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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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25 juillet 2026 6 25 /07 /juillet /2026 18:21

"On se plaît à orner de mille perfections une femme de l'amour de laquelle on est sûr ; on se détaille tout son bonheur avec une complaisance infinie. Cela se réduit à s'exagérer une propriété superbe, qui vient de nous tomber du ciel, que l'on ne connaît pas, et de la possession de laquelle on est assuré." 

Stendhal 

https://www.instagram.com/kll.taylor/

Un Américain s’extasie devant Perpignan : la grande mise en abîme d’extase qui remplit les caisses

Perpignan, le 25 juillet 2026 — C’est officiel : nous tenons le nouveau genre littéraire préféré de la presse locale. L’Indépendant s’extasie qu’un Américain s’extasie devant Perpignan. Une mise en abîme d’extase si pure, si profonde, qu’elle mériterait presque d’être enseignée à l’université sous le nom de « syndrome de l’influenceur bienveillant ».

Sur son compte Instagram kll.taylor, Keirien Taylor, trentenaire originaire du Maryland reconverti en Toulousain d’adoption, a lâché deux vidéos dégoulinantes d’enthousiasme sur la cité catalane. Il y vante, avec une candeur désarmante, les façades colorées, les briques rouges, la « belle gare » avec son joli verre orange, le Castillet « superbe », et la vue depuis le Palais des Rois de Majorque qui lui coupe littéralement le souffle. « La ville est magnifique », répète-t-il comme un mantra. On frôle le Stendhal syndrome version low-cost.

L’innocent providentiel

Ce cher Keirien a fui les États-Unis il y a deux ans, lassé de la politique « de pire en pire », des voitures obligatoires pour aller chercher le pain et d’un environnement qui lui donnait des boutons. Arrivé en France avec son visa travail, il a découvert les joies du train, de la marche et des villes « authentiques ». Depuis, il arpente l’Occitanie comme un missionnaire de la bonne humeur, transformant des ronds-points et des quartiers discrets en merveilles du monde moderne.

Et c’est là que réside toute la beauté ironique de l’affaire. Il faut parfois des Américains innocents, au regard vierge de tout fait divers et au portefeuille encore bien rempli, pour redonner le sourire à une ville. Ils arrivent, s’extasient devant ce que les locaux ne remarquent plus depuis vingt ans, postent leurs vidéos, et surtout : ils réservent des chambres d’hôtel, mangent au restaurant, achètent des souvenirs et lâchent des devises convertibles. Le touriste parfait : il consomme sans se plaindre, ignore les problèmes structurels et repart avant que la réalité ne vienne gâcher le filtre Instagram.

C’est beau comme un spot de l’Office de Tourisme. Pendant que certains Perpignanais ruminent les difficultés du quotidien, un Américain en short compare gentiment leur ville à un joyau architectural. Et tout le monde applaudit.

Communication gratuite ou opération politique ?

Car derrière l’émerveillement candide se pose une question qui fâche : l’Américain fait-il, sans le savoir (ou peut-être avec une naïveté angélique), le jeu du maire RN Louis Aliot ? En offrant une image positive, dynamique et attractive de Perpignan sur les réseaux sociaux, ses vidéos servent objectivement la narrative municipale. Une belle opération de communication gratuite, relayée avec enthousiasme par la presse locale. 

Pas besoin de payer une agence parisienne hors de prix quand un expatrié américain, tombé amoureux des briques rouges et des fontaines, fait le travail mieux que n’importe quel slogan officiel. 

On imagine déjà les services communication se frotter les mains : « Perpignan, la ville que même les Américains trouvent magnifique ». C’est presque trop beau pour être vrai. Ou plutôt : c’est exactement aussi beau qu’on veut bien le montrer.

En attendant, Keirien Taylor continue sa tournée occitane, probablement déjà en route vers Collioure ou Port-la-Nouvelle. Prêts pour le prochain épisode de « L’Américain qui aimait trop nos villes moyennes » ? 

Le rideau ne tombe jamais sur cette comédie humaine. Et tant qu’il y a des devises à la clé et des likes à récolter, tout le monde y trouve son compte. Même les plus grincheux.

 

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18 juillet 2026 6 18 /07 /juillet /2026 16:01

"On se dit que ce monde d'aujourd'hui est celui de Satan, puis on relit Sénèque, ou n'importe quel historien du passé, pour s'apercevoir que, dans la médiocrité, le monde a toujours été semblable à lui-même.
Peut-être notre siècle n'a-t-il progressé que dans l'organisation administrative de la déshumanisation. "

 Carnets, tome 12 : Traversée (1990)
Louis Calaferte

Pour un Jean Vilar déconstruit, parce que la culture est un marché comme un autre du fétichisme marchand...

Dans l’après-guerre, Jean Vilar fonde le Festival d’Avignon avec une ambition claire : faire du théâtre un service public démocratique, un art exigeant accessible au plus grand nombre, un lieu de communion populaire et de confrontation avec les grandes œuvres. « Élitisme pour tous », disait-il. Soixante-dix ans plus tard, ce projet semble s’être mué en son contraire : la culture est devenue un ornement social au service d’une nouvelle classe dominante.

Cette nouvelle bourgeoisie ne s’appelle plus bourgeoisie. Elle se nomme progressisme. Diplômée, urbaine, cosmopolite, elle a remplacé l’ancienne distinction par des signes de vertu morale : inclusivité, décolonialité, lutte contre les discriminations, célébration du métissage, écologie performative. La culture n’est plus un outil d’émancipation collective, mais un marqueur d’appartenance à cette classe éclairée.

Avignon : le temple mondain
Le Festival d’Avignon illustre cette évolution avec éclat. Du projet populaire de Vilar, il reste le prestige et l’exigence formelle. Mais le public est devenu massivement diplômé, âgé, issu des classes supérieures culturelles. Le In fonctionne comme un grand rendez-vous estival où l’on consomme de la création « disruptive » et des positions politiques convenues. Le Off apporte un peu de foisonnement, mais l’ensemble reste perçu comme un entre-soi élitiste. La subvention publique finance un rituel qui rassure plus qu’il ne trouble. La culture y est exigeante, certes, mais surtout confortable pour ceux qui en maîtrisent déjà les codes.

Nostre Mar à Perpignan : le versant militant
À l’échelle locale, le Festival Nostre Mar (organisé par SOS Racisme) en est la version « combat ». Dans une ville dirigée par le RN, il propose conférences d’historiens reconnus, débats sur les discriminations, la Méditerranée « métissée », les mémoires, le climat et les luttes progressistes. Formellement riche et souvent gratuit, il se veut « à contre-courant ».  

Pourtant, il incarne le même phénomène : une religion du bien-penser. Les conclusions sont connues d’avance. La Méditerranée est célébrée comme espace de mélange obligé, les débats sont cadrés dans une grille morale progressiste. Le public visé est celui des milieux associatifs, intellectuels et militants de gauche. Loin d’être un outil de réflexion populaire, c’est un exorcisme symbolique : la bourgeoisie progressiste locale se donne bonne conscience en territoire « perdu », tout en évitant l’affrontement réel avec les questions qui fâchent les classes populaires.

Le même processus de capture
Dans les deux cas, on observe la même trahison de l’esprit vilariste :
Passage d’un universalisme exigeant à un particularisme moral de classe.
Remplacement du « donner à penser » (risqué, inconfortable) par le « bien-penser » (rituel, rassurant).
Transformation de la culture en hochet : distinction sociale pour les uns, arme symbolique contre l’adversaire politique pour les autres.

Perte de la dimension réellement populaire et démocratique.

La bourgeoisie traditionnelle assumait son statut. La bourgeoisie progressiste, elle, a besoin de se croire du côté des opprimés tout en conservant les leviers du capital culturel, des réseaux et des subventions. La culture est son instrument le plus raffiné : elle permet de moraliser le peuple « égaré » sans jamais remettre en cause les mécanismes qui creusent le fossé.

Ainsi, ce qui devait être un outil d’émancipation collective est devenu un ornement démilitarisé pour les gagnants de la méritocratie culturelle. Vilar voulait réunir et élever. La nouvelle classe dominante préfère séparer et se légitimer. Tant que la culture restera captive de cette idéologie de classe rebaptisée « progressisme », elle cessera d’être un enjeu démocratique majeur pour n’être plus qu’un joli hochet mondain ou militant.

Le diagnostic est sévère, mais lucide. La question reste ouverte : la culture française saura-t-elle un jour échapper à cette capture et renouer avec son ambition originelle ?

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12 juillet 2026 7 12 /07 /juillet /2026 16:29

"Je me suis assis près de la rivière, près d'une statue d'herbe. Les brins d'herbe étaient en cuivre, et la pluie au fil des ans avait fini par leur donner leur couleur naturelle.
Ils étaient quatre au cinq en train d'installer cette tombe. C'était l'équipe des fossoyeurs. Ils descendaient la tombe sur le lit de la rivière. Ici, c'est comme cela que nous enterrons nos morts. Bien sûr, à l'époque des tigres, il ne nous fallait pas autant de tombes.
Nous les enterrons dans des cercueils de verre, au fond des rivières, et nous plaçons du phosphore dans ces tombes, ainsi elles brillent la nuit, et l'on peut apprécier ce qui arrive, après.
J'ai vu des truites qui observaient la scène. C'étaient de belles truites arc-en-ciel. Il y avait peut-être une centaine. Elles sont d'une grande curiosité, et elles se pressaient là, serrées les unes contre les autres. "

 La pêche à la truite en Amérique - 

Richard Brautigan

"Avant même le début du sommet dédié aux investissements étrangers, au château de Versailles, le géant japonais SoftBank a annoncé dimanche 31 mai injecter la somme de 75 milliards d’euros dans l’économie française, dont 45 milliards d’ici 2031 pour la construction de centres de données dans les Hauts-de-France. Son président, Masayoshi Son, a assuré à La Tribune dimanche : « Ce sera l’investissement le plus important en Europe dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle."

https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/emmanuel-macron-presente-a-choose-france-un-eldorado-des-data-centers-malgre-les-critiques-sur-l-environnement_264304.html

Oui, plantons des Data-Centers dans les Pyrénées-Orientales (mais avec des panneaux solaire et des éoliennes sur le toit !) 

Les oliviers brûlent comme des allumettes mouillées. Les vignes se tordent sous le soleil qui n’en finit plus de rire. Le vent, ce vieux complice catalan, emporte les cendres vers la mer où elles se noient poliment. C’est le stress hydrique de surface, disent les messieurs en costume qui viennent de Paris ou de Bruxelles. Un nom presque poétique pour dire que l’eau a décidé de vivre ailleurs.

Alors, naturellement, on se pose la question avec le sérieux d’un moine tibétain qui aurait avalé un ordinateur : faut-il remplacer l’agriculture par des data-centers ?

Imaginez. À la place des champs de pêchers qui n’ont plus soif que de souvenirs, on dresserait de grandes boîtes grises, silencieuses, bourdonnantes. Elles ne demandent presque rien à la terre. Juste un peu d’électricité (qu’on ira chercher très loin, chez des voisins qui ont encore de l’eau, c’est plus pratique) et surtout beaucoup d’eau pour refroidir les milliers de petits cœurs en silicium qui battent nuit et jour.

L’eau. Celle qui manque aux tomates. Celle qui manque aux rivières. Celle qui manque aux pompiers. Mais pour les serveurs, soudain, on en trouvera. C’est comme ça. L’eau pour les machines a un goût plus noble que l’eau pour les salades. Les salades ne rapportent pas de milliards en valorisation boursière. Les serveurs, si. Ils stockent nos photos de vacances, nos colères politiques et les recettes de grand-mère en format JPEG.

Et le plus beau dans tout ça : les touristes pourront enfin se rafraîchir en les visitant.  

Plus besoin de ces plages bondées et brûlantes. On proposera des visites guidées « Data Chill Experience ». Vous entrez dans la cathédrale fraîche des serveurs, température constante de 18 degrés, air conditionné comme une caresse polaire. Les enfants courent entre les allées en criant « C’est froid, maman ! » pendant que les parents, en tongs et chapeau de paille, prennent des selfies devant les racks qui ronronnent doucement. On vendra même des glaces à la sortie – parfum « Silicon Valley » ou « Climat Refroidi par l’IA ».  

Le guide, en polo floqué « Bienvenue chez nos serveurs », expliquera avec un sourire zen : « Ici, on ne fait plus pousser des fruits. On fait pousser de la fraîcheur. » L’ancien agriculteur reconverti en agent d’accueil racontera comment, avant, il ramassait des abricots qui fondaient dans la main. Maintenant, il vend des tickets à 19 euros pour venir grelotter devant des machines qui calculent l’avenir.

Dans le style des anciens paysans d’ici, on pourrait dire : « Avant, on faisait pousser des abricots. Maintenant on fait pousser du cloud… et on fait payer l’air conditionné aux Allemands et aux Parisiens. »

Le data-center ne se plaint pas quand il fait 42 degrés. Il ne fait pas la gueule quand la tramontane souffle à 120 km/h. Il reste là, impassible, royal, en train de calculer combien de likes a reçu la dernière vidéo d’un chat qui tombe d’un arbre. Pendant ce temps, l’agriculteur d’autrefois regarde ses terres craquelées comme la peau d’un vieil éléphant et se demande s’il ne devrait pas reconvertir sa ferme en parking pour les cars de touristes en quête de froid.

C’est beau, au fond. On passe d’une économie qui dépend du ciel à une économie qui dépend des câbles sous-marins. Le ciel, on ne le contrôle pas. Les câbles, si. Presque. Et surtout, on contrôle enfin la température pour le touriste qui paie.

Et quand tout aura brûlé, quand les dernières vignes seront devenues des souvenirs sur un disque dur, nous pourrons enfin dire, avec la fierté tranquille des peuples qui ont compris leur époque :

« Nous n’avons plus d’eau pour les arbres. Mais venez donc vous rafraîchir chez nous. Nos serveurs sont à température idéale, et le Wi-Fi est gratuit. »

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10 juillet 2026 5 10 /07 /juillet /2026 13:34

"C'est pas Versailles ici ?"

Anonyme 2026

Allons, enfilons nos lorgnons de détective, sans trop nous faire d’illusions. Le jeu des sept différences, ou peut-être des sept ressemblances, c’est selon. On va gratter un peu la surface, histoire de rire jaune.

Premier indice, le pantouflage, ce grand ballet national.  
Chaque saison, une fine brochette de hauts fonctionnaires quitte les lambris de Bercy ou de l’Élysée pour atterrir, comme par enchantement, dans les conseils d’administration des banques, des cabinets de conseil ou des grands groupes. On appelle cela « pantouflage », mot charmant qui sent bon la laine et le velours. Demain ils seront les mêmes hommes, simplement avec une carte de visite plus dorée. Curieux comme l’élite formée dans les mêmes écoles finit toujours par se retrouver du même côté de la table, n’est-ce pas ? Pure coïncidence, bien entendu.

Deuxième indice, à qui appartiennent les journaux, déjà ?  
Arnault, Niel, Bolloré, Drahi… Une poignée de très grandes fortunes qui tiennent des empires de presse et de télévision. On leur doit sans doute une certaine variété d’opinions : ils choisissent eux-mêmes les nuances. Posséder le récit, c’est déjà posséder une partie du pouvoir. Certes, il reste quelques îlots de presse indépendante et des médias publics, mais on sent bien que la liberté de ton a ses limites raisonnables.

Troisième indice, le financement de la vie politique.  
Ici, la France se donne des airs vertueux : plafonds de dépenses, interdiction des dons d’entreprises, remboursement public. Rien à voir avec les grandes orgies américaines. Un milliardaire ne peut pas, légalement, acheter une élection d’un seul chèque. Il peut toutefois acheter les journaux, les instituts de sondage, les think tanks qui préparent les esprits. C’est plus raffiné, plus discret.

Quatrième indice, la fiscalité et ses délicates attentions.  
Suppression de l’ISF, remplacement par un IFI plus léger, flat tax sur les revenus du capital, niches fiscales accueillantes… Autant de mesures présentées comme modernes et dynamiques. On nous assure pourtant que la France reste championne de la redistribution, avec ses services publics et sa protection sociale. Sans doute. Mais on remarque tout de même que les plus habiles paient souvent, proportionnellement, un peu moins que le médecin de quartier. Simple arithmétique, paraît-il.

Cinquième indice, le lobbying, ce discret murmure.  
Les cabinets de conseil qui soufflent les réformes, les représentants d’intérêts qui entourent les textes, les grandes entreprises qui inspirent les lois agricoles ou environnementales… Tout cela existe, fort poliment enregistré auprès de la Haute Autorité pour la transparence. Est-ce de l’influence légitime ou une capture progressive ? La question reste d’un goût exquis.

Alors, verdict ?  

On trouve assez d’éléments pour nourrir le soupçon : allers-retours public-privé, concentration des médias, fiscalité complaisante, influence discrète mais constante de l’argent. De quoi faire naître l’impression tenace que le bulletin de vote pèse parfois moins lourd que certains carnets de chèques.

Pourtant la France conserve encore quelques garde-fous : élections disputées, encadrement du financement politique, une justice qui bouge parfois, une presse plurielle quoique fragile, et un État qui redistribue encore beaucoup, du moins sur le papier.  

Entre la caricature d’un pays dirigé par quelques grandes fortunes et le beau récit d’une démocratie sociale exemplaire, la vérité loge dans une zone grise fort étendue. Grise à souhait. Et l’on sent bien que ce gris ne va pas s’éclaircir de sitôt.

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7 juillet 2026 2 07 /07 /juillet /2026 18:06

"Dans un incendie, entre un Rembrandt et un chat, je sauverais le chat."

Alberto Giacometti 

La grande salle de Kaamelott pue la fumée, le pin cramé et le désespoir administratif. Arthur a la tête du type qui a compris depuis longtemps que tout le monde se foutait de sa gueule. Les chevaliers sont là, blasés, comme des vieux briscards qui ont vu trop de magouilles.

Arthur : Allez, mes chers abrutis, encore une belle saison des feux dans les Pyrénées-Orientales. Plus de mille hectares partis en fumée, et tout le monde qui fait semblant de tomber des nues. On découvre, avec une surprise feinte, que l’arrachage des vignes, c’était exactement autant de pare-feu qu’on a nous-mêmes liquidés à coups de primes européennes. La fin du pastoralisme ? Autant de touffes d’herbes sèches qui n’ont pas été broutées et qui ont servi de relais impeccable pour les flammes. C’est beau, hein ? On détruit ce qui protège, on paye pour ça, et après on pleure en commission d’enquête. Du travail de haute voltige.

Perceval : Ouais, Sire. Avant, y’avait des bergers et des bestiaux qui tondaient gratis. C’était ringard, ça. On a préféré la modernité : arracher, subventionner la friche, laisser la garrigue reprendre ses droits. Résultat ? Le feu cavale plus vite qu’un député qui sent l’odeur des enveloppes. L’année dernière dans l’Aude, seize mille hectares qui ont cramé comme du papier à cigarette. Là où la vigne tenait encore, elle a fait son boulot. Là où on avait tout arraché… ben c’était l’autoroute pour l’enfer. Les pompiers l’ont dit : facteur aggravant. Mais bon, qui écoute les pompiers quand on a des objectifs de « restructuration » à tenir ? 

Lancelot : Magnifique. On file quatre mille balles l’hectare pour arracher ce qui marchait depuis des siècles, et on s’étonne que la nature devienne un immense bidon d’essence. Les vignes, c’était le dernier coupe-feu gratuit dans ces caillasses. Bien tenues, pas d’herbe au pied, le feu se casse les dents. Maintenant ? Des friches à perte de vue. Bravo les génies. On a transformé des pare-feu vivants en zones sinistrées subventionnées. Du pur génie administratif.

Karadoc : Le pastoralisme ? Ringard aussi, évidemment. Des moutons qui entretiennent le terrain sans rien demander ? Trop simple. On préfère payer des machines, des études, des rapports, et laisser brûler. C’est plus moderne. Et puis ça fait de belles images pour le journal de 20 heures : « Le drame climatique ». Ouais, le climat a bon dos. Nous, on a juste passé des années à scier la branche sur laquelle on était assis.

Léodagan : Un quart du vignoble des Pyrénées-Orientales qui va disparaître en deux ans. Et après on viendra nous expliquer que c’est la faute au réchauffement, pas à nos conneries. C’est comme si on virait tous les gardes du corps d’un caïd et qu’on s’étonnait qu’il se prenne une bastos. Cynique ? Non. Réaliste.

Arthur, avec un rire amer : La vigne, c’était le meilleur rempart qu’on avait. On l’a vu clairement : là où elle restait, le feu s’arrêtait net. Là où on l’avait liquidée pour « adapter la production », la garrigue a fait le reste. On paye pour détruire les solutions naturelles, et on s’indigne que le problème empire. C’est pas de la politique agricole, c’est une vaste escroquerie à ciel ouvert. On restructure, on optimise, on modernise… et on finit avec des cendres et des viticulteurs ruinés qui demandent des aides. Cercle vicieux de première classe. 

Perceval : Au fond, on n’aime pas vraiment la terre. On aime les plans sur le papier. Le berger ? Trop sale. La vigne bien entretenue ? Trop compliqué. On préfère tout laisser partir en friche et appeler ça « transition écologique ». Pendant ce temps, le feu rigole. Il sait qu’on est plus forts pour distribuer des subventions que pour empêcher la catastrophe.

Arthur, glacial : Alors on continue, hein ? Encore un peu d’arrachage, encore un peu de friche, encore quelques beaux incendies pour justifier de nouvelles primes. Le contribuable adore ça. Et pendant qu’on y est, on va blâmer le climat, qui ne vote pas. C’est plus facile que d’admettre qu’on a passé dix ans à tout foutre en l’air avec application.

Léodagan : Si un jour ils veulent vraiment arrêter les conneries, ils ramèneront les troupeaux et ils garderont les vignes stratégiques. Mais bon… je parie plutôt sur une nouvelle commission et un beau rapport de trois cents pages. Ça fera plus sérieux.

Arthur : Allez, messires. Le spectacle continue. La France brûle, mais au moins elle brûle proprement… avec des subventions.Rideau. c'est une autre bibliothèque qui a brulé...

Quelque part, un fonctionnaire remplit un formulaire en sirotant un pastis, pendant qu’un berger marmonne : « Bande d’enfoirés… »Avec toute la tendresse cynique qu’on doit à Michel Audiard et à la réalité du terrain.

 

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6 juillet 2026 1 06 /07 /juillet /2026 15:57

    "Je dis que César ne serait pas un loup, si les Romains n'étaient pas des agneaux ; je dis que César ne serait pas un lion, si les Romains n'étaient pas des biches..."

Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ (1982) de Jean Gouyé, dit Jean Yanne

Après l'incendie, certains politiques, nous font savoir, que ce que nous contemplons comme paysage du désastre n'est pas la conséquence de leurs incuries, mais la faute de nos responsabilités individuelles non-assumées . S'il y a une part de conneries individuelles, qui, lorsqu'elles sont  additionnées forment les grands fleuves, il faut regarder la structure déterminée par la hiérarchie de la norme passée à la moulinette de ce qu'on (ou con, mais là encore, comme le disait le Général à Leclerc: "vaste programme!") appelle pudiquement le "mille-feuille administratif": qui n'est pas l'archipellisation du pouvoir, mais la multiplication des guichets (et au passage de la masse salariale des guichetiers)

Alors que le personnel politique, ne regarde pas la paille dans l’œil du citoyen, mais l'IPN rouillé qui est dans le sien...Et on pourra tuer le veau gras  ensemble, qu'il mangera sans nous à Versailles !

Alors lorsqu'un élu a l'outrecuidance de nous parler du fait que "l'état ne doive pas être une nounou!" (Ce en quoi, il confirme que l'on nous traite comme des enfants: c'est ce qui reste du citoyen lorsqu'on lui a ôté sa souveraineté!) , pour éviter de reconnaître les manquements du personnel de la structure, l'État : faudrait quand même pousser mon maire dans les orties.

Surtout au prix qu'il coute. Il y a d'ailleurs une blague qui circule en France: "Tu sais comment on fait fortune ici ?Non. On achète un élu au prix qu'il veau, et on le revend au prix qu'il dit valoir! "

Ainsi, comme on demande "la dignité" d'attitude de la part des familles des victimes, on pourrait l'à souhaiter comme un vieux pieu de la part de la nomenclature...

J'imagine aussi, que si les Pyrénées-Orientales avaient changé de nom avant, comme pour le nez de Cléopâtre, une partie du territoire ne servirait pas d'urne à l'autre partie. Il faut encore une fois citer, qu'à la chute de Constantinople en 1453 , au moment où les turcs enfonçaient la muraille: à la cour, on s'interrogeait sur combien de Canadair pouvait danser à la pointe d'une aiguille.Mais si, le mot Pyrénées-catalane passe, on pourra savoir à qui appartenait le tas de cendre: "mais où sont les neiges d'antan ?" se demande-ton aux Angles à défaut de cycles. 

Deu gracia, la République a encore de beau reste et des préfets qui tiennent le coup avec ce qu'on leur laisse pour administrer un territoire déconcentré.

Cela dit, et lorsque l'absence de honte sera bue, l'heure des comtes (oui, monsieur) sera venue, et nous pourrons enfin être débarrassé des petits marquis poudrés et autres merveilleuses...Ou alors, il faudra créer, après la tombe du soignant inconnu, l'urne du pompier inconnu, lui aussi !  

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5 juillet 2026 7 05 /07 /juillet /2026 20:24
Crédit photo page facebook : Météo Pays Catalan

Un important incendie de forêt, déclaré samedi 4 juillet 2026 vers 19h30 sur la commune de Trévillach, a rapidement pris de l’ampleur dans les Pyrénées-Orientales. Attisé par une forte tramontane, des températures élevées et une faible humidité, le feu a parcouru plus de 1 650 hectares en moins de 24 heures. Face à la menace d’une propagation incontrôlable vers le massif des Aspres, le préfet Pierre Regnault de la Mothe a ordonné l’évacuation préventive de milliers d’habitants. 

 

Communes concernées par les évacuations Sur ordre du préfet, les habitants des communes suivantes du massif des Aspres sont actuellement évacués de manière progressive et ordonnée :

Caixas
Castelnou
Camélas
Saint-Michel-de-Llotes
Corbère
Boule-d’Amont
Casefabre
Corbère-les-Cabanes
Marcevol (notamment le prieuré)
Terrerach (Tarerach)
Montalba-le-Château
Oms
Montauriol
Tordères
Llauro
Tallet (Taillet)
Taulis
Prunet-et-Belpuig
Sainte-Colombe-de-la-Commanderie

Ces évacuations touchent environ 5 000 personnes. Les habitants sont acheminés vers des lieux d’hébergement sécurisés dans d’autres communes du département. Les opérations se déroulent dans le calme et par priorités géographiques. 

feuxdeforet.fr

Situation opérationnelle

Près de 700 sapeurs-pompiers, soutenus par environ 200 véhicules et 9 moyens aériens (Canadair, Dash et hélicoptères bombardiers d’eau), luttent sans relâche contre les flammes. Des renforts extra-départementaux et européens sont engagés. Le feu, qui n’est plus en propagation libre mais reste très actif, menace particulièrement les secteurs d’Ille-sur-Têt, Rodès et Bouleternère. Une première ligne d’habitations a été évacuée à Rodès (environ 80 personnes), tandis que les autres habitants de ces communes sont appelés à se confiner. Des blessés (un pompier et un habitant en urgence absolue) sont à déplorer. 

 

Plusieurs routes sont fermées (RD2, RD17, RD66, etc.) pour faciliter les opérations de secours et assurer la sécurité.

Contexte et mesures complémentaires

Cet incendie intervient après d’autres départs de feu récents dans le département. Le massif des Aspres, très boisé et difficile d’accès, présente un risque élevé en cas de propagation. Le préfet a comparé la situation à l’incendie majeur de 1976 qui avait ravagé la zone. Par ailleurs, la 3e étape du Tour de France (prévue le lundi 6 juillet) est maintenue mais fortement adaptée : elle se déroulera sans public sur la partie française, avec une caravane publicitaire réduite. Les autorités appellent à la plus grande prudence, à éviter le secteur et à suivre scrupuleusement les consignes des maires et des services de secours. Une cellule de crise est active, notamment à Ille-sur-Têt.Actualisation : La situation évolue rapidement. Consultez les communiqués officiels de la préfecture des Pyrénées-Orientales et du SDIS 66 pour les dernières informations. Restez vigilants et solidaires face à cet événement majeur.

 

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20 juin 2026 6 20 /06 /juin /2026 21:06

"Un gouvernement qu'on soutient, est un gouvernement qui tombe !" 

Charles-Maurice de Talleyrand Périgord 

Attention ceci est une parodie, mais qui reprend les éléments du vrai communiqué (voir au-dessus), notre texte tente reprendre le complexe mental du moment : entre cour de récréation et guerre froide !

Ha ça sent la Pravda de l'époque des procès de Moscou. Reçu par pneumatique dans l'après midi, le parti demande à Annabelle de se sacrifier pour un parti, dont elle ne fait pas partie. Mais qu'elle se rassure, néanmoins la camarade Langevine lui fait dire que le parti où elle n'est pas :reconnait son apport à la lutte anti-fasciste et qu'il le soutiendra comme la corde le pendu !

"Notre Place Publique vaincra, et longue vie au camarade secrétaire Général Raphaël Glucksmann, qui saît ce qu'est la souffrance depuis son aventure géorgienne !"

"PS: On ne pourra pas dire que l'honneur de place publique s'appelle fidélité ! "

COMMUNIQUÉ OFFICIEL
PRAVDA DU PARTI 

"Vendredi 19 juin  À tous les travailleurs et travailleuses d’Occitanie !

Les ennemis du peuple, les provocateurs fascistes et leurs complices des réseaux sociaux ont une nouvelle fois lancé une odieuse campagne de calomnies et de mensonges éhontés pour tenter de salir le nom de Place Publique Occitanie et de son dirigeant Raphaël Glucksmann.

Dans un accès de rage impuissante, ces valets de l’extrême droite cherchent à associer notre mouvement à une polémique artificiellement créée lors du conseil municipal de Perpignan du 17 juin dernier.

Place Publique rétablit fermement les faits devant le peuple.La citoyenne Annabelle Brunet n’est ni n’a jamais été une élue de Place Publique. Elle n’a jamais représenté notre formation. 

Membre du Nouveau Centre, parti (petit bourgeois)dirigé par Hervé Morin, dont elle est la cheffe de file à Perpignan et dans les Pyrénées-Orientales, elle figurait sur la liste d’union aux dernières élections municipales exclusivement en tant que représentante de sa propre formation. Place Publique n’assume aucune responsabilité dans ses actes individuels.

Les demandes de précisions, de contexte ou de justifications doivent être adressées directement à l’intéressée et à sa formation politique, qui se sont déjà exprimées publiquement.

Nous connaissons les convictions d’Annabelle Brunet. Nous n’avons aucun doute sur son aversion viscérale pour le nazisme et son engagement constant contre toutes les formes de xénophobie.

Au conseil municipal, elle a courageusement combattu la décision réactionnaire de Louis Aliot visant à conditionner les subventions aux associations à leur participation aux cérémonies officielles de la ville – tentative évidente de mise au pas autoritaire du tissu associatif perpignanais.

Cette polémique nauséabonde n’est qu’une diversion grossière destinée à masquer la nouvelle mise en lumière de l’idéologie véritable de Louis Aliot et de son entourage.  Elle intervient en effet immédiatement après la révélation scandaleuse du tatouage SS, (non agréé par la société des amis des bandéristes et la division Azof goodies trade mark ltd https://www.youtube.com/watch?v=ztEFMQsAEgI)arboré par un agent municipal, ancien élu de la majorité Aliot durant le mandat 2020-2026.

Sur cette affaire grave, la mairie de Perpignan garde un silence coupable. Le maire a par ailleurs accordé sa première interview non pas à un organe de presse sérieux, mais au média d’extrême droite Frontières.Nous refusons de nous laisser entraîner dans cette stratégie fasciste d’agitation permanente et de diversion.

L’engagement de Raphaël Glucksmann et de Place Publique dans la lutte implacable contre l’extrême droite et toutes les formes de haine est total et sans faille depuis la fondation de notre mouvement.

Aucune calomnie ne pourra l’entacher.Dans leur tradition bien connue de faire feu de tout bois sur les réseaux sociaux, certains adversaires politiques sont définitivement tombés dans l’ère de la post-vérité, domaine dans lequel ils excellent.

Nous le déplorons avec mépris.Les habitantes et habitants de Perpignan méritent des élus dignes qui s’attaquent aux vrais problèmes de la ville. La cheffe de file perpignanaise de Place Publique, Agnès Langevine, conseillère municipale d’opposition, continuera sans relâche d’exiger des réponses concrètes sur ces enjeux et de défendre les valeurs républicaines qui fondent notre combat.

Le combat contre l’extrême droite et tous ses symboles est et restera dans l’ADN de Place Publique.
communication@place-publique.eu (mailto:communication@place-publique.eu)

Vigilance et fermeté révolutionnaire !
Place Publique Occitanie"

 

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19 juin 2026 5 19 /06 /juin /2026 10:41

"Quand on ne peut pas abattre quelqu’un politiquement, on essaie de faire naître un scandale contre lui."

François Bayrou 

Félicitations à Annabelle Brunet qui avec son geste est passé en division nationale, puisque, elle a retenu à la fois l'attention du LFiste Sébastien Delogu qui s'est fendu d'une vidéo, ainsi que d'Isabelle Balkany de Levallois Péret qui s'est fendue d'un post.

Sébastien Delogu n'aurait pas été surpris par ce geste de la part d'une mairie RN, mais que ce soit la fausse gauche Glucksmann, si ça peut aider à voir qui est la vrai et voter pour elle, c'est pas si mal. 

Quant à Isabelle Balkany, elle intervient sur le plan moral et que "certains élus" "ne méritent pas de l'être" (ou de ne pas être, telle est la question) surtout à la veille du 18 juin, et l'appel du Général de Gaulle ...

On appelle désormais Annabelle, la belle au bras tendu : pour se faire oublier, elle devra devenir la Vénus de Milo !

À ce jour, sa colistière Agnès Langevine, n'a toujours pas fait envers elle, acte de devoir de mémoire !

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18 juin 2026 4 18 /06 /juin /2026 20:45

Il fallait bien se douter que la geste d'Annabelle Brunet, aurait l'effet de la villa de Barbara Streisand.Car ce qui semblait avoir commencer comme une bonne farce de collégien va prendre une ampleur nationale. Pour Annabelle B, faire un salut Nazi, c'est comme récupérer des crottes de chien, emballer dans du papier journal, le déposer sur le paillasson du voisin, y mettre le feu , sonner et que celui-ci éteigne "l'incendie" en l'écrasant avec ses pieds: se maculant au passage d'excrément...

Sauf que cet humour potache, n'a jamais tué six millions de personne et plus encore.

C'est toujours le cas avec ceux qui ont l'histoire approximative: on brandit sans penser à l'impact de ce qu'on a brandi... Si j'étais con moi-même, je dirais qu'on ne l'a pas vu à Stalingrad, au moins le 2 février 1943, qui sonna la victoire des troupes soviétiques, le coup d'arrêt de l'armée de l'Allemagne Nazie, et la possibilité d'une contre-attaque, pas plus sur les plages de Normandie avec le commando Kieffer, pas plus que dans la deuxième DB de Leclerc. Vous, me direz que moi non plus, mais il ne met jamais venu à l'esprit de tendre la main ainsi...Et aussi comme Picard et Normand, à l'instar de la chanson patriotique "la mendiante de Strasbourg": "aux Allemands je ne tend pas la main..."

Il y a aussi le silence assourdissant, au moment où j'écris ses lignes, de sa camarade tête de liste Agnès Langevine grande chasseuse de Nazis, qui doit les prendre pour des Pokémons rares à attraper comme dans l'appli : avec un peu de chance, elle passera entre les gouttes du scandale ! 

Cnews s'est jeter sur l'info en nationale , peux être qu'elle ne sera pas reprise ailleurs,  si l'on fait des neuvaines à Sainte Rita, la patronne des causes perdues...

Plus le temps passera,  et plus la dignité et l'intelligence de Jacqueline Amiel-Donat va nous manquer

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