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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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12 avril 2026 7 12 /04 /avril /2026 21:21

"Gatsby avait foi en cette lumière verte, en cet avenir orgastique qui chaque année recule devant nous. Pour le moment, il nous échappe. Mais c'est sans importance. Demain, nous courrons plus vite, nous tendrons les bras plus avant...Et, un beau matin...Et nous luttons ainsi, barques à contre-courant, refoulés sans fin vers notre passé. "

 

 Gatsby le magnifique

    Francis Scott Fitzgerald

PERPIGNAN CONFIDENTIEL
Le magazine des secrets et des scandales de la Côte Catalane
Édition Spéciale – Avril 2026  LA CHUTE D’UNE DAME DE LA SOCIÉTÉ

Marion Bravo, la distinguée 10e adjointe au maire, prise au piège d’un cauchemar absinthé  Perpignan, dimanche de Pâques 2026. Elle n'est pas passé entre les gouttes...

Les cloches de la cathédrale Saint-Jean tintent encore dans l’air embaumé de la Méditerranée lorsque Mme Marion Bravo, élégante administratrice de biens et figure montante de la liste Aliot, quitte une table joyeuse où l’on avait servi, murmure-t-on, une absinthe « coupée d’eau et adoucie d’un sucre ». Ce sirop anisé, traîtreusement doux, avait tout d’un innocent digestif… 

Légère, confiante, la dame monte dans son automobile.

Mais le destin, ce metteur en scène cruel des tragédies modernes, lui réserve une scène digne des plus noirs films de la Warner Bros. Zigzaguant à allure réduite sur les avenues de Perpignan, elle est repérée par une passante. La police nationale intervient. Et c’est là que le drame bascule dans le mélodrame le plus pur.  Interpellée par une jeune policière, Mme Bravo – que l’on décrit d’ordinaire comme une femme de tête, droite et digne – perd soudain tout empire sur elle-même. Insultes, menaces (« J’ai le pouvoir de vous faire muter ! »), griffures au bras et au visage… Un véritable éclat de fureur en pleine rue !

Placée en cellule de dégrisement, on lui révèle plus tard un taux d’alcoolémie de 1,50 g dans le sang.

Elle ne se souvient de rien. Un trou noir total. « J’étais dans un brouillard », confiera-t-elle ensuite avec émotion.  Mercredi, devant le tribunal, la malheureuse plaide coupable pour sortir au plus vite de ce cauchemar. Quatre mois de prison avec sursis, cinq mois de suspension de permis, un stage de sensibilisation à la sécurité routière et 500 francs de dommages et intérêts à la jeune policière : le couperet tombe, sec et implacable. 

Mais la véritable fin de l’acte survient le lendemain.

Jeudi matin, la mairie de Perpignan publie un communiqué laconique : Marion Bravo démissionne de son mandat d’élue. Elle n’aura exercé ses nouvelles fonctions que quelques jours à peine. La ville entière retient son souffle.  Son propre récit, tel un monologue de tragédie hollywoodienne

Dans un message publié sur les réseaux (et que nous reproduisons ici fidèlement, comme une lettre intime tombée entre les mains de la presse), la dame s’exprime avec une émotion qui rappelle les grandes confessions des stars des années 30 :  "Un cauchemar  dont j’espère me remettre, petit à petit.
Des convives lors d’un déjeuner de Pâques nous avons été invités à boire de l’absinthe coupée de beaucoup d’eau et édulcorée par un sucre ; j’ai eu l’impression de boire un sirop anisé, doux et sucré.
Je n’avais jamais ni vu ni bu cet alcool, j’en méconnaissais les effets secondaires dont j’ai pris connaissance par la suite, et je ne me sentais pas en état d’ébriété lorsque j’ai pris mon véhicule ; dans le cas contraire, je n’aurais jamais pris le volant.
J’ai eu un trou noir ensuite en voiture ; la police m’a arrêtée car une personne m’aurait vue zigzaguer à vitesse très réduite sur la route ; mais j’étais dans un brouillard et je ne me souviens de rien.
Plus tard, à peine sortie tant bien que mal de ce brouillard, on m’a annoncé que j’avais 1,50 g dans le sang, et que j’aurais été violente et insultante lors de mon interpellation, jusqu’à m’en prendre physiquement à une jeune policière que j’aurais griffée à l’avant-bras ; elle a déposé plainte.
Qu’est-ce que j’aurais dit, fait lors de cette interpellation ? Je n’en ai aucune idée, aucun souvenir.
J’ai plaidé coupable pour sortir au plus vite de ce cauchemar.
Délation, médiatisation, ignominies écrites à mon encontre.
Et j’ai démissionné immédiatement du conseil municipal pour garder la tête haute, pour garder ma dignité, et protéger l’équipe municipale dont je faisais partie.
Un nombre incalculable de messages de soutien m’arrive de toutes parts, en permanence, car bien évidemment ce qui m’est arrivé ne correspond pas à ma personnalité.
Quoiqu’il en soit, je remercie les forces de l’ordre, que j’ai toujours soutenues et que je continuerai toujours à soutenir, de m’avoir arrêtée car j’aurais pu provoquer un accident, et que si j’avais causé des dommages physiques à autrui je ne me le serais jamais pardonné.
J’adresse mes regrets les plus sincères aux policiers pour mon comportement inacceptable, que j’ai été dans l’incapacité de maîtriser car sous emprise des effets de l’absinthe ; il faudrait que cet alcool ne soit pas commercialisable. " 

Ainsi s’achève, dans les larmes et la dignité blessée, la bréve saison 2  de Marion Bravo sur la scène politique perpignanaise. Une chute aussi fulgurante qu’un film de série B, mais une sortie de scène digne des plus grandes ladies de l’écran.  Perpignan murmure encore dans les cafés du boulevard. Louis Aliot garde un silence de sphinx. Et la ville, fidèle à son tempérament catalan, attend déjà le prochain acte de ce drame moderne.  Fin du premier rôle.
(À suivre… ou pas.)  Par notre envoyé spécial à Perpignan

 

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