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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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3 décembre 2024 2 03 /12 /décembre /2024 20:59

"Dans les gares, il y a les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien! "

E. Macron https://fr.wikipedia.org/wiki/

“Les perdants ont toujours fêté leur victoire avant de gagner.”
Najib Ben Seffaj
 

### **Les Catalans qui gagnent : et les autres, alors ?**

Ah, les « Catalans qui gagnent » ! Que serions-nous sans ces étoiles locales, ces éclatantes figures de la réussite qui viennent illuminer les pages de *L’Indépendant* ? Chaque année, c’est la même ritournelle : un défilé de héros modestes, mais pas trop, auxquels on dédie un supplément entier pour mieux se féliciter de vivre sur cette terre bénie des Pyrénées-Orientales, où l’air de la montagne semble insuffler à quelques élus le souffle de la victoire. Oui, bravo à eux. Vraiment. On applaudit. Mais une petite question nous taraude : que fait-on de tous les autres ?

#### **Le culte des gagnants, ou l’art de s’auto-congratuler**http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/12/les-tests-de-l-archipel-contre-attaque-etes-vous-un-catalan-qui-gagne-lindependant.html

Car soyons honnêtes : il y a quelque chose de savoureusement narcissique dans cette célébration annuelle des réussites locales. Regardez-nous, semble clamer *L’Indépendant*, regardez comme nous savons dénicher ces perles rares, ces « belles personnes » qui font la fierté du « 66 ». Le ton déborde d’enthousiasme, un peu comme si chaque portrait était une victoire personnelle pour le journal lui-même. « Nous, acteurs du territoire, nous racontons les récits de ceux qui font la richesse des Pyrénées-Orientales ! » Quelle noble mission. Quelle humilité. Confucius n’aurait pas dit mieux.

Et à force de tambouriner cette hymne à la réussite, on en oublie que la majorité des habitants du coin ne figurera jamais dans ce palmarès doré. Ils ne sont pas médecins héroïques, ni entrepreneurs visionnaires, ni même lycéens courageux capables de se jeter à l’eau pour sauver une vie. Non, eux, ils triment en silence, invisibles, sans espoir de figurer dans un supplément. Mais qu’ils se rassurent : leur anonymat contribue à faire briller un peu plus ceux qui ont « la gagne ».

#### **Les strass de l’humilité**

L’édito prend pourtant soin de nous rappeler que tout cela se fait « sans strass ni paillettes ». Ah, quelle admirable modestie dans cette mise en lumière de l’authenticité ! Pas besoin de tapis rouges façon Césars, non, juste un bon vieux tapis de compliments bien épais. Ici, la simplicité devient un outil marketing, une vitrine où chaque gagnant est vendu comme une pépite brute, miraculeusement déterrée de cette terre de rigueur et d’authenticité qu’est le « 66 ». L’Indépendant s’érige en gardien de ces « vraies valeurs », avec une subtilité digne d’un spot publicitaire pour le terroir local.

Mais derrière cette façade d’humilité, on devine un message plus incisif : si vous ne figurez pas dans ce catalogue de champions, c’est sans doute que vous n’avez pas assez travaillé. Pas assez transpiré. Vous auriez pu gagner, si seulement vous aviez mis un peu plus de « jus de crâne ». Alors, tant pis pour vous.

#### **Le club fermé des gagnants**

Car soyons clairs : être un « Catalan qui gagne », ça se mérite. Il ne suffit pas de mener une vie honnête, de payer ses impôts ou d’élever des enfants dans un contexte difficile. Non, il faut exceller, briller, accomplir quelque chose de « remarquable ». Et pour ceux qui n’y parviennent pas, il reste le hors champ. La masse informe des « gens qui ne sont rien », pour reprendre l’expression présidentielle. On ne va tout de même pas gâcher un supplément entier pour célébrer des vies ordinaires, non ?

Et pourtant, que seraient les gagnants sans les perdants ? Sans ceux qui, par leur modestie et leur anonymat, leur offrent un contraste flatteur ? Il faut bien des spectateurs pour applaudir. Le supplément pourrait leur consacrer une petite page, peut-être. Mais cela ferait tache dans cette belle vitrine de réussites.

#### **Et si on célébrait les perdants ?**

Au fond, peut-être faudrait-il un supplément parallèle : *Les Catalans qui restent*. Pas de photos en première page, pas de récits vibrants. Juste des portraits honnêtes de ceux qui galèrent, qui survivent, qui maintiennent la machine en marche sans jamais recevoir la moindre médaille. Mais, soyons réalistes : cela se vendrait-il aussi bien ? Pas sûr. Alors, continuons à célébrer nos gagnants. Et laissons les autres dans l’ombre, où, visiblement, ils sont à leur place.

Estem orgullosos dels nostres catalans que guanyen. Mais pour les autres, un grand silence.

Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
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10 novembre 2024 7 10 /11 /novembre /2024 18:29

Nom d’un petit bonhomme, c’est pas hier qu’il faisait frais à Perpignan ! Non, c’était le feu du diable, un brasier en goguette ! Avec leurs slogans « Ni Francia, ni Espagna, pèro Catalunya ! » qui claquent comme des gifles, ils étaient tous là, les bougres, banderoles au vent, drapeaux sang et or brandis comme des trophées. Pas des mauviettes, non ! De la Catalogne, ils sont venus en meute pour secouer la poussière des siècles et souffler un vent de révolte digne de ce nom.

Le coupable de tout ce tralala ? Un vieux bout de parchemin, signé un certain 7 novembre 1659, qui a fait des Pyrénées la frontière à jamais de deux mondes.

Et, sacré nom d’une pipe, ils en ont gros sur la patate, ces Catalans ! Surtout Jordi Delgado, le Barcelonais à la mine décidée, qui attend, planté là, Place de Catalogne comme un gladiateur prêt au combat. "Ce qu’on veut ? Redonner du jus à la fraternité entre Catalogne du Nord et du Sud !" qu’il dit. Et pas avec des fleurs, avec des tambours, de la gralla, et des sacs de gemecs – que le diable m'emporte si je sais ce que c’est, mais ça réveille les morts !

Et là, vous croyez que ça s’arrête ? Non, mon pote ! T’as Joan, le Breton, venu de la lointaine terre d’Armor, un « ami de tous les peuples », qu’il se présente.

Il est là, en première ligne, pour défendre la langue, les sons, l’âme catalane ! Et puis il y a Jordi Recorda, un autre enragé, qui prêche pour son catalogue à lui : « Pour qu’on parle catalan, les gars ! Pas pour qu’on se contente de le fredonner le dimanche…»

Ausias, un Roussillonnais enragé, est là avec sa marmaille, prêt à mordre s’il le faut. "Chez nous, c’est à peine 7 % d’écoles bilingues !

En Pays Basque, ils sont à 50 %, et en Alsace ils se battent pour trois heures par semaine ! Et nous, qu’est-ce qu’on devient, hein ?" qu’il râle, les yeux remplis d’étincelles. Ce que ça lui coûte ? Tout ! Le voilà qui rêve d’un thème, d’une ligne commune pour toute cette manif qui gronde, pour pas se disperser à tout vent – mais bon, faut croire que les slogans, c’est comme les chapeaux, ça tient comme ça peut.

Les voilà tous à battre le pavé, en rangs serrés, les vieux et les jeunes, ceux du coin et les expatriés, comme Cristian et Maxime, deux Parigots dans l’âme mais Catalans dans le cœur. L’un se la joue fier-à-bras avec son tee-shirt sang et or, l’autre feuillette un manuel de catalan, pour essayer de choper les mots qui s’échappent dans l’air comme des envolées de cuivres.

Au bout du cortège, tout derrière, Joseph Vidalou, vieux de la vieille, patriarche de la cause catalane.

Lui, il a fondé la Fédération de défense de la langue catalane il y a quarante ans, et il en a vu des flammèches et des coups de grisou. Il avance, tout en marmonnant que « la mondialisation a tout bousillé, que tout s’effrite, que tout s’efface » – mais bon, peut-être qu’un miracle arrivera et que cette manif lui donnera raison.

Enfin, après deux bonnes heures de défilé en couleurs, drapeaux au vent, ils finissent par s’amasser devant la préfecture. Et là, comme une armée d’insoumis, ils lèvent un Castell, la tour humaine qui grince et fléchit mais ne casse jamais, une sorte de pied-de-nez ultime aux lois, aux rois, et au traité d’il y a 400 ans. Bref, du grand spectacle, du genre à te faire dresser le poil, même si t’es pas Catalan.

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7 novembre 2024 4 07 /11 /novembre /2024 15:51

Le 7 novembre, en pleine Diada de Catalunya Nord, nous avez l'opportunité de suivre deux interviews captivantes entre Esteve Vaills et Marie Costa, diffusées en direct sur L'Archipel Contre-Attaque. Cette émission radio s'est tenue dans un contexte particulier, car cette année, l'anniversaire du Traité des Pyrénées, signé en 1659,

Le Traité des Pyrénées, qui a scellé la séparation historique de la Catalogne en deux après 25 ans de guerre entre la France et l'Espagne, continue de diviser. 365 ans après sa signature, ce traité fait toujours débat parmi les militants catalanistes, particulièrement dans le Roussillon, où l’on déplore les conséquences de cette partition : une région marquée par le chômage, un sentiment de déclin et une situation politique complexe, surtout depuis que Perpignan est tombée dans le giron de l'extrême droite. En revanche, la Catalogne du sud, sous la gouvernance de Barcelone, semble prospérer, renforçant le fossé entre les deux parties de la Catalogne historique.

Dans ce contexte, l’archipel de l’émission permis de revenir sur les débats autour de l’identité catalane et de la mise en location les pratiques culturelles et politiques

Lors de l’interview d’Esteve Vaills, qui se trouvait en direct du Cochon Hardi, une discussion s’est ouverte sur son rapport personnel à cette identité.

Loin d’être une simple réflexion sur le passé, ce débat a pris une tournure plus philosophique, lorsqu'Esteve a évoqué les perceptions que l'on peut avoir de l'identité catalane et les enjeux culturels transfrontaliers à travers une lecture contemporaine de la "caverne de Platon". Cette allégorie, de l'idée de liberté à la critique de la société, a servi de point de départ pour une analyse des relations complexes entre les cultures et leurs histoires partagées.

Le dialogue a ensuite glissé vers des sujets plus, spécifiques comme les les émeutes de Perpignan de 2005, un évènement qui, selon Esteve Vaills, n’a jamais véritablement eu lieu, mais qui symbolise un moment où la tension sociale était prête à exploser. Une vision critique de ces événements a émergé, en soulignant que, bien que perçues comme violentes, ces émeutes ont été davantage un symptôme de problèmes sociaux sous-jacents, que l’on a tenté de politiser pour des raisons bien différentes.

De son côté, Marie Costa, en direct de sa mairie d’Amélie-les-Bains, a abordé la question des mouvements régionalistes et transfrontaliers dans le cadre des universités d'été d’Unitat Catalana.

La discussion a pris un tour plus politique lorsqu’elle a parlé de la situation actuelle de la Catalogne Nord et des tensions croissantes avec l’État français. Marie a également évoqué les difficultés auxquelles se heurtent les militants pour promouvoir la langue et la culture catalanes, ainsi que les obstacles juridiques comme la décision du tribunal de Montpellier contre les maires des Pyrénées-Orientales qui souhaitent utiliser le catalan dans les conseils municipaux. Elle a également abordé les demandes des militants régionalistes d'extrême droite pour plus d'autonomie, un sujet sensible au sein du mouvement catalaniste.

Ces deux interviews ont offert une perspective enrichissante sur la manière dont l'identité catalane se vit de part et d'autre de la frontière et ont permis d’illustrer les divergences internes au sein du mouvement catalaniste, entre ceux qui prônent un modèle plus radical et ceux qui misent sur un rapprochement pacifique et pragmatique.

Ces réflexions viennent rappeler que, plus de trois siècles après la signature du Traité des Pyrénées, les tensions autour de l’identité catalane et de sa place dans l’État français restent vives, notamment à Perpignan, où l’histoire se mêle aux enjeux politiques contemporains.

Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
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Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
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Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
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3 novembre 2024 7 03 /11 /novembre /2024 16:28

"Le paradoxe catalan : être réprimé pour une liberté que l’on porte depuis des siècles." par Jaume Queralt

"La force impose l’ordre, mais elle ne peut jamais imposer le respect." par Raoul Pratt

"Chaque coup reçu par un rêve est un jour de plus accordé à sa mémoire." Pépé Montalban

7 ans l'anniversaire du 8 octobre reportage sur le référendum catalan et sa répression, est semble-t-il passé à l'as ici et en France. Parce qu'un clou chasse l'autre.  Mais après la Gréce, l'idée d'Europe garante de la paix et de la justice à l'intérieur en avait pris un coup. Il suffit de détourner le regard...Avec l'ami Jean, nous y étions allé le jour du référendum : une journée dans les bureaux de vote à Figuéres La contre estac

L’Étrange défaite de l’identité catalane : une analyse dans l’esprit de Bernanos

L’étrange défaite de l’identité catalane, telle que je l’appellerais, c’est la lente capitulation d’un peuple qui se croyait fort et uni, mais que l’on a brisé non par les armes, mais par la désillusion et l’indifférence des autres. Au matin du 8 octobre 2017, lorsque les foules se pressaient dans les rues de Barcelone, dans ce fracas étouffé, dans ce tumulte de colère et de douleur, ce n’était pas simplement un référendum qui échouait. C’était l’âme d’une région, le cœur battant de la Catalogne, qu’on étranglait, qu’on étouffait de la façon la plus insidieuse, la plus froide : par la force de l’État, par le silence de l’Europe.

Ce jour-là, au cœur de l’Espagne, un peuple s’était dressé, plein de cet espoir qui fait ployer les tyrannies. Ces hommes, ces femmes, par milliers, s’étaient levés non pas pour imposer une quelconque violence, mais pour répondre à l’appel d’une identité, d’une histoire.

À travers les coups de matraque, les fumées et les cris, ce n’était pas seulement une protestation politique qu’on écrasait : on anéantissait une dignité, celle de tout un peuple. Comme Bernanos le dépeint dans sa critique virulente contre les forces aveugles de la répression, il y a des actes si impitoyables, si insensibles, qu’ils broient l’esprit même de ceux qu’ils visent.

Et pourtant, cette défaite de l’identité catalane a quelque chose d’étrange, presque de silencieux, de spectral.

Comme la défaite française de 1940, elle a laissé une trace indélébile dans les esprits, un goût amer et tenace, une amertume que le temps ne pourra guérir. Car si la Catalogne a perdu une bataille, elle a perdu bien davantage encore : la foi en la justice d’un monde auquel elle croyait appartenir. Elle a perdu, peut-être, la foi en l’humanité.

Pour Bernanos, le pouvoir est un monstre froid, implacable. Il écrase, étouffe, brise, sans jamais reconnaître l’humanité de ceux qu’il opprime.

Et dans cette étrange défaite, ce 8 octobre, le gouvernement espagnol ne s’est pas seulement imposé par la violence ; il s’est imposé par une surdité volontaire, un refus de dialogue, par ce mépris qui transforme l’adversaire en ombre. On ne discute pas avec des ombres ; on les chasse, on les disperse, comme on dissipe la brume du matin. La Catalogne, pourtant, n’était pas une ombre ; c’était un peuple, une voix. Mais c’est précisément cette voix, ce murmure indocile qui refusait de se taire, que l’on a voulu effacer.

Et que dire de l’Europe, de ce vieux continent qui se targue de liberté, de démocratie, et de dignité humaine ? Que dire de ce silence assourdissant, de cette indifférence glacée face à l’humiliation d’un peuple ?

On a cru qu’elle défendrait les faibles, qu’elle serait le rempart de ceux que la force brutale tente de réduire. Mais ce jour-là, cette Europe s’est tenue, muette, comme Bernanos le décrirait sans doute, « impassible, les yeux tournés vers le sol, le cœur endurci par des années de confort et de lâcheté ». Elle a laissé faire, comme elle laisse souvent faire lorsqu’elle se complaît dans la commodité de la neutralité, ignorant que cette neutralité n’est qu’un autre visage de la trahison.

Alors, quel avenir pour cette Catalogne, cette âme blessée ? Le peuple catalan n’a-t-il donc que le choix entre une soumission amère ou une révolte sans issue ?

Peut-être, car, comme Bernanos le rappellerait, il n’y a rien de plus dangereux que cet étrange sentiment de fatalité qui prend le cœur des peuples humiliés. Ce sentiment d’impuissance, de résignation, est pire encore que la répression elle-même. Car il détruit lentement de l’intérieur, il éteint l’étincelle qui fait se dresser les hommes debout.

Et pourtant, quelque chose me dit que cette étrange défaite, comme celle que dépeint Marc Bloch pour la France de 1940, ne sera peut-être pas une fin.

Ce genre de défaite, chez les peuples fiers, engendre parfois des forces inattendues. Car il est de ces humiliations qui ne se supportent pas, de ces blessures qui ne guérissent qu’en se dressant une fois encore, plus fort, plus haut. Peut-être, un jour, la Catalogne retrouvera sa voix. Peut-être, au-delà des brumes de la trahison et du silence, elle entendra cet appel puissant de l’histoire qui pousse toujours les peuples opprimés à se relever.

Catalogne, il y a 7 ans, le 8 octobre:Ce que l’Espagne n’a pas compris, c’est qu’un peuple humilié n’oublie jamais, et qu’il attend.! par Robert Dainar
Catalogne, il y a 7 ans, le 8 octobre:Ce que l’Espagne n’a pas compris, c’est qu’un peuple humilié n’oublie jamais, et qu’il attend.! par Robert Dainar
Catalogne, il y a 7 ans, le 8 octobre:Ce que l’Espagne n’a pas compris, c’est qu’un peuple humilié n’oublie jamais, et qu’il attend.! par Robert Dainar
Catalogne, il y a 7 ans, le 8 octobre:Ce que l’Espagne n’a pas compris, c’est qu’un peuple humilié n’oublie jamais, et qu’il attend.! par Robert Dainar
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24 octobre 2024 4 24 /10 /octobre /2024 22:47

C’était inévitable, faut croire… encore un coup de massue, encore une embrouille qui tombe, comme si c’était pas déjà assez le bordel. L’air, il devient plus lourd que jamais dans ces foutus Pyrénées-Orientales. Y avait déjà la sécheresse, le sol craqué comme un vieux cuir, des champs desséchés à crever… et là, voilà, les urgences à l’hosto qui flanchent, c’est un monde ! Trop de monde, pas assez de médecins, ils sont à bout. Les couloirs pleins comme des cercueils en attente, des civières qui s’empilent. Tu sais, t’en as vu des comme ça… On appelle ça un service public, qu’ils disent… mais où qu’il est, le service ? Ils te regardent de haut, avec des grands mots : réorganisation, optimisation… tu parles !

Le train, lui, c’était la dernière corde, celle qui tenait encore un peu le monde d’avant, ce Paris-Latour-de-Carol qui roulait depuis la nuit des temps, qui emmenait les pauvres gens respirer l’air pur des montagnes, les touristes qui déballaient leur fric, et puis les gens du coin, ceux qui avaient besoin d’échapper à leur trou paumé.

Le dernier souffle de liberté qu’il te restait, pour t’arracher aux rails de la vie d’ici, de là-bas. Mais ils te le coupent, bien sûr… travaux, qu’ils disent ! Des rails qui s’effondrent, tout comme le reste. Bordeaux, Toulouse, tout ça sous les pelleteuses. Ah, modernisation… les mots, toujours les mots !

Latour-de-Carol, Porté-Puymorens, Bourg-Madame… tout ce qu’il te restait de tes montagnes, c’est ce train de nuit qui roulait comme une promesse, une illusion pour les cœurs fatigués.

Maintenant, c’est fini. Mi-décembre, rideau. T’as plus que tes yeux pour pleurer, ou alors t’enfiles tes vieilles godasses et tu marches, tu t’accroches aux chemins, mais le train jaune, celui-là, il sera peut-être là encore… ou peut-être pas. Ils te disent qu’ils le rouvriront un jour, quand tout sera réparé. On y croit tous, tu parles !

L’économie locale ? Elle se casse la gueule, faut pas être devin pour le voir.

L’hiver, t’auras plus personne pour les pistes. L’été, c’est pareil, plus de randonneurs à l’horizon. Tout ça pour des rails qui rouillent, des élus qui gesticulent, des promesses qu’on sait déjà mortes avant même d’être faites.

Tu vois, c’est ça la nouvelle.

Après la sécheresse, les urgences qui crèvent, le train qui s’arrête. Encore une mauvaise nouvelle, mais c’est presque devenu une habitude, ici.

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8 octobre 2024 2 08 /10 /octobre /2024 18:56

 

Le gitan Jérôme Espinas, nous a quitté hier : crise cardiaque. Peut-être qu'il a trop mis de cœur à gratter sa guitare pour jouer des "rumbas catalanes". Jérôme, c'était une figure du vieux Perpignan. La première fois que je l'ai croisé, j'avais 14 ans : il jouait dans le tunnel à l'entrée du palais des rois de Majorque. D'ailleurs à sa manière, il a toujours été un roi,avec des manières de prince : toujours tiré à quatre épingles, avec des bagues aux doigts. Il jouait le soir sur les terrasses quand le temps le permettait. Il avait été, un des grands guitaristes du groupe Tékaméli https://distrishow.fr/produit/tekameli/. Mais plus le temps passé plus, il se sentait vieux et fatigué. Ce midi, chez Maurizio, puis au "cochon hardi", on m'a dit qu'il s'en était allé... Adieu l'ami, que vaya con dios y descansa !

l gitano Jérôme Espinas ens va deixar ahir: atac de cor. Potser va posar massa cor a gratar la seva guitarra per tocar les "rumbes catalanes". Jérôme era una figura del vell Perpinyà. La primera vegada que el vaig veure, jo tenia 14 anys: tocava al túnel a l'entrada del palau dels reis de Mallorca. De fet, a la seva manera, sempre havia estat un rei amb maneres de príncep: sempre ben vestit, amb anells als dits. Tocava a les terrasses a la nit, quan el temps ho permetia. Havia estat un dels grans guitarristes del grup Tékaméli. Però com més passava el temps, més se sentia vell i cansat. Aquest migdia, al Maurizio, i després al "cochon hardi", em van dir que s'havia anat... Adéu amic, que vaya con dios y descansa!

 

Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
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26 septembre 2024 4 26 /09 /septembre /2024 21:53

La Disparition est un roman en lipogramme de Georges Perec publié en 1969, qui sur près de trois cents pages, ne comporte pas une seule fois la lettre e, pourtant la plus utilisée dans la langue française. Qu'arrive-t-il lorsque qu'en guise de nouveau roman, ce sont des individus constitutifs de ce qu'a été la société catalane qui disparaissent?  

« Un drame personnel s’emboîte dans un drame collectif et aboutit à la mort de tous les protagonistes ou presque. »

On reste encore avec Georges Perec "Je me souviens" publié en 1978 aux éditions Hachette. Un recueil de bribes de souvenirs rassemblés entre janvier 1973 et juin 1977, l'auteur précisant qu'ils sont échelonnés pour la plupart « entre [sa] 10e et [sa] 25e année, c'est-à-dire entre 1946 et 1961 ». Quelques-uns ont été publiés dans le no 26 des Cahiers du chemin en janvier 1976.

« des petits morceaux de quotidien, des choses que, telle ou telle année, tous les gens d'un même âge ont vues, ont vécues, ont partagées, et qui ensuite ont disparu, ont été oubliées ; elles ne valaient pas la peine de faire partie de l'Histoire, ni de figurer dans les Mémoires des hommes d'État, des alpinistes et des monstres sacrés. "

L'ouvrage de ses vies appartient au genre du fragment: Bernard Revel journaliste , Bernard Rieu journaliste et Jean Roig photographe à "l'indépendant"  évoque Jean Louis Coste,René Grando, Joël Mettay comme on remettrait les pièces d'un puzzle d'un moment historique et culturel de la ville en place...

Face à la platitude d'une époque, où les nains se rêvent épaules de géants, voir animateur du hall du roi des montagnes, la disparition du libraire successeur du résistant Torcatis, qui fut le continuateur du flambeau de la littérature ici et l'instigateur avec Marcel Oms de la cinémathèque Jean Vigo ...

Jean-Louis Coste, avec l'écrivain vigneron Henri Lhéritier pour les 70 de la librairie Torcatis

l'autre a initié le retour dans les esprits avec Jacques Quéralt et XAVIER FEBRÉS de ce qu'ont été les camps sur les plages après la chute de la République espagnole (Camps du Mépris. Des chemins de l’exil à ceux de la résistance https://www.trabucaire.com/boutique/histoire/camps-du-mepris-des-chemins-de-lexil-a-ceux-de-la-resistance-1939-1945/ (1939-1945), puis témoin du retour président de la généralitat de Catalogne, le sieur Tarradellas, par l'entremise de la CCI de Perpignan, ou encore qu'il fut le premier rédacteur en chef de TV3, première tv en catalan!

Et le dernier (par ordre de disparition) fut un journaliste, écrivain, éditeur qui (entre autre fait d'arme) à dénoncé le scandale des archives  juives du camp de Rivesaltes retrouvées à la "farde" (où au "foumaras", comme vous préférez!?) https://www.lemonde.fr/archives/article/1997/05/11/l-employe-ayant-decouvert-les-archives-du-camp-de-rivesaltes-s-explique_3761040_1819218.html


Perpignan la fin d'une époque :Bernard Revel, Bernard Rieu,Jean Roig à propos de Jean Louis Coste,René Grando, Joël Mettay.  Ils ont vécu dans les Pyrénées-Orientales, journalistes ou libraire. Mais au-delà de leur fiche de poste, ils se sont impliqués... et ont fait partie de l'histoire et la culture de ce département!

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22 mai 2024 3 22 /05 /mai /2024 11:50

"La saucisse catalane est une saucisse de viande maigre de porc assaisonnée d'épices. Elle a la particularité de se déguster crue ou cuite selon la façon dont elle a été préparée. Effectivement, il existe une grande variété de préparations. Il est fréquent de la rencontrer agrémentée de sang." https://saucissedefrance.fr/la-saucisse-catalane-un-tresor-de-la-gastronomie-du-roussillon/

La relation entre les œuvres de Roland Barthes et Guy Debord offre un cadre fascinant pour analyser les objets culturels. Barthes, dans Mythologies, dissèque les mythes modernes de la société française, révélant comment les objets du quotidien sont chargés de significations idéologiques. Debord, avec La Société du Spectacle, critique la manière dont le capitalisme transforme la vie sociale en une accumulation d'images, privant les individus de leur authenticité. En appliquant ces perspectives à un objet aussi banal que la saucisse catalane dans les Pyrénées-Orientales, nous pouvons comprendre comment un produit local devient un symbole culturel et économique, alimentant à la fois des mythes locaux et globaux.
 

La Saucisse Catalane : Un Objet Mythologique

Selon Roland Barthes, le mythe est un système de communication, un message. La saucisse catalane, un produit traditionnel des Pyrénées-Orientales, est bien plus qu'une simple charcuterie. Elle est le symbole de l'authenticité, du terroir et de la tradition catalane. En analysant la saucisse catalane sous l’angle de Barthes, nous voyons comment elle devient un signe saturé de significations culturelles. Elle évoque la convivialité, les fêtes locales, et une certaine résistance face à l’homogénéisation culturelle induite par la mondialisation.

Cependant, cette mythification n’est pas neutre. Elle sert des intérêts économiques et politiques, en renforçant une identité régionale qui peut être exploitée à des fins touristiques. La saucisse catalane devient alors un produit de consommation chargé de valeurs idéologiques, masquant les conditions matérielles de sa production et les dynamiques de pouvoir sous-jacentes.
 

Le Spectacle de la Saucisse Catalane

Guy Debord, dans La Société du Spectacle, décrit comment la réalité est remplacée par sa représentation dans une société capitaliste avancée. La saucisse catalane, dans ce cadre, n'est plus simplement un aliment, mais un spectacle. Les marchés, les festivals et les évènements culinaires autour de ce produit sont orchestrés pour produire une image idéalisée de la culture catalane. Cette mise en scène crée une distance entre les consommateurs et la réalité du produit.

Les festivals de la saucisse catalane deviennent des évènements médiatiques où l’expérience directe est remplacée par la consommation d’images. Les touristes et les habitants eux-mêmes participent à ce spectacle, où la saucisse catalane est présentée comme une authentique expérience culturelle, alors qu’elle est en fait une marchandise régie par des logiques de profit et de marketing. La réalité de la production, les conditions de travail des artisans charcutiers, et l’impact environnemental de l’industrie alimentaire sont occultés par l’image glamour de la tradition et de l’authenticité.
 

Convergence des Mythes et du Spectacle

La saucisse catalane, à la croisée des analyses de Barthes et Debord, illustre comment un produit local peut être à la fois un mythe et un spectacle. Le mythe, dans sa capacité à naturaliser l'idéologie, et le spectacle, dans sa tendance à transformer la réalité en images, travaillent de concert pour créer une perception idéalisée et consommable de la culture catalane. Ce processus est emblématique des dynamiques plus larges de la société de consommation où les identités culturelles sont marchandisées et transformées en spectacles.

Conclusion intestinale

L'analyse de la saucisse catalane dans les Pyrénées-Orientales à travers les prismes de Roland Barthes et Guy Debord révèle la complexité des dynamiques culturelles et économiques contemporaines. Ce produit, à première vue banal, devient un lieu de convergence des mythes et du spectacle, illustrant comment la culture locale peut être transformée en objet de consommation idéologique. En reconnaissant ces mécanismes, nous pouvons mieux comprendre les forces qui façonnent notre perception de l'authenticité et de la tradition dans une société de plus en plus dominée par les images et les mythes.

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7 mai 2023 7 07 /05 /mai /2023 18:04

la goélette "Miguel Caldente" de 1916, un ancien transbordeur d'oranges à Port-Vendres.

La goélette "Miguel Caldente" a été construite en 1916 aux ïles Baléares (Majorque). Elle était initialement utilisée comme un transbordeur d'oranges entre l'Espagne et la France, transportant des tonnes d'oranges fraîches à travers la mer Méditerranée. La goélette était équipée d'un grand gréement et d'un moteur auxiliaire pour une utilisation en cas de besoin.

En 1940, pendant la Seconde Guerre mondiale, la "Miguel Caldente" a été réquisitionnée par l'armée française pour servir de navire de transport de troupes. Elle a été utilisée pour transporter des soldats et du matériel militaire entre les ports de la Méditerranée.

Après la fin de la guerre, la goélette est retournée à son activité d'origine de transport d'oranges. Elle a continué à naviguer entre l'Espagne et la France, transportant des fruits frais de Valence à Port-Vendres pendant plusieurs années.

Cependant, avec l'essor des transports routiers et la concurrence des autres moyens de transport, la goélette "Miguel Caldente" a progressivement perdu son importance en tant que navire de transport. Elle a finalement été retirée de l'activité commerciale dans les années 1960 et est restée inactive pendant plusieurs années.

En 1979, la goélette a été acquise par un passionné de voile français qui a entrepris une restauration complète du navire. Il a conservé la configuration d'origine de la goélette, en réparant et en remplaçant les parties endommagées et en rénovant les intérieurs pour les adapter à une utilisation de plaisance.

Depuis lors, la "Miguel Caldente" est devenue une attraction populaire pour les passionnés de voile et les touristes visitant Port-Vendres. La goélette est souvent utilisée pour des promenades en mer et des événements nautiques locaux. Elle est également disponible pour des locations privées pour des croisières en mer Méditerranée.

Avec plus de 100 ans d'histoire et une restauration minutieuse, la goélette "Miguel Caldente" est un témoignage vivant de l'histoire maritime de Port-Vendres et de la Méditerranée. Elle est un rappel de l'importance de la navigation à voile et de la tradition maritime de la région.


En direct du Port de Port Vendres sur la goélette de 1916 transporteuse d'orange le Miguel Caldente avec l'association "Les amis de Miguel " 15 ans de restauration après qu'il eut coulé dans le port de Canet. Restauré prés de Narbonne mis à l'eau dans le canal de la Robine, pour Gruissan puis Port Vendres. Le président Michel Jancy et le charpentier de marine Martin Bonnardot... Grâce à Hervé Mingo Bailen

Port Vendres/ vidéo: la goélette de 1916 transporteuse d'orange le "Miguel Caldente", 15 ans de restauration! interview président Michel Jancy et le charpentier de marine Martin Bonnardot par Nicolas Caudeville
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7 mai 2023 7 07 /05 /mai /2023 16:11

"Dans son ouvrage « Le siècle de Louis XIV » paru en 1751, le philosophe des Lumières connecté avec toute l’Europe clame que la « Catalogne est un des pays les plus fertiles de la terre, et des plus heureusement situés. Autant arrosé de belles rivières, de ruisseaux et de fontaines, que la vieille et la nouvelle Castille en sont dénuées, elle produit tout ce qui est nécessaire aux besoins de l’homme, et tout ce qui peut flatter ses désirs en arbres, en blés, en fruits, en légumes de toute espèce ».

Globalement sous la plume de Voltaire, la Catalogne est un ersatz du paradis sur terre. Le philosophe fait remarquer la richesse locale avec « Barcelone (qui) est un des beaux ports de l’Europe, et le pays fournit tout pour la construction des navires. Ses montagnes sont remplies de carrières de marbre, de jaspe, de cristal de roche ; on y trouve même beaucoup de pierres précieuses. Les mines de fer, d’étain, de plomb, d’alun, de vitriol, y sont abondantes : la côte orientale produit du corail. »

https://www.equinoxmagazine.fr/2019/01/04/voltaire-etait-admirateur-de-la-catalogne/

 

Ce que les catalanistes http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/article-les-catalanistes-sont-ils-les-meilleurs-agents-du-jacobinisme-fran-ais-par-nicolas-caudeville-117737144.html (à par Llorens Planes http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/article-l-identite-catalane-conference-de-lloren-planes-a-librairie-torcatis-de-perpignan-102800928.html) n'ont pas su énoncer, et donc rendre désirable, CHat GPT, a su le formuler (à part une erreur historique, où il défini la propriété du Roussillon par le royaume de France, à partir du moment où Philippe le Hardi https://www.francebleu.fr/emissions/histoire-des-po/roussillon/mort-de-philippe-iii-le-hardi-a-perpignan et pas au moment du traité des Pyrénées 1659 https://fr.wikipedia.org/wiki/Traité_des_Pyrénées . Donc son exposé uchronique par du point de bascule historique d'où il perçoit le moment où le Roussillon est devenu français. Eussions-nous posé la question de manière plus précise, d'une uchronie à partir du traité des Pyrénées, la situation économique étant différente, la proposition fictionnelle de l'IA eut-elle changé...Mais, ce qui est sur, c'est que CHATGPT va rendre rapidement caduque, les catalanistes et les politiciens locaux, car leur paresse, et leur manque de créativité, invalide leur capacité à énoncer notre territoire...
ChatGPT
Bien sûr, voici une uchronie sur Perpignan si elle était toujours catalane :

Perpignan, ville située dans le département des Pyrénées-Orientales, est depuis longtemps le centre culturel et économique de la Catalogne française. Si l'histoire avait pris un tournant différent, Perpignan pourrait encore être la capitale de la Catalogne.

Au XIVe siècle, la ville est annexée par le royaume de France, mais dans cette uchronie, la Catalogne réussit à conserver son indépendance. En conséquence, Perpignan reste la capitale de la Catalogne, et la ville se développe rapidement en tant que centre culturel et économique de la région.

Les monuments médiévaux tels que le Castillet et le palais des Rois de Majorque sont encore plus imposants et bien conservés. Les rues sont remplies de musique catalane traditionnelle, les festivals sont plus nombreux, les marchés plus animés, et les Catalans de tous âges peuvent être vus en train de danser la sardane.

La ville devient rapidement un centre de commerce important en Méditerranée, favorisant les échanges commerciaux avec les villes catalanes telles que Gérone, Barcelone et Tarragone, ainsi qu'avec des villes d'autres pays méditerranéens.

Perpignan devient également un centre éducatif important pour la Catalogne, attirant des étudiants de toute la région. L'université de Perpignan devient l'une des plus prestigieuses de Catalogne.

Aujourd'hui, Perpignan est une ville moderne et dynamique, avec une culture et une identité catalanes fortes. Les Catalans sont fiers de leur ville et de leur région, et la ville est considérée comme l'un des joyaux de la Catalogne.

En conclusion, si Perpignan était restée catalane, elle serait probablement devenue l'un des centres les plus importants de la Catalogne, tant sur le plan culturel qu'économique. La ville serait devenue une plaque tournante pour le commerce et l'éducation, tout en préservant sa riche histoire et sa culture catalane unique.

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