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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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30 mars 2026 1 30 /03 /mars /2026 18:12

"Recette de l’écuelle et viande du pot (Escudella i carn d’olla)
Tout pot-au-feu constitue le spectacle de l’abondance et ressortit à la mémoire la plus téméraire de la faim et de la satiété. (Histoire de famille)"

Les Recettes de Carvalho
Manuel Vázquez Montalbán

Perpignan : l’avenir en grand… et les indemnités en encore plus grand

Ah, Perpignan, ville où l’on ne fait pas semblant. Le 15 mars 2026 ,comme déjà écrit, (mais la pédagogie c'est l'art de la répétition) Louis Aliot est réélu maire dès le premier tour avec 50,61 % des voix, comme un vieux copain qui revient sans même avoir besoin de faire campagne.

Le conseil municipal s’installe le 20 mars, et le 27 mars – parce qu’il faut bien vivre – on vote les indemnités.

Résultat : la liste « Continuons ensemble avec Louis Aliot » (ou « Perpignan, l’avenir en grand », au choix) rafle 43 sièges sur 55.

Stratégie géniale : on garde la garde rapprochée RN historique, et on ouvre grand les bras à tous les transfuges de l’ancienne majorité Pujol (droite LR) et à quelques ex de Romain Grau (macroniste). Jean-Marc Pujol lui-même a publiquement appelé à voter Aliot. C’est beau, la réconciliation… surtout quand elle sent bon les indemnités.

Louis Aliot, figure historique du Rassemblement National (ex-FN), maire éternel, touche toujours ses 5 284,28 € brut par mois, inchangés. La constance, c’est sa marque de fabrique.

Et puis il y a les trois super-adjoints, les vrais piliers, ceux qu’on récompense à la hauteur de leur loyauté. Charles Pons, 1er adjoint en charge de l’Aménagement, l’Urbanisme et le Foncier, garde rapprochée depuis 2020 (ancien conseiller Pujol qui a eu la bonne idée de se rallier très tôt), passe à 4 316,04 € brut mensuels : hausse de 57 %. François Dussaubat, adjoint aux Ressources humaines, Finances et Marchés publics, garde rapprochée historique, même tarif : 4 316,04 €. Frédéric Guillaumon, adjoint au Domaine public, Voirie et Mobilité, garde rapprochée RN de longue date, idem : 4 316,04 €. On ne laisse pas les fidèles sur le carreau.

Les dix-huit autres adjoints, eux, touchent 2 774,59 € brut par mois.

C’est déjà pas mal, surtout quand on arrive avec un CV un peu… souple.

Véronique Deroubaix, adjointe à la Cohésion sociale, Communication et Événements, ex-directrice de la Mission Locale Jeunes pendant trente ans, nouvelle venue 2026, zéro mouvement partisan connu : elle apporte juste sa compétence. André Bonet, adjoint à la Culture et Éducation artistique, garde rapprochée historique depuis 2020, écrivain et Chevalier du Mérite, reste fidèle au poste. Chantal Bruzi, adjointe au Quartier Est, transfuge emblématique : ancienne adjointe à la sécurité sous Jean-Marc Pujol (liste LR 2020), elle était dans l’opposition et a soudainement retrouvé l’amour d’Aliot. Patricia Fourquet, adjointe au Numérique et à l’Intelligence Artificielle, pure nouveauté 2026, sans passé partisan affiché. Isabelle de Noell-Marchesan, adjointe aux Grands Travaux et Centre Technique Municipal, transfuge macroniste ex-Grau. Frédéric Gourier, adjoint au Quartier Sud, garde rapprochée RN, 53 ans et toujours là. Marion Bravo, adjointe à l’Habitat et Relations avec les bailleurs sociaux, présente sur la liste depuis 2020. Xavier Baudry, adjoint au Quartier Ouest, garde rapprochée historique. Fatima Dahine, adjointe à l’Éducation, transfuge majeur : compagne de l’ex-maire Jean-Marc Pujol, elle était sur sa liste puis dans l’opposition avant de rejoindre Aliot. Jean-Yves Gatault, adjoint au Nouveau Programme national de Renouvellement Urbain et Habitat indigne, liste Aliot 2026 sans passé signalé. Isabelle Bertran, adjointe aux Services à la population, sur la liste depuis 2020. David Tranchecoste, adjoint au Quartier Nord, garde rapprochée. Catherine Pujol, adjointe à la Santé, intégrée 2026. Pierre Parrat, adjoint à la Sécurité et à la Laïcité, transfuge emblématique : ex-premier adjoint de Pujol, il a troqué l’écharpe LR contre la belle délégation. Danielle Pujol, adjointe au Centre Communal d’Action Sociale et Égalité Femmes-Hommes, intégrée à la liste Aliot. Jean-Philippe Schemla, adjoint au Quartier Centre, transfuge ex-Pujol. Laurence Pignet, adjointe à la Petite enfance, liste Aliot stable. Philippe Benguigui, adjoint à la Mémoire, Rapatriés et Lutte contre les discriminations, transfuge ex-Grau.Seul petit couac dans la composition : Gérard Raynal (43e sur la liste) est absent, donc Michèle Ricci (44e) le remplace automatiquement et devient conseillère municipale déléguée à la Gestion des équipements funéraires.

Du côté des conseillers municipaux, l’ambiance est plus… austère.

La grande majorité voit ses indemnités baisser de 20 %. C’est la fête pour tout le monde, mais pas pour les mêmes.

Jean-Claude Pinget, conseiller aux Sites archéologiques, liste Aliot depuis 2020. Dominique d’Agnello, conseillère à l’Action façades. Alain Cavaliere, conseiller à la Prospective urbaine et Relations avec les chambres consulaires, transfuge ex-Grau. Jean-Louis Bertrand, conseiller à l’Université et Enseignement supérieur. Marie-Christine Marchesi, conseillère aux Relations avec les associations caritatives. Bernard Lamothe, conseiller à la Sécurité civile, Hygiène, Sécurité et Musée Puig. Christian Aliet, conseiller à la Propreté urbaine et Gestion relation usagers. Christine Gonzalez, conseillère aux Relations avec les associations. Franck Remi, conseiller au Commerce et Artisanat. Hélène Baret, conseillère au Bien-être et Protection animale. Florence Moly, conseillère au Patrimoine. Anne Huberlant, conseillère aux Échanges intergénérationnels seniors. Hervé Abel, conseiller à l’Environnement et Développement durable. Marine Tardieu, conseillère à la Parentalité et Violences intrafamiliales. Clarisse Bourquin, conseillère à la Maison de l’étudiant et Vie étudiante.

Quelques élus ont quand même droit à un traitement un peu moins… spartiate :

Jean-Luc Antoniazzi, conseiller aux Archives et Institut du Roussillon, transfuge de l’ancienne équipe Pujol (rallié en cours de mandat précédent), touche 2 466,31 € brut. Emmanuel Blanc, conseiller à la Politique sportive, liste Aliot, lui, empoche 2 774,59 €, soit l’équivalent d’un adjoint standard.

Et puis il y a les députés qui siègent sans délégation, parce que quand on est déjà à l’Assemblée, on ne vient pas pour les cacahuètes :

Michèle Martinez, députée de la 4e circonscription, RN historique ; Sandrine Such, députée de la 3e circonscription, RN ; Anaïs Sabatini, députée de la 2e circonscription, avocate de formation, RN.Voilà.

Une majorité élargie, stabilisée, où les ralliements croisés sentent bon l’intérêt supérieur de la ville… et surtout celui des portefeuilles.

À Perpignan, l’avenir est en grand, les indemnités aussi, et tout le monde finit par trouver sa place. Même les anciens ennemis.

C’est ça, la politique locale : un grand théâtre où les costumes changent, mais les fiches de paie restent. Rideau.

 

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