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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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18 janvier 2026 7 18 /01 /janvier /2026 18:08

"En 2018, le mouvement des Gilets Jaunes a bouleversé la France. Ma mère en faisait partie. Moi, je suis restée à distance, sans comprendre. Aujourd'hui, je ressens le besoin de dire : j'ai compris. Ce film ne veut pas rejouer le passé, mais prendre le pouls du présent."

Léna ICHKHANIAN

 

 


Vingt-quatre ans, Saint-Étienne en guise de point de départ et de point de non-retour.  Lena ICHKHANIAN fait un film. Il s’appelle Fenwick.  Ce n’est pas un film gentil. Ce n’est pas non plus un film qui hurle pour qu’on l’entende. C’est un film qui écoute – vraiment – ceux que les micros des plateaux snobent depuis des années, ceux qu’on filme de loin quand ça casse, mais qu’on n’entend jamais quand ils parlent calmement, quand ils disent pourquoi ça a cassé depuis si longtemps.Partout où les Gilets jaunes ont laissé des traces de pneus, de lacrymo séchée et de discussions à 4 heures du matin autour d’un brasero qui pue le gasoil, Elle et son équipe ont roulé.

Drôme, Bourgogne, Lorraine, banlieue parisienne, Besançon, et bien sûr Saint-Étienne – la ville qui m’a appris à reconnaître la rage avant même de savoir la nommer.

Ils ont cherché un mot. Un visage. Celui de la colère sociale qui ne s’excuse plus d’exister.

Retraités qui comptent les centimes sur le ticket de caisse, gamins qui savent déjà que le diplôme ne sauvera rien, anciens manifestants aux mains encore marquées par les flashballs, ex-CRS qui baissent les yeux quand on leur demande pourquoi ils ont cogné, habitants des quartiers où la police passe plus souvent que le facteur : une dizaine de voix, pas plus, mais choisies comme on choisit des témoins oculaires après un accident industriel. Pas pour faire joli sur l’affiche. Pour essayer de comprendre comment ça bouillonne encore sous la peau du pays, comment ça s’exprime, comment ça se tait quand les caméras repartent, comment ça revient en force dès que le prix du fioul ou du pain flambe à nouveau.

1 h 12. Pas plus.

Parce que la vérité n’a pas besoin de trois heures pour se faire entendre quand on la laisse parler sans lui mettre de filtre.Visa CNC en poche. Première projection au Méliès à Saint-Étienne en décembre : salle comble, des gens debout au fond, des questions qui duraient plus longtemps que le générique. D’autres projections se montent, lentement, comme un barrage filtrant qui finit par laisser passer la lumière.

Aujourd’hui, avec ce qui se passe ces dernières semaines – les cortèges qui repartent, les ronds-points qui toussent à nouveau, les visages masqués par la colère plutôt que par le virus –, je me dis que Fenwick n’est pas un film sur le passé. C’est un film sur ce qui n’a jamais vraiment cessé de brûler.

On cherche une salle. 200 places minimum.

Dans les prochaines semaines. Parce que ce n’est pas le moment de parler tout seul dans le vide.  Si vous avez une salle, un public, une envie de mettre le doigt dans la plaie qui ne cicatrise pas : contactez-moi.  La colère sociale ne demande pas la permission pour exister.
Elle demande juste qu’on arrête de faire semblant de ne pas l’entendre.Léna – Fenwick – janvier 2026

 

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7 janvier 2026 3 07 /01 /janvier /2026 23:16

"Ce qui rend un homme malheureux, ce n'est pas de mourir, ni même de mourir de faim. Beaucoup d'hommes sont morts.Tous les hommes sont mortels. C'est de vivre dans la misère sans savoir pourquoi, de travailler comme des bêtes sans rien gagner, d'avoir le coeur usé, d'être épuisé, isolé, sans amis, dans un "laissez- faire "glacial et généralisé."
Jack London
(Le peuple d'en bas)

Pour l’instant, aucune réaction publique des bénévoles impliqués, des élus ou de la mairie n’a été rapportée dans les médias. L’article de Marianne est la seule source qui a couvert cette affaire jusqu’à présent ; les journaux locaux comme L’Indépendant ou France Bleu n’en parlent pas encore.C’est une enquête préliminaire, donc les faits allégués restent à prouver. Si de nouveaux éléments émergent (auditions, perquisitions, etc.), ça pourrait évoluer rapidement. Quand les bénévoles détournent l'aide alimentaire : drôle de scandale à Pézilla-la-Rivière Resto des sans-coeur Par Léo Le Calvez Publié le 07/01/2026 à 18:00

Les Loups Affamés de Pézilla

Dans les plaines brûlantes du Roussillon, où le vent du sud charrie l'odeur des vignes et de la terre sèche, se dresse le petit bourg de Pézilla-la-Rivière. La Têt coule là, lente et paresseuse sous le soleil catalan, bordée de peupliers qui murmurent comme des sentinelles fatiguées. C'est un pays de contrastes : la richesse des récoltes pour certains, la misère nue pour d'autres. Et dans cette lutte éternelle de l'homme contre la faim, contre la nature impitoyable de la vie, surgit une histoire primitive, presque animale – celle des colis alimentaires qui devaient nourrir les faibles, mais qui, au fil des ans, se vidaient comme une proie dévorée par la meute.Imaginez l'homme primitif, celui qui gratte la terre pour survivre, qui attend sa part du gibier communal.

À Pézilla, depuis 2015, le Centre Communal d'Action Sociale distribuait ces colis, fruits des invendus des grandes surfaces, des subventions de l'État et de l'Europe. Des pâtes, du lait, des conserves – des miettes de la civilisation moderne pour ceux que la vie avait brisés. Les bénéficiaires payaient une petite contribution, modeste, et venaient chaque lundi au local du 14 Carrer Pau Berga. Ils repartaient avec l'espoir d'un repas décent, d'une trêve dans la bataille quotidienne contre le vide de l'estomac.Mais la nature humaine est plus féroce que le vent de la tramontane.

Depuis au moins 2019, disent les plaignants, un système s'était installé, sournois et implacable. Les bénévoles, ces gardiens autoproclamés de la charité, se servaient les premiers. Les colis arrivaient pleins ; ils repartaient maigres, vidés de leur substance. Les denrées disparaissaient dans les coffres des voitures, emportées vers des maisons confortables.

Des témoins parlaient de dégustations dans le local même – des produits testés, goûtés, consommés par ceux qui devaient seulement distribuer. Et parmi ces bénévoles, certains portaient l'écharpe des élus : l'adjointe aux affaires sociales, Nathalie Piqué, une femme de soixante ans, candidate à la succession du maire, vice-présidente du CCAS. Elle, qui veillait sur les pauvres, était accusée de fermer les yeux – ou pire.Un détective privé, mandaté par un plaignant, avait suivi la meute de juin à octobre. Ses rapports étaient froids, précis, comme le journal d'un trappeur dans le Yukon : des bénévoles chargeant des sacs entiers, repartant vers leurs foyers.

Des excédents, disaient-ils, distribués aux animaux ou aux bénévoles eux-mêmes. Mais la loi de la jungle n'admet pas cela : quand le faible attend sa part, le fort ne doit pas la lui ravir sous prétexte de surplus.Début décembre 2025, deux plaintes atterrirent au parquet de Perpignan. Un bénéficiaire et un proche, soutenus par six attestations d'autres affamés, brisèrent le silence. "J'avais honte d'être pauvre, honte qu'on profite de nous comme ça", écrivit l'une des victimes. Honte, oui – cette émotion primitive qui ronge l'âme comme le froid ronge la chair. Et pourtant, dans cette honte naquit le courage, celui de l'homme qui, acculé, se redresse et frappe.

L'adjointe se défendit : les supermarchés réduisent les dons, les bénéficiaires augmentent. Des excédents légitimes pour les bénévoles ou les bêtes. Une seule dégustation, pour tester un produit périmé. Le maire, Jean-Paul Billès, vieil ours de près de quarante ans au pouvoir, soutint la même ligne.

Mais les gendarmes enquêtaient désormais, et la vérité, comme un feu allumé dans la neige, pouvait tout consumer.Dans cette lutte, il n'y a pas de héros triomphants, seulement des survivants. Les pauvres de Pézilla, ces loups affamés aux portes de la richesse, avaient enfin hurlé. Et dans leur hurlement, on entendait l'écho ancestral : l'homme est un animal social, mais quand la faim dicte la loi, la meute se retourne contre les siens. La civilisation n'est qu'une fine couche de glace sur le fleuve sauvage de nos instincts. À Pézilla-la-Rivière, cette glace craquait, et l'eau froide de la justice commençait à couler. La bataille pour le pain quotidien continuait, impitoyable, sous le soleil implacable du Midi.

 

 

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7 janvier 2026 3 07 /01 /janvier /2026 17:15

“Les femmes pudiques se donnent les yeux fermés, pour ne pas assister à leur chute.”

Robert de Flers
 

" L'Indépendant des Pyrénées-Orientales, quotidien qui paraît toujours à Perpignan, est un des trois plus vieux journaux de France puisqu'il a été créé en 1846. Il n'est dépassé que par Le Figaro et le Courrier de Saône-et-Loire, qui datent de 1826."

L'année 2026 s'annonce comme une année de bouleversement . Une vidéo de l'indépendant circule sur les réseaux, une campagne payée! On y voit voit Laure Moisset de la rubrique "Chien écrasé", enfin la rubrique "faits divers" filmée depuis la salle de rédaction du journal qui déambule (de savon) afin de créer un effet dynamique et tenant à peu près ce langage: "On dit que les faits divers c'est sale, sordide, mais les faits divers finalement, c'est nous!" . Elle termine son allocution en nous invitant à cliquer sur le lien, pour s'abonner. Par la suite, c'est le gars de la rubrique sport que s'informer en s'abonnant au journal! 

En quoi ce type de rubriques sont-elle importantes, à moins d'être une victime ou un proche pour lire journal. C'est une captation malsaine de l'attention qui pourrait se reporter sur des sujets qui touchent réellement la majorité des habitants du département. Mais voilà, le modèle économique de la presse a évolué: ce ne sont plus les lecteurs qui achètent le journal, il est vendu en tranche de pub ou de subvention. Alors, la logique faisant, c'est celui qui paie l'orchestre qui choisit la musique ! 

Et puis, l'indépendant , c'est aussi un prédateur de presse rivale.

"La semaine du Roussillon" fondé le 12 avril 1996 par Antoine Gasquez, qui en est toujours le directeur de publication, gérant et rédacteur en chef.Le journal a été racheté par le groupe Midi Libre/L'Indépendant en 1997, puis racheté par son équipe (menée par Gasquez) en 2009 pour retrouver son indépendance.
Depuis 2009, il reste indépendant, sans appartenance à un groupe de presse, et Antoine Gasquez en est le gérant (via les Éditions de Celestina).

 Beaucoup plus tard, en 2014,"L’Echo du Roussillon", porté par Pierre Ginabat, ancien directeur administratif et financier du quotidien . Le 20 février 2014, a cessé de paraître en septembre 2014, après seulement sept mois d’existence.https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2014/03/presse-papier-les-echos-du-roussillon-un-nouveau-quotidien-dans-les-po-interview-pierre-ginabat-par-nicolas-caudeville.html

Mais déjà , 2011 Le CSA retire l'autorisation d'émettre à la future ex Tv de l'indépendant et du Conseil Général pour caducité

"C'était en juillet 2007 que l'on apprenait le résultat de l'appel d'offre du CSA pour la TV locale. En Lice, il y avait un regroupement d'entreprises de jeunes professionnels du monde de la vidéo, le groupe Hersan associé à la mairie de Perpignan, ainsi que l'indépendant en partenariat avec le Conseil Général des Pyrénées-Orientales. Ce fut ces derniers qui l’emportèrent. Mais d'entrée de jeu, ils ne savaient pas quoi faire de cette victoire : une télé à faire tourner, ça coûte cher ; et le journal était déjà conséquemment endetté. Et puis la presse TV, ce n'est pas la presse papier ! Alors, en douce, le directeur de l'indep avait rencontré les jeunes entrepreneurs de vidéo pour leur demander s'ils ne pouvaient pas (vu que leur projet avait du contenu et de l'expérience professionnelle) de leur construire des programmes, mais si possible gratuits ! Autant dire, cent balles et un mars, et le cul de l'infirmière, mais sans anchois !"https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/article-media-66-le-csa-retire-l-autorisation-d-emettre-a-la-future-ex-tv-de-l-independant-et-du-conseil-ge-91058475.html

 Les nouvelles technologies qui se dépendent à la vitesse d'un cheval au galop, l'Indépendant n'est pas le premier à passer numérique.

Et quand, il y vient c'est en vue d'abandonner le papier, avec en slogan interne "web first" . Petit à petit, il abandonne le terrain de la presse pour "pute à clic". Ne forme plus une force frappe pour les événements avec France3 Pays Catalans et Ici-Roussillon (ceux-là sont aussi en perte de vitesse). Il fait des podcasts audio / vidéos sans mettre l'investissement nécessaires. Désormais, il se veut en concurrence avec tout et tous, veut des exclusivités sans retour d'ascenseur, parce qu'il se pense encore incontournable . 

Et puis avec la lessiveuse" achat / vente" et sa conséquence direct le départ des meilleures journalistes par "close de conscience"  

Le titre, ce n'est le PSG, il a plus recruté des personnes de leurs réseaux, plutôt que des locomotives de l'écriture. Leurs invités pour interviews sont récurants et célèbre la "sublime répétition" de leur laïus . Ceux-là ont la carte et sont les "éternels" spécialistes en figure de proue ! 

Rajouter à cela, le traitement que journal a réservé au gilets jaunes: vue la force du mouvement leur a fait perdre beaucoup de lecteurs (mais pas les annonceurs, après tout c'est qui les font manger pas les lecteurs: après tout, ce sont eux "les catalans" qui les font gagnés. 

Il ne semble pas non plus s'intéresser à ce qu'il ne comprend pas: le journal est plus ardent sur le festival "les déferlantes" (à tel point que le groupe la Dépêche du Midi, dont il dépend a fini par racheter l'entreprise "Frontera" qui le produit), ou "le festival mondial de la saucisse catalane" , qu'un colloque sur l'histoire de la presse locale. 

Un colloque consacré à l’histoire de la presse dans les Pyrénées-Orientales (Roussillon) s’est tenu à Perpignan en 2020, organisé par l’Association pour la promotion de l’histoire dans les Pyrénées-Orientales (APHPO).

Il s’agit du 4e colloque de cette association.Les actes de ce colloque ont été publiés sous le titre Aperçus de la presse roussillonnaise, dirigés par Gérard Bonet, historien spécialiste de la presse locale (notamment auteur d’une thèse sur L’Indépendant des Pyrénées-Orientales). Ce volume rassemble une quinzaine de communications, mêlant :monographies de titres de journaux,
approches thématiques,
évolutions techniques,
témoignages de journalistes.

Il couvre l’histoire de la presse quotidienne à Perpignan (de la Troisième République à nos jours), la presse spécialisée (agricole, corporatiste, communiste comme Le Travailleur catalan), et inclut une bibliographie sur la presse, l’imprimerie et la librairie dans le département. https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/08/video-conference-sur-l-etat-et-l-histoire-de-la-presse-locale-au-clap-cine-de-canet.html et aussi la part du numérique https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/perpignan-dans-un-monde-connecte-les-medias-locaux-interessent-ils-encore-ses-habitants-par-nicolas-caudeville.html

Tout cela mis côte à côte, explique la chute des ventes de l'indépendant et sa 33 iéme positions sur 33 dans le classement de l'APM L'ACPM, l'Alliance pour les Chiffres de la Presse et des Médias, a pour mission la mesure de l'audience de la Presse et la certification du dénombrement des Médias

 https://www.acpm.fr/Les-chiffres/Audience-Presse/Resultats-par-etudes/OneNext2/Presse-Quotidienne-Regionale

Et l'urgente campagne d'abonnement au plus toulousain des journaux catalans

 

 

 

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6 janvier 2026 2 06 /01 /janvier /2026 13:21

“Il faut feindre la faiblesse, afin que l'ennemi se perde dans l'arrogance.”
 Sun Tzu / L'art de la guerre 

"Car dans un état aussi dangereux que la guerre,les pires erreurs sont celles que nourrissent les bons sentiments."

 "De la guerre" Carl von Clausewitz

  “L’homme qui en a compris un autre est en état de le dominer.”
    
Baltasar Gracian y Morales / Le Héros 

– 6 janvier 2026

Chers compatriotes, alors que la France se réveille une nouvelle fois sous un manteau blanc de 5 à 15 centimètres – qualifié d'« inédit » par les mêmes qui l'étaient l'an dernier –, le pays est plongé dans un chaos multifronts. Plus de 1 000 km de bouchons en Île-de-France, écoles fermées, vols annulés... et maintenant, cerise sur le verglas : les agriculteurs en colère qui bloquent les routes avec leurs tracteurs. Ce lundi 5 janvier, en Normandie, les manifestations paysannes se sont ajoutées au cocktail neige + verglas, transformant les axes routiers en un joyeux mélange de voitures qui patinent et de tracteurs qui barrent tout.

Météo-France sous-évaluée, communication défaillante, et voilà que les paysans, furieux contre la gestion de la dermatose nodulaire, l'accord UE-Mercosur et les coûts de production, reprennent les blocages massifs dès ce début 2026.

Mais dans ce contexte de paralysie totale, une question cruciale s'impose : avons-nous les moyens de tenir sur les vrais fronts qui nous attendent, quand même nos routes intérieures sont déjà occupées par une révolte paysanne ?À l'Est, en Ukraine, les Russes avancent toujours méthodiquement, et notre soutien militaire risque d'être retardé par des tracteurs bloquant les autoroutes vers les ports d'embarquement. À l'Ouest, au Groenland, Trump menace d'annexion, forçant l'Europe à envisager une défense arctique – mais comment envoyer des troupes si nos propres agriculteurs paralysent le réseau routier ? Et maintenant, ajoutons un front intérieur brûlant : la révolte paysanne. Dès le 5 janvier, blocages en Normandie, Isère, Haute-Garonne, Lozère ; convois vers Paris annoncés pour le 8 janvier par la Coordination Rurale ; mobilisations nationales appelées par la Confédération paysanne, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs.

Les motifs ? Une épidémie mal gérée, des importations sud-américaines concurrentielles, et surtout... les coûts exorbitants de l'énergie qui étranglent les exploitations.

Car, comble de l'ironie, pendant que nos agriculteurs bloquent les routes sous la neige, leurs factures d'électricité explosent. Avec la fin de l'ARENH au 1er janvier 2026 et la réforme tarifaire, les prix de gros fluctuent violemment : pics à plus de 244 €/MWh le 5 janvier, et une hausse structurelle attendue qui pourrait alourdir les charges des fermes de plusieurs milliers d'euros par an. Les dépenses énergétiques représentent déjà jusqu'à 9 % des charges variables d'une exploitation, et cette volatilité rend la production invivable. Comment produire du lait, chauffer des serres ou irriguer quand l'électricité coûte les yeux de la tête ? Nos paysans, déjà à genoux, préfèrent monter sur leurs tracteurs pour bloquer le pays plutôt que de payer des factures nucléaires hors de prix.

Et n'oublions pas le front pneus neige : malgré la Loi Montagne, les plaines restent exemptées, et le chaos routier empire avec les blocages agricoles.

Pour équiper nos véhicules (civils comme militaires), nous dépendons des importations chinoises, taxées par l'UE pour protéger Michelin. Les Chinois nous fourniront-ils encore en pneus hiver bon marché, ou nous laisseront-ils glisser – littéralement – vers l'isolement ?En conclusion, mes chers amis, face à ces quatre fronts – l'Est ukrainien contre les Russes, l'Ouest groenlandais contre les Américains, l'intérieur neigeux contre dame Nature, et maintenant la révolte paysanne dopée par les prix fous de l'électricité –, la France semble plus que jamais démunie.

Quelques flocons et une facture EDF suffisent à nous mettre en échec ; imaginez des obus, une invasion arctique ou une vraie crise alimentaire.

Priorisons peut-être : équipons nos routes de sel, nos fermes de tarifs protégés, et nos voitures de pneus adaptés. Sinon, les Chinois riront bien, et nos agriculteurs continueront à bloquer... jusqu'à ce que plus rien ne bouge.

Sources supplémentaires : Mobilisations agricoles (Ouest-France, France 3, Actu.fr, Le Monde, 5-6 janvier 2026) ; Blocages routes et neige (France Bleu, Vinci Autoroutes) ; Prix électricité et impact agriculture (Selectra.info, Sénat questions, Opéra Énergie, 2026) ; Réforme ARENH et hausses (20 Minutes, MoneyVox, Connaissances des Énergies).Restez au chaud, déneigez prudemment, et soutenez vos paysans – si vous arrivez à les rejoindre sans glisser.

 

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5 janvier 2026 1 05 /01 /janvier /2026 13:41

"Je mets les pieds où je veux Little John, et c'est souvent dans la gueule"

💥 Chuck Norris

Un matin de printemps précoce, Donald Trump se réveilla avec l’idée fixe que le Groenland lui appartenait déjà, mais qu’on le lui cachait. Il avait vu une carte la veille, tard dans la nuit, une carte ancienne où les noms étaient écrits en lettres gothiques et où le Groenland ressemblait à une grosse patate verte flottant au-dessus du Canada. Il appela son conseiller militaire préféré, un homme qui portait toujours des lunettes de soleil même dans les sous-sols de la Maison-Blanche.« On va prendre le Groenland, dit Trump.

Tout de suite. »Le conseiller, habitué aux sautes d’humeur géographiques de son président, demanda poliment :« Monsieur le Président, vous parlez bien du Groenland ?

Celui avec les icebergs, les Inuits et le Danemark ? »Trump fronça les sourcils.« Évidemment. Le grand pays vert là-haut. Très grand. Très froid. Très à nous. »Le conseiller ouvrit une tablette, chercha « Groenland » et montra la carte à Trump. Trump regarda l’écran deux secondes, puis secoua la tête.« Non. C’est pas ça. Le mien est plus au sud. Plus drôle. Ils font des films bizarres là-bas. Ils ont un président qui s’appelle Benoît Delépine ou quelque chose comme ça. »

Le conseiller comprit trop tard. Trump parlait du Groland.

Trois semaines plus tôt, les États-Unis avaient envahi le Venezuela après une longue campagne télévisée. Nicolás Maduro avait été capturé dans son palais, en train de manger une arepa au jambon, et emmené menotté vers Miami où on l’avait installé dans une suite au Trump National Doral avec vue sur le green du trou 14. L’opération avait été baptisée « Libertad con Queso ». Tout le monde trouvait ça normal.Maintenant, Trump voulait le Groland.Les avions décollèrent de Caroline du Nord à l’aube. Les porte-avions fendirent l’Atlantique comme des couteaux chauds dans du beurre belge. Les soldats reçurent des briefings simplifiés : « Pays ennemi. Très hostile. Beaucoup de bière. Attention aux saucisses. »Le Groland, lui, ne se doutait de rien. À Groville-sur-Mer, le vice-président Weatherwax buvait un café en regardant la télé nationale qui repassait pour la dix-septième fois Carnaval à Groville.

Les informations annoncèrent soudain : « Alerte orange mayonnaise : des bateaux américains approchent. »

Les Grolandais réagirent comme ils savent le faire : avec une nonchalance héroïque. On sortit les drapeaux, on ouvrit des bières, on prépara des frites. Une milice citoyenne se forma autour d’un barbecue.Les premiers Marines débarquèrent sur la plage de Groville-Plage. Ils s’attendaient à des glaciers et des ours polaires. Ils trouvèrent des cabanes en bois peintes en rouge, des mouettes obèses et un vieux monsieur en marcel qui leur proposa immédiatement une bière pression.« Vous êtes les Américains ? demanda le vieux. Bienvenue au Groland. Vous voulez une fricadelle ? »Les Marines, déconcertés, appelèrent leur commandant.« Mon colonel, on est où là ? Y a pas de glace. Y a des frites partout. »À

Washington, Trump suivait l’opération sur un écran géant.

Il vit les images : des soldats américains jouant aux cartes avec des Grolandais, des tanks coincés dans des files de tracteurs agricoles, des hélicoptères Black Hawk survolant des champs de betteraves.« C’est magnifique, dit-il. Regardez-moi cette conquête. » Un aide de camp osa :« Monsieur le Président… ce n’est pas le Groenland. C’est le Groland. Un pays fictif. Enfin, presque. C’est en France, dans une émission de télé. »

Trump regarda l’aide de camp longuement.« Fake news, répondit-il doucement.

C’est le Groenland. Et maintenant, il est à nous. »Six mois plus tard, le Groland devint le cinquante-et-unième État. On y installa des McDonald’s qui servaient des frites avec de la mayonnaise. Les Grolandais élirent Trump président honoraire à vie. Nicolás Maduro, toujours détenu à Miami, envoya une carte postale : « Merci pour le détour, camarades. »Et la carte du monde, quelque part dans un atlas oublié, sourit discrètement : une grosse patate verte flottant quelque part entre la réalité et l’absurde, avec un drapeau étoilé planté dessus et une odeur de frite dans l’air polaire.

Comme quoi, une lacune de géographie peut parfois changer la forme des continents.Et les saucisses aussi.

 

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4 janvier 2026 7 04 /01 /janvier /2026 14:07

 “La république... la corruption sans doute y paraît plus grande que dans les monarchies. Cela tient au nombre et à la diversité des gens qui sont portés au pouvoir.”

    De Anatole France / L’Orme du mail 

Certains vont croire que je m'acharne sur les listes en présence, pour les prochaines municipales de Perpignan. Il se fait qu'à 3 mois de ses élections, je ne me sens pas possédé par l'esprit démocratique qui souffle, à l'instar de celui de Noël en cette période. Peut-être parce qu'il n'y souffle rien: pas d'idées, de vision et de leur incarnation...Les listes et la presse locale prenne le moment, comme une corvée obligatoire avant de pouvoir se comporter comme des ayant-droits. Ho, on ne leur demande pas de convaincre, mais au moins d'essayer de persuader...

Pourquoi le dimanche au lieu d'aller me promener, au de voir un bon film au cinéma, je devrai me rendre à l'urne comme au cimetière de mes illusions ?

C'est parce que la plupart des citoyens ont la démocratie chevillée au corps, qu'ils ne gouttent pas à votre pantomime dite "représentative" . La presse locale  fait encore mine de s'intéresser, uniquement parce que son modèle économique dépend en partie des subventions, sous forme de pubs ou d'aides (https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2026/01/connivence-presumee-entre-la-presse-locale-et-le-maire-du-barcares-quand-la-publicite-influence-t-elle-la-couverture-mediatique-la-redaction.html ) . Ils savent que vous aimez avoir votre photo dans le journal, pour les vidéos, c'est compliqué parce qu'à l'aire des réseaux ("L'air de la calomnie" de Rossini, c'est un barbier qui ne rase pas gratis https://www.youtube.com/watch?v=6PhEmWGqeeI) : "tout ce que vous direz pourra être reconnu contre vous! "

Alors que vous n'ayez pas le cuir épais, parce que c'est une protection d’origine animal...

Que vous soyez obligés de vous cuirasser de poil de carotte, parce que ça rend aimable et la carotte ne crie pas...Ainsi, vous détestez ce qui sort du feutré pour votre album de coloriage: ça fait tache à votre portrait de Dorian Gray! Mais soyez heureux qu'on rit encore de vous. Lorsque le peuple ou les citoyens en auront mare de se faire élargir le cercle de leur raison, ce sera le retour de la veuve et vous comprendrez ce que signifie : "avoir la tête ailleurs!"

Après tout, nous sommes souverains, et nous pouvons congédier les mauvais compagnons de la commune, avant que vous la tuiez

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3 janvier 2026 6 03 /01 /janvier /2026 14:42

"Ne nous suicidons pas tout de suite, il reste encore quelqu'un à décevoir !"

Cioran

C'est un ami de gauche qui m'a envoyé la vidéo ce matin. Il écrivait avec la vidéo: "J'ai d'abord cru que c'était Groland!" Et c'est vrai que Mathias Blanc a un petit air du regretté acteur qui interprétait le président de la présipoté du Groland et une pub géniale et absurde : "Et maintenant les dalles Gerflors sont auto-adhésives, et hop !" https://www.youtube.com/watch?v=XU_ZjNr_ZT8

Après la conférence de presse au Vauban, d'Annabelle Brunet et Agnès Blanc qui déclarent l'alliance de leur auto-satisfaction, il y a la version dans la mise en abîme d'opposition à Louis Aliot , qui donne sa propre version de "sa vérité si je mens de gauche" en version Tranxen . 

Inconsciemment, on voit que les deux listes se donnent déjà perdues. Sans quoi, elles ne se mettraient pas en scène comme des compagnies de théâtre qui ne sont acceptées que dans "le festival ouf d'Avignon" . Le manque de conviction l'oppose à la candeur. Il semble jouer à la politique comme les grands, il y a des accents de kermesse paroissiale pour catholique zombie comme le décrierait E Todd . On a l'impression qu'à la récré, ils se montent le bourrichon entre enfants, en disant : "on dirait qu'on ferait de la politique et qu'on ferait une liste d'alliance pour les municipales! On racontera que faut être ensemble, parce que l'oignon fait les farces des électeurs !"

Mon pére avait cette formule, lorsque j'étais moi-même enfant et pousser dans la déraison : "Va manger à la cuisine , avec les enfants et les domestiques".

Comme j'avais l’instinct de l'intelligence, je mettais fin à mes débordements. 

Alexandre Astier dans Kaamelott a bien décrit ce genre de situations un tantinet répétitives au meilleur du pire des moments, il le résume par cette réplique : “Non, mais j’crois qu’il faut qu’vous arrêtiez d’essayer d’dire des trucs. Ça vous fatigue, déjà, et pour les autres, vous vous rendez pas compte de c’que c’est … Moi quand vous faites ça, ça me fout une angoisse … J’pourrais vous tuer, je crois. De chagrin, hein ! J’vous jure c’est pas bien, il faut plus que vous parliez avec des gens. ”

Dans cette vidéo, il n'y a que l'acteur qui joue le chat  qui joue bien!

Là encore, Louis Aliot sera réélu ,non pas, parce qu'il est le plus fort, mais parce que les listes en face n'ont pas bossé. Les électeurs ont assez de problèmes pour s’intéresser à vos élucubrations: prenez des professionnels pas des copains qui enfants faisaient des super films en super 8 ! 

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28 décembre 2025 7 28 /12 /décembre /2025 16:01

"Prototype personnel de Dieu, mutant à l'énergie dense jamais conçu pour la production en série. Il était le dernier d'une espèce : trop bizarre pour vivre mais trop rare pour mourir..."

Raoul Duke au Dr Gonzo (Las Vegas parano)
Las Vegas Parano - Raoul Duke au Dr Gonzo

Perpignan capitale des rois de Majorque et des Pyrénées-Orientales...

Perpignan, où les truites en sucre nagent à contre-courant du temps, les chaussettes votent pour l’éternel absurde et les pastèques en feu rêvent d’une fraternité gluante et cosmiqueAh !!! Perpignan… cette vieille sorcière catalane aux rues pavées de rêves fous, de rancunes en caramel durci et de secrets qui collent aux semelles comme de la mélasse oubliée, qui se pavane en ville fraternelle multiculturelle mais cache dans ses placards sombres des bulletins marionnettes, des flammes qui dansent nues sous la lune indifférente et des alliances qui fondent en surprises poétiques… !!! Une confiserie politique infernale, poétique et dingue, où le temps fond en mélasse surréaliste et rageuse, où les melons explosent en chronologie burlesque, les truites gigotent dans les urnes truquées, les voitures valsent en torches éternelles et les pastèques en sucre pleurent des larmes de feu tendre… Une France en miniature, rageuse, tendre, infiniment absurde et gluante, au bord du Têt qui coule en sucre filé à l’envers, emportant avec lui les échos des colères passées et les promesses folles du futur… !!!

D’abord, au tout début de cette folie sucrée et explosive, 2005…

Les émeutes cosmiques qui allument la mèche du carnaval rageur et communautaire… Deux morts tombent comme des sucettes acides dans la poussière chaude de Saint-Jacques : Mohamed Bey Bachir, écrasé par des ombres gitanes en colère aveugle, puis Driss Ghaib criblé comme un bonbon trop tentant au milieu des rivalités anciennes et amères qui couvent depuis des générations… Et boum !!! Le quartier s’embrase en une nuit surréaliste et chaotique, cinquante voitures se métamorphosent en torches poétiques qui dansent une valse infernale et désordonnée, vitrines qui pleurent des éclats de verre en confettis brisés comme des rêves de paix fracassés, pierres qui volent plus vite que les mots de fraternité promise et idéale… Nicolas Sarkozy, ministre en costume caramel impeccable, débarque en hélicoptère tonitruant, promet l’ordre ferme avec un sourire dur comme du nougat cassant, parle de sécurité et de fermeté pour apaiser les braises… Mais vingt ans plus tard, les cendres couvent encore sous les pavés pauvres et fissurés, rêvant d’une Catalogne nord en pastèque sucrée qui fond en explosions douces, tendres et rageuses, où les communautés maghrébine et gitane se regardent toujours en chiens de faïence , attendant le prochain éclat… !!!

Puis, on avance un peu dans la mélasse truquée et burlesque, 2008… La fraude à la chaussette qui transforme les bureaux de vote en confiserie clandestine et ridicule…

Imaginez la scène absurde : un isoloir sentant le café froid et la tricherie tiède, Georges Garcia, bedonnant comme un saucisson fourré de malice électorale, frère d’un colistier du maire sortant Jean-Paul Alduy, qui bourre ses poches et ses bas de bulletins marionnettes, comme si les voix étaient des puppets en laine dansant joyeusement et illégalement pour conserver le pouvoir !!! Pris en flagrant délire sucré et grotesque, il lance les enveloppes comme des truites volantes dans l’air surpris et scandalisé… Tollé burlesque et général !!! La rue explose en manifestations absurdes et quotidiennes, Perpignanais brandissant des chaussettes géantes comme drapeaux ridicules d’une révolte poétique et symbolique, avec des cris et des rires jaunes mêlés… Le tribunal administratif annule, le Conseil d’État confirme l’annulation pour cause de faible écart et de gravité comique, Alduy gagne quand même l’année suivante dans une élection refaite, mais la chaussette, elle, reste légende éternelle et collante : une truite en sucre d’orge qui nage dans les urnes de la démocratie absurde, symbole gluants de toutes les tricheries à la petite semaine qui entachent l’histoire locale… !!!

Ensuite, on glisse plus loin dans le torrent de caramel national et controversé, 2020…

Louis Aliot surgit comme un revolver en sucre d’orge astiqué et dédiabolisé, candidat RN sans étiquette affichée pour mieux séduire, prend la mairie à 53 % des voix face au sortant LR Jean-Marc Pujol, laboratoire scintillant du Rassemblement National dans la plus grande ville de plus de 100 000 habitants tombée dans l’escarcelle marine et lepéniste… Sécurité en bonbons armés, police municipale renforcée avec des patrouilles omniprésentes, hommages aux pieds-noirs qui fondent doucement dans le vent catalan chargé de nostalgie, politique mémorielle qui fait grincer des dents en caramel croquant et qui divise la cité… Perpignan devient truite monumentale nageant dans les eaux troubles et rageuses de la France qui gronde, vitrine poétique d’une gestion locale où l’extrême droite se mire en maire propre sur lui, promettant ordre et identité au milieu des débats nationaux houleux… !!!

Et enfin, tout récemment, juste avant que les rennes ne fondent en mélasse festive et que Noël ne colle aux doigts comme un regret sucré, fin décembre 2025…

Le miracle surréaliste qui boucle la boucle dingue et ouvre de nouvelles valse : Agnès Langevine, écologiste de Place Publique – ce mouvement gauche pro-européen, social et vert porté par la figure charismatique de Raphaël Glucksmann –, verte comme une feuille en caramel végétal et durable, serre la main d’Annabelle Brunet, centriste aux yeux en melon sucré, ancienne alliée des droites locales comme Jean-Marc Pujol…

Alliance cosmique et surprise, maturité politique disent-elles avec des sourires en sucre filé et des déclarations emphatiques, rassemblement citoyen au-delà des étiquettes partisanes pour redonner fierté, urgence sociale et écologique à la ville, pour barrer la route à Aliot en 2026… Chantal Gombert suit le bal, portes ouvertes aux rêveuses et aux opportunistes, front républicain improvisé qui fait jaser… Aliot ricane jaune et moqueur : opportunistes, gamelards en handshake gluants, cuisine de bas étage politicien !!! Mais elles dansent toutes les deux, puppets modernes d’un front absurde et inattendu, où la gauche glucksmannienne rencontre le centre-droit dans une valse poétique et stratégique, pour peut-être faire fondre le maire sortant en 2026, où les chaussettes voteront vert, les truites rêveront d’écologie, les pastèques en feu applaudiront et les bulletins flotteront en sucre d’espoir… !!!

Perpignan… Chronologie poétique, absurde et infiniment longue, étirée comme de la guimauve rageuse !!!

Des émeutes de 2005 qui allument les braises communautaires et explosives, à la chaussette de 2008 qui bourre les urnes en sucre truqué et comique, en passant par Aliot de 2020 qui conquiert en caramel dédiabolisé et controversé, jusqu’à l’alliance Langevine-Brunet de 2025 qui fond en rêve cosmique et glucksmannien pour 2026… Tout ça aligné enfin comme des bonbons sur le fil du temps dingue et surréaliste, une France en miniature gluante, tendre, rageuse, délicieusement folle et inoubliable… !!! Et nous, on hallucine doucement, on rit en larmes caramel, on pleure des rires jaunes au bord du Têt éternel qui coule en mélasse surréaliste, emportant les passions et les absurdités vers un horizon incertain… !!!

 

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19 décembre 2025 5 19 /12 /décembre /2025 17:04
Photo de campagne

Suite au sondage qui place approximativement Agnès Langevine désignée par Raf Glucksman, le chef de "place publique", directement sur les conseils de Carole : Agnès se voit faire l'union de la "grauche" (gauche raisonnable et centre droit) autour d'elle. Elle laisse entendre que l'union est déjà faite. Mais Mathias Blanc ne l'entend pas de cette oreille (pas plus que de l'autre) parce qu'il ne veut pas l'avoir dans l'union, même si l'oignon fait la farce ! Cela donne du grain à moudre à la presse locale, réchauffe le cœur de Louis Aliot et confirme à Michael Idrac et Nicolas Berjoan, qu'une collection d'étiquettes de partis politiques est surtout une collection d'ego à gérer !

Ainsi, s'il en reste encore les vaches, seront bien gardées...

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10 décembre 2025 3 10 /12 /décembre /2025 19:22

"Il y a dans le ciel
Des milliers d'abeilles
Bzz bzz bzz!
Il y a parmis nous
Plein de kangourous
Hop hop hop!
Il y a dans la mare
De tous petits canards
Coin coin coin!
Il y a des gros matous
Il y a des éléphants
Il y a des p'tits toutous
Et même des ours blancs
Et tous tendent le cou
Pour montrer leurs belles dents (x2)
Rataplan... "

Paroles de la chanson 30 millions d'amis par Ludwig Von 88 album "Houllala 2, la mission

Perpignan ! Ville radiante où le soleil tape si fort qu’on finit par voter RN pour avoir enfin un peu d’ombre. Louis Aliot, maire sortant, trône sur son fauteuil comme un chat sur un radiateur : il ne bouge plus, il ronronne, et tout le monde a fini par s’y habituer. Mais voilà qu’en face, la gauche, dans un sursaut d’énergie comparable à celui d’un fonctionnaire le 23 décembre à 16 h 57, a décidé de s’unir.

Enfin… « s’unir ». Disons plutôt qu’elle a ouvert grand les bras, comme une vieille tante lors du repas de Noël, en criant « viens mon petit, viens donc que je te serre contre mon parti ».La liste s’appelle « Perpignan Autrement ». Traduction : « Perpignan, mais avec plus de réunions ». Le chef d’orchestre s’appelle Mathias Blanc, avocat de son état, ancien socialiste reconverti dans l’art délicat de faire tenir ensemble le Parti communiste, le Parti radical de gauche, Génération écologie, L’Après (les Insoumis qui ont soumi un préavis de grève contre Mélenchon), Place Publique (le club de lecture de Raphaël Glucksmann), et maintenant, roulement de tambour et miaulements d’extase, le Parti animaliste. Oui, mesdames et messieurs, on a réussi l’exploit de faire cohabiter dans la même galère le stalinisme municipal et la cause des chats errants. Bientôt on va leur proposer des places aux Verts pour compléter le Pokédex de la gauche.https://www.youtube.com/watch?v=hTXAtUXJwA0

Le clou du spectacle a eu lieu le 9 décembre 2025 : les Animalistes ont rallié la liste après avoir obtenu, tenez-vous bien, trente-deux mesures.

Trente-deux. C’est plus que le programme économique du PS depuis 2012. Parmi les perles : stérilisation gratuite des matous, tarifs vétérinaires préférentiels pour les précaires, et probablement un référendum local sur la question cruciale de savoir si le croquette bio doit être remboursé par la Sécu. On imagine déjà les débats au conseil municipal : « Monsieur le maire, votre adjointe à la voirie a encore confondu les sacs poubelles jaunes avec les litières agglomérantes ! »Pendant ce temps, la Constitution, cette vieille dame indigne qu’on sort uniquement pour les enterrements ou les inaugurations, nous regarde de son article 4 avec des yeux fatigués : « Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. » Concourent ?

Mon œil. Ils trustent, oui. Ils squattent, ils monopolisent, ils font la queue au guichet des subventions publiques comme des retraités devant La Poste le 1er du mois.

Soixante-dix millions d’euros par an, merci bonsoir, pour animer des réunions où l’on finit toujours par parler du même sujet : comment garder la gamelle.Car voilà le drame, mes chers compatriotes : les partis sont devenus des associations subventionnées dont l’objet social est de se perpétuer eux-mêmes. Ils ne concourent plus à rien, sinon à leur propre survie. Ils se coalisent, se décoalissent, se recoalisent, comme des ados qui se mettent en couple sur Snapchat et se larguent avant la fin du premier cours de maths.

Et pendant ce temps, le citoyen lambda, ce grand benêt qui vote encore par intermittence, se demande s’il doit choisir entre le maire qui fait peur à sa belle-mère et la liste qui veut lui imposer un compost obligatoire et un chat stérilisé nommé Révolution.

Bref, en 2026, à Perpignan, on aura le choix entre :Louis Aliot, qui a déjà la mairie, le soleil et la peur de France Inter ;
Et une coalition tellement large qu’on dirait la photo de famille après un mariage consanguin dans la haute fonction publique.

Quant à savoir si les partis respectent encore la souveraineté nationale et la démocratie, posons la question autrement :

est-ce que la démocratie, ça consiste à regarder dix-sept micro-partis se disputer la dernière croquette pendant que le chat RN continue tranquillement à faire ses besoins dans le bac à fleurs de la République ?Je vous laisse deviner la réponse. Moi, je vais stériliser mon bulletin de vote. Par précaution.

 

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