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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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7 septembre 2025 7 07 /09 /septembre /2025 18:31

"Pour se comprendre lui-même, l'homme a besoin d'être compris par un autre. Pour être compris par un autre, il lui faut comprendre cet autre."

La réalité de la réalité
Paul Watzlawick

Les théories de Paul Watzlawick, combinées au syndrome de Dunning-Kruger, offrent un cadre éclairant pour analyser la dynamique politique à Perpignan en vue des élections municipales de 2026. Selon Watzlawick, « nous construisons le monde, alors que nous pensons le percevoir », et une idée fortement ancrée peut « produire sa propre réalité ». Le syndrome de Dunning-Kruger, quant à lui, décrit une confiance excessive née d’une méconnaissance de ses limites, menant à des comportements arrogants. À Perpignan, la gauche et le centre-gauche, tels le chevalier noir du film *Monty Python : Sacré Graal*, amputé par l’épée d’Arthur mais toujours provocateur, s’enferment dans une hyperconfiance illusoire. En s’accrochant à leurs mandats électifs plutôt que de risquer une alliance unie contre le maire RN Louis Aliot, ils risquent une paralysie politique – ou « apoxie » – qui pourrait sceller leur échec.

 Une réalité fragmentée par la communication ou son absence ...

Watzlawick soutient que la réalité est construite par la communication. À Perpignan, la gauche et le centre-gauche (PS, PCF, LFI, Écologistes, Place Publique) sont piégés dans une réalité divisée où chaque parti privilégie son identité et ses mandats au détriment d’un projet commun. Le collectif « Perpignan Autrement », lancé en décembre 2024 avec 111 signataires, ambitionnait d’unir gauche et centre autour d’une vision « solidaire, écologique et démocratique » pour contrer Aliot. Cependant, LFI et les Écologistes rejettent cette alliance large, préférant une coalition resserrée autour du Nouveau Front Populaire (NFP), excluant les centristes. Ce refus repose sur une communication cloisonnée – échanges épistolaires et déclarations publiques – qui renforce des réalités parallèles, empêchant une stratégie unifiée.

Le syndrome Dunning-Kruger : l’arrogance du chevalier noir

Le syndrome de Dunning-Kruger se manifeste dans l’attitude de la gauche perpignanaise, qui, tel le chevalier noir clamant « C’est juste une égratignure ! » malgré sa déroute, affiche une assurance démesurée. En 2020, trois listes de gauche divisées ont permis à Aliot de l’emporter avec 53 % des voix. Pourtant, des leaders comme Mathias Blanc (PS) ou Mickaël Idrac (LFI) persistent à croire que leur stratégie – préserver leurs mandats ou imposer leur vision idéologique – est la seule valable. Cette hyperconfiance les aveugle face à leur incapacité à mobiliser un électorat lassé par leurs divisions, comme le montrent des posts sur X dénonçant « l’arrogance de la gauche qui refuse de s’unir » (15/08/2025).

LFI et les Écologistes, en rejetant une alliance avec des centristes comme Annabelle Brunet, surestiment leur attractivité électorale, ignorant que leur base est insuffisante face à l’ancrage d’Aliot. De même, le centre, représenté par des figures comme Brunet, affiche une assurance mal placée en pensant pouvoir peser sans s’aligner clairement avec la gauche. Place Publique, désormais porté par des figures comme Agnès Langevine sous l’égide de Raphaël Glucksmann, hésite à s’engager pleinement dans une coalition de gauche, craignant de diluer son identité sociale-démocrate. Cette posture collective rappelle le chevalier noir, défiant l’adversaire avec morgue malgré ses faiblesses.

 S’accrocher aux mandats : une réalité autoproclamée

Watzlawick note qu’une idée défendue avec conviction peut créer sa propre réalité. À Perpignan, la gauche et le centre-gauche s’accrochent à l’idée que préserver leurs mandats (conseillers départementaux, régionaux) est plus sûr que de risquer une campagne unifiée. Cette conviction, amplifiée par le syndrome de Dunning-Kruger, les conduit à sous-estimer le besoin d’un compromis audacieux. Les leaders, comme Françoise Fiter (PCF), Mathias Blanc (PS) ou Agnès Langevine (Place Publique), préfèrent sécuriser leurs positions actuelles plutôt que de s’exposer à une défaite collective. Cette prudence produit une réalité d’impuissance : en 2020, la division a offert la victoire à Aliot, et 2026 risque de reproduire ce schéma.

Vers l’apoxie : la malédiction de l’arrogance

L’« apoxie » – stagnation ou apathie – menace la gauche et le centre-gauche s’ils persistent dans leur hyperconfiance. Comme le chevalier noir, ils pourraient continuer à clamer leur supériorité idéologique tout en perdant terrain face à un Aliot qui consolide son image via des projets comme la rénovation urbaine. Les critiques sur X pointent une gauche « déconnectée, qui s’entête dans ses querelles » (03/09/2025), tandis que le RN capitalise sur cette désunion.

Pour briser cette malédiction, Watzlawick suggérerait de « changer la construction » de leur réalité. Cela nécessiterait une communication ouverte, un projet fédérateur axé sur les préoccupations des Perpignanais (emploi, sécurité, écologie), et l’humilité d’admettre leurs limites. Sans ce changement, leur arrogance, nourrie par le syndrome de Dunning-Kruger, les condamnera à une défaite auto-infligée, validant la maxime de Watzlawick : leur réalité, construite par la division et l’hyperconfiance, deviendra leur malheur.

Oclusion, la gauche et le centre-gauche à Perpignan, tels le chevalier noir, risquent de s’effondrer sous leurs propres illusions en 2026. Leur attachement aux mandats et leur assurance excessive, incarnée par des figures comme Langevine ou Brunet, les mènent vers l’apoxie. Seule une remise en question, inspirée par Watzlawick, pourrait leur permettre de reconstruire une réalité capable de défier Aliot. Sans cela, ils resteront des troncs arrogants, défiant un adversaire qu’ils ne peuvent vaincre.

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31 août 2025 7 31 /08 /août /2025 12:40

"Votre réalité n’est pas la mienne. La vôtre n’est qu’une illusion que votre perception a figée."

"Le Science-fictionnaire" Philip K. Dick

Visa pour l’Image 2025 : Le chant du signe du photoreportage ou un reliquat folklorique sous les sunlights de Perpignan ?

Nous ne partageons plus que des lieux communs, parce que nous pensons qu'on y prend aucun risque...

Perpignan, août 2025. La 37e édition du festival international du photojournalisme *Visa pour l’Image* s’ouvre dans un décor de carte postale catalane, entre le cloître médiéval du Campo Santo et les murs patinés du Couvent des Minimes. Du 30 août au 14 septembre, la ville accueille 26 expositions, deux invitées, et six soirées de projection où s’étalent les convulsions du monde : guerres, crises climatiques, migrations, révoltes. Des images saisissantes, signées par des noms comme Saher Alghorra (Visa d’or humanitaire 2025 pour son travail sur Gaza) ou Alfredo Bosco (Visa d’or Rémi Ochlik pour la crise du captagon en Irak). Pourtant, sous les flashes et les discours laudateurs, une question gratte comme une écharde : le photoreporter, cet artisan du réel, est-il encore un héraut de la liberté ou un vestige pittoresque, un rempailleur de chaises toléré dans un monde saturé d’images ? Et que dire de ce festival, où les politiques locaux et nationaux viennent parader lors des soirées d’inauguration, levant leurs verres à une prétendue liberté de la presse, tandis que Perpignan savoure son tourisme tardif ?[](https://madeinperpignan.com/perpignan-festival-visa-pour-l-image-2025-37e-edition-photojournalisme-programme/)[](https://www.2e-bureau.com/projets/37e-visa-pour-limage-perpignan/)

 Le photoreporter, héros ou dinosaure ?
Jadis, le photoreporter était un aventurier de l’ombre, armé de son Leica argentique, risquant sa peau pour ramener des clichés qui secouaient les consciences. Robert Capa sur les plages de Normandie, Don McCullin dans les ruines de Beyrouth : ils incarnaient une vérité brute, gravée sur pellicule. Mais l’ère numérique a tout bouleversé. L’appareil photo, hier outil d’élite, est aujourd’hui dans chaque poche, vomissant des milliards de selfies et de stories Instagram. Les banques d’images comme Getty ou Shutterstock inondent le marché de visuels standardisés, tandis que l’intelligence artificielle génère des photos si réalistes qu’elles trompent même les experts. Jean-François Leroy, directeur de *Visa pour l’Image*, martèle que son festival montre « des images faites par des humains, pas par l’IA ». Mais dans un monde où l’IA peut simuler une guerre en Ukraine ou une famine au Sahel en trois clics, le photoreporter n’est-il pas réduit à un rôle de figurant, un artisan d’un temps révolu, comme le forgeron face à l’usine ?

La crise du magazine papier n’arrange rien. *Life*, *Paris Match*, *National Geographic* : les temples du grand reportage s’effritent, asphyxiés par la baisse des ventes et la concurrence des réseaux sociaux. En 2023, le tirage moyen des magazines français a chuté de 20 % en dix ans, selon l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias. Les rédactions, à court de budget, envoient moins de reporters sur le terrain, préférant piocher dans les flux d’images amateurs ou les algorithmes. Le photoreporter, lui, doit mendier des bourses – comme les 150 000 euros distribués à *Visa* – pour financer ses projets. Et quand il revient, ses images, aussi puissantes soient-elles, se noient dans le tsunami visuel des smartphones. Un cliché de Gaza signé Saher Alghorra peut-il rivaliser avec un TikTok de chaton ou une pub ciblée par IA ?[](https://madeinperpignan.com/perpignan-festival-visa-pour-l-image-2025-37e-edition-photojournalisme-programme/)[](https://leclaireur.fnac.com/evenement/cp67843-la-fnac-aime-le-festival-international-du-photojournalisme-visa-pour-limage/)

 Les soirées d’inauguration : champagne et hypocrisie

Et puis il y a les soirées d’ouverture, ces grand-messes où les « grands fauves » de la politique locale et nationale – maires, préfets, élus d’Occitanie et même quelques ministres en quête de visibilité – se pressent pour trinquer à la liberté de la presse. Le 30 août 2025, l’inauguration au Campo Santo promet d’être un ballet d’autocongratulation, sous les projecteurs d’un écran géant de 24 mètres de large. On y parlera de l’importance du journalisme, de la vérité, du courage des photoreporters. Mais derrière les flûtes de champagne, quel goût a vraiment cette liberté ? En 2024, Reporters sans frontières classait la France 24e sur 180 pour la liberté de la presse, plombée par les pressions économiques et les violences contre les journalistes lors des manifestations. À Perpignan, on préfère fermer les yeux, célébrer l’image sans interroger le système qui l’étouffe. Les politiques, si prompts à louer *Visa pour l’Image*, sont les mêmes qui votent des budgets faméliques pour la culture ou laissent les rédactions se vider. La liberté de la presse ? Une belle formule pour un apéritif mondain.[](https://www.artistikrezo.com/agenda/visa-pour-limage-2025-lessence-du-photojournalisme-a-decouvrir-a-partir-du-30-aout-a-perpignan.html)[](https://www.2e-bureau.com/projets/37e-visa-pour-limage-perpignan/)

Une anecdote révélatrice : en 2014, un photoreporter anonyme, exclu du festival pour avoir critiqué son « élitisme », racontait dans un blog avoir vu un député local s’extasier devant une photo de guerre… avant de demander si elle était « retouchée sur Photoshop ». Cette année-là, le festival avait déjà frôlé la polémique lorsque des sponsors privés, dont une marque de matériel photo, avaient tenté d’influer sur la sélection des exposants. Jean-François Leroy avait dû monter au créneau pour défendre l’indépendance du festival. Mais en 2025, avec des partenaires comme la Fnac ou Canon, la question reste : *Visa* est-il un bastion de la vérité ou une vitrine bien huilée pour les industriels de l’image ?[](https://leclaireur.fnac.com/evenement/cp67843-la-fnac-aime-le-festival-international-du-photojournalisme-visa-pour-limage/)

Tourisme et silence complice
Perpignan, ville de 120 000 habitants, s’anime chaque septembre grâce à *Visa pour l’Image*. Les 240 000 visiteurs attendus en 2025 rempliront les hôtels, les restaurants et les ruelles du centre historique. L’office de tourisme ne s’y trompe pas : le festival est une manne, un argument pour vendre la « rayonnante » Catalogne française. Mais à quel prix ? Critiquer l’utilité publique de *Visa*, c’est risquer de froisser les élus locaux, qui brandissent l’événement comme un totem de prestige. En 2022, un conseiller municipal d’opposition avait osé suggérer de réduire le budget du festival pour financer des écoles. La réponse ? Un tollé, et des accusations de « mépris pour la culture ». Depuis, silence radio. Questionner *Visa*, c’est toucher à l’économie touristique, à l’image d’une ville qui se rêve en capitale culturelle. Alors on se tait, et les images, si dérangeantes soient-elles, deviennent un décor inoffensif, une attraction comme une autre.[](https://www.perpignantourisme.com/agenda/37%25E1%25B5%2589-edition-festival-visa-pour-limage/)

Un sursaut d’espoir ?
Pourtant, *Visa pour l’Image* résiste. Les expositions, gratuites et ouvertes de 10h à 20h, continuent d’attirer un public fidèle, des scolaires aux passionnés. Les rencontres avec les photoreporters, comme celles prévues du 15 au 26 septembre pour 20 000 élèves, rappellent que l’image peut encore éduquer, bousculer. Des travaux comme celui de Cynthia Boll sur la migration de la capitale indonésienne ou de Jean-Louis Courtinat sur 40 ans de photographie sociale prouvent que le photoreportage sait encore raconter le monde avec une profondeur que l’IA ne peut égaler. Mais pour combien de temps ? Dans un univers où la vérité se dilue dans les algorithmes et où les politiques jouent les mécènes d’un soir, le photoreporter risque de devenir un totem folklorique, applaudi mais ignoré.[](https://www.mairie-perpignan.fr/lettre-information/articles/visa-pour-limage-37eme-festival-international-du-photojournalisme)[](https://www.2e-bureau.com/projets/37e-visa-pour-limage-perpignan/)

 À Perpignan, *Visa pour l’Image* 2025 sera une fête de l’image, mais aussi un miroir des contradictions de notre époque. Entre courage des reporters et récupération politique, entre vérité crue et tourisme opportuniste, le festival oscille. Le photoreporter, lui, reste un artisan du réel, mais un artisan fragilisé, cerné par l’IA, la crise des médias et l’indifférence des masses. Alors, levons nos verres à la liberté de la presse, mais gardons un œil ouvert : dans ce monde saturé d’images, la vérité est un luxe qui se paie cher.

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29 août 2025 5 29 /08 /août /2025 21:18

"Depuis le temps que je patiente
Dans cette chambre noire,
J’entends qu’on s’amuse et qu’on chante
Au bout du couloir."

"Mais cette place est sans issue,
Je commence à comprendre."

"Est-ce que ce monde est sérieux ?"

"J’en ai poursuivi des fantômes"

"Ce soir, la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles."

 

Paroles de la chanson "La Corrida" par Francis Cabrel

On apprend dans l'indépendant, le journal à capital Toulousain à destination des Catalans, dans un entretien réalisé par la "Léah Salamé" d'ici au nom à consonance d'un samouraï enterré à Amélie les bains : Nomura Kosaburo ! Donc, dans une interview de la la tripette réunie LFI / Verts / Génération (#MyléneFarmer) les mêmes dont j'attends l'interview sûrement pour 2032 que :""Quand Louis Aliot décide d’armer les policiers, nous faisons le choix de l’éducation", assurent Insoumis et Écologistes à la veille de la rentrée scolaire" : par la voix de Francis Daspe (LFI) ; Christian Bousquet (Génération. s), Mickaël Idrac, (LFI), Monique Hernandez (LFI) et Jean-Pierre Dalfau (écologistes). Michel Clementz" parce que, quand même (he oui, mine de rien !) "Insoumis, Écologistes et Génération.s, ont structuré leur liste "Perpignan Changez d’air" pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026. À la veille de la rentrée scolaire, ils révèlent leurs propositions pour l’éducation." #vasteprogramme

Des gens censés se mettre en scène dans des partis "rebelles", ne recherchent que des interviews dans la presse "mainstream" pour qui l'interview politique n'a le niveau que d'un QCM, ce qui comporte moins de risque qu'une personne ayant un certains niveau universitaire. Des 2 côtés du micro, "on fait comme-ci", réduisant la représentation des enjeux politiques pour les élections municipales (très pâles) de Perpignan 2026 pour mars prochain, à une petite dînette, avec des couverts en bambou.

Un jeu infantile qui consiste à dire qu'Aliot est méchant parce qu'il arme la police (celle-là même "qui tue" selon la LFI) et paraphrasant Victor Hugo "ouvrir des écoles pour fermer des prisons !". Mais chez cette jeune "garde rouge" politique, lorsqu'il parle éducation", ne pensent-ils pas plutôt à des camps de "rééducation": comme dans leur dernière université d'été. Il semble que la presse locale à laquelle ils acceptent de répondre, en plus de la vitrine officielle, ne leur offre pas la contradiction (qu'ils ne supporteraient pas) anciennement parti anti-calotin, il pourrait dire désormais "Les nouveaux calotins, c'est nous": tant ils ne déversent pas tant un discours politique qu'une messe pour le temps présent ! 

Le maire RN , désormais avec soucis de l'étiquette (parce que tout a un prix) , les remercie pour l'esprit de division qui va permettre de le faire ré-élire. Staline aurait sûrement commenté "la gauche combien de divisions, même dans l'oignon (parce qu'il fait la farce) !"

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26 août 2025 2 26 /08 /août /2025 12:51

"Soit nous guérissons aujourd'hui en tant qu'équipe, soit nous mourons tous en tant qu'individus."

L'enfer du dimanche film Oliver Stone

Pour gagner au TOP 14, il faut se sortir les doigts du Brennus !

À Perpignan, il y a deux religions : le rugby et la mauvaise foi. La première se joue à Aimé-Giral, la seconde dans les cafés de la place de la Loge. Mais voilà que Louis Aliot, maire RN et fin stratège, a décidé de fusionner les deux pour créer l’arme ultime : l’unité politique par l’USAP. Oui, mesdames et messieurs, le ballon ovale va faire ce que ni Macron, ni Mélenchon, ni même un apéro au muscat n’ont réussi : rassembler les Catalans, les socialistes, les droitiers, les centristes mous et les abstentionnistes chroniqueurs. Comment ? Avec l’inauguration du Centre d’Entraînement de l’USAP, un temple de 1 600 m² dédié à la sueur, au crunch et à la gloire du sang et or. Mais dans cette mêlée politique, le ballon est un piège, et la photo, un guet-apens.  

 Un vestiaire plus grand que l’ego de Zemmour  

Ce projet, c’est du sérieux. Pour 4,3 millions d’euros (2,36 millions de la mairie, le reste saupoudré par l’État, la Métropole et le Département), Perpignan s’offre un bijou architectural. Un vestiaire si vaste qu’on pourrait y entasser toute la classe politique française pour une mêlée générale. Une salle de musculation de 600 m², où même les avants les plus massifs soulèvent leur désespoir existentiel. Des bureaux pour les entraîneurs, une salle vidéo pour disséquer les mêlées comme un discours de Bardella, et un espace culinaire – parce qu’un Brennus ne se gagne pas avec des sandwichs triangle.  

Et puis, il y a l’espace de récupération. En Catalogne, la sieste post-entraînement, c’est sacré. Avec des salles de soins, un ostéo, un kiné, ce centre permet à un troisième ligne blessé de rêver à un drop salvateur contre Toulon.  

 Une photo, un ballon, une révolte silencieuse  

L’inauguration, mes amis, c’est du grand théâtre. Louis Aliot, sourire rayonant, brandit un ballon de rugby estampillé *Perpignan la rayonnante* avec le logo de la ville. À ses côtés, Hermeline Malherbe, présidente du Conseil départemental, tient le ballon et, dans un geste de résistance subtile, le retourne pour cacher ce maudit logo *rayonnant*. Un acte de révolte muette contre l’effacement de *Perpignan la Catalane*, ce slogan cher aux catalanistes, déjà critiqué dans la presse (*Made in Perpignan*, 5 septembre 2023). Loriane Josende, sénatrice et patronne locale des Républicains, elle, reste les mains vides, sans ballon, comme une joueuse laissée sur le banc. Piégée par son devoir de représentation, elle pose pour la photo, sourire crispé, consciente que sa présence est un compromis, pas une capitulation.  

Ce n’est pas une poignée de main à la gare de Montoire, non, soyons clairs. Ce n’est pas non plus le plat de lentilles d’Ésaü cédé pour un droit d’aînesse. C’est pire : c’est une photo. Une photo où Malherbe et Josende, contraintes par leurs mandats, jouent les figurantes dans un scénario écrit par Aliot. Le compte X de l’USAP (@usap_officiel) immortalise l’instant : « ✨ Inauguration du 𝗖𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗣𝗲𝗿𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝗻𝗰𝗲. Un lieu pour nos joueurs, au service de l’avenir du club ❤️💛 Merci à la Ville, la Préfecture, la Région » (25 août 2025). Sur X, un internaute ironise : « Hermeline cache le logo, Loriane boude sans ballon. Quelle mêlée ! #PerpignanLaCatalane » (@CatalanEnColere, 25 août 2025).  

Le rugby, ce grand unificateur… ou pas  

L’USAP, c’est Perpignan, c’est la Catalogne, c’est le territoire qui vibre quand un pilier de 120 kilos s’écrase sur un adversaire avec la grâce d’un tracteur dans une vigne. Aliot l’a compris : le rugby donne l’illusion de transcender les clivages. Mais cette photo, c’est un traquenard. Malherbe, souvent accusée de tiédeur sur la catalanité (*Made in Perpignan*, 5 septembre 2023), marque un point avec son geste de résistance. Josende, sans ballon, incarne la rébellion passive, comme un trois-quarts qui refuse de rentrer dans la mêlée. Ensemble, elles sauvent l’honneur, mais à quel prix ?  

Et si on poussait l’idée ? Une liste *USAP Rassemblement* pour les municipales ! Un programme simple : plaquage, solidarité, apéro à la troisième mi-temps. Mais avec Malherbe qui retourne les ballons et Josende qui refuse d’y toucher, la mêlée s’annonce chaotique.  

Le RN, les LR, et l’USAP : une mêlée sous tension  

Le RN d’Aliot, avec son discours musclé, pourrait passer pour une équipe de rugby : des avants solides, des discours plaqués au sol, une défense agressive. Les LR de Josende jouent la finesse, mais restent en touche, sans ballon. Malherbe, elle, navigue entre pragmatisme et résistance symbolique, évitant les « fantasmes d’indépendantisme » tout en caressant l’idée d’une Catalogne fière (*Made in Perpignan*, 5 septembre 2023).  

Ce centre d’entraînement, c’est une belle passe, un investissement dans le sport, la jeunesse, l’identité. Mais cette photo, c’est une mêlée ouverte où chacun joue son jeu. Aliot marque des points, Malherbe cache le logo, Josende esquive. Et l’USAP ? Elle fait vibrer les cœurs, même ceux qui refusent le ballon. Rêvons un peu : une liste *USAP Rassemblement*, avec Aliot en pilier, Malherbe en demi de mêlée, et Josende à l’ouverture, mais sans ballon. Un programme en trois points : plaquer fort, aimer tendre, boire frais. À Perpignan, ça pourrait marcher… si tout le monde accepte de jouer le même match.  

en direct du Café de la Poste, un rancio sec à la mainet quelques anchois marinés,  attendant le prochain drop de l’USAP.*  

 

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21 août 2025 4 21 /08 /août /2025 13:10

"Lorsque les bagnoles exécrables sont remplacées par des armées d’individus grimpés sur rollers, par des intermittents sur des échasses, par des cracheurs de feu et autres adeptes des « circulations douces », il est loisible de constater que l’on n’assiste pas au retour de l’ancienne humanité sur des territoires reconquis, mais au déferlement sans frein de l’espèce post-humaine sur des territoires sans cesse plus invivables ; et pour qu’elle ne sache pas qu’elle est ‘espèce post-humaine, on lui fait croire qu’elle revient sur des territoires dont elle aurait été dépossédée, et qu’elle les reconquiert ou se les réapproprie ; mais elle ne saurait reconquérir ou se réapproprier quoi que ce soit puisqu’elle ne possédait rien […]."

Festivus Festivus
Philippe Muray

Bienvenue dans les Pyrénées-Orientales, où le soleil méditerranéen grille les espoirs comme il dore les peaux, où Perpignan, capitale administrative du Roussillon, se fait le miroir fêlé d’un monde en pleine « perpignanisation ». Ici, dans ce laboratoire a-culturel, l’Homo festivus de Philippe Muray parade en tongs, entre deux hausses de prix de l’essence et des discours électoraux aussi vides qu’un rosé tiède en fin d’été. La « perpignanisation du monde », c’est l’histoire d’une dérive où la substance s’évapore, où l’identité catalane s’effiloche sous les néons de la fête obligatoire, et où les partis politiques, tous bords confondus, transforment les électeurs en parts de marché pour mieux s’accrocher à leurs privilèges. Suivez-moi dans ce voyage au cœur d’un département qui, loin d’être une exception, préfigure l’effondrement intellectuel et culturel de notre époque.

 Perpignan, épicentre du glissement intellectuel

Perpignan, avec ses 120 000 âmes tassées dans la plaine du Roussillon, n’est pas seulement une ville : c’est un symptôme. Depuis 2020, sous la baguette du Rassemblement National, la mairie de Louis Aliot a continué de transformer la cité en une vitrine de ce que Muray aurait appelé le triomphe de l’*Empire du Bien (de son point de vue) : une gestion où le spectacle l’emporte sur le sens, où les conférences idéologiques aux relents de croisade (comme celles dénoncées par Mediapart en mai 2024, qui lui-même est une autre version de "l'empire du bien") remplacent le débat public, et où le « Printemps de la liberté d’expression » 2025, organisé à la sauvette par Éric Naulleau, n’est qu’une coquille vide, un « festibus festibus » qui mime la réflexion sans jamais l’incarner. Ces événements, drapés dans l’étendard de la liberté, ne sont que des feux d’artifice pour détourner l’attention des vrais maux : un chômage endémique (autour de 10-12 %, bien au-dessus de la moyenne nationale), des quartiers parmi les plus pauvres de France, et une pression foncière qui fait grimper les loyers, (même s'ils restent plus bas qu'ailleurs) tandis que les salaires stagnent.[](https://www.insee.fr/fr/statistiques/7657257)

Le glissement intellectuel est partout. Là où l’on pourrait attendre une célébration de l’héritage catalan –(voir la foirade de l'anniversaire discret des mille ans de la ville https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/07/perpignan-en-gland-un-anniversaire-de-mille-ans-qui-fait-pschitt-sans-s-evanter-de-bulles.par-nicolas-caudeville.html) cette langue, cette histoire, cette fierté d’un peuple à la croisée de la France et de l’Espagne – on assiste à son instrumentalisation. Le RN, maître des lieux, brandit la sardane et les castells comme des trophées électoraux, mais les vide de leur substance pour mieux les aligner sur un narratif franchisé. Pendant ce temps, les partis d’opposition, de la gauche au centre, se contentent de promesses recyclées ou de critiques stériles, incapables de proposer une alternative qui ne soit pas un autre avatar du « festibus ». L’abstention, qui frôle les 33 % aux législatives 2024 dans le département, hurle cette vérité : les habitants, écrasés par la hausse des prix de la nourriture (+50 % pour certains, selon des témoignages sur X en 2025), de l’essence et de l’électricité, ne croient plus en ces saltimbanques politiques qui les courtisent comme des consommateurs à la foire.

Les Pyrénées-Orientales, miroir d’un monde a-culturel

Si Perpignan est le cœur battant de cette « perpignanisation », le département tout entier en est la chair. Les Pyrénées-Orientales, avec leurs 491 000 habitants en 2023, attirent toujours, séduites par le soleil et la mer. Mais cette attractivité est un mirage décroissant (voir la dernière saison d'été:https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/07/mais-esperiez-quoi-la-saison-touristique-2025-dans-les-pyrenees-orientales-s-effondre-face-a-l-espagne-et-son-attractivite-imbattable-par-robert-trigana.html. La croissance démographique (+0,6 % par an depuis 2014) repose sur un solde migratoire positif, souvent de retraités aisés venant gonfler les rangs des seniors (27 % de la population a plus de 65 ans, contre 21 % au niveau national) :si les jeunes s'en vont, ils ne feront pas d'enfant ici, s'ils en font!

 Pendant ce temps, les jeunes, eux, s’asphyxient dans des villages ruraux où l’essence à prix d’or rend chaque trajet vers Perpignan une odyssée financière. Les communes littorales comme Saint-Cyprien ou Canet-en-Roussillon, « attractives » selon l’Insee, se transforment en résidences pour seniors, avec 41 % de plus de 65 ans à Saint-Cyprien, tandis que les moins de 20 ans se font rares (13 %). C’est l’image d’un département qui vieillit, se fige, et perd sa vitalité sous le poids d’une économie saisonnière, touristique et agricole, où la précarité est la règle.[](https://www.insee.fr/fr/statistiques/7657257)[](https://www.insee.fr/fr/statistiques/7657257)[](https://madeinperpignan.com/perpignan-pyrnenees-orientales-ville-moyenne-chiffre-demographie-precarite/)

L’économie des Pyrénées-Orientales, structurée autour de l’agriculture, du tourisme et d’une industrie en déclin, est un parfait reflet de cette a-culturalité. Le port de Port-Vendres, vanté pour ses 200 000 tonnes de fruits et légumes transitant vers l’Europe, reste une exception dans un tissu économique fragile, où les emplois saisonniers dominent et où la « culture de la rente » décrite par Henri Solans privilégie l’exploitation rapide des ressources au détriment d’une vision à long terme. Les habitants, eux, affrontent des factures d’électricité qui s’envolent (témoignages sur X en août 2025 parlent d’une « insoutenabilité » face à des salaires stagnants) et un coût de la nourriture qui transforme le marché hebdomadaire en luxe. Les partis politiques, qu’ils soient RN, Ensemble ou Nouveau Front Populaire, se contentent de surfer sur ces frustrations, promettant des baisses de taxes ou des aides sociales sans jamais s’attaquer aux racines du problèmes. Leur seule ambition : capter les suffrages, comme on vendrait des billets pour un spectacle de fin d’année.[](https://fr.wikipedia.org/wiki/%25C3%2589conomie_des_Pyr%25C3%25A9n%25C3%25A9es-Orientales)[](https://books.openedition.org/pulm/3711?lang=fr)

 Le festibus festibus, ou la fête comme anesthésie

C’est ici que l’esprit de Philippe Muray prend tout son sens. Dans les Pyrénées-Orientales, le « festibus festibus » n’est pas seulement une métaphore : il est une réalité tangible. Les festivals, les animations touristiques, les discours affamés des campagnes électorales – tout cela sert à masquer l’effondrement.

Prenez les tensions communautaires, comme ces menaces racistes rapportées en juillet 2024 contre une commerçante perpignanaise, sommée de quitter la ville https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/07/perpignan-lettre-a-brigitte-a-l-usage-de-ceux-qui-revent-de-guerre-civile-par-nicolas-caudeville-featuring-maurice.html. Au lieu d’un débat sérieux sur la mixité culturelle, on préfère organiser des événements « fédérateurs », des fêtes de quartier ou des célébrations catalanes vidées de leur sens, où l’on danse pour oublier que le département est le deuxième plus pauvre de France métropolitaine. Quant à l'opposition Langevinesque, "messi dominici" de l'impératrice d'Occitanie, elle fait salon de l'anti-racisme avec son festival "Nostra Mar" façon gauche "Terra nova", autant dire la droite honteuse https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2022/06/mairie-de-perpignan/sos-racisme-si-la-mediterranee-etait-un-cadavre-ils-en-seraient-les-vers-par-nicolas-caudeville.html . Le RN, avec ses 57,39 % aux législatives 2024, excelle dans cet art du détournement : il promet la « priorité nationale » pour flatter les colères, mais ne propose rien pour contrer l’inflation ou la précarité énergétique.[](https://madeinperpignan.com/perpignan-pyrnenees-orientales-ville-moyenne-chiffre-demographie-precarite/)

Ce glissement intellectuel, c’est aussi l’incapacité des partis à penser le département comme un tout cohérent. Les zones rurales, comme le Conflent ou le Vallespir, asphyxiées par le coût de l’essence et les restrictions écologiques (interdiction des véhicules anciens), sont laissées à l’abandon, tandis que les villes littorales deviennent des ghettos dorés pour retraités. L’Université de Perpignan, avec ses travaux sur l’écopoétique ou les études méditerranéennes, pourrait être un phare intellectuel, mais elle reste déconnectée des priorités municipales, engluée dans une bulle académique que personne n’entend. Tout cela participe d’une a-culturalité galopante : la richesse catalane, méditerranéenne, rurale, est sacrifiée sur l’autel d’une modernité qui n’a que la fête et la polémique à offrir.[](https://www.lindependant.fr/2021/11/07/demographie-la-revanche-du-rural-dans-les-pyrenees-orientales-9914062.php)

 Vers une perpignanisation du monde

Perpignan et ses Pyrénées-Orientales ne sont pas une anomalie : elles sont un avant-goût. La « perpignanisation du monde », c’est ce moment où les sociétés, partout, se laissent engloutir par l’Homo festivus, où les difficultés économiques (nourriture, énergie, mobilité) sont reléguées au second plan derrière des spectacles électoraux et des identités instrumentalisées. C’est un monde où les partis politiques, transformés en camelots, vendent des rêves de grandeur ou de justice sociale sans jamais les concrétiser, où les citoyens, épuisés, se réfugient dans l’abstention ou le vote protestataire. C’est un monde où la culture, qu’elle soit catalane ou autre, devient un décor pour selfies, un prétexte pour des festivals qui ne disent plus rien, un « festibus festibus » généralisé.

Dans ce miroir fêlé qu’est Perpignan, on voit se dessiner les contours d’une modernité a-culturelle, où l’intellect s’efface devant la facilité, où la fête obligatoire remplace la réflexion, et où les privilèges des puissants tiennent lieu de projet collectif. Les Pyrénées-Orientales, avec leur soleil trompeur et leurs colères rentrées, ne sont pas une exception : elles sont un avertissement. Comme le dirait Muray, nous sommes tous des locataires sur notre propre territoire, et la facture arrive, toujours plus salée.

 

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15 août 2025 5 15 /08 /août /2025 17:18

Bande annonce Mercat de la Terra à Elne nocturne 27 - 28 Juillet 2025(21:00 - 23:55)

https://www.youtube.com/watch?v=eDFfK8ClYJo

Jean Lhéritier était en direct de La table de Thomas pour l'Archipel contre attaque! Il nous a parlé du Mercat de la terra à Elne en nocturne:
date_range
27 - 28 Juillet 2025
(21:00 - 23:55)

Elne 66200
France
MERCAT DE LA TERRA NOCTURNE, plus que "cincs centimes" sur la partie Maraîchéres, des interviews et des articles

Rencontre au Mercat de la Terra à Elne : André Trives, maraîcher et adjoint, s’exprime sur la loi Duplomb**
Le 27 juillet 2025, le marché nocturne du *Mercat de la Terra*, organisé par Claire Moquié sous l’égide de Slow Food, a réuni à Elne (Pyrénées-Orientales) producteurs, citoyens et élus autour des valeurs d’une agriculture durable et respectueuse de l’environnement. Parmi les figures présentes, André Trives, maraîcher bio et adjoint au maire d’Elne, a partagé ses réflexions sur la controversée loi Duplomb, la réintroduction de certains pesticides comme l’acétamipride, et la mobilisation citoyenne qui en a découlé. L’événement a également été marqué par des échanges avec Pere Manzanares, adjoint à la culture catalane, et Nicolas Garcia, maire d’Elne, dans une ambiance conviviale mais teintée d’inquiétudes.

Une loi qui fait débat
Adoptée le 8 juillet 2025, la loi Duplomb, portée par le sénateur Laurent Duplomb, vise à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur ». Elle autorise, sous conditions, la réintroduction de l’acétamipride, un pesticide néonicotinoïde interdit en France depuis 2018 en raison de sa toxicité pour les abeilles et son impact environnemental. Ce texte, soutenu par la FNSEA et certains producteurs de betteraves et de noisettes, est dénoncé par les défenseurs de l’environnement, les apiculteurs et une partie du monde agricole, dont André Trives.
« En tant que maraîcher bio, je vois les effets concrets de ces choix politiques sur le terrain », confie André Trives. « Réintroduire des pesticides comme l’acétamipride, c’est un retour en arrière. On a travaillé dur pour développer des pratiques respectueuses, et là, on risque de fragiliser la biodiversité et la santé des sols. » Il souligne l’importance des alternatives, comme la lutte intégrée ou le biocontrôle, mises en avant par l’Anses, qui montrent qu’il est possible de produire sans ces substances toxiques.[](https://reporterre.net/Loi-Duplomb-le...)
 

Une pétition record et un buzz médiatique
La mobilisation contre la loi Duplomb a pris une ampleur inédite avec une pétition citoyenne, lancée le 10 juillet 2025 par Éléonore Pattery, une étudiante de 23 ans. Cette pétition, qualifiant la loi d’« aberration scientifique, éthique, environnementale et sanitaire », a dépassé les 1,9 million de signatures au 27 juillet, un record sur la plateforme de l’Assemblée nationale. « Ce mouvement citoyen, c’est un signal fort », note André Trives. « Les gens veulent une agriculture qui nourrit sans empoisonner. »[](https://reporterre.net/Loi-Duplomb-le...)
L’événement a aussi été marqué par un buzz autour d’une déclaration attribuée à une députée du 13e arrondissement de Paris, surnommée « l’abeille » pour son engagement environnemental. Cette dernière aurait affirmé, selon certains, « n’en avoir rien à faire de la productivité des paysans », une phrase choc qui a enflammé les réseaux sociaux. André Trives tempère : « Ces propos, s’ils sont vrais, sont maladroits. On ne peut pas opposer la santé publique et la survie des agriculteurs. Il faut accompagner les paysans vers des modèles durables, pas les stigmatiser. »

Une soirée sous le signe de la culture et de l’engagement
Le *Mercat de la Terra*, organisé par Claire Moquié, a offert un cadre idéal pour ces discussions. Ce marché, ancré dans la philosophie Slow Food, promeut les produits locaux, bio et éthiques. « C’est un lieu où l’on célèbre le travail des producteurs qui respectent la terre », explique Claire Moquié. « Mais c’est aussi un espace pour réfléchir aux politiques agricoles et à leurs impacts. »
Parmi les personnalités croisées, Pere Manzanares, adjoint à la culture catalane, a insisté sur l’importance de préserver les traditions agricoles tout en innovant : « La culture catalane, c’est aussi notre lien à la terre. On ne peut pas sacrifier ça pour des solutions court-termistes. » Nicolas Garcia, maire d’Elne, présent ce soir-là, a renchéri : « À Elne, on soutient les maraîchers comme André, qui montrent qu’une autre agriculture est possible. La loi Duplomb, c’est un mauvais signal, mais la mobilisation citoyenne nous donne de l’espoir. »
Vers un débat national ?
La pétition contre la loi Duplomb, ayant dépassé le seuil des 500 000 signatures, ouvre la voie à un débat à l’Assemblée nationale, potentiellement à la rentrée parlementaire en septembre. André Trives, comme beaucoup, espère que ce débat permettra de revoir la loi : « On ne peut pas ignorer 1,9 million de signatures. C’est la voix des citoyens, des consommateurs, des parents qui veulent un avenir sain pour leurs enfants. »[](https://www.lemonde.fr/.../loi-duplom...)


*Bonjour les catalans, bonjour Elne ! Une virée savoureuse avec M. Serre Dorian au Mercat de la Terra Slow Food Pays Catalan
Mes chers amis, aujourd’hui, je vous emmène sous le ciel étoilé d’Elne, dans les Pyrénées-Orientales, où le nocturne du Mercat de la Terra Slow Food sent bon la convivialité et les produits du terroir ! Et là, au milieu des étals colorés, j’ai rencontré un sacré personnage : M. Serre Dorian, cultivateur de légumes et de racines, un homme qui a plus d’histoires dans son panier que de carottes dans son champ ! Alors, attachez vos tabliers, on part à la découverte de ce héros du local, avec le sourire et quelques anecdotes croustillantes !

 

Des légumes qui racontent des histoires
Quand je me suis arrêté devant l’étal de M. Serre Dorian, j’ai tout de suite été happé par l’éclat de ses légumes : des betteraves rondes comme des soleils, des radis noirs qui semblent murmurer des secrets d’antan, et des panais si parfaits qu’on dirait qu’ils posent pour une peinture ! Mais ce qui m’a marqué, c’est l’histoire qu’il m’a racontée sur ses carottes anciennes. Figurez-vous qu’un jour, une vieille dame du marché, habituée de son étal, lui a juré que ses carottes violettes lui rappelaient celles de son enfance, dans les années 50. “C’est pas des carottes, m’sieur Dorian, c’est un voyage dans le temps !” qu’elle lui a dit. Depuis, il cultive ces variétés oubliées avec une fierté qui fait chaud au cœur, pour raviver les souvenirs et les papilles des gens d’Elne.

Un pilier de l’économie locale, avec le sourire en prime
M. Serre Dorian, c’est pas seulement un cultivateur, c’est un moteur pour la région ! À Elne, tout le monde le connaît, et pour cause : il est de tous les marchés, avec son rire qui résonne et sa casquette vissée sur la tête. Une anecdote ? Lors du dernier nocturne, un client, un peu pressé, lui demande : “Dites, vos courgettes, elles sont bio ?” M. Serre Dorian, avec son bagout légendaire, répond : “Bio ? Elles sont mieux que ça, elles sont amoureuses de la terre d’Elne !” Tout le monde a éclaté de rire, et le client est reparti avec deux paniers pleins. Soutenir M. Serre Dorian, c’est encourager cette bonne humeur qui fait vivre nos campagnes, c’est dire oui à une économie locale où chaque achat tisse un lien entre les gens.
 

Un respect de la terre qui sent le bon sens
Ce qui frappe chez ce gaillard, c’est son amour pour la nature. Pas de grands discours, mais des gestes qui parlent. Il m’a raconté qu’un été, quand la sécheresse menaçait ses champs, il a passé des nuits à creuser des rigoles à la main pour économiser l’eau et sauver ses cultures. “La terre, elle donne si on l’écoute”, qu’il m’a dit, les yeux brillants. Au Mercat de la Terra, où le mouvement Slow Food célèbre le respect du produit et de l’environnement, M. Serre Dorian est dans son élément. Ses pratiques, tournées vers une agriculture durable, font écho à cette philosophie : pas de chimie à outrance, mais un dialogue avec la nature pour offrir des légumes sains et savoureux.

Des moments de partage qui font le sel du marché
Et puis, il y a ces instants magiques où M. Serre Dorian transforme son étal en véritable scène de théâtre. Lors du nocturne, une famille s’est arrêtée, intriguée par ses navets boule d’or. “Comment on cuisine ça ?” demande la maman. Ni une ni deux, il se lance dans une recette improvisée : “Vous les faites rôtir avec un filet de miel du Roussillon, un peu de thym, et vous m’en direz des nouvelles !” Les enfants, ravis, ont promis de revenir avec leur verdict. C’est ça, le savoir-faire de proximité : des conseils donnés avec le cœur, des produits qui rapprochent les gens. À Elne, M. Serre Dorian, c’est plus qu’un producteur, c’est un voisin, un ami, un passeur de goût.

Un détour à ne pas manquer
Alors, mes amis, si vous passez par Elne, courez au Mercat de la Terra Slow Food, et arrêtez-vous chez M. Serre Dorian. Vous y trouverez des légumes qui ont une âme, cultivés avec passion, et un homme qui vous accueillera comme si vous faisiez partie de la famille. Une dernière anecdote pour la route ? Il paraît qu’un chef étoilé de Perpignan a fait le déplacement juste pour ses poireaux, qu’il trouve “inégalables”. Rien que ça ! Soutenir M. Serre Dorian, c’est dire oui à une France qui cultive avec amour, qui partage avec générosité, et qui vit avec panache.
À bientôt, mes chers amis, pour une nouvelle balade au cœur de notre beau pays. Et n’oubliez pas : vive la France, vive le terroir, et vive les légumes de M. Serre Dorian !
 


La Saga Agricole : Les Nouveaux Héros Catalans du Bio*
*Christian Soler, le pionnier de la biodynamie dans les vergers catalans*

Dans le cadre enchanteur des Pyrénées-Orientales, entre Laroque-des-Albères et Saint-Génis-des-Fontaines, Christian Soler et sa famille façonnent une agriculture respectueuse de la nature. Arboriculteur passionné, il nous ouvre les portes de son exploitation familiale, l’EARL La Mésange Bleue, un véritable hymne à la biodiversité et à la production biologique.
*Un verger né d’un rêve familial*  
En 1984, Christian et sa femme, alors ouvriers agricoles, posent la première pierre de leur aventure en acquérant une parcelle pour créer leur verger. Année après année, leur projet grandit : leur fils et leur belle-fille rejoignent l’exploitation, qui s’étend aujourd’hui sur 35 hectares. Pêches, nectarines, abricots et figues y prospèrent, certifiés Agriculture Biologique depuis 1999 et Demeter (biodynamie) depuis 2012. Leur credo ? Une production en harmonie avec l’environnement, mêlant permaculture, agroforesterie et préservation de la biodiversité.

*La biodiversité au cœur des vergers*  
Chez les Soler, la biodiversité est la clé d’une production saine. Christian mise sur des techniques innovantes pour accueillir les insectes auxiliaires, évitant ainsi les produits de synthèse. Des bandes fleuries d’achillée mille-feuille, d’alysson maritime, de trèfle blanc, de bleuet et de soucis attirent pollinisateurs et prédateurs naturels des ravageurs. Des pièges “pull-push” capturent les mouches Suzuki, tandis que des herbes aromatiques comme la citronnelle de Madagascar et le basilic repoussent les insectes nuisibles tout en étant valorisées. Des haies, certaines spontanées, d’autres plantées, structurent les parcelles et enrichissent l’écosystème. Avec une quarantaine de variétés de pêchers et nectariniers, la diversité variétale renforce la résilience face aux maladies, élargit l’offre commerciale et étend la saison de récolte de mai à septembre.

*Un sol vivant, une terre préservée*  

Christian veille à la santé de ses sols en limitant le travail mécanique. L’herbe est conservée entre les rangs jusqu’à la récolte pour protéger le sol de l’évaporation, accueillir des insectes bénéfiques et enrichir la terre en matière organique après broyage. Un broyat végétal non composté, préparé avec une solution biodynamique, est ajouté chaque année pour nourrir les vergers. Ce soin apporté au sol préserve les micro-organismes et les vers de terre, essentiels à sa fertilité.

*Des vergers piétons pour un travail artisanal*  
Pour optimiser la production, la taille, l’éclaircissage et la récolte sont réalisés à la main. Les arbres, taillés bas pour être accessibles, forment des “vergers piétons” facilitant le travail dans des conditions ergonomiques. Ce savoir-faire artisanal garantit des fruits de qualité, cultivés avec soin et respect.

*La pêche, un atout catalan face à la sécheresse*  
Dans les Pyrénées-Orientales, la tramontane, ce vent sec du Nord-Ouest, souffle un jour sur trois, limitant l’humidité et donc l’apparition de maladies fongiques. Résultat : les arboriculteurs catalans, comme Christian, utilisent bien moins de traitements (5 à 6 par an) qu’en vallée du Rhône (44 traitements). La sécheresse, souvent perçue comme un défi, devient un atout pour une culture de pêches plus saine, adaptée au terroir catalan.

*Les figues, un défi relevé avec audace*  

Les figuiers, cultivés sur 6 hectares, produisent la variété Bourjassote Noire (Violette de Sollies) de mi-août à fin novembre. Malgré les difficultés – feuilles urticantes et sensibilité aux mouches –, la famille Soler expérimente des associations de plantes aromatiques pour limiter les ravageurs sans recourir à des traitements chimiques. Cette approche illustre leur engagement à innover pour une production durable.
*Des héros du bio pour un avenir durable*  

Christian Soler et sa famille incarnent une nouvelle génération d’agriculteurs catalans, alliant tradition, innovation et respect de la nature. Leur exploitation, où biodiversité et biodynamie s’entrelacent, est un modèle d’agriculture résiliente et responsable, prouvant que produire autrement est non seulement possible, mais aussi porteur d’avenir.
 

Mercat de Terra / Elne: parole de maraîchers, André Trives, Dorian Serre, Christian Soler ! featuring Jean Lhéritier, interview par Nicolas Caudeville
Mercat de Terra / Elne: parole de maraîchers, André Trives, Dorian Serre, Christian Soler ! featuring Jean Lhéritier, interview par Nicolas Caudeville
Mercat de Terra / Elne: parole de maraîchers, André Trives, Dorian Serre, Christian Soler ! featuring Jean Lhéritier, interview par Nicolas Caudeville
Mercat de Terra / Elne: parole de maraîchers, André Trives, Dorian Serre, Christian Soler ! featuring Jean Lhéritier, interview par Nicolas Caudeville
Mercat de Terra / Elne: parole de maraîchers, André Trives, Dorian Serre, Christian Soler ! featuring Jean Lhéritier, interview par Nicolas Caudeville
Mercat de Terra / Elne: parole de maraîchers, André Trives, Dorian Serre, Christian Soler ! featuring Jean Lhéritier, interview par Nicolas Caudeville
Mercat de Terra / Elne: parole de maraîchers, André Trives, Dorian Serre, Christian Soler ! featuring Jean Lhéritier, interview par Nicolas Caudeville
Mercat de Terra / Elne: parole de maraîchers, André Trives, Dorian Serre, Christian Soler ! featuring Jean Lhéritier, interview par Nicolas Caudeville
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15 août 2025 5 15 /08 /août /2025 10:45

« On lui enseigna un grand docteur sophiste nommé maître Thubal Holoferne, qui lui
apprit son alphabet si bien qu’il le disait par cœur à l’envers, et cela lui prit cinq ans et
trois mois. »

(« Comment Gargantua fut éduqué par un sophiste en lettres latines »

« Raison ? dit Janotus, nous ne l’utilisons pas ici ! Traitres, misérables, vous êtes des
vauriens. La terre ne porte pas de gens plus méchants que vous. »

(« Comment le sophiste emporta son drap… »,

François Rabelais

Dans cette fiction palpitante, un monde alternatif se dessine : une France de 2025 où les réseaux sociaux sont devenus le champ de bataille ultime entre liberté et contrôle. Chaque post, chaque mème, chaque vidéo est scruté par une intelligence artificielle d’État, le "Filtre Républicain", chargé de préserver l’ordre public. Les citoyens, connectés en permanence via des implants numériques, consomment un flux incessant de contenus, mais l’humour, jugé subversif, est sous haute surveillance. Dans un studio télévisé transformé en arène high-tech, Greg Tabibian, youtubeur lconnu pour ses vidéos satiriques décapantes, fait face à Emmanuel Macron, président réélu, incarnation d’une autorité technologique obsédée par la stabilité. Le sujet du jour : une loi visant à interdire les contenus humoristiques jugés "déstabilisants" sur les plateformes comme X et YouTube. Les caméras bourdonnent, les algorithmes analysent chaque mot en temps réel, et le public, derrière ses écrans, fait grimper les hashtags #TabibianVsMacron et #RireOuCensurer.

Voici une version  de la scène du scriptorium du *Nom de la Rose*, avec Greg Tabibian à la place de Guillaume de Baskerville et Emmanuel Macron à la place de Jorge, intégrant des exemples contemporains sur la liberté d'expression et les réseaux sociaux :

Dans l’enceinte feutrée d’un studio télévisé transformé en arène de débat, Greg Tabibian, youtubeur connu pour ses vidéos satiriques et ses analyses mordantes de l’actualité, fait face à Emmanuel Macron, président de la République, incarnation de l’autorité et du contrôle institutionnel. Le sujet brûlant : un projet de loi visant à réguler les contenus humoristiques sur les réseaux sociaux, accusés de semer le trouble dans l’opinion publique. Une foule de micros et de caméras enregistre chaque mot, tandis que les réseaux sociaux s’enflamment déjà en ligne.

**Greg Tabibian**, avec un sourire malicieux : Mais qu’y a-t-il de si inquiétant dans le rire, M. le Président ? Une vidéo qui moque un ministre, un mème sur une réforme, une parodie de discours… en quoi cela menace-t-il l’ordre public ?

**Emmanuel Macron**, le regard grave, ajustant ses lunettes : Le rire, M. Tabibian, tue la peur. Et sans la peur, il n’est pas de foi. Pas la foi religieuse, non, mais la foi en l’ordre, en la stabilité, en la République. Sans la peur du chaos – celui des fake news, des émeutes numériques, des campagnes de désinformation – il n’y a plus besoin d’un État fort. Vous, avec vos vidéos, vous banalisez la moquerie, vous érodez le respect dû aux institutions.

**Greg Tabibian**, croisant les bras, provocateur : Vous n’éliminerez pas le rire en bloquant une chaîne YouTube ou en suspendant un compte X ! Les gens riaient bien avant TikTok, et ils riront encore après. Regardez les mèmes sur la réforme des retraites en 2023 : les Français ont ri, ont partagé des images de vous en monarque, et pourtant, la réforme est passée. Le rire n’a rien détruit.

**Emmanuel Macron**, se penchant en avant, la voix posée mais ferme : Non, certes, le rire ne disparaîtra pas. Il restera le divertissement des foules, l’échappatoire des simples sur leurs écrans. Mais qu’adviendra-t-il si, à cause de vos vidéos, de vos posts sur X, l’homme cultivé – l’intellectuel, le journaliste, le décideur – déclarait tolérable que l’on rie de tout ? Si l’on se met à rire des lois, des vaccins, des élections ? Pouvons-nous rire de la République elle-même, de ses symboles, de ses valeurs ? Le monde retomberait dans le chaos, un chaos où chaque vérité est noyée sous un flot de sarcasmes.

**Greg Tabibian**, haussant les épaules : Vous parlez de chaos, mais c’est vous qui le craignez, pas le public. Prenez l’exemple de l’affaire Quatennens en 2022 : les réseaux sociaux ont débattu, critiqué, moqué, parfois avec excès, mais c’est aussi là que la vérité a émergé, que les citoyens ont exigé des comptes. Ou encore l’humour sur les Gilets jaunes : les mèmes, les parodies, ça n’a pas détruit la société, ça a permis d’exprimer une colère, de libérer une parole. Le rire, c’est la soupape de la liberté d’expression.

**Emmanuel Macron**, fronçant les sourcils : La liberté d’expression, oui, mais à quel prix ? Quand un influenceur comme vous, suivi par des centaines de milliers de personnes, tourne en dérision une politique de santé publique, comme les campagnes de vaccination anti-Covid, vous semez le doute. Quand un mème sur X ridiculise une institution judiciaire, vous fragilisez la confiance collective. Souvenez-vous des théories complotistes relayées sous couvert d’humour pendant la pandémie : elles ont coûté des vies. Votre rire, M. Tabibian, n’est pas innocent. Il est une arme.

**Greg Tabibian**, avec un éclat de rire : Une arme ? Peut-être. Mais une arme qui désarme les puissants, pas les faibles. Si je fais une vidéo sur les algorithmes de censure de YouTube ou sur les lois européennes qui veulent réguler le Net, je ne fais qu’éveiller les consciences. Les gens rient, mais ils réfléchissent aussi. Vous voulez contrôler le rire parce qu’il vous échappe. Vous préféreriez un monde où chaque post est validé par une commission, où chaque blague passe par un filtre d’État.

**Emmanuel Macron**, avec un sourire froid : Vous caricaturez, comme toujours. Mais si ce filtre, comme vous dites, protège la société d’une guerre civile numérique ? Si limiter certains rires empêche les discours de haine, les lynchages en ligne, les manipulations de masse ? Le rire n’est pas neutre, M. Tabibian. Il façonne les esprits. Et si tout devient risible, alors rien ne sera plus sacré – ni la vérité, ni la démocratie, ni la cohésion nationale.

**Greg Tabibian**, sérieux pour la première fois : Le sacré, c’est la liberté de penser, de parler, de rire. Si vous commencez à dire ce qu’on peut moquer ou non, vous ne régulerez pas seulement les réseaux sociaux, vous régulerez les esprits. Et ça, M. le Président, c’est le vrai chaos.

Un silence s’installe. Les caméras zooment sur leurs visages. Sur X, les hashtags #TabibianVsMacron et #RireOuCensurer explosent, tandis que des mèmes commencent déjà à inonder les fils d’actualité.

---

Il ya  des problématiques modernes comme la régulation des réseaux sociaux, les tensions autour de la liberté d’expression, et les controverses spécifiques à la France contemporaine (réforme des retraites, Gilets jaunes, vaccination). Elle reflète le choc entre l’humour contestataire de figures comme Greg Tabibian et l’approche institutionnelle d’un dirigeant comme Macron, tout en conservant la profondeur philosophique de l’échange original du "nom de la rose" d'Umberto Eco.

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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 18:22

Le tourisme de masse est un destructeur de civilisation…

« Le tourisme de masse est un destructeur de civilisation. Je ne peux plus supporter les touristes, surtout quand ils sont en shorts et portent des socquettes grises, une banane autour du ventre. Si j’étais maire de Paris, ma première mesure serait d’interdire le port du short dans la capitale. Toute personne surprise en train de faire du sport dans un lieu public devrait payer une forte amende. »

Alain Paucard
Du Paris d’Audiard au Paris de Delanoë, par Alain Paucard, entretien au Figaro, par Eugénie Bastié, 11 juillet 2014

*
*Les Français plébiscitent l’Espagne pour leurs vacances d’été 2025, selon une étude de PAP Vacances, avec des prix attractifs et un accueil chaleureux qui éclipsent les Pyrénées-Orientales.*

Mais franchement, vous espériez quoi ? Les Pyrénées-Orientales, avec leur littoral catalan et leur riche patrimoine, se prennent une claque touristique en cet été 2025. Les vacanciers, Français en tête, désertent les plages d’Argelès-sur-Mer, de Canet-en-Roussillon ou les ruelles de Perpignan pour filer juste de l’autre côté de la frontière, en Espagne. Pourquoi ? Des prix défiant toute concurrence, une ambiance conviviale et, soyons honnêtes, un accueil qui ne donne pas envie de bouder son séjour. Pendant ce temps, les professionnels du tourisme dans le 66 grincent des dents et cherchent des excuses. Spoiler : ils feraient mieux de regarder la réalité en face.

Une chute de fréquentation alarmante

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon l’Agence de Développement Touristique des Pyrénées-Orientales (ADT 66), la fréquentation touristique a chuté de 15 à 20 % en juin et juillet 2025 par rapport à 2024, particulièrement sur le littoral catalan. À Perpignan, les hôtels peinent à remplir leurs chambres, avec un taux d’occupation en baisse de 10 % en juillet, selon l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH 66). Même les campings, d’habitude grands gagnants de l’été, affichent des réservations en recul, avec une baisse de 12 % à Argelès-sur-Mer et Canet-en-Roussillon par rapport à l’année dernière. Pendant ce temps, l’Espagne, et notamment la Costa Brava, voit ses réservations exploser avec une hausse de 24,5 % selon une étude de PAP Vacances.[](https://www.lindependant.fr/2025/07/22/meme-en-juin-on-bossait-mieux-mais-ou-sont-passes-les-touristes-sur-le-littoral-catalan-12838831.php)

Brice Sannac, président de l’UMIH 66, résume la situation sans détour : « Juillet 2025 ne sera pas un mois record. Les réservations de dernière minute, sur lesquelles on comptait, ne sont pas au rendez-vous. » Et pour cause, les Français ont trouvé mieux ailleurs.[](https://www.lindependant.fr/2025/07/22/meme-en-juin-on-bossait-mieux-mais-ou-sont-passes-les-touristes-sur-le-littoral-catalan-12838831.php)

 L’Espagne, la star incontestée de l’été

À Tossa de Mar, petite perle de la Costa Brava, on entend presque plus de français que d’espagnol dans les rues. « Les employés des hôtels parlent français en premier, c’est dire ! », s’amuse Lucile, une vacancière d’Annecy. Selon PAP Vacances, les réservations en Espagne ont bondi de 14,1 % par rapport à 2024, portées par des prix imbattables et un ensoleillement constant. Une maison pour quatre personnes ? Comptez 850 € pour une semaine en Espagne, contre 2 000 € dans les Pyrénées-Orientales, comme l’illustre l’anecdote d’un vacancier sur X.

Céline et William, un couple avec trois enfants, ne jurent plus que par l’Espagne pour la troisième année consécutive. « On a payé 470 € pour 10 jours en camping-car. En France, on serait à minimum 1 000 € », explique Céline. Au restaurant, même constat : « 50 € pour quatre personnes, entrée-plat-dessert. En France, on double facilement la note », ajoute William. Ruben, un prestataire d’activités à Tossa de Mar, confirme : « Près de 50 % de mes clients sont français. Des familles, des seniors… ils viennent pour le prix, mais aussi pour l’ambiance détendue. »

En moyenne, les locations de maisons en Espagne sont 30 % moins chères que sur la Côte d’Azur ou le littoral catalan français. Ajoutez à cela des autoroutes gratuites, des carburants moins coûteux et des menus du soir abordables, et le choix est vite fait.[](https://www.lindependant.fr/2023/07/15/tourisme-dans-les-pyrenees-orientales-la-frequentation-en-baisse-par-rapport-aux-annees-benies-du-covid-ou-les-frontieres-etaient-fermees-decrypte-brice-sannac-11343500.php)

 Pyrénées-Orientales : trop cher, pas assez accueillant ?

Dans les Pyrénées-Orientales, le constat est amer. Les prix élevés sont un frein majeur. À Canet-en-Roussillon, une formule entrée-plat-dessert coûte rarement moins de 25 € par personne, contre 16,50 € en Espagne pour un menu complet. Les campings, bien que populaires, affichent des tarifs qui rebutent : un emplacement pour une famille de quatre personnes dépasse souvent les 100 € par nuit en haute saison.[](https://www.lindependant.fr/2025/07/22/meme-en-juin-on-bossait-mieux-mais-ou-sont-passes-les-touristes-sur-le-littoral-catalan-12838831.php)

Mais le problème ne s’arrête pas aux prix. L’accueil, notamment dans le centre-ville de Perpignan, laisse à désirer. « Les commerçants sont parfois distants, voire froids », déplore une touriste sur X. Les professionnels locaux peinent à rivaliser avec la convivialité espagnole, où les restaurateurs et hôteliers mettent un point d’honneur à chouchouter leurs clients, souvent en parlant français pour faciliter l’échange. À Perpignan, le centre historique, malgré son charme catalan, souffre d’une réputation de « ville peu accueillante » pour les visiteurs, avec des rues parfois mal entretenues et des commerces qui ne jouent pas toujours la carte de la chaleur humaine.[](https://actu.fr/occitanie/perpignan_66136/perpignan-bonne-ou-mauvaise-ville-pour-faire-ses-etudes-ce-classement-qui-fait-mal_51525400.html)

Jordan, responsable du restaurant La Siesta à Canet, ne mâche pas ses mots : « On fait 120 à 130 couverts par soir contre 200 les années précédentes. Les gens consomment moins, et on sent qu’ils comparent avec l’Espagne. » Les professionnels pointent aussi du doigt des facteurs externes : la météo maussade en début de saison,  et une sécheresse endémique qui limite l’attractivité des campings avec des restrictions d’eau.[](https://www.lindependant.fr/2025/07/22/meme-en-juin-on-bossait-mieux-mais-ou-sont-passes-les-touristes-sur-le-littoral-catalan-12838831.php)[](https://madeinperpignan.com/pyrenees-orientales-impactes-phenomene-surtourisme/)

Perpignan, une attractivité en berne

Perpignan, la capitale catalane, illustre parfaitement ce désamour. Classée « C » pour le surtourisme en raison de la concentration de bars en centre-ville, la ville ne parvient pas à capitaliser sur son patrimoine. La cathédrale Saint-Jean-Baptiste ou le Palais des Rois de Majorque attirent, mais pas assez pour compenser une fréquentation en baisse de 10 % dans les hôtels locaux. L’étude du Figaro sur l’attractivité étudiante place même Perpignan à la 50e position sur 61 villes françaises, pointant un manque criant d’attractivité pour les jeunes, qui se traduit aussi dans le tourisme.[](https://madeinperpignan.com/pyrenees-orientales-impactes-phenomene-surtourisme/)[](https://actu.fr/occitanie/perpignan_66136/perpignan-bonne-ou-mauvaise-ville-pour-faire-ses-etudes-ce-classement-qui-fait-mal_51525400.html)

Pendant ce temps, à quelques kilomètres, la Costa Brava accueille à bras ouverts. « Les Français viennent pour la chaleur, les prix, mais aussi parce qu’on les traite bien », explique un hôtelier de Tossa de Mar. Les campings espagnols, avec leurs infrastructures modernes et leurs animations familiales, séduisent là où les établissements français peinent à se renouveler.

 Et maintenant, on fait quoi ?

Face à cette hémorragie touristique, les professionnels des Pyrénées-Orientales doivent se réinventer. Brice Sannac appelle à une mobilisation collective : « Il faut travailler ensemble, avec le Département, les offices de tourisme, la CCI… On a une destination magnifique, mais il faut être plus offensif. » Il mise sur des campagnes numériques ciblées, notamment vers la clientèle américaine, et sur une amélioration de l’accueil. Mais pour l’instant, les espoirs reposent sur août et septembre, avec des réservations en hausse de 5 à 10 % par rapport à juillet.[](https://actu.fr/occitanie/perpignan_66136/c-est-desolant-pourquoi-y-a-t-il-moins-de-touristes-cet-ete-dans-les-pyrenees-orientales_61432257.html)

En attendant, l’Espagne rigole doucement. Avec des prix 30 % inférieurs, une ambiance conviviale et une proximité géographique qui fait d’elle une alternative évidente, la Costa Brava rafle la mise. Alors, les Pyrénées-Orientales, espériez quoi ? Continuer à surfer sur le charme catalan sans ajuster les prix ni sourire aux visiteurs ? Le message est clair : il est temps de se réveiller, ou la saison 2026 risque d’être encore plus douloureuse.

 

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28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 21:53

« Ce n'est pas la mort que je crains, c'est de mourir. »
Michel Eyquem de Montaigne

« La vie inspire plus d'effroi que la mort : c'est elle qui est le grand inconnu. »
Emil Michel Cioran

 

 

 

Une chaîne régionale comme ViàOccitanie: manque de cohérence et en  inadaptation  à l’ère des réseaux sociaux, où elle reproduisait son vieux modèle TV année 70 . Il souligne l’échec d’un projet mal défini tout en raillant les illusions d’unité régionale et les prétentions technologiques, tout en conservant une pointe d’ironie sur les dynamiques qui précipitent la fin des médias traditionnels. L'impression général, c'est que c'était France3 Région en version Wish...

Un journaliste de Via Occitanie tenait le club de la presse et le laisser à l'abandon, la maladie a fini par se communiquer à la chaîne entière

On ne pleure une chaîne qu’au moment où elle disparaît, dit-on, comme si son absence révélait subitement une grandeur insoupçonnée. Foutaises ! ViàOccitanie, éteinte ce 25 juillet 2025, n’a pas attendu son dernier souffle pour dévoiler ses failles. Ce n’était qu’une mosaïque mal ajustée, un gloubi-boulga d’images locales diluées dans l’illusion d’une région unie, où Toulouse, capitale administrative et auto-centrée, éclipsait tout le reste. Treize départements, treize solitudes, sans interaction ni cohérence, comme des courtisans rivalisant pour plaire à un maître absent.

Une région en toc, une chaîne en toc 
ViàOccitanie se voulait le porte-voix de l’Occitanie, mais qu’était-elle sinon une bande-annonce décousue, un patchwork d’intérêts locaux sans fil conducteur ? Les journaux télévisés, de Perpignan à Nîmes, de Toulouse à Montpellier, n’étaient qu’un collage maladroit, où chaque département jouait sa partition sans jamais former une symphonie. Parler d’unité régionale quand les territoires s’ignoraient superbement, voilà l’art de ramper devant une fiction administrative. Les documentaires ? Des miettes culturelles jetées au public pour donner l’illusion d’une profondeur. Les 52 000 téléspectateurs quotidiens ? Un public par défaut, captif d’une offre sans véritable concurrence.

L’innovation, ou l’art de se gargariser de gadgets 
On nous vante les prouesses technologiques : des duplex via smartphones en 2014, un système de diffusion full IP, une plateforme SaaS nommée Myvideoplace. Grand bien leur fasse ! Mais à quoi bon ces jouets si le fond reste creux ? À l’heure où chaque citoyen, armé de son smartphone, devient sa propre chaîne sur les réseaux sociaux, ViàOccitanie n’était qu’un dinosaure déguisé en pionnier. Publier une vidéo sur TikTok ou YouTube est plus rapide, plus vif, plus direct. La télévision locale, avec ses lourdeurs et ses compromis, n’a pas su rivaliser avec cette agilité darwinienne. Sa disparition ? Une économie d’argent public, un adieu à un modèle qui n’a pas su se réinventer.

L’art de ramper devant l’inéluctable 
N’accusons pas les seuls courtisans du groupe La Dépêche, qui ont laissé la chaîne s’étioler faute de vision. Accusons aussi l’illusion d’une télévision locale capable de fédérer une région aussi disparate. ViàOccitanie n’a jamais trouvé son âme, car l’Occitanie elle-même est une construction administrative, non une réalité vécue. Les soutiens publics, opaques et hésitants, n’ont fait que prolonger l’agonie. Les producteurs locaux ? Ils trouveront d’autres canaux, plus agiles, sur les plateformes numériques. La démocratie locale ? Elle s’exprime désormais dans les stories Instagram et les lives X, là où les citoyens, sans filtre ni hiérarchie, prennent la parole.

Un requiem sans larmes 
Que reste-t-il de ViàOccitanie ? Une leçon, peut-être : dans un monde où chacun est son propre média, les chaînes locales doivent être plus qu’un écho nostalgique d’un passé télévisuel. Elles doivent incarner une nécessité, pas une bureaucratie. À l’équipe, qui s’est battue pour un projet bancal, un salut respectueux. Mais ne nous y trompons pas : la télévision locale, si elle veut survivre, doit cesser de ramper devant des modèles obsolètes. La disparition de ViàOccitanie n’est pas un drame ; c’est une sélection naturelle. Que les deniers publics servent désormais à des projets qui vibrent au rythme de leur temps.

#ViàOccitanie #InformationLocale #Audiovisuel #RéseauxSociaux #DarwinismeMédiatique

 chaîne régionale comme ViàOccitanie, en écho à votre point de vue sur son manque de cohérence et son inadaptation à l’ère des réseaux sociaux. Il souligne l’échec d’un projet mal défini tout en raillant les illusions d’unité régionale et les prétentions technologiques, tout en conservant une pointe d’ironie sur les dynamiques qui précipitent la fin des médias traditionnels.

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25 juillet 2025 5 25 /07 /juillet /2025 10:35

“L'espoir des hommes, c'est leur raison de vivre et de mourir.”
André Malraux
 

 "Nous ne sommes pas effrayés le moins du monde par les ruines. Nous allons hériter de la terre, cela ne fait pas le moindre doute. La bourgeoisie peut détruire et ruiner son propre monde, avant de quitter la scène de l'histoire. Nous transportons un monde nouveau, ici, dans nos cœurs"

Buenaventura Durruti chef de la Colonne de Fer CNT , mort à la bataille de Madrid durant la guerre civile Espagnole

https://www.anarchistes.org/auteur_philosophe_anarchiste/buenaventura_durruti/

Nous l'avions rencontré avec Alain Pottier, pour une dernière interview il y a 5 mois, dans son Ehpad dans le quartier du Vernet à Perpignan: son dernier exil . il continuer de mettre en ordre ses notes, via Céline son aide. https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/02/octavio-alberola-une-vie-a-danser-au-bord-d-un-volcan-interview-alain-pottier-featuring-nicolas-caudeville.html

Il ne pouvait plus dormir dans un lit, mais assis dans un fauteuil . Nous avions fait court, la fatigue arrive vite, mais quel moment. Ce n'était pas une vie, mais une saga, d'un homme qui incarnait les combats (à gauche) et les tourments du XXième siècle... Nous devions nous revoir, mais le temps n'a pas été assez long!  "On agit selon les circonstances !", nous a-t-il dit

Dans l’ombre pesante de l’Histoire, où les âmes se consument sous le joug des tyrannies, Octavio Alberola, figure d’argile et de feu, s’est éteint à Perpignan, à l’âge de quatre-vingt-dix-sept ans.

Sa vie, traversée par la fièvre de l’action et l’amertume de l’exil, s’inscrit comme une blessure vive dans la chair du mouvement libertaire. Son nom, ressurgi des cendres des archives déclassifiées autour de l’assassinat de Kennedy, éclaire à nouveau, tel un éclair fugace, la mémoire des combats perdus.

Exilé dans la Catalogne Nord après avoir traversé les terres arides du Mexique, Alberola portait en lui l’errance des hommes sans patrie, ceux qui, entre Perpignan et les routes clandestines d’Espagne, tissaient des rêves d’insurrection.

En 1962, à Saint-Sébastien, il s’avança, ombre parmi les ombres, vers le palais d’Aiete où Franco, spectre d’un pouvoir honni, passait l’été. L’explosif, traître, refusa de parler ; le dictateur, par un caprice du destin, échappa à l’heure prévue. L’année suivante, au pont des Français à Madrid, un autre complot, porté par la même rage, s’évanouit dans le silence des plans avortés.

Fils de maîtres rationalistes, héritier d’une lignée où la liberté se murmurait comme une prière, Alberola grandit dans l’exil mexicain, où la guerre civile espagnole, ce grand linceul de 1936-1939, avait jeté sa famille. À l’Université nationale, il forgea son esprit dans le creuset du génie civil et de la physique théorique, mais son cœur battait au rythme des Jeunesses libertaires et de la CNT, ces flammes vacillantes de l’anarchisme en exil.

En 1962, lorsque le Mouvement libertaire espagnol donna vie à Defensa Interior, Alberola, représentant des Jeunesses libertaires ibériques, s’engagea dans la clandestinité, où chaque geste était un défi à la mort. Il orchestra des sabotages, tels des poèmes écrits dans l’urgence, contre le régime franquiste. Au Valle de los Caídos, en cette même année, il confia à Antonio Martín Bellido et Paul Desnais la mission de faire trembler le mausolée du tyran. Mais l’explosif, une fois encore, resta muet, comme si le destin raillait l’élan des hommes.

Ainsi vécut Alberola, entre l’absurde et l’espoir, dans cette condition humaine où chaque acte de révolte, même brisé, porte en lui l’éternité d’un refus.

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