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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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1 avril 2025 2 01 /04 /avril /2025 19:32

Suite à la condamnation de Louis Aliot dans l'affaire des attachés parlementaires du RN, il y a eu quantité de réactions surtout de la part de ceux qui préparent des listes d’oppositions, ou plutôt de positions! Donc la ligue d'improvisation s'est de nouveau mise en branle, mais comme toujours pour parler aux convaincus et autres clients (au sens romain, pas tapin...). Louis Aliot , condamné, mais toujours maire. "Avec un peu de chance," pensent avec une joie mauvaise ses concurrents, l'appel arrivera trop tard, où le vice-président du RN sera de nouveaux condamnés, et même avec une nouvelle pièce dans le Juke-box de la Cour de cassation...Enfin, chacun fait ses calculs, imagine une martingale, une combinaison d'alliances et de trahisons qui permettrait de succéder à l'ex (Luttor) de Marine le Pen . Et c'est une série de déclarations dans la presse et les réseaux !

Bruno Nougayrède
Perpignan mérite mieux.

Je prends acte de la décision de justice qui condamne Louis Aliot à dix-huit mois de prison, dont six mois ferme sous bracelet électronique, et le déclare inéligible pour trois ans.
C’est un jour sombre pour Perpignan. Une nouvelle fois, notre ville fait la une de l’actualité nationale pour de tristes raisons. L’image de Perpignan en ressort là encore abîmée.
Un maire doit être irréprochable. L’exemplarité n’est pas un luxe, c’est un devoir. La morale en politique ne doit pas être un slogan, encore moins une promesse trahie.
Je comprends le désarroi de nombreux Perpignanais. Comment s’étonner que tant de citoyens se détournent des urnes quand ceux qu’ils ont élus déçoivent aussi gravement ? Je pense particulièrement à celles et ceux qui, en 2020, avaient sincèrement cru que Louis Aliot allait changer les choses.
Il est temps d’ouvrir une nouvelle page. De réconcilier les Perpignanais avec la politique par la vérité, le travail et l’action. En 2026, nous aurons à faire un choix crucial pour l’avenir de notre ville. Il faudra tourner cette page. Et ensemble, redonner à Perpignan la fierté qu’elle mérite.
#procesrn #LouisAliot #justice #fierdeperpignan

Unitat Catalana
🔷 Unitat catalana déplore que les perpignanaises et perpignanais aient une fois encore à souffrir la honte de leur maire condamné hier pour détournement de fonds publics à 18 mois de prison dont 6 mois ferme sous bracelet électronique et 30 000 euros d’amende.
Cela fait de Louis Aliot le premier délinquant à la tête de la Fidelíssima.
Désormais la seule chose qui rayonnera dans l’obscurité économique, sociale et culturelle dans laquelle Louis Aliot a plongé notre ville sera le voyant rouge du bracelet électronique à sa cheville.
🔹Vivement le printemps 2026 que Perpignan la catalane retrouve sa fierté et sa lumière,
🔹 Unitat est plus que jamais déterminée à ouvrir ce chemin

Agnès Langevine
Je prends acte, comme tous les Perpignanais, de la condamnation du maire pour détournement de fonds publics.
Plus que le sort personnel de Louis Aliot qui a enfreint la loi, c’est le sort de Perpignan qui me préoccupe fortement. Après 5 ans d’inaction et de faible implication pour transformer la vie quotidienne des habitants, notre Ville n’est pas pour autant libérée de sa gestion par l’extrême droite. C’est pourquoi, rien ne change dans mon engagement pour rassembler, fédérer les forces vives de Perpignan La Catalane pour résoudre les vrais problèmes des Perpignanais. L’écoute, le dialogue et la volonté d’apaisement seront plus que jamais mes boussoles dans les prochains mois qui nous séparent des élections municipales.

En fait, il est impossible de ne pas réagir, pour garder de la visibilité et montrer qu'on a, à titre personnel ou en tant que composant de liste sur les "tartines blocs" ou les "statines blocs" (contre le mauvais cholestérol) . Mais la ville et les habitants font toujours office de spectateurs dans ce qui ressemble de plus en plus au film des Monty Pithon's "La vie de Brian"

 Imaginons Louis Aliot, maire de Perpignan, projeté dans l’univers absurde des films des Monty Python. Voici une petite exploration humoristique de ce que cela pourrait donner :
Louis Aliot se retrouve soudain dans Monty Python and the Holy Grail (Sacré Graal !). Il chevauche un destrier invisible, imitant le bruit des sabots avec des noix de coco, aux côtés du Roi Arthur (Graham Chapman). Lorsqu’Arthur lui demande : « Qui êtes-vous, brave chevalier ? », Aliot, fidèle à son franc-parler, répond : « Je suis Louis Aliot, maire de Perpignan, et je n’ai pas voté pour vous ! » Ce à quoi un paysan (John Cleese) rétorque : « Écoutez, un maire qui arrive sans cocotiers ni mandat divin, ça ne fait pas un roi ! » Aliot, perplexe, tente de négocier avec les Chevaliers qui disent "Ni", mais se perd dans leurs exigences absurdes de buissons et de harengs.
Dans Life of Brian (La Vie de Brian), Aliot pourrait être pris pour un prophète par erreur. Alors qu’il tente d’expliquer sa vision politique à une foule en sandales, ceux-ci crient : « Il est le Messie ! » Embarrassé, il proteste : « Non, je suis juste un élu local ! » Mais la foule, brandissant des sandales et des pancartes, le suit en chantant des slogans détournés. Lorsqu’il croise Brian (Chapman) fuyant les Romains, Aliot tente de lui donner des conseils de campagne : « Brian, il faut un meilleur slogan que ‘Toujours regarder le bon côté de la vie’ ! »
Enfin, dans The Meaning of Life (Le Sens de la vie), Aliot se retrouve dans le sketch du restaurant avec Monsieur Creosote. Alors que ce dernier explose après un dernier wafer, Aliot, pragmatique, déclare : « Voilà ce qui arrive quand on ne gère pas bien son budget municipal ! » Plus tard, lors de la séquence sur le sens de la vie, il propose sa propre réponse : « Soyez sérieux, travaillez dur, et évitez les lapins tueurs. »

 

 

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30 mars 2025 7 30 /03 /mars /2025 18:11

"L’effet Streisand désigne un phénomène médiatique involontaire. Il se produit lorsqu'en voulant empêcher la divulgation d’une information que certains aimeraient cacher, le résultat inverse survient, à savoir que le fait que l'on voulait dissimuler attire et concentre l'attention médiatique.

Ainsi, les efforts déployés par une personne pour masquer ou supprimer une publication, ou encore faire retirer un produit du commerce, conduisent à l'exposition et à la médiatisation de ce que cette personne désirait que l'on ne sache pas ou que l'on ne voie pas. Il s'agit donc à proprement parler d'un effet pervers[1] de la démarche, qui est d'ailleurs renforcé par internet." https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Streisand

La Catalogne... Une terre de poésie et de feu, où l’orgueil danse avec l’indignation. Imaginez une nation qui, depuis des siècles, oscille entre l’élan de l’indépendance et l’étau de la répression. 2017 n’a été qu’un nouvel acte dans cette tragédie ibérique, un chapitre où la ferveur s’est heurtée à la froideur bureaucratique de Madrid et la trahison de l'Union Européenne qui avait laissé se développer l'idée de la possibilité de grandes régions fédérées dans des états nations aux souverainetés diluées et transférées à coups de traités.

 

Le 1er octobre, un référendum interdit, mais ô combien symbolique, a embrasé les rues. Un peuple, le bulletin de vote en main, prêt à braver l’ordre établi. Et face à lui, des forces de l’ordre espagnoles, casquées et déterminées, usant de leur matraque comme d’un argument irréfutable. Plus de mille blessés. Des images qui ont fait le tour du monde. Des visages ensanglantés, des corps traînés au sol, des voix étouffées. Un parfum de déjà-vu, un relent de l’ombre franquiste planant sur Barcelone.

Puis vint le 27 octobre. Une déclaration unilatérale d’indépendance, une bravade audacieuse mais éphémère. Quelques instants de gloire, puis la riposte. L'article 155, Madrid qui reprend la main, le gouvernement catalan dissous, des leaders en fuite, d’autres en prison. Puigdemont, exilé et traqué comme un vieux renard rusé. Junqueras, enfermé derrière des barreaux qui ne font qu’alimenter la flamme de la cause.

Et ensuite ? Un goût amer. Une gueule de bois politique. Un rêve brisé et une Catalogne fracturée. D’un côté, les irréductibles, persuadés que cette défaite n’est qu’une bataille de plus dans une guerre ancestrale. De l’autre, les lassés, les pragmatiques, ceux qui en ont assez de voir leur quotidien parasité par un conflit sans issue.

Mais c’est cela, la Catalogne. Une identité façonnée par la lutte, hantée par la mémoire. Un peuple qui avance, blessé mais debout, piégé entre l’aspiration à la souveraineté et l’implacable réalité d’un monde où les idéaux s’écrasent souvent contre le mur de la politique. Et Madrid, impassible, attendant que l’orage passe, comme elle l’a toujours fait.

Et voilà qu'un inconnu, un nommé "Person" à peine introduit directeur de "casa de la généralitat" à Perpignan dans un compte-rendu au parlement de Catalogne à Barcelone déclare qu'il n'y a pas de "Catalogne Nord, qu'il faut dire Pyrénées-Orientales!" et qu'en gros "personne parle le catalan" à cet endroit ! Réaction en chaîne plus au Sud qu'au Nord par "effet Streisand" et voilà que le sentiment identitaire catalan se coagule de nouveau grâce à cet événement. S'il n'y a pas de "Catalogne nord", il n'y a pas de "Pays Catalan" , et on peut bien jumeler Perpignan et Palma de Majorque en franco/Espagnol et donner raison au maire RN Louis Aliot !   "Person" est une nomination de la présidence de la Généralitat d'obédience socialiste qui n'a pas un taux de patriotisme locale ou national trop élevé dans son ADN. Mais comme l'ancien Premier ministre espagnol Rajoy a donné des ailes à l'envie d'indépendance aux Catalans. Les déclarations de "Christopher Person" (il y a des millions de gens qui savent désormais qu'il est quelqu'un.) ont réveillé un sentiment d'insécurité de l’identité...https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/03/les-anciens-directeurs-de-la-maison-de-la-generalitat-a-perpignan-exigent-le-licenciement-de-l-actuel-directeur.html?fbclid=IwY2xjawJWU-FleHRuA2FlbQIxMQABHdtVu92nHnl7HuCkuyGhZXNhlSYeyslvHBrtXONR06Cxi3dMAlNST4_Exw_aem_jMDTIC0Zw6tWOrr6Zar-BwVoir l'émission satyrique de TV3, "Polonia" (qui avait fait une excellente parodie sur Manel Valls à Barcelone) , en met scène une nouvelle avec le président de la Généralitat qui essaie de prononcer "Catalogne nord" au désormais fameux "Christopher Person" https://www.3cat.cat/3cat/salvador-illa-ajuda-a-christopher-person-a-pronunciar-catalunya/video/6332382/?fbclid=IwY2xjawJWVDlleHRuA2FlbQIxMQABHVEGTXCDzo86wjArdwcij2wjNTe9pKtXZ8pJoVa8uCuigtu4e8ABbg9eMQ_aem_162j_zav525n7nPr-EN82w. Et des tas d'article ressorte le nom du regretté Llorenç Planes https://www.elnacional.cat/ca/efemerides/neix-llorenc-planes-nord-catala-popularitzar-terme-catalunya-nord-marc-pons_1389419_102.htmlcréateur du mot concept "Catalogne nord" en 1970, par le billet de son livre : "Le petit livre de la Catalogne Nord".https://www.elnacional.cat/ca/cultura/catalunya-nord-pirineus-orientals_1389680_102.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwY2xjawJWM2pleHRuA2FlbQIxMQABHTKwqH0gt2GUhwCwcWoGJkPKnUXwcpKupaCGA9q_X3CYC7cC4vWFtYqeyQ_aem_fQVDhjQt_rRCAUqcv8VexQ#Echobox=1743313769 Les Catalans, sont-ils des phénix, faut-il les brûler pour qu'ils renaissent de leurs cendres ?

Un rêve d’indépendance, une blessure ouverte, une question suspendue : la Catalogne restera-t-elle à jamais une promesse inachevée ?

 

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28 mars 2025 5 28 /03 /mars /2025 12:45

“Au zoo. Toutes ces bêtes ont une tenue décente, hormis les singes. On sent que l'homme n'est pas loin.”

 Emil Michel Cioran / Ecartèlement


Oh, quelle farce sublime, quel chef-d’œuvre de l’absurde humain ! Louis Aliot, ce grand stratège de l’ombre, maire RN de Perpignan, risque 18 mois de prison – dont 12 gentiment suspendus, comme une épée de Damoclès en papier mâché –, 30 000 euros d’amende (une broutille pour un homme de sa trempe), et trois ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Inéligibilité ? Allons, un détail ! Le voilà prêt à se réincarner en employé modèle au cabinet du maire – son propre cabinet, bien sûr, car qui d’autre pourrait supporter un tel génie méconnu ? Un phoenix renaissant de ses cendres juridiques, prêt à reprendre son trône en 2026, après six mois d’exil dans les coulisses de sa propre mairie. Quelle audace, quelle leçon de survie dans ce cloaque qu’est la politique !

Et pendant ce temps, son équipe, ces fidèles pantins, vacille entre stupeur et résignation. « Une femme à la tête de la ville ? » s’étrangle un anonyme de la majorité, la gorge nouée par cette trahison radiophonique. 

Patricia Fourquet, « une dame sans ambition », dit-il, comme si l’ambition était un défaut dans ce marécage de vanités. Charles Pons, premier adjoint, claque la porte – un sursaut d’orgueil ou une fuite devant l’inéluctable ? Nul ne bronche trop fort, car « c’est lui le chef », et dans ce théâtre de l’absurde, on attend le verdict de lundi comme on attendrait la chute d’un couperet rouillé.
Le tableau est presque trop beau : un parti, le RN, accusé d’avoir siphonné entre 5 et 7,5 millions d’euros du Parlement européen, avec pour seul exploit d’Aliot un SMS – un SMS ! –, vestige dérisoire d’un emploi fictif. 

« Abus de confiance », « escroquerie », « usage de faux » : une litanie de chefs d’accusation qui sonne comme un hymne à la médiocrité triomphante. Et à Perpignan, la mairie tremble sous les coups du scandale : harcèlement, plaintes, graffitis racistes – « Sale Arabe » sur les murs de l’adjointe à l’urbanisme, Soraya Laurago, deux mois de silence complice avant qu’elle ne craque. Une agente municipale suit, brisée par la machine. 

Véronique Aliot, épouse omnipotente, règne en despote domestique, écrasant les élus pour la « paix des ménages ». Quelle touchante harmonie conjugale ! https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/01/perpignan-ne-peut-etre-une-proie-et-la-democratie-locale-ne-peut-etre-un-butin-par-robert-dainar.html

Cioran, s’il daignait lever les yeux de son néant, rirait sans doute de ce spectacle : l’homme politique, cet éternel charlatan, jonglant avec ses propres ruines, s’accrochant à son petit pouvoir comme un naufragé à une planche pourrie. Perpignan, microcosme d’une France qui s’effrite, où le copinage et la mesquinerie tiennent lieu de gouvernance. Lundi, le verdict tombera, et avec lui, peut-être, un éclat de rire amer : car dans ce monde où tout est permis à ceux qui osent, la justice elle-même semble une plaisanterie fatiguée.

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23 mars 2025 7 23 /03 /mars /2025 19:46

Dans la trame feutrée et pourtant fébrile de l’histoire, certaines institutions naissent avec la promesse d’un pont tendu entre passé et avenir. La Casa de la Generalitat de Catalogne à Perpignan fut de celles-là, érigée en 2003 comme un phare destiné à guider l’identité catalane à travers les écueils du temps. Or, voici que ce bastion culturel, cette vigie d’une mémoire partagée, se trouve aujourd’hui secoué par des vents contraires.

L’affaire a éclaté avec la déclaration de Christopher Daniel Person, nommé directeur en octobre dernier. Lors d’une comparution devant le Parlement de Catalogne, il a déclaré ne pas user du terme « Catalogne Nord », lui préférant les désignations administratives françaises : « Pyrénées-Orientales » pour le département, « Occitanie » pour la région. Dans le même souffle, il a affirmé que la langue catalane, en ces terres, s’était « perdue » et ne se parlait plus. À ces mots, les fondations de la Casa ont tremblé. Car au-delà d’un simple choix terminologique, ces affirmations résonnent comme une réécriture de l’histoire, un lissage des aspérités identitaires au nom d’une neutralité que d’aucuns jugeront feinte.

Les anciens directeurs de l’institution n’ont pas tardé à réagir. Enric Pujol i Casademont, Jordi Fernández-Cuadrench, Joan Gaubí, Josep Puigbert i Punset et Alfons Quera i Carré ont signé une lettre où s’exprime leur indignation. 

Pour eux, les déclarations de Person ne sont pas une maladresse, mais bien une remise en cause de la raison d’être de la Casa : promouvoir la langue et la culture catalanes, maintenir les liens entre nord et sud, donner corps à cette Catalogne qui, bien que morcelée par l’histoire, refuse de s’effacer.

Il est une cicatrice qui court à travers l’âme catalane : celle laissée par le Traité des Pyrénées de 1659, par lequel la monarchie espagnole céda à la Couronne française le Roussillon, le Conflent, le Vallespir et une partie de la Cerdagne, sans même consulter les institutions catalanes. Depuis lors, la frontière administrative n’a jamais su défaire les fils ténus qui relient les Catalans des deux côtés. À travers les siècles, les échanges culturels, économiques et sociaux se sont maintenus, défiant les cartes et les gouvernements. 

Puis, en 1986, la Catalogne du Nord et celle du Sud se sont retrouvées sous l’égide de l’Union européenne, et c’est dans cet élan qu’est née la Casa de la Generalitat à Perpignan.

Dès son inauguration, sous la houlette de Maryse Olivé, première directrice, la Casa s’est imposée comme un point d’ancrage. En vingt ans, elle a su tisser des alliances, construire des passerelles entre institutions, entreprises et citoyens des deux côtés de la frontière. Dans cette dynamique, la reconnaissance de la singularité catalane en terres septentrionales n’a jamais été un simple artifice idéologique, mais un socle sur lequel bâtir. C’est pourquoi les propos de l’actuel directeur suscitent plus qu’un débat : ils provoquent une onde de choc qui ébranle les fondements mêmes de l’institution.

Derrière la rhétorique de la « neutralité institutionnelle », dénoncent les signataires de la lettre, se dissimule une ignorance, voire un mépris, pour l’histoire et l’identité des Nord-Catalans. 

En quelques mois, affirment-ils, Christopher Daniel Person a démontré qu’il ne possédait ni la connaissance du pays, ni le sens de la diplomatie requis pour sa fonction. Dès lors, ils en appellent au président de la Generalitat, Salvador Illa, pour qu’il prenne les mesures nécessaires à la sauvegarde de la Casa et de ses missions. Il ne s’agit pas seulement de nommer un nouveau directeur, mais de préserver la crédibilité acquise au fil des décennies, cette légitimité patiemment construite et aujourd’hui mise en péril.

Loin d’être une querelle administrative, cette affaire révèle un enjeu fondamental : la mémoire d’un peuple, la persistance de son identité au-delà des fractures du temps. Si la Casa de la Generalitat fut conçue comme un rempart contre l’oubli, la controverse actuelle pose une question cruciale : que reste-t-il de cette mission lorsque ceux qui en ont la charge en nient l’essence même ?

 

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22 mars 2025 6 22 /03 /mars /2025 19:33

" - Tu brilles aussi fort qu’un miroir de bordel, même un aveugle te verrais à 10 lieux d’ici.
- J’aime bien que les gens me regardent moi.
- Ils ne partagent pas toujours ton plaisir."

Mon nom est personne, Jack Beauregard et Personne

Au moment où Joan Planes comptait ressortir le livre de son père Llorenç qui fut l'éponyme du concept: "le petit livre de la Catalogne Nord", la Géné (lorsqu'on l'épelait avec tendresse) a nommé un sorte de DJ de plage, en guise de directeur

L'homme qui tua le nom "Catalogne Nord

Perpignan, une ville où le vent joue les espions entre les ruelles, transportant des histoires de complots avortés et d'identités en suspens. Dans ce décor, un homme venait d’être parachuté à la tête de la Casa de la Generalitat, ce bureau censé entretenir la flamme catalane de l’autre côté de la frontière. Son nom ? Christopher Daniel Person. Un homme sans visage, ou plutôt, un visage trop lisse pour qu’on s’y attarde/https://www.lasemaineduroussillon.com/societe/un-nou-director-nomenat-a-la-casa-de-la-generalitat-a-perpinya-2-4381/

Une Casa sans cause ?

La Casa de la Generalitat à Perpignan, ce n’était pas juste une antenne culturelle. C’était un symbole, un mirador avancé de Barcelone en territoire français, une passerelle diplomatique, un vestige de la grandeur d’une Catalogne qui s’était rêvée indépendante. Depuis sa création en 2003, les directeurs qui s’y succédaient étaient des hommes de conviction, convaincus que cette enclave était une base arrière stratégique.

Parmi eux, **Josep Puigbert (2014-2023)**, un indépendantiste bon teint qui voyait en la Casa un laboratoire de catalanisme. Son successeur, **Alfons Quera (2023-2024)**, était du même moule, quoique plus prudent. Tous partageaient une obsession : faire vivre la culture catalane dans les Pyrénées-Orientales et entretenir le feu sacré de la "Catalogne Nord".

Mais les temps avaient changé.

Depuis la tentative avortée d’indépendance de 2017, Barcelone avait perdu son mordant. Les nouveaux maîtres de la Generalitat n’avaient plus d’appétit pour les grands projets nationalistes. Le poste de directeur de la Casa n’était plus une mission stratégique. C’était devenu une sinécure. Alors, on avait choisi Christopher Daniel Person.

Un homme du sérail socialiste

Né en 1992 à Cervera, formé en sociolinguistique et en marketing, il n’était ni un militant chevronné ni un fervent catalaniste. Son atout ? Avoir le bon carnet d’adresses. Il était passé par le PSC, le Parti des Socialistes de Catalogne, ce qui en disait long sur la nature de sa nomination. On n’attendait pas de lui qu’il secoue l’institution, juste qu’il assure une présence, qu’il gère quelques dossiers sans faire trop de vagues.

Le crime parfait

Seulement voilà, au lieu de faire profil bas, il commit l’irréparable. Il tua un nom. **"Catalogne Nord".** Froidement, méthodiquement, il enterra l’expression sous un flot de justifications administratives. "Nous devons employer le nom officiel, 'Pyrénées-Orientales'", déclara-t-il, comme un bureaucrate raturant une note inutile sur un rapport. Ce fut un séisme. À Perpignan, les nationalistes avaient toujours défendu cette appellation, vestige d’un espoir inachevé, d’une terre rattachée à la France mais où battait encore un cœur catalan.

Les réactions ne tardèrent pas. 

**Jordi Borràs**, Agustí Colomines (**Junts**), Nicolas Garcia (**maire d’Elne**) et bien d’autres dénoncèrent un crime contre l’identité catalane. **Unitat Catalana** exigea sa tête. On le traita d’"ignorant", de "médiocre", de "subordonné servile".

Mais Person ne s’arrêta pas là. Il porta un second coup. Il osa dire que "personne ne parle catalan dans la région". Une phrase assassine, jetée négligemment, qui anéantissait des décennies d’efforts pour préserver la langue. Les flammes de la révolte s’allumèrent aussitôt.

Le mauvais ouvrier se plaint de son outil

Dans un roman noir, c’est toujours au moment où tout semble sous contrôle que les choses dérapent. Person croyait pouvoir imposer son post-modernisme, mais il n’avait pas anticipé que l’identité catalane, même en sommeil, restait un volcan. Son poste, jadis prestigieux, n’avait plus le poids stratégique d’antan, mais il suffisait d’un faux pas pour que le feu reprenne.

L’homme qui tua "Catalogne Nord" devint l’homme de trop.

Les médias s’en emparèrent. Les critiques pleuvaient de toutes parts. Mais à Barcelone, ses protecteurs gardaient le silence. Le pouvoir socialiste qui l’avait placé là n’avait rien à gagner à un scandale. Il n’était qu’un pion sur l’échiquier, un exécutant interchangeable.

Alors, que lui restait-il ? Tenir bon. Feindre l’indifférence. Attendre que la tempête passe. Mais Perpignan n’oublie pas ceux qui trahissent ses légendes. Person a peut-être cru qu’il pouvait enterrer un nom. Il découvrira bientôt qu’ici, les fantômes de l’histoire ne meurent jamais vraiment.

 

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21 mars 2025 5 21 /03 /mars /2025 22:24

"L'expression : Désormais, on nomme « cheval de Troie » toute manœuvre d'infiltration ou de sape pour détruire un adversaire. Dans le langage informatique, un « cheval de Troie » est un programme espion greffé à un autre et destiné à faciliter une prise de contrôle malveillante d'un ordinateur."

Lors d’une audition ce jeudi dernier au Parlement de Catalogne, le Directeur général de la Maison de la Generalitat à Perpignan, Christopher Person, a déclaré qu’il n’était pas possible d’utiliser le terme « Catalogne Nord »

« Cette délégation, située en dehors de la Communauté autonome de Catalogne, a été créée dans un espace territorial faisant partie du cadre culturel, historique et national catalan. Les habitants de la Catalogne du Nord, d’où qu’ils viennent, n’ont jamais eu de problème avec l’adjectif catalan. Les entreprises, les clubs sportifs et la population elle-même se définissent comme catalans. »

La récente controverse entourant la Casa de la Generalitat à Perpignan a mis en lumière des tensions concernant l'identité et la terminologie utilisées pour désigner la région communément appelée "Catalogne Nord". Le directeur de cette institution, Christopher Daniel Person, a suscité des réactions en refusant d'employer cette appellation, invoquant une "neutralité institutionnelle" et le respect des dénominations officielles françaises.

Lors de sa comparution devant la Commission des Affaires Institutionnelles du Parlement de Catalogne, Person a expliqué que, selon lui, l'utilisation du terme "Catalogne Nord" n'était pas appropriée dans un contexte officiel, car il n'est pas reconnu par l'État français. Il a précisé que la dénomination officielle du territoire est "Pyrénées-Orientales" et que, par respect pour l'État français, il convient d'utiliser cette terminologie. Il a également mentionné que le terme "Roussillon" n'est pas une dénomination officielle en France.

Cette position a provoqué des réactions vives de la part de plusieurs formations politiques catalanes. Le parti Unitat Catalana, historiquement impliqué dans la promotion de la culture catalane dans la région, a demandé la rectification des déclarations de Person ainsi que son remplacement. Le député de Junts, Agustí Colomines, a exprimé son soutien à cette demande, critiquant le fait que Person "ne sait pas où il vit" s'il refuse d'utiliser le terme "Catalogne Nord". De son côté, la CUP a également réagi en déclarant que "le directeur général de la Generalitat à Perpignan nie le pays et méprise ceux qu'il représente", estimant qu'il ne peut pas continuer à représenter les intérêts des Catalans. citeturn0search3

La Casa de la Generalitat à Perpignan a été inaugurée en septembre 2003 par le président Jordi Pujol. Ses principales fonctions sont de créer et renforcer les liens institutionnels, économiques, linguistiques, culturels et touristiques entre la Catalogne et les Pyrénées-Orientales. Depuis sa création, plusieurs directeurs se sont succédé à sa tête, Christopher Daniel Person ayant été nommé en 2024. citeturn0search6

Né à Cervera en 1992, Person est titulaire d'un master en sociolinguistique de l'Université Sorbonne de Paris et d'une licence en langues étrangères appliquées de l'Université Jean-Moulin Lyon III. Avant sa nomination, il a travaillé comme responsable marketing de contenu et spécialiste en SEO dans diverses entreprises. Entre août 2021 et septembre 2023, il a été directeur des opérations chez ERTL-Yang à Paris, Madrid et Lisbonne. citeturn0search1

La controverse actuelle met en évidence les sensibilités autour de l'identité catalane dans la région des Pyrénées-Orientales. L'utilisation du terme "Catalogne Nord" est perçue par beaucoup comme une reconnaissance de l'héritage culturel et historique catalan de la région. Le refus de cette appellation par un représentant officiel de la Generalitat suscite des interrogations sur la politique linguistique et culturelle menée dans cette zone.

Il reste à voir comment cette situation évoluera et quelles mesures seront prises pour répondre aux préoccupations exprimées par les différentes parties prenantes.

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16 mars 2025 7 16 /03 /mars /2025 20:51

"Tchad - ÉVITEZ TOUT VOYAGE NON ESSENTIEL Évitez tout voyage non essentiel au Tchad, y compris dans la capitale N'Djamena, en raison de la menace terroriste, de risques de crimes violents et de troubles civils." 6 mars 2025

https://voyage.gc.ca/destinations/tchad

 

"Armand Lesignac : Hubert, n'êtes-vous pas le meilleur ?
OSS 117 : Je vous répondrais « Oui », ce serait de la prétention ; je vous répondrais « Non », ce serait de la bêtise."

    Dans l'ascenseur.

    Jean Dujardin, Wladimir Yordanoff, OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire (2021), écrit par Jean-François Halin et Nicolas Bedos

Maire de Perpignan ne semblent qu'être qu'une couverture pour Louis Aliot, il est en fait le fameux Kaizer Sosë du renseignement OAS 117. Après l'Amérique, l'Afrique...https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/03/louis-aliot-en-visite-en-floride-perpignan-sarasota-30-ans-de-jumelage-celebres-au-usa-by-bob-robert.html

Louis Aliot au Tchad : Opération baskets et élégance catalane
Louis Aliot, alias le Catalan Volant, maire de Perpignan et acolyte de choc de Marine Le Pen, a posé ses valises – et ses baskets Adidas – au Tchad, du 14 au 16 mars 2025, pour une mission diplomatique pas comme les autres. Objectif ? Accompagner la patronne du Rassemblement National chez Mahamat Idriss Déby Itno, grand manitou local, dans son QG d’Amdjarass, un coin tellement paumé qu’il faut un chameau et une boussole pour le trouver. Marine, toujours aussi blonde et déterminée, veut faire oublier les déboires de Macron en Afrique. 

Louis, lui, a décidé de marquer le coup… avec ses semelles en caoutchouc.

Mais là, attention, drame intergalactique : le Catalan s’est pointé en baskets. Oui, des Adidas, blanches comme un sourire Colgate, devant un chef d’État africain. "Un manque de respect flagrant, un mépris inacceptable", hurlent les puristes du protocole, ceux qui pensent qu’un costume trois-pièces est la seule arme digne d’un diplomate. "Ailleurs qu’en Afrique, ça ne passerait pas", ajoutent-ils, oubliant que, chez OSS 117, on a vu pire : des tongs à Buckingham, et ça n’a choqué que les corgis. En diplomatie, les baskets n’ont pas leur place, paraît-il. Moi, je dis : ça dépend si elles sont assorties au turban.
 

Faut dire que Louis, il a du style à sa façon.

À Sarasota, il jouait les séducteurs en costard catalan, faisant rayonner Perpignan jusqu’en Floride. Au Tchad, il tente le coup du "décontracté chic", genre "je suis là pour causer sécurité et business, pas pour défiler chez Dior". Avec Marine et Renaud Labaye – un nom qui sonne comme un méchant de James Bond ou OSS 117 –, ils ont bricolé une visite express : poignée de mains viriles, discussions sur le terrorisme et les puits de pétrole, et peut-être un selfie avec un dromadaire pour Instagram. 

Objectif officieux ? Montrer que le RN peut jouer les cow-boys là où la France officielle a rendu son cheval.
Marine, elle, connaît la chanson : en 2017, elle avait déjà tapé la discute avec le père Déby, un type qui savait tenir un pays comme on tient une kalach. Huit ans plus tard, rebelote avec le fiston, mais cette fois, Louis est de la partie, baskets aux pieds et sourire en coin. Le plan ? Séduire les Tchadiens, leur vendre une France "qui ne s’excuse pas", et snober l’Élysée au passage. Une diplomatie parallèle, façon OSS 117 : un peu brouillon, mais avec du panache.
 

Alors, scandale ou génie ?

Les baskets d’Aliot, c’est peut-être le vrai coup de maître. Pendant que les coincés du Quai d’Orsay s’étranglent dans leurs cravates, lui impose son style, entre élégance catalane et provocation assumée. Et si les codes diplomatiques en prenaient un coup, hein ? Après tout, comme dirait OSS : "C’est pas la tenue qui fait l’agent, c’est l’agent qui fait la tenue." Allez, Louis, prochaine étape : le smoking en tongs à l’ONU. #Tchad #France

Où alors, il était venu proposer une esplanade "Pierre Sergent" en la capitale N'Djamena!

 

 

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12 mars 2025 3 12 /03 /mars /2025 12:56


Jean-Bernard Mathon était en direct Au Cochon Hardi pour l'archipel contre attaque pour parler de l'actualité du quartier Saint Jacques, de l'actualité de la politique de la ville de Perpignan et des élections municipales de 2026 et de Alternative Endavant

Jean-Bernard Mathon, né le 10 juin 1952 sous le ciel indifférent de Préaux, traîne son ombre jusqu’à Perpignan en 1989, comme un exilé fuyant l’absurde vacarme parisien pour un autre, plus méridional, mais non moins tragique. Restaurateur d’art, bardé d’une maîtrise en sciences et techniques de conservation, il a tenté de panser les plaies d’un patrimoine roussillonnais rongé par le temps et l’oubli, dirigeant le Centre de conservation des Pyrénées-Orientales jusqu’en 2017. Conservateur des Antiquités et Objets d’Art, il a contemplé, impuissant, les vestiges d’une gloire passée s’effriter sous le poids d’une modernité qui ne pardonne rien.
À Perpignan, il s’est fait le Sisyphe de l’ASPAHR, luttant de 2017 à 2019 contre la démolition des pierres anciennes, celles de Saint-Jacques notamment, comme si sauver un mur pouvait racheter l’âme d’une ville déjà à moitié morte. Chevalier des Arts et Lettres, titre dérisoire face à l’éternelle victoire du néant, il a enseigné à l’Université de Perpignan, jetant des mots savants dans le vide, espérant peut-être que la connaissance freine la chute. Mais la chute est inéluctable.
Et puis, en 2020, il a plongé dans l’arène politique, co-tête de "L’Alternative !", un sursaut illusoire contre le règne de Louis Aliot et la lente pourriture d’une cité qu’il nomme "tatooinisée" – un désert où même les mirages ont cessé de mentir. Homme de gauche sans drapeau, il prêche l’écologie et la solidarité comme on murmure des prières dans une cathédrale en ruines. Mathon ne croit pas au salut de Perpignan ; il le défend pourtant, par habitude ou par défi, sachant que chaque pierre sauvée est une injure au néant, et chaque combat un râle face à l’inévitable.

Il ne démord pas de l'union face à Louis Aliot et la marche de ses pantoufles...

 

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9 mars 2025 7 09 /03 /mars /2025 17:29


Joan Nou d' Mouvement #Agissons Pays Catalans était en direct du Au Cochon Hardi pour parler des suites judiciaires pas très claires du #golf de Villeneuve de la Raho, de l'actualité et des permanences de  #perpignan et des #pyrénéesorientales

 La ZAC Golfique, ce chef-d'œuvre d'urbanisme et d'innovation écologique ! Que seraient nos contrées sans ces initiatives audacieuses qui bravent la logique et la nature elle-même ? Heureusement, la justice administrative vient mettre son grain de sel dans ce projet d’avant-garde, sous les cris d’orfraie d’associations et de citoyens manifestement trop attachés à l’eau potable et à une gestion transparente des deniers publics.

Des recours absurdes contre un projet d’excellence

Pourquoi s’acharner sur un si beau projet ? Pays Catalan Écologie et quelques autres rabat-joie s'opposent à l’arrosage du golf avec des eaux usées traitées, prétextant une règle interdisant cette pratique par vent supérieur à 15 km/h. Quelle mesquinerie ! Chacun sait que le vent en Pays Catalan est une invention des climatosceptiques.

Jean-François Carbonell et Charles Bolte, de leur côté, semblent convaincus que l’on ne peut pas simplement changer la liste des parcelles concernées ou décider que la loi sur l’eau ne s’applique pas ici. Une vision bien rigide de l’administration, qui empêche toute forme de créativité en matière de planification territoriale !

 Des infractions ? Allons donc ! Juste une gestion souple des intérêts

Les détracteurs s’acharnent aussi à voir du favoritisme et de la prise illégale d'intérêts là où il n'y a qu'une saine dynamique de réseautage. Que la commune ait acheté des terrains à la famille d'une adjointe pour les revendre à perte dix ans plus tard, puis que cette même famille ait revendu des terrains bien plus cher en dehors de la zone impactée, n'est-ce pas plutôt une belle histoire de valorisation immobilière ?

Quant aux tuyaux d’eau payés par la commune alors qu’ils étaient à la charge de l’aménageur, il faut comprendre que les finances publiques sont faites pour être fluides, tout comme ces canalisations qui, après tout, finiront bien par servir à tout le monde. S’arrêter sur de telles broutilles comptables relève d’un manque total de vision économique.

 Un avenir radieux pour la ZAC : golf ou marécage inutile ?

Face à cette levée de boucliers irrationnelle, certains osent proposer des alternatives écologiques et participatives. Quelle idée farfelue ! Transformer le golf en projet agro-écologique, récupérer les eaux usées pour irriguer des cultures en goutte-à-goutte, impliquer un lycée agricole, l’INRA et l’université de Perpignan ? Quelle perte de temps quand on pourrait avoir de magnifiques pelouses bien vertes pour taper dans une balle entre deux apéritifs.

Et que dire de cette insistance à mobiliser les citoyens, comme si leur avis avait une quelconque importance face à la noble vision des décideurs avertis ? Plus de 4500 signatures contre le golf ? Un simple bruit de fond que l’on se doit d’ignorer pour avancer vers un avenir plus arrosé (au propre comme au figuré).

 Pourquoi faire simple quand on peut faire litigieux ?

En somme, la ZAC Golfique est un projet exemplaire en matière de gestion des ressources, d’éthique administrative et d’écoute citoyenne. Espérons que la justice aura le bon goût de reconnaître le génie qui se cache derrière ce ballet délicat d’approximations foncières et de financements optimisés. D'ici là, souhaitons bon courage aux opposants : ils vont en avoir besoin pour s’attaquer à un tel sommet d’ingéniosité administrative.

 

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1 mars 2025 6 01 /03 /mars /2025 15:30

Le théâtre fait

Le théâtre fait la différence

Le théâtre fait le paysage avec ses pergolas câblées, ses pins parasol de toujours, pour toujours

Le théâtre fait les perspectives en les arrêtant avant qu’elles ne se détruisent

Transversal, le théâtre capte le paysage, capte les perspectives depuis la ville historique seulement par des séquences

Le théâtre fait le skyline depuis l’entrée de la ville, comme une question sur l’histoire

Le théâtre fait un quartier, celui qui est commencé et qu’on ne sait pas trop comment finir…

Mais surtout

Le théâtre fait l’attraction, la rencontre, le carrefour

Le théâtre exprime les contradictions… pour les exprimer, et tel Sisyphe en permanence tente de les résoudre

Le théâtre affiche les couleurs de l’expérience, de la tradition, du populaire

Le théâtre fait la différence par différents visages, différentes attitudes, différents milieux de vie

Le théâtre continue à faire Perpignan, la Catalogne par ses couleurs et ses postures

Le théâtre fait la rencontre au gré des cultures et des années

 

 

 

Jean Nouvel

 

 

 

https://www.jeannouvel.com/projets/theatre-de-larchipel/

L’agence Jean Nouvel se retrouve prise dans une vaste affaire de détournement de fonds révélée par le quotidien “Libération”. De ses débuts très engagés aux malfaçons accumulées, retour sur une star empêtrée dans les rouages d’un système.https://www.telerama.fr/arts-expositions/detournements-de-fonds-aux-ateliers-jean-nouvel-itineraire-d-un-architecte-rattrape-par-la-folie-des-grandeurs-7024536.php?utm_source=firefox-newtab-fr-fr

Un architecte rattrapé par les dérives financières

Pourtant, alors que Jean Nouvel semblait incarner une fusion entre audace et ancrage local, son agence se retrouve aujourd'hui au cœur d'une affaire de détournements de fonds. Une enquête de Libération révèle un système de fausses factures et de malversations impliquant plusieurs employés, dont l’ancien directeur administratif et financier, renvoyé en correctionnelle. Nouvel, quant à lui, est placé sous le statut de témoin assisté.

Jean Nouvel doit faire tourner une entreprise d’une grosse centaine de salariés. Il lui faut trouver des contrats et justifier des dépenses fastueuses, arguant qu’elles participent au prestige de son agence. La justice devra déterminer s’il a effectivement puisé de manière indue dans les caisses des Ateliers Jean Nouvel.

De l’architecte visionnaire à la démesure

La carrière de Nouvel a été jalonnée de projets ambitieux, parfois contestés. En 1987, il livre l’Institut du Monde Arabe, qui le propulse au rang de star de l’architecture. Mais rapidement, sa vision audacieuse se mue en une volonté de grandeur qui l’entraîne dans des projets controversés : la Tour sans fins à La Défense, jamais construite, ou la Philharmonie de Paris, dont le coût explose.

Au fil des années, les malfaçons se multiplient : étanchéité défaillante à l’Opéra de Lyon, problèmes structurels à la piscine du Havre... Le Théâtre de l’Archipel n’échappe pas aux critiques. Son esthétique détonne, et des soucis techniques apparaissent.

Nouvel, qui avait fait de l’intégrité architecturale son credo, se retrouve aujourd'hui enlisé dans un système où prestige et finance s'entremêlent. Son parcours, à l’image du Théâtre de l’Archipel, oscille entre création et controverse. Son avenir dépendra de la capacité de la justice à éclaircir le rôle exact qu’il a joué dans cette affaire qui ébranle le monde de l’architecture.

 Perpignan, Jean Nouvel et le Théâtre de l’Archipel :discours sur une alliance entre héritage, modernité et ambition culturelle

Perpignan, ville catalane nichée au cœur des Pyrénées-Orientales, incarne un carrefour entre traditions méditerranéennes et aspirations contemporaines. L’arrivée de Jean Nouvel, architecte visionnaire et figure incontournable de l’architecture mondiale, a marqué un tournant dans cette dynamique avec la création du Théâtre de l’Archipel, inauguré en 2011. Ce projet ambitieux illustre une relation profonde entre une ville en quête d’identité moderne, un créateur audacieux et un équipement culturel devenu emblématique.

Jean Nouvel, né en 1945 et couronné par le prix Pritzker en 2008, n’est pas un architecte qui impose des formes universelles. Ses œuvres, de l’Institut du Monde Arabe à Paris à la Tour Agbar à Barcelone, témoignent d’une approche où chaque bâtiment dialogue avec son environnement. À Perpignan, il trouve un terrain fertile : une ville méditerranéenne, baignée de lumière, aux couleurs chaudes et à l’héritage catalan vibrant. Nouvel ne se contente pas de construire un théâtre ; il imagine un "archipel culturel", un ensemble de bâtiments éclatés, reliés par une pergola et intégrés dans un écrin de pins parasols et de jasmin.

Le Théâtre de l’Archipel, inauguré le 10 octobre 2011, est l’aboutissement de cette rencontre. Implanté sur l’ancienne gare routière près de la rivière Têt, ce complexe de 8 215 m², conçu avec Brigitte Métra, représente un investissement de 44 millions d’euros. Son coût élevé a suscité des débats, certains y voyant une dépense excessive, d’autres un investissement visionnaire.

Les malfaçons du Théâtre de l'Archipel : une nouvelle ombre au tableau

Toutefois, depuis son inauguration, le Théâtre de l’Archipel n’a pas échappé aux critiques et aux problèmes techniques qui s’accumulent sur les réalisations de Jean Nouvel. Des fuites d'eau dans les espaces intérieurs, des problèmes d'étanchéité du Grenat et des défauts acoustiques ont été relevés par les utilisateurs et les professionnels du spectacle.https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/article-perpignan-theatre-de-l-archipel-l-oeuf-de-nouvel-ou-le-grenat-impossible-par-aleix-renye-journalis-78292625.html

Les surcoûts liés aux réparations ont suscité des tensions entre la municipalité et l'agence de l'architecte. Le cas de Perpignan rejoint ainsi une liste d'ouvrages signés Jean Nouvel qui ont fait l'objet de litiges pour malfaçons, à l'image de la Philharmonie de Paris ou de l'Opéra de Lyon.

Malgré ces problèmes, le Théâtre de l’Archipel reste un marqueur fort du paysage culturel perpignanais, entre ambition architecturale et difficultés techniques, témoignant des paradoxes de l'héritage de Jean Nouvel.

Ce dossier vient ainsi ajouter un nouvel épisode à la saga de l’architecte, dont la carrière oscille entre créations audacieuses et contestations récurrentes sur la qualité d'exécution de ses projets.

 

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