Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Contact

Profil

  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

Recherche

3 mars 2026 2 03 /03 /mars /2026 20:11

« Ah, Perpignan la rayonnante !

La voilà devenue le théâtre ambulant de la grande kermesse nationale à deux doigts du premier tour. D'un côté Bardella, venu poser pour la postérité en sauveur de la propreté et de la sécurité, avec son cortège de militants pavoisés ; de l'autre Mélenchon, en grand prêtre du front antifasciste, haranguant la foule comme au bon vieux temps des meetings où l'on croyait encore que l'Histoire avançait.

Et bientôt Glucksmann, escorté de la présidente Delga, viendra ajouter sa touche de social-démocratie bien-pensante, avec ce petit air de vertu outragée qui sied si bien à l'Empire du Bien.

Tout cela, bien sûr, sous le signe du festivus festivus le plus achevé : meetings géants, banderoles, selfies, invectives rituelles, accusations symétriques de fascisme ou de trahison républicaine, et cette joie obligatoire de se retrouver entre soi pour mieux haïr l'autre camp. Les Perpignanais, eux, regardent ce cirque national atterrir sur leur place, se demandant vaguement pourquoi on leur impose ce chassé-croisé de stars parisiennes pour élire un maire qui gérera les poubelles, la voirie et les piscines municipales.

Mais c'est précisément là que triomphe l'Homo festivus : la campagne refuse de décoller localement parce qu'elle a déjà décollé ailleurs, dans l'hyperespace médiatique et symbolique.

Plus besoin de parler tramway, loyers ou chômage des jeunes ; il suffit d'importer le grand affrontement civilisationnel, de faire semblant que Perpignan est le laboratoire de 2027, et hop ! la fête est complète. On fraternise dans la haine, on communie dans la polarisation, on célèbre la division comme un rite païen. Festivus festivus, en effet : la politique est devenue une rave party permanente où l'on danse sur les ruines de l'Histoire, avec des DJ qui s'appellent successivement Bardella, Mélenchon et Glucksmann.

Et quand tous ces grands enfants seront repartis en TGV vers leurs écrans et leurs plateaux, il restera aux Perpignanais leurs vrais problèmes

– ceux que personne n'a vraiment envie de résoudre parce qu'ils sont trop triviaux, trop peu festifs. Muray conclurait sans doute : "Ils ont fait de la cité catalane un ring national, mais le ring est vide. Il ne reste que les confettis et l'odeur fade de la bonne conscience collective. Bienvenue dans la post-Histoire, mes amis. Et joyeuses fêtes." »Bref, il y verrait l'illustration parfaite de sa thèse : la sortie de l'Histoire au profit d'une perpétuelle célébration agonistique, où le local est écrasé par le national-spectaculaire, et où la campagne électorale n'est plus qu'un prétexte à la grande parade festive des ego et des tribus. Triste, lucide, et hélas prophétique.

 

Partager cet article
Repost0
1 mars 2026 7 01 /03 /mars /2026 16:22

Les 2 se ressemblent, 2 universitaires Nicolas Lebourg Historien de l’extrême droite et Michael Idrac sociologue des camps de réfugiés. Le premier est sans université fixe (C'est Nicolas Berjoan qui a le poste qu'il convoitait à l'université de Perpignan) . Le second quant à lui  est attaché à l'université de Liège .

Entre les 2, il y aurait du avoir convergence des luttes, mais voilà, c'est Agnés et Carole qui paye ses prestations par l'intermédiaire d'interventions comme par exemple dans le festival anti-raciste "nostra mar" où il a son rond de serviette, au mémorial de Rivesaltes pour des conférences sur le "grand remplacement" où il a les chiffres qui démontre qu'il n'existe pas. Ou par le financement sur un livre sur la droitisation de Perpignan dont le discours convient exactement à Agnès, qui y voit comme une confirmation à sa nécessité d'être maire à la place de Louis Aliot . 

Ha si la LFI avait pu faire intervenir sur ses fonds propres, Nicolas, mais voilà: Dieu décide de nous...

Alors quand Nicolas, après l'affaire Quentin à Lyon, décrit dans un post que les extrêmes, il s'agit de faire un amalgame (over) , le sang de Michael ne fait qu'un tour ! Il accuse alors de ne parler que comme le disait Francis Blanche dans "les barbouzes" que comme "un sycophante glaireux" ou "un petit télégraphiste" de Carole Delga (#lavraipatronne qui a occis Tanie ) . Bref, ce n'est pas pour bientôt la convergence des buts, et l'oignon qui fait la farce pour le deuxième tour ...

Partager cet article
Repost0
27 février 2026 5 27 /02 /février /2026 15:22

    "Cependant, Alcide Jolivet avait fait comprendre à son confrère qu'il ne pouvait quitter Tomsk sans avoir pris quelque crayon de cette entrée triomphale des troupes tartares."

Michel Strogoff (1876) de Jules Verne

    "Les bêtes de somme se comptaient par milliers. C'étaient des chameaux de petite taille, mais bien faits, poil long, épaisse crinière leur retombant sur le cou, animaux dociles et plus faciles à atteler que le dromadaire."

Michel Strogoff (1876) de Jules Verne

On a enfin toutes les listes des municipales déposées à Perpignan,enfin : comme de juste (Leblanc) , c'est la moutarde qui accouche d'une souris. Les élections sont devenues un marché comme un autre, puisque absence de corpus politique, mais aussi, avec absence d'étude de marché: d'où l'ambiance de "Je de la marchande" avec fausse balance Roberval à la clef et autres bananes en plastique...

C'est le grand mercato de "wish" et tout le monde peut finir sur n'importe quelle liste, pour peu que la personne le souhaite et qu'elle fasse de la drague lourde aux candidats.

Chaque candidat est un corbeau, tenant fromage en bouche, à qui des renards synthétiques font croire qu'ils sont les Phénix des hôtes de ses bois de Boulogne ! Ça tapine sur tous les trottoirs de Perpignan pour une place : dans la confusion des étiquettes, il y a même des guerres pour des morceaux de trottoir, devenus part de marché !

Parce que le "macrottage" et le racolage électoral, ça existe et ce n'est même pas un crime. C'est de l'épicerie et on trouve de tout chez tout le monde : mangez 5 tendances politiques et légumes par jour.

On a des vieux recyclés et des futurs nouveaux recyclés, mais à qui l'électeur ne fait pas le crédit de ses débuts parce que dans leurs regards, il y a déjà la fièvre des paroles de la chanson de Balavoine "le chanteur" #jmeprésentejemapellehenri. 

Et nous, nous avons d'autres vies de carême à vivre s'en prêter attention à ce "mardi gras" qui tâche et qui ne fait grossir qu'eux : voir surcharge pondérale dans les médias et autres sondages.

Alors l'habitant, l'électeur de Perpignan, est en droit de dire comme Archimède au soldat romain qui venait l'exécuter : "ne dérange pas mes cercles !"  

Partager cet article
Repost0
24 février 2026 2 24 /02 /février /2026 21:18

"Quand les autres disent toute sorte de mal de toi, ne rends pas le mal pour le mal, et réfléchis plutôt au fait que tu n'as pas été plus loyal dans l'accomplissement de tes devoirs.Quand d'autres te blâment, ne les blâme pas ; quand d'autres sont en colère contre toi, ne le sois pas contre eux. la joie ne vient que quand le désir et la passion s'en sont allés. "

 

Bushido - Le Code du Samouraï: L'Âme du Japon
Inazo Nitobe

En ce mois de février 2026, Perpignan se prépare à son rituel tous les six ans : choisir un daimyo pour six ans de plus (ou moins, si le karma est capricieux). Louis Aliot, maire RN sortant, brigue un second mandat avec la sérénité d’un chat qui sait que les souris se mangent entre elles. Face à lui, une gauche en kit IKEA mal assemblé :

Mickaël Idrac (« Perpignan, changez d’air ! » – LFI + écolos + Génération.s), Agnès Langevine et Annabelle Brunet (« Plus forts pour Perpignan » – Place Publique + PS national + centre-droit + ex-Macronistes + un ancien joueur de l’USAP pour faire couleur locale), Mathias Blanc (« Perpignan Autrement » – PS militants + PCF + PRG + écologistes dissidents), et Bruno Nougayrède pour la droite-centre qui espère encore exister. Ajoutez les venues touristiques de Bardella et Mélenchon, et vous avez un cirque où les clowns se disputent le même trapèze.

Si un vieux maître du Bushido, revenu d’entre les morts pour assister à ce spectacle, sortait son katana rouillé de dépit, voici ce qu’il noterait :

Gi – La rectitude, la justice
Le samouraï tranche sans trembler. Ici, on coupe les cheveux en quatre pour justifier les alliances les plus contre-nature. Le PS national largue ses militants locaux (qui soutenaient Mathias Blanc) pour investir Agnès Langevine, parce que « l’union large » avec du centre-droit et des ex-LREM, c’est tellement plus justice que d’écouter la base. Louis Aliot, lui, gère « pépère » : vitrine nickel, arrière-cour en bordel, et SOS Racisme qui vient gentiment rappeler les discriminations en 2026. Rectitude ? Plutôt une règle à calcul pour maximiser les voix sans se salir les mains.
Yu – Le courage
Le vrai courage, c’est affronter le tigre, pas se cacher derrière des sigles. Mathias Blanc refuse le diktat national du PS et maintient sa liste : respect. Mickaël Idrac reste sur sa ligne radicale sans se renier : respectable. Agnès Langevine ose un ticket hybride gauche-centre pour « battre le RN » : courageux sur le papier, mais ça sent le compromis odorant. Louis Aliot assume son bilan malgré les casseroles judiciaires : au moins il ne change pas de kimono toutes les semaines. Le courage collectif de la gauche ? Zéro. Quatre listes, quatre ego, un seul perdant : la ville.
Jin – La bienveillance, la compassion
Le samouraï protège les faibles. Perpignan en compte 34 % sous le seuil de pauvreté. Les listes de gauche promettent du social, de l’écologie, de la jeunesse… en théorie. En pratique, on se déchire pour savoir qui aura le droit de promettre le plus de subventions. Louis Aliot mise sur la sécurité visible et la propreté de façade : compassion sélective (pour ceux qui votent bien). Jin ? Une vertu qu’on invoque dans les meetings, mais qu’on oublie dès qu’il s’agit de lâcher un colistier pour un meilleur score.
Rei – La politesse, le respect
Même l’ennemi mérite le salut avant le coup fatal. Ici, on s’insulte joyeusement : trahison pour les uns, compromission pour les autres, racisme d’État pour certains, wokisme pour d’autres. Les débats virent au règlement de comptes familiaux. Agnès Langevine se fait traiter de « coucou politique spécialiste de l’embrouille », Mathias Blanc de frondeur têtu, Idrac de puriste sectaire. Rei ? Le respect s’est fait hara-kiri dès le dépôt des listes.
Makoto – La sincérité, la vérité
Dire ce qu’on pense, sans fard ni filtre Instagram. Louis Aliot a dédiabolisé son mandat : moins d’excès frontistes, plus de gestion municipale soft. Ses adversaires crient au masque. Agnès Langevine parle « efficacité » pour justifier son alliance large : sincère comme un politicien qui promet la lune. Mathias Blanc assume sa dissidence : makoto brut, presque touchant. Mais globalement, la campagne est un grand concours de storytelling où la vérité est la variable d’ajustement.
Meiyo – L’honneur
L’honneur se perd en un claquement de doigts. Perpignan est le trophée RN : le perdre serait une gifle nationale, le garder une preuve que « ça marche ». À gauche, l’honneur est en soldes : le PS national sacrifie ses militants pour une union bancale ; Blanc refuse de plier mais risque de faire 5-8 % ; Idrac reste pur mais marginal. Le Bushido hurlerait : où est l’honneur quand on préfère quatre enterrements de première classe à une union boiteuse mais honorable ?
Chugi – La loyauté
Loyauté au seigneur… ou au peuple ? Les colistiers se rangent, les partis imposent (PS pour Langevine), les militants locaux se rebellent (soutien à Blanc). La loyauté verticale (au QG national, au calcul électoral) écrase la loyauté horizontale (envers les Perpignanais qui galèrent). Le samouraï ronin préférerait se faire seppuku plutôt que de trahir ses principes pour un strapontin. Ici, on trahit pour un strapontin… et on appelle ça de la « realpolitik ».

Verdict du Bushido : Perpignan 2026 n’est pas une épopée chevaleresque.

C’est un vaudeville où les ronin de gauche se plantent leurs wakizashi dans le dos pendant que le daimyo RN sirote son thé en regardant le spectacle. Agnès Langevine joue la carte de l’union large mais sent le soufre ; Mathias Blanc incarne la loyauté locale mais court au suicide électoral ; Mickaël Idrac reste pur mais invisible ; Louis Aliot gagne par KO technique. La ville, elle, reste sur le banc, attendant que quelqu’un daigne enfin appliquer ne serait-ce qu’une seule de ces vertus sans rire jaune.

Le 15 mars, les Perpignanais choisiront probablement le diable qu’ils connaissent plutôt que quatre anges qui se crêpent le chignon. Le Bushido, écœuré, rengaine son sabre, marmonne un « bande d’amateurs » et repart vers Kyoto en secouant la tête.

(Article réécrit le 24 février 2026 – avec double dose d’ironie, parce que la réalité locale l’exige.)

 

Partager cet article
Repost0
15 février 2026 7 15 /02 /février /2026 16:05

Dans le vent salé des docks numériques, un archipel émerge.

Pas celui des cartes postales touristiques, mais un archipel de mots tranchants, d’éclats d’énergie brute et de rage lucide. C’est L’Archipel contre-attaque !, ce blog qui refuse le silence poli de la place publique. Et aujourd’hui, l’artiste catalano-suédois Frédéric Iriarte lui rend un hommage musical : une chanson intitulée « Bye bye Suède raciste, bienvenue Catalogne ».

Un cri de fraternité, un adieu ironique à une Suède qu’il perçoit gangrenée par certains discours, et un bienvenue chaleureux à la Catalogne Nord, terre de résistance et de franc-parler.

Frédéric Iriarte, artiste plasticien « irréaliste éclectique », sculpteur, compositeur et électro-poète, vit en Suède depuis 1986. Né à Paris en 1963, il porte en lui ce mélange explosif : racines françaises, sensibilité catalane et un œil critique aiguisé sur les hypocrisies du Nord.https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2018/09/l-artiste-perpignanais-freric-iriarte-organise-le-stockholm-beat-poetry-festival-et-prophetise-des-jardins-aux-fruits-delicieux-inte

Sa chanson n’est pas une simple dédicace.

C’est une déclaration d’allégeance à un projet journalistique et citoyen qui, depuis des années, secoue Perpignan et ses environs.Au cœur de cet archipel numérique : Nicolas Caudeville, plume acérée, regard ironique et indomptable. Depuis les émeutes de mai 2005, il chronique sans concession la dérive de la ville et de son agglomération – cet « archipel » qui sombre, selon lui, dans les abysses du clientélisme, du silence complice et des promesses trop courtes.

Le blog reste éveillé tard, quand la ville se démaquille.

Caudeville est aux manettes, plume accrochée à l’épaule, ironie en bandoulière. Il regarde le pouvoir en face, sans se laisser intimider. Il rit quand il devrait se taire, et mord quand il devrait se contenter de commenter.Ici, les nouvelles ne sont jamais tièdes. Elles sentent la rue, le café fort, les trop longues réunions du conseil municipal, les magouilles à peine voilées.

Le style est gonzo pur jus : débordant, penché, agité. On rejette la double langue officielle, on préfère les expériences brutes, sans filtre. Interviews en face-à-face, reportages de base, plongées dans la cultura popular et le malestar social – tout ce que la façade lisse des institutions cache derrière les affiches et les discours policés.Sur Overblog, les mots s’alignent comme des combattants. Sur Facebook, ils s’agglutinent en foule bruyante.

L’Archipel devient une constellation critique : commentaires enflammés, débats houleux, désaccords assumés. Ce n’est pas un continent sage et consensuel. C’est un archipel en insurrection permanente, qui déshabille certains médias et certains pouvoirs, tout en gardant la mémoire vive.Frédéric Iriarte l’a bien compris. Sa chanson n’est pas qu’un clin d’œil artistique.

Elle célèbre cette riposte quotidienne : l’Archipel qui contre-attaque, qui refuse de laisser la ville muette quand elle hurle intérieurement. Perpignan comme boussole, Pyrénées-Orientales à l’horizon catalan. Dans les fils numériques, les îles se relient, unies par une même envie de vérité crue.L’Archipel riposte !
Et Frédéric Iriarte, depuis sa Suède qu’il quitte symboliquement en chanson, apporte sa voix à ce chœur dissonant.
Bye bye hypocrisie nordique.
Bienvenue Catalogne libre, têtue, vivante.Nicolas Caudeville et son équipe peuvent être fiers : leur archipel n’est plus seulement une chronique locale. Il est devenu une inspiration au-delà des frontières. Merci Frédéric, pour ce tube de résistance. Que le vent salé continue de porter ces mots jusqu’aux docks du monde entier.(Inspiré du texte hommage circulant et du blog L’Archipel contre-attaque ! – février 2026)

 

Partager cet article
Repost0
15 février 2026 7 15 /02 /février /2026 13:45

"L’avenir de cette société est de ne plus pouvoir rien engendrer que des opposants ou bien des muets. "

 L'Empire du bien
Philippe Muray

Voici un panégyrique de l’insignifiance, inspiré très librement (et avec une pointe d’ironie kundérienne assumée) de La Fête de l’insignifiance (2014), le dernier roman de Milan Kundera. Le texte suit la tonalité du livre : légère, provocante, anti-héroïque, presque dansante sur le vide. Éloge de l’insignifiance comme valeur cardinale de notre époqueÔ Insignifiance, muse discrète et souveraine de l’époque post-historique !

Toi qui as succédé aux grandes idoles épuisées — la Révolution, le Progrès, le Sens, l’Engagement, l’Authenticité —, toi qui règnes sans sceptre ni majuscule, tu es devenue la seule transcendance honnête qu’il nous reste.Kundera, dans son petit livre testamentaire, le dit sans emphase inutile :
« L’insignifiance, mon ami, c’est l’essence de l’existence. Elle est avec nous partout et toujours. »
Respirez-la. Elle n’exige ni sacrifice ni cri. Elle est déjà là, dans le défilé interminable des stories qui s’effacent en 24 heures, dans les conversations qui ne mènent nulle part, dans le nombril découvert qui ne signifie rien et qui, précisément pour cela, fascine.Dans un monde où tout a été sur-signifié (chaque geste politique, chaque like, chaque repas Instagrammé, chaque coming-out, chaque burnout), l’insignifiance est l’ultime acte de liberté.

 

Elle immunise contre le ridicule du sérieux.

Elle désamorce la concurrence mimétique. Elle rend caduques les grands récits et leurs petits procureurs. Elle est la forme contemporaine de la kundérienne légèreté de l’être — mais une légèreté qui n’a même plus besoin d’être insoutenable : elle est simplement devenue normale.Le médiocre : prêtre involontaire et héros involontaire de cette fêteLe médiocre n’est plus un accident malheureux de la société ; il en est devenu le collaborateur le plus efficace et le plus discret.Il ne revendique rien. Il ne performe pas la médiocrité (ce serait déjà une forme de snobisme). Il l’incarne sans y penser.
 

Il est le vrai démocrate ontologique :

il refuse de sur-jouer la différence, il refuse la surenchère du trauma, de la singularité, de la blessure sacrée. Il dit simplement : « Je suis comme tout le monde », et cette phrase, prononcée sans ironie ni fierté, est devenue subversive.

Dans La Fête de l’insignifiance, les personnages ne sont ni des ratés tragiques ni des génies incompris : ils sont agréablement, confortablement médiocres.  D’Ardelo simule un cancer pour se donner de l’importance → échec comique  
Caliban joue au Pakistanais analphabète pour exister autrement → théâtre raté  
Charles ressasse des blagues stalino-absurdes → nostalgie vaine  
Alain contemple des nombrils → érotisme minimaliste et vain

Tous ces petits échecs, ces petits mensonges, ces petits fantasmes inutiles célèbrent l’insignifiance.

Le médiocre prend sa part en refusant de se prendre au sérieux — et en ne laissant personne d’autre le faire à sa place.Comment optimiser sa mise en scène sociale de l’insignifiance ?
(art discret du médiocre contemporain – guide non exhaustif kundérien)

Cultiver l’anecdote inutile
Raconter longuement une histoire qui ne mène nulle part. Exemple parfait : les interminables anecdotes staliniennes de Charles. Bonus si l’auditoire rit poliment sans comprendre pourquoi.
Maîtriser l’art du mensonge léger
Annoncer un cancer qu’on n’a pas, une passion qu’on n’a plus, un projet qu’on n’a jamais eu. Le mensonge grave est tragique ; le mensonge insignifiant est libérateur.
Fétichiser le détail insignifiant
Le nombril découvert des jeunes femmes (Alain). Le rouge à lèvres mal étalé. La marque de chaussettes visible. Ces détails ne signifient rien → ils sont donc érotiques, drôles, sacrés.
Refuser la compétition de la profondeur
Quand quelqu’un lance « et toi, quel est ton combat ? », répondre : « Je n’en ai pas. Je respire l’insignifiance ambiante. » Effet garanti : malaise puis soulagement chez l’interlocuteur.
Jouer la feinte identité ethnique ou sociale bas de gamme
Se faire passer pour un serveur pakistanais illettré quand on est français cultivé (Caliban). L’important n’est pas de tromper longtemps ; l’important est le plaisir du travestissement inutile.
Organiser des fêtes sans enjeu
Réunir des amis pour ne rien célébrer. Parler de tout et de rien. Rire de la vacuité collective. Finir par une phrase de Ramon : « Respirez cette insignifiance qui nous entoure, elle est la clé de la sagesse, elle est la clé de la bonne humeur. »

En somme :
L’insignifiance n’est pas un état subi ; c’est une fête consentie.

Le médiocre n’est pas un perdant ; il est le danseur le plus lucide sur la piste vide de l’époque.
Et optimiser sa mise en scène sociale, c’est simplement danser mal mais avec le sourire, sans attendre les applaudissements, sans attendre le sens.Car, comme le murmure Kundera une dernière fois :
l’insignifiance n’attend pas qu’on la sauve.
Elle nous a déjà tous sauvés — de nous-mêmes.

 

Partager cet article
Repost0
14 février 2026 6 14 /02 /février /2026 13:59

« Les dieux vous entubent, vous trouvez un moyen de les entuber. Nous sommes à Baltimore messieurs, les dieux ne vous sauveront pas. »
The Wire (« Sur écoute »), série télévisée américaine créée par David Simon, extrait d’un dialogue de la saison 3. 

"Je me moque d'avoir des personnages sympathiques.
Je veux faire des romans noirs épiques."

Elroy

La campagne est à mourir d’ennui, parce que la presse locale se met scène comme étant des professionnels du sérieux, alors qu'elle n'est que grave: un traitement de rubrique de chien écrasé sorti trop du chenil, sans la bienveillance de la SPA...Alors à l'Archipel contre attaque a décidé de changer de genre, prendre la pente par le polar, comme l'ours...

Perpignan, mi-février 2026.

La ville puait le soufre électoral, un mélange de sel catalan, de tempête Nils et de trahisons politiques qui vous collent à la peau comme une mauvaise sueur.

J'étais calé au comptoir d'un bistrot crasseux, un verre de rouge qui goûtait le vinaigre, à mater les ombres des candidats se déchirer sous les néons.Louis Aliot, le maire RN, trônait toujours comme un roi borgne sur son trône bancal. 43-44 % dans le dernier sondage Ifop – huit points de plus qu'en 2020, un bond qui sentait la poudre. Il avançait, blindé, mais la justice le talonnait comme un chien enragé. Le procès des assistants FN s'était refermé le 12 février : plaidoiries bouclées, verdict calé au 7 juillet. Le procureur avait craché ses réquisitions – 18 mois sursis, 3 ans d'inéligibilité. Aliot pouvait rafler la mise en mars et se faire virer comme un malpropre en juillet, le mandat encore chaud dans les mains. Il préparait son parachute, le rusé. Bardella débarquerait le 28 pour le cirer, un meeting de muscles face à Mélenchon qui viendrait soutenir Idrac le même jour. Duel de coqs sur le sable catalan, frontal et sanglant.

La gauche ? Un carnage de famille. Trois listes qui se bouffaient le nez au lieu de mordre Aliot.

Les pourparlers de la dernière chance entre Mickaël Idrac (16-17 %, adulé des jeunots à 53 % chez les 18-24 ans) et Mathias Blanc (11-15 %) avaient explosé le 12 février – accusations mutuelles, couteaux dans le dos, fin de partie. Idrac gardait sa machine LFI-Écolos-Génération.s, fort du soutien d'Ada Colau le 14, une voix venue de Barcelone comme un uppercut moral.

Blanc s'accrochait, malgré le PS national qui l'avait largué le 8 février pour filer l'investiture à Agnès Langevine (9-21 % selon les vents).

Elle, Place publique, ramassait les centristes comme des miettes : deux nouveaux ralliés officialisés cette semaine, un ticket qui sentait le compromis pourri. Total si unie : 36-52 %. Mais unie ?

Jamais. C'était une meute de loups qui se mordaient les queues pendant que le renard RN filait avec le poulailler.La tempête Nils avait balayé la ville : près de 500 arbres couchés comme des ivrognes après une baston. Aliot communiquait sur les assureurs, le Canard enchaîné sortait ses griffes sur le bilan – salaires gonflés, dépenses folles, délinquance qui galopait.

Les réseaux crachaient du fiel : "Aliot dégage" d'un côté, rires gras sur son plan B judiciaire de l'autre.

Perpignan était un ring où les coups bas pleuvaient. Aliot menait, mais avec une lame de guillotine au-dessus du cou. La gauche se suicidait en direct. Et les électeurs ? Ils regardaient, clope au bec, bière à la main, en attendant de savoir qui saignerait le plus le 22 mars.C'était la vie ici : crade, tranchante, sans pitié. Et personne ne gagnait vraiment.

 

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2026 7 18 /01 /janvier /2026 18:08

"En 2018, le mouvement des Gilets Jaunes a bouleversé la France. Ma mère en faisait partie. Moi, je suis restée à distance, sans comprendre. Aujourd'hui, je ressens le besoin de dire : j'ai compris. Ce film ne veut pas rejouer le passé, mais prendre le pouls du présent."

Léna ICHKHANIAN

 

 


Vingt-quatre ans, Saint-Étienne en guise de point de départ et de point de non-retour.  Lena ICHKHANIAN fait un film. Il s’appelle Fenwick.  Ce n’est pas un film gentil. Ce n’est pas non plus un film qui hurle pour qu’on l’entende. C’est un film qui écoute – vraiment – ceux que les micros des plateaux snobent depuis des années, ceux qu’on filme de loin quand ça casse, mais qu’on n’entend jamais quand ils parlent calmement, quand ils disent pourquoi ça a cassé depuis si longtemps.Partout où les Gilets jaunes ont laissé des traces de pneus, de lacrymo séchée et de discussions à 4 heures du matin autour d’un brasero qui pue le gasoil, Elle et son équipe ont roulé.

Drôme, Bourgogne, Lorraine, banlieue parisienne, Besançon, et bien sûr Saint-Étienne – la ville qui m’a appris à reconnaître la rage avant même de savoir la nommer.

Ils ont cherché un mot. Un visage. Celui de la colère sociale qui ne s’excuse plus d’exister.

Retraités qui comptent les centimes sur le ticket de caisse, gamins qui savent déjà que le diplôme ne sauvera rien, anciens manifestants aux mains encore marquées par les flashballs, ex-CRS qui baissent les yeux quand on leur demande pourquoi ils ont cogné, habitants des quartiers où la police passe plus souvent que le facteur : une dizaine de voix, pas plus, mais choisies comme on choisit des témoins oculaires après un accident industriel. Pas pour faire joli sur l’affiche. Pour essayer de comprendre comment ça bouillonne encore sous la peau du pays, comment ça s’exprime, comment ça se tait quand les caméras repartent, comment ça revient en force dès que le prix du fioul ou du pain flambe à nouveau.

1 h 12. Pas plus.

Parce que la vérité n’a pas besoin de trois heures pour se faire entendre quand on la laisse parler sans lui mettre de filtre.Visa CNC en poche. Première projection au Méliès à Saint-Étienne en décembre : salle comble, des gens debout au fond, des questions qui duraient plus longtemps que le générique. D’autres projections se montent, lentement, comme un barrage filtrant qui finit par laisser passer la lumière.

Aujourd’hui, avec ce qui se passe ces dernières semaines – les cortèges qui repartent, les ronds-points qui toussent à nouveau, les visages masqués par la colère plutôt que par le virus –, je me dis que Fenwick n’est pas un film sur le passé. C’est un film sur ce qui n’a jamais vraiment cessé de brûler.

On cherche une salle. 200 places minimum.

Dans les prochaines semaines. Parce que ce n’est pas le moment de parler tout seul dans le vide.  Si vous avez une salle, un public, une envie de mettre le doigt dans la plaie qui ne cicatrise pas : contactez-moi.  La colère sociale ne demande pas la permission pour exister.
Elle demande juste qu’on arrête de faire semblant de ne pas l’entendre.Léna – Fenwick – janvier 2026

 

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2026 3 07 /01 /janvier /2026 23:16

"Ce qui rend un homme malheureux, ce n'est pas de mourir, ni même de mourir de faim. Beaucoup d'hommes sont morts.Tous les hommes sont mortels. C'est de vivre dans la misère sans savoir pourquoi, de travailler comme des bêtes sans rien gagner, d'avoir le coeur usé, d'être épuisé, isolé, sans amis, dans un "laissez- faire "glacial et généralisé."
Jack London
(Le peuple d'en bas)

Pour l’instant, aucune réaction publique des bénévoles impliqués, des élus ou de la mairie n’a été rapportée dans les médias. L’article de Marianne est la seule source qui a couvert cette affaire jusqu’à présent ; les journaux locaux comme L’Indépendant ou France Bleu n’en parlent pas encore.C’est une enquête préliminaire, donc les faits allégués restent à prouver. Si de nouveaux éléments émergent (auditions, perquisitions, etc.), ça pourrait évoluer rapidement. Quand les bénévoles détournent l'aide alimentaire : drôle de scandale à Pézilla-la-Rivière Resto des sans-coeur Par Léo Le Calvez Publié le 07/01/2026 à 18:00

Les Loups Affamés de Pézilla

Dans les plaines brûlantes du Roussillon, où le vent du sud charrie l'odeur des vignes et de la terre sèche, se dresse le petit bourg de Pézilla-la-Rivière. La Têt coule là, lente et paresseuse sous le soleil catalan, bordée de peupliers qui murmurent comme des sentinelles fatiguées. C'est un pays de contrastes : la richesse des récoltes pour certains, la misère nue pour d'autres. Et dans cette lutte éternelle de l'homme contre la faim, contre la nature impitoyable de la vie, surgit une histoire primitive, presque animale – celle des colis alimentaires qui devaient nourrir les faibles, mais qui, au fil des ans, se vidaient comme une proie dévorée par la meute.Imaginez l'homme primitif, celui qui gratte la terre pour survivre, qui attend sa part du gibier communal.

À Pézilla, depuis 2015, le Centre Communal d'Action Sociale distribuait ces colis, fruits des invendus des grandes surfaces, des subventions de l'État et de l'Europe. Des pâtes, du lait, des conserves – des miettes de la civilisation moderne pour ceux que la vie avait brisés. Les bénéficiaires payaient une petite contribution, modeste, et venaient chaque lundi au local du 14 Carrer Pau Berga. Ils repartaient avec l'espoir d'un repas décent, d'une trêve dans la bataille quotidienne contre le vide de l'estomac.Mais la nature humaine est plus féroce que le vent de la tramontane.

Depuis au moins 2019, disent les plaignants, un système s'était installé, sournois et implacable. Les bénévoles, ces gardiens autoproclamés de la charité, se servaient les premiers. Les colis arrivaient pleins ; ils repartaient maigres, vidés de leur substance. Les denrées disparaissaient dans les coffres des voitures, emportées vers des maisons confortables.

Des témoins parlaient de dégustations dans le local même – des produits testés, goûtés, consommés par ceux qui devaient seulement distribuer. Et parmi ces bénévoles, certains portaient l'écharpe des élus : l'adjointe aux affaires sociales, Nathalie Piqué, une femme de soixante ans, candidate à la succession du maire, vice-présidente du CCAS. Elle, qui veillait sur les pauvres, était accusée de fermer les yeux – ou pire.Un détective privé, mandaté par un plaignant, avait suivi la meute de juin à octobre. Ses rapports étaient froids, précis, comme le journal d'un trappeur dans le Yukon : des bénévoles chargeant des sacs entiers, repartant vers leurs foyers.

Des excédents, disaient-ils, distribués aux animaux ou aux bénévoles eux-mêmes. Mais la loi de la jungle n'admet pas cela : quand le faible attend sa part, le fort ne doit pas la lui ravir sous prétexte de surplus.Début décembre 2025, deux plaintes atterrirent au parquet de Perpignan. Un bénéficiaire et un proche, soutenus par six attestations d'autres affamés, brisèrent le silence. "J'avais honte d'être pauvre, honte qu'on profite de nous comme ça", écrivit l'une des victimes. Honte, oui – cette émotion primitive qui ronge l'âme comme le froid ronge la chair. Et pourtant, dans cette honte naquit le courage, celui de l'homme qui, acculé, se redresse et frappe.

L'adjointe se défendit : les supermarchés réduisent les dons, les bénéficiaires augmentent. Des excédents légitimes pour les bénévoles ou les bêtes. Une seule dégustation, pour tester un produit périmé. Le maire, Jean-Paul Billès, vieil ours de près de quarante ans au pouvoir, soutint la même ligne.

Mais les gendarmes enquêtaient désormais, et la vérité, comme un feu allumé dans la neige, pouvait tout consumer.Dans cette lutte, il n'y a pas de héros triomphants, seulement des survivants. Les pauvres de Pézilla, ces loups affamés aux portes de la richesse, avaient enfin hurlé. Et dans leur hurlement, on entendait l'écho ancestral : l'homme est un animal social, mais quand la faim dicte la loi, la meute se retourne contre les siens. La civilisation n'est qu'une fine couche de glace sur le fleuve sauvage de nos instincts. À Pézilla-la-Rivière, cette glace craquait, et l'eau froide de la justice commençait à couler. La bataille pour le pain quotidien continuait, impitoyable, sous le soleil implacable du Midi.

 

 

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2026 3 07 /01 /janvier /2026 17:15

“Les femmes pudiques se donnent les yeux fermés, pour ne pas assister à leur chute.”

Robert de Flers
 

" L'Indépendant des Pyrénées-Orientales, quotidien qui paraît toujours à Perpignan, est un des trois plus vieux journaux de France puisqu'il a été créé en 1846. Il n'est dépassé que par Le Figaro et le Courrier de Saône-et-Loire, qui datent de 1826."

L'année 2026 s'annonce comme une année de bouleversement . Une vidéo de l'indépendant circule sur les réseaux, une campagne payée! On y voit voit Laure Moisset de la rubrique "Chien écrasé", enfin la rubrique "faits divers" filmée depuis la salle de rédaction du journal qui déambule (de savon) afin de créer un effet dynamique et tenant à peu près ce langage: "On dit que les faits divers c'est sale, sordide, mais les faits divers finalement, c'est nous!" . Elle termine son allocution en nous invitant à cliquer sur le lien, pour s'abonner. Par la suite, c'est le gars de la rubrique sport que s'informer en s'abonnant au journal! 

En quoi ce type de rubriques sont-elle importantes, à moins d'être une victime ou un proche pour lire journal. C'est une captation malsaine de l'attention qui pourrait se reporter sur des sujets qui touchent réellement la majorité des habitants du département. Mais voilà, le modèle économique de la presse a évolué: ce ne sont plus les lecteurs qui achètent le journal, il est vendu en tranche de pub ou de subvention. Alors, la logique faisant, c'est celui qui paie l'orchestre qui choisit la musique ! 

Et puis, l'indépendant , c'est aussi un prédateur de presse rivale.

"La semaine du Roussillon" fondé le 12 avril 1996 par Antoine Gasquez, qui en est toujours le directeur de publication, gérant et rédacteur en chef.Le journal a été racheté par le groupe Midi Libre/L'Indépendant en 1997, puis racheté par son équipe (menée par Gasquez) en 2009 pour retrouver son indépendance.
Depuis 2009, il reste indépendant, sans appartenance à un groupe de presse, et Antoine Gasquez en est le gérant (via les Éditions de Celestina).

 Beaucoup plus tard, en 2014,"L’Echo du Roussillon", porté par Pierre Ginabat, ancien directeur administratif et financier du quotidien . Le 20 février 2014, a cessé de paraître en septembre 2014, après seulement sept mois d’existence.https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2014/03/presse-papier-les-echos-du-roussillon-un-nouveau-quotidien-dans-les-po-interview-pierre-ginabat-par-nicolas-caudeville.html

Mais déjà , 2011 Le CSA retire l'autorisation d'émettre à la future ex Tv de l'indépendant et du Conseil Général pour caducité

"C'était en juillet 2007 que l'on apprenait le résultat de l'appel d'offre du CSA pour la TV locale. En Lice, il y avait un regroupement d'entreprises de jeunes professionnels du monde de la vidéo, le groupe Hersan associé à la mairie de Perpignan, ainsi que l'indépendant en partenariat avec le Conseil Général des Pyrénées-Orientales. Ce fut ces derniers qui l’emportèrent. Mais d'entrée de jeu, ils ne savaient pas quoi faire de cette victoire : une télé à faire tourner, ça coûte cher ; et le journal était déjà conséquemment endetté. Et puis la presse TV, ce n'est pas la presse papier ! Alors, en douce, le directeur de l'indep avait rencontré les jeunes entrepreneurs de vidéo pour leur demander s'ils ne pouvaient pas (vu que leur projet avait du contenu et de l'expérience professionnelle) de leur construire des programmes, mais si possible gratuits ! Autant dire, cent balles et un mars, et le cul de l'infirmière, mais sans anchois !"https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/article-media-66-le-csa-retire-l-autorisation-d-emettre-a-la-future-ex-tv-de-l-independant-et-du-conseil-ge-91058475.html

 Les nouvelles technologies qui se dépendent à la vitesse d'un cheval au galop, l'Indépendant n'est pas le premier à passer numérique.

Et quand, il y vient c'est en vue d'abandonner le papier, avec en slogan interne "web first" . Petit à petit, il abandonne le terrain de la presse pour "pute à clic". Ne forme plus une force frappe pour les événements avec France3 Pays Catalans et Ici-Roussillon (ceux-là sont aussi en perte de vitesse). Il fait des podcasts audio / vidéos sans mettre l'investissement nécessaires. Désormais, il se veut en concurrence avec tout et tous, veut des exclusivités sans retour d'ascenseur, parce qu'il se pense encore incontournable . 

Et puis avec la lessiveuse" achat / vente" et sa conséquence direct le départ des meilleures journalistes par "close de conscience"  

Le titre, ce n'est le PSG, il a plus recruté des personnes de leurs réseaux, plutôt que des locomotives de l'écriture. Leurs invités pour interviews sont récurants et célèbre la "sublime répétition" de leur laïus . Ceux-là ont la carte et sont les "éternels" spécialistes en figure de proue ! 

Rajouter à cela, le traitement que journal a réservé au gilets jaunes: vue la force du mouvement leur a fait perdre beaucoup de lecteurs (mais pas les annonceurs, après tout c'est qui les font manger pas les lecteurs: après tout, ce sont eux "les catalans" qui les font gagnés. 

Il ne semble pas non plus s'intéresser à ce qu'il ne comprend pas: le journal est plus ardent sur le festival "les déferlantes" (à tel point que le groupe la Dépêche du Midi, dont il dépend a fini par racheter l'entreprise "Frontera" qui le produit), ou "le festival mondial de la saucisse catalane" , qu'un colloque sur l'histoire de la presse locale. 

Un colloque consacré à l’histoire de la presse dans les Pyrénées-Orientales (Roussillon) s’est tenu à Perpignan en 2020, organisé par l’Association pour la promotion de l’histoire dans les Pyrénées-Orientales (APHPO).

Il s’agit du 4e colloque de cette association.Les actes de ce colloque ont été publiés sous le titre Aperçus de la presse roussillonnaise, dirigés par Gérard Bonet, historien spécialiste de la presse locale (notamment auteur d’une thèse sur L’Indépendant des Pyrénées-Orientales). Ce volume rassemble une quinzaine de communications, mêlant :monographies de titres de journaux,
approches thématiques,
évolutions techniques,
témoignages de journalistes.

Il couvre l’histoire de la presse quotidienne à Perpignan (de la Troisième République à nos jours), la presse spécialisée (agricole, corporatiste, communiste comme Le Travailleur catalan), et inclut une bibliographie sur la presse, l’imprimerie et la librairie dans le département. https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/08/video-conference-sur-l-etat-et-l-histoire-de-la-presse-locale-au-clap-cine-de-canet.html et aussi la part du numérique https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/perpignan-dans-un-monde-connecte-les-medias-locaux-interessent-ils-encore-ses-habitants-par-nicolas-caudeville.html

Tout cela mis côte à côte, explique la chute des ventes de l'indépendant et sa 33 iéme positions sur 33 dans le classement de l'APM L'ACPM, l'Alliance pour les Chiffres de la Presse et des Médias, a pour mission la mesure de l'audience de la Presse et la certification du dénombrement des Médias

 https://www.acpm.fr/Les-chiffres/Audience-Presse/Resultats-par-etudes/OneNext2/Presse-Quotidienne-Regionale

Et l'urgente campagne d'abonnement au plus toulousain des journaux catalans

 

 

 

Partager cet article
Repost0