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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
« Le Catalan peut encercler ses ennemis, tout seul » proverbe
Le 66 a choisi de rester le 66. Ou plutôt : il a choisi de ne pas choisir.
Personne ici n’a d’avis particulier sur le nom. Pyrénées-Orientales, Pyrénées Catalanes ou Pyrénées Méditerranée… ce ne sont que des étiquettes collées sur le même paysage, le même vent, le même vin. Ce qui compte, c’est l’idée qui a gagné : celle de se prononcer. Même à 10 %. Même de justesse. Même pour aboutir au statu quo. Et même si ces 10 % de participation ressemblent surtout à 90 % d’abstention.
Voici le tableau, pour ceux qui préfèrent les chiffres aux discours :
Un peu plus de 10 % des inscrits. Autrement dit, près de neuf habitants sur dix ont préféré rester chez eux. Deux mille voix d’écart entre le premier et le second. Assez pour que le nom reste le même. Pas assez pour que l’on puisse dire que rien ne s’est passé. Et largement assez pour rappeler que la liberté de choisir inclut aussi celle de ne pas choisir.
On avait écarté « Pays catalan », trop tranchant sans doute.
On a proposé trois options plus sages. Les habitants ont voté. Certains en ligne, d’autres par courrier. La grande majorité a regardé passer le débat comme on regarde passer un nuage. Et le résultat est tombé : on garde l’ancien nom.
Ce n’est pas une victoire du nom. C’est une victoire relative de l’idée qu’il valait la peine de demander. Comme le rappelait Périclès, rapporté par Thucydide : « Il faut choisir : se reposer ou être libre. » Ici, une minorité a choisi de ne pas se reposer. Une majorité écrasante a choisi le repos. Les deux ont exercé leur liberté. On aurait pu laisser dormir la question. On a préféré la poser. Le silence des 90 % fait partie de la réponse.
Hermeline Malherbe parle d’attachement à la catalanité. Louis Aliot de tour de manège.
Peu importe. L’essentiel n’est pas dans ce qu’ils disent du nom. Il est dans le fait que, pour une fois, on a forcé le département à regarder ses habitants dans les yeux et à leur demander : que voulez-vous porter ? La plupart ont répondu en restant silencieux. C’est déjà une forme de choix.
Le 66 reste le 66. Mais l’idée, elle, a progressé d’un pas. Même fatigué. Même ironique. Même en gardant le même costume. Et même avec 90 % d’abstention pour lui rappeler que la liberté, parfois, préfère se reposer.
Le recours contre le nom de la région "occitanie" tombe à l'eau. Les catalans n'ont plus voix au chapitre. Il y a peu Carole Delga passait en Perpignan à aucun moment les catalanistes de carton ...
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« La guerre civile ne m'a fait vraiment peur que le jour où je me suis aperçu que j'en respirais, presque à mon insu, sans haut-le-cœur, l'air fade et sanglant. »
« Le mensonge politique est l'art de donner des raisons nobles à des actes bas. »
Publié en 1938, Les Grands Cimetières sous la lune de Georges Bernanos est un violent réquisitoire contre la guerre d'Espagne
Samedi 22 août 2026, la place de Sant Jaume, cœur symbolique du pouvoir catalan à Barcelone, a été le théâtre d’une confrontation politique hautement chargée. Le groupe d’extrême droite espagnol Reconquista, allié au mouvement paneuropéen Save Europe Act, a organisé une manifestation anti-migration. Face à eux, des centaines d’opposants catalanistes, anarchistes et antiracistes ont formé une contre-manifestation antifasciste nettement plus nombreuse. La police a déployé un important dispositif pour séparer les deux camps.
Des images montrent une cinquantaine à une centaine de manifestants pro-Espagne, drapés de drapeaux nationaux, déroulant avec difficulté une immense banderole de plusieurs centaines de mètres carrés portant le slogan « Remigration saves Europe ». Parmi eux, certains arborait des symboles franquistes. L’un des participants a crié « ¡Arriba España ! », le vieux slogan falangiste et franquiste, rappelant les racines nationalistes radicales de certains franges du mouvement.
Le porte-parole de Reconquista, Toni Estévez — jeune activiste à l’allure très « Hitlerjugend », souvent photographié en chemise et pantalon militaire court —, a pris la parole face aux médias. Il a dénoncé les « télévisions de merde qui ont participé à la destruction de l’Espagne », accusant les médias publics et le gouvernement d’avoir favorisé ce qu’il appelle une « invasion ». Selon lui, le groupe entend préserver la « cohésion sociale » européenne face à une migration de masse qu’il juge menaçante pour la civilisation européenne. Estévez et ses compagnons appellent à une politique de « remigration » : le retour forcé de migrants non européens.
Un contexte historique et politique tendu
Reconquista, fondé en 2023 « au cœur de la Catalogne », est un mouvement de jeunesse d’extrême droite évoluant dans l’orbite de Vox. Il s’inscrit dans une tradition qui réactive le mythe de la Reconquista médiévale — la reconquête chrétienne de la péninsule Ibérique sur les musulmans — pour l’appliquer à l’immigration contemporaine. Save Europe Act, mouvement identitaire européen porté notamment par des figures comme Eva Vlaardingerbroek et Martin Sellner, promeut la même idée de « continuité ethnoculturelle » et a tenté sans succès de faire valider une initiative citoyenne européenne sur le sujet. Leur tournée européenne a déjà touché plusieurs villes ; Barcelone était la première étape officielle en Espagne.
La tenue de cette manifestation dans la capitale catalane n’est pas anodine.
Depuis l’échec du processus d’indépendance de 2017 (le « Procés »), Barcelone a connu de profondes transformations. La ville, autrefois symbole du nationalisme catalan et des grandes mobilisations indépendantistes, est devenue une métropole de plus en plus multiculturelle. Selon les données municipales, la population née à Barcelone ne représente plus que 44,6 % des habitants en 2026, tandis que les personnes nées à l’étranger approchent les 36 %. L’immigration, le tourisme de masse, la gentrification et l’exode de nombreux Catalans de souche ont redessiné le tissu social. Pour les organisateurs de la manifestation, cette évolution illustre précisément la « substitution » démographique qu’ils dénoncent. Pour leurs opposants, elle incarne au contraire l’ouverture et le cosmopolitisme d’une ville qui refuse de devenir le porte-voix de thèses xénophobes.
Face-à-face dans la place du pouvoir catalan
Les contre-manifestants, regroupés sous des banderoles « No pasarán, Barcelona antifascista » ou « Stop Vox », ont largement dépassé en nombre les participants de Reconquista et Save Europe Act. Anarchistes, antiracistes et militants catalanistes ont dénoncé un « discours de haine » et un « délire suprémaciste ». Les Mossos d’Esquadra ont maintenu un cordon de sécurité strict, empêchant tout contact direct. Aucun incident majeur n’a été signalé, mais la mairie de Barcelone a annoncé qu’elle saisirait le parquet pour certains slogans jugés racistes ou xénophobes (« Ce n’est pas de l’immigration, c’est une invasion », « Espagne chrétienne, pas musulmane »).
Cette journée illustre la polarisation croissante en Espagne et en Europe autour de la question migratoire.
Tandis que l’extrême droite tente d’exporter le concept de « remigration » depuis les réseaux identitaires continentaux, les forces antifascistes et progressistes catalanes réaffirment leur rejet de ces idées dans un lieu chargé d’histoire : la place où siègent la Generalitat et la mairie, symbole d’une Catalogne qui, après l’échec de 2017, navigue entre identité propre, ouverture au monde et tensions sociales nouvelles.
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“Les contes de fées n'existent que dans les contes de fées. La vérité est plus décevante. La vérité est toujours décevante, c'est pourquoi tout le monde ment.”
― Frédéric Beigbeder, L'amour dure trois ans - Le roman suivi du scénario du film
Ce texte nous a été envoyé à la rédaction. Nous ne savons pas comment le prendre au premier degré ou au second ou plus subtil ...Il est officiellement adressé au catalanistes ?
Salut à toi.
Je regarde ce qui se passe à Perpignan depuis six ans, et franchement… les catalanistes me font trop penser à certains mecs dans les relations. Toujours en train de fêter des défaites. Toujours en mode « on nous attaque », « on nous efface », « c’est une injustice historique ». Pendant ce temps, Louis Aliot, lui, il gagne. Encore. Et encore.
Alors je vais être claire : la solution pour les catalanistes de Catalogne Nord, ce n’est pas de devenir plus sensibles ou plus « victimes ». C’est de se comporter en "masculinistes". Oui, le mot qui fâche. Mais reste jusqu’au bout, parce que je vais te sortir du concret, des chiffres et un peu d’histoire.
D’abord le contexte historique, rapidement.
1659, traité des Pyrénées : le Roussillon devient français. Depuis, l’État a fait ce qu’il sait faire : centraliser, uniformiser. Le catalan a survécu en famille et dans les villages, mais politiquement il a été marginalisé. Au XXe siècle, il y a eu un renouveau culturel. Sous les Alduy puis sous Jean-Marc Pujol, la mairie a joué la carte « Perpignan la Catalane ». Panneaux bilingues, subventions, mariages en catalan, discours sur la Catalogne Nord. C’était soft, culturel, gentil. Résultat électoral ? Quasi nul. Les listes purement catalanistes sont restées confidentielles pendant des décennies.
Arrive Aliot en 2020.
Premier tour : 35,65 %. Deuxième tour : 53,09 %. Il devient maire.
En 2026, il passe à 50,61 % dès le premier tour (16 835 voix). Majority absolue. Face à lui, Agnès Langevine (Place publique / PS) fait 15,94 %, Bruno Nougayrède (union de la droite) 13,45 %, la gauche radicale autour de 9-10 %. Aucune liste catalaniste pure n’a pesé. Même les candidats les plus ouverts à la catalanité n’ont pas réussi à mobiliser au-delà d’une minorité.
Et concrètement, qu’est-ce qu’il a fait sur le sujet ?
Il a changé « Perpignan la Catalane » en « Perpignan la Rayonnante ».
Il a supprimé la délégation purement catalaniste.
Il a arrêté les mariages célébrés en catalan à la mairie.
Et surtout les sous : en août 2026, il a coupé net la subvention de 25 000 euros par an à l’Office public de la langue catalane (OPLC). Argument officiel : « multiples défaillances et défauts d’efficacité », budget trop centré sur le fonctionnement. Ces 25 000 euros, il les redirige vers un nouvel Institut du Roussillon (plus axé sur l’identité française/roussillonnaise et les liens avec Majorque).
Pour la Bressola (écoles immersives catalanes), sous Pujol il y avait une aide exceptionnelle d’environ 70 000 euros. Sous Aliot, la ville ne verse plus que le forfait scolaire obligatoire (environ 195 000 euros au total, mais c’est la loi, pas une subvention volontaire). Les associations le disent elles-mêmes : « zéro subvention discrétionnaire ».
Maintenant, regarde ailleurs pour comprendre le problème.
En Corse, les nationalistes et autonomistes gagnent des villes importantes (Bastia, Porto-Vecchio…) et pèsent très lourd aux territoriales. Ils ont un vrai rapport de force.
Au Pays basque français, les listes régionalistes ont pris plusieurs communes de plus de 5 000 habitants.
En Bretagne, les autonomistes restent faibles électoralement, mais ils ont au moins une présence structurée et des scores parfois à deux chiffres dans certains cantons.
En Catalogne Nord ? Presque rien. Le catalanisme politique reste marginal, même si le sentiment culturel existe encore chez une partie de la population.
C’est exactement le même schéma que je vois dans les relations hommes-femmes.
Le mec trop gentil, trop « dans le dialogue », trop prêt à s’excuser, qui célèbre ses défaites comme des victoires morales… finit toujours par perdre face à celui qui assume le rapport de force. Aliot n’a pas gagné parce qu’il est plus « cultivé ». Il a gagné parce qu’il a priorisé la sécurité, la propreté, l’ordre, et qu’il a refusé de s’excuser d’être français d’abord. Pendant que les catalanistes restaient dans la plainte et le symbolique, lui il avançait.
Donc oui, la solution, c’est de se comporter en "masculinistes".
Arrêter de transformer chaque défaite en badge d’honneur.
Arrêter de supplier qu’on vous reconnaisse.
Arrêter de croire que le simple fait de « défendre la culture » suffit quand vous n’avez ni les voix ni le rapport de force.
Devenir solides, stratégiques, sans complexe. Prioriser ce qui marche vraiment (sécurité, économie, enracinement local attractif) plutôt que le folklore permanent. Assumer un catalanisme qui n’a plus besoin de la permission de personne.
Et regardons un peu plus loin que les élections et les subventions.
La démographie et les sondages montrent exactement le même problème.
Dans les Pyrénées-Orientales, environ 61 % des habitants disent comprendre le catalan, mais seulement autour de 35 % savent le parler, et la transmission familiale est quasi morte chez les jeunes. Le français domine largement, surtout en ville. Pourtant, les sondages IFOP de 2025 sont clairs : 67 % des Nord-Catalans sont favorables à un statut d’autonomie régionale, 79 % veulent un vrai renforcement du pouvoir des régions, 24 % se sentent plus nord-catalans que français, et près de 90 % soutiennent l’enseignement du catalan et de l’histoire régionale. Il y a donc un sentiment identitaire qui existe encore… mais qui ne se traduit ni en votes ni en rapport de force.Côté tourisme, c’est encore plus parlant. Le département est le 7e de France avec 1,3 milliard d’euros de retombées et des millions de nuitées. L’identité catalane est un vrai argument de vente : patrimoine, Palais des Rois de Majorque, proximité avec la Catalogne du Sud, touristes espagnols et catalans qui viennent en nombre. Même Aliot sait que ça attire. Mais au lieu d’en faire un levier de puissance politique, les catalanistes en restent au folklore et à la plainte. Pendant ce temps, d’autres régions (Corse, Pays basque) transforment le même capital identitaire et touristique en votes et en pouvoir réel. C’est exactement ça le problème. Vous avez un fond de sentiment populaire, un atout touristique, une histoire… et vous continuez à perdre poliment. Un vrai "masculiniste", lui, prendrait ces éléments et les transformerait en force. Pas en communiqués tristes.
Parce que tant que vous resterez dans cette posture douce et gémissante, Aliot et ceux qui pensent comme lui continueront à gagner. Exactement comme les femmes modernes continuent de gagner face aux mecs trop accommodants.
La force, ça ne se quémande pas.
Ça se construit.
Ça s’affirme.
Et parfois, ça s’impose.
Voilà.
Si tu es catalaniste et que tu te reconnais dans la plainte permanente, médite un peu ces chiffres.
Si tu es d’accord, dis-le.
Si tu trouves que je suis trop dure, dis-le aussi.
Mais arrêtez juste de fêter uniquement des défaites. Ça ne mène nulle part.
Ramon Faura-Llavari en direct sur l'archipel contre attaque: l'office de la langue catalane est il un trompe l'oeil de plus prétexte à caser ses amis et calmer les ardeurs locales des catalaniste...
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« D’on no n’hi ha, no en raja »
Cela se traduit par « Là où il n’y a rien, rien ne coule ». Cette expression est utilisée pour dire que l’on ne peut pas obtenir quelque chose là où il n’y a rien à donner.
Nous sommes le samedi de la Sant Jordi, place Rigaud, il y a un vide grenier prétexte a combler le vide des échanges (faites du bruits pour masquer le vide!) . Hier j'étais à la crémation de Gabriel Llesta, c'est un symbole qui s'en est allé, un symbole d'une certaine idée de l'humanisme . C'est la Sant Jordi disais-je et c'est le monde ou deux monde la revendiquent. Le premier l'officiel celui de la mairie RN re-gagnante, et la seconde la Sant Jordi off qui n'a pas réussit a imposer l'officialité de l'Occitanie . Les deux vont mettre des livres sur des tréteaux, y adjoindre des discours. Des deux côtés, on ne parlera pas de culture de livres, ou plutôt, on y consentira parce que ce n'est que le prétexte qu'à parler de l'entre-soi . un entre-soi en vaut bien un autre pour peu qu'il se cultivent autour d'un verre : le fameux verre à entre-soi !
Le public déambule, c'est lui le décor pour la mise en scène de l'entre soi .
Mais comme il y a un mur de verre entre les deux mondes, le public s'imagine que c'est l'entre soi le décor. Tout ce passe comme si tout le monde se pensait le regardant de l'autre : d'ailleurs, qui des vaches ou des trains regardent l'autre lorsqu'il y a la traversé du pré; puisqu'il y a des paires d'yeux de chaque coté du rail et de l'herbe?
Des étales de livres sans descriptifs, ils sont justes là pour se vendre comme le poisson. Avec l'avantage du livre sur le poisson, il n'y a pas besoin de glace et à la fin de la journée le livre ne sent pas !
La Sant Jordi, c'est la mise en avant de la culture catalane, au moment où Louis Aliot n'adjoint aucun adjoint à la culture catalane à la mairie de Perpignan. Cela fera du budget en plus pour les petits fours et les défilés. Mais ceux qui râlent, n'ont mis aucune urgence dans la campagne des municipales, que dans la pratique quotidienne de la culture catalane, alors Louis Aliot ré-élu des le premier tour a eu sa raison du plus fort pour leur crier "Vae victis", "Malheur aux vaincus" . La plupart des listes contre Louis Aliot avaient un catalaniste dans sa liste en guise de valeur ajouter. Comme un boucher vous dit : "il y a 200 g de bœuf en plus, je vous les mets quand même. On voit bien le supplément du bœuf dans la bolognaise, mais un catalaniste ?
Dans la bolognaise d'Aliot, il y avait un supplément sécurité, du concret pas de l'identité hypothétique, du rassurant ...
Le cerveau est un muscle qu'on nourrit et qu'on entraîne. La culture, on se la fait à la salle, en soulevant de la masse, qu'elle soit catalane ou autre .Un esprit ça s'aiguise, sans quoi ça s'émousse ; et il ne reste plus qu'à laisser s'étaler sa culture.
Hors ici, on a un cas flagrant de rachitisme par oublomisation (z'avez qu'à lire de la littérature russe...Un indice, ya un lien avec la culture du canapé ) .
C'est que Franco nous manque (pas Arlette, Francisco) ! Un vrai méchant, qui veut vous tuer parce que vous êtes un rouge ou un catalan, voir pire les 2 . Là, il y a des raisons de se battre, il y a un enjeu ! Alors, perdre sa culture, c'était perdre sa vie, parce qu'on ne veut pas devenir un clône de ce que l’ennemi appelle sa culture.
Ce qu'on voit aujourd'hui c'est juste la version zombie d'une civilisation qui met en scène le rituel sans la force du symbole.
La culture catalane n'est menacée que par l'absence d'attrait de ceux qui prétendent la défendre...
« Vous ne pouvez pas être ce gamin qui reste figé en haut du toboggan en réfléchissant. Vous devez glisser. »- Tina Fey
Dans un monde ouvert et ultraconcurrentiel, il ne suffit pas d'avoir de bons produits du "terroir" comme il y a des politiques de terrain (lourd), il s'agit encore de le "faire savoir" . Dimanche dernier à la cave viticole de Cabestany, qui est une des 9 commanderies de la coopérative de Terrassous, avait lieu un événement autour du muscat de Noël et de la bière de Noël: un marché de Nadal .
Là où, la plupart reproduisent avec moins de moyens, le "gloubiboulga" mondialisé sauce aigre-douce façon Disney, Albe Chassagnac la chargée de communication de la coopérative de Terrassous avait fait le choix de "l'ultralocal_universel", tant vanté par Salvador Dali : c'est donc le tout Cabestany qu'elle a réunie à la cave pour son marché.
Avec une expo photos de cabestanenc, par l'artiste Pétula Scarpini et la présence de leurs voisins exceptionnels, "les Liminana's" Marie et Lionel . Cabestany et sa cave a du talent encore fallait-il avoir le talent de le reconnaître ! Défi réussi madame!
En amont de l'événement, nous avions fait une interview Albe Chassagnac et Stéphanie Rull le muscat de Noël de Terrassous et la Bière du Canigou au Muscat
Albe Chassagnac et Stéphanie Rull étaient en direct Au Cochon Hardi pour l'archipel contre attaque info : l'enjeu le muscat de Noël de Terrassous et la Bière du Canigou au Muscat de Noël de Terrassous.Comme quoi ...
Dans Les Contemplations, livre IV ("Pauca Meae"), Victor Hugo exprime souvent un dialogue intime avec sa fille , Léopoldine, où l'attente et la connexion spirituelle sont implicites. Par exemple ...
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Dans les rues étroites de Perpignan, où l’air sent encore le sel de la Méditerranée et le souvenir tenace des frontières cicatrices de l'histoire, on prépare un acte qui a le goût d’un vieux rouge catalan : âpre, corsé, avec cette pointe d’amertume qui rappelle que l’histoire ne se laisse pas facilement digérer.Un cheminement historique, ou la longue digestion d’une nation
Imaginez la Catalogne comme un plat mijoté depuis des siècles.
En 1714, avec la chute de Barcelone et les Décrets de Nueva Planta, Philippe V sert la première assiette froide : adieu institutions, adieu langue officielle, bonjour centralisme madrilène. La nation catalane avale la pilule, mais elle reste en travers de la gorge.Au XXe siècle, la Seconde République offre un statut d’autonomie en 1932, un peu comme un apéritif prometteur. Mais Franco arrive, et c’est la répression brutale : langue interdite, culture étouffée, exils et prisons. Pendant trente-six ans, la Catalogne mange en silence, en cachant sous la table les saveurs interdites.
La transition démocratique de 1979 restaure la Generalitat, un plat tiède qui satisfait à moitié.
On récupère un peu de sel, mais Madrid garde la poêle. Puis viennent les années 2010 : les Diades immenses, ces foules qui remplissent les rues comme un bon civet trop copieux ; les consultations symboliques ; et enfin, le 1er octobre 2017, ce référendum volé sous les matraques, suivi d’une déclaration d’indépendance suspendue plus vite qu’un soufflé retombé. Pas de reconnaissance internationale, juste des exils et des procès.
De là naît, en 2018, le Consell de la República, en exil avec Puigdemont, pour garder la flamme allumée et internationaliser la cause.
Aujourd’hui, sous Jordi Domingo – cet avocat barcelonais au verbe précis, ancien consul majeur du Consolat de Mar –, l’entité relance la machine. Le 17 mai 2025, il annonce le Pacte Nacional pel Reconeixement Internacional de la Nació Catalana, coordonné par Jordi Castellà, ce commissaire qui porte le projet comme un plat signature : un rassemblement d’entités indépendantistes pour porter le droit à l’autodétermination jusqu’à l’ONU, de Salses à Guardamar, de Fraga à Maó et l’Alguer.
L’acte du 20 décembre à PerpignanLe 20 décembre, à 11 heures du matin, au Casal Català de Perpignan
– ce refuge nord-catalan où l’on parle encore la langue comme à la maison –, on présentera en Catalogne du Nord ce Pacte National pour la Reconnaissance Internationale de la Nation Catalane devant les Nations Unies.L’événement, organisé par le Pacte et la Fédération des Comités Poble Català, en collaboration avec le Consell de la República et l’Assemblea Nacional Catalana (ANC), réunira Jordi Castellà, qui donnera une conférence comme on sert un discours bien mijoté, et Albert Bertrana, délégué de l’entité en Catalogne du Nord depuis le 1er décembre.À Perpignan, ville frontière où la Catalogne respire des deux côtés des Pyrénées, cet acte a le goût d’une extension naturelle des Països Catalans.
Une stratégie d’internationalisation, oui, mais aussi un rappel : la nation catalane ne se laisse pas oublier, même si elle doit parfois brûler quelques livres pour garder la mémoire au chaud, à la manière de ce vieux détective mélancolique qui, entre deux enquêtes, contemplait les cendres de l’histoire.On y viendra peut-être avec un peu de scepticisme, ce condiment indispensable à tout plat catalan qui se respecte, mais aussi avec l’espoir que, cette fois, le monde daigne enfin goûter.
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel ...
Ô mes bons compères, mes francs buveurs, mes joyeux gorgeurs de vin qui n’avez peur ni du tonnerre ni de la soif, approchez-vous de cette chronique, car je vais vous narrer, à la façon de maître François Rabelais, le grand, le pantagruélique, le rabelaisien Salon Be Ranci !, septième du nom, qui se tiendra le lundi dix novembre de l’an de grâce deux mille vingt-cinq, dans les entrailles mêmes des Caves Byrrh à Thuir, au cœur du Roussillon, terre de soleil, de vent et de vins qui ont plus de rides que le front d’un vieux moine après matines.ou alors écoutez l'équivalent actuel à savoir le sieur Lhérier dans ses harangues vidéos plus bas...https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/perpignan/lundi-8-novembre-salon-be-ranci-rencontres-europeennes-des-vins-oxydatifs-secs.html
Chapitre premier : De l’origine des rancios secs, plus anciens que les cornes de Moïse
Sachez, ô mes amis, que le rancio sec n’est point un vin de messe pour bigots ni un jus de raisin pour pucelles timorées, mais un breuvage forgé dans le feu du temps, l’oxydation et la patience, comme un géant qui aurait dormé cinq ans dans un fût de chêne sans ouillage, sans mutage, sans sucre résiduel, sans vergogne. Né sur les coteaux catalans avant même que les Romains n’aient songé à y planter la vigne, il fut d’abord vin de famille, gardé jalousement dans les caves comme un trésor de pirate. On le faisait rôtir au soleil, on le laissait pleurer la part des anges, on le secouait dans des dame-jeannes comme un enfant turbulent, jusqu’à ce qu’il prenne robe d’ambre, odeur de noix rance, de café brûlé, de sous-bois humide et de vieux cuir de Cordoue.Au XXe siècle, hélas ! ce noble nectar fut banni des tables par les docteurs ès-vins qui ne juraient que par le fruité, le frais, le léger. On le relégua au rang de vin de table, de vin de cuisine, de vin de grand-mère. Mais en l’an 2011, l’association Les Rancios Secs du Roussillon, véritable Confrérie des Buveurs Hardis, obtint deux IGP : Côtes Catalanes Rancio Sec et Côte Vermeille Rancio Sec. Slow Food le classa en Sentinelle, comme on protège un ours des Pyrénées. Et en 2012, on comptait à peine cinq mille bouteilles de cinquante centilitres par an. Dix ans plus tard ? Quarante-cinq vignerons ! Quarante-cinq fous magnifiques qui osent défier le temps !
Chapitre second : De la naissance du Salon Be Ranci !, ou comment on dit « Soyez rances ! » en catalanglais
Chapitre troisième : Des Caves Byrrh, plus vastes que la panse de Gargantua
Et cette année, ô miracle ! le salon quitte les salles modestes pour s’installer dans les Caves Byrrh, à Thuir. Imaginez, mes amis : un lieu bâti en 1866 par les frères Violet, Simon et Pallade, deux apothicaires qui, lassés de vendre des tisanes, inventèrent le Byrrh, vin tonique au quinquina, breuvage rouge comme le sang d’un taureau, doux comme le miel, fort comme l’amour d’une Catalane.Là, dans la salle des Grands Foudres, se dresse la plus grande cuve en chêne du monde, un million deux cent mille litres, capable de noyer un régiment de Suisses ! Classées Monument Historique en 2020, ces caves sentent le bois centenaire, le vin vieilli, l’histoire. C’est là, dans ce ventre de géant, que 90 vignerons viendront présenter leurs rancios, leurs vins jaunes, leurs olorosos, leurs assyrtikos, leurs vins de Madère, venus de France, d’Espagne, du Portugal, de Grèce, d’Italie, de Hongrie.
Chapitre quatrième : Du programme, plus riche que le banquet de Pantagruel
Entrée : 15 € (avec un verre gravé, plus précieux qu’un calice d’or).
Horaires : de 10 h à 19 h, le lundi 10 novembre 2025.
Ateliers :À 11 h, accords mets et rancios avec Laetitia Mathieu, responsable pédagogique de l’Institut Régional de Sommellerie (25 €).
À 11 h 30, dégustation de rancios âgés de plus de cinquante ans, avec Jean Lhéritier (30 €). Oui, cinquante ans ! Des vins qui ont vu naître des rois, des révolutions, des guerres, et qui sont encore là, solides comme des chênes.
Nouveauté : un trophée du meilleur rancio sec, décerné par un jury de sommeliers, chefs, journalistes – plus sévère que le tribunal de l’Inquisition.
Dédicace : Christine Campadieu, auteur de Le Rancio, signera son livre comme un évêque signe une bulle.
Vente aux enchères : une peinture de Paul Schramm, illustrateur des étiquettes de rancio, plus rare qu’un unicorn.
Restauration : food-trucks sur place, car un ventre vide ne saurait goûter le rancio.
Chapitre cinquième : Des parrains, plus illustres que les apôtresLe salon est placé sous le haut parrainage de :Pierre Gagnaire, chef multi-étoilé, qui cuisine comme on écrit de la poésie.
Bastien Debono, Meilleur Sommelier de France 2024, qui sent un vin à dix lieues et le décrit mieux qu’un notaire décrit un testament.
Chapitre sixième : Informations pratiques, pour les pèlerins de la soif
Épilogue : Buvez, ô mortels !Allez donc, mes frères, mes sœurs, mes amis, courez à Thuir, remplissez vos verres, videz vos goussets, ouvrez grand vos narines et vos gosiers. Car Be Ranci !, c’est plus qu’un salon : c’est une messe païenne, une fête dionysiaque, un hymne au temps, à l’oxydation, à la vie qui fermente.Buvez rance ! Vivez rance ! Soyez rances !Et que le diable emporte les buveurs d’eau !
Be ranci ! L'association pour la promotion des rancios secs du Roussillon organise le lundi 28 octobre 2019 son quatrième salon Be Ranci ! sur le thème de la Deuxième rencontre européenne des v...
Michel Castillo, Banyols Marie-Louise, Alain Pottier en l'absence regrettée de Paul Schramm, Jean Lhéritier,...étaient en direct pour l'archipel contre attaque pour présenter le troisième salo...
A l'occasion de la préparation de la sortie d'un livre sur le "rancio sec" et du troisième salon "Be ranci" qui aura lieu pour le public et les professionnels le 5 décembre prochain "à cents m...
L'Association des Rancios sec du Roussillon,a organisé, le lundi 2 juin 2014, une manifestation consacrée à la promotion, au rayonnement et à la vente des Rancios secs du Roussillon au centre d...
"Quand un peuple n'ose plus défendre sa langue, il est mûr pour l'esclavage."
Remy de Gourmont
15 oct. 2025 Lluís Dagues était en direct pour l'Archipel Contre-attaque Au Cochon Hardi pour parler de l'état du catalan , la langue catalane et l' habitant va-t-il continuer de porter la barratina du plan Racine, sans se comporter comme un plaideur, encore longtemps ?
Lluís Dagues, le Catalan qui écrit Perpignan avec un accent Dans les ruelles de Perpignan, où le vent du Canigou se mêle aux odeurs de rousquilles et de café brûlé, on trouve parfois des hommes qui portent la ville comme un vieux pardessus trop large. Lluís Dagues est de ceux-là. Il n’est pas né ici – ou peut-être que si, peu importe –, mais il y a poussé comme une vigne sauvage entre les pierres du Castillet. Historien de formation, journaliste de métier, chroniqueur de radio quand l’envie le prend, il est surtout un de ces rares individus qui savent que l’identité n’est pas un drapeau, mais une cicatrice.
On le croise parfois au Periscopi, cette émission où il dissèque l’actualité catalane avec la lenteur d’un dégustateur de vin rouge. Il parle bas, presque en confidence, comme s’il craignait que Paris ne l’entende. « Huit cents euros par Parisien, douze par Nord-Catalan », lâche-t-il un jour dans El Món, et le chiffre reste en suspension, lourd comme une cloche fêlée. Ce n’est pas de la rancœur, non. C’est de la précision chirurgicale. Dagues n’aime pas les grands gestes ; il préfère les petites vérités qui font mal.En 2018, des étudiants de l’École de journalisme de Paris l’avaient filmé devant un panneau routier mal orthographié. « Perpinyà avec un « y », vous vous rendez compte ? » disait-il, mi-amusé, mi-désespéré.
Être catalan, expliquait-il, c’est « un moyen de se faire reconnaître comme Français aux yeux des Français ». Phrase cruelle, presque trop juste. Il n’y a pas de révolte chez Dagues, juste cette ironie douce-amère des gens qui savent que l’histoire ne leur rendra jamais justice, alors ils la racontent quand même.Il écrit comme on marche dans les vignes : lentement, en regardant où poser le pied. Ses chroniques dans La Semaine du Roussillon ou ses billets sur la photographie sous-marine de Louis Boutan (un autre Perpignanais oublié) ont cette lumière particulière des après-midi d’octobre, quand le soleil baisse et que tout semble plus vrai.
Il n’invente rien, il exhume. Des noms, des dates, des silences. Il sait que la Catalogne du Nord n’est pas une province, mais un pays qui a mal à sa langue. Et c’est là que les chemins de Dagues croisent ceux d’autres gardiens du feu, comme Carles Sarrat, cet ancien directeur de l’édition nord-catalane d’El Punt – ce journal qui, depuis les années 80, a jeté des ponts fragiles entre Perpignan et Gérone, entre le franc et la peseta. Sarrat, guitariste bluesy du groupe Blues de Picolat, militant acharné pour un Consell per la República qui embrasse les deux rives, a toujours recommandé, dans ses chroniques et ses discours, de lire les plumes comme celle de Dagues. Non pas pour les flatter, mais parce que ces textes-là, ancrés dans le local, rappellent que la Nord-Catalogne n’est pas une annexe oubliée, mais un poumon essentiel. Dans les colonnes d’El Punt Avui, successeur de cet El Punt qu’il a porté à bout de bras jusqu’en 1994, Sarrat évoquait souvent ces voix discrètes : « Lisez-les, dit-il en substance, car elles disent ce que Paris refuse d’entendre, ce que Barcelone idéalise. Elles disent Perpignan, avec son accent cassé et son orgueil intact. »
Une recommandation qui n’est pas un compliment de salon, mais un appel au devoir : pour que la langue catalane ne soit pas reléguée aux menus des restaurants, mais qu’elle pulse dans les pages, comme un blues du Canigou.Sur X, sous le pseudo @DaguesLou
, il poste peu. Une photo de la mer à Banyuls, un lien vers un article, une phrase en catalan. Rien de tapageur. Il n’a pas besoin d’abonnés ; il a Perpignan. Et Perpignan, malgré elle, a besoin de lui. Parce qu’il est de ces hommes qui, sans jamais lever la voix, rappellent qu’on peut être français, catalan, et surtout soi-même – même quand l’État oublie de mettre des accents sur les panneaux.Un jour, peut-être, on écrira son nom correctement sur une plaque. En attendant, il continue d’écrire le sien, lettre après lettre, dans les marges d’une France qui regarde ailleurs. Et grâce à des passeurs comme Sarrat, ces marges s’élargissent, page après page, jusqu’à ce que la Nord-Catalogne, enfin, se sente lue.
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"— ... Toi, toi tu peux le retrouver. Tu sais comment faire, tu es dans la police, non ?
— Détective privé.
— Ce n'est pas pareil ?
— La police fait régner l'ordre. Moi, je me contente de révéler le désordre."
Le Quintette de Buenos Aires
Manuel Vázquez Montalbán
Junts convoque sa direction lundi à Perpignan pour décider s’il retire son soutien à Sánchez
Carles Puigdemont, avec ce visage de fantôme catalan qui a appris à sourire depuis l’exil, comme si chaque sourire était une déclaration d’indépendance à demi-mot.
Ah, Perpignan, cette ville frontalière où les Catalans se réunissent pour parler de trahisons comme s’il s’agissait de recettes d’escargots à la llauna, accompagnés d’un vin rouge qui réchauffe les joues et brouille les jugements.
Lundi, à dix heures du matin, dans un espace de coworking nommé Les 5 Éléments – un nom qui sent l’alchimie , comme si les indépendantistes catalans voulaient transformer la frustration en or politique –, la direction de Junts se réunira pour faire le bilan d’un pacte conclu à Bruxelles, qui, à l’époque, fleurait bon la promesse sucrée et qui, aujourd’hui, a le goût amer du fiel.
Selon El Periódico, où les nouvelles locales se mêlent à la saveur salée du vent de la Costa Brava, l’objectif est simple : décider si Pedro Sánchez, cet homme de Madrid au sourire de vendeur d’encyclopédies, mérite encore le soutien de ces postconvergents qui, en dignes héritiers de Jordi Pujol, savent que la patience a une limite aussi précise qu’une assiette de fromages.Deux ans après l’investiture de Sánchez, cet accord de Bruxelles ressemble à un plat refroidi, de ceux qu’on prépare avec des illusions et qu’on mange avec du ressentiment. Il y aura un tour de parole ouvert, disent-ils, pour que chacun puisse déverser ses opinions et propositions, comme dans une assemblée de quartier où le voisin du quatrième a toujours raison. Puis, vers cinq heures de l’après-midi, une déclaration publique viendra révéler la décision, comme si les journalistes étaient invités à un dîner où le plat principal est l’incertitude.
Perpignan, avec ses ruelles pavées de granit du tarn et ses épiceries où l’on vend du pain de campagne et des Tourrons qui rappellent la terre perdue, sera le théâtre de cette comédie tragique, où les hommes et femmes de Junts, vêtus de l’élégance discrète de ceux qui ont appris à vivre entre deux frontières, soupeseront s’il faut couper les ponts avec le PSOE ou continuer cette sardane aux pas de plus en plus désaccordés.
La convocation survient au lendemain des propos de Míriam Nogueras, la leader de Junts au Congrès – femme au regard féroce et aux mots tranchants comme un couteau à saucisse –, qui a averti Sánchez que “l’heure du changement” approche, une phrase qui sonne comme un ultimatum servi froid. Et ce n’est pas un hasard : depuis août, Carles Puigdemont, cet ex-président exilé qui semble tout droit sorti d’un roman-feuilleton teinté de Kafka, lance des avertissements comme on jette des amandes dans un nougat : “Cet automne, il se passera des choses”, disait-il, et l’on se demande s’il parlait de pluies torrentielles ou de la tempête politique qui nous enveloppe. Puigdemont, avec son allure de Don Quichotte catalan luttant contre des moulins espagnols, a fait de l’exil une sorte de théâtre absurde où chaque déclaration est un acte.Les postconvergents, ces fils illégitimes de la Convergence qui naviguent désormais en eaux troubles, regardent en arrière et constatent que les négociations avec le PSOE ont donné des fruits aussi amers qu’une mandarine hors saison.
La loi d’amnistie ? Un mirage : elle n’a pas permis le retour de l’ex-président en Catalogne, et Sánchez n’a toujours pas daigné s’asseoir avec lui devant un verre de vin rouge, comme si les réunions étaient un luxe réservé aux rois. La langue catalane, douce et rebelle, n’est toujours pas officielle à l’Union européenne, où les bureaucrates de Bruxelles parlent de multiculturalisme tout en croquant des croissants et en ignorant la senyera. Et au Congrès, à cause du rejet de Podemos – ces disciples tardifs de la révolution plus occupés à faire des selfies qu’à provoquer des changements profonds –, la proposition phare est tombée à l’eau : la délégation des compétences en matière d’immigration, qui aurait été comme un plat de résistance dans un menu de revendications.Et les désillusions ne s’arrêtent pas là. Des initiatives pour expulser les squatteurs en 48 heures ou pour enrayer la multirécidivité dorment dans un tiroir du Congrès, comme les restes d’un repas oublié que personne ne veut réchauffer.
Cela inquiète les maires de Junts, qui regardent avec des yeux de crapaud la possible montée d’Aliança Catalana – ce spectre d’extrême droite qui promet un grand nettoyage au savon fort – lors des prochaines municipales. Lundi dernier, Puigdemont a rencontré une délégation de ces maires, une réunion qui s’est conclue par un communiqué aussi piquant qu’un allioli : les postconvergents y dénonçaient les manquements du PSOE sur ces sujets, comme on énumère les erreurs d’un chef qui a brûlé le riz.Ils n’ont pas encore précisé comment une éventuelle rupture pourrait se matérialiser – peut-être par un communiqué sec comme un vermouth sans gin, ou par un geste symbolique comme trancher un pain avec un couteau romain. Mais le sentiment dominant au sein de la direction est clair : la relation avec le PSOE est à bout de souffle, après deux ans de négociations en Suisse, avec un médiateur international qui devait ressembler à un arbitre dans un match de foot truqué. La dernière rencontre, il y a une semaine, fut comme un dîner sans dessert : elle n’a pas rapproché les positions, juste laissé un goût amer.
Les dirigeants, prudents comme des amateurs de vin face à une carte trop longue, ne ferment aucune porte : pas même celle d’une motion de censure “instrumentale”, pensée uniquement pour provoquer des élections anticipées, à condition que le candidat ne soit pas Alberto Núñez Feijóo, cet homme du PP au visage de banquier qui sourit comme si tout était une affaire.
Cette option a été évoquée la semaine dernière par Antoni Castellà, vice-président de Junts, dans une interview où il parlait avec la liberté d’un homme qui sait que la politique est comme le jazz : imprévisible et pleine d’improvisations. Mais Junts ne peut pas la présenter seul, il lui manque des députés comme il manque du sel à une table ; il devrait s’allier avec le PP, cet aigle espagnol qui veut maintenant se faire passer pour plus fédéral qu’un pa amb tomàquet.Le moment choisi pour ce bilan n’est pas anodin, comme ne l’est pas le goût d’une escudella un jour de fête.
Novembre marque les deux ans de l’accord d’investiture, et décembre, un an depuis le dernier ultimatum de Puigdemont, lorsqu’il a exhorté Sánchez à se soumettre à une motion de confiance au Congrès – un geste héroïque comme défier un taureau avec un mouchoir. Pendant ce temps, María Jesús Montero, la vice-présidente et ministre des Finances, avec son air de maîtresse d’école sévère, préparera dans les prochaines semaines les chiffres du plafond de dépenses, les budgets généraux de l’État et sa proposition de modèle de financement, comme qui sert un menu économique où la Catalogne semble toujours être l’oubliée. Junts veut marquer son territoire avant, planter son drapeau sur ce terrain mouvant, car en politique, comme en cuisine, celui qui arrive le premier à table choisit les meilleurs morceaux. Et qui sait si, à l’issue de ce lundi à Perpignan, il ne sera pas décidé que Sánchez n’est plus l’invité d’honneur, mais juste une vieille connaissance avec qui on ne partage plus ni le pain ni le vin.
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Portrait de Dalmau de Queralt, Comte de Santa Coloma, par un Observateur des Cours et des Hommes
Si l’on devait peindre en quelques traits vifs et mordants, à la manière de Saint-Simon, le caractère et la destinée de Dalmau de Queralt i de Codina, second comte de Santa Coloma et vice-roi de Catalogne, il faudrait mêler l’éclat d’une noblesse ancienne à l’ombre d’une fidélité mal récompensée, tout en soulignant la tragédie d’un homme pris dans les tourbillons d’une époque de fer et de révolte. Car Dalmau, né en l’an 1593 sous le ciel de Barcelone, fut à la fois un astre de la cour madrilène et une victime des passions catalanes, broyé par l’implacable machine des ambitions royales et des fureurs populaires.
Fils de Pere de Queralt, premier comte de Santa Coloma, et de Maria Codina, Dalmau hérita jeune, à peine sorti de l’enfance, des titres et des charges qui firent de lui un grand d’Espagne, mais aussi un pion sur l’échiquier de Philippe IV.
Sa naissance, le 17 septembre 1593, dans une maison illustre, le destinait à briller ; pourtant, son éclat fut terni par une fidélité aveugle à un roi distant et à son favori, le comte-duc d’Olivares, cet homme d’une morgue insupportable, dont les projets absolutistes allumèrent l’incendie où Dalmau devait périr.Dès 1612, à l’âge tendre de dix-neuf ans, il succéda à son père, sa mère ayant renoncé à ses droits en sa faveur, comme si elle pressentait que son fils, par sa droiture, serait plus apte à porter le fardeau des honneurs. Cette même année, il épousa, par procuration, Joana d’Alagó i Requesens, une Sarde de cinq ans son aînée, qu’il n’avait jamais vue avant que le contrat ne les liât. Ce mariage, arrangé avec la froideur des alliances nobiliaires, donna néanmoins deux enfants : Dalmau IV, qui perpétua le nom, et Maria Lluïsa, qui choisit le voile des monjas au monastère de Jonqueres. Ce fut là tout ce que Dalmau laissa de tangible, car son ambition et son zèle pour la couronne d’Espagne ne lui attirèrent que périls et disgrâces.
Homme de guerre et de conseil, Dalmau ne manquait ni de courage ni de talent. En 1630, il servit dans les armées du roi en Italie, montrant une bravoure qui aurait pu lui valoir la gloire si elle n’avait été éclipsée par les intrigues de la cour. En 1637, il refusa l’ambassade à Venise, choix qui dénote soit une prudence rare, soit une répugnance à s’éloigner des affaires catalanes, où il flairait peut-être déjà les orages à venir. Car, nommé vice-roi de Catalogne en 1638, il se trouva jeté dans une fournaise : celle d’une province fière, jalouse de ses privilèges, et exaspérée par les exigences de Madrid, qui, sous l’égide d’Olivares, voulait plier les Catalans à l’effort de guerre contre la France.Dalmau, en sa qualité de vice-roi, tenta de naviguer entre l’obéissance au roi et les murmures de son peuple. Il organisa l’armée catalane pour reprendre le château de Salses aux Français, exploit qu’il accomplit en 1639 avec une rigueur militaire que nul ne pouvait contester.
Mais sa loyauté envers Philippe IV, qu’il servait avec une droiture presque naïve, le rendit odieux aux yeux des siens. Il fit arrêter Pau Claris, président de la Generalitat, et Francesc de Tamarit, figures de proue de la résistance catalane, croyant ainsi mater les velléités de révolte. Vaine illusion ! Ces actes, loin d’éteindre le feu, l’attisèrent. Les Catalans, las des tercios castillans qui dévastaient leurs terres, voyaient en Dalmau non un compatriote, mais un valet de Madrid, un traître à la cause de la Catalogne.Le 7 juin 1640, jour funeste du Corpus de Sang, la foule barcelonaise, enflammée par la misère et la colère, se rua sur lui lors de la procession du Corpus Christi. Dalmau, qui avait cru pouvoir apaiser les esprits par sa présence, fut saisi, traîné, et massacré sans pitié par des mains qu’il avait peut-être, en d’autres temps, saluées.
Son sang, répandu sur les pavés, fut le signal de la grande révolte des Segadors, qui embrasa la Catalogne et fit trembler le trône de Philippe IV. Ainsi périt Dalmau, à quarante-six ans, non pas sous les coups d’un ennemi étranger, mais sous ceux de son propre peuple, qu’il avait servi avec une loyauté maladroite.Que dire de cet homme, sinon qu’il fut un jouet des circonstances ? Dalmau de Queralt n’était ni un génie ni un scélérat. Il avait l’étoffe des grands serviteurs, mais manquait de cette souplesse qui fait les survivants. Sa fidélité à la couronne, admirable en d’autres temps, fut sa perte dans une Catalogne où l’amour de la liberté l’emportait sur l’obéissance. Saint-Simon, s’il avait connu ce destin, aurait sans doute raillé son zèle mal placé, tout en louant, peut-être, la droiture d’un homme qui, jusqu’à son dernier souffle, crut en l’honneur de servir son roi. Mais l’histoire, impitoyable, ne retint de lui qu’un nom : celui d’un martyr de l’absolutisme, dont la chute annonça la tempête.
Catalunya, comtat gran - Els Segadors versió antiga amb Rafael Subirachs a Canet 1976 Rafael Subirachs i Vila interpreta la versió popular de l'himne nacional català, "Catalunya, comtat gran" segons va documentar Milà i Fontanals a "Romancerillo Catalán" (1882) i Francesc Alió al recull "Cançons populars catalanes" (1892). Es una versió força diferent del text que tots coneixem actualment de "Els Segadors", escrit per Emili Guanyavents l'any 1899.
"Vous avez la mémoire courte!" "Nicolas, tu sais ce qu'il y a de bien avec les arrivistes ? Non, Jacques...Et bien, ils arrivent !" Jacques Queralt Si Jacques Quéralt m'était conté ! Ce matin-l...
Chronique du Jumelage de Perpignan et Palma de Majorque, à la manière de Saint-Simon En l'an de grâce 2024, le quatrième jour de septembre, la ville de Perpignan, jadis capitale continentale du...
" Som catalans i volem viure com a catalans. " (" Nous sommes catalans et nous voulons vivre en catalans. ") " Catalunya Nord és terra catalana, i la nostra llengua és la clau de la nostra ...