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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
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28 février 2026 6 28 /02 /février /2026 16:06

Une plongée passionnante dans l'histoire locale mercredi 14 janvier dernier à Banyuls-dels-Aspres ! Françoise Germa, figure très appréciée du monde associatif et éducatif des Pyrénées-Orientales (ancienne professeure d'Histoire-Géographie au lycée Jean Lurçat à Perpignan), anime depuis plusieurs années un cycle historique régulier dans le charmant village de Banyuls-dels-Aspres. 

Jérôme Quaretti, historien spécialiste du XIXe siècle, chargé de cours à l'Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) et fin connaisseur de cette période tourmentée.

Thème de la conférence : « L’Année terrible dans les P-O »
Du 4 septembre 1870 au 4 septembre 1871, la France traverse ce que Victor Hugo a nommé « l'Année terrible » : défaite face à la Prusse, chute du Second Empire, proclamation de la République, siège de Paris, guerre prolongée, puis explosion de la Commune de 1871… Mais qu'en a-t-il été concrètement dans les Pyrénées-Orientales, loin des combats principaux ?Jérôme Quaretti nous fera revivre :  L'impact de la guerre franco-prussienne dans le Roussillon (mobilisation, peur de l'invasion, arrivée de réfugiés ou de prisonniers)  
Les tensions politiques locales entre républicains, bonapartistes et conservateurs  
Les échos de la Commune de Paris dans le département : agitation à Perpignan, dans les campagnes, tentatives insurrectionnelles ou répressions ?  

Les conséquences durables sur la société, l'économie et les mentalités catalanes du XIXe siècle finissant

Une période charnière où se mêlent drame national, révoltes sociales et spécificités locales (frontière, identité catalane, poids de l'Église, etc.). L'historien Jérôme Quaretti, qui a déjà donné plusieurs conférences sur ce sujet (notamment à la SASL des P-O où une version filmée existe), sait rendre vivante et nuancée cette page complexe de notre histoire.Infos pratiques 

 

Vidéo "L"année terrible" histoire de la commune de Paris au Roussillon 1871 . par Jérôme QuarettiVidéo "L"année terrible" histoire de la commune de Paris au Roussillon 1871 . par Jérôme Quaretti
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27 février 2026 5 27 /02 /février /2026 15:22

    "Cependant, Alcide Jolivet avait fait comprendre à son confrère qu'il ne pouvait quitter Tomsk sans avoir pris quelque crayon de cette entrée triomphale des troupes tartares."

Michel Strogoff (1876) de Jules Verne

    "Les bêtes de somme se comptaient par milliers. C'étaient des chameaux de petite taille, mais bien faits, poil long, épaisse crinière leur retombant sur le cou, animaux dociles et plus faciles à atteler que le dromadaire."

Michel Strogoff (1876) de Jules Verne

On a enfin toutes les listes des municipales déposées à Perpignan,enfin : comme de juste (Leblanc) , c'est la moutarde qui accouche d'une souris. Les élections sont devenues un marché comme un autre, puisque absence de corpus politique, mais aussi, avec absence d'étude de marché: d'où l'ambiance de "Je de la marchande" avec fausse balance Roberval à la clef et autres bananes en plastique...

C'est le grand mercato de "wish" et tout le monde peut finir sur n'importe quelle liste, pour peu que la personne le souhaite et qu'elle fasse de la drague lourde aux candidats.

Chaque candidat est un corbeau, tenant fromage en bouche, à qui des renards synthétiques font croire qu'ils sont les Phénix des hôtes de ses bois de Boulogne ! Ça tapine sur tous les trottoirs de Perpignan pour une place : dans la confusion des étiquettes, il y a même des guerres pour des morceaux de trottoir, devenus part de marché !

Parce que le "macrottage" et le racolage électoral, ça existe et ce n'est même pas un crime. C'est de l'épicerie et on trouve de tout chez tout le monde : mangez 5 tendances politiques et légumes par jour.

On a des vieux recyclés et des futurs nouveaux recyclés, mais à qui l'électeur ne fait pas le crédit de ses débuts parce que dans leurs regards, il y a déjà la fièvre des paroles de la chanson de Balavoine "le chanteur" #jmeprésentejemapellehenri. 

Et nous, nous avons d'autres vies de carême à vivre s'en prêter attention à ce "mardi gras" qui tâche et qui ne fait grossir qu'eux : voir surcharge pondérale dans les médias et autres sondages.

Alors l'habitant, l'électeur de Perpignan, est en droit de dire comme Archimède au soldat romain qui venait l'exécuter : "ne dérange pas mes cercles !"  

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24 février 2026 2 24 /02 /février /2026 21:18

"Quand les autres disent toute sorte de mal de toi, ne rends pas le mal pour le mal, et réfléchis plutôt au fait que tu n'as pas été plus loyal dans l'accomplissement de tes devoirs.Quand d'autres te blâment, ne les blâme pas ; quand d'autres sont en colère contre toi, ne le sois pas contre eux. la joie ne vient que quand le désir et la passion s'en sont allés. "

 

Bushido - Le Code du Samouraï: L'Âme du Japon
Inazo Nitobe

En ce mois de février 2026, Perpignan se prépare à son rituel tous les six ans : choisir un daimyo pour six ans de plus (ou moins, si le karma est capricieux). Louis Aliot, maire RN sortant, brigue un second mandat avec la sérénité d’un chat qui sait que les souris se mangent entre elles. Face à lui, une gauche en kit IKEA mal assemblé :

Mickaël Idrac (« Perpignan, changez d’air ! » – LFI + écolos + Génération.s), Agnès Langevine et Annabelle Brunet (« Plus forts pour Perpignan » – Place Publique + PS national + centre-droit + ex-Macronistes + un ancien joueur de l’USAP pour faire couleur locale), Mathias Blanc (« Perpignan Autrement » – PS militants + PCF + PRG + écologistes dissidents), et Bruno Nougayrède pour la droite-centre qui espère encore exister. Ajoutez les venues touristiques de Bardella et Mélenchon, et vous avez un cirque où les clowns se disputent le même trapèze.

Si un vieux maître du Bushido, revenu d’entre les morts pour assister à ce spectacle, sortait son katana rouillé de dépit, voici ce qu’il noterait :

Gi – La rectitude, la justice
Le samouraï tranche sans trembler. Ici, on coupe les cheveux en quatre pour justifier les alliances les plus contre-nature. Le PS national largue ses militants locaux (qui soutenaient Mathias Blanc) pour investir Agnès Langevine, parce que « l’union large » avec du centre-droit et des ex-LREM, c’est tellement plus justice que d’écouter la base. Louis Aliot, lui, gère « pépère » : vitrine nickel, arrière-cour en bordel, et SOS Racisme qui vient gentiment rappeler les discriminations en 2026. Rectitude ? Plutôt une règle à calcul pour maximiser les voix sans se salir les mains.
Yu – Le courage
Le vrai courage, c’est affronter le tigre, pas se cacher derrière des sigles. Mathias Blanc refuse le diktat national du PS et maintient sa liste : respect. Mickaël Idrac reste sur sa ligne radicale sans se renier : respectable. Agnès Langevine ose un ticket hybride gauche-centre pour « battre le RN » : courageux sur le papier, mais ça sent le compromis odorant. Louis Aliot assume son bilan malgré les casseroles judiciaires : au moins il ne change pas de kimono toutes les semaines. Le courage collectif de la gauche ? Zéro. Quatre listes, quatre ego, un seul perdant : la ville.
Jin – La bienveillance, la compassion
Le samouraï protège les faibles. Perpignan en compte 34 % sous le seuil de pauvreté. Les listes de gauche promettent du social, de l’écologie, de la jeunesse… en théorie. En pratique, on se déchire pour savoir qui aura le droit de promettre le plus de subventions. Louis Aliot mise sur la sécurité visible et la propreté de façade : compassion sélective (pour ceux qui votent bien). Jin ? Une vertu qu’on invoque dans les meetings, mais qu’on oublie dès qu’il s’agit de lâcher un colistier pour un meilleur score.
Rei – La politesse, le respect
Même l’ennemi mérite le salut avant le coup fatal. Ici, on s’insulte joyeusement : trahison pour les uns, compromission pour les autres, racisme d’État pour certains, wokisme pour d’autres. Les débats virent au règlement de comptes familiaux. Agnès Langevine se fait traiter de « coucou politique spécialiste de l’embrouille », Mathias Blanc de frondeur têtu, Idrac de puriste sectaire. Rei ? Le respect s’est fait hara-kiri dès le dépôt des listes.
Makoto – La sincérité, la vérité
Dire ce qu’on pense, sans fard ni filtre Instagram. Louis Aliot a dédiabolisé son mandat : moins d’excès frontistes, plus de gestion municipale soft. Ses adversaires crient au masque. Agnès Langevine parle « efficacité » pour justifier son alliance large : sincère comme un politicien qui promet la lune. Mathias Blanc assume sa dissidence : makoto brut, presque touchant. Mais globalement, la campagne est un grand concours de storytelling où la vérité est la variable d’ajustement.
Meiyo – L’honneur
L’honneur se perd en un claquement de doigts. Perpignan est le trophée RN : le perdre serait une gifle nationale, le garder une preuve que « ça marche ». À gauche, l’honneur est en soldes : le PS national sacrifie ses militants pour une union bancale ; Blanc refuse de plier mais risque de faire 5-8 % ; Idrac reste pur mais marginal. Le Bushido hurlerait : où est l’honneur quand on préfère quatre enterrements de première classe à une union boiteuse mais honorable ?
Chugi – La loyauté
Loyauté au seigneur… ou au peuple ? Les colistiers se rangent, les partis imposent (PS pour Langevine), les militants locaux se rebellent (soutien à Blanc). La loyauté verticale (au QG national, au calcul électoral) écrase la loyauté horizontale (envers les Perpignanais qui galèrent). Le samouraï ronin préférerait se faire seppuku plutôt que de trahir ses principes pour un strapontin. Ici, on trahit pour un strapontin… et on appelle ça de la « realpolitik ».

Verdict du Bushido : Perpignan 2026 n’est pas une épopée chevaleresque.

C’est un vaudeville où les ronin de gauche se plantent leurs wakizashi dans le dos pendant que le daimyo RN sirote son thé en regardant le spectacle. Agnès Langevine joue la carte de l’union large mais sent le soufre ; Mathias Blanc incarne la loyauté locale mais court au suicide électoral ; Mickaël Idrac reste pur mais invisible ; Louis Aliot gagne par KO technique. La ville, elle, reste sur le banc, attendant que quelqu’un daigne enfin appliquer ne serait-ce qu’une seule de ces vertus sans rire jaune.

Le 15 mars, les Perpignanais choisiront probablement le diable qu’ils connaissent plutôt que quatre anges qui se crêpent le chignon. Le Bushido, écœuré, rengaine son sabre, marmonne un « bande d’amateurs » et repart vers Kyoto en secouant la tête.

(Article réécrit le 24 février 2026 – avec double dose d’ironie, parce que la réalité locale l’exige.)

 

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18 février 2026 3 18 /02 /février /2026 16:22

 

 

Bienvenue à Sainte Marie la Mer, au singulier s’il vous plait, nous ne sommes pas en Camargue. Dans  ce « village à la plage » de 4900 âmes, vous ne trouverez pas Sara la noire, sainte patronne des  gitans, mais Edmond Jorda guide suprême de l’association des maires des PO et chevalier de l’ordre  national du mérite. 
Sous ses traits juvéniles, Edmond, cadre de la fonction publique, est une véritable machine politique  qui a gravi tous les échelons de l’AMF 66 en deux ans seulement avant d’en prendre le contrôle en 2020 après avoir été élu maire.  

Directeur général des services de la commune sous l’égide de son prédécesseur Pierre Roig, il hérite  du siège d’édile au terme d’un scrutin où il était à la tête de la seule liste candidate. 

Bis repetita en 2026 ? C’était sans compter sur l’émergence d’un novice en politique, Dimitri  Piacentini, bien décidé à se jeter dans la mêlée. 

Deux adversaires sans étiquette, quoique que Dimitri portait la bannière du mouvement Agissons en  tête du cortège des manifestants opposés au golf de la Raho. C’est peut-être d’ailleurs ici qu’il y a  une première opposition idéologique entres les deux hommes car Edmond Jorda porte un projet  d’extension portuaire déclaré d’utilité publique qui, par voie de conséquence, ouvre droit à  l’expropriation, un mode opératoire dénoncé par Dimitri Piacentini ulcéré par l’expropriation pour du  loisir élitiste. Le modus operandi n’est pas leur seul point de discorde puisque que Piacentini a  annoncé sa ferme opposition à l’extension du port Sainte-Marinois qui, selon lui, aggravera l’érosion  du trait de côte et grèvera durement les finances de la commune avec un budget plus que  contestable ; toutefois, c’est aux administrés d’en décider, Dimitri promettant une consultation citoyenne en cas d’élection.

Ce trait de côte est, en outre, un point de clivage majeur pour ces deux concurrents, deux approches  à la poursuite d’une même fin : limiter l’inexorable grignotage du littoral communal par l’appétit  féroce des vagues méditerranéennes : 
Edmond tente les barricades, comme avec cette récente casemate faîte de 200 mètres de sacs de  sable, quand Dimitri veut déclarer la guerre aux épis de rochers, à l’extension du port et au baladoir, reliquats d’une époque où les aménageurs du littoral se prenaient pour Moïse. 

Côté campagne, deux approches afin de conquérir le fief : Quand Jorda égraine ses colistiers sans dévoiler son programme, Piacentini manœuvre inversement ; Edmond inaugure une permanence électorale à la plage, Dimitri fait gruter un préfabriqué de campagne en plein village, juste avant  d’annoncer un ambitieux projet de résidence senior… 
 

La bataille fait donc rage et la récente enquête publique sur le plan local d’urbanisme intercommunal  a été le théâtre d’un conflit d’artillerie fait de tracts alternants déclarations et dénégations : Des  changements de zonage plus permissifs pour certains campings, pour le parking des Marendes ou  encore le stade municipal font bondir Piacentini qui y voit de futures urbanisations que réfute  vivement Jorda sous les yeux d’un public médusé. 

Et ce fameux port nature qui se réinvite dans la campagne, le projet phare d’Edmond Jorda, promis  sans construction mais pour lequel il a pourtant demandé à PMM un zonage autorisant la  construction d’activités portuaires et maritimes.

Cela n’aura sûrement pas échappé à la première  vice-présidente de la Région Agnès Langivine, candidate tête de liste à Perpignan, qui a voté contre le  subventionnement du port en assemblée plénière du conseil régional. A moins qu’il ne s’agisse d’une  manœuvre politicienne à l’instar du malfaiteur anonyme qui a fuité, au mois de mars dernier, le  passage d’Edmond sous le bandeau au grand orient de France dans un certain blog proche de  l’extrême droite. 

Une chose est sûre, c’est qu’avec autant de fougue et de points clivant, beaucoup se réjouiraient de  voir le mirmillon et l’hoplomaque, prétendants au trône Sainte-Marinois, s’affronter en débat public  dans l’arène de l’Omega. Jorda a peut-être un avantage grâce à un laniste bien connu, ex-joueur de  
l’USAP et champion de France, qui n’a sûrement pas été ré-sélectionné pour sa constance à  participer aux conseils municipaux depuis 2020. 

Qu’il y ait débat ou pas, peu importent les résultats du scrutin, les conseils municipaux des prochains  mandats risquent d’être hauts en couleurs. 
 

 

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15 février 2026 7 15 /02 /février /2026 13:45

"L’avenir de cette société est de ne plus pouvoir rien engendrer que des opposants ou bien des muets. "

 L'Empire du bien
Philippe Muray

Voici un panégyrique de l’insignifiance, inspiré très librement (et avec une pointe d’ironie kundérienne assumée) de La Fête de l’insignifiance (2014), le dernier roman de Milan Kundera. Le texte suit la tonalité du livre : légère, provocante, anti-héroïque, presque dansante sur le vide. Éloge de l’insignifiance comme valeur cardinale de notre époqueÔ Insignifiance, muse discrète et souveraine de l’époque post-historique !

Toi qui as succédé aux grandes idoles épuisées — la Révolution, le Progrès, le Sens, l’Engagement, l’Authenticité —, toi qui règnes sans sceptre ni majuscule, tu es devenue la seule transcendance honnête qu’il nous reste.Kundera, dans son petit livre testamentaire, le dit sans emphase inutile :
« L’insignifiance, mon ami, c’est l’essence de l’existence. Elle est avec nous partout et toujours. »
Respirez-la. Elle n’exige ni sacrifice ni cri. Elle est déjà là, dans le défilé interminable des stories qui s’effacent en 24 heures, dans les conversations qui ne mènent nulle part, dans le nombril découvert qui ne signifie rien et qui, précisément pour cela, fascine.Dans un monde où tout a été sur-signifié (chaque geste politique, chaque like, chaque repas Instagrammé, chaque coming-out, chaque burnout), l’insignifiance est l’ultime acte de liberté.

 

Elle immunise contre le ridicule du sérieux.

Elle désamorce la concurrence mimétique. Elle rend caduques les grands récits et leurs petits procureurs. Elle est la forme contemporaine de la kundérienne légèreté de l’être — mais une légèreté qui n’a même plus besoin d’être insoutenable : elle est simplement devenue normale.Le médiocre : prêtre involontaire et héros involontaire de cette fêteLe médiocre n’est plus un accident malheureux de la société ; il en est devenu le collaborateur le plus efficace et le plus discret.Il ne revendique rien. Il ne performe pas la médiocrité (ce serait déjà une forme de snobisme). Il l’incarne sans y penser.
 

Il est le vrai démocrate ontologique :

il refuse de sur-jouer la différence, il refuse la surenchère du trauma, de la singularité, de la blessure sacrée. Il dit simplement : « Je suis comme tout le monde », et cette phrase, prononcée sans ironie ni fierté, est devenue subversive.

Dans La Fête de l’insignifiance, les personnages ne sont ni des ratés tragiques ni des génies incompris : ils sont agréablement, confortablement médiocres.  D’Ardelo simule un cancer pour se donner de l’importance → échec comique  
Caliban joue au Pakistanais analphabète pour exister autrement → théâtre raté  
Charles ressasse des blagues stalino-absurdes → nostalgie vaine  
Alain contemple des nombrils → érotisme minimaliste et vain

Tous ces petits échecs, ces petits mensonges, ces petits fantasmes inutiles célèbrent l’insignifiance.

Le médiocre prend sa part en refusant de se prendre au sérieux — et en ne laissant personne d’autre le faire à sa place.Comment optimiser sa mise en scène sociale de l’insignifiance ?
(art discret du médiocre contemporain – guide non exhaustif kundérien)

Cultiver l’anecdote inutile
Raconter longuement une histoire qui ne mène nulle part. Exemple parfait : les interminables anecdotes staliniennes de Charles. Bonus si l’auditoire rit poliment sans comprendre pourquoi.
Maîtriser l’art du mensonge léger
Annoncer un cancer qu’on n’a pas, une passion qu’on n’a plus, un projet qu’on n’a jamais eu. Le mensonge grave est tragique ; le mensonge insignifiant est libérateur.
Fétichiser le détail insignifiant
Le nombril découvert des jeunes femmes (Alain). Le rouge à lèvres mal étalé. La marque de chaussettes visible. Ces détails ne signifient rien → ils sont donc érotiques, drôles, sacrés.
Refuser la compétition de la profondeur
Quand quelqu’un lance « et toi, quel est ton combat ? », répondre : « Je n’en ai pas. Je respire l’insignifiance ambiante. » Effet garanti : malaise puis soulagement chez l’interlocuteur.
Jouer la feinte identité ethnique ou sociale bas de gamme
Se faire passer pour un serveur pakistanais illettré quand on est français cultivé (Caliban). L’important n’est pas de tromper longtemps ; l’important est le plaisir du travestissement inutile.
Organiser des fêtes sans enjeu
Réunir des amis pour ne rien célébrer. Parler de tout et de rien. Rire de la vacuité collective. Finir par une phrase de Ramon : « Respirez cette insignifiance qui nous entoure, elle est la clé de la sagesse, elle est la clé de la bonne humeur. »

En somme :
L’insignifiance n’est pas un état subi ; c’est une fête consentie.

Le médiocre n’est pas un perdant ; il est le danseur le plus lucide sur la piste vide de l’époque.
Et optimiser sa mise en scène sociale, c’est simplement danser mal mais avec le sourire, sans attendre les applaudissements, sans attendre le sens.Car, comme le murmure Kundera une dernière fois :
l’insignifiance n’attend pas qu’on la sauve.
Elle nous a déjà tous sauvés — de nous-mêmes.

 

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14 février 2026 6 14 /02 /février /2026 13:59

« Les dieux vous entubent, vous trouvez un moyen de les entuber. Nous sommes à Baltimore messieurs, les dieux ne vous sauveront pas. »
The Wire (« Sur écoute »), série télévisée américaine créée par David Simon, extrait d’un dialogue de la saison 3. 

"Je me moque d'avoir des personnages sympathiques.
Je veux faire des romans noirs épiques."

Elroy

La campagne est à mourir d’ennui, parce que la presse locale se met scène comme étant des professionnels du sérieux, alors qu'elle n'est que grave: un traitement de rubrique de chien écrasé sorti trop du chenil, sans la bienveillance de la SPA...Alors à l'Archipel contre attaque a décidé de changer de genre, prendre la pente par le polar, comme l'ours...

Perpignan, mi-février 2026.

La ville puait le soufre électoral, un mélange de sel catalan, de tempête Nils et de trahisons politiques qui vous collent à la peau comme une mauvaise sueur.

J'étais calé au comptoir d'un bistrot crasseux, un verre de rouge qui goûtait le vinaigre, à mater les ombres des candidats se déchirer sous les néons.Louis Aliot, le maire RN, trônait toujours comme un roi borgne sur son trône bancal. 43-44 % dans le dernier sondage Ifop – huit points de plus qu'en 2020, un bond qui sentait la poudre. Il avançait, blindé, mais la justice le talonnait comme un chien enragé. Le procès des assistants FN s'était refermé le 12 février : plaidoiries bouclées, verdict calé au 7 juillet. Le procureur avait craché ses réquisitions – 18 mois sursis, 3 ans d'inéligibilité. Aliot pouvait rafler la mise en mars et se faire virer comme un malpropre en juillet, le mandat encore chaud dans les mains. Il préparait son parachute, le rusé. Bardella débarquerait le 28 pour le cirer, un meeting de muscles face à Mélenchon qui viendrait soutenir Idrac le même jour. Duel de coqs sur le sable catalan, frontal et sanglant.

La gauche ? Un carnage de famille. Trois listes qui se bouffaient le nez au lieu de mordre Aliot.

Les pourparlers de la dernière chance entre Mickaël Idrac (16-17 %, adulé des jeunots à 53 % chez les 18-24 ans) et Mathias Blanc (11-15 %) avaient explosé le 12 février – accusations mutuelles, couteaux dans le dos, fin de partie. Idrac gardait sa machine LFI-Écolos-Génération.s, fort du soutien d'Ada Colau le 14, une voix venue de Barcelone comme un uppercut moral.

Blanc s'accrochait, malgré le PS national qui l'avait largué le 8 février pour filer l'investiture à Agnès Langevine (9-21 % selon les vents).

Elle, Place publique, ramassait les centristes comme des miettes : deux nouveaux ralliés officialisés cette semaine, un ticket qui sentait le compromis pourri. Total si unie : 36-52 %. Mais unie ?

Jamais. C'était une meute de loups qui se mordaient les queues pendant que le renard RN filait avec le poulailler.La tempête Nils avait balayé la ville : près de 500 arbres couchés comme des ivrognes après une baston. Aliot communiquait sur les assureurs, le Canard enchaîné sortait ses griffes sur le bilan – salaires gonflés, dépenses folles, délinquance qui galopait.

Les réseaux crachaient du fiel : "Aliot dégage" d'un côté, rires gras sur son plan B judiciaire de l'autre.

Perpignan était un ring où les coups bas pleuvaient. Aliot menait, mais avec une lame de guillotine au-dessus du cou. La gauche se suicidait en direct. Et les électeurs ? Ils regardaient, clope au bec, bière à la main, en attendant de savoir qui saignerait le plus le 22 mars.C'était la vie ici : crade, tranchante, sans pitié. Et personne ne gagnait vraiment.

 

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9 février 2026 1 09 /02 /février /2026 16:15


« Dilexit veritatem » : ces mots, épitaphes de Marc Bloch signifiant « J'ai chéri la vérité »,

La panthéonisation de Marc Bloch le 23 juin 2026 constitue un événement historique majeur pour la France. 

Annoncée par Emmanuel Macron le 23 novembre 2024 lors des commémorations des 80 ans de la Libération de Strasbourg, cette entrée au Panthéon honore l’historien médiéviste, cofondateur de l’école des Annales, intellectuel engagé et résistant juif fusillé par la Gestapo le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans, près de Lyon.Initialement prévue le 16 juin – jour anniversaire de son exécution –, la cérémonie a été décalée d’une semaine en raison de la tenue du G7 à Évian-les-Bains du 15 au 17 juin 2026.

Elle se tiendra donc le 23 juin, soit un peu plus de 82 ans après sa mort.Marc Bloch entre au Panthéon pour « son œuvre, son enseignement et son courage », selon les mots du président de la République, qui a salué sa « lucidité cinglante », son « audace des mots et des idées » doublée de « courage physique », et sa « volonté française jusqu’à son dernier souffle ».Une reconnaissance attendue, mais sous conditions fortes posées par la familleLa famille de Marc Bloch, représentée notamment par sa petite-fille Suzette Bloch et son arrière-petit-fils Matis Bloch (mandataires des ayants droit), a accueilli cette décision comme « un grand événement » et une reconnaissance officielle de l’État.

Cependant, elle a posé des conditions claires dans une lettre adressée à Emmanuel Macron, publiée notamment par plusieurs médias :Marc Bloch doit entrer au Panthéon avec son épouse Simonne Bloch (née Vidal).
L’extrême droite, « dans toutes ses formes », doit être exclue de toute participation officielle à la cérémonie.

La famille insiste sur le caractère profondément antinationaliste de l’œuvre de Bloch, construite contre le « roman national » et la réduction de l’histoire française aux frontières nationales. Elle rappelle son engagement antifasciste précoce (il signa l’appel des intellectuels antifascistes en 1934) et met en garde contre toute tentative de récupération politique, comme celles déjà observées par le passé (notamment des citations décontextualisées par certains responsables d’extrême droite).

Suzette Bloch a tenu à souligner dans plusieurs interventions que « tous les étudiants en histoire l’ont lu » et que cette panthéonisation permettra de remettre en lumière un penseur dont la réflexion reste d’une brûlante actualité :

la critique de la désinformation, la défense de l’université libre, le refus des simplifications nationalistes, et l’appel à comprendre le présent par une connaissance honnête du passé.

Les éclairages de Suzette Bloch dans les entretiens à l’Archipel contre-attaque

Dans les échanges menés par Nicolas Caudeville pour le média  L’Archipel contre-attaque (notamment lors d’un hommage organisé à l’Université de Perpignan Via Domitia en novembre 2024), Suzette Bloch a partagé des souvenirs familiaux et des réflexions personnelles sur son grand-père.Elle y décrit un homme passionné par la transmission du savoir, un pédagogue exigeant, un combattant des deux guerres mondiales (décoré pour son courage en 1914-1918), et un résistant de la première heure dans le mouvement Franc-Tireur. Elle évoque aussi l’Apologie pour l’histoire (écrit inachevé en 1944, publié posthumément), où Marc Bloch développe sa vision d’une histoire totale, comparative, attentive aux mentalités et aux structures profondes des sociétés – une méthode qui a révolutionné la discipline.

Suzette Bloch insiste sur la dimension humaine : un intellectuel qui n’a jamais séparé la réflexion de l’action, un juif laïc profondément attaché à la République, un patriote universaliste hostile à tout chauvinisme. Elle rappelle que l’exécution de Marc Bloch, après torture, fut un crime nazi visant à la fois l’homme, le juif et l’intellectuel libre.Ces entretiens, réalisés dans un cadre local et engagé à Perpignan, ont permis de présenter Marc Bloch non comme une statue du passé, mais comme une figure vivante dont les combats – contre la désinformation, pour la liberté académique, contre les replis identitaires – résonnent particulièrement aujourd’hui.

Un symbole pour l’université et la République

De nombreuses institutions (Paris 1 Panthéon-Sorbonne, EHESS, ENS, Centre Marc Bloch de Berlin) organisent depuis 2025 des cycles de conférences, journées d’étude et podcasts autour de sa vie, de ses combats et de son héritage. La panthéonisation du 23 juin 2026 s’inscrit dans ce mouvement plus large de redécouverte d’un penseur qui incarne à la fois l’excellence intellectuelle et l’engagement civique.En attendant la cérémonie, la famille et les historiens veillent à ce que cet hommage reste fidèle à l’esprit de Marc Bloch : lucide, intransigeant sur les valeurs républicaines et antifascistes, et résolument tourné vers la compréhension du monde plutôt que vers sa mythification.

 

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9 février 2026 1 09 /02 /février /2026 12:51

Elne (Pyrénées-Orientales), le 9 février 2026 – À moins de six semaines du premier tour des élections municipales (15 et 22 mars 2026), un changement de taille vient d’être officialisé dans le camp de la majorité sortante à Elne.

Le maire en exercice depuis de nombreuses années, Nicolas Garcia, a annoncé samedi 7 février sur les réseaux sociaux qu’il laissait la tête de liste de « Elna Endavant – En avant Elne » à son adjoint André Trives. Lui-même se placera en troisième position sur la liste.Ce passage de témoin n’est pas une surprise totale : depuis décembre 2025, la campagne de la liste de gauche (soutenue par un collectif citoyen et des valeurs sociales, démocratiques et environnementales) mettait en avant un tandem équilibré entre l’expérience de Nicolas Garcia et le dynamisme d’André Trives.

Le maire sortant, également premier vice-président du conseil départemental des Pyrénées-Orientales, cumulait 36 ans d’engagement municipal dont 19 comme maire.

André Trives, agriculteur de 42 ans élu depuis plus de cinq ans et délégué à l’agriculture, incarnait quant à lui le « souffle nouveau » et une gestion rigoureuse inspirée de son métier d’entrepreneur agricole reconnu.Dans son communiqué, Nicolas Garcia a confirmé rester pleinement engagé : « Je reste candidat en troisième position sur la liste Elna Endavant », tout en soulignant son soutien sans faille à André Trives pour conduire la campagne et, potentiellement, la mandature à venir.De son côté, André Trives a rapidement réagi sur les réseaux sociaux avec émotion : « Aujourd’hui, c’est avec une émotion sincère et avec honneur que je prends la tête de liste de l’équipe Elna Endavant, en avant Elne ». Il a rendu hommage à Nicolas Garcia, qu’il décrit comme celui qui lui a fait aimer le mot « politique », et s’est adressé aux Illibériens (habitants d’Elne) pour poursuivre le travail collectif entamé.Un « secret de Polichinelle » devenu officielSelon L’Indépendant, qui a couvert l’annonce le 8 février 2026, ce choix était un « secret de Polichinelle » dans les milieux politiques locaux.

La liste « Elna Endavant » a déjà lancé plusieurs actions concrètes ces derniers mois : marches exploratoires dans la ville haute, porte-à-porte pour diffuser le programme 2026-2032, réunions publiques et participation active aux débats organisés par la presse régionale (notamment sur le centre-ville, l’intercommunalité, la santé ou l’urbanisme).Le programme met l’accent sur la préservation du patrimoine catalan, la valorisation de l’identité illibérienne, la réhabilitation de lieux comme la salle Hélèna, la poursuite d’« Elne Ville Jardin », des mesures de sécurité en ville basse (bornes escamotables) et une nouvelle fête populaire estivale.

Contexte électoral tendu

Elne compte quatre listes déclarées principales. La majorité sortante devra faire face à des candidatures d’opposition (Elne autrement, Elne pour tous, Elne à cœur), dans une ville où les enjeux locaux – dynamisation du centre-ville, logement, agriculture, culture catalane – cristallisent les débats.Cette transmission de flambeau vise clairement à rajeunir l’image de l’équipe tout en capitalisant sur le bilan de Nicolas Garcia. Reste à savoir si les Illibériens valideront ce tandem réorganisé lors des urnes.

Suite au débat de l'Indépendant, nous avions reçu la tête de liste Christelle Jimenez de "Elne pour tous" https://www.youtube.com/watch?v=wCminpaZsAw

Christelle Jimenez ex adjointe n'2 de l'actuel maire d'Elne Nicolás García Dans un débat de L'Indépendant Perpignan (ou Andre Trives, pourtant tête de liste était représenté par le futur ex maire Nicolas) . Autant dire le débat était mal mené, mauvaise présentation du journaliste, approximations,( trop de proximité avec le Maire,qu'il appelait par le prénom, tout en ignorant qu'il n'aille n'était plus communiste) ,les 3 autres étaient relégués à la valeur de simples "faire valoir" laissant ainsi la place du sieur Garcia à l'occupation de sa liberté d'expression... L'archipel contre attaque propose un match retour sans les représentants presque officiel de l'actuelle majorité municipale pour les autres puissent énoncer leur programme auprès des Illiberien DU Coeur

 

 

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8 février 2026 7 08 /02 /février /2026 18:25

"Les femmes pardonnent parfois a celui qui brusque l'occasion, mais jamais a celui qui la manque."

 "Il croit qu'il devient sourd parce qu'il n'entend plus parler de lui."

Talleyrand

C'était annoncé par l'archipel contre attaque dés la désignation d'Agnès Langevine par Raphaël Glucksmann pour l'étiquette place publique : https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/09/perpignan/municipale-agnes-langevine-couronnee-par-glucksmann-veut-degommer-mathias-blanc-et-squatter-le-trone-de-la-gauche.html 

L'information est confirmée par plusieurs sources fiables ce jour (8 février 2026)(l'Agglorieuse) .Le conseil national du Parti socialiste (PS), réuni ce matin à Paris (dimanche 8 février 2026), a décidé de retirer l'investiture officielle à Mathias Blanc pour les élections municipales de Perpignan (scrutin prévu les 15 et 22 mars 2026).Mathias Blanc, avocat et ancien conseiller départemental PS, menait la liste « Perpignan Autrement », soutenue localement par une partie du PS, par le PCF et d'autres composantes de gauche. Il avait été désigné tête de liste dans un contexte de division à gauche, face notamment à :la liste d'Agnès Langevine (ex-EELV, désormais Place publique) alliée à la centriste Annabelle Brunet,
et celle de Mickaël Idrac (LFI + Verts + Génération.s).

Malgré le soutien clair de la fédération PS des Pyrénées-Orientales à Mathias Blanc (vote massif fin janvier 2026), la direction nationale a tranché en sa défaveur, dans le but probable de favoriser une union plus large ou de soutenir l'autre pôle (Langevine-Brunet), où certains socialistes (comme Frédéric Monteil) ont déjà basculé.Conséquences immédiates :Mathias Blanc se retrouve sans étiquette officielle PS pour sa campagne.
Il a déjà affirmé à plusieurs reprises (notamment en janvier) qu'il maintiendrait sa candidature quoi qu'il arrive, en s'appuyant sur les militants locaux et le soutien du PCF. https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/09/perpignan/outrement-leur-tete-de-liste-s-appelle-mathias-blanc-c-est-juste-ou-alors-c-est-le-retour-du-grand-blanc-avec-une-chaussette-noire-par-robert-dainar.html

Ce choix national accentue la division à gauche à Perpignan, ville détenue depuis 2020 par Louis Aliot (RN), qui brigue un second mandat (malgré la menace d'inéligibilité liée à l'affaire des assistants parlementaires européens, dont le jugement en appel est imminent).La principale source de l'annonce est L'Indépendant (article publié aujourd'hui), qui titre sur ce « bras de fer à gauche » et le retrait de l'investiture.

C'est pour ça, qu'il ne désirez pas nous répondre: il s'avait déjà comment ce devait déjà se terminer! Un autre Mathias Blanc est possible et il s'appelle Agnès https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/10/perpignan/municipales-2026-face-a-agnes-langevine-socialisme-ou-barbarie-un-autre-mathias-blanc-est-il-possible-par-robert-dainar.html

Cela veut-il dire que "Perpignan autrement" va se ranger comme un seul homme à la liste "Perpignan plus fort" comme l'oignon fait la force ? Pas sûr !

Les esprits problématiques ont réagi comme dit: "le clown Blanc, c'est fait virer par Madame déloyale !" 

Sa sent la mutinerie à gauche et une campagne discrète à l'autre liste de gauche menée par la LFI  : "Perpignan changer d'air!"

 

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18 janvier 2026 7 18 /01 /janvier /2026 18:08

"En 2018, le mouvement des Gilets Jaunes a bouleversé la France. Ma mère en faisait partie. Moi, je suis restée à distance, sans comprendre. Aujourd'hui, je ressens le besoin de dire : j'ai compris. Ce film ne veut pas rejouer le passé, mais prendre le pouls du présent."

Léna ICHKHANIAN

 

 


Vingt-quatre ans, Saint-Étienne en guise de point de départ et de point de non-retour.  Lena ICHKHANIAN fait un film. Il s’appelle Fenwick.  Ce n’est pas un film gentil. Ce n’est pas non plus un film qui hurle pour qu’on l’entende. C’est un film qui écoute – vraiment – ceux que les micros des plateaux snobent depuis des années, ceux qu’on filme de loin quand ça casse, mais qu’on n’entend jamais quand ils parlent calmement, quand ils disent pourquoi ça a cassé depuis si longtemps.Partout où les Gilets jaunes ont laissé des traces de pneus, de lacrymo séchée et de discussions à 4 heures du matin autour d’un brasero qui pue le gasoil, Elle et son équipe ont roulé.

Drôme, Bourgogne, Lorraine, banlieue parisienne, Besançon, et bien sûr Saint-Étienne – la ville qui m’a appris à reconnaître la rage avant même de savoir la nommer.

Ils ont cherché un mot. Un visage. Celui de la colère sociale qui ne s’excuse plus d’exister.

Retraités qui comptent les centimes sur le ticket de caisse, gamins qui savent déjà que le diplôme ne sauvera rien, anciens manifestants aux mains encore marquées par les flashballs, ex-CRS qui baissent les yeux quand on leur demande pourquoi ils ont cogné, habitants des quartiers où la police passe plus souvent que le facteur : une dizaine de voix, pas plus, mais choisies comme on choisit des témoins oculaires après un accident industriel. Pas pour faire joli sur l’affiche. Pour essayer de comprendre comment ça bouillonne encore sous la peau du pays, comment ça s’exprime, comment ça se tait quand les caméras repartent, comment ça revient en force dès que le prix du fioul ou du pain flambe à nouveau.

1 h 12. Pas plus.

Parce que la vérité n’a pas besoin de trois heures pour se faire entendre quand on la laisse parler sans lui mettre de filtre.Visa CNC en poche. Première projection au Méliès à Saint-Étienne en décembre : salle comble, des gens debout au fond, des questions qui duraient plus longtemps que le générique. D’autres projections se montent, lentement, comme un barrage filtrant qui finit par laisser passer la lumière.

Aujourd’hui, avec ce qui se passe ces dernières semaines – les cortèges qui repartent, les ronds-points qui toussent à nouveau, les visages masqués par la colère plutôt que par le virus –, je me dis que Fenwick n’est pas un film sur le passé. C’est un film sur ce qui n’a jamais vraiment cessé de brûler.

On cherche une salle. 200 places minimum.

Dans les prochaines semaines. Parce que ce n’est pas le moment de parler tout seul dans le vide.  Si vous avez une salle, un public, une envie de mettre le doigt dans la plaie qui ne cicatrise pas : contactez-moi.  La colère sociale ne demande pas la permission pour exister.
Elle demande juste qu’on arrête de faire semblant de ne pas l’entendre.Léna – Fenwick – janvier 2026

 

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