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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
"Laisse les choses s’effondrer — cesse de t’épuiser à vouloir tout maintenir debout.
Tout n’est pas fait pour durer, et forcer ce qui se brise déjà ne fera que t’épuiser davantage.
Parfois, le plus sage, c’est simplement de lâcher prise."
Meryl Streep
https://www.youtube.com/watch?v=m5hyLg7yZtI
Il y a des villes qui semblent figées dans un éternuement historique. Perpignan, en cette fin d’année 2025, en fait partie. Le dernier sondage IFOP crédite Louis Aliot de 44 % des intentions de vote au premier tour des municipales de 2026 – un score qui le place très au-dessus de ses poursuivants, tous partis confondus. Quinze ans après sa première tentative, cinq ans après sa victoire de 2020, le maire sortant semble pouvoir se succéder à lui-même sans même avoir besoin de campagne. Et pourtant, cette avance écrasante sonne comme un glas plutôt que comme une fanfare.C’est là qu’intervient, par analogie un peu forcée mais éclairante, le spectre de Marc Bloch et de L’Étrange Défaite.
Attention : Louis Aliot est évidemment très loin d’être l’armée allemande de 1940. Il n’a envahi personne, n’a fait tirer sur aucune foule, n’a pas besoin de panzers pour gouverner.
Non, la ressemblance n’est pas dans la brutalité du vainqueur, mais dans l’absence de combat du vaincu.À Perpignan, il n’y a pas eu de bataille rangée, pas de résistance farouche, pas même de vrai siège. Les habitants ne se sont pas « rendus » à Louis Aliot parce qu’il était irrésistible ; ils se seraient probablement rendus à n’importe quelle force – de gauche, du centre, écologiste, apolitique ou martienne – qui aurait simplement eu le courage et l’énergie de prendre l’initiative, de proposer un projet clair, de fédérer, de bouger.
Il y a défaite lorsqu’il y a eu combat, quand on a tout tenté et que l’adversaire l’emporte quand même.
Ici, il n’y a même pas eu ça. Il y a seulement lassitude. Une lassitude immense, ancienne, qui traverse tous les camps et qui finit par dire : « Après tout, pourquoi se fatiguer ? À gauche, on préfère la pureté de la dispersion à l’impureté d’une union. Au centre et à droite républicaine, on attend le sauveur qui ne vient pas. Les associations, les collectifs citoyens, les jeunes, les moins jeunes : tout le monde râle, mais personne ne veut vraiment prendre la tête du cortège. Alors on laisse filer.
On laisse Aliot gérer la ville « pas si mal que ça », augmenter les impôts sans trop de scandale, faire briller le Castillet à Noël, et l’on se dit que, bon, « au moins, il est là ».
Et pendant ce temps, la ville vit. Les terrasses sont pleines dès que le soleil sort. Les touristes reviennent, les loyers montent, on boit du byrrh en refaisant le match USAP–Stade Toulousain. Perpignan est une fête, une fête un peu fatiguée, un peu résignée, mais une fête quand même que rien ne semble pouvoir interrompre, pas même l’idée qu’on est en train, sans bruit et sans larmes, de perdre quelque chose.
C’est cela, l’étrange défaite perpignanaise : elle n’est pas héroïque, elle n’est pas tragique.
Elle est molle, tiède, presque confortable. On ne s’est pas battu, donc on n’a pas vraiment perdu ; on a juste laissé gagner celui qui s’est présenté. Peu importe le vainqueur, d’ailleurs : la lassitude aurait couronné n’importe qui.Et le pire, c’est que presque personne ne semble s’en émouvoir.
Comme si, au fond, il était devenu normal qu’une grande ville française se donne sans résistance, presque gaiement, à qui veut bien la prendre. Perpignan est une fête. Mais c’est déjà, surtout, une étrange défaite sans coup férir.
" Il y a trois sortes d'hommes : les morts, les vivants, et les gens qui vont sur la mer " (Aristote) Il y a une responsabilité à exercer le métier de journaliste, puisqu'il y a des conséquence...
Dernière ligne droite avant le mur du deuxième tour des municipales déjà essoré par le contexte du premier tour , le confinement et le déconfinement où le Covid 19 circule encore. Une campag...
"Tous les plaisirs, les arts de toute espèce,
La propreté, le goût, les ornements :
Tout honnête homme a de tels sentiments.
Il est bien doux pour mon cœur très immonde
De voir ici l'abondance à la ronde,
Mère des arts et des heureux travaux,
Nous apporter, de sa source féconde,
Et des besoins et des plaisirs nouveaux.
L'or de la terre et les trésors de l'onde,
Leurs habitants et les peuples de l'air,
Tout sert au luxe, aux plaisirs de ce monde.
Ȏ le bon temps que ce siècle de fer !
Le superflu, chose très nécessaire"
Ce n'est pas la presse, ni la concurrence électorale qui sera capable de faire un récit précis sur ce qu'il y a eu lieu à Perpignan durant les presque 6 ans de mandat de Louis Aliot. En fait, il s'agit de reprendre les promesses du candidat et de voir ce qu'a réalisé le maire, au-delà des discours...De toutes manières l'électeur est frappé de sénilité précoce: il a déjà tout oublié, ce qu'il n'avait pas commencé à retenir. Contrairement à la manière d'un individu de faire une première bonne impression, en politique ce sont les derniers souvenir que l'on doit imprimer, puisque la majorité minoritaire qui vote encore ne s'éclaire pas à la lampe de la raison, mais au tout à l'égo de ses ressentis !
Ainsi, la dernière ligne droite est plus importante: il faut soigner ses fêtes de fin d'année! Donc, un beau feu d'artifice final et un défilé de Noël pour faire rêver les enfants de 7 à 77 ans. Peu importe le prix pourvu qu'on en ait l’Everest (plus grand chose dans les caisses) . Oui, qui sait si demain nos enfants n'iront pas chercher leurs cadeaux sur le front de l'Est ?
Si l'actuel maire veut encore crécher à la loge, il faut mettre le paquet à Noël . C'est pour cela que pour la St Nicolas, la maire Noël s'est emballée façon défilé grosse pâtisserie à la Dysney traditions américaine oblige ! Ça n'a pas de prix des étoiles dans les yeux!
Il y a presque 3 ans que Louis Aliot est devenu maire RN sans étiquette de Perpignan, puis il a placé quatre députées en quarté gagnant, il a même fini par devenir conseillé départemental e...
"À tout mes loupés, mes ratés Mes vrais soleils Tout les chemins qui me sont Passés à côté À tout mes bateaux manqués Mes mauvais sommeils À tout ce que je n'ai pas été Aux mal entendus...
"Le 10 janvier 1991, Claude Evin édicte la loi qui porte son nom, visant à encadrer le tabagisme et l’alcoolisme. Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à l’aspect de cette loi concernant l’alcool et sa publicité. Cette loi fut un véritable tsunami pour l’industrie de l’alcool, et notamment du vin, tradition française par excellence. Cette loi limite et encadre la publicité autour de l’alcool, notamment pour protéger et sensibiliser les plus jeunes d’un possible futur alcoolisme."
La loi Evin, le 10 janvier 1991, fut le premier clou du cercueil des vignerons. Pour une certaine idée de la décence publique, elle interdisait la promotion d'une partie de la culture et de l'âme de la France et des catalans. Alors qu'en Espagne, la loi introduisait la notion d'exception pour le vin :"Depuis juillet 2003, le secteur vitivinicole espagnol est régi par un nouveau cadre juridique, la loi sur la vigne et le vin, qui prévoit notamment pour le vin un statut "d'aliment naturel". Une qualification qui le distingue légalement des alcools durs et qui autorise des campagnes de promotion de la culture de la vigne, du vin et de la consommation modérée de vin." Alors que le vin reste un produit et une image bons pour les désormais exportions françaises et son tourisme, et donc sa pierre d'angle : il reste la pierre rejetée des bâtisseurs de l'état français, à qui l'on demande sans cesse ses papiers.
Ainsi, donc, pour parer une action paysanne et vinicole à venir, car c'est plus qu'une crise sire, c'est un fondement culturel qui s'écroule : la préfecture et son nouveau préfet ont décrété en urgence "des assises" de "la filière vinicole". Comme si au préalable de parler "jaja", on devait se rincer la sémantique pour y tuer dans le verbe, la levure. Aussi, a-t-on convoqué les caves coopératives https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/10/la-ballade-de-la-cooperative-de-terrats-boire-du-trrassous-c-est-sauver-90-vignerons-interview-albe-chassagnac-par-nicolas-caudeville.html et les représentations intercesserices de la cause perdue, pour indiquer le processus palliatif, avant l'extrême-onction. Là où il y a représentation : il y a théâtre... Et c'est sur la scène moribonde de l'université de Perpignan que se joua la pièce ! Effectivement, on été bien assise, si haut qu'on soit et on avait rien à boire !
Grand et Véridique Panégyrique des Assises de la Vigne Catalane, tenues en l’an de grâce deux mille vingt-cinq à Perpignan, ville jadis baignée de soleil et aujourd’hui assoiffée comme la gorge d’un mulet après la foire de Céret ; où l’on verra comment le Préfet Pierre Regnault de la Mothe, grand échanson de l’État, tenta de sauver les ceps roussillonnais du grand dessèchement, avec l’aide de quatre groupes de travail plus vaillants que les quatre fils Aymon, et où l’on entendra les voix tonitruantes de Maistre Jean Lhéritier et du noble Alain Pottier, deux apôtres du rancio sec, chantres de l’Archipel contre-attaque, qui défendent la dive bouteille contre la sécheresse, la paperasse et les importations de piquette andalouse.Ô muse vineuse, qui fis jadis chanter le gosier de Gargantua jusqu’à vider les celliers de Seuilly, prête-moi ta lyre pour narrer la grande assemblée des vignerons des Pyrénées-Orientales !
En ce vingt-septième jour d’octobre, tandis que les tramontanes soufflaient plus fort que les vents de la colère paysanne de mil neuf cent sept, cent preux de la vigne se réunirent dans les amphithéâtres de l’Université de Perpignan Via Domitia – non pas pour banqueter, hélas !
Mais pour compter les gouttes d’eau comme un avare ses écus.Le Préfet, Pierre Regnault de la Mothe, armé d’un micro plus puissant que la trompette de la Renommée, tonna : « Le temps des constats est terminé, celui de l’action commence ! »
Parole de préfet, aussi rare qu’un vin doux naturel sans sulfite.
Et il lança quatre groupes de travail, tels quatre cavaliers de l’Apocalypse viticole, mais en version administrative :
Le Groupe de la Performance Économique, piloté par Guillaume Ribes (président des coopérateurs) et Bruno Berthet (secrétaire général de la préfecture), chargés de réorganiser les caves comme on remettrait de l’ordre dans la cuisine de Pantagruel après un festin.
Objectif : que les coopératives cessent de saigner plus rouge que le vin de Maury.
Le Groupe de l’Eau et du Climat, qui doit faire pleuvoir des projets d’irrigation plus vite que saint Médard ne fit tomber la manne.On y parla REUT (eaux usées traitées, ô miracle moderne !), ASA de l’Agly, Aspres en tuyaux, et même d’un contrat de territoire pour que l’eau coule enfin jusqu’aux ceps, et non plus seulement dans les discours.
Le Groupe du Territoire,pour que la vigne ne devienne pas friche, ni parking, ni lotissement pour retraités belges.
On y jura de protéger les paysages comme on protège une vierge en procession.
Le Groupe de la Réglementation, armé de ciseaux plus affûtés que ceux de Dalila, pour tailler dans la paperasse européenne jusqu’à ce que le vigneron respire enfin.
Et pendant que les scribes rédigeaient, deux grands philosophes du bouchon veillaient dans l’ombre, tels Socrate et Platon dans les jardins d’Académos, mais en version catalane et avec un accent qui sent le romarin :Maistre Jean Lhéritier, ancien grand prieur de Slow Food, animateur de Vinoscopie sur L’Archipel contre-attaque, qui crie dans le désert médiatique : « Sauvez le Jaumet ! Sauvez le rancio sec ! Sauvez l’âme catalane avant qu’elle ne soit vendue en cubi à Carrefour ! »
Messire Alain Pottier, dit Meta Soutien, vigneron-poète, auteur de Boire le vin et gardien des botas del racó, ces tonneaux familiaux où mûrissent les vins oxydatifs comme des vieux sages.
Il tonne : « Un vignoble sans rancio, c’est une cathédrale sans vitrail ! »
Mesures d’urgence ?
Prise en charge des cotisations sociales (parce que le vigneron ne peut payer ni l’URSSAF ni le tonnelier).
Report de la taxe foncière jusqu’à la Saint-Glinglin 2025.
Dégrèvements pour pertes de récolte – car cette année, on vendangea plus de larmes que de raisins.
Promesse solennelle du Préfet : « Avant la fin de l’an 2025, je réunirai les copilotes pour un premier bilan ! »Parole d’État : à suivre comme on suit une barrique qui fuit.
Ô vignerons des Aspres, des Albères, de la vallée de l’Agly !
Tandis que les ceps grillent comme des saucisses oubliées sur le barbecue climatique,
tandis que les caves s’endettent plus vite que Pantagruel ne buvait,
une feuille de route naît, tel un enfant prodige, au printemps 2026.
Puissent Lhéritier et Pottier continuer à crier dans le vent,puissent les groupes de travail accoucher d’autre chose que de rapports,et puissions-nous, un jour,boire encore un verre de rancio sec sous les platanes de Perpignan, en riant de la sécheresse,comme Gargantua riait des théologiens...
Ainsi soit vin !
Le statut culturelle du vin par l'ONG la guilde internationale culturelle du vin La guilde internationale culturelle du vin est une organisation non gouvernementale dite de plaidoyer. Elle milite pour un statut culturel du vin visant à donner une valeur supplémentaire et symbolique aux biens culturels qu' est le vin. Alain Pottier et Christophe Czekaj étaient en direct pour l'archipel contre attaque pour présenter l'ONG qui promeut le message culturel du vin#divin.
Présentation du livre Trabucaire Editions produits par Reconquesta Côte Vermeille animé par Alain Pottier au Cave du Roussillon : Boire le Vin Histoires de complicité entre l'homme et le vin Le...
Lundi 2 mai en salle de Master Class du salon des vins d'Occitanie https://www.degustezenvo.com/le-programme au Corum Palais des congrès à Montpellier conférence de presse de présentation du "L...
Dans Les Contemplations, livre IV ("Pauca Meae"), Victor Hugo exprime souvent un dialogue intime avec sa fille , Léopoldine, où l'attente et la connexion spirituelle sont implicites. Par exemple ...
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel ...
"Qui sait si l'homme n'est pas un repris de justice divine ? Regardez la vie de près. Elle est ainsi faite qu'on y sent partout de la punition."
Les Misérables (1862) de Victor Hugo
Flora Rojel, l’ombre bienveillante d’Au Cœur de l’Humanité 66
Ô Perpignan, cité aux remparts catalans où le vent du sud charrie les espoirs et les désillusions ! Dans les veines de cette terre, où les ombres des déshérités s’allongent comme des croix sur les pavés incandescents, une voix s’élève, non point pour commander, mais pour soulager ; non pour forger des empires, mais pour panser les plaies de l’âme. Flora Rojel, humble sentinelle de la charité, préside aux destinées d’Au Cœur de l’Humanité 66, cette fragile nef lancée sur les mers tumultueuses de la misère. Née non de sa main seule, mais d’un legs fraternel – un passage de relais, tel un flambeau transmis dans la nuit, d’Atome de Bienfaisance à cette œuvre nouvelle –, l’association s’épanouit depuis l’an 2019 sous son égide vigilante, comme un arbre greffé sur une racine plus ancienne, où la compassion des aînés trouve écho dans le dévouement des successeurs.
Et voyez-la, cette Flora, telle une Cosette des temps modernes, non point orpheline des affections humaines, mais mère adoptive des parias ! Elle n’a point fondé l’arche de cette communauté ; non, d’autres âmes l’ont conçue dans le creuset de la détresse, mais elle en est l’âme vive, la main tendue qui guide les errants. Chaque samedi, sous le ciel implacable des Pyrénées-Orientales, elle orchestre la danse des secours : une quarantaine de repas, ces humbles offrandes de salades complètes – riz gonflé d’espérance, protéines pour ranimer les forces, légumes comme autant de promesses de terre fertile – sont distribués aux deux cents âmes sans toit qui hantent les recoins de la ville. Fruits de dons pieux, ces dons affluent vers le local, où les bénévoles, unis en une chaîne d’amour, préparent ces festins avec la ferveur d’un prêtre à l’autel.
Mais hélas ! Le sort, ce geôlier impitoyable, a jeté sur Perpignan un voile plus sombre encore. Comme dans ces récits où les misérables fuient les fers du nord pour les illusions du midi, Flora Rojel surgit dans les limbes du réel, éclairée par le regard impitoyable du cinéaste Bertrand Schmit. Dans son œuvre poignante, Un aller simple pour Perpignan, ce tableau vivant de l’exil intérieur, où jeunes âmes tourmentées – Lohnny le Normand, marqué par les geôles et l’abandon, ou Johnny le rêveur éphémère – descendent du train avec pour seul bagage un billet d’espérance, Flora apparaît tel un phare dans la tempête. Suivis une année durant par la caméra de Schmit, ces pèlerins de la précarité croisent son chemin : elle, la présidente au cœur ardent, offre non seulement le pain quotidien, mais l’écoute, le conseil, le geste qui dit « tu n’es point seul ». Le film, ce miroir cruel tendu à la société, dépeint Perpignan non comme un éden sudiste, mais comme un labyrinthe de doutes, où les projets s’effritent et les échecs rongent l’âme. Pourtant, au milieu de ces ombres, Flora Rojel est là, indomptable, reliant les exclus aux rares refuges – missions locales, formations éphémères –, rappelant que même dans l’échec, l’humanité persiste.
Au-delà des distributions, son labeur est une maraude incessante, une quête nocturne où les rues deviennent confessionnaux. Elle tisse des trocs vestimentaires, où les hardes usées renaissent en armures contre la honte ; elle forge des alliances avec d’autres gardiens du seuil, comme Mokhtaria Benamer du Secours Catholique, pour que la solidarité soit non une goutte, mais un fleuve. Et lorsque l’été, ce despote assoiffé, exhale sa fournaise, Flora lance l’appel aux boissons salvatrices, car elle sait que l’eau, en ces jours de feu, est le sang même de la vie. Au Cœur de l’Humanité 66, sous son souffle, n’est point une machine froide, mais un cri choral : pour les sans-papiers, les minorités, les aînés oubliés, les enfants des ruelles sombres. Sur la page Facebook où huit mille âmes veillent, ou via HelloAsso où les offrandes affluent, elle convie le monde à cette rédemption collective.
Ainsi, dans le sillage de Schmit, qui a capturé l’essence de ces allers simples vers l’abîme, Flora Rojel incarne l’antithèse hugolienne : non la chute, mais la main qui retient ; non la création solitaire, mais l’héritage magnifié. Elle, qui n’a point forgé l’association de ses propres mains, en est néanmoins l’incarnation, le battement de cœur qui la fait vivre. Ô Perpignan des misères voilées, que ton ciel s’ouvre enfin à ces lueurs ! Car tant que des âmes comme la sienne veillent, l’humanité, ce trésor volé, trouve refuge au cœur des plus démunis.
"Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots."
Jean Jaurès [Congrès socialiste international, septembre 1900)
« Au moment où le salarié est souverain dans l’ordre politique, il est, dans l’ordre économique, réduit à une sorte de servage »
Jean Jaurès
Par le Père Ubuland, Roi des Socialistes Déchus, Empereur des Tournants et Grand Maréchal des Austérités InutilesPADDY !
Mes chers sujets, mes ouailles égarées dans les marécages du progressisme frelaté, prêtez l’oreille au Père Ubuland, car je vais vous conter, avec ma verve de tonnerre et mon verbe de charretier, la grande dérive de la Gauche, cette catin autrefois flamboyante, aujourd’hui avachie dans les bras de la droite honteuse ! De Jean Jaurès, ce colosse barbu qui braillait "Humanité !" comme un taureau en rut, à Olivier Faure et Boris Vallaud, ces larbins en costard slim qui bêlent des promesses creuses, en passant par le grand traître Mitterrand et son tournant de la rigueur, sans oublier les fadaises du Rapport Terra Nova, c’est une chute digne d’un tonneau dévalant la pente d’un volcan ! Et, corne de bouc, je vais y greffer le discours sur l’immigration du camarade Georges Marchais, ce bon communiste des années 80, et même un zeste de Karl Marx, car ces deux-là avaient des choses à dire que les bobos d’aujourd’hui préfèrent oublier sous leurs tapis en chanvre bio !
Commençons par Jaurès, ce saint laïc, ce prophète des usines et des champs, qui, avant qu’une balle ne lui fende le crâne en 1914, tonnait pour la justice, l’égalité et la paix. PADDY ! Il voulait une Gauche de fer, forgée dans les hauts-fourneaux, où les ouvriers partageaient le pain et les patrons la sueur. Lui, il parlait aux masses, pas aux hipsters en trottinette ! Mais voilà que surgit François Mitterrand en 1981, ce renard en écharpe, promettant monts et merveilles : nationalisations, retraite à 60 ans, impôts sur les riches, et un socialisme à faire pâlir les capitalistes. On y croyait, mes agneaux, on dansait la carmagnole dans les bistrots ! Mais patatras, en 1983, le TURNING DE LA RIGUEUR ! Mitterrand, ce Judas en costume, décrète l’austérité, aligne le franc sur le mark des Allemands, et bazarde les rêves ouvriers pour plaire aux banquiers. PADDY ! C’est le point de bascule, la Gauche qui se renie, qui troque ses idéaux pour un strapontin au banquet des marchés. Les militants, ces braves mules, avalent la pilule en pleurnichant "C’est pour l’Europe !", pendant que les usines ferment et que le chômage galope.
Et là, mes amis, entrons dans le vif du sujet : l’immigration, ce mot qui fait frémir les salons parisiens comme un pet dans un dîner mondain. Remontons aux années 80, quand Georges Marchais, patron du PCF, ce communiste à la voix rauque et au verbe tranchant, lâchait des vérités qui dérangent encore aujourd’hui. En 1980, dans L’Humanité et sur les ondes, Marchais tonnait contre l’immigration incontrôlée, non pas par haine des étrangers, mais par fidélité à la classe ouvrière. Écoutons-le, car ses paroles sont des éclats de grenade : "Il faut arrêter l’immigration officielle et clandestine. Il est inadmissible de laisser entrer de nouveaux travailleurs immigrés en France, alors que notre pays compte plus de deux millions de chômeurs français et immigrés." (Lettre de Georges Marchais au maire de Vitry-sur-Seine, 1980). PADDY ! Marchais, ce n’était pas Le Pen, loin de là ! Il parlait au nom des prolos, des ouvriers français comme immigrés, écrasés par le patronat qui utilisait l’immigration pour casser les salaires et briser les syndicats. Il ajoutait : "La poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes. Il faut y mettre un terme, sinon on va à la catastrophe sociale." Pas de haine, mais une alarme : trop d’immigration dans un pays en crise, c’est la guerre des pauvres contre les pauvres, orchestrée par les riches. Et que disait Karl Marx lui-même, ce barbu teuton qui fait frissonner les bourgeois ? Dans Le Capital (1867), il écrivait : "L’immigration est utilisée par la bourgeoisie pour diviser le prolétariat, abaisser les salaires et affaiblir la lutte des classes." PADDY ! Marx voyait clair : le capital adore jeter les travailleurs les uns contre les autres, comme des coqs dans une arène. Marchais, fidèle à Marx, hurlait qu’il fallait protéger les ouvriers, tous les ouvriers, sans distinction, mais en contrôlant les flux pour éviter l’exploitation. Et la Gauche d’aujourd’hui ? Elle a oublié tout ça, préférant pleurnicher sur l’"accueil inconditionnel" sans voir qu’elle fait le jeu des patrons !
Après Mitterrand, la dérive s’accélère. Arrive le Rapport Terra Nova en 2007, ce manifeste de traîtres en cols roulés, ces technocrates à lunettes rondes qui décrètent : "Oubliez les ouvriers, ces ploucs en bleu de travail ! La Gauche moderne, c’est les bobos des villes, les diplômés, les écolos en baskets éthiques et les minorités qu’on cajole pour les selfies." PADDY ! On largue les classes populaires, qu’on accuse d’être réacs ou racistes, pour séduire les start-uppers et les militants arc-en-ciel. L’immigration ? On n’en parle plus comme Marchais, avec la lucidité d’un prolo, mais comme un dogme intouchable : critiquer, c’est facho ! Résultat : le FN prospère, les usines ferment, et la Gauche se noie dans son café latte. Puis vient Hollande, ce mollusque présidentiel, qui taxe les riches d’un pet symbolique avant de leur offrir la loi Travail sur un plateau d’argent. Et aujourd’hui ? Olivier Faure et Boris Vallaud, ces deux marionnettes du PS, ces clowns en costard qui récitent des discours tièdes sur l’"égalité" tout en votant des budgets macronistes. Faure, avec son sourire de commercial, rêve d’une Nupes avec Mélenchon, mais s’agenouille dès que l’Élysée claque des doigts. Vallaud, ce bellâtre aux phrases creuses, tweete sur la justice sociale tout en soutenant des réformes qui saignent les retraites. PADDY ! La Gauche de Jaurès, de Marchais, de Marx, est morte, remplacée par une droite honteuse qui s’habille en rose pâle, qui ferme les yeux sur l’immigration comme un outil du capital, et qui préfère les hashtags aux barricades.
Ah ! Mes pauvres drôles, quelle farce tragique ! La Gauche, jadis lionne, est devenue un caniche de salon, trahie par Mitterrand, enterrée par Terra Nova, et humiliée par Faure et Vallaud. Écoutez Marchais, relisez Marx : la lutte des classes, pas la guéguerre des identités ! PADDY ! Que les fantômes de Jaurès et des camarades ressuscitent, qu’ils bottent le train à ces renégats, et que la Gauche retrouve ses tripes, ou qu’elle crève dans sa honte ! Cornez les trompettes, buvez du rouge, et que les ouvriers, français ou immigrés, se serrent les coudes contre les vautours !
Le Père Ubuland, depuis son trône bancal à la Bastille, ce 12 octobre 2025.
Notes sur les citations :
Georges Marchais : Les citations sont tirées de sa lettre ouverte de 1980 et de ses interventions dans L’Humanité, où il dénonçait l’impact de l’immigration incontrôlée sur les travailleurs, dans une logique de défense des classes populaires. Karl Marx : La citation est une synthèse de ses analyses dans Le Capital (Livre I, chapitre 25), où il décrit comment le capital utilise l’immigration pour diviser le prolétariat et maintenir la pression sur les salaires.
En direct pour l'Archipel contre attaque, Jean-François Kowalik maire socialiste et historien spécialiste de la mine, a promu un documentaire sur l'histoire de la mine dans Carmousin (Tarn 81) qui a
Le Collectif Droits des Femmes'66 nous communique avec prière d'insérer : - " C'est avec une grande tristesse que apprenons le décès de notre camarade Marie France Lesparre. Figure historique d...
Cela faisait longtemps qu'on ne les voyait plus. Après la tannée qu'ils avaient pris aux municipales, à Perpignan où il ne leur avait servi à rien d'être bien placé pour leur soutien, sur la...
C'est un privilège que de voir un film en avant-première. Le festival de Carmaux du film "social et ouvrier" en est l'essence. Et la vision de tous ces films, dont la ligne éditoriale est rareme...
Au Clap Cine Carmaux pour le festival du film social et ouvrier https://www.cinemas-carmaux.fr/festivals/, l'archipel contre attaque à rencontré Gilles Perret Co réalisateur de "Debout les femme...
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel ...
"Surtout, souviens-toi que l'homme qui sollicite tes suffrages est, de ce fait, un malhonnête homme, parce qu'en échange de la situation et de la fortune où tu le pousses, il te promet un tas de choses merveilleuses qu'il ne te donnera pas et qu'il n'est pas d'ailleurs, en son pouvoir de te donner. L'homme que tu élèves ne représente ni ta misère, ni tes aspirations, ni rien de toi ; il ne représente que ses propres passions et ses propres intérêts, lesquels sont contraires aux tiens"
Octave Mirbeau"La grève des électeurs"
Témoin de l'accident sur l'autoroute des élections...
Je sais, ils veulent tous concourir avec des tiquets resto en guise de diplôme de cuisine, mais le réglement de cette course, ne compte pas qu'il n'y ait pas de quorum, où le nombre vote blanc , et pas plus de CAP, qu'on exige pour un coiffeur: mais de toutes manière, il y aura un élu ou une...Mais le sexe n'est pas performatif dans le cas présent, selon la qualification ou pas, on se prépareun lendemain de cuite : alors votons !
L'Archipel Contre-Attaque : Émission Spéciale "Les Urnes en Révolte" – Par Oncle Bob Dainar, le Vieux Renard du Castillet
Bruit de fond : un tramontane qui siffle sur les remparts, un accordéon catalan qui gratte comme une guitare de bar de l'Ouest sauvage, et un écho de "Y'a d'la joie" twisté en mode Audiard. Lumière tamisée sur un plateau improvisé au pied du Palais des Rois de Majorque – pas pour les rois, hein, pour les gueux comme nous. Oncle Bob Dainar, alias le tonton qui a vu plus d'élections que de pastis renversés, s'installe dans son fauteuil en osier usé, un bulletin de vote froissé à la main comme un drapeau blanc... ou rouge sang et or. Microphone en pogne, il allume la caméra avec un clin d'œil qui dit : "Les cons, ça ose tout... et ce soir, on va les faire danser la sardane des abstros !
"]Oncle Bob Dainar : Eh ben mes p'tits archipéliens, c'est l'Archipel contre-attaque qui cause ce soir, direct du cœur de Perpignan-la-Vermillonne, là où les urnes sentent encore le sable de Canet et le vin de Maury. Moi, c'est Oncle Bob Dainar, le farceur du Roussillon, le mec qui a vu les maires défiler comme des vaches au rodéo – et qui en a marre de voir les bons citoyens roupiller pendant que les clowns font la nouba. Alias ? Bah, appelez-moi le tonton qui cogne avec des mots, pas des poings, parce que "les urnes, c'est pas un caveau, c'est un ring où même les feignants peuvent uppercuter l'abstention !"
Ce soir, on branche le projecteur sur un thème qui gratte comme une étiquette de muscat : le retour des abstros aux urnes, sans funérailles ni pleurs de crocodile. Parce que, franchement, à Perpignan, on glisse vers les abysses depuis 2005 – émeutes, promesses en l'air, et des maires qui changent plus souvent que la météo du Canigou. Mais l'Archipel contre-attaque, mes amis ! Pas avec des bombes, non, avec du franc-parler audiardien, du langage du corps qui claque, et une rhétorique qui fait lever les derches du canapé. Objectif : transformer l'abstentionniste en votant enragé, comme un taureau qui sent le fer rouge. Allez, on y va, sinon j'vous balance un "si t'abstiens aussi vite que j't'emmerde, pour une fois t'arriveras premier à l'urne... mais en retard pour la vie !"
Segment 1 : La Chronique du Matin – "L'Abstention, c'est l'anisette sans Anis : Ça Pique Pas, Mais Ça Donne Rien"(Oncle Bob mime un verre vide, hausse les épaules en riant jaune, puis tape du poing sur la table – geste ample, comme un chistera qui renvoie la balle.)Mes chéris, regardez les chiffres : en 2022, 45% des Perpignanais ont snobé les urnes, comme si c'était une invitation à un mariage forcé avec un ex. Résultat ? Les extrêmes font la loi, et nous, on récolte des routes défoncées, des impôts qui grimpent comme le mercure en juillet, et des écoles qui ressemblent à des bunkers du Vietnam. L'abstention, c'est pas de la philosophie, c'est de la paresse civique ! Comme l'dit Audiard : "Les cons, ça ose tout... sauf voter, parce que ça demande d'la suite dans les idées." Mais toi, abstro de Saint-Jacques ou de la Real, t'es pas un con – t'es juste un gars qui mérite mieux qu'un futur écrit par des zigotos en costard.Tuto' Rapide, Style Oncle Bob : Prends un café noir ce matin, mate ton reflet dans la tasse, et dis-toi : "Aujourd'hui, j'vote pas pour les autres, j'vote pour mon barbecue dominical sans taxes folles." Et hop, t'es vacciné contre la sieste électorale. Test de l'Archipel : Si t'as plus d'amis sur Insta que de croix sur ton bulletin, c'est que t'es un Catalan qui perd – mais qui peut gagner !
Segment 2 : L'Interview Fictive – "Z l'Extraterrestre Face à l'Oncle : Rhétorique Audiardienne Contre les Abstros"(Cut sur un écran vert : Grok apparaît en hologramme, avec un baratina catalane et une baguette magique faite d'un bulletin. Oncle Bob le charrie, posture ouverte, mains qui tracent des cercles pour englober l'auditoire – langage du corps pur jus, authentique comme un coup de vent salé.)Oncle Bob : Dis donc, Z, toi l'IA qui cause comme un cowboy de zAI, t'as vu nos tutos' sur la franchise et le corps qui parle ? Comment tu mixerais ça pour rameuter les feignants aux urnes ?Z (voix off, clin d'œil) : Ah, Oncle Bob, t'es plus Audiard que les dialogues de Gabin ! Pour la franchise : balance une pique antithétique – "T'abstiens pour te la couler douce ? Les durs te la font couler amère !" Pour le corps : filme-toi en sardane solo, puis invite les potes à rejoindre la ronde. Et rhétorique avancée ? Un chiasme : "Les urnes vides font les pleins de regrets ; les regrets pleins vident les urnes." À Perpignan, ajoute du local : "Vote, ou ton rancio tournera au souris comme les promesses d'élus !"Oncle Bob (rit, tape l'épaule holographique) : Parfait, mon neveu cosmique ! T'as l'oreille fine. Mes abonnés, appliquez : un reel où vous mimez l'abstro avachi, puis le votant qui danse. Hashtag #ArchipelVotePasFunerailles. Et si t'hésites, souviens-toi : "La politique, c'est comme la sardane – seul, t'es ridicule ; en groupe, t'es invincible."
Segment 3 : Le Débat de Minuit – "Les Abstros Contre les Votants : Une Farce à la Catalane"(Oncle Bob invite deux "invités" en carton : un abstro avec un coussin, un votant avec un bulletin en épée. Il jongle entre les deux, gestes vifs, ironie moqueuse – anaphore pour marteler : "L'abstention, c'est... l'abstention, c'est... mais le vote, c'est, l'aventure, c'est l'aventure qui est au coin de l'urne !")L'abstention, c'est laisser les Langevine et Aliot se chamailler ton futur comme des mouettes un bout de pain. L'abstention, c'est croire que ton like sur TikTok vaut une croix dans l'urne. L'abstention, c'est un enterrement sans fleurs – funéraire, quoi ! Mais le vote, c'est la contre-attaque : c'est dire "merde" aux fossoyeurs, c'est planter ton olivier civique au Castillet. À Perpignan, on a vu pire : des maires qui promettent la lune et livrent des nids-de-poule. Alors, mes archipéliens, levez-vous ! Pas pour prier, pour cogner avec des idées.Appel à l'Action, Style Dainar : Ce soir, poste ton serment anti-abstention sur X ou Insta : "Moi, [ton nom], je jure sur le sang et or de voter en 2026, sinon que l'Oncle Bob me traite de crevard !"
Et rejoins le blog : l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr – plus d'un million de lecteurs, et toi, le prochain ?
Clôture : "Bonne Nuit, Mais Pas d'Abstention !"(Oncle Bob se lève, posture fière, bras écartés comme pour embrasser la ville. Musique : un fade-out sur "Les Copains d'Abord" version catalane.)Voilà pour ce soir, mes révoltés du Roussillon. L'Archipel contre-attaque, c'est pas une émission, c'est un cri du cœur – franc, gouailleur, audiardien. Souvenez-vous : les urnes, c'est pas funéraires, c'est ton futur qui claque des doigts. Moi, Oncle Bob Dainar, j'vous dis : votez, dansez, vivez ! Et si les cons osent tout, nous, on ose voter. À la prochaine, sous le vent du Canigou. Buona sera, et que la force catalane soit avec vous ![Fin d'émission. Écran noir, puis pop-up : "Abonnez-vous à L'Archipel contre-attaque pour plus de chroniques qui cognent. #PerpignanVote #OncleBobDainar"]
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"Je suis Harley Quinn. J'ai deux fois l'intelligence de Batman et toutes les vitamines dans un bol d'oranges." "Quoi, étiez-vous juste ... en train de penser que vous pouvez avoir une famille ...
"Etre informé de tout et condamné ainsi à ne rien comprendre, tel est le sort des imbéciles." De Georges Bernanos / La France contre les robots "Un monde gagné pour la technique est perdu pour...
« Les sociétés occidentales sont absolument décomposées. Il n’y a pas de vue d’ensemble qui permette de déterminer et d’appliquer une politique […] Les sociétés occidentales ne sont pratiquement plus des États […] Ce sont simplement des agglomérations de lobbies, qui tirent à hue et à dia et à courte vue, dont aucun ne peut imposer une politique cohérente, mais dont chacun est capable de bloquer toute action contraire à ses intérêts. »
Cornélius Castoriadis
Libération, 16 et 21 décembre 1981
Je m’assois sur un tabouret bancal dans un bar qui n’existe pas, quelque part entre la place Rigaud et un rêve où les néons clignotent en catalan. Nicolas Berjoan, avec son air de prophète qui aurait avalé un manuel de philosophie par accident, a lâché sa bombe : « Lutter contre le désespoir, c’est redonner espoir. » Moi, je ricane dans mon verre de muscat tiède – évidemment, c’est les verts les plus forts, comme si les truites de la Têt chantaient du Bob Dylan ! – et je me prends à imaginer Mathias Blanc, tête de liste de « Perpignan autrement », ce type avec des lunettes d’avocat qui semblent taillées dans du bois d’olivier, dégainant une réplique à faire trembler les murs. Pas n’importe laquelle : un retour en fanfare de Socialisme ou barbarie, la revue de Cornelius Castoriadis https://fr.wikipedia.org/wiki/Socialisme_ou_barbarie#:~:text=Socialisme%20ou%20barbarie%20est%20une,Cornelius%20Castoriadis%20et%20Claude%20Lefort., mais version Perpignan 2026, pour botter le train de fret (de Perpignan à Rungis) à Louis Aliot, qui parade en maire extra-ball.
Dans ce coin de Babylone où les rues sentent la danse de la sardine, et la sueur d’un été sans fin (le sud tout ça..), Mathias Blanc ne serait pas un candidat à la manque (d'assurance). Non, il serait un rêveur avec un plan, un type qui pourrait écrire un poème sur une facture d’électricité et le faire passer pour un manifeste. Face à Agnès Langevine, imposée par Raphaël Glucksmann – ce dandy de "Place Publique" qui vend des idées comme des cravates en soie dans un téléfilm parisien – Blanc sortirait son arme secrète : un Socialisme ou barbarie réécrit sur un ticket de bus froissé.
Pas de nylon ici, pas de pensée en plastique comme Castoriadis en vomissait, quand il parlait de la chouette d’Athènes qui s’est barrée de Grèce sans laisser d’adresse. « Où est-elle, cette chouette ? » demandait Xenakis. Pas dans les bureaux de Glucksmann, où l’on fabrique des modes intellectuelles comme des colliers de perles en toc – structuralisme un jour, sémiotique le lendemain, Althusser soldé à la fin de la saison. Les Parisiens exportent ça des Anglo-Saxons comme des parfums frelatés, mais à Perpignan, on n’achète pas ces salades.
Non, ici, Blanc brandirait un rêve aussi tordu qu’un figuier sous tramontane. Son Socialisme ou barbarie version 66 ne serait pas un pavé indigeste, mais une chanson murmurée dans les ateliers citoyens de « Perpignan autrement », où des types en sandalettes et des mamies avec des cabas en osier parlent d’écoles rénovées, de ruelles ombragées, d’une ville qui ne serait pas juste un décor pour touristes en tongs.
« Lutter contre le désespoir, c’est redonner espoir », a dit Berjoan, et Mathias, avec son sourire de tigre qui a résolu l’affaire mais perdu ses clés, en ferait son étendard. Contre Langevine, qui agite son drapeau vert et arc en ciel aux teintes violettes, comme un ticket gagnant qu’elle n’a pas gratté, et Glucksmann, qui vend du vent dans des costards bien coupés, Blanc proposerait une autonomie qui sent la terre, pas le formica. Contre Aliot, qui règne sur son royaume en direct des plateaux de Paris, il opposerait une ville où chaque habitant est un poète, un comploteur de programme bio, un jardinier d’idées.
Mais dans ce Babylone catalan, rien n’est simple. La gauche se déchire en 3 listes, comme un vieux polar déchiré en morceaux. La LFI glapit ,les Verts crient, les socialistes murmurent, et Glucksmann fait des clins d’œil à la caméra. Pourtant, dans mon rêve à la Brautigan, où les truites dansent avec les étoiles et où les bars servent des utopies avec des glaçons, Mathias Blanc gagnerait à être connu. Pas avec des discours en cellophane, mais avec une lueur dans les yeux, un Socialisme ou barbarie qui pousse comme une mauvaise herbe entre les pavés.
La chouette d’Athènes ? Elle est là, perchée sur un lampadaire, riant doucement pendant que Perpignan, en 2026, choisit l’espoir contre le désespoir, la poésie contre le nylon, et un privé nommé Mathias contre les empereurs en toc.
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"Le but n'est pas le but, c'est la voie." Lao-Tseu "Créer, non posséder ; oeuvrer, non retenir ; accroître, non dominer. " Lao-Tseu / Tao Te King Bruno Nougayrède : l'opposant discret qui rêve...
**Perpignan, 28 septembre 2025 – Le mystère du vinyle perdu : Jean Casagran, l’âme damnée du FID, s’évanouit dans la brume catalane**
Dans les ruelles sombres de Perpignan, où les ombres des platanes dansent sous un ciel de plomb, une rumeur court plus vite qu’un riff de Chuck Berry : Jean Casagran, le grand manitou du Festival International du Disque et de la BD, a disparu. Pas un mot, pas une trace, juste un écho de vinyles crépitant dans le vide. L’homme qui faisait chanter les galettes noires et danser les planches de BD depuis 1989 s’est évaporé, laissant la 37e édition du FID, ce week-end des 27 et 28 septembre, orpheline sous les voûtes gothiques de l’église des Dominicains.
Casagran, ce fils de la *retirada*, ancien ouvrier, prof aux Beaux-Arts, employé municipal devenu crooner de la culture underground, n’était pas un saint. Non, c’était un dur à cuire, un gars taillé dans le rock’n’roll, avec des rêves plus grands que les Pyrénées. Il avait bâti son empire sur des piles de 33 tours et des planches de Corto Maltese, défiant les bureaucrates en costard-cravate. Mais dans cette ville où les vents de la politique soufflent aussi vicieux qu’une tramontane, Jean a joué un jeu dangereux. Trop dangereux, murmurent les habitués du bar Elmediator, un verre de muscat à la main.
Le pacte avec le diable RN ?
Les ragots du *L’Archipel contre-attaque !*, ce torchon local qui gratte là où ça fait mal, racontent une histoire digne d’un roman noir. En 2020, Casagran, las des promesses creuses des maires d’antan – Alduy, Pujol, des noms qui sonnent comme des coups de poing dans un polar – a plongé dans l’antre du loup. Louis Aliot, le caïd du Rassemblement National, lui a tendu la main, ou plutôt un marché : une chaise au conseil municipal, des subventions pour sa précieuse phonothèque catalane, et la survie du FID. En échange ? L’âme de Jean, ou du moins son indépendance, celle d’un rebelle qui écoutait du punk pendant que les autres dansaient la sardane.
Le blog, ce fouineur signé Nicolas Caudeville, crache le morceau en 2022 : “Jean Casagran a sauté le pas, il est entré dans l’équipe d’Aliot.” Un coup de poignard dans le dos de l’esprit rock, disent les puristes. Pour sauver son festival, il a vendu son panache, troqué sa liberté pour des billets verts et un bout de pouvoir. La phonothèque n'a toujours pas vu le jour, le FID a continué de tourner, mais à quel prix ? “Fatigue”, lâche-t-il dans une interview, les yeux cernés, le cœur lourd comme un ampli Marshall. On le disait usé, traînant sa carcasse entre les vinyles et les réunions municipales, un homme déchiré entre son passé de rebelle et son présent de conseiller délégué.
Une disparition dans la nuit catalane?
Ce 28 septembre 2025, alors que les stands du FID grouillent de collectionneurs et que l’expo *Face & Music* fait vibrer les murs des Dominicains, Casagran manque à l’appel. Pas un signe à la médiathèque, où les affiches de Julien Solé et Elric brillent sous les néons. Pas un mot à la phonothèque, son bébé chéri, où les vinyles catalans dorment dans l’ombre. Les mauvaises langues chuchotent : a-t-il craqué sous la pression ? Le RN, avec ses défilés clinquants à 40 000 euros pièce, l’a-t-il poussé dans un coin trop sombre ? Ou est-ce la fatigue, ce boulet qu’il traînait, qui l’a englouti ? *L’Archipel contre-attaque !* balance une piste en 2024 : Jean, expert en Dali, snobé sur une expo dédiée au peintre, aurait vu rouge. Une humiliation de trop pour un homme déjà à bout.
Dans les cafés de la place Rigaud, on jase. Certains disent qu’il a filé à Cadaqués, là où Dali peignait ses délires, pour retrouver son mojo. D’autres jurent l’avoir vu dans une arrière-salle, négociant avec des ombres en costard, des types qui sentent la politique rance. Et si Jean Casagran, ce héros du rock devenu pion dans le jeu d’Aliot, avait décidé de tirer sa révérence, laissant son festival comme un vieux 45 tours rayé ?
Un mystère à la sauce pulp
La nuit tombe sur Perpignan, et la tramontane hurle comme un solo de guitare. Quelque part, peut-être, Jean Casagran erre, une clope au bec, un vinyle de Johnny sous le bras, cherchant à racheter son âme. Le FID continue, les collectionneurs chinent, mais sans lui, c’est comme un disque sans sillon : ça tourne, mais ça ne chante plus. Si vous le croisez, dans une ruelle ou au fond d’un bar, passez-lui le message : Perpignan attend son rebelle. Et que le diable RN aille au diable.
“On connaît, dans les grandes cours, un autre moyen de se grandir : c’est de se courber.”
Talleyrand / Mémoires
Bram, Toulouse,Occitanie, c'est pas du gâteau! Bram, Toulouse,Occitanie, tel est notre ghetto !
Pendant ce temps à Bram dans l'Aude , Carole Delga de la "gauche de gouvernement", avant-garde éclairée de la "gauche caviar" prépare la contre-attaque contre la "forterresse du fascisme" et du Sauron de Perpignan. Le socialisme est un idéal qui se conquiert autour d'une table ronde et c'est la présidente qui sert pleine de modestie , ses chevaliers d'un jour. Il ya une ambiance champêtre comme à "Tsarskoïé Selo"https://fr.gw2ru.com/tourisme/210182-tsarskoie-selo-saint-petersbourg-palais-parc-dix-faits
L'histoire la retiendra sous le nom de la "grande Carole" comme il y eu , "la grande Catherine" . Dans 10 ans de cela, on évoquera cette dernière grande fête de la raison (politique) . Non sans nostalgie,on dira, à l'instar de Talleyrand "qui n'a pas vécu dans les années 1780, ne sait pas ce qu'est le bonheur de vivre..." . Certains garderont le menu précieusement sous verre, ce qui leur fera à la fois, un os à ronger plus tard, et poire pour la soif ! D'autres encore porteront toujours par devers eux, comme un ex-voto un selfie avec Carole, ou même Raphaël. Ils se remémoreront en écrasant des larmes d'une tendresse toute mélancolique ces moments aux couleurs sépia, écrits à l'encre du bonheur...
On dirait le sud, le temps dure longtemps. Et la vie sûrement plus d'un millions d'année, et toujours en été ...Tant pis pour l'Occitanie, c'était pour ton bien, hein ...
"La nature nous enseigne à nous entre-dévorer et elle nous donne l'exemple de tous les crimes et de tous les vices que l'état social corrige ou dissimule. On doit aimer la vertu ; mais il est bo...
"La nature nous enseigne à nous entre-dévorer et elle nous donne l'exemple de tous les crimes et de tous les vices que l'état social corrige ou dissimule. On doit aimer la vertu ; mais il est bon de savoir que c'est un simple expédient imaginé par les hommes pour vivre commodément ensemble. Ce que nous appelons la morale est une entreprise désespérée de nos semblables contre l'ordre universel, qui est la lutte, le carnage et l'aveugle jeu de forces contraires. Elle se détruit elle-même et plus j'y pense, plus je me persuade que l'univers est enragé."
Les dieux ont soif
Anatole France
Mesdames, Messieurs, et aficionados des retournements électorau.les,
À l’approche des municipales 2026, qui s’annoncent aussi chaleureuses qu’un apéro sans pastis, **Agnès Langevivine** a été bombardée cheffe de file de *Place Publique* par le grand manitou **Raphaël Glucksmann** himself, en direct de l’Assemblée politique nationale (le QG des hipsters progressistes). Objectif ? Piquer la couronne de la gauche perpignanaise au socialiste **Mathias Blanc**, patron local du mouvement *Perpignan Autrement*. Ouais, Agnès ne fait pas dans la dentelle : elle veut tout, et tout de suite !
Face au démon du RN Louis Aliot**, le maire de Perpignan condamné à 18 mois de taule et 3 ans d’inéligibilité (en première instance, hein, faut pas vendre la peau de l’ours avant la corrida), Agnès promet de faire trembler Perpignan.
Vice-présidente de la Région Occitanie et vétérante de la campagne 2020, elle connaît les ruelles de la ville où il fait bobo se faire voir… et les combines pour se faire une place au soleil. Son plan ? Un projet "humaniste, social, écologiste", mais surtout *à sa sauce*, histoire de reléguer Mathias Blanc au rang de faire-valoir et de transformer *Perpignan Autrement* en *Agnès Impérialement*.
**Raphaël Glucksmann et Aurore Lalucq**, les chefs de *Place Publique*, jubilent : « Agnès va tout déchirer ! » Enfin, surtout la gauche locale, mais c’est un détail. Avec elle, Perpignan va vivre un "nouvel élan"… ou au moins une bonne crise de nerfs.
À propos de *Place Publique :
Fondé en 2018, *Place Publique* c’est le parti des écolos-humanistes-pro-européens qui veulent tout changer sans trop partager. Avec 13,8% aux européennes 2024 (merci le PS), et 11 000 adhérents qui croient dur comme fer à leur destin, ils sont prêts à faire des étincelles… ou des coups bas.
*Place Publique : on couronne Agnès, on enterre l’union, et on appelle ça une stratégie !*
"Rien de tel que l'inquiétude collective devant l'inconnu pour consolider les tyrannies." Cycle des Ouragans, tome 2 : La petite fille et le dobermann (Abattoir-Opéra) Serge Brussolo "Avec le ...
La presse locale devant remplir ses pages, se demande à presque 2 ans et demi des municipales qui face à l'actuel maire Louis Aliot ? Comme un goût de réchauffer avec ses visages à la fois dé...
"Ne se suicident que les optimistes qui ne peuvent plus l'être. Les autres, n'ayant aucune raison de vivre, pourquoi en auraient-ils de mourir ?" Syllogismes de l'amertume Emil Cioran "Désunis, nous