique a les moyens. Le siège a l’argent. Il ne manque que la volonté de justice. Cette volonté, c’est vous qui devez l’imposer.On ne lâche rien.  Jusqu’au bout.

 

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10 mai 2026 7 10 /05 /mai /2026 13:07

20 cliniques en gréve du même groupe dans toute la France. C'est une sorte de résumer du mouvement de gréve des cliniques Elsan parcouru d'interviews qui recadrent la situation de Médipole à St Pierre en passant par la Clinique méditerranéenne (anciennement Notre Dame d'Espérance) et le Florida au Barcarés... La pression sur les soignants, psychologique ou financière jusqu'à la baisse des effectifs en travaillant plus payé moins, tout en faisant bonne figure à l'ARS pour carder son habilitation à soigner en gardant les dividendes pour les actionnaires...

Les premiers politiques à bouger sont ceux des "extrêmes" , les autres cautionnant un système que leurs lois ont installé...

C'est d'abord le maire communiste d'Alenya qui fait un courrier public au préfet de La Motte en demandant son intervention, voir son arbitrage. Puis la député Sophie Blanc qui avait déjà fait en son temps une question au gouvernement sur la fermeture des urgences de nuit de médipôle et de son impact sur les urgences de l'hôpital déjà en urgence. Pendant ce temps le journal l'indépendant faisait des unes tendancieuses dont les mémos étaient envoyés tous les soirs par le directeur de St Pierre, lui-même président du Médef local, qui certaines chimiothérapies n'étaient pas assurées, mettant en danger certains malades. Les soignants répliquent que cela venait du manque d'organisation des réquisitions (alors qu'elles étaient appliquées avec un zèle qui frôlait le harcèlement, voir récits dans les interviews... ) . Ce qui mettaient en cause les soignants dans la une de l'Indépendant, le droit de réponse des soignants était plus petit et à l'intérieur. Mais le journal et son modèle économique ont choisi leur camp: celui des annonceurs...Les gilets jaunes vous le diront ! Rendez-vous est donc pris avec le préfet comme raconté plus bas, mais la lutte continue lundi pour un 18éme jour !

Une délégation syndicale a été reçue par le Préfet, en présence surprise de l’Agence Régionale de Santé (ARS). Cette rencontre visait à aborder les tensions actuelles liées aux réquisitions dans plusieurs cliniques du territoire.

Engagements et demandes du Préfet

Le Préfet s’est engagé à se renseigner sur les quotas de réquisitions par rapport au nombre réel de patients pris en charge. En échange, il a exigé que les réquisitions, lorsqu’elles sont émises, soient pleinement respectées et exécutées dans les règles.

Un point majeur a été soulevé :

ni le Préfet ni l’ARS ne disposent d’une visibilité précise sur les quotas appliqués dans les cliniques privées. Une situation jugée « inacceptable » par les autorités elles-mêmes. Les représentants syndicaux ont demandé au Préfet et à l’ARS de se rapprocher directement des directions des établissements pour obtenir une transparence totale sur ces quotas.

Communication et appel aux négociations

Le Préfet a annoncé qu’il communiquerait prochainement sur les réseaux sociaux. Sans prendre parti dans le conflit, il a demandé aux directions des cliniques d’ouvrir de véritables négociations avec les représentants du personnel.

Des réquisitions contestées

Les organisations syndicales ont de nouveau dénoncé de nombreuses réquisitions jugées abusives ou non conformes. Elles soulignent également une situation paradoxale : certains salariés réquisitionnés travaillent parfois dans des conditions plus favorables qu’en temps normal, les cliniques n’étant pas saturées.

Situation par établissement

Clinique Saint-Pierre : Le Préfet a exprimé une forte préoccupation concernant la continuité de la prise en charge des chimiothérapies, malgré les réquisitions et le service minimum déjà assuré. Il a indiqué vouloir mettre en place des réquisitions systématiques pour garantir ces soins. Les salariés ressentent cette démarche comme une forme de culpabilisation, alors qu’ils respectent déjà leurs obligations.

Cliniques Medipole, Méditerranée et Floride : Des rencontres entre les directions et les représentants du personnel sont programmées la semaine prochaine.

Analyse syndicale

Les organisations syndicales perçoivent une stratégie de pression soutenue de la part des directions, assimilée à une forme de « guerre psychologique ». Elles appellent à l’unité et à la solidarité entre salariés. Tant qu’aucune réelle négociation n’est engagée, le mouvement se poursuivra.Cette réunion marque une étape importante dans le conflit. Si le Préfet et l’ARS reconnaissent certains dysfonctionnements, notamment le manque de transparence sur les quotas, les salariés attendent désormais des actes concrets : une vraie ouverture des négociations et une régulation plus juste des réquisitions.

 

L'Archipel contre attaque était en direct de la #clinique ST Pierre du groupe Elsan où la gréve après négociation à été reconduite pour proposition financière largement en dessous des besoins des #soignants ... Ici nous des services #oncologie , #hopital de semaine et roulant qui nous raconte leurs conditions de #travail , leurs souffrances, difficultés économiques et leur rapport aux patients qui vont au-delà de la fiche de poste : merci Élisa, Yohan et Céline

après le retour des négociatrices , la réaction à chaud : Partagé avec : Public L'Archipel contre attaque était en direct de la #clinique ST Pierre du groupe Elsan où la gréve après négociation à été reconduite pour proposition financière largement en dessous des besoins des #soignants ...

Charlotte et Aurélie la clinique St Pierre en gréve, Elsan n'a pas satisfait les négociatrices Charlotte et Aurélie était en direct de la clinique St Pierre en gréve, le groupe Elsan ne cède que peu, ce qui est loin de satisfaire les 2 négociatrices , ainsi que les soignants, ce pourquoi la gréve a été reconduite @followers Grève Clinique Médipôle Cabestany CGT Clinique Saint Pierre Clinique

Perpignan:Sandrine représentante CGT de la clinique St Pierre en gréve,négo avec Elsan Sandrine représentante CGT de la clinique St Pierre en gréve face au groupe Elsan , c'est quoi une négo avec le représentant du deuxième groupe santé de France @followers CGT Clinique Saint Pierre Grève

Clinique St Pierre gréve reconduite face Elsan, pour conditions de travail : Brancardiers L'archipel contre attaque était en direct de la CGT Clinique Saint Pierre en gréve reconduite face au groupe Elsan, pour conditions de travail insuffisantes et salaires pas au niveau : là se sont les brancardier ÉMILIO et Jérôme qui se colle à l'exercice de l'interview dans le genre des paysans dans Kaameloot #messireonenagros

Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
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Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
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5 mai 2026 2 05 /05 /mai /2026 20:26

« Si J’étais Lui, Je M’inquiéterais Moins Des Dieux Et Plus De La Fureur D’un Homme Patient. »

Les paroles de Ragnar Lodbrok dans la série Viking

Un immeuble s’est effondré le mardi 3 février 2026 dans le quartier Saint-Jacques à Perpignan, près du campus Mailly (rue Moulins-Parès / îlot Fontaine-Neuve, autour des numéros 7-11 place Fontaine Neuve). Aucune victime ni blessé n’est à déplorer, car l’immeuble (de 4 étages, vétuste avec murs en terre crue) avait été évacué préventivement depuis fin octobre 2025 suite à un arrêté de péril et des travaux de consolidation/démolition dans le secteur. 

 

Causes principales/ Humidité extrême : "Les murs en terre crue étaient gorgés d’eau après des pluies records (plus de 500 mm en décembre-janvier). L’eau est remontée par capillarité, fragilisant la structure déjà ancienne."

 

Contexte du quartier : Saint-Jacques fait l’objet d’un programme de sécurisation avec démolitions d’immeubles jugés dangereux. La mairie avait identifié ce bâtiment comme particulièrement fragile. 

 

Situation de Lennie Nomico

Lennie Nomico (locataire, également connue pour ses activités dans la restauration comme gérante d’Au Cochon Hardi) vivait dans l’immeuble (11 place Fontaine Neuve). Elle a dû quitter son logement fin octobre 2025 pour des travaux et espérait réintégrer mi-mars. Elle a tout perdu (80 % de ses affaires restaient sur place, photos, documents, etc.). Sa mère est co-propriétaire de l’immeuble. 

 

Dans son témoignage (3 février 2026) :Elle exprime tristesse et colère, regrettant que l’immeuble ait été considéré habitable après des travaux (toit refait, fenêtres, etc., avec contrôles huissier et subventions).
La mairie a mis en place un accompagnement (assistant social, relogement temporaire). Des efforts étaient prévus pour récupérer des effets personnels (via nacelle), mais beaucoup de biens ont été perdus. 

 

Dernières nouvelles (au 5 mai 2026)

Des suivis fin février évoquent des expertises en cours (hypothèse d’erreur humaine lors de travaux avec une pelleteuse mentionnée dans un article). La mairie dit avoir sécurisé le périmètre, engagé des purges et diagnostics pour éviter d’autres effondrements dans ce secteur sensible. I Elle était relogée temporairement par la commune avec les autres sinistrés. 

Cependant la mairie avait proposé une aide physique au déménagement de ce qui reste de son étage et affaires qu'elle peut récupérer: mais finalement il semble qu'elle doivent se débrouiller toute seule !

C'est pourquoi elle a posté sur les réseaux une vidéo où elle démontre la voix emplie d'émotion la quasi impossibilité de récupérer ses derniers biens...

Les vidéos du désastre font le buzz avec près d'1 millions de vues ! Malgré cela, toujours de réactions de la mairie de Perpignan qui semble considérer que c'est l'entreprise de rénovation de réparer ces tords

 

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28 avril 2026 2 28 /04 /avril /2026 14:50

 

Le CH déclenche le plan « Hôpital en tension » niveau 1…

On est vraiment au bord du gouffre !Il fallait s’y attendre.

Après des jours de grève dure à la clinique Médipôle Saint-Roch et à la clinique Saint-Pierre, le Centre Hospitalier de Perpignan n’a eu d’autre choix que d’activer son plan Hôpital en Tension – niveau 1.Ce n’est pas une formalité administrative. Ce n’est pas une mesure de routine. C’est le signal clair que le privé, en se mettant en grève, fait exploser un peu plus le fragile équilibre du système de santé local. Et que le public, déjà à bout de souffle, trinque une fois de plus.

Les soignants d’Elsan en ont ras-le-bol. Suppression (ou quasi-suppression) de la prime d’intéressement/participation qui pouvait atteindre 1 500 € par an, conditions de travail qui se dégradent à vue d’œil, absences non remplacées, pression permanente… Pendant que le groupe fait des bénéfices, on presse les équipes comme des citrons. Classique.Résultat ? Grève illimitée depuis le vendredi 24 avril, forte mobilisation (près de 60 % à Saint-Roch, plus d’une centaine de personnes à Saint-Pierre)

Et un effet domino immédiat sur le Centre Hospitalier de Perpignan.

Ce plan « Hôpital en tension » n’est pas anodin. Il reflète la réalité brutale sur le terrain : services sous pression maximale, équipes qui courent partout, organisation qui tient à un fil face au manque chronique de moyens. Encore une fois, c’est le public qui doit absorber les chocs provoqués par les choix du privé.

Et pendant ce temps, les patients ? Ils sont au milieu.

Prises en charge retardées, interventions déprogrammées, urgences qui risquent de saturer un peu plus.Assez de ce modèle où l’on rogne sans cesse sur les conditions de travail des soignants sous prétexte de rentabilité.

Assez de ce ping-pong permanent entre privé et public où ce sont toujours les mêmes qui trinquent : les équipes soignantes et les malades.

La mobilisation des personnels des cliniques ELSAN est légitime. Leur combat pour des conditions de travail dignes et une reconnaissance à la hauteur de leur engagement est aussi le combat pour la qualité et la sécurité des soins sur tout le territoire.Solidarité totale entre les établissements.

Public comme privé, les soignants sont dans le même bateau face à la casse organisée du système de santé.

On ne lâche rien. Parce que derrière les chiffres, les plans de tension et les communiqués, il y a des femmes et des hommes qui tiennent encore debout l’hôpital de ce département par leur dévouement.Et ils méritent mieux que ce foutage de gueule permanent.

 

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28 avril 2026 2 28 /04 /avril /2026 13:01

   " Il ne suffit plus de dénoncer. Il nous faut désormais énoncer. Il ne suffit pas de rappeler l'urgence. Il faut aussi savoir commencer, et commencer par définir les voies susceptibles de conduire à la Voie."

Edgar Morin La Voie: Pour l'avenir de l'humanité (2011) 

 

Ô comédie humaine ! Les soignants d’Elsan jouent enfin leur grande scène de la révolte

Mesdames et messieurs, approchez, approchez ! Le cirque Elsan est de retour dans les Pyrénées-Orientales, et cette fois le numéro s’intitule : « Comment se tirer une balle dans le pied tout en prétendant faire du dialogue social ». 

Vendredi 24 avril 2026, à l’aube, les soignants de la clinique Médipôle Saint-Roch de Cabestany ont décidé, dans un élan de folie furieuse, de ne plus accepter d’être pris pour des cons.

Le soir même, leurs camarades de la clinique Saint-Pierre à Perpignan les ont rejoints. Grève illimitée. On bloque, on déprogramme, on dit stop. 

Le motif ? Une horreur absolue, une injustice qui ferait pleurer les pierres : la direction du groupe Elsan, dans sa grande mansuétude capitaliste, s’apprête à supprimer (ou à rendre aussi aléatoire qu’un tirage du Loto) l’intéressement de 1 500 euros par an. Cette misérable obole qui, pour nombre d’infirmières, d’aides-soignants et de secrétaires, tient lieu de treizième mois, de vacances, et parfois de dignité. 

Car il faut le rappeler, et avec quelle jubilation amère : ces cliniques marchent très bien.

Saint-Roch figure régulièrement parmi les meilleures performances du groupe. Les résultats sont excellents, les actionnaires sourient, les dividendes chantent. Mais voilà : quand tout va bien, chez Elsan, on a une tradition ancestrale… on vient piocher dans la poche de ceux qui font le boulot.  C’est presque touchant de constance.

En 2021 déjà, à Saint-Roch, grève pour la baisse de l’intéressement alors que la clinique était dans le top 10 des plus rentables.

En 2018, à Saint-Pierre, même refrain : baisse de 90 % de la prime, suppression rampante du treizième mois. Le scénario est rodé, la pièce se rejoue à guichets fermés tous les trois ou quatre ans. On pourrait presque en faire un vaudeville à succès : « La Prime et le Mépris », avec Valéry Folcher dans le rôle du directeur « surpris » et « ouvert au dialogue ».

Ah, le dialogue ! Ce mot magique que les directions prononcent toujours avec la même sincérité qu’un député en fin de mandat promettant la baisse des impôts.

« Nous n’avons encore rien décidé… Nous sommes dans une démarche de dialogue… Nous sommes surpris par ce préavis… »  Ben voyons. On est toujours surpris quand les gens qui gagnent 1 300 euros par mois, qui enchaînent les gardes, les week-ends et les fêtes, qui voient leur charge de patients augmenter pendant que les effectifs diminuent, finissent par dire : « Assez. »

Kate Level, déléguée CGT, l’a résumé avec une justesse chirurgicale : « Nos conditions de travail sont inacceptables. »

On les augmente en patients, on ne les augmente pas en salaire, on ne les remplace pas quand ils craquent, et on s’étonne qu’ils n’arrivent plus à recruter ? C’est presque de l’art abstrait, ce niveau de mauvaise foi.

Pendant ce temps, les urgences tournent (parce que même en colère, les soignants restent des soignants), les opérations non urgentes sont reportées, et les patients, comme d’habitude, trinquent.

Mais qui est vraiment responsable du désagrément ? Ceux qui soignent ou ceux qui, année après année, traitent le personnel comme une variable d’ajustement budgétaire ?Les soignants ne demandent pas la lune. Ils demandent simplement que la prime devienne pérenne, qu’on arrête de jouer au yo-yo avec leur pouvoir d’achat, et qu’on reconnaisse enfin qu’on ne peut pas faire tourner une clinique avec des salaires de misère et du mépris en prime.

Alors oui, qu’ils tiennent bon. Qu’ils reconduisent. Qu’ils restent dignes et déterminés. 

Parce que dans ce grand vaudeville contemporain du capitalisme hospitalier, il était temps que les véritables héros montent sur scène et sifflent la fin de la récréation.  Rideau. Et cette fois, messieurs d’Elsan, ce n’est pas vous qui l’abaissez.

 

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27 avril 2026 1 27 /04 /avril /2026 13:57

"Le petit vieux en s’appuyant sur moi d’un air préoccupé consulte sa mémoire à laquelle les années ont arraché des pages entières en recouvrant celles qui restent de taches d’oubli plus noires que l’encre des mots. "

 "Exhortation aux crocodiles"
Antonio Lobo Antunes

Le samedi de la Sant Jordi (fête catalane du livre et de la rose) a été sous l'égide d'un "grand foutoir" où il y a avait de tout pour tout le monde au-delà des livres et des roses. Un Flashmob "à 16h, la Place de la République à Perpignan se transforme en piste de danse à ciel ouvert ! Curieux, amateurs ou simples passants : chacun peut rejoindre le mouvement et faire vibrer la ville au rythme de la danse ! Flashmob animé par Nacim Battou ". Un concept déjà ringard des le départ, la preuve les politiques en ont fait leurs choux gras pour en scène leur "coolitude" , il y a 10 ans (lorsque les partis politique reprennent un concept, c'est que celui-ci est déjà épuisé, voir notre dictionnaire à "riflette" ) . Là c'était le théâtre l'archipel qui se projetait : rien à voir avec la choucroute !

Sur l'avenue Torcatis qui avait pris des allures de Berlin sous guerre froide, il fallait choisir son quand: Torcatis Est  ou Torcatis Ouest : choisis ton camp camarade !

Côté Est: la coolitude catalane du centre  avec étales de livres en catalans, mais pas que ! Ainsi qu'une déambulation d'Agnès Langevine gardant sa poche de Dunkerque!

Côté Ouest: Louis Aliot et sa cour dans une ambiance plus popu et bistrot pour l'anniversaire de la révolution des Œillets !   

"La révolution des Œillets (Revolução dos Cravos en portugais), également surnommée le 25 avril (25 de Abril en portugais), est le nom donné aux événements d' avril 1974 qui ont entraîné la chute de la dictature salazariste qui dominait le Portugal depuis 1933. Célébration à Lisbonne, 25 avril 1974 ."

Une révolution pacifique de gauche face à un dictateur d’extrême droite qui finissait de s'enliser dans une guerre coloniale, le Vietnam des portugais: l'Angola... 

On y pas pour autant célébré la disparition cette année de l'écrivain portugais Antonio Lobo Antunes auteur notamment du "Cul de Juda" ou du "Retour des caravelles" . 

La communauté portugaise faite de travailleurs et d'artisans a voté Aliot ...

Finalement Louis Aliot qu'on accuse de mettre les français d'abord, a le multiculturalisme orientable...

 

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20 avril 2026 1 20 /04 /avril /2026 18:56

"L'électeur perpignanais est un poète qui rêve de fleurs inaccessibles !"

anonyme

Perpignan n’existe pas. Ou plutôt, elle existe comme une insulte lancée au vide quantique : une ville qui, par pure malice cosmique, refuse de s’effondrer sur elle-même malgré toutes les raisons qu’elle en a.

Les astrophysiciens, ces fossoyeurs élégants de l’absurde, nous l’ont pourtant dit : l’univers est une fluctuation improbable, un pet de rien dans le néant. Et voilà que Perpignan, avec ses artichauts, ses CRS et son maire qui parade comme un coq sur un tas de fumier électoral, ose persister.

C’est une provocation.

Regardez-la, cette cité catalane qui se prend pour une métropole. Les derniers événements ? Des cabanes qu’on rase, des trafiquants qu’on pourchasse, un conseil municipal où l’on vote des budgets comme on récite un rosaire à l’envers. Rien.

Du bruit de fond.

Pourtant, la physique quantique nous murmure à l’oreille que tout cela devrait s’évaporer dans un effondrement de fonction d’onde. Perpignan devrait être un mirage, un artefact de simulation ratée, un glitch dans le grand programme où l’on a oublié d’effacer les figurants.

Mais non. Elle tient. Elle pue la vie, cette chose obscène.

Et les personnages politiques ? Ah, ceux-là ! Louis Aliot et sa clique d’abord, ces ombres qui gesticulent sur la scène d’un théâtre vide.

Mais l’équation s’enrichit, se complique, devient farce : entrez Agnès Langevine, vice-présidente du néant régional, psychologue du désespoir climatique, tête d’une liste « Plus forts pour Perpignan » qui n’a jamais été aussi faible.

Elle, la candidate du pacte vert et du bon sens, qui dépose des recours comme on jette des fleurs sur une tombe, persuadée que l’union de la gauche et du centre va terrasser le dragon RN.

Et à ses côtés, ou plutôt dans son dos, Mathias Blanc, l’avocat du doute, le socialiste orphelin de son parti, qui court avec sa « Perpignan Autrement » comme un fantôme qui refuse de mourir. Lui, deuxième sur la liste d’hier, premier dans l’amertume d’aujourd’hui : le PS l’a lâché pour elle, et lui court encore, avec ses militants égarés, ses communistes nostalgiques et ses radicaux de gauche en quête d’une revanche quantique.

Toutes ces probabilités qui ont mal tourné, ces particules entrelacées dans un scandale localisé !

L’un parle de sécurité, l’autre de climat et de transports, le troisième d’écoute citoyenne – tous se pavanent comme si l’entropie n’allait pas les dévorer demain. On les observe, ces élus de province, ces candidats recalés par la réalité et par leur propre camp, et l’on se demande : comment une telle médiocrité peut-elle défier les lois de l’implosion cosmique ?

Cioran l’aurait su : parce que l’homme est assez bête pour transformer l’absurde en routine, la rivalité en tragédie de poche, l’élection perdue en recours judiciaire éternel.

Dans ce décor de fin du monde provincial, où les processions de la Sanch côtoient les Foir’Expo et leurs artichauts triomphants, la ville n’est pas plausible : elle est une insulte. Une insulte à la raison quantique, à l’histoire qui se répète en boucle, à nous tous qui feignons d’y croire.

Si Dieu existait, il aurait rasé Perpignan par pitié, avec Aliot, Langevine, Blanc et le reste de la troupe.

Mais Dieu est mort, et la ville rit jaune sous le soleil catalan, en attendant que la prochaine fluctuation du vide vienne enfin la balayer comme un mauvais rêve. D’ici là, elle persiste. Comme nous. Comme la bêtise éternelle.

 

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18 avril 2026 6 18 /04 /avril /2026 16:16

"Je suis trop curieux, trop voué aux questions, trop exubérant pour me satisfaire d'une réponse grosse comme le poing. Dieu est une réponse grossière, une indélicatesse à l'égard de nous autres penseurs, - au fond, c'est même une grossière interdiction qui nous est faite: vous ne penserez point ! "

 Ecce Homo: Comment on devient ce que l'on est

    Friedrich Nietzsche

 

Gabriel Llesta (vers 1958 – avril 2026) était un enseignant, traducteur, humaniste et militant engagé de longue date dans la défense des droits des immigrés, des sans-papiers et des exilés, particulièrement actif dans les Pyrénées-Orientales (Perpignan et environs). Fils de réfugiés politiques espagnols ayant fui le franquisme, il a fait de l’enseignement son métier par goût de la transmission, tout en restant fidèle, toute sa vie, aux idéaux d’humanisme et de solidarité hérités de ses parents. Il était également connu comme un ami fidèle et généreux dans les milieux militants et associatifs locaux. 

 

Origines familiales et jeunesse

Gabriel Llesta est le fils de réfugiés républicains espagnols qui ont fui la guerre civile et le franquisme lors de la Retirada de 1939. Sa mère, Rose Llesta (née Torres), décédée en 2019 à l’âge de 94 ans à Perpignan, portait un nom de famille typiquement espagnol (Torres). Dans le cadre du projet artistique et mémoriel « Pasos » (2009) d’Olivier Moulaï, commandé pour le 70e anniversaire de la Retirada, Gabriel Llesta a témoigné en tant que « fils d’exilé » : il évoquait notamment la conscience, dès l’enfance, de ne pouvoir retourner dans son pays d’origine, qu’il n’avait jamais connu. 

 

Ce passé familial a profondément marqué son engagement : toute sa vie, il est resté fidèle aux valeurs d’humanisme et de défense des exilés héritées de ses parents.Carrière dans l’enseignement et la transmissionGabriel Llesta a choisi l’enseignement « par goût de transmettre ». Il a été professeur au lycée Jean Lurçat (Perpignan) et y a animé la section syndicale SNES-FSU (S1 de Lurçat), aux côtés de figures locales comme Guy César et Catherine Parayre, notamment lors des grands mouvements sociaux de 2000 et 2003. 

 

Parallèlement à son métier, il s’est investi dans la culture et la création. En 1998, il a co-traduit avec Nathalie Vivé La Nuit des rois de William Shakespeare (Éditions Espaces 34, collection Théâtre de l’Envolée, Perpignan). Cette traduction, saluée pour sa précision et sa fidélité à l’esprit du texte, reflète son amour de la littérature et de la transmission culturelle. 

 

Militantisme humaniste et défense des défavorisés

Dès les années 2000 et jusqu’à ses dernières années, Gabriel Llesta a été une figure incontournable du militantisme associatif dans les Pyrénées-Orientales :Vice-président et responsable de l’ASTI 66 (Association de Solidarité avec Tous les Immigrés des Pyrénées-Orientales).
Porte-parole du Collectif Sans-Papiers de Perpignan, qui regroupait l’ASTI 66, la Cimade, le MRAP 66, la Ligue des Droits de l’Homme et le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF).
Animateur du Collectif SOS Chibanis 66 (défense des travailleurs âgés immigrés d’Afrique du Nord, souvent privés de droits sociaux).

Il s’est illustré dans de nombreux combats concrets :

Soutien aux familles menacées d’expulsion (ex. familles albanaises en 2018-2022).
Lutte contre la précarisation des sans-papiers et pour leur régularisation.
Mobilisations contre les politiques migratoires restrictives et les idées d’extrême droite.
Interventions publiques sur la solidarité, le racisme et la mémoire de l’exil républicain espagnol (conférences lors des commémorations de la Retirada en 2014, par exemple). 

 

En 2015, il a défendu publiquement un bénévole de l’ASTI poursuivi pour « aide au séjour irrégulier » d’une famille sans-papiers, dénonçant une « manœuvre d’intimidation ». 

Son engagement était constant, concret et sans concession : il dénonçait « la terrible aggravation de la situation des réfugiés » et la dégradation des conditions d’accueil, tout en maintenant une présence sur le terrain (hébergement, accompagnement administratif, manifestations). 

 

Un grand ami qui nous a quittés

Gabriel Llesta était aussi, comme vous le soulignez, « un grand ami ». Dans les milieux associatifs, syndicaux et culturels de Perpignan et du département, il était apprécié pour sa disponibilité, sa chaleur humaine et sa fidélité aux causes et aux personnes.Selon les informations que vous transmettez, il nous a récemment quittés (avril 2026).

 

Gabriel Llesta incarne une figure typique de l’humanisme concret : un fils d’exilés qui a fait de sa vie un combat permanent pour que d’autres exilés ne soient pas abandonnés. Son héritage – celui de la transmission, de la solidarité et de la mémoire – reste vivant à travers les associations qu’il a animées et les nombreuses personnes qu’il a aidées ou inspirées.

 

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14 avril 2026 2 14 /04 /avril /2026 12:56

« Nous tous, chrétiens, sommes les disciples
d’un prisonnier politique. »

Frei Betto, religieux dominicain

 « Le christianisme n’est pas l’opium du peuple,
c’est l’opium de la bourgeoisie, qui vient calmer
sa mauvaise conscience. »

Leonardo Boff, théologien brésilien

 

Demain soir au Clap de Canet : « L’Évangile de la Révolution », quand la croix rencontre le fusil et que Dieu descend dans la rue ! Mercredi 15 avril 2026, 20 h 30.

Imaginez un peu : des prêtres en soutane qui troquent l’encens pour la dynamite, des nonnes qui prient en brandissant le poing, et des millions de chrétiens persuadés que le Royaume de Dieu ne s’attend pas sagement au ciel mais se construit ici et maintenant, à coups de grève, de barricades et de théologie de la libération.

C’est exactement le brasier que François-Xavier Drouet a décidé d’attiser dans son documentaire L’Évangile de la Révolution, qui débarque demain soir au Clap Ciné de Canet-en-Roussillon.

1 h 55 de pure dynamite documentaire. Pas de voix off pontifiante, pas de reconstitution en costume d’époque : juste des visages, des voix, des souvenirs qui brûlent encore.

On y croise Frei Betto, le conseiller de Lula qui a passé des années en prison sous la dictature brésilienne ; Leonardo Boff, le théologien excommunié (presque) par le Vatican ; Júlio Lancellotti, l’évêque des sans-abri de São Paulo ; ou encore María López Vigil, qui a vu ses amis tomber sous les balles des escadrons de la mort au Salvador. Tous ont cru, dur comme fer, que la révolution était l’autre nom de l’Évangile.

À rebours de l’image poussiéreuse d’une religion « opium du peuple », Drouet nous montre une foi explosive, une foi qui a fait trembler les généraux, les oligarques et même une partie de la hiérarchie catholique.

Né dans les années 60-70 en Amérique latine, ce christianisme de combat a payé le prix fort : assassinats, tortures, disparitions. Mais il a aussi fait naître des espérances folles. Et le film pose la question qui fâche encore aujourd’hui : qu’en reste-t-il en 2026, alors que les dictatures ont changé de visage et que les théologies de la libération semblent parfois reléguées au rayon des utopies vintage ?

François-Xavier Drouet, ce documentariste français qui a déjà scruté les forêts en crise ou la formation des petits soldats du capitalisme dans Le Temps des forêts et L’Initiation, signe ici son film le plus politique et le plus émouvant.

Un long-métrage qui respire l’urgence et la tendresse, tourné entre le Brésil, le Salvador, Cuba et le Nicaragua, et qui ose nous rappeler que la spiritualité peut être, quand elle le veut, une arme de construction massive.Mercredi 15 avril 2026, 20 h 30. Clap Ciné Canet-en-Roussillon.

Projection exceptionnelle suivie d’une rencontre avec le réalisateur en personne.

Oui, François-Xavier Drouet sera là, en chair et en os, pour discuter, débattre, peut-être même s’engueuler un peu avec le public.

Parce que ce film ne laisse personne indifférent : il remue, il questionne, il redonne des couleurs à des idées qu’on croyait fanées.Tout public, 115 minutes de puissance pure, déjà salué dans une ribambelle de festivals (Cinéma du Réel, Biografilm, Filmar…).

Un documentaire qui sent la sueur, la terre rouge et l’encens mêlés. Le genre de soirée où l’on sort du cinéma avec l’envie de relire les Béatitudes… ou de reprendre la Bastille.

Alors demain soir, si vous êtes du côté de Canet, ne ratez pas ça.
Le Clap vous attend.
Et l’Évangile de la Révolution aussi.À vos billets, citoyens ! 

 

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