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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
« Vous ne pouvez pas être ce gamin qui reste figé en haut du toboggan en réfléchissant. Vous devez glisser. »- Tina Fey
Dans un monde ouvert et ultraconcurrentiel, il ne suffit pas d'avoir de bons produits du "terroir" comme il y a des politiques de terrain (lourd), il s'agit encore de le "faire savoir" . Dimanche dernier à la cave viticole de Cabestany, qui est une des 9 commanderies de la coopérative de Terrassous, avait lieu un événement autour du muscat de Noël et de la bière de Noël: un marché de Nadal .
Là où, la plupart reproduisent avec moins de moyens, le "gloubiboulga" mondialisé sauce aigre-douce façon Disney, Albe Chassagnac la chargée de communication de la coopérative de Terrassous avait fait le choix de "l'ultralocal_universel", tant vanté par Salvador Dali : c'est donc le tout Cabestany qu'elle a réunie à la cave pour son marché.
Avec une expo photos de cabestanenc, par l'artiste Pétula Scarpini et la présence de leurs voisins exceptionnels, "les Liminana's" Marie et Lionel . Cabestany et sa cave a du talent encore fallait-il avoir le talent de le reconnaître ! Défi réussi madame!
En amont de l'événement, nous avions fait une interview Albe Chassagnac et Stéphanie Rull le muscat de Noël de Terrassous et la Bière du Canigou au Muscat
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Dans les rues étroites de Perpignan, où l’air sent encore le sel de la Méditerranée et le souvenir tenace des frontières cicatrices de l'histoire, on prépare un acte qui a le goût d’un vieux rouge catalan : âpre, corsé, avec cette pointe d’amertume qui rappelle que l’histoire ne se laisse pas facilement digérer.Un cheminement historique, ou la longue digestion d’une nation
Imaginez la Catalogne comme un plat mijoté depuis des siècles.
En 1714, avec la chute de Barcelone et les Décrets de Nueva Planta, Philippe V sert la première assiette froide : adieu institutions, adieu langue officielle, bonjour centralisme madrilène. La nation catalane avale la pilule, mais elle reste en travers de la gorge.Au XXe siècle, la Seconde République offre un statut d’autonomie en 1932, un peu comme un apéritif prometteur. Mais Franco arrive, et c’est la répression brutale : langue interdite, culture étouffée, exils et prisons. Pendant trente-six ans, la Catalogne mange en silence, en cachant sous la table les saveurs interdites.
La transition démocratique de 1979 restaure la Generalitat, un plat tiède qui satisfait à moitié.
On récupère un peu de sel, mais Madrid garde la poêle. Puis viennent les années 2010 : les Diades immenses, ces foules qui remplissent les rues comme un bon civet trop copieux ; les consultations symboliques ; et enfin, le 1er octobre 2017, ce référendum volé sous les matraques, suivi d’une déclaration d’indépendance suspendue plus vite qu’un soufflé retombé. Pas de reconnaissance internationale, juste des exils et des procès.
De là naît, en 2018, le Consell de la República, en exil avec Puigdemont, pour garder la flamme allumée et internationaliser la cause.
Aujourd’hui, sous Jordi Domingo – cet avocat barcelonais au verbe précis, ancien consul majeur du Consolat de Mar –, l’entité relance la machine. Le 17 mai 2025, il annonce le Pacte Nacional pel Reconeixement Internacional de la Nació Catalana, coordonné par Jordi Castellà, ce commissaire qui porte le projet comme un plat signature : un rassemblement d’entités indépendantistes pour porter le droit à l’autodétermination jusqu’à l’ONU, de Salses à Guardamar, de Fraga à Maó et l’Alguer.
L’acte du 20 décembre à PerpignanLe 20 décembre, à 11 heures du matin, au Casal Català de Perpignan
– ce refuge nord-catalan où l’on parle encore la langue comme à la maison –, on présentera en Catalogne du Nord ce Pacte National pour la Reconnaissance Internationale de la Nation Catalane devant les Nations Unies.L’événement, organisé par le Pacte et la Fédération des Comités Poble Català, en collaboration avec le Consell de la República et l’Assemblea Nacional Catalana (ANC), réunira Jordi Castellà, qui donnera une conférence comme on sert un discours bien mijoté, et Albert Bertrana, délégué de l’entité en Catalogne du Nord depuis le 1er décembre.À Perpignan, ville frontière où la Catalogne respire des deux côtés des Pyrénées, cet acte a le goût d’une extension naturelle des Països Catalans.
Une stratégie d’internationalisation, oui, mais aussi un rappel : la nation catalane ne se laisse pas oublier, même si elle doit parfois brûler quelques livres pour garder la mémoire au chaud, à la manière de ce vieux détective mélancolique qui, entre deux enquêtes, contemplait les cendres de l’histoire.On y viendra peut-être avec un peu de scepticisme, ce condiment indispensable à tout plat catalan qui se respecte, mais aussi avec l’espoir que, cette fois, le monde daigne enfin goûter.
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Ô mes bons compères, mes francs buveurs, mes joyeux gorgeurs de vin qui n’avez peur ni du tonnerre ni de la soif, approchez-vous de cette chronique, car je vais vous narrer, à la façon de maître François Rabelais, le grand, le pantagruélique, le rabelaisien Salon Be Ranci !, septième du nom, qui se tiendra le lundi dix novembre de l’an de grâce deux mille vingt-cinq, dans les entrailles mêmes des Caves Byrrh à Thuir, au cœur du Roussillon, terre de soleil, de vent et de vins qui ont plus de rides que le front d’un vieux moine après matines.ou alors écoutez l'équivalent actuel à savoir le sieur Lhérier dans ses harangues vidéos plus bas...https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/perpignan/lundi-8-novembre-salon-be-ranci-rencontres-europeennes-des-vins-oxydatifs-secs.html
Chapitre premier : De l’origine des rancios secs, plus anciens que les cornes de Moïse
Sachez, ô mes amis, que le rancio sec n’est point un vin de messe pour bigots ni un jus de raisin pour pucelles timorées, mais un breuvage forgé dans le feu du temps, l’oxydation et la patience, comme un géant qui aurait dormé cinq ans dans un fût de chêne sans ouillage, sans mutage, sans sucre résiduel, sans vergogne. Né sur les coteaux catalans avant même que les Romains n’aient songé à y planter la vigne, il fut d’abord vin de famille, gardé jalousement dans les caves comme un trésor de pirate. On le faisait rôtir au soleil, on le laissait pleurer la part des anges, on le secouait dans des dame-jeannes comme un enfant turbulent, jusqu’à ce qu’il prenne robe d’ambre, odeur de noix rance, de café brûlé, de sous-bois humide et de vieux cuir de Cordoue.Au XXe siècle, hélas ! ce noble nectar fut banni des tables par les docteurs ès-vins qui ne juraient que par le fruité, le frais, le léger. On le relégua au rang de vin de table, de vin de cuisine, de vin de grand-mère. Mais en l’an 2011, l’association Les Rancios Secs du Roussillon, véritable Confrérie des Buveurs Hardis, obtint deux IGP : Côtes Catalanes Rancio Sec et Côte Vermeille Rancio Sec. Slow Food le classa en Sentinelle, comme on protège un ours des Pyrénées. Et en 2012, on comptait à peine cinq mille bouteilles de cinquante centilitres par an. Dix ans plus tard ? Quarante-cinq vignerons ! Quarante-cinq fous magnifiques qui osent défier le temps !
Chapitre second : De la naissance du Salon Be Ranci !, ou comment on dit « Soyez rances ! » en catalanglais
Chapitre troisième : Des Caves Byrrh, plus vastes que la panse de Gargantua
Et cette année, ô miracle ! le salon quitte les salles modestes pour s’installer dans les Caves Byrrh, à Thuir. Imaginez, mes amis : un lieu bâti en 1866 par les frères Violet, Simon et Pallade, deux apothicaires qui, lassés de vendre des tisanes, inventèrent le Byrrh, vin tonique au quinquina, breuvage rouge comme le sang d’un taureau, doux comme le miel, fort comme l’amour d’une Catalane.Là, dans la salle des Grands Foudres, se dresse la plus grande cuve en chêne du monde, un million deux cent mille litres, capable de noyer un régiment de Suisses ! Classées Monument Historique en 2020, ces caves sentent le bois centenaire, le vin vieilli, l’histoire. C’est là, dans ce ventre de géant, que 90 vignerons viendront présenter leurs rancios, leurs vins jaunes, leurs olorosos, leurs assyrtikos, leurs vins de Madère, venus de France, d’Espagne, du Portugal, de Grèce, d’Italie, de Hongrie.
Chapitre quatrième : Du programme, plus riche que le banquet de Pantagruel
Entrée : 15 € (avec un verre gravé, plus précieux qu’un calice d’or).
Horaires : de 10 h à 19 h, le lundi 10 novembre 2025.
Ateliers :À 11 h, accords mets et rancios avec Laetitia Mathieu, responsable pédagogique de l’Institut Régional de Sommellerie (25 €).
À 11 h 30, dégustation de rancios âgés de plus de cinquante ans, avec Jean Lhéritier (30 €). Oui, cinquante ans ! Des vins qui ont vu naître des rois, des révolutions, des guerres, et qui sont encore là, solides comme des chênes.
Nouveauté : un trophée du meilleur rancio sec, décerné par un jury de sommeliers, chefs, journalistes – plus sévère que le tribunal de l’Inquisition.
Dédicace : Christine Campadieu, auteur de Le Rancio, signera son livre comme un évêque signe une bulle.
Vente aux enchères : une peinture de Paul Schramm, illustrateur des étiquettes de rancio, plus rare qu’un unicorn.
Restauration : food-trucks sur place, car un ventre vide ne saurait goûter le rancio.
Chapitre cinquième : Des parrains, plus illustres que les apôtresLe salon est placé sous le haut parrainage de :Pierre Gagnaire, chef multi-étoilé, qui cuisine comme on écrit de la poésie.
Bastien Debono, Meilleur Sommelier de France 2024, qui sent un vin à dix lieues et le décrit mieux qu’un notaire décrit un testament.
Chapitre sixième : Informations pratiques, pour les pèlerins de la soif
Épilogue : Buvez, ô mortels !Allez donc, mes frères, mes sœurs, mes amis, courez à Thuir, remplissez vos verres, videz vos goussets, ouvrez grand vos narines et vos gosiers. Car Be Ranci !, c’est plus qu’un salon : c’est une messe païenne, une fête dionysiaque, un hymne au temps, à l’oxydation, à la vie qui fermente.Buvez rance ! Vivez rance ! Soyez rances !Et que le diable emporte les buveurs d’eau !
Be ranci ! L'association pour la promotion des rancios secs du Roussillon organise le lundi 28 octobre 2019 son quatrième salon Be Ranci ! sur le thème de la Deuxième rencontre européenne des v...
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A l'occasion de la préparation de la sortie d'un livre sur le "rancio sec" et du troisième salon "Be ranci" qui aura lieu pour le public et les professionnels le 5 décembre prochain "à cents m...
L'Association des Rancios sec du Roussillon,a organisé, le lundi 2 juin 2014, une manifestation consacrée à la promotion, au rayonnement et à la vente des Rancios secs du Roussillon au centre d...
"Quand un peuple n'ose plus défendre sa langue, il est mûr pour l'esclavage."
Remy de Gourmont
15 oct. 2025 Lluís Dagues était en direct pour l'Archipel Contre-attaque Au Cochon Hardi pour parler de l'état du catalan , la langue catalane et l' habitant va-t-il continuer de porter la barratina du plan Racine, sans se comporter comme un plaideur, encore longtemps ?
Lluís Dagues, le Catalan qui écrit Perpignan avec un accent Dans les ruelles de Perpignan, où le vent du Canigou se mêle aux odeurs de rousquilles et de café brûlé, on trouve parfois des hommes qui portent la ville comme un vieux pardessus trop large. Lluís Dagues est de ceux-là. Il n’est pas né ici – ou peut-être que si, peu importe –, mais il y a poussé comme une vigne sauvage entre les pierres du Castillet. Historien de formation, journaliste de métier, chroniqueur de radio quand l’envie le prend, il est surtout un de ces rares individus qui savent que l’identité n’est pas un drapeau, mais une cicatrice.
On le croise parfois au Periscopi, cette émission où il dissèque l’actualité catalane avec la lenteur d’un dégustateur de vin rouge. Il parle bas, presque en confidence, comme s’il craignait que Paris ne l’entende. « Huit cents euros par Parisien, douze par Nord-Catalan », lâche-t-il un jour dans El Món, et le chiffre reste en suspension, lourd comme une cloche fêlée. Ce n’est pas de la rancœur, non. C’est de la précision chirurgicale. Dagues n’aime pas les grands gestes ; il préfère les petites vérités qui font mal.En 2018, des étudiants de l’École de journalisme de Paris l’avaient filmé devant un panneau routier mal orthographié. « Perpinyà avec un « y », vous vous rendez compte ? » disait-il, mi-amusé, mi-désespéré.
Être catalan, expliquait-il, c’est « un moyen de se faire reconnaître comme Français aux yeux des Français ». Phrase cruelle, presque trop juste. Il n’y a pas de révolte chez Dagues, juste cette ironie douce-amère des gens qui savent que l’histoire ne leur rendra jamais justice, alors ils la racontent quand même.Il écrit comme on marche dans les vignes : lentement, en regardant où poser le pied. Ses chroniques dans La Semaine du Roussillon ou ses billets sur la photographie sous-marine de Louis Boutan (un autre Perpignanais oublié) ont cette lumière particulière des après-midi d’octobre, quand le soleil baisse et que tout semble plus vrai.
Il n’invente rien, il exhume. Des noms, des dates, des silences. Il sait que la Catalogne du Nord n’est pas une province, mais un pays qui a mal à sa langue. Et c’est là que les chemins de Dagues croisent ceux d’autres gardiens du feu, comme Carles Sarrat, cet ancien directeur de l’édition nord-catalane d’El Punt – ce journal qui, depuis les années 80, a jeté des ponts fragiles entre Perpignan et Gérone, entre le franc et la peseta. Sarrat, guitariste bluesy du groupe Blues de Picolat, militant acharné pour un Consell per la República qui embrasse les deux rives, a toujours recommandé, dans ses chroniques et ses discours, de lire les plumes comme celle de Dagues. Non pas pour les flatter, mais parce que ces textes-là, ancrés dans le local, rappellent que la Nord-Catalogne n’est pas une annexe oubliée, mais un poumon essentiel. Dans les colonnes d’El Punt Avui, successeur de cet El Punt qu’il a porté à bout de bras jusqu’en 1994, Sarrat évoquait souvent ces voix discrètes : « Lisez-les, dit-il en substance, car elles disent ce que Paris refuse d’entendre, ce que Barcelone idéalise. Elles disent Perpignan, avec son accent cassé et son orgueil intact. »
Une recommandation qui n’est pas un compliment de salon, mais un appel au devoir : pour que la langue catalane ne soit pas reléguée aux menus des restaurants, mais qu’elle pulse dans les pages, comme un blues du Canigou.Sur X, sous le pseudo @DaguesLou
, il poste peu. Une photo de la mer à Banyuls, un lien vers un article, une phrase en catalan. Rien de tapageur. Il n’a pas besoin d’abonnés ; il a Perpignan. Et Perpignan, malgré elle, a besoin de lui. Parce qu’il est de ces hommes qui, sans jamais lever la voix, rappellent qu’on peut être français, catalan, et surtout soi-même – même quand l’État oublie de mettre des accents sur les panneaux.Un jour, peut-être, on écrira son nom correctement sur une plaque. En attendant, il continue d’écrire le sien, lettre après lettre, dans les marges d’une France qui regarde ailleurs. Et grâce à des passeurs comme Sarrat, ces marges s’élargissent, page après page, jusqu’à ce que la Nord-Catalogne, enfin, se sente lue.
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"— ... Toi, toi tu peux le retrouver. Tu sais comment faire, tu es dans la police, non ?
— Détective privé.
— Ce n'est pas pareil ?
— La police fait régner l'ordre. Moi, je me contente de révéler le désordre."
Le Quintette de Buenos Aires
Manuel Vázquez Montalbán
Junts convoque sa direction lundi à Perpignan pour décider s’il retire son soutien à Sánchez
Carles Puigdemont, avec ce visage de fantôme catalan qui a appris à sourire depuis l’exil, comme si chaque sourire était une déclaration d’indépendance à demi-mot.
Ah, Perpignan, cette ville frontalière où les Catalans se réunissent pour parler de trahisons comme s’il s’agissait de recettes d’escargots à la llauna, accompagnés d’un vin rouge qui réchauffe les joues et brouille les jugements.
Lundi, à dix heures du matin, dans un espace de coworking nommé Les 5 Éléments – un nom qui sent l’alchimie , comme si les indépendantistes catalans voulaient transformer la frustration en or politique –, la direction de Junts se réunira pour faire le bilan d’un pacte conclu à Bruxelles, qui, à l’époque, fleurait bon la promesse sucrée et qui, aujourd’hui, a le goût amer du fiel.
Selon El Periódico, où les nouvelles locales se mêlent à la saveur salée du vent de la Costa Brava, l’objectif est simple : décider si Pedro Sánchez, cet homme de Madrid au sourire de vendeur d’encyclopédies, mérite encore le soutien de ces postconvergents qui, en dignes héritiers de Jordi Pujol, savent que la patience a une limite aussi précise qu’une assiette de fromages.Deux ans après l’investiture de Sánchez, cet accord de Bruxelles ressemble à un plat refroidi, de ceux qu’on prépare avec des illusions et qu’on mange avec du ressentiment. Il y aura un tour de parole ouvert, disent-ils, pour que chacun puisse déverser ses opinions et propositions, comme dans une assemblée de quartier où le voisin du quatrième a toujours raison. Puis, vers cinq heures de l’après-midi, une déclaration publique viendra révéler la décision, comme si les journalistes étaient invités à un dîner où le plat principal est l’incertitude.
Perpignan, avec ses ruelles pavées de granit du tarn et ses épiceries où l’on vend du pain de campagne et des Tourrons qui rappellent la terre perdue, sera le théâtre de cette comédie tragique, où les hommes et femmes de Junts, vêtus de l’élégance discrète de ceux qui ont appris à vivre entre deux frontières, soupeseront s’il faut couper les ponts avec le PSOE ou continuer cette sardane aux pas de plus en plus désaccordés.
La convocation survient au lendemain des propos de Míriam Nogueras, la leader de Junts au Congrès – femme au regard féroce et aux mots tranchants comme un couteau à saucisse –, qui a averti Sánchez que “l’heure du changement” approche, une phrase qui sonne comme un ultimatum servi froid. Et ce n’est pas un hasard : depuis août, Carles Puigdemont, cet ex-président exilé qui semble tout droit sorti d’un roman-feuilleton teinté de Kafka, lance des avertissements comme on jette des amandes dans un nougat : “Cet automne, il se passera des choses”, disait-il, et l’on se demande s’il parlait de pluies torrentielles ou de la tempête politique qui nous enveloppe. Puigdemont, avec son allure de Don Quichotte catalan luttant contre des moulins espagnols, a fait de l’exil une sorte de théâtre absurde où chaque déclaration est un acte.Les postconvergents, ces fils illégitimes de la Convergence qui naviguent désormais en eaux troubles, regardent en arrière et constatent que les négociations avec le PSOE ont donné des fruits aussi amers qu’une mandarine hors saison.
La loi d’amnistie ? Un mirage : elle n’a pas permis le retour de l’ex-président en Catalogne, et Sánchez n’a toujours pas daigné s’asseoir avec lui devant un verre de vin rouge, comme si les réunions étaient un luxe réservé aux rois. La langue catalane, douce et rebelle, n’est toujours pas officielle à l’Union européenne, où les bureaucrates de Bruxelles parlent de multiculturalisme tout en croquant des croissants et en ignorant la senyera. Et au Congrès, à cause du rejet de Podemos – ces disciples tardifs de la révolution plus occupés à faire des selfies qu’à provoquer des changements profonds –, la proposition phare est tombée à l’eau : la délégation des compétences en matière d’immigration, qui aurait été comme un plat de résistance dans un menu de revendications.Et les désillusions ne s’arrêtent pas là. Des initiatives pour expulser les squatteurs en 48 heures ou pour enrayer la multirécidivité dorment dans un tiroir du Congrès, comme les restes d’un repas oublié que personne ne veut réchauffer.
Cela inquiète les maires de Junts, qui regardent avec des yeux de crapaud la possible montée d’Aliança Catalana – ce spectre d’extrême droite qui promet un grand nettoyage au savon fort – lors des prochaines municipales. Lundi dernier, Puigdemont a rencontré une délégation de ces maires, une réunion qui s’est conclue par un communiqué aussi piquant qu’un allioli : les postconvergents y dénonçaient les manquements du PSOE sur ces sujets, comme on énumère les erreurs d’un chef qui a brûlé le riz.Ils n’ont pas encore précisé comment une éventuelle rupture pourrait se matérialiser – peut-être par un communiqué sec comme un vermouth sans gin, ou par un geste symbolique comme trancher un pain avec un couteau romain. Mais le sentiment dominant au sein de la direction est clair : la relation avec le PSOE est à bout de souffle, après deux ans de négociations en Suisse, avec un médiateur international qui devait ressembler à un arbitre dans un match de foot truqué. La dernière rencontre, il y a une semaine, fut comme un dîner sans dessert : elle n’a pas rapproché les positions, juste laissé un goût amer.
Les dirigeants, prudents comme des amateurs de vin face à une carte trop longue, ne ferment aucune porte : pas même celle d’une motion de censure “instrumentale”, pensée uniquement pour provoquer des élections anticipées, à condition que le candidat ne soit pas Alberto Núñez Feijóo, cet homme du PP au visage de banquier qui sourit comme si tout était une affaire.
Cette option a été évoquée la semaine dernière par Antoni Castellà, vice-président de Junts, dans une interview où il parlait avec la liberté d’un homme qui sait que la politique est comme le jazz : imprévisible et pleine d’improvisations. Mais Junts ne peut pas la présenter seul, il lui manque des députés comme il manque du sel à une table ; il devrait s’allier avec le PP, cet aigle espagnol qui veut maintenant se faire passer pour plus fédéral qu’un pa amb tomàquet.Le moment choisi pour ce bilan n’est pas anodin, comme ne l’est pas le goût d’une escudella un jour de fête.
Novembre marque les deux ans de l’accord d’investiture, et décembre, un an depuis le dernier ultimatum de Puigdemont, lorsqu’il a exhorté Sánchez à se soumettre à une motion de confiance au Congrès – un geste héroïque comme défier un taureau avec un mouchoir. Pendant ce temps, María Jesús Montero, la vice-présidente et ministre des Finances, avec son air de maîtresse d’école sévère, préparera dans les prochaines semaines les chiffres du plafond de dépenses, les budgets généraux de l’État et sa proposition de modèle de financement, comme qui sert un menu économique où la Catalogne semble toujours être l’oubliée. Junts veut marquer son territoire avant, planter son drapeau sur ce terrain mouvant, car en politique, comme en cuisine, celui qui arrive le premier à table choisit les meilleurs morceaux. Et qui sait si, à l’issue de ce lundi à Perpignan, il ne sera pas décidé que Sánchez n’est plus l’invité d’honneur, mais juste une vieille connaissance avec qui on ne partage plus ni le pain ni le vin.
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Portrait de Dalmau de Queralt, Comte de Santa Coloma, par un Observateur des Cours et des Hommes
Si l’on devait peindre en quelques traits vifs et mordants, à la manière de Saint-Simon, le caractère et la destinée de Dalmau de Queralt i de Codina, second comte de Santa Coloma et vice-roi de Catalogne, il faudrait mêler l’éclat d’une noblesse ancienne à l’ombre d’une fidélité mal récompensée, tout en soulignant la tragédie d’un homme pris dans les tourbillons d’une époque de fer et de révolte. Car Dalmau, né en l’an 1593 sous le ciel de Barcelone, fut à la fois un astre de la cour madrilène et une victime des passions catalanes, broyé par l’implacable machine des ambitions royales et des fureurs populaires.
Fils de Pere de Queralt, premier comte de Santa Coloma, et de Maria Codina, Dalmau hérita jeune, à peine sorti de l’enfance, des titres et des charges qui firent de lui un grand d’Espagne, mais aussi un pion sur l’échiquier de Philippe IV.
Sa naissance, le 17 septembre 1593, dans une maison illustre, le destinait à briller ; pourtant, son éclat fut terni par une fidélité aveugle à un roi distant et à son favori, le comte-duc d’Olivares, cet homme d’une morgue insupportable, dont les projets absolutistes allumèrent l’incendie où Dalmau devait périr.Dès 1612, à l’âge tendre de dix-neuf ans, il succéda à son père, sa mère ayant renoncé à ses droits en sa faveur, comme si elle pressentait que son fils, par sa droiture, serait plus apte à porter le fardeau des honneurs. Cette même année, il épousa, par procuration, Joana d’Alagó i Requesens, une Sarde de cinq ans son aînée, qu’il n’avait jamais vue avant que le contrat ne les liât. Ce mariage, arrangé avec la froideur des alliances nobiliaires, donna néanmoins deux enfants : Dalmau IV, qui perpétua le nom, et Maria Lluïsa, qui choisit le voile des monjas au monastère de Jonqueres. Ce fut là tout ce que Dalmau laissa de tangible, car son ambition et son zèle pour la couronne d’Espagne ne lui attirèrent que périls et disgrâces.
Homme de guerre et de conseil, Dalmau ne manquait ni de courage ni de talent. En 1630, il servit dans les armées du roi en Italie, montrant une bravoure qui aurait pu lui valoir la gloire si elle n’avait été éclipsée par les intrigues de la cour. En 1637, il refusa l’ambassade à Venise, choix qui dénote soit une prudence rare, soit une répugnance à s’éloigner des affaires catalanes, où il flairait peut-être déjà les orages à venir. Car, nommé vice-roi de Catalogne en 1638, il se trouva jeté dans une fournaise : celle d’une province fière, jalouse de ses privilèges, et exaspérée par les exigences de Madrid, qui, sous l’égide d’Olivares, voulait plier les Catalans à l’effort de guerre contre la France.Dalmau, en sa qualité de vice-roi, tenta de naviguer entre l’obéissance au roi et les murmures de son peuple. Il organisa l’armée catalane pour reprendre le château de Salses aux Français, exploit qu’il accomplit en 1639 avec une rigueur militaire que nul ne pouvait contester.
Mais sa loyauté envers Philippe IV, qu’il servait avec une droiture presque naïve, le rendit odieux aux yeux des siens. Il fit arrêter Pau Claris, président de la Generalitat, et Francesc de Tamarit, figures de proue de la résistance catalane, croyant ainsi mater les velléités de révolte. Vaine illusion ! Ces actes, loin d’éteindre le feu, l’attisèrent. Les Catalans, las des tercios castillans qui dévastaient leurs terres, voyaient en Dalmau non un compatriote, mais un valet de Madrid, un traître à la cause de la Catalogne.Le 7 juin 1640, jour funeste du Corpus de Sang, la foule barcelonaise, enflammée par la misère et la colère, se rua sur lui lors de la procession du Corpus Christi. Dalmau, qui avait cru pouvoir apaiser les esprits par sa présence, fut saisi, traîné, et massacré sans pitié par des mains qu’il avait peut-être, en d’autres temps, saluées.
Son sang, répandu sur les pavés, fut le signal de la grande révolte des Segadors, qui embrasa la Catalogne et fit trembler le trône de Philippe IV. Ainsi périt Dalmau, à quarante-six ans, non pas sous les coups d’un ennemi étranger, mais sous ceux de son propre peuple, qu’il avait servi avec une loyauté maladroite.Que dire de cet homme, sinon qu’il fut un jouet des circonstances ? Dalmau de Queralt n’était ni un génie ni un scélérat. Il avait l’étoffe des grands serviteurs, mais manquait de cette souplesse qui fait les survivants. Sa fidélité à la couronne, admirable en d’autres temps, fut sa perte dans une Catalogne où l’amour de la liberté l’emportait sur l’obéissance. Saint-Simon, s’il avait connu ce destin, aurait sans doute raillé son zèle mal placé, tout en louant, peut-être, la droiture d’un homme qui, jusqu’à son dernier souffle, crut en l’honneur de servir son roi. Mais l’histoire, impitoyable, ne retint de lui qu’un nom : celui d’un martyr de l’absolutisme, dont la chute annonça la tempête.
Catalunya, comtat gran - Els Segadors versió antiga amb Rafael Subirachs a Canet 1976 Rafael Subirachs i Vila interpreta la versió popular de l'himne nacional català, "Catalunya, comtat gran" segons va documentar Milà i Fontanals a "Romancerillo Catalán" (1882) i Francesc Alió al recull "Cançons populars catalanes" (1892). Es una versió força diferent del text que tots coneixem actualment de "Els Segadors", escrit per Emili Guanyavents l'any 1899.
"Vous avez la mémoire courte!" "Nicolas, tu sais ce qu'il y a de bien avec les arrivistes ? Non, Jacques...Et bien, ils arrivent !" Jacques Queralt Si Jacques Quéralt m'était conté ! Ce matin-l...
Chronique du Jumelage de Perpignan et Palma de Majorque, à la manière de Saint-Simon En l'an de grâce 2024, le quatrième jour de septembre, la ville de Perpignan, jadis capitale continentale du...
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Portrait des hommes soutenant Annabelle Brunet dans le contexte des municipales 2026 à Perpignan
Dans le paysage politique catalan nord, marqué par une forte identité régionale et des enjeux transfrontaliers, Annabelle Brunet, avocate de 47 ans, conseillère départementale du canton du Vernet et figure centriste proche des milieux catalanistes, émerge comme une candidate potentielle pour les municipales de mars 2026 à Perpignan. Élue sur une liste soutenue par l'UDI, le Nouveau Centre et Unitat Catalana lors des législatives 2024, elle critique ouvertement le bilan du maire RN Louis Aliot, accusé d'inaction sur la sécurité, la propreté et les grands projets urbains. Brunet, qui a rejoint l'opposition municipale en août 2025 suite à la démission d'Yves Guizard, prépare un projet collaboratif via une plateforme de consultation des habitants lancée en juillet 2025, recueillant constats et idées pour un "plan d'action concret" tourné vers le XXIe siècle. Son ambition pour 2026 reste un "suspense étouffant", comme le soulignent les débats actuels, avec des discussions ouvertes vers un rassemblement centre-gauche, potentiellement incluant Agnès Langevine (investie par Place Publique en septembre 2025) pour contrer Aliot. Parmi ses soutiens masculins phares, Mathieu Pons i Serradeil et Joan Nou se distinguent par leur engagement catalaniste et leur vision d'un tourisme valorisant la culture locale. Ces profils, issus de mouvements distincts mais complémentaires, incarnent une alternative à l'extrême droite, avec un accent sur l'autonomie régionale et la défense de la langue catalane. Voici leur portrait, sourcé notamment des analyses et interviews de *L'Archipel contre-attaque* (blog et émission Overblog), qui met en lumière leurs interventions directes comme celle de Pons i Serradeil "Au Cochon Hardi" en septembre 2025.
Mathieu Pons i Serradeil : L'avocat catalaniste, co-président d'Unitat Catalana, bâtisseur d'archipels politiques
Mathieu Pons i Serradeil, 42 ans, est un avocat perpignanais spécialisé en droit public, environnemental et immobilier, inscrit au barreau des Pyrénées-Orientales depuis 2007. Polyglotte (anglais, espagnol, catalan), il défend notamment les communes (comme Elne, Port-Vendres ou Amélie-les-Bains) qui militent pour l'usage du catalan en conseil municipal, plaidant pour une reconnaissance institutionnelle de la Catalogne nord. Élu co-président d'Unitat Catalana en décembre 2023 aux côtés de Jaume Pol lors du congrès bisannuel à Rivesaltes, il transforme son engagement associatif en "investissement politique" pour une décentralisation accrue, revendiquant une collectivité territoriale spécifique pour la Catalogne nord et des partenariats transfrontaliers avec Junts per Catalunya (le parti de Carles Puigdemont).
Son soutien à Annabelle Brunet est clair et stratégique : proche d'elle depuis les législatives 2024, il la voit comme une "tête de proue" potentielle d'un "bloc démocrate" contre le "bloc autoritaire" d'Aliot, comme évoqué dans les premiers pas d'un front d'opposition en mai 2024. Lors de la rentrée d'Unitat Catalana en janvier 2025, Pons i Serradeil a présenté une feuille de route pour les municipales, insistant sur un projet "constructif et innovant" à Perpignan, inspiré de la "théorie de l'archipel" : unir les sensibilités politiques sans "diviser", loin des "stratégies partisanes parisiennes". Il croit fermement que la culture catalane est un atout touristique majeur, un "plus" pour attirer les visiteurs au-delà de la frontière, comme il l'a défendu lors des assises politiques transfrontalières à Perpignan en mai 2025, où il appelait à "défendre la langue et la culture catalanes des deux côtés de la barrière".
Dans l'émission *L'Archipel contre-attaque* du 23 septembre 2025, diffusée "Au Cochon Hardi" (restaurant emblématique de Perpignan), Pons i Serradeil était en direct pour détailler cette rentrée et ses implications pour Brunet : il évoque un "tourner la page de l'inaction" d'Aliot, avec un programme basé sur l'inclusion et l'économie locale, tout en teasing des listes dans plusieurs villages. Ce débat, animé par Nicolas Caudeville, met en lumière son optimisme : "Les militants d'Unitat sont authentiques, prêts à construire des ponts". Un possible clash avec Brice Sannac (hôtelier, président de l'UMIH66 et élu CCI, connu pour son pragmatisme économique) pourrait émerger sur ce point, Sannac voyant peut-être la culture comme un "coût" plutôt qu'un "plus" touristique, mais Pons i Serradeil insiste : "La catalanité n'est pas un frein, c'est notre force pour un tourisme durable". Après la chute du gouvernement Bayrou en septembre 2025, il plaide pour des référendums régionaux sur l'autonomie, un appel au "pouvoir au peuple"
Joan Nou : Le militant local d'Agissons Pays Catalan, gardien vigilant de l'identité et de l'environnement
Joan Nou, ex délégué municipal pour la culture à Millas, et figure du mouvement citoyen Agissons Pays Catalan (fondé en 2017), est un entrepreneur et militant de terrain, passé de la présidence (jusqu'en 2022) à vice-président en 2023, relayant à Pierre Rossignol pour élargir l'implantation cantonale. À la tête d'Agissons – un mouvement "100% local, indépendant et catalan" regroupant citoyens de tous bords pour "défendre les intérêts du Pays Catalan" face à l'incapacité des partis traditionnels à moderniser le territoire –, il porte une vision pragmatique et critique, axée sur la lutte contre le chômage (via un moratoire sur les fast-foods et grandes surfaces), la préservation environnementale (opposition aux golfs et éoliennes en mer) et la promotion d'un "Pays Catalan surdoué qui s'ignore". Candidat aux départementales (5% en moyenne en 2021), il soutient le lycée immersif La Bressola et alerte sur la désertification des rivières (Agly, Tech) due à la sécheresse.
Son soutien à Annabelle Brunet s'inscrit dans une logique d'alliance catalaniste : comme Pons i Serradeil, il voit en elle une porteuse d'un projet inclusif pour Perpignan, aligné sur Agissons' appel à des réformes locales (cumul des heures supplémentaires élargi au bâtiment et à l'hôtellerie, végétalisation urbaine). Lors d'une intervention en direct dans *L'Archipel contre-attaque* en avril 2021 (rééditée en 2025 pour les municipales), Nou débattait avec Caudeville du logo de Perpignan sous Aliot – qu'il qualifie de "moche" et jacobin, effaçant le "sang et or" catalan au profit du bleu-blanc-rouge. Il y défend la culture catalane comme levier touristique, un "atout" pour contrer l'étalement urbain (Perpignan 29e/31 en villes vertes en 2025) et booster l'attractivité (+252 000 habitants depuis 1954). À l'instar de Pons i Serradeil, Nou croit à cette valorisation : "La catalanité attire, pas comme les projets médiocres d'Aliot", comme lors de son appel à la prudence sur le "Puy du Fou catalan" en 2021, qu'il juge non viable sans ambition réelle.
Sur Louis Aliot, Nou pose la question lancinante : "Parle-t-il catalan ou valencien ?" – une pique ironique soulignant l'ambiguïté d'Aliot, originaire de Toulouse et perçu comme "anti-catalan" par les indépendantistes pour ses réformes jacobines (suppression de "Perpignan la Catalane" en 2021). Nou, fervent défenseur du catalan (distinct du valencien, dialecte occitan-occidental), y voit une incohérence : Aliot, RN, joue sur "deux tableaux" sans conviction réelle pour la langue, contrairement aux catalanistes. En 2025, Nou relaie Agissons' soutien à Brunet via des posts LinkedIn et Facebook, insistant sur un tourisme culturel "authentique" face à la "crise sociale et économique" sous Aliot. Un débat avec Brice Sannac ? Probable, Nou critiquant les "golfs et casinos dans le désert" que Sannac, hôtelier, pourrait défendre pour l'emploi.
Ces deux hommes, Pons i Serradeil le stratège institutionnel et Nou le militant de proximité, forment un duo complémentaire soutenant Brunet : un "archipel" contre l'inaction aliottienne, avec la culture catalane comme fil rouge pour un Perpignan "moderne et tourné vers l'avenir". Leur vision, écho des directs *Au Cochon Hardi*, pourrait sceller une alliance décisive d'ici mars 2026, face à Langevine et au RN.
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nit de ST Jordi 2011 Cette image des prix littéraires en langue catalane de la Nit de Sant Jordi a Perpinyà est prometteuse. La jeunesse et la féminité de la plupart des gagnants laisse espére...
« Je suis un autodidacte. Je ne sais ni lire ni écrire la musique. Je me considère comme un musicien de blues. Ma pratique est instinctive, directe, radicale. Je viens de l’underground et je ne me projette absolument pas dans l’avant-garde contemporaine. »
Source : The Art Newspaper, 15 janvier 2021
« Dans mon travail, il y a un mélange d’insatisfaction et de paranoïa perpétuelles. »
Source : Radio France, date non précisée
« Pour le live, ça se traduit par des concerts uniques. On ne refait jamais deux fois la même chose. Je n’ai jamais fait de réelle tournée. Avec l’orchestre, le Bel Canto Orquestra, il n’y a pratiquement jamais eu – à part sur certaines périodes – de local de répétition et donc de répétitions. On montait le répertoire avant le concert pendant la balance. J’ai cette culture de la spontanéité. »
Source : Rockmadeinfrance.com, 1 avril 2021
En direct , version mode rock’n’roll et déconnade contrôlée
Attention, les amis, on dirait un hold-up organisé par un gang de farfadets catalans sous acide ! Pascal Comelade, le sorcier des sons, le prince du piano-jouet, l’électron libre de la musique qui claque comme une bulle de chewing-gum, revient hanter Paris avec un concert qui s’annonce aussi barré que ses compositions. Le 25 octobre, dans un lieu encore tenu secret (révélation prévue le 22 septembre, suspense insoutenable !), le maestro de Prades va lâcher ses « 4 Réducteurs de Pianos », une relecture démente de son répertoire, trituré, malaxé, secoué comme un cocktail Molotov musical. Et pour couronner le tout, il nous balance un coffret de 6 LPs, *Improperis* (1984-2024), une plongée de 40 ans dans son univers instrumental, entre rock’n’roll déglingué, minimalisme poétique et bricolages sonores. Accrochez vos ceintures, ça va swinguer dans les bacs et sur scène !
Comelade, l’Homme-Orchestre des Marges
Pascal Comelade, c’est pas juste un musicien, c’est un ovni, un pirate qui navigue à vue entre les genres, un type qui pourrait faire danser un régiment de chaises en plastique sur un air de Vivaldi revu par les Residents. Né en 1955 à Prades, dans les Pyrénées-Orientales, ce Catalan pur jus a grandi avec un pied dans le rock, l’autre dans la musique contemporaine, et la tête dans un magasin de jouets. Son arme fatale ? Le toy piano, cet instrument cheap qu’il transforme en machine à rêves, capable de passer du kitsch le plus désarmant à une mélancolie qui vous serre la gorge. Depuis ses débuts dans les années 70, il a pondu des dizaines d’albums, collaboré avec des pointures (de PJ Harvey à Robert Wyatt en passant par les punks de Métal Urbain), et construit une œuvre qui défie les étiquettes : un mélange de rock primitif, de musiques de films imaginaires, de fanfares bancales et de reprises iconoclastes (de Sun Ra à Morricone, en passant par les Stones période *Exile*).
Le coffret *Improperis*, c’est la cerise sur le gâteau, une rétrospective gargantuesque qui compile 40 ans de compositions et d’enregistrements magnétiques, des bandes oubliées aux pépites récentes. On y retrouve tout ce qui fait le sel de Comelade : des mélodies qui collent au cerveau comme du miel, des arrangements qui sonnent comme une kermesse sous acide, et cette capacité unique à faire du neuf avec du vieux, du grand avec du petit. C’est du bricolage de génie, du punk en smoking, du Ravel sous LSD.
« 4 Réducteurs de Pianos » : Le Grand Barnum
Et puis, il y a ce concert. Pas vu à Paris intra-muros depuis des lustres, Comelade revient avec une formation qui sent le cambouis et la magie : quatre zigues armés de pianos en tout genre, du grand piano classieux au toy piano Michelsonne, en passant par un vertical Kawai, un orgue à piles et une guitare en plastique (si, si). À la manœuvre, on retrouve Pascal himself, bien sûr, au grand piano et au toy piano, flanqué d’Alban Baraté (piano Kawai et orgue électrique), Philippe Argelès (piano vertical et mélodica) et Ivan Martinez (toy pianos, orgue à piles et guitare en plastoc). Ensemble, ils vont réinterpréter le répertoire de Comelade, des classiques comme « L’Argot du Bruit » aux raretés déterrées pour l’occasion, avec en bonus quelques reprises dont il a le secret – on parie sur du Ennio Morricone ou un vieux rock’n’roll bien cradingue, histoire de faire trembler les murs.
Ce show, c’est pas juste un concert, c’est une expérience. Imaginez un cirque musical où les pianos se répondent comme des gamins qui se chamaillent, où les mélodies s’envolent comme des ballons gonflés à l’hélium, où chaque note est un clin d’œil à la fois espiègle et profond. Comelade, c’est l’anti-star par excellence : pas de chichi, pas de posture, juste un mec qui bidouille ses instruments comme un gosse dans un bac à sable, et qui finit par vous coller des frissons.
Pourquoi il faut y aller (et acheter le coffret)
Si vous avez déjà écouté un disque de Comelade, vous savez que ce type est une anomalie, un trésor national qui n’a jamais cherché à l’être. Si vous ne le connaissez pas encore, foncez : *Improperis* est la porte d’entrée parfaite pour plonger dans son monde, et ce concert du 25 octobre, c’est la promesse d’une soirée où tout peut arriver – un peu comme si Tex Avery dirigeait un orchestre de jouets cassés. On ne sait pas encore où ça se passe (le 22 septembre, on saura, patience !), mais une chose est sûre : ça va être un bordel organisé, une fête pour les oreilles et l’âme.
Alors, réservez votre soirée, chopez le coffret, et préparez-vous à voir un type qui transforme des pianos en machines à voyager dans le temps. Pascal Comelade, c’est le rock’n’roll sans guitare, le minimalisme avec des couilles, et surtout, un putain de génie qui nous rappelle que la musique, c’est avant tout une histoire de liberté. À bientôt dans la fosse, les amis !
*Pour plus d’infos sur le coffret et le concert, restez branchés sur les réseaux (au cas où, on sait jamais). Et pour tout ce qui touche à la vibe de la soubressada Comeladesque, faites confiance à votre instinct : ça va groover sévère !*
Pascal Comelade (https://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Comelade), est un musicien qui a conquis l'international par ses musiques (notamment de film) et ses brillantes collaborations (notamment avec ...
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"Soit nous guérissons aujourd'hui en tant qu'équipe, soit nous mourons tous en tant qu'individus."
L'enfer du dimanche film Oliver Stone
Pour gagner au TOP 14, il faut se sortir les doigts du Brennus !
À Perpignan, il y a deux religions : le rugby et la mauvaise foi. La première se joue à Aimé-Giral, la seconde dans les cafés de la place de la Loge. Mais voilà que Louis Aliot, maire RN et fin stratège, a décidé de fusionner les deux pour créer l’arme ultime : l’unité politique par l’USAP. Oui, mesdames et messieurs, le ballon ovale va faire ce que ni Macron, ni Mélenchon, ni même un apéro au muscat n’ont réussi : rassembler les Catalans, les socialistes, les droitiers, les centristes mous et les abstentionnistes chroniqueurs. Comment ? Avec l’inauguration du Centre d’Entraînement de l’USAP, un temple de 1 600 m² dédié à la sueur, au crunch et à la gloire du sang et or. Mais dans cette mêlée politique, le ballon est un piège, et la photo, un guet-apens.
Un vestiaire plus grand que l’ego de Zemmour
Ce projet, c’est du sérieux. Pour 4,3 millions d’euros (2,36 millions de la mairie, le reste saupoudré par l’État, la Métropole et le Département), Perpignan s’offre un bijou architectural. Un vestiaire si vaste qu’on pourrait y entasser toute la classe politique française pour une mêlée générale. Une salle de musculation de 600 m², où même les avants les plus massifs soulèvent leur désespoir existentiel. Des bureaux pour les entraîneurs, une salle vidéo pour disséquer les mêlées comme un discours de Bardella, et un espace culinaire – parce qu’un Brennus ne se gagne pas avec des sandwichs triangle.
Et puis, il y a l’espace de récupération. En Catalogne, la sieste post-entraînement, c’est sacré. Avec des salles de soins, un ostéo, un kiné, ce centre permet à un troisième ligne blessé de rêver à un drop salvateur contre Toulon.
Une photo, un ballon, une révolte silencieuse
L’inauguration, mes amis, c’est du grand théâtre. Louis Aliot, sourire rayonant, brandit un ballon de rugby estampillé *Perpignan la rayonnante* avec le logo de la ville. À ses côtés, Hermeline Malherbe, présidente du Conseil départemental, tient le ballon et, dans un geste de résistance subtile, le retourne pour cacher ce maudit logo *rayonnant*. Un acte de révolte muette contre l’effacement de *Perpignan la Catalane*, ce slogan cher aux catalanistes, déjà critiqué dans la presse (*Made in Perpignan*, 5 septembre 2023). Loriane Josende, sénatrice et patronne locale des Républicains, elle, reste les mains vides, sans ballon, comme une joueuse laissée sur le banc. Piégée par son devoir de représentation, elle pose pour la photo, sourire crispé, consciente que sa présence est un compromis, pas une capitulation.
Ce n’est pas une poignée de main à la gare de Montoire, non, soyons clairs. Ce n’est pas non plus le plat de lentilles d’Ésaü cédé pour un droit d’aînesse. C’est pire : c’est une photo. Une photo où Malherbe et Josende, contraintes par leurs mandats, jouent les figurantes dans un scénario écrit par Aliot. Le compte X de l’USAP (@usap_officiel) immortalise l’instant : « ✨ Inauguration du 𝗖𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗣𝗲𝗿𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝗻𝗰𝗲. Un lieu pour nos joueurs, au service de l’avenir du club ❤️💛 Merci à la Ville, la Préfecture, la Région » (25 août 2025). Sur X, un internaute ironise : « Hermeline cache le logo, Loriane boude sans ballon. Quelle mêlée ! #PerpignanLaCatalane » (@CatalanEnColere, 25 août 2025).
Le rugby, ce grand unificateur… ou pas
L’USAP, c’est Perpignan, c’est la Catalogne, c’est le territoire qui vibre quand un pilier de 120 kilos s’écrase sur un adversaire avec la grâce d’un tracteur dans une vigne. Aliot l’a compris : le rugby donne l’illusion de transcender les clivages. Mais cette photo, c’est un traquenard. Malherbe, souvent accusée de tiédeur sur la catalanité (*Made in Perpignan*, 5 septembre 2023), marque un point avec son geste de résistance. Josende, sans ballon, incarne la rébellion passive, comme un trois-quarts qui refuse de rentrer dans la mêlée. Ensemble, elles sauvent l’honneur, mais à quel prix ?
Et si on poussait l’idée ? Une liste *USAP Rassemblement* pour les municipales ! Un programme simple : plaquage, solidarité, apéro à la troisième mi-temps. Mais avec Malherbe qui retourne les ballons et Josende qui refuse d’y toucher, la mêlée s’annonce chaotique.
Le RN, les LR, et l’USAP : une mêlée sous tension
Le RN d’Aliot, avec son discours musclé, pourrait passer pour une équipe de rugby : des avants solides, des discours plaqués au sol, une défense agressive. Les LR de Josende jouent la finesse, mais restent en touche, sans ballon. Malherbe, elle, navigue entre pragmatisme et résistance symbolique, évitant les « fantasmes d’indépendantisme » tout en caressant l’idée d’une Catalogne fière (*Made in Perpignan*, 5 septembre 2023).
Ce centre d’entraînement, c’est une belle passe, un investissement dans le sport, la jeunesse, l’identité. Mais cette photo, c’est une mêlée ouverte où chacun joue son jeu. Aliot marque des points, Malherbe cache le logo, Josende esquive. Et l’USAP ? Elle fait vibrer les cœurs, même ceux qui refusent le ballon. Rêvons un peu : une liste *USAP Rassemblement*, avec Aliot en pilier, Malherbe en demi de mêlée, et Josende à l’ouverture, mais sans ballon. Un programme en trois points : plaquer fort, aimer tendre, boire frais. À Perpignan, ça pourrait marcher… si tout le monde accepte de jouer le même match.
en direct du Café de la Poste, un rancio sec à la mainet quelques anchois marinés, attendant le prochain drop de l’USAP.*
http://robertmarty.unblog.fr Il en est dorénavant du rugby comme du football et plus généralement des sports collectifs de haut-niveau : la connexion réelle avec le territoire est rompue, elle ...
On vous avait raconté, il y a moins d'un mois que le club de Rugby l'USAP vendait le fichiers de ses abonnées aux collectivités territoriales dont la mairie de Perpignan . Confére l'interview d...
La nouvelle région, issue de l'union de Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, lance une grande consultation sur son futur nom. La première phase de cette consultation (voir le calendrier de la...
1. Catalan: "El catalanòfon és l’ànima del vent que fa cantar els silencis afònics."
Français: "Le catalanophone est l’âme du vent qui fait chanter les silences afones."
2. Catalan: "Quan el catalanòfon sona, fins el més mut balla la sardana amb cor."
Français: "Quand le catalanophone résonne, même le plus muet danse la sardana avec cœur."
3. Catalan: "Amb un sol alè al catalanòfon, la veu dels avantpassats torna a viure."
Français: "D’un seul souffle dans le catalanophone, la voix des ancêtres revient à la vie."
4. Catalan: "El catalanòfon no toca notes, sinó l’esperit de la terra catalana."
Français: "Le catalanophone ne joue pas de notes, mais l’esprit de la terre catalane."
5. Catalan: "Qui domina el catalanòfon, té el poder de fer plorar les pedres de Montserrat."
Français: "Celui qui maîtrise le catalanophone a le pouvoir de faire pleurer les pierres de Montserrat."
Oh, chers lecteurs, cramponnez-vous à vos chaises, car je vous apporte une nouvelle qui va faire trembler les coblas et vibrer les cœurs catalans ! Après des siècles d’oubli, l’instrument mythique, le **catalanophone**, fait son grand retour dans nos chers orchestres de sardanes. Oui, oui, vous avez bien lu : le catalanophone, cet artefact mélodique qui, selon les anciens grimoires musicaux catalans, était capable de faire chanter même les plus afones de nos compatriotes. Et non, ce n’est pas une plaisanterie, même si, comme toujours, je vais vous le raconter avec cette ironie subtile qui fait que mes détracteurs m’aiment en secret.
D’après le livre imaginaire *Chroniques Musicales de la Catalogne Mythique* (publié, soi-disant, en 1743 par l’érudit barcelonais Pere Senseveus), le catalanophone était un instrument à vent, une sorte de flabiol magique doté d’une embouchure qui, au lieu de produire des notes, “réveillait la voix latente des Catalans ayant perdu le don de la parole claire”.
L’auteur, avec une prose si alambiquée qu’on dirait écrite par un notaire insomniaque, raconte comment les paysans de l’Empordà, après avoir récolté du raisin sous un soleil de plomb, jouaient du catalanophone et, miracle !, les plus enroués et afones se mettaient à entonner des chants polyphoniques avec une clarté qui aurait fait pleurer Pau Casals.
Mais qu’est-ce donc, ce catalanophone ?
Selon un autre texte apocryphe, *L’Art de la Musique Nationale* (édition fictive de 1821, attribuée à un certain Joan Pocapena), il s’agit d’un instrument fait de roseau de la Garrotxa, orné d’incrustations de coquillages de la Costa Brava et doté d’un mécanisme interne qui “capture l’âme du vent et la transforme en paroles chantées”. Ne vous imaginez pas un appareil sophistiqué, hein ? C’est plutôt comme un flabiol avec des prétentions, mais avec une particularité : il ne fonctionne que si celui qui en joue a le cœur rempli d’amour pour la sardane et un peu de vin ranci dans l’estomac.
Alors, pourquoi ressusciter cet instrument au XXIe siècle ?
Eh bien, comme l’explique le livre fantaisiste *La Sardane Éternelle* (prétendument écrit en 1902 par une certaine Maria de les Cobles), le catalanophone a le pouvoir de combattre l’afonie collective qui frappe les Catalans modernes. “En ces temps de silence, quand la voix du peuple s’éteint par fatigue ou désintérêt, le catalanophone est le seul à pouvoir nous rendre le chant”, assure l’autrice avec une passion qui sent la calçotada et le feu de cheminée. Et soyons honnêtes : entre le brouhaha des réseaux sociaux et la mondialisation qui veut nous faire chanter en anglais, un peu de catalanophone ne nous ferait pas de mal.
La réintroduction, cependant, ne se fera pas sans polémique.
Les puristes de la sardane, ceux qui pensent que tout changement est une trahison, ont déjà élevé la voix (ironiquement, sans avoir besoin du catalanophone). Selon eux, ajouter un instrument “magique” aux coblas, c’est comme mettre du ketchup dans une escudella. Mais les défenseurs du projet, menés par l’imaginaire musicologue contemporain Jordi Fictici, soutiennent que le catalanophone non seulement revitalisera la sardane, mais ramènera les jeunes, plus habitués à Spotify qu’à la tenora, à s’y intéresser. “C’est l’instrument du futur !”, proclame Fictici dans son livre inexistant *Musique pour un Nouveau Millénaire* (2020). “Si vous savez jouer du catalanophone, vous pouvez faire chanter même un influenceur !”
Et à quoi ressemble le son du catalanophone ? D’après les textes apocryphes, il produit une sorte de bourdonnement chaud, comme une étreinte sonore, qui se mêle à la mélodie de la sardane et “réveille la catalanité latente”. Les plus afones, en l’entendant, se mettent à murmurer des vers de Verdaguer ou, dans les cas extrêmes, à réciter intégralement les paroles de *“La Santa Espina”* sans jamais les avoir répétées. C’est, en somme, un instrument qui ne joue pas seulement de la musique, mais touche l’âme.
Cela dit, la réintroduction ne sera pas une promenade de santé. D’abord, il faudra trouver un maître artisan capable de fabriquer un catalanophone authentique (et non une copie bon marché made in China). Ensuite, il faudra former les musiciens des coblas pour qu’ils ne s’affolent pas quand l’instrument les fera chanter malgré eux. Et enfin, il faudra convaincre les Catalans que ce n’est pas une blague, même si, connaissant notre peuple, quelqu’un dira sûrement que ce catalanophone est une invention pour vendre plus de barretinas.
En conclusion, chers lecteurs, l’avenir de la sardane est en jeu. Le catalanophone, cet instrument oublié qui mêle musique, magie et un zeste de malice catalane, pourrait être la clé pour que notre danse nationale ne soit pas qu’un souvenir, mais un cri vivant et vibrant. Comme le dit le vieux proverbe apocryphe du livre *Sons de la Terre* (1654, selon personne) : “Celui qui joue du catalanophone fait chanter la pierre et danser le vent.” Alors, à vos instruments et à vos voix, car il est grand temps de mettre fin à l’afonie !
Avec modestie, comme toujours, En Soler.
La gran tornada del catalanòfon: una revolució sardanista amb gust de pols i llibres vells
Per En Soler, amb modèstia a part
Si em permeteu l’atreviment, avui us parlaré d’un fet que sacsejarà els fonaments de la nostra estimada cultura catalana, tan arrelada com una alzina centenària i tan tossuda com una mula del Pirineu. Diuen que la sardana, aquest ball rodó que fa girar els cors i marejar els forasters, està a punt de viure una revolució que ni el mateix Pau Casals hauria pogut somiar. Sí, amics meus, el *catalanòfon* –aquest instrument mític, oblidat pels segles i enterrat sota piles de llibres vells– torna als nostres cobles per fer vibrar l’ànima dels catalans, especialment dels que som una mica *afònics* (i no parlo només de la veu).
El catalanòfon: què dimonis és això?
Segons el venerable *Llibre dels Instruments Perduts de la Nació* (edició imaginària de 1763, escrita suposadament per un tal Mossèn Pere de la Flauta Trencada), el catalanòfon era un instrument de vent únic, creat pels mestres artesans de la Garrotxa en temps en què els catalans ballaven sardanes fins a l’alba i els francesos encara no s’havien inventat el croissant. Aquest instrument, descrit com “un encreuament entre una gralla i l’esperit d’un volcà apagat”, tenia la capacitat de reproduir els sons més purs de la parla catalana, des de les vocals tòniques ben obertes fins als crits de “Visca!” en plena festa major.
El *catalanòfon*, però, va desaparèixer misteriosament durant la Guerra de Successió, quan –segons el no menys apòcrif *Crònica de les Músiques Silenciades* (1699, autor anònim amb pseudònim de “Lo Trobador Mut”)– els borbons el van prohibir perquè “feia sonar massa llibertat”. Diuen que els últims catalanòfons van ser amagats en coves del Montseny, però el temps i les rates se’n van fer un festí.
Per què tornar-hi ara?
Doncs perquè, com bé saben els que ballen sardanes amb mitjons i vambes, la nostra cultura és un etern recomençar. Els estudiosos moderns (o sigui, jo mateix, després de tres cafès i una estona remenant llibres imaginaris) han descobert que el catalanòfon no només era un instrument, sinó una mena de *teràpia sonora* per als catalans afònics. Ja ho deia l’insigne *Tractat de les Veus Perdudes* (1832, per Fra Miquel del Silenci Profund): “Quan un català perd la veu, sigui per crits al Camp Nou o per cantar ‘Els Segadors’ sota la pluja, el catalanòfon li torna l’esperit de la llengua.”
I és que, en aquests temps moderns, som molts els que patim d’*afonia cultural*. Parlem, sí, però de vegades ens falta el timbres, la força, el “punch” d’un bon “Força Barça!” o d’un “Què volen aquesta gent?” El catalanòfon, amb el seu so que recorda una barreja de tenora, flabiol i un avi fent la migdiada, és l’antídot perfecte. Cada bufada a l’instrument –diu el *Manual del Sardanista Desafinat* (1901, per Joanet del Clarinet Tort)– allibera un torrent de catalanitat que fa tremolar els bigotis dels més escèptics.
La reintroducció: un projecte amb cara i ulls (i orelles)
La iniciativa per recuperar el catalanòfon ha sorgit d’una colla de sardanistes de Vic, liderats per un visionari anomenat Pere del Foment (sí, parent llunyà del Foment de la Sardana, però amb més barba). Aquest grup, amb el suport d’un manuscrit imaginari trobat en un mercat de vell de la Bisbal (*Els Secrets del Catalanòfon*, 1888), ha reconstruït l’instrument amb fusta de roure del Montseny, cordes de crin de cavall empordanès i una mica de màgia de la Fira de les Bruixes de Sant Feliu.
El resultat? Un instrument que, quan el bufes, sona com si algú recités *L’Atlàntida* de Verdaguer mentre toca una cobla a tot drap. Els primers assajos a la plaça Major de Vic han estat un èxit: els vells ploraven d’emoció, els joves feien vídeos per a TikTok, i fins i tot un turista alemany va intentar ballar una sardana (amb resultats... diguem-ne artístics).
Els afònics, els grans beneficiats
Però el veritable miracle del catalanòfon és el seu efecte sobre els *afònics*. Segons el *Llibre Gros de les Cures Folklòriques* (1794, per una tal Sor Eulàlia de la Veu Cascada), els catalans que perden la veu –ja sigui per refredats, crits a les manis o excessos de calçotades– poden recuperar el seu “parlar català” només amb sentir el so del catalanòfon. És com si l’instrument els recordés qui són, d’on venen i per què sempre arribem tard a tot.
Així doncs, prepareu-vos, catalans i catalanes! El catalanòfon torna per quedar-se. Ja ho veig: cobles amb tres tenores, dos flabiols, un timbal i un parell de catalanòfons ben afinats. I si algú us diu que això és una bogeria, citeu el gran *Llibre de les Bogeries Necessàries* (1923, per en Tomàs de la Sardana Eterna): “Si no és una mica boig, no és prou català.”
Visca la sardana, visca el catalanòfon i, sobretot, visca la modèstia!
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