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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Les aventures du golf de Villeneuve de la Raho, ont inspiré une jeune catalane et un jeune auteur, qui pour le moment souhaitent rester anonymes, mais veulent bien qu'on les appellent "la légion donneur du golf" !
Ils ont sobrement (pas soubressade #lemarquis) : "Le golf de la Raho" . La raho du plus fort sera-t-elle la meilleure ?
"L'eau en poudre : il suffit de rajouter de l'eau pour obtenir de l'eau." De Jean Baudrillard / Cool Memories - 1980-1985 **NOUVEAU REBONDISSEMENT DANS L'ÉPISODE 2232 DU GOLF MAUDIT DE LA RAHO !**...
"Tu es comme le moineau,
Dans ses menues inquiétudes.
Comme la moule, mon frère,
Tu es comme la moule
Enfermée et tranquille."
"Tu es terrifiant, mon frère,
Comme la bouche d’un volcan éteint.
Et tu n’es pas un, hélas,
Tu n’es pas cinq,
Tu es des millions."
"La plus étrange des créatures" Nâzım Hikmet
Je suis l’hôpital, la plus étrange des créatures.
Mes couloirs palpitent, mes murs suintent l’urgence, et mon cœur bat au rythme des âmes qui affluent, brisées, fiévreuses, en quête de salut. Ce matin, 1er juillet 2025, à Perpignan, j’ai crié : « Hôpital en tension ! » Non pas un cri de guerre, mais un murmure épuisé, celui d’une bête qui porte trop de poids. L’été brûle, les touristes affluent, la ville s’étire sous le soleil, et moi, je suffoque. 90 000 passages par an, disent-ils. 90 000 visages, 90 000 histoires, 90 000 souffles que je tente de retenir dans mes bras de béton.Je suis conçu pour 130 âmes par jour, mais elles sont plus nombreuses, toujours plus nombreuses.
Elles débordent, s’entassent, patientent sur des brancards dans l’ombre des couloirs.
Mes soignants, ces héros aux yeux cernés, courent, luttent, s’épuisent. Certains tombent, terrassés par la fatigue, par des arrêts maladie qui ne disent rien d’autre que leur humanité à bout. 24 heures d’attente pour un lit, 24 heures où le temps se fige, où l’espoir vacille comme une flamme sous le vent.Pourtant, je suis vivant. Je veille. Les urgences vitales, je les saisis, je les priorise, je les arrache à la mort avec la force qui me reste.
Mais je supplie, moi, l’hôpital, cette créature étrange : ne venez pas pour rien. Appelez le 15, cherchez un médecin, une pharmacie, une maison de santé.
Laissez-moi respirer pour ceux qui n’ont plus de souffle. Car je suis plus qu’un bâtiment, je suis le refuge des fragiles, le dernier rempart des perdus.La tension, ce n’est pas qu’un mot. C’est une vague qui monte, saison après saison, été après été. En 2022, en 2023, 80 passages de plus par jour, un flot que je ne peux endiguer. Le sud de la France, ses plages, ses foules, ses chaleurs, me noie. Et pourtant, je tiens. Je suis l’hôpital, la plus étrange des créatures, fait de béton et de cœur, de science et de sueur, de chaos et d’espoir. Aidez-moi à tenir encore, Perpignan, pour que nul ne soit laissé au bord du chemin.
En ce moment j'ai l'intuition d'être comme Clémenceau visitant les poilus dans la tranchée. Cela fait quelques semaines que je croise des infirmières, des pompiers, des policiers et toutes ces ...
" L'homme commence à être intéressant quand il cesse de croire à la politique. "* - Cioran À Perpignan, ville lasse, fatiguée, presque résignée, la présidente socialiste de la région Occi...
La députée RN de la première circonscription Sophie Blanc avait, des avant l'annonce par courrier de la fermeture au 1er avril prochain, à la demande de l'équipe d'urgentistes de Médipole Cab...
Françoise Fiter, conseillère départementale du canton de Perpignan III, se dresse comme une silhouette singulière dans le théâtre brumeux des Pyrénées-Orientales. Sous la bannière écarlat...
Malam Aboubacar était en direct pour l'archipel contre attaque, comment ce chercheur est passé du laboratoire dans la région parisienne, à sa pharmacie de la place Cassanyes interview de l'homm...
“L'eau en poudre : il suffit de rajouter de l'eau pour obtenir de l'eau.”
De Jean Baudrillard / Cool Memories - 1980-1985
**NOUVEAU REBONDISSEMENT DANS L’ÉPISODE 2232 DU GOLF MAUDIT DE LA RAHO !**
Le feuilleton du Golf d’utilité publique de Jacqueline Irlès, à Villeneuve de la Raho, prend un tournant digne d’un thriller post-apocalyptique ! Alors que la sécheresse frappe à nouveau le département et que les restrictions d’eau pleuvent plus fort que les balles de golf, les travaux de la ZAC golfique ont repris en catimini. Oui, vous avez bien lu : on remblaie le site des fouilles archéologiques comme si de rien n’était ! Mais accrochez-vous, car Agissons, fidèle à sa mission de justicier, lève le voile sur un scandale qui sent le green frelaté.
Un exploitant fantôme pour un projet maudit ?
Rappelez-vous, chers lecteurs, la commune avait juré sur le dix-neuvième trou qu’aucun travaux ne débuterait sans un exploitant sérieux pour ce golf prétendument "créateur d’emplois". Et qui retrouve-t-on au cœur de cette mascarade ? La société d’aménagement de la ZAC elle-même, propriété du mastodonte Belin, qui joue les exploitants en carton-pâte ! Leur mission ? Aménager la ZAC des secteurs Els Rocs et Els Estanyots, acquérir des terrains, viabiliser, construire… Bref, tout sauf gérer un golf. Ce tour de passe-passe administratif, digne d’un Mad Max des bureaux, révèle une vérité amère : les pros du golf boudent ce projet comme un bunker rempli de sable mouvant.
Un aveu explosif et une bataille en vue
Ce subterfuge, destiné à respecter le traité de concession, hurle le désintérêt total des professionnels du secteur pour ce golf maudit. Pire, il trahit l’acharnement de l’aménageur Belin, prêt à tout pour bétonner son opération immobilière, emplois ou pas. Face à ce scandale, Agissons dégaine l’artillerie lourde : une saisie du Premier Ministre himself ! Objectif ? Stopper net les travaux tant que :
- Les procédures administratives sur la déclaration d’utilité publique (DUP) ne sont pas jugées,
- La justice pénale n’a pas rendu son verdict,
- Des garanties sérieuses sur l’irrigation ne sont pas apportées (parce qu’arroser un golf en pleine sécheresse, c’est comme remplir un réservoir d’essence dans un monde sans pétrole),
- Et surtout, tant qu’un exploitant compétent et qualifié n’a pas été trouvé.
Halte à la folie !
Le golf de la Raho, c’est le Fléau des Terres Arides version catalane. Agissons appelle à mettre fin à cette aberration, ce projet qui semble avancer comme une voiture sans freins dans un désert administratif. Alors, Jacqueline Irlès et ses soutiens parviendront-ils à faire pousser ce green improbable ? Ou le bon sens triomphera-t-il dans ce duel au soleil ? Restez branchés, Madmax vous tiendra au courant du prochain épisode de ce western golfique !
"Des arbres massacrés. Des maisons surgissent. Des gueules, des gueules partout. L'homme s'étend. L'homme est le cancer de la terre." De l'inconvénient d'être né Emil Cioran Villeneuve-de-la-R...
"L'expression " Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise " signifie qu'à force de s'exposer à un danger, même léger, on risque d'en être victime. Cette expression française date ...
"Quiconque court après la grandeur voit la grandeur le fuir ; quiconque fuit la grandeur, voit la grandeur courir après lui." Le Talmud / Pesakhim "La grandeur des chefs n'est pas dans leur ...
Voici un test pour déterminer quel type de personne vous êtes parmi ceux qui n’en ont rien à foutre du festival Les Déferlantes 2025 à Barcarès et qui ont clairement mieux à faire. Répondez aux questions avec sincérité (ou pas), notez vos points, et découvrez votre profil à la fin !
Test : Quel genre de personne qui s’en fout des Déferlantes êtes-vous ?
Instructions : Pour chaque question, choisissez la réponse qui vous correspond le mieux. Additionnez les points associés à chaque réponse. À la fin, consultez les résultats pour découvrir votre catégorie.
Question 1 : Quand on vous parle du festival Les Déferlantes (26-29 juin 2025, avec Camila Cabello, DJ Snake, Julien Doré, etc.), votre première pensée est…
a) "C’est quoi ce truc ? J’ai un apéro à organiser." (+2 points)
b) "Encore un festival avec des artistes que j’écoute en streaming gratos." (+4 points)
c) "J’ai déjà prévu de binge-watcher une série ce week-end-là." (+6 points)
d) "Je suis trop occupé à faire défiler mon fil X pour y penser." (+8 points)
Question 2 : Vous êtes à Barcarès, près des Jardins du Lydia, pendant le festival. Que faites-vous ?
a) Vous cherchez un coin tranquille pour bronzer sans entendre la basse au loin. (+2 points)
b) Vous râlez parce que le parking est blindé à cause des festivaliers. (+4 points)
c) Vous êtes à la plage, mais avec des écouteurs pour ignorer la musique. (+6 points)
d) Vous n’êtes même pas à Barcarès, vous avez fui en Andorre pour éviter la foule. (+8 points)
Question 3 : On vous offre une place gratos pour Les Déferlantes. Votre réaction ?
a) "Bof, je la donne à mon cousin qui aime ce genre de truc." (+2 points)
b) "Je vais peut-être y aller… si j’ai rien d’autre à faire." (+4 points)
c) "Merci, mais j’ai un rendez-vous urgent avec mon canapé." (+6 points)
d) "Une place ? Vends-la sur X, je finance mes vacances." (+8 points)
Question 4 : Quelle est votre excuse pour ne pas aller au festival ?
a) "J’ai un dîner de famille, c’est non négociable." (+2 points)
b) "Trop cher, et puis j’ai déjà vu DJ Snake sur YouTube." (+4 points)
c) "J’ai une deadline pour un projet ultra-urgent… ou pas." (+6 points)
d) "Franchement, les festivals, c’est surfait. Je reste chez moi." (+8 points)
Question 5 : Si on vous force à y aller, quel est votre plan ?
a) Vous restez près du stand de frites et vous évitez la foule. (+2 points)
b) Vous faites semblant de kiffer pour poster une story et partir tôt. (+4 points)
c) Vous trouvez un coin pour scroller X et ignorer les concerts. (+6 points)
d) Vous ne venez pas. Point final. Personne ne vous force. (+8 points)
Calculez votre score
Additionnez les points de toutes vos réponses (minimum 10, maximum 40).
Résultats : Quel type de personne qui s’en fout êtes-vous ?
10-15 points : L’Indifférent Poli
Vous n’avez rien contre Les Déferlantes, mais franchement, vous avez d’autres chats à fouetter. Un apéro, une sieste, un dîner chez mamie… tout passe avant un festival où il faut se battre pour un bout de pelouse. Vous êtes du genre à dire "peut-être l’an prochain" sans jamais y aller.
Conseil : Si on vous traîne là-bas, prenez une bière et restez près du food truck, c’est votre zone de confort.
16-25 points : Le Pragmatique Sceptique
Vous savez que Les Déferlantes, c’est un gros truc avec des stars comme J Balvin ou Bigflo & Oli, mais vous trouvez ça overrated. Pourquoi payer pour transpirer dans une foule quand vous pouvez écouter la même musique sur Spotify ? Vous avez toujours une excuse rationnelle pour zapper, et vous assumez.
Conseil : Si vous changez d’avis, prenez un pass 1 jour et partez avant la cohue.
26-35 points : L’Ermite Connecté
Les Déferlantes ? Connais pas, et vous n’avez pas envie de connaître. Vous êtes trop occupé à vivre votre meilleure vie sur votre canapé ou à scroller X pour voir ce que les autres en disent (et juger en silence). La foule, la musique trop forte, les toilettes de festival ? Très peu pour vous.
Conseil : Restez chez vous, mais matez les stories des festivaliers pour confirmer que vous n’avez rien raté.
36-40 points : Le Rebelle Absolu
Les Déferlantes, c’est carrément l’antithèse de votre vibe. Vous fuyez tout ce qui ressemble à un événement de masse, et vous avez déjà prévu de disparaître dans un endroit sans Wi-Fi pour éviter qu’on vous en parle. Vous êtes fier de votre désintérêt total et vous le revendiquez.
Conseil : Continuez à vivre votre vérité, mais si quelqu’un vous offre une place, vendez-la et financez votre prochaine escapade.
Alors, quel est votre score et votre catégorie ? Dites-moi, je veux savoir à quel point vous vous en foutez ! 😜
Dans le petit théâtre des Pyrénées-Orientales, L'Indépendant joue une partition bien rodée, non pas pour ébranler les consciences ou faire trembler les lignes, mais pour envelopper ses lecte...
"Le spectacle est le mauvais rêve de la société moderne enchaînée, qui n'exprime finalement que son désir de dormir. " La Société du spectacle, 1967 Guy Debord "Je pensai que toutes les gé...
“Quiconque court après la grandeur voit la grandeur le fuir ; quiconque fuit la grandeur, voit la grandeur courir après lui.”
Le Talmud / Pesakhim
“La grandeur des chefs n'est pas dans leur personne, mais dans la mesure où ils servent la grandeur de leur peuple.”
José Marti
Tout d'abord, il faut savoir que j'adore le mini-golf, c'est la version "Monty python" d'un jeu absurde (anglais, comme la plupart), le golf, les économies en eau en plus et la légion d'honneur en moins. J'irai volontiers y jouer sous les frondaisons des platanes: parce que je sais que ce n'est pas la taille qui compte.
"Dans la continuité de l'aire de jeux rénovée et de la récente création de
l’espace sportif Jonquères d’Oriola, c’est aujourd’hui un espace de
détente et de loisirs multigénérationnel qui voit le jour avec un minigolf
urbain de 18 trous.
Ce nouvel espace bénéficiant d’un éclairage d’ambiance, il est installé
dans un aménagement paysager conséquent, avec un éventail de plantes
méditerranéennes disposé tout au long d’un parcours qui se veut ludique,
original et aux difficultés variées.
Un espace dédié à la détente et au loisir
Un kiosque à l’architecture classique a été mis à disposition d’un
gestionnaire. Cet équipement, doté d’une terrasse extérieure et offrant la
possibilité de manger une crêpe, une gaufre, une glace et s'y désaltérer,
garantie un accueil optimal de la clientèle. Très appréciée des riverains, la
traversée piétonne assurant la liaison entre cours Marie-Louis de Lassus et le
boulevard Jean Bourrat est toujours en place. La rénovation du bassin
historique apportera un peu de fraîcheur avec sa remise en eau. Autour
de ce bassin quelques bancs et combrières végétalisées offrent aux
Perpignanais et visiteurs un espace agréable de détente.
Ce nouvel espace a été imaginé et réalisé en intégralité par la Municipalité
de Perpignan à travers sa Direction des Grands Projet Urbains."
Publié le 05/02/2013 à 12:56 , mis à jour à 12:57, "L'ancienne base militaire de Francazal à Cugnaux n'accueillera pas de studios de cinéma. Le porteur du projet, Bruno Granja, dont le projet...
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"Quand on ne sait pas pourquoi on vit, on vit n’importe comment, au jour le jour ; on se réjouit de chaque journée passée, de chaque nuit venue noyer dans le sommeil l’ennuyeux problème de savoir pourquoi on a vécu cette journée et pourquoi vivra-t-on demain. "
Oblomov
Ivan Gontcharov
À l’approche des élections municipales de 2026 à Perpignan, la scène politique locale s’anime d’une frénésie de positionnements, d’ambitions déclarées ou à peine voilées, et de critiques acerbes envers le maire sortant, Louis Aliot (Rassemblement National). Pourtant, à observer les gesticulations des candidats potentiels, on peine à discerner une vision cohérente pour l’avenir de la ville. Après près de six ans de mandat d’Aliot, les oppositions semblent davantage préoccupées par des postures stratégiques que par une analyse approfondie de la situation de Perpignan et de son devenir. Entre "gesticulations du sabre" et un "au doigtmouillisme" érigé en théorie politique, les électeurs risquent de se retrouver face à un débat aussi flou qu’un verre de whisky bu sous un ciel d’orage.
Louis Aliot : un bilan autoproclamé et un second mandat pour "achever le travail"
Seul à tirer un bilan clair – ou du moins à le revendiquer publiquement – Louis Aliot ne manque pas de défendre son action à la tête de Perpignan. Lors de réunions publiques en juin 2025, le maire RN a présenté un bilan de son mandat 2020-2026, mettant en avant une prétendue "réparation" des finances et de l’état général de la ville, qu’il jugeait dégradé à son arrivée. Selon lui, ce premier mandat a permis de poser les bases d’une transformation, mais un second est nécessaire pour "aller plus loin". Aliot, fort de son ancrage local et de sa capacité à rallier des électeurs au-delà du RN, comme en 2020, se projette déjà en conquérant d’un nouveau mandat, malgré une condamnation pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires, qui pourrait menacer son éligibilité en cas de confirmation en appel après mars 2026. Mais qu’en est-il réellement de ce bilan ? Les chiffres avancés par certains observateurs locaux dressent un tableau moins flatteur : une augmentation des intérêts de la dette (+28 %), des dépenses de fonctionnement (+19 %), des charges de personnel (+14 %), des recettes fiscales (+20 %) et une chute de la capacité d’autofinancement (-47 %). Ces données, bien que partielles, suggèrent une gestion critiquée pour son "immobilisme" et une situation financière préoccupante, dénoncée par des opposants comme Bruno Nougayrède, qui pointe une "absence totale de réalisations d’envergure". Aliot, lui, continue de parier sur son image de maire de proximité et sur sa stratégie de communication, préférant les plateaux télévisés aux réponses concrètes sur la gestion de l’eau qui n'est pas de son fait, mais de celui, comme pour les ordures de la communauté urbaine (une fuite a privé le centre-ville d’eau en juin 2025) ou l’insécurité, qu’il promettait d’éradiquer, mais qui reste un point noir.
Les oppositions : beaucoup de bruit, peu de fond
Face à Aliot, les candidats potentiels multiplient les déclarations d’intention, mais leurs projets restent flous, voire inexistants. À droite, David Bret, adjoint au maire de Canet-en-Roussillon, se positionne timidement, affirmant "y réfléchir" sans proposer de vision claire pour Perpignan. Sa faible implantation locale (8 % aux législatives de 2022) et son alignement sur Eric Ciotti laissent planer le doute sur sa capacité à concurrencer Aliot, d’autant qu’un cadre socialiste ironise sur l’absence de "nuance" entre les deux. Bruno Nougayrède, élu d’opposition centre-droit, se montre plus offensif avec son association "100 % Perpignan", qui consulte les habitants pour bâtir un projet. Il critique l’"immobilisme" d’Aliot et promet un maire "d’action et de terrain", mais ses propositions restent pour l’heure au stade des généralités.Christophe Euzet ,lui, a au moins sorti un livre: "il serait une fois Perpignan" https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/06/il-serait-une-fois-perpignan-le-roman-d-une-utopie-qui-defie-le-buzz-par-frederic-belvedere-interview-par-nicolas-caudeville.html
À gauche, la division règne.
Agnès Langevine, ancienne candidate EELV-PS en 2020 (14,51 % des voix), annonce vouloir "sortir Perpignan de l’immobilisme" et créer des "espaces de débat" dès janvier 2024. Agnès Langevine a rejoint Place publique, le mouvement politique fondé par Raphaël Glucksmann. Selon des informations publiées le 26 octobre 2024, elle a confirmé son adhésion à ce mouvement, après avoir quitté Europe Écologie Les Verts (EELV) en 2022 suite à sa suspension pour avoir soutenu Carole Delga.Mais, programme précis, là encore. Mathias Blanc, du PS, évoque une "stratégie gagnante" sans se déclarer officiellement, conscient qu’une candidature prématurée pourrait "flatter l’ego" plus que servir la victoire. Mickael Idrac, soutenu par LFI, prône une "rupture" mais rejette l’alliance "Perpignan Autrement", qui regroupe PS, PCF et centristes, la qualifiant de "tambouille politicienne". Cette gauche éclatée, incapable de s’unir autour d’un projet commun, illustre un manque de conviction collective, préférant les postures aux propositions concrètes.
"Au doigtmouillisme" et variables saisonnières : une absence de théorie politique
Ce qui frappe dans cette pré-campagne, c’est l’absence d’une véritable analyse de la ville et de ses besoins. Perpignan, avec ses 120 000 habitants, ses défis socio-économiques (chômage, précarité, insécurité) et son identité catalane, mériterait un débat de fond sur des enjeux comme la revitalisation du centre-ville, la gestion de l’eau, ou encore l’attractivité économique. Pourtant, les candidats se contentent de critiques stéréotypées ("immobilisme", "maire absent") ou de promesses vagues, comme si leurs stratégies relevaient d’un "au doigtmouillisme" électoral, adaptées aux "variables saisonnières" des sondages et des humeurs du moment. Aucun ne semble prêt à poser un diagnostic rigoureux sur les six ans de mandat d’Aliot, ni à articuler une vision précise de l’avenir. Prenons l’exemple de l’insécurité : en 2021, un utilisateur d’X dénonçait déjà une aggravation sous Aliot, contredisant ses promesses de campagne. Pourtant, aucun adversaire n’a proposé de plan structuré pour y répondre, se contentant de pointer du doigt. De même, la fuite d’eau de juin 2025, liée à un contrat controversé avec Veolia, a suscité des critiques virulentes, mais sans qu’un candidat n’esquisse une alternative crédible pour la gestion des ressources. Cette absence de propositions concrètes laisse penser que les oppositions misent davantage sur l’usure d’Aliot, fragilisé par sa condamnation, que sur un projet capable de fédérer les Perpignanais.
Un whisky pour noyer l’absence de convictions ?
Dans ce théâtre politique, où les "gesticulations du sabre" tiennent lieu de débat, les électeurs pourraient être tentés de lever leur verre de whisky pour oublier la vacuité des discours. Aliot, malgré ses déboires judiciaires, conserve un avantage : il est le seul à revendiquer un bilan, même contesté, et à se projeter dans un second mandat avec une rhétorique claire. Ses adversaires, eux, semblent hésiter entre postures tactiques et déclarations d’intention, sans jamais s’engager sur un projet qui donnerait du sens à leur candidature. À 10 mois du scrutin, la bataille pour Perpignan ressemble à une danse sous la pluie : beaucoup de mouvements, mais peu de clarté. Les Perpignanais, eux, attendent autre chose qu’un énième verre d’"au doigtmouillisme" pour croire en l’avenir de leur ville.
Mais veulent-ils vraiment ce mandat pour la gestion d'une ville qui s'approche de l'abîme, ou simplement exister dans des médias locaux qui doivent remplir leur grille, comme on remplit un loto?
AUDIO * La fatigue, épisode 2/4 : Oblomov de Gontcharov, l'homme couché . Une série inédite proposée par France Culture. Écoutez Les Chemins de la philosophie, et découvrez nos podcasts en l...
« Ne nous suicidons pas tout de suite, il y a encore quelqu'un à décevoir. »
Emil Cioran
Dans un monde renversé, où le vrai n’est qu’un hoquet du faux, une maladresse vite corrigée par la grande machinerie du mensonge, il faut un courage grotesque, presque clownesque, pour oser sa lâcheté. Oh, quel panache dans cette couardise érigée en art ! Nous, les spectateurs émérites de la catastrophe, nous excellons à détourner les yeux, à polir notre apathie comme un bijou. Guy Debord, ce prophète d’un désastre trop évident, l’a dit : « Dans un monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux. » Et nous, avec une ferveur de termites, nous construisons l’autel de ce faux, en y sacrifiant jusqu’à la dernière bribe de sens.
Le vrai ? Une intrusion maladroite, une gifle importune qui trouble un instant la belle harmonie des illusions.
Il surgit, mal rasé, maladroit, et nous le chassons comme on repousse un mendiant qui gâche le décor.
Car le faux, lui, a de l’allure : il parade en costumes taillés sur mesure par des dirigeants dont l’incompétence n’est surpassée que par leur génie à nous faire avaler leurs fables. Ces marionnettistes malhabiles, ces apprentis sorciers aux mains tremblantes, orchestrent la débâcle avec une assurance qui force l’admiration. Et nous, que faisons-nous ? Nous applaudissons, ou plutôt, nous baissons la tête, car applaudir demanderait encore un effort. « Avoir le courage de sa lâcheté », quelle devise sublime pour une époque qui a fait de l’inaction une religion !
Nous ne voyons rien, non par cécité, mais par choix, par cette délicieuse paresse qui nous dispense d’agir. Agir ? Quelle vulgarité ! Mieux vaut se draper dans le silence, ce manteau d’élégance pour les âmes qui ont renoncé. Les valeurs s’inversent, la justice devient une mascarade, la liberté un slogan pour publicités de supermarché, et nous, fidèles à notre vocation de complices, nous laissons faire. L’« étrange défaite » n’a rien d’étrange : elle est le chef-d’œuvre de notre passivité, le triomphe de notre refus de déranger le chaos.
Cioran, s’il daignait encore respirer notre air vicié, rirait jusqu’à l’asphyxie. Il nous regarderait, nous, les équilibristes du néant, danser sur le fil au-dessus de l’abîme, convaincus que notre immobilité est une stratégie.
Quelle farce ! L’histoire, ce tribunal qui ne pardonne pas, ne se contentera pas de juger les imposteurs et leurs cortèges de mensonges ; elle pointera un doigt moqueur sur nous, les lâches, les artisans du silence, ceux qui ont cru que fermer les yeux était une forme de sagesse.
Sagesse ! Le mot même est une insulte dans ce monde où la vérité, ce misérable moment, est piétinée par la foule des adorateurs du faux.Et pourtant, quelle volupté dans cette lâcheté ! Quelle jouissance à se savoir complice, à murmurer dans l’ombre : « Ce n’est pas ma faute, je n’ai rien vu. » Rien vu ? Allons, nous voyons tout, mais nous avons appris à aimer l’obscurité. Le tribunal de l’histoire ? Une formalité. Nous y siégerons, non comme accusés, mais comme spectateurs, toujours spectateurs, avec ce sourire satisfait de ceux qui ont su, jusqu’au bout, ne rien faire.
C'est une grosse canalisation difficilement accessible, qui a pété dimanche et qui perd 500 m3 par heure, Véolia qui a le contrat de la distribution de l'eau et pas de l'entretien des canalisations cela coute cher surtout dans la vieille ville) n'a pas pour le moment réussi à réparer.10000 foyers sont privés d'eau. À long terme, c'est un préjudice pour les commerçants et particulièrement pour les restaurants, qui ne pourront ouvrir faute de pouvoir faire la vaisselle, cuisiner, donner l'accès au WC : est-ce que Véolia les indemnisera ?
Le Cri de Perpignan : une ville assoiffée par la défaillance des conduites
Par Robert Dainar, philosophe et observateur des misères humaines
Perpignan, en ce seizième jour de juin de l’an 2025 – Ô cruelle ironie de la condition humaine ! L’eau, ce bien premier de la nature, don généreux sans lequel la vie s’éteint, manque cruellement aux habitants du cœur de Perpignan. Depuis les neuf heures du matin, les riverains et commerçants de cette cité languedocienne souffrent la soif, privés d’eau potable par une anomalie obscure dans les entrailles du réseau de distribution. Cette charge, confiée à la Communauté Urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM) et à son délégataire Veolia, révèle les fragilités d’une société qui, se croyant maîtresse de la nature, s’abandonne à la négligence de ses propres ouvrages.
Les autorités, promptes à réagir, ont sollicité les services compétents de PMM et de Veolia, mais l’origine de cette disgrâce demeure, à l’heure où j’écris, un mystère. Selon les quartiers, les rues, voire les étages des immeubles, l’eau se refuse encore à couler, laissant les citoyens dans l’attente et l’incertitude. D’abord, six mille abonnés furent touchés ; la fuite, dit-on, s’est réduite à quelque sept cent quatre-vingts âmes, principalement autour du Bastion Saint-Dominique, de la rue du Ruisseau et de la rue Fontaine Neuve. Les services, mobilisés sans relâche, cherchent à percer l’énigme pour rendre à la ville son fluide vital.
La #mairie, dans un élan de sollicitude, a organisé dès l’aube, à six heures et demie, une distribution d’eau aux places des Esplanades, devant le Palais des Congrès et sur la place Arago. Des fontaines publiques, à la place Cassanyes et à la place de la Résistance, offrent également un secours temporaire. Mais combien de temps cette manne durera-t-elle ? L’homme, dans sa présomption, a cru dompter les éléments, et voici que ses canalisations le trahissent.
De la soif de Perpignan aux maux de la nation
En France, chaque individu consomme, en moyenne, cent quarante-huit à cent cinquante litres d’eau par jour pour ses besoins domestiques, soit environ cinquante-quatre mètres cubes par an. Les sportifs, avides d’ablutions, en usent jusqu’à deux cent quatre litres, et les vacanciers, dans leur insouciance, vont jusqu’à deux cent trente. Depuis l’an 2012, cette consommation, stabilisée, montre une légère #décroissance, fruit d’un sursaut de vertu #écologique et d’appareils plus sobres. Mais ce tableau flatteur cache une vérité plus amère : près d’un cinquième de l’eau potable, en France, s’échappe par les fuites des réseaux, gaspillée par l’incurie des hommes (ONEMA). À Perpignan, cette défaillance n’est qu’un symptôme d’un mal plus vaste : l’usure des infrastructures, laissées à l’abandon par des siècles d’orgueil technologique.
Les leçons de l’eau
Cette disette aquatique, bien que locale, porte en elle les germes d’une méditation universelle. L’#eau, source de vie, est un bien commun que l’homme, dans son aveuglement, croit assuré. Pourtant, les sécheresses, toujours plus fréquentes en cette terre d’Occitanie, rappellent la précarité de nos ressources. En 2023, des restrictions ont déjà frappé la région, et l’avenir, sous l’égide d’un climat changeant, menace de nouvelles épreuves. La gestion de l’eau, si elle veut être durable, exige des investissements dans des réseaux robustes, une équité dans l’accès pour les plus humbles, et une sobriété dans nos usages, qu’ils soient domestiques ou frivoles, comme l’arrosage des jardins ou le remplissage des piscines.
Que Perpignan, en ce jour, serve d’avertissement ! L’homme, s’il persiste à mépriser la nature et ses propres œuvres, risque de voir ses fontaines taries et ses cités réduites à la soif. Que la Mairie poursuive son labeur, que Veolia trouve remède à la panne, et que la raison, enfin, guide nos pas vers une harmonie avec l’eau, ce trésor trop longtemps négligé.
"L'expression " Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise " signifie qu'à force de s'exposer à un danger, même léger, on risque d'en être victime. Cette expression française date ...
Hier la pluie est tombée drue au centre ancien de de Perpignan entrainant les poubelles entre St Jacques et St Jean place de la révolution française... Hier la pluie est tombée drue au centre a...
" Le plan sècheresse n'est pas un arrosage." Prix de l'humour politique 1990. (Ministre de l'Agriculture) de Henri Nallet "Après la sècheresse, la pluie tombe comme des applaudissements." Félix...
Vu le niveau d’abstentionnisme, à bien y regarder les influenceurs sont plus représentatifs que les élus! Une commission d'enquête parlementaire leur a demandé des comptes. Mais qui sont-ils, si mal élus tant dans le nombre de vote que dans ses conditions pour être légitimes? Avant de crier au populisme regardons dans le miroir inversé de la "quatrième dimension" pour ouvrir le débat !
Contexte réel : l’audition des influenceurs
Le 10 juin 2025, des influenceurs comme Nasdas, Alex Hitchens, AD Laurent, et le couple Julien et Manon Tanti ont été auditionnés par la commission d’enquête parlementaire sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs. Ces créateurs de contenu, choisis à la suite d’une consultation citoyenne ayant recueilli plus de 32 000 réponses, étaient interrogés pour des contenus jugés problématiques : sexisme, virilisme, violence, exploitation de la misère, ou pratiques commerciales douteuses. Les auditions ont été marquées par des échanges tendus, des moments de buzz (comme l’abandon de l’audition par Alex Hitchens), et une couverture médiatique importante, notamment sur X et dans la presse (Le Figaro, BFMTV, Le Monde). Nasdas, par exemple, a été questionné sur ses vidéos mettant en scène des jeunes précaires ou distribuant de l’argent, accusé d’exploiter la misère pour l’audience.
Ces moments ont généré du buzz, amplifié par les réseaux sociaux, où les influenceurs ont parfois retourné les critiques contre les députés, comme Nasdas reprochant un manque de compréhension de la santé mentale des créateurs. Une députée a même publié une vidéo TikTok semblant narguer Nasdas, ajoutant au côté spectaculaire.
Scénario inversé : les influenceurs interrogent les députés
Imaginons un monde où des influenceurs comme Nasdas organisent une “commission d’enquête populaire” sur les réseaux sociaux, convoquant des députés pour répondre de leurs actions, dans un format conçu pour maximiser l’audience et le buzz. Voici à quoi cela pourrait ressembler :
Le cadre de l’interrogatoire
Les influenceurs, forts de leurs millions d’abonnés (Nasdas en a 9,3 millions sur Snapchat), utiliseraient des plateformes comme TikTok, Snapchat ou YouTube pour diffuser l’événement en direct, avec des lives interactifs où les viewers votent pour les questions ou réagissent en temps réel.
Le ton serait provocateur, reprenant les codes des dramas ou des clashs en ligne : montages dynamiques, effets sonores, et accusations directes pour capter l’attention. Nasdas pourrait, par exemple, titrer son live : “Les députés face à la VRAIE France : on leur demande des comptes !”
Les thèmes abordés pourraient inclure : l’impact des lois sur la jeunesse, la déconnexion des élus des réalités des quartiers, ou encore la transparence des dépenses publiques, jouant sur des sujets sensibles pour créer du buzz. Les “accusés” : les députés
Des figures comme Arthur Delaporte, président de la commission TikTok, pourraient être convoquées. Les influenceurs leur reprocheraient, par exemple, de critiquer les réseaux sociaux sans comprendre leur fonctionnement ou d’ignorer les problèmes structurels (chômage, précarité) qui poussent les jeunes vers des figures comme Nasdas. Les questions seraient volontairement incisives : “Pourquoi vous parlez de protéger les mineurs sur TikTok, mais pas des écoles qui tombent en ruine ?” ou “Combien vous gagnez par mois, et qu’est-ce que vous faites pour les SDF que je filme ?” Ces attaques chercheraient à exposer des contradictions, comme Nasdas a été accusé d’exploiter la misère. Les moments de buzz :
Un député pourrait “craquer” sous la pression, comme Alex Hitchens a quitté son audition, créant un moment viral. Par exemple, un élu déconnectant son micro ou répondant maladroitement pourrait être remixé en mème TikTok. Les influenceurs joueraient sur l’émotion : Nasdas pourrait montrer des images de jeunes en difficulté qu’il “aide”, accusant les députés d’inaction, pour susciter l’indignation de son audience.
Les lives généreraient des millions de vues, avec des hashtags comme #DéputésEnPLS ou #NasdasVsAssemblée, amplifiant le buzz. Des clips de 15 secondes montrant les moments les plus tendus circuleraient sur TikTok. Les réactions
Les médias traditionnels (Le Figaro, BFMTV) couvriraient l’événement, mais avec un ton critique, accusant les influenceurs de populisme ou de sensationalisme, comme ils l’ont fait pour les auditions réelles. Sur X, les opinions seraient divisées : certains salueraient la “prise de pouvoir” des influenceurs face à une élite déconnectée, d’autres dénonceraient un “tribunal médiatique” sans légitimité.
Les députés pourraient répondre en publiant leurs propres vidéos TikTok, comme la députée qui a nargué Nasdas, mais risqueraient de sembler ridicules face à des influenceurs maîtrisant les codes des réseaux. Les limites du scénario
Contrairement à une commission parlementaire, une “enquête” menée par des influenceurs n’aurait aucune autorité légale. Les députés pourraient refuser de participer, privant l’événement de crédibilité.
Le format privilégierait le spectacle au détriment du fond, comme les auditions réelles ont parfois viré au clash plutôt qu’au débat. Les influenceurs risqueraient d’être accusés de manipuler l’opinion, comme ils l’ont été pour leurs contenus problématiques.
Enfin, l’audience, majoritairement jeune, pourrait se désintéresser si le sujet devient trop complexe, préférant des dramas plus simples.
Comparaison avec la réalité
Dans le scénario réel, les influenceurs étaient en position de défense, interrogés par une institution légitime, mais ont réussi à créer du buzz en jouant sur leur image provocatrice. Inverser les rôles donnerait aux influenceurs un pouvoir symbolique, mais éphémère, car leur influence repose sur l’audience, pas sur une autorité institutionnelle. Les deux scénarios partagent un point commun : la recherche de l’attention, amplifiée par les réseaux sociaux, où le fond (protection des mineurs, responsabilité des élus) passe souvent après le spectacle. Si vous cherchez des vidéos spécifiques
Vous mentionnez “les moments vidéos et de buzz qu’on sait”. Si vous faites référence à des extraits précis de l’audition du 10 juin 2025, des vidéos sont disponibles sur les sites de l’Assemblée nationale, BFMTV, ou Le Figaro, qui ont diffusé des moments clés (par exemple, Nasdas défendant ses contenus ou Alex Hitchens quittant l’audition). Si vous voulez que je recherche ou analyse une vidéo spécifique, précisez le moment ou le lien, et je peux le décortiquer. Si vous parlez de vidéos fictives dans le scénario inversé, je peux proposer une description créative d’un clip viral imaginaire (par exemple, un TikTok de Nasdas “clashant” un député).
Conclusion
Un scénario où les influenceurs interrogent les députés reproduirait les dynamiques de buzz et de clash observées lors de l’audition réelle, mais avec moins de légitimité institutionnelle. Les réseaux sociaux amplifieraient l’événement, mais le risque de dérapage (populisme, simplification) serait élevé. Si vous avez une idée précise de l’inversion ou des “moments de buzz” à explorer, donnez-moi plus de détails, et je peux affiner la réponse ou chercher des sources supplémentaires !
« L’homme commence à être intéressant quand il cesse de croire à la politique. »* — Cioran
À Perpignan, ville lasse, fatiguée, presque résignée, la présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, est venue, souriante et bien coiffée, saluer la réussite. Elle n’a pas choisi l’hôpital, ce sanctuaire d’épuisement où l’on administre la lente agonie des institutions publiques, mais l’école 42, temple immaculé de l’innovation numérique et de l’autosatisfaction régionale. Ce 13 juin 2025, elle marchait aux côtés d’Agnès Langevine, son bras électoral droit, avec la sérénité de ceux qui savent exactement ce qu’ils veulent éviter.
L’école 42. Quelle belle histoire à raconter. Gratuite, sélective sans diplôme, 100 % d’employabilité, et surtout, parfaitement inoffensive. Ici, pas de cris de patients, pas de brancards qui manquent, pas de médecins à bout de souffle. Rien qu’un avenir bien emballé dans du langage managérial. Une visite utile : elle coïncide avec les ambitions municipales de Mme Langevine, qui rêve d’arracher la mairie à Louis Aliot. À l’école 42, les deux femmes parlent de logement, d’alimentation, et d’autres doléances domestiquées, polies, digestes. L’indigence quotidienne se doit désormais d’être « innovante » pour mériter attention.
> *« L'art de gouverner consiste à ne jamais se laisser émouvoir par les malheurs qu'on cause. »* — Cioran
Mais pendant ce temps, à l’hôpital de Perpignan, c’est toujours la même trame : les urgences asphyxiées, le personnel lessivé, les cris étouffés par les murs. On y manque de tout, sauf de résignation. La visite aurait été risquée : rien n’y flatte l’œil ni le récit. Là-bas, la région n’a que peu de prérogatives, donc encore moins de responsabilités à assumer. Quelle absurdité, après tout, d’aller là où l’on ne peut que compatir ! Mieux vaut saluer le triomphe de la logique comptable que se frotter à la misère inaltérable.
Il faut dire qu’à Perpignan, tout est matière à catastrophe : chômage, désert médical, climat politique délétère. Le réel y est une forme d’injure. Pourquoi s’y confronter ? Mieux vaut créer une autre réalité, plus propre, plus photogénique. Ce que Carole Delga a fait. Avec méthode. Avec talent.
> *« On ne redresse pas un cadavre ; on le maquille. »* — Cioran
Cette stratégie est imparable : détourner les yeux, choisir ses batailles, éviter les zones grises. À la violence de l’hôpital, Delga oppose la clarté rassurante de l’école 42. À la complexité, la simplicité. À l’échec, la success story. C’est là toute la magie du politique moderne : ne plus réparer le monde, mais le réécrire.
Mais à force de vouloir incarner la solution, on finit par devenir le symptôme. Car pendant que Delga se félicite, Perpignan se fissure. Et les Perpignanais, eux, voient bien que la vitrine est propre uniquement parce qu’on a jeté la poussière sous le tapis. Ils sont 42 % à ne pas être fiers de vivre ici. Pas étonnant : les promesses sont numériques, leurs douleurs biologiques.
« Ce que nous appelons politique n'est que l’art d’agiter le peuple avant de s’en servir. »* — Cioran
La visite de l’école 42 n’est pas une faute ; elle est pire : un aveu. L’aveu que le désespoir ne vaut plus qu’on s’y attarde, qu’il est désormais obsolète, improductif. Qu’il faut donc le contourner, le décorer, ou l’ignorer.
À Perpignan, la politique ne soigne plus. Elle administre des images. Et chaque sourire de campagne est une grimace de plus dans cette farce lugubre où l’on continue, malgré tout, à parler de « projets d’avenir ».