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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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18 mai 2026 1 18 /05 /mai /2026 12:49

De plus en plus de rapt de bancs font qu'ils disparaissent de l'espace urbain et particulièrement du centre ville ou alors il y a une concentration comme la place au-dessus de la place Rigaud . Mais la place Rigaud ne possède pas de bancs (et encore moins de tables) et sont obligés de s'assoir en terrasses des commerçants en payant des consommations. 

Alors bien qu'ils aient cour dans le triangle situé entre le Campus Mailly , la place Rigaud (où est située la bibliothèque de droit) et la place République (théâtre municipal qui tient désormais lieu d'amphithéâtre ) point de lieu d'urbanité comme des bancs publics ou des tables qui leur permettraient d'étudier au grand air et de profiter l’environnement urbain: résultat, ils ne font que passer!

On peut dire que la ville manque à sa mission publique et ceux depuis Jean-Marc Pujol l'ancien maire. Alors on brandit que le mobilier urbain est un point de fixation de la "canaille" , SDF ou dealer . Lorsqu'on ne sait pas gérer un problème, on le supprime pas en le réglant, mais en éliminant les supports qui en sont le prétexte...

Pas de bancs, mais des voitures, puisque la nature a horreur du vide ! 

Là où il n'y a rien, il y aura bientôt quelque-chose. Ce fut d'abord les voitures de la police municipale qui se garèrent devant le commissariat. Mais bien que le commissariat ait disparu, les voitures de la police municipales s'y gare encore par habitude. Puis petit à petit, les voitures et les camions de livraison, de travaux, de personnes privées : bref ça se rempli en détourant l'objectif d'une place. Tout ça par manque de savoir-gérer.  Alors, il n'est point la peine de faire des discours sur des ouverte de parcs modernes et rayonnants, lorsqu'on est pas foutu de gérer le normal...

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14 mai 2026 4 14 /05 /mai /2026 16:45
Cabestany / Médipôle :Les propositions du directeur.... La grève est reconduite....

Nous, les cafoni de la clinique, nous qui lavons les corps, changeons les draps, tenons la main des souffrants , nous n’avons plus de nom.

On nous appelle « le personnel soignant ».

Mais nous savons bien ce que nous sommes : des mains qui travaillent pour rien et des dos qui se courbent jusqu’à la terre.

Depuis le vingt-quatre avril, à Médipôle Saint-Roch de Cabestany, nous avons dit : ça suffit.

Nous avons planté nos piquets comme on plante des croix sur une tombe trop petite.

21 jours déjà.

21 jours que nous marchons sous le soleil et sous la pluie, que nous dormons mal, que nous mangeons peu, que nous nous regardons dans les yeux en nous demandant qui tiendra jusqu’au bout.Ils nous parlent de chiffres, les messieurs d’Elsan. Ils parlent de rentabilité, de productivité, de prime d’intéressement qu’il faut « ajuster ».

Ajuster ! Comme si nos salaires étaient un vêtement trop large qu’on peut rétrécir à volonté. Nous qui voyons les lits pleins, les nuits sans fin, les collègues qui craquent et qu’on ne remplace pas. Nous qui savons que la fatigue tue plus sûrement que certaines maladies.Et pourtant, le village n’est pas mort.

Mardi soir, le dix-neuf mai, au Parc Guilhem, nous ferons ce que les pauvres ont toujours fait quand ils n’ont plus que leur misère à partager : nous nous tiendrons ensemble.

Mardi 19 mai
🕕 De 18h à 22h
📍 Parc Guilhem à Cabestany

Ce ne sera pas une fête. Ce sera une veillée. Une veillée de vivants qui refusent de se laisser enterrer. Il y aura de la musique, parce que le chant est la dernière chose qu’on nous enlève. Il y aura du pain et du vin, parce que le ventre vide ne tient pas longtemps la colère. Il y aura surtout des visages. Des visages de soignants, de voisins, de vieux, de jeunes, de mères qui ont eu peur pour leurs enfants à la clinique. Nous nous regarderons. Nous nous parlerons. Et pour une fois, ce ne sera pas à travers une vitre ou un téléphone.

Tous les sous que nous ramasserons iront directement dans la caisse de solidarité.

Pas un centime pour les beaux discours. Rien que pour ceux qui tiennent le piquet, pour ceux qui ont peur de ne plus pouvoir payer le loyer, pour ceux qui ont déjà les yeux creusés par la fatigue.On nous dit que c’est inutile. Que les cliniques privées sont comme ça maintenant, que le monde est ainsi fait. Nous répondons comme les anciens de Fontamara : « Le monde est ainsi fait… jusqu’à ce qu’on le défasse. »Nous ne sommes pas des héros. Nous sommes seulement des gens qui ne veulent plus courber l’échine jusqu’à terre.

Nous voulons pouvoir soigner sans nous détruire.

Nous voulons un salaire qui ne soit pas une insulte à notre peine.Alors venez. Venez nombreux mardi soir au Parc Guilhem. Pas par pitié. Par dignité. Parce que demain, c’est peut-être votre mère, votre enfant, ou vous-même qui serez dans ce lit, et qu’il vaudra mieux qu’il y ait encore quelqu’un debout à côté, avec des mains qui ne tremblent pas de fatigue et de colère.

On ne lâche rien.
Nous tiendrons.
Comme toujours, nous tiendrons ensemble.

 

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14 mai 2026 4 14 /05 /mai /2026 09:57

On ne sait pas ce qui a préludé à l'arrêt de la gréve à la clinique St Pierre, il y a un dessin en IA qui est tellement encombré qu'à part une proposition acceptable de la direction, sans réelles précisions (sans quoi, j'aurai raté un épisode même si les demandes des établissements n'étaient pas toute à fait les mêmes) . À Médipôle, on continue. Donc les revendications n'ont pas été entendu, ou Valéry Folcher est plus soucieux du bien être des actionnaires que monsieur Coulon à St Pierre. À moins que ce soit la même ruse que dans l'épisode de la mythologie de Rome des "Horaces et des Curiaces https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Horaces_et_Curiaces/178849 , soit diviser pour mieux régner en espérant que l'abandon de l'un précipitera l'abandon de l'autre : "vous voyez bien que vous êtes seules !" 

Cela n'annule pas m'a vidéo et le texte d'hier , cela le renforce : puisque la gréve à s'arrête, jusqu'à la prochaine fois, puisque la logique capitaliste d'Elsan garde son même objectif, les bénéfices...

Suite à la lecture de "Lettre ouverte d'une aide-soignante" que le site l'Archipel contre attaque s'est empressé de publier, j'ai été touché... https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2026/05/lettre-ouverte-d-une-aide-soignante-a-medipole-saint-roch-de-cabestany.html
Et la question que je me suis posé : puis-je faire plus que ce que j'ai déjà fait; ou plutôt non puis-je faire mieux ? Parce que je suis encore patient de Médipole et je j'ai été hospitalisé à la Clinique St Pierre, et que j'ai vu ses plonger dans la douleur pour m'arracher à mes blessures de santé pour qu'elles ne deviennent que de discrètes cicatrices ... Mais, je ne suis pas le seul. La majorité de la population a eu besoin, a besoin, aura besoin des #soignants un jour. Et si ce n'est soi-même, c'est l'un de ses proches. En fait, eux c'est nous, mais dans une version qui s'interdit de ne pas dépasser au quotidien. Avec la conscience aigu que s'ils tombent, c'est la société entière qui basculera avec eux. Ce sont des murs porteurs. Aussi je suis étonné de ne pas voir plus de monde à leur chevet, à les rejoindre sur les piquets de gréves, à donner, au moins du temps. Et même à manifester à leur côté, au moment où l'on voit le vol noir des financiers siffler sur nos têtes, et l'on entend, le cri pas si lointain de l'Antavirus...Ce n'est pas parce qu'une cause est toute prête de soi, qu'on ne puisse se manifester pour elle...

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13 mai 2026 3 13 /05 /mai /2026 18:15


Je  suis aide-soignante depuis le 23 septembre 2003 à Médipôle Saint-Roch de Cabestany.

Je suis entrée dans cette clinique à l’âge de 21 ans.
À cet âge-là, on arrive avec des rêves, des peurs, beaucoup d’envie et parfois peu de certitudes. Moi, j’ai tout appris ici. J’y ai appris le métier, le soin, la douleur des familles, les regards des patients, les urgences, les silences, les sourires aussi.

J’ai rencontré des centaines de personnes. Des patients qui m’ont marquée à vie. Des collègues devenus bien plus que des collègues. Parce qu’être soignant, ce n’est pas simplement exercer un métier. C’est vivre ensemble des moments que peu de gens peuvent comprendre. La souffrance, la mort, l’espoir, les larmes, les éclats de rire au milieu de journées impossibles… Tout cela crée des liens forts. Une deuxième famille.
Dans cette clinique, j’ai grandi.
Je suis devenue femme.
Je suis devenue maman.

Pendant 22 ans, j’ai donné une partie de moi-même à ce métier.

Parce que le soin, avant tout, c’est l’humain.
Nous, les soignants, nous sommes là pour tenir des mains, rassurer des inconnus, accompagner des vies parfois jusqu’à leur dernier souffle. Nous sommes là quand les familles craquent, quand les patients souffrent, quand la peur envahit les chambres de la clinique.
Et sans l’humain… que reste-t-il du soin ?
Rien.

Aujourd’hui pourtant, je suis en grève.

Pas par plaisir.
Pas par colère seulement.
Mais parce qu’à un moment donné, aimer son métier ne suffit plus pour vivre dignement.
Le groupe Elsan refuse de reconduire notre prime de 1500 euros.
Après 22 ans d’ancienneté, je gagne aujourd’hui environ 1700 euros par mois.
1700 euros pour des week-ends travaillés.
Pour les jours fériés loin de ma famille.
Pour les nuits sans sommeil.
Pour les corps qu’on relève.
Pour les douleurs qu’on absorbe sans jamais les montrer.
Je suis mère célibataire, avec la garde de ma fille de 13 ans à 100 %.
Je suis séparée depuis septembre 2019.
Je suis propriétaire de ma maison, cette maison que je me bats chaque mois pour conserver.

Cette prime n’était pas du luxe.

Elle me permettait simplement de payer mon foncier. D’acheter mon bois de chauffage pour l’hiver. D’assurer une vie stable et digne à ma fille.
Aujourd’hui, derrière la blouse blanche, il y a une femme épuisée de devoir toujours choisir entre sa vocation et sa survie.
On nous applaudit dans les crises.
On nous appelle “héros”.

Mais une fois les lumières éteintes, il faut rentrer chez soi, faire les comptes, avoir peur des factures, peur de ne plus pouvoir tenir.

Je continuerai à aimer mon métier.
Je continuerai à aimer mes collègues.
Je continuerai à prendre soin des patients avec toute l’humanité que ce métier exige.
Mais aujourd’hui, je refuse qu’on nous demande de tout donner… sans même nous permettre de vivre dignement.
Nous ne demandons pas des privilèges.
Nous demandons simplement du respect.
Le respect de nos sacrifices.
Le respect de nos années de service.
Le respect de notre humanité.

Parce qu’un soignant qui souffre en silence reste un humain avant tout.

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13 mai 2026 3 13 /05 /mai /2026 12:56

"Science sans conscience budgétaire, n'est que ruine et larmes !"

Proverbe Picard

Le président Yvan Auguet à l'extrême gauche de la photo, puis les historiens Nicolas Marty, Jérôme Quaretti,Pierre Singaravélou et Quentin Deluermoz au dernier festival Confrontation cinéma / histoire avec pour théme "nos futures"

Perpignan, mai 2026. Pendant que les palmiers du campus Moulin-à-Vent se balancent mollement sous le vent méditerranéen, l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) vient de basculer officiellement en « contrôle renforcé » du rectorat. Traduction administrative : on va vous serrer la ceinture jusqu’à ce que les comptes crient grâce. Ou plutôt jusqu’à ce que les personnels crient tout court. 

Le président Yvan Auguet a réuni plus de 400 agents le 12 mai dans une ambiance électrique.

Le 5 juin, le conseil d’administration doit voter un plan de « retour à l’équilibre ». Sinon ? La mise sous tutelle, ce doux euphémisme pour « l’État reprend les clés et vous traite comme un gamin qui a dépassé son découvert ». Du côté des troupes, l’inquiétude le dispute à la lassitude. Une enseignante résume l’ambiance : « Nous passons en phase austérité + + +. En France, 21 universités sont déjà sous contrôle renforcé. » On sent poindre le syndrome du dernier carré avant la reddition.

Un peu d’histoire : de l’université royale à la fac low-cost

Fondée en 1350 par Pierre IV d’Aragon, l’université de Perpignan a connu des siècles plus glorieux. Fermée pendant la Révolution, ressuscitée au XXe siècle, elle devient UPVD en 1990, fière de ses 15 sites, ses 9 500 étudiants (dont 1 600 internationaux), ses 480 enseignants-chercheurs et 440 BIATSS. 

 

Aujourd’hui, elle symbolise surtout la grande inversion :

on passe d’un service public ambitieux à une structure qu’on gère comme une PME en redressement judiciaire. Le coupable désigné ? La masse salariale, qui flirte avec les 85,7 % du budget alors qu’un décret de décembre 2024 (ou 2025 selon les sources) impose un plafond à 83 % (85 % pour les universités à dominante SHS). 

Résultat : gel des recrutements, gel des revalorisations et primes, réduction du volume d’heures pour l’offre de formation 2028. On parle même de fermer des masters qui n’atteignent pas le seuil magique d’étudiants. Vive la Via Domitia… version low-cost.

Partout pareil : le grand étranglement national

Perpignan n’est pas un cas isolé, c’est le symptôme. À Lyon 2, on vote un plan d’austérité de 4 millions d’euros, dont 3 millions sur les personnels. Hausse des frais pour étudiants extra-européens en bonus. À Rennes 2, même tango budgétaire. Lamri Adoui, président de France Universités, prévient : l’ensemble des établissements pourrait cumuler un déficit d’un milliard d’euros à horizon 2027. 

Le 9 janvier 2026, le ministre Philippe Baptiste lançait des « Assises du financement des universités » avec des mots dignes d’un discours de vœux : « renforcer durablement la confiance entre l’État et les universités » tout en restant « compatibles avec nos engagements en matière de finances publiques ». Traduction : on va objectiver la misère et vous demander de faire plus avec moins, encore. 

Le décret de soutenabilité financière de fin 2024 a tout changé :

on ne regarde plus seulement le déficit, mais la trésorerie, le fonds de roulement et surtout ce fameux ratio de masse salariale. Résultat ? Presque 100 % des universités ont voté un budget initial déficitaire pour 2026. Miracle statistique : en changeant les règles, on fait disparaître les « difficultés » sur le papier. Sur le terrain, les personnels s’épuisent et les formations rétrécissent. 

Motion unanime et désespoir collectifLa gouvernance de l’UPVD a fait adopter à l’unanimité une motion contre « les contraintes iniques » qui pèsent sur le service public.

Le SNESUP-FSU dénonce des impacts « délétères » sur les équipes, les étudiants et la qualité des formations. Le syndicat regrette qu’on brandisse la menace de tutelle alors que l’établissement n’est pas (encore) en déficit abyssal.Un personnel non enseignant appelle à la « cohésion » et au « travail collectif ». Noble sentiment. On imagine déjà les réunions de crise où tout le monde s’accorde pour dire que c’est la faute de l’État, des retraites, du SMIC, de l’énergie, des étudiants qui osent être plus nombreux, et surtout de ces satanés salaires qui refusent de se réduire tout seuls.

La satire de l’année : former l’élite de demain… avec les moyens d’hier

On nous explique que l’université doit être « responsable » et « compatible avec les finances publiques ». Traduction : l’État sous-finance depuis des années (non-compensation des revalorisations, explosion des charges pensions, etc.), impose de nouveaux ratios, puis s’étonne que tout le monde coule et exige des plans d’austérité. 

Résultat ? On va former les ingénieurs, les enseignants, les chercheurs et les citoyens de 2035 en réduisant les heures, en gelant les postes et en augmentant les frais pour les étrangers.

Brillant plan de souveraineté nationale

.À Perpignan, on est passé de la Via Domitia – route mythique de l’Empire romain – à la Via Austeritas, route à sens unique vers la précarité. Les personnels s’inquiètent à raison. Les étudiants, futurs cobayes de cette université low-cost, n’ont pas encore compris qu’ils paieront l’addition deux fois : en frais et en qualité.

Pendant ce temps, à Paris, on organise des assises. C’est bien connu : quand le navire prend l’eau, le meilleur remède est de réunir un comité pour débattre de la forme des seaux. Bienvenue en phase austérité + + +. Prochain niveau : + + + +.

On vous tiendra au courant depuis le campus. Apportez votre propre gilet de sauvetage.

 

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12 mai 2026 2 12 /05 /mai /2026 09:55

« Diumenge, farem salsitxes a la brasa amb cargols a la cabana del avi »

Un souvenir d’enfance façon Pagnol, le crépitement des côtelettes, de la rouste ou de l’escargot sur
la braise de souches, le repas dominical au « casot » du grand-père devenu la madeleine de Proust
intergénérationnelle de nombreux catalans.

La lutte contre la cabanisation a eu droit au chapitre dans le discours de Pierre Regnault de la Mothe
lors de sa prise de fonction de préfet du département en août 2025, promettant efficacité et
fermeté. Un phénomène qui ne date pas d’hier mais qui connait une expansion aussi forte qu’une
colonie de poux dans une école maternelle.

Le préfet a tenu parole en s’attaquant à un bidonville en devenir au domaine de Montcalm sur la
commune de Thuir, poursuivant une procédure engagée par son prédécesseur qui avait déjà mobilisé
les pelleteuses sur Maureillas.

Le vendredi 30 Avril les casots de Montcalm, pour ceux encore debout, font à nouveau du bruit :
explosion de gaz, un hectare et quatre cabanes brûlés, le record de Préfet Bonnet, qui avait ordonné
l’incendie de la Paillote chez Francis sur l’île de beauté, est battu.

Sauf que depuis ce fait divers « Bonnet le jour, cagoule la nuit » l’Etat se cantonne au cadre légal, un
sacerdoce judiciaire et administratif qui dure de 5 à 12 ans et engendre une spectaculaire
accumulation de dossiers qui, selon les représentants de Lutèce, avoisinerait les 550 rien que pour
les PO.

De Los Masos à Banyuls dels Aspres en passant par Perpignan, Sainte Marie la Mer, Ortaffa, Canet,
Monstequieu, rares sont les cantons épargnés par ce phénomène. Dès qu’il y a des friches avec un
accès facile à l’eau, la zone est mûre pour une épidémie d’habitations de fortune, à fortiori si les parcelles sont de tailles modestes.

Les représentants de l’Etat parlent d’une urbanisation mue par la pauvreté mais, pour le porte-parole
du mouvement Agissons, ce n’est pas le seul facteur à prendre en compte « Se cantonner à des SDF
qui se terrent dans des zones périurbaines serait méconnaître le phénomène, il s’agit en fait
d’urbanisations sauvages où les propriétaires réalisent un véritable investissement, dans le foncier
tout d’abord avec 1€ à 5€ du m2 mais aussi dans des mobil-homes, caravanes, installations
photovoltaïques, clôtures, à tel point que nous estimons le coût d’une installation à 30 000 euros en
moyenne, avec de tels montants ce n’est plus une situation subie mais un choix de vie »

Le mot est lâché, derrière la consonance bucolique des cabanes se cachent en réalité des bidonvilles
en devenir. Ici encore Agissons tient à la nuance : « les mobiles sont divers et variés et leur
recensement aidera à trouver des palliatifs prompts à endiguer le phénomène ; il y a des agriculteurs
victime de larcins désireux de veiller sur leurs investissements, il y a des gardiennages de caravanes
ou des récupérateurs de métaux qui ne trouvent pas de foncier autre qu’agricole, des gens du voyage
ou encore ceux qui recherchent un lopin de terre pour leurs cultures vivrières adossées à un coin
barbecue mais il y a aussi ceux qui ont choisi l’illégalité champêtre plutôt que la cage bétonnée d’un
logement social.

Pour ce qui est d’une villégiature à la campagne, le phénomène ne date pas d’hier,
le village sauvage de vacances du Bourdigou, situé entre Torreilles et Sainte Marie, a été rasé en
1976, un musée est d’ailleurs envisagé au port de Sainte Marie, là où subsistent encore des
constructions héliotropiques illégales»

Crise du logement, inflation des denrées alimentaires, explosion des vols ruraux, recul de l’activité
agricole ou raréfaction de foncier à vocation économique semblent être les facteurs conjoncturels
qui amplifient le phénomène. Il n’est donc pas étonnant qu’un département au climat doux, à
l’agriculture en déclin, au chômage galopant et au foncier hors de prix soit un des plus impactés de
l’hexagone.

Le 17 Octobre 2024, le ministère de l’aménagement du territoire et de la transition écologique,
produisait une charte de lutte contre la cabanisation, affectueusement surnommée « Lucca »
matérialisant l'engagement des différents partenaires et constituant un véritable maillage de
compétences territoriales, juridiques, policières, fiscales, institutionnelles et sociales : Préfet,
procureur, pompiers, Enedis ou encore le président de l’association des Maires 66 Edmond Jorda,
tous l’ont ratifiée sans que cela n’engendre pour autant un véritable tournant dans la lutte.

Excédés, les sénateurs catalans Jean Sol et Laurianne Josende ont décidé de siffler la fin de la
récréation et portent un texte de loi visant à accélérer et simplifier les démarches de lutte,
notamment grâce à une procédure de démolition d’office sans autorisation préalable du juge
judiciaire, à la demande du préfet.

Bien que le sénat ménage les édiles en évoquant « donner aux
acteurs locaux les moyens de lutter contre la cabanisation », il n’en reste pas moins qu’en shuntant le
premier constat de construction illégale réservé aux seuls maires depuis la décentralisation de 1982,
la réforme pointe du doigt que certains premiers magistrats ne font pas le boulot en leur fief.
Ce projet de loi, qui prévoit également une ordonnance préfectorale de démolition dans les sept
jours pour des travaux en cours ou achevés depuis moins de 72 heures, des astreintes jusqu’à
100 000 euros, des amendes de 30 000 euros ou encore un allongement des délais de prescription à
partir de la découverte de l’infraction, a été adopté le 6 mai 2026 à 242 voix contre 34, c’est
maintenant à l’assemblée nationale de « transformer l’essai » confiait Jean Sol.

Du côté d’Agissons, on salue l’initiative sénatoriale mais on déplore la focalisation sur l’aspect
répressif : « les politiques veulent durcir la répression contre la cabanisation alors que 12 communes
viennent d’être sanctionnées par l’Etat pour une carence en logements sociaux, que les plans locaux
d’urbanisme font la part belle à de l’habitat hors de prix plutôt qu’aux activités économiques, que les
projets de jardins familiaux sont trop peu nombreux et modestes ou encore que les campings se
débarrassent allègrement de leurs mobil-homes passés de mode sur un marché de l’occasion
dérégulé »

Pour Yannick Jadot, sénateur écologiste opposé au vote du texte, c’est « une chasse aux pauvres où
des gens déjà en situation de précarité vont être sanctionnés ». Un discours un brin populiste quand
on sait que la cabanisation a un impact environnemental certain, notamment par l’absence de
système d’assainissement collectif et aucun contrôle possible sur d’éventuelles filières de traitement
autonomes.

La sénatrice LR Josende argue du risque inondation ou incendie ainsi que de l’atteinte aux paysages
afin de justifier sa démarche. Sur les réseaux sociaux, la population n’est pas forcément favorable au
texte, invoquant la précarité mais ne saisissant pas les risques liés aux feux et aux crues. En effet,
nombre de ces cabanes sont implantées à proximité des cours d’eau et quasiment toutes hors de
portée des réseaux dédiés à la lutte contre les incendies, en cas de catastrophe les services de
secours ne feront pas le tri entre le légal et l’illégal mais apprécieront l’urgence vitale, parfois au
détriment de ceux qui occupent légalement les sols, renchérit le mouvement Agissons et ajoute
qu’en ce qui concerne les paysages, certains élus ont opéré un véritable massacre du département
au profit des promoteurs, des fermiers solaires ou des compagnies éoliennes.

L’avenir des casots de fortune est donc maintenant entre les mains du parlement où le sujet promet
de vifs débats.

Un débat national qui aura au moins eu le mérite de révéler que tous les
parlementaires des Pyrénées-Orientales ne suivent pas forcément les initiatives législatives de leurs
collègues, à l’instar de la députée RN Michèle Martinez qui interrogeait Laurent Nunez, Ministre de
l’intérieur, le 28 avril 2026 quant à la lutte contre la cabanisation alors que le sénat examinait la
réforme légale le 15 avril. Michèle a un gage, une nuit dans une cabane de Montcalm.

 

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11 mai 2026 1 11 /05 /mai /2026 17:56

"Le refus a toujours constitué un rôle essentiel. Les saints, les ermites, mais aussi les intellectuels, le petit nombre d'hommes qui ont fait l'Histoire sont ceux qui ont dit non, et non les courtisans et les valets des cardinaux."

Pier Paolo Pasolini (La Stampa, 8 novembre 1975) 

Les Écrits corsaires – Médipôle, ou la honte d’une direction de clinique 

Ils continuent.  Ils continuent à nous voler notre sueur, notre fatigue, notre dignité, comme si tout cela n’était qu’une marchandise parmi d’autres, négociable au plus bas prix.

À Médipôle, en ce mois de mai qui sent déjà la défaite ou la révolte, les salariés tiennent encore debout. Ils tiennent contre la logique la plus cynique du capital : celle qui prend tout et ne rend rien, qui accumule des bénéfices et les reverse au siège comme on verse du sang dans un coffre-fort lointain.On nous avait promis le dialogue.

On nous a donné le mépris froid, l’habituelle rhétorique des puissants : « Nous n’avons pas les moyens. » Mensonge.

L’expert-comptable a vu les comptes. La clinique avait largement les moyens de payer le treizième mois. Elle a fait des bénéfices, cette année encore, et ces bénéfices ont filé vers le haut, vers le centre, vers l’abstraction vorace du groupe. Il n’y a plus d’excuse économique. Il n’y a plus que l’arrogance nue du pouvoir.Les revendications sont simples, presque archaïques à force d’être justes : maintenir le treizième mois, c’est-à-dire ne pas nous voler un mois de vie ; améliorer des conditions de travail devenues insoutenables – changements de services brutaux, absence de remplacements, pression constante, usure organisée des corps et des âmes.

On ne demande pas la lune.

On demande simplement qu’on ne nous traite plus comme du bétail interchangeable.

Et face à cela ? Rien. Le vide. Le silence calculateur de la direction.

Pas un chiffre, pas une proposition, pas un geste. Le dialogue social est mort, étranglé dans les couloirs feutrés où l’on décide du sort des autres sans jamais les regarder dans les yeux. La grève est donc reconduite. Elle doit l’être. Car céder maintenant, ce serait accepter que tout cela – notre fatigue, nos nuits, notre colère – n’ait servi à rien.

Je le dis avec la lucidité amère de celui qui a vu tant de luttes : ils tentent déjà de vous diviser.

C’est leur arme la plus vieille et la plus efficace. Opposer grévistes et non-grévistes, syndicats et salariés, clinique contre clinique. Semer la fatigue, la peur, la responsabilité inversée : « C’est à cause de vous que les patients souffrent. » Classique. Ignoble. Prévisible.Mais vous êtes encore là. Unis. Et c’est cela qui les terrifie. Car une masse qui refuse de se dissoudre, qui reste solidaire malgré les réquisitions abusives, malgré la propagande, malgré la lassitude, devient dangereuse.

Elle devient visible. Elle devient peuple.

Les caisses de solidarité se remplissent, lentement, dignement. Des dons arrivent, des soutiens extérieurs, la mairie de Cabestany qui tente d’aider à sa manière. Petits gestes, mais vrais. Signes que, même dans ce monde pourri par le calcul, quelque chose d’humain résiste encore.Ne lâchez rien.  Pas maintenant.  Lâcher maintenant, c’est préparer la défaite de dans deux ou trois ans, quand ils reviendront plus voraces encore, forts de votre précédent abandon. https://www.lepotcommun.fr/cagnotte/solidaire/solidarite-grevistes-clinique-medipole-ml1ncph9

La lutte n’est pas seulement pour un treizième mois.

Elle est pour votre dignité de travailleurs de la santé, pour l’idée même qu’un homme ou une femme qui donne sa vie au travail n’est pas une variable d’ajustement.

Restez corsaires.  Restez ensemble, soudés, intraitables. La clinique a les moyens. Le siège a l’argent. Il ne manque que la volonté de justice. Cette volonté, c’est vous qui devez l’imposer.On ne lâche rien.  Jusqu’au bout.

 

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10 mai 2026 7 10 /05 /mai /2026 13:07

20 cliniques en gréve du même groupe dans toute la France. C'est une sorte de résumer du mouvement de gréve des cliniques Elsan parcouru d'interviews qui recadrent la situation de Médipole à St Pierre en passant par la Clinique méditerranéenne (anciennement Notre Dame d'Espérance) et le Florida au Barcarés... La pression sur les soignants, psychologique ou financière jusqu'à la baisse des effectifs en travaillant plus payé moins, tout en faisant bonne figure à l'ARS pour carder son habilitation à soigner en gardant les dividendes pour les actionnaires...

Les premiers politiques à bouger sont ceux des "extrêmes" , les autres cautionnant un système que leurs lois ont installé...

C'est d'abord le maire communiste d'Alenya qui fait un courrier public au préfet de La Motte en demandant son intervention, voir son arbitrage. Puis la député Sophie Blanc qui avait déjà fait en son temps une question au gouvernement sur la fermeture des urgences de nuit de médipôle et de son impact sur les urgences de l'hôpital déjà en urgence. Pendant ce temps le journal l'indépendant faisait des unes tendancieuses dont les mémos étaient envoyés tous les soirs par le directeur de St Pierre, lui-même président du Médef local, qui certaines chimiothérapies n'étaient pas assurées, mettant en danger certains malades. Les soignants répliquent que cela venait du manque d'organisation des réquisitions (alors qu'elles étaient appliquées avec un zèle qui frôlait le harcèlement, voir récits dans les interviews... ) . Ce qui mettaient en cause les soignants dans la une de l'Indépendant, le droit de réponse des soignants était plus petit et à l'intérieur. Mais le journal et son modèle économique ont choisi leur camp: celui des annonceurs...Les gilets jaunes vous le diront ! Rendez-vous est donc pris avec le préfet comme raconté plus bas, mais la lutte continue lundi pour un 18éme jour !

Une délégation syndicale a été reçue par le Préfet, en présence surprise de l’Agence Régionale de Santé (ARS). Cette rencontre visait à aborder les tensions actuelles liées aux réquisitions dans plusieurs cliniques du territoire.

Engagements et demandes du Préfet

Le Préfet s’est engagé à se renseigner sur les quotas de réquisitions par rapport au nombre réel de patients pris en charge. En échange, il a exigé que les réquisitions, lorsqu’elles sont émises, soient pleinement respectées et exécutées dans les règles.

Un point majeur a été soulevé :

ni le Préfet ni l’ARS ne disposent d’une visibilité précise sur les quotas appliqués dans les cliniques privées. Une situation jugée « inacceptable » par les autorités elles-mêmes. Les représentants syndicaux ont demandé au Préfet et à l’ARS de se rapprocher directement des directions des établissements pour obtenir une transparence totale sur ces quotas.

Communication et appel aux négociations

Le Préfet a annoncé qu’il communiquerait prochainement sur les réseaux sociaux. Sans prendre parti dans le conflit, il a demandé aux directions des cliniques d’ouvrir de véritables négociations avec les représentants du personnel.

Des réquisitions contestées

Les organisations syndicales ont de nouveau dénoncé de nombreuses réquisitions jugées abusives ou non conformes. Elles soulignent également une situation paradoxale : certains salariés réquisitionnés travaillent parfois dans des conditions plus favorables qu’en temps normal, les cliniques n’étant pas saturées.

Situation par établissement

Clinique Saint-Pierre : Le Préfet a exprimé une forte préoccupation concernant la continuité de la prise en charge des chimiothérapies, malgré les réquisitions et le service minimum déjà assuré. Il a indiqué vouloir mettre en place des réquisitions systématiques pour garantir ces soins. Les salariés ressentent cette démarche comme une forme de culpabilisation, alors qu’ils respectent déjà leurs obligations.

Cliniques Medipole, Méditerranée et Floride : Des rencontres entre les directions et les représentants du personnel sont programmées la semaine prochaine.

Analyse syndicale

Les organisations syndicales perçoivent une stratégie de pression soutenue de la part des directions, assimilée à une forme de « guerre psychologique ». Elles appellent à l’unité et à la solidarité entre salariés. Tant qu’aucune réelle négociation n’est engagée, le mouvement se poursuivra.Cette réunion marque une étape importante dans le conflit. Si le Préfet et l’ARS reconnaissent certains dysfonctionnements, notamment le manque de transparence sur les quotas, les salariés attendent désormais des actes concrets : une vraie ouverture des négociations et une régulation plus juste des réquisitions.

 

L'Archipel contre attaque était en direct de la #clinique ST Pierre du groupe Elsan où la gréve après négociation à été reconduite pour proposition financière largement en dessous des besoins des #soignants ... Ici nous des services #oncologie , #hopital de semaine et roulant qui nous raconte leurs conditions de #travail , leurs souffrances, difficultés économiques et leur rapport aux patients qui vont au-delà de la fiche de poste : merci Élisa, Yohan et Céline

après le retour des négociatrices , la réaction à chaud : Partagé avec : Public L'Archipel contre attaque était en direct de la #clinique ST Pierre du groupe Elsan où la gréve après négociation à été reconduite pour proposition financière largement en dessous des besoins des #soignants ...

Charlotte et Aurélie la clinique St Pierre en gréve, Elsan n'a pas satisfait les négociatrices Charlotte et Aurélie était en direct de la clinique St Pierre en gréve, le groupe Elsan ne cède que peu, ce qui est loin de satisfaire les 2 négociatrices , ainsi que les soignants, ce pourquoi la gréve a été reconduite @followers Grève Clinique Médipôle Cabestany CGT Clinique Saint Pierre Clinique

Perpignan:Sandrine représentante CGT de la clinique St Pierre en gréve,négo avec Elsan Sandrine représentante CGT de la clinique St Pierre en gréve face au groupe Elsan , c'est quoi une négo avec le représentant du deuxième groupe santé de France @followers CGT Clinique Saint Pierre Grève

Clinique St Pierre gréve reconduite face Elsan, pour conditions de travail : Brancardiers L'archipel contre attaque était en direct de la CGT Clinique Saint Pierre en gréve reconduite face au groupe Elsan, pour conditions de travail insuffisantes et salaires pas au niveau : là se sont les brancardier ÉMILIO et Jérôme qui se colle à l'exercice de l'interview dans le genre des paysans dans Kaameloot #messireonenagros

Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
Perpignan / Cabestany / cliniques Elsan : Réunion avec le Préfet et l’ARS – Les syndicats maintiennent la pression! interviews de la semaine et article par Nicolas Caudeville
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5 mai 2026 2 05 /05 /mai /2026 20:26

« Si J’étais Lui, Je M’inquiéterais Moins Des Dieux Et Plus De La Fureur D’un Homme Patient. »

Les paroles de Ragnar Lodbrok dans la série Viking

Un immeuble s’est effondré le mardi 3 février 2026 dans le quartier Saint-Jacques à Perpignan, près du campus Mailly (rue Moulins-Parès / îlot Fontaine-Neuve, autour des numéros 7-11 place Fontaine Neuve). Aucune victime ni blessé n’est à déplorer, car l’immeuble (de 4 étages, vétuste avec murs en terre crue) avait été évacué préventivement depuis fin octobre 2025 suite à un arrêté de péril et des travaux de consolidation/démolition dans le secteur. 

 

Causes principales/ Humidité extrême : "Les murs en terre crue étaient gorgés d’eau après des pluies records (plus de 500 mm en décembre-janvier). L’eau est remontée par capillarité, fragilisant la structure déjà ancienne."

 

Contexte du quartier : Saint-Jacques fait l’objet d’un programme de sécurisation avec démolitions d’immeubles jugés dangereux. La mairie avait identifié ce bâtiment comme particulièrement fragile. 

 

Situation de Lennie Nomico

Lennie Nomico (locataire, également connue pour ses activités dans la restauration comme gérante d’Au Cochon Hardi) vivait dans l’immeuble (11 place Fontaine Neuve). Elle a dû quitter son logement fin octobre 2025 pour des travaux et espérait réintégrer mi-mars. Elle a tout perdu (80 % de ses affaires restaient sur place, photos, documents, etc.). Sa mère est co-propriétaire de l’immeuble. 

 

Dans son témoignage (3 février 2026) :Elle exprime tristesse et colère, regrettant que l’immeuble ait été considéré habitable après des travaux (toit refait, fenêtres, etc., avec contrôles huissier et subventions).
La mairie a mis en place un accompagnement (assistant social, relogement temporaire). Des efforts étaient prévus pour récupérer des effets personnels (via nacelle), mais beaucoup de biens ont été perdus. 

 

Dernières nouvelles (au 5 mai 2026)

Des suivis fin février évoquent des expertises en cours (hypothèse d’erreur humaine lors de travaux avec une pelleteuse mentionnée dans un article). La mairie dit avoir sécurisé le périmètre, engagé des purges et diagnostics pour éviter d’autres effondrements dans ce secteur sensible. I Elle était relogée temporairement par la commune avec les autres sinistrés. 

Cependant la mairie avait proposé une aide physique au déménagement de ce qui reste de son étage et affaires qu'elle peut récupérer: mais finalement il semble qu'elle doivent se débrouiller toute seule !

C'est pourquoi elle a posté sur les réseaux une vidéo où elle démontre la voix emplie d'émotion la quasi impossibilité de récupérer ses derniers biens...

Les vidéos du désastre font le buzz avec près d'1 millions de vues ! Malgré cela, toujours de réactions de la mairie de Perpignan qui semble considérer que c'est l'entreprise de rénovation de réparer ces tords

 

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1 mai 2026 5 01 /05 /mai /2026 18:24

"Les statistiques ne saignent pas, c'est cela qui compte !" 

Arthur Koestler "Le Yogi et le commissaire" 

https://www.lepotcommun.fr/cagnotte/solidaire/solidarite-grevistes-clinique-medipole-ml1ncph9

Pour comprendre l'importance de la lutte des soignants du groupe Elsan des cliniques St Pierre et Médipole, il faut connaître qui gèrent les conditions de travaillent de ceux qui pratiquent les soins. En quoi, leurs souffrances professionnelles et personnelles sont directement liées. C'est pour cela qu'être à leur coté, c'est rendre les bienfaits qu'ils nous au quotidien, au-delà de leur salaire et de leur fiche de poste: ils sont le geste, la parole et le supplément d'âme, la transcendance qui fait la guérison. Cette article donne une idée en chiffre de ce à quoi ils sont confrontés pour réussir leurs missions, une recherche sur internet qui ne dit pas tout, mais avec la plus grande impartialité...https://www.lepotcommun.fr/cagnotte/solidaire/solidarite-grevistes-clinique-medipole-ml1ncph9

Le Groupe Elsan : leader de l’hospitalisation privée en France, avec un focus sur les Pyrénées-Orientales et les défis du traitement des soignants.Le Groupe Elsan est le premier opérateur privé d’hospitalisation en France. En 2025-2026, il regroupe environ 217 établissements et centres (chiffres variant légèrement selon les sources entre 212 et 217), dont plus de 104 cliniques MCO (Médecine, Chirurgie, Gynécologie-Obstétrique). Le groupe emploie 28 000 collaborateurs et travaille avec 7 500 médecins libéraux. Il prend en charge chaque année plus de 5 millions de patients (4,9 à 5 millions selon les communications récentes) et réalise environ 27 200 naissances par an. 

 

Grace à leurs personnel soignants, Elsan figure régulièrement dans les classements de qualité :

en 2026, 15 établissements du groupe sont cités parmi les meilleurs hôpitaux français et mondiaux par le palmarès Newsweek (sur plus de 216 000 hôpitaux mondiaux). Des sites comme la Clinique Saint-Augustin à Bordeaux ou la Polyclinique Médipôle Saint-Roch à Cabestany y sont distingués. Dans le palmarès Le Point, plusieurs de ses établissements apparaissent parmi les 50 meilleurs hôpitaux privés français. 

https://www.lepotcommun.fr/cagnotte/solidaire/solidarite-grevistes-clinique-medipole-ml1ncph9


Palmarès 2026

Le groupe est détenu depuis 2020 par un consortium incluant KKR, Ardian et Mérieux Equity Partners. Son chiffre d’affaires avoisinait les 3 milliards d’euros en 2023 (deuxième groupe privé français derrière ou aux côtés de Vivalto Santé selon les années).Gros plan sur les cliniques des Pyrénées-OrientalesDans les Pyrénées-Orientales (66), Elsan est particulièrement présent autour de Perpignan avec plusieurs établissements majeurs :Clinique Saint-Pierre (Perpignan) :
Environ 500 collaborateurs et plus de 80 médecins spécialistes libéraux.
Capacité : 198 lits d’hospitalisation complète, 30 lits de soins critiques (réanimation, USIC), 25 places de chirurgie ambulatoire, 16 postes de chimiothérapie, un secteur d’endoscopie (15 box), un service d’accueil des urgences et un caisson hyperbare.
Spécialités : chirurgie (dont gynécologique, mammaire, carcinologique), médecine, oncologie, etc. C’est un établissement médico-chirurgical important du territoire. 

Polyclinique Médipôle Saint-Roch (Cabestany, près de Perpignan) :
Plus de 120 médecins spécialistes et 620 personnes (équipe).
Capacité : 300 lits et places (hospitalisation complète et ambulatoire).
Points forts : chirurgie orthopédique (labellisation Centre Grace pour hanche et genou), ophtalmologie (cataracte, rétine – 1re place départementale), urologie, etc. Elle est souvent citée dans les classements locaux pour plusieurs spécialités (cancers de la prostate, vessie, appendicites, etc.). 

 

Autres structures : La Polyclinique Méditerranée (Perpignan) complète l’offre avec 60 lits d’hospitalisation conventionnelle et 15 postes ambulatoires, regroupant 29 médecins et 130 personnes.

Ces établissements contribuent significativement à l’offre de soins dans un département où la démographie et le tourisme exercent une pression importante sur le système de santé. La Polyclinique Médipôle Saint-Roch et la Clinique Saint-Pierre font régulièrement partie des établissements reconnus dans les classements départementaux pour la qualité des prises en charge en chirurgie et cancérologie.Le traitement des soignants : un sujet de tension récurrent

Comme dans beaucoup d’établissements privés et publics, le recrutement et la fidélisation des soignants constituent un enjeu majeur pour Elsan.

Le groupe emploie des milliers d’infirmiers, aides-soignants, sages-femmes et autres professionnels paramédicaux, souvent en complément des médecins libéraux.Cependant, des mouvements sociaux récurrents mettent en lumière des difficultés :

Conditions de travail : surcharge liée aux effectifs parfois tendus, pression sur les plannings et l’absentéisme.
Rémunération et primes : plusieurs conflits portent sur l’absence ou la suppression de primes d’intéressement/participation, ou sur des revalorisations salariales jugées insuffisantes face à l’inflation.

Exemple concret dans les Pyrénées-Orientales (avril 2026) :
Les personnels des cliniques Médipôle Saint-Roch (Cabestany) et Saint-Pierre (Perpignan) ont entamé une grève le 24 avril 2026 (reconduite plusieurs jours). Ils dénonçaient le manque de moyens humains, des conditions de travail dégradées et surtout l’absence de prime de participation pour 2026 de la part du groupe Elsan. Des blocages d’établissements ont eu lieu et des négociations avec la direction locale se sont tenues sans accord immédiat. Des mouvements similaires ont été observés dans d’autres cliniques Elsan (Doubs, Bretagne, etc.) ces dernières années. 

 

Ces tensions ne sont pas propres à Elsan (le secteur privé comme public fait face à une pénurie structurelle d’infirmiers et aides-soignants), mais elles soulignent les défis de gestion des ressources humaines dans un groupe de cette taille :

recherche d’attractivité, formation (recrutement d’infirmiers en pratique avancée signalé à Saint-Pierre en 2025), et "dialogue social" sur les salaires et l’organisation du travail.

Elsan met en avant des politiques de recrutement actif et des investissements dans la qualité des soins, avec des établissements souvent bien classés sans quoi leur habilitation serait retirée.

Cependant, les retours de terrain des soignants (via syndicats ou mouvements) révèlent régulièrement une pression opérationnelle forte, surtout en période de forte activité.

Conclusion

Elsan s’impose comme un acteur incontournable de la santé privée française, avec une présence forte dans les territoires comme les Pyrénées-Orientales grâce à des cliniques modernes et reconnues (Saint-Pierre et Médipôle Saint-Roch en tête). Ses chiffres impressionnants (28 000 salariés, 5 millions de patients, nombreux classements) témoignent d’une capacité importante de prise en charge.

Le principal défi reste humain : attirer et fidéliser les soignants dans un contexte national tendu. Les récentes grèves dans les Pyrénées-Orientales rappellent que la qualité des soins passe aussi par de bonnes conditions de travail pour les équipes. L’équilibre entre performance économique, investissements et reconnaissance des salariés sera déterminant pour l’avenir du groupe dans les années à venir.

Les chiffres peuvent varier légèrement d’une année à l’autre selon les périmètres consolidés.

Gréves cliniques d'Elsan , le récit d'un aide-soignant d'urologie
les cliniques Médipôle et St Pierre sont en gréve, le prétexte le groupe américain Elsan veut leur supprimer une prime de 1500 euros , ici on est à en direct de Grève Clinique Médipôle Cabestany pour l'Archipel contre avec Denis aide-soignant du service urologie et ses consœurs

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