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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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1 octobre 2025 3 01 /10 /octobre /2025 14:57

« Les sociétés occidentales sont absolument décomposées. Il n’y a pas de vue d’ensemble qui permette de déterminer et d’appliquer une politique […] Les sociétés occidentales ne sont pratiquement plus des États […] Ce sont simplement des agglomérations de lobbies, qui tirent à hue et à dia et à courte vue, dont aucun ne peut imposer une politique cohérente, mais dont chacun est capable de bloquer toute action contraire à ses intérêts. »

Cornélius Castoriadis
Libération, 16 et 21 décembre 1981

Je m’assois sur un tabouret bancal dans un bar qui n’existe pas, quelque part entre la place Rigaud et un rêve où les néons clignotent en catalan. Nicolas Berjoan, avec son air de prophète qui aurait avalé un manuel de philosophie par accident, a lâché sa bombe : « Lutter contre le désespoir, c’est redonner espoir. » Moi, je ricane dans mon verre de muscat tiède – évidemment, c’est les verts les plus forts, comme si les truites de la Têt chantaient du Bob Dylan ! – et je me prends à imaginer Mathias Blanc, tête de liste de « Perpignan autrement », ce type avec des lunettes d’avocat qui semblent taillées dans du bois d’olivier, dégainant une réplique à faire trembler les murs. Pas n’importe laquelle : un retour en fanfare de Socialisme ou barbarie, la revue de Cornelius Castoriadis https://fr.wikipedia.org/wiki/Socialisme_ou_barbarie#:~:text=Socialisme%20ou%20barbarie%20est%20une,Cornelius%20Castoriadis%20et%20Claude%20Lefort., mais version Perpignan 2026, pour botter le train de fret (de Perpignan à Rungis) à Louis Aliot, qui parade en maire extra-ball.

Dans ce coin de Babylone où les rues sentent la danse de la sardine, et la sueur d’un été sans fin (le sud tout ça..), Mathias Blanc ne serait pas un candidat à la manque (d'assurance). Non, il serait un rêveur avec un plan, un type qui pourrait écrire un poème sur une facture d’électricité et le faire passer pour un manifeste. Face à Agnès Langevine, imposée par Raphaël Glucksmann – ce dandy de "Place Publique" qui vend des idées comme des cravates en soie dans un téléfilm parisien – Blanc sortirait son arme secrète : un Socialisme ou barbarie réécrit sur un ticket de bus froissé.

Pas de nylon ici, pas de pensée en plastique comme Castoriadis en vomissait, quand il parlait de la chouette d’Athènes qui s’est barrée de Grèce sans laisser d’adresse. « Où est-elle, cette chouette ? » demandait Xenakis. Pas dans les bureaux de Glucksmann, où l’on fabrique des modes intellectuelles comme des colliers de perles en toc – structuralisme un jour, sémiotique le lendemain, Althusser soldé à la fin de la saison. Les Parisiens exportent ça des Anglo-Saxons comme des parfums frelatés, mais à Perpignan, on n’achète pas ces salades.

Non, ici, Blanc brandirait un rêve aussi tordu qu’un figuier sous tramontane. Son Socialisme ou barbarie version 66 ne serait pas un pavé indigeste, mais une chanson murmurée dans les ateliers citoyens de « Perpignan autrement », où des types en sandalettes et des mamies avec des cabas en osier parlent d’écoles rénovées, de ruelles ombragées, d’une ville qui ne serait pas juste un décor pour touristes en tongs.

« Lutter contre le désespoir, c’est redonner espoir », a dit Berjoan, et Mathias, avec son sourire de tigre qui a résolu l’affaire mais perdu ses clés, en ferait son étendard. Contre Langevine, qui agite son drapeau vert et arc en ciel aux teintes violettes, comme un ticket gagnant qu’elle n’a pas gratté, et Glucksmann, qui vend du vent dans des costards bien coupés, Blanc proposerait une autonomie qui sent la terre, pas le formica. Contre Aliot, qui règne sur son royaume en direct des plateaux de Paris, il opposerait une ville où chaque habitant est un poète, un comploteur de programme bio, un jardinier d’idées.

Mais dans ce Babylone catalan, rien n’est simple. La gauche se déchire en 3 listes, comme un vieux polar déchiré en morceaux. La LFI glapit ,les Verts crient, les socialistes murmurent, et Glucksmann fait des clins d’œil à la caméra. Pourtant, dans mon rêve à la Brautigan, où les truites dansent avec les étoiles et où les bars servent des utopies avec des glaçons, Mathias Blanc gagnerait à être connu. Pas avec des discours en cellophane, mais avec une lueur dans les yeux, un Socialisme ou barbarie qui pousse comme une mauvaise herbe entre les pavés.

La chouette d’Athènes ? Elle est là, perchée sur un lampadaire, riant doucement pendant que Perpignan, en 2026, choisit l’espoir contre le désespoir, la poésie contre le nylon, et un privé nommé Mathias contre les empereurs en toc.
 

 

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