Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Contact

Profil

  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

Recherche

9 mars 2025 7 09 /03 /mars /2025 17:29


Joan Nou d' Mouvement #Agissons Pays Catalans était en direct du Au Cochon Hardi pour parler des suites judiciaires pas très claires du #golf de Villeneuve de la Raho, de l'actualité et des permanences de  #perpignan et des #pyrénéesorientales

 La ZAC Golfique, ce chef-d'œuvre d'urbanisme et d'innovation écologique ! Que seraient nos contrées sans ces initiatives audacieuses qui bravent la logique et la nature elle-même ? Heureusement, la justice administrative vient mettre son grain de sel dans ce projet d’avant-garde, sous les cris d’orfraie d’associations et de citoyens manifestement trop attachés à l’eau potable et à une gestion transparente des deniers publics.

Des recours absurdes contre un projet d’excellence

Pourquoi s’acharner sur un si beau projet ? Pays Catalan Écologie et quelques autres rabat-joie s'opposent à l’arrosage du golf avec des eaux usées traitées, prétextant une règle interdisant cette pratique par vent supérieur à 15 km/h. Quelle mesquinerie ! Chacun sait que le vent en Pays Catalan est une invention des climatosceptiques.

Jean-François Carbonell et Charles Bolte, de leur côté, semblent convaincus que l’on ne peut pas simplement changer la liste des parcelles concernées ou décider que la loi sur l’eau ne s’applique pas ici. Une vision bien rigide de l’administration, qui empêche toute forme de créativité en matière de planification territoriale !

 Des infractions ? Allons donc ! Juste une gestion souple des intérêts

Les détracteurs s’acharnent aussi à voir du favoritisme et de la prise illégale d'intérêts là où il n'y a qu'une saine dynamique de réseautage. Que la commune ait acheté des terrains à la famille d'une adjointe pour les revendre à perte dix ans plus tard, puis que cette même famille ait revendu des terrains bien plus cher en dehors de la zone impactée, n'est-ce pas plutôt une belle histoire de valorisation immobilière ?

Quant aux tuyaux d’eau payés par la commune alors qu’ils étaient à la charge de l’aménageur, il faut comprendre que les finances publiques sont faites pour être fluides, tout comme ces canalisations qui, après tout, finiront bien par servir à tout le monde. S’arrêter sur de telles broutilles comptables relève d’un manque total de vision économique.

 Un avenir radieux pour la ZAC : golf ou marécage inutile ?

Face à cette levée de boucliers irrationnelle, certains osent proposer des alternatives écologiques et participatives. Quelle idée farfelue ! Transformer le golf en projet agro-écologique, récupérer les eaux usées pour irriguer des cultures en goutte-à-goutte, impliquer un lycée agricole, l’INRA et l’université de Perpignan ? Quelle perte de temps quand on pourrait avoir de magnifiques pelouses bien vertes pour taper dans une balle entre deux apéritifs.

Et que dire de cette insistance à mobiliser les citoyens, comme si leur avis avait une quelconque importance face à la noble vision des décideurs avertis ? Plus de 4500 signatures contre le golf ? Un simple bruit de fond que l’on se doit d’ignorer pour avancer vers un avenir plus arrosé (au propre comme au figuré).

 Pourquoi faire simple quand on peut faire litigieux ?

En somme, la ZAC Golfique est un projet exemplaire en matière de gestion des ressources, d’éthique administrative et d’écoute citoyenne. Espérons que la justice aura le bon goût de reconnaître le génie qui se cache derrière ce ballet délicat d’approximations foncières et de financements optimisés. D'ici là, souhaitons bon courage aux opposants : ils vont en avoir besoin pour s’attaquer à un tel sommet d’ingéniosité administrative.

 

Partager cet article
Repost0
1 mars 2025 6 01 /03 /mars /2025 15:30

Le théâtre fait

Le théâtre fait la différence

Le théâtre fait le paysage avec ses pergolas câblées, ses pins parasol de toujours, pour toujours

Le théâtre fait les perspectives en les arrêtant avant qu’elles ne se détruisent

Transversal, le théâtre capte le paysage, capte les perspectives depuis la ville historique seulement par des séquences

Le théâtre fait le skyline depuis l’entrée de la ville, comme une question sur l’histoire

Le théâtre fait un quartier, celui qui est commencé et qu’on ne sait pas trop comment finir…

Mais surtout

Le théâtre fait l’attraction, la rencontre, le carrefour

Le théâtre exprime les contradictions… pour les exprimer, et tel Sisyphe en permanence tente de les résoudre

Le théâtre affiche les couleurs de l’expérience, de la tradition, du populaire

Le théâtre fait la différence par différents visages, différentes attitudes, différents milieux de vie

Le théâtre continue à faire Perpignan, la Catalogne par ses couleurs et ses postures

Le théâtre fait la rencontre au gré des cultures et des années

 

 

 

Jean Nouvel

 

 

 

https://www.jeannouvel.com/projets/theatre-de-larchipel/

L’agence Jean Nouvel se retrouve prise dans une vaste affaire de détournement de fonds révélée par le quotidien “Libération”. De ses débuts très engagés aux malfaçons accumulées, retour sur une star empêtrée dans les rouages d’un système.https://www.telerama.fr/arts-expositions/detournements-de-fonds-aux-ateliers-jean-nouvel-itineraire-d-un-architecte-rattrape-par-la-folie-des-grandeurs-7024536.php?utm_source=firefox-newtab-fr-fr

Un architecte rattrapé par les dérives financières

Pourtant, alors que Jean Nouvel semblait incarner une fusion entre audace et ancrage local, son agence se retrouve aujourd'hui au cœur d'une affaire de détournements de fonds. Une enquête de Libération révèle un système de fausses factures et de malversations impliquant plusieurs employés, dont l’ancien directeur administratif et financier, renvoyé en correctionnelle. Nouvel, quant à lui, est placé sous le statut de témoin assisté.

Jean Nouvel doit faire tourner une entreprise d’une grosse centaine de salariés. Il lui faut trouver des contrats et justifier des dépenses fastueuses, arguant qu’elles participent au prestige de son agence. La justice devra déterminer s’il a effectivement puisé de manière indue dans les caisses des Ateliers Jean Nouvel.

De l’architecte visionnaire à la démesure

La carrière de Nouvel a été jalonnée de projets ambitieux, parfois contestés. En 1987, il livre l’Institut du Monde Arabe, qui le propulse au rang de star de l’architecture. Mais rapidement, sa vision audacieuse se mue en une volonté de grandeur qui l’entraîne dans des projets controversés : la Tour sans fins à La Défense, jamais construite, ou la Philharmonie de Paris, dont le coût explose.

Au fil des années, les malfaçons se multiplient : étanchéité défaillante à l’Opéra de Lyon, problèmes structurels à la piscine du Havre... Le Théâtre de l’Archipel n’échappe pas aux critiques. Son esthétique détonne, et des soucis techniques apparaissent.

Nouvel, qui avait fait de l’intégrité architecturale son credo, se retrouve aujourd'hui enlisé dans un système où prestige et finance s'entremêlent. Son parcours, à l’image du Théâtre de l’Archipel, oscille entre création et controverse. Son avenir dépendra de la capacité de la justice à éclaircir le rôle exact qu’il a joué dans cette affaire qui ébranle le monde de l’architecture.

 Perpignan, Jean Nouvel et le Théâtre de l’Archipel :discours sur une alliance entre héritage, modernité et ambition culturelle

Perpignan, ville catalane nichée au cœur des Pyrénées-Orientales, incarne un carrefour entre traditions méditerranéennes et aspirations contemporaines. L’arrivée de Jean Nouvel, architecte visionnaire et figure incontournable de l’architecture mondiale, a marqué un tournant dans cette dynamique avec la création du Théâtre de l’Archipel, inauguré en 2011. Ce projet ambitieux illustre une relation profonde entre une ville en quête d’identité moderne, un créateur audacieux et un équipement culturel devenu emblématique.

Jean Nouvel, né en 1945 et couronné par le prix Pritzker en 2008, n’est pas un architecte qui impose des formes universelles. Ses œuvres, de l’Institut du Monde Arabe à Paris à la Tour Agbar à Barcelone, témoignent d’une approche où chaque bâtiment dialogue avec son environnement. À Perpignan, il trouve un terrain fertile : une ville méditerranéenne, baignée de lumière, aux couleurs chaudes et à l’héritage catalan vibrant. Nouvel ne se contente pas de construire un théâtre ; il imagine un "archipel culturel", un ensemble de bâtiments éclatés, reliés par une pergola et intégrés dans un écrin de pins parasols et de jasmin.

Le Théâtre de l’Archipel, inauguré le 10 octobre 2011, est l’aboutissement de cette rencontre. Implanté sur l’ancienne gare routière près de la rivière Têt, ce complexe de 8 215 m², conçu avec Brigitte Métra, représente un investissement de 44 millions d’euros. Son coût élevé a suscité des débats, certains y voyant une dépense excessive, d’autres un investissement visionnaire.

Les malfaçons du Théâtre de l'Archipel : une nouvelle ombre au tableau

Toutefois, depuis son inauguration, le Théâtre de l’Archipel n’a pas échappé aux critiques et aux problèmes techniques qui s’accumulent sur les réalisations de Jean Nouvel. Des fuites d'eau dans les espaces intérieurs, des problèmes d'étanchéité du Grenat et des défauts acoustiques ont été relevés par les utilisateurs et les professionnels du spectacle.https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/article-perpignan-theatre-de-l-archipel-l-oeuf-de-nouvel-ou-le-grenat-impossible-par-aleix-renye-journalis-78292625.html

Les surcoûts liés aux réparations ont suscité des tensions entre la municipalité et l'agence de l'architecte. Le cas de Perpignan rejoint ainsi une liste d'ouvrages signés Jean Nouvel qui ont fait l'objet de litiges pour malfaçons, à l'image de la Philharmonie de Paris ou de l'Opéra de Lyon.

Malgré ces problèmes, le Théâtre de l’Archipel reste un marqueur fort du paysage culturel perpignanais, entre ambition architecturale et difficultés techniques, témoignant des paradoxes de l'héritage de Jean Nouvel.

Ce dossier vient ainsi ajouter un nouvel épisode à la saga de l’architecte, dont la carrière oscille entre créations audacieuses et contestations récurrentes sur la qualité d'exécution de ses projets.

 

Partager cet article
Repost0
28 février 2025 5 28 /02 /février /2025 11:44

« C'est blesser un peuple au plus profond de lui-même que de l'atteindre dans sa langue et sa culture; nous proclamons le droit à la différence »

François Mitterrand, discours de campagne à Lorient le 14 mars 1981

 

**Louis Aliot l’Américain n’aime pas la langue catalane au mariage**

L'info était sur un site catalan https://www.racocatala.cat/noticia/67040/batlle-perpinya-prohibeix-celebracio-dun-casament-catala?fbclid=IwY2xjawIuZ6lleHRuA2FlbQIxMQABHcQRhXvkHw3hAvtQddhyN87k2sEVLPZX9-GTMCpZ10UuiVm6PiNp_Rh-WA_aem_fDmhW5UgTbop8rSAmd318w

Grande nouvelle ! Louis Aliot, shérif en chef de la mairie de Perpignan, continue son inlassable croisade contre cette langue qui, semble-t-il, le hante dans ses cauchemars : le catalan. Cette fois, il a frappé fort. Lorsqu’il a appris qu’un couple d’audacieux prévoyait de se marier dans la langue de ses ancêtres (horreur !), il a tout simplement interdit la cérémonie dans la salle des mariages de la mairie.

Car oui, chez Aliot, parler catalan, c’est un peu comme brandir un drapeau ennemi en territoire conquis. Peu importe que, depuis 1993, les mariages aient pu se dérouler dans cette langue sans problème. Peu importe que la France ait ratifié des conventions permettant l’usage de langues régionales. Le maire de Perpignan, lui, a décidé qu’ici, c’est « English only »… ah non, pardon, « Français only » !

**Un maire qui veille sur l’uniformité linguistique**

Jaume Roure, ancien adjoint aux Affaires catalanes (un poste qui risque de disparaître sous ce règne), s’est indigné contre cette mesure qui relève d’un zèle digne des plus belles heures du jacobinisme. Il rappelle que « la langue française, langue officielle de notre pays, est un vecteur d’unité et d’inclusion », mais que cela ne devrait pas empêcher qu’un mariage puisse être aussi célébré en catalan.

Mais non, Aliot veille. Il veille pour que Perpignan ne se transforme pas en un repaire d’irréductibles Catalans refusant de plier le genou devant la glorieuse homogénéisation nationale. Et tant pis si la liberté individuelle, la diversité culturelle et même la Constitution française affirment le contraire. Ici, c’est Aliotland.

**Une croisade anti-catalane bien rodée**

Bien sûr, ce n’est pas la première fois que le maire s’en prend au catalan. Souvenons-nous du jour glorieux où il a arraché la senyera en pleine fête de la Saint-Jean, décidant d’un coup de main viril que les symboles locaux n’avaient plus leur place dans « sa » ville. Il a également débarrassé Perpignan de son surnom trop enraciné dans l’histoire (« la Catalane ») pour lui préférer un plus neutre et aseptisé (« la Radieuse »).

Et comment oublier ses acrobaties pour bloquer la construction du lycée La Bressola, histoire que les jeunes de Perpignan comprennent bien que parler catalan, c’est comme manger avec les doigts : mal vu.

**Et maintenant, le mariage ?**

Que va-t-il interdire ensuite ? Les noms de famille trop catalans sur les actes de naissance ? Les conversations en catalan sur la voie publique ? Les épiceries qui vendent trop de produits locaux ? On attend avec impatience son prochain coup d’éclat.

En attendant, les amoureux évincés de leur salle de mariage devront trouver un autre endroit pour se dire « sí ». Peut-être une autre ville, un autre pays, ou carrément une autre époque, quand la France savait encore que sa richesse résidait dans sa diversité.

 

Partager cet article
Repost0
27 février 2025 4 27 /02 /février /2025 22:17

"Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie. "

La condition humaine
André Malraux

Justine Renard, enseignante PRAG (Professeur agrégé) en écologie, géosciences et transition des territoires au département Génie Biologique de l’IUT de Perpignan, était une figure engagée et passionnée, tant sur le plan professionnel que militant. Son engagement se déployait sur plusieurs fronts, reflétant une conviction profonde pour la préservation de l’environnement et la justice sociale. Voici les détails de son engagement, basés sur les informations disponibles :

    Engagement académique et pédagogique :
        À l’IUT de Perpignan, Justine enseignait des matières liées à l’écologie, aux géosciences et à la transition des territoires, dans le cadre du parcours Sciences de l’Environnement et Écotechnologies (SEE) du BUT Génie Biologique. Elle mettait l’accent sur une formation pratique et ancrée dans le territoire, intégrant des sorties sur le terrain, des projets tutorés avec des acteurs locaux (collectivités, associations écologiques, syndicats de rivière), et des Situations d’Apprentissage et d’Évaluation (SAÉ) pour outiller les étudiants face aux défis environnementaux et sociaux.
        Elle plaidait pour une approche interdisciplinaire et participative, mêlant sciences, arts, anthropologie et économie circulaire, afin de préparer ses étudiants à des solutions concrètes pour la transition écologique. Elle supervisait également des projets sur des thématiques comme la résilience alimentaire, la gestion des sols, ou l’aménagement durable des territoires, souvent en collaboration avec des professionnels et des structures locales.
        Justine dénonçait les limites du système éducatif, notamment au lycée, où elle avait auparavant enseigné les SVT, critiquant le calendrier serré et l’absence d’interdisciplinarité, ce qui l’avait poussée à valoriser une pédagogie plus libre et créative à l’IUT.
    Militantisme écologiste :
        Justine était une militante reconnue et active dans les combats environnementaux. Elle s’était notamment opposée à des projets controversés, comme la construction d’un méga-golf à Villeneuve-de-la-Raho, qu’elle jugeait destructeur pour les écosystèmes locaux et socialement injuste dans un département parmi les plus pauvres de France. Lors d’une manifestation en mars 2024, elle avait pris la parole pour dénoncer l’exclusion des pollinisateurs et la perte de biodiversité liée à ce projet, soulignant l’urgence climatique et la nécessité de protéger les ressources naturelles.
        Elle était également impliquée dans la lutte contre l’autoroute A69, un projet qu’elle considérait comme néfaste pour l’environnement et les territoires. Son activisme était relayé par des médias comme Reporterre, faisant d’elle une figure visible du mouvement écologiste.
        Justine participait à des actions concrètes sur le terrain, comme des randonnées éducatives, des animations nature et des séjours en milieu naturel (en France et à l’étranger, notamment dans les Vosges, les Alpes, ou encore en Norvège), où elle sensibilisait enfants, adolescents et adultes aux enjeux écologiques et à l’écocitoyenneté (gestion des déchets, changement climatique, agriculture durable, etc.).
    

Engagement dans la transition écologique des territoires :
        Elle travaillait sur la résilience des territoires, analysant leur histoire, leurs enjeux actuels et les leviers pour une transition écologique durable. Cela incluait des diagnostics sur des communautés de communes, l’étude des impacts climatiques, et la promotion de solutions comme l’agroécologie, les jardins partagés, ou les initiatives de récupération alimentaire et solidaire.

        Justine contribuait à des réflexions collectives, comme celles du collectif « Éducation et transition écologique », où elle plaidait pour intégrer les enjeux environnementaux et sociaux dans la formation des enseignants et des étudiants, ainsi que dans le fonctionnement des institutions éducatives. Elle avait été auditionnée par des instances comme le Haut Conseil de la Famille, de l’Enfance et de l’Age, et des représentants des ministères de l’Éducation nationale et de la Transition écologique.
  

  Dénonciation d’irrégularités professionnelles :
        Justine avait découvert et dénoncé ce qu’elle qualifiait de « pratiques mafieuses » à l’IUT de Perpignan, notamment une répartition frauduleuse des heures d’enseignement. Selon des témoignages anonymes de collègues, cet engagement l’avait épuisée et contribué à un burn-out, la poussant à prendre un arrêt maladie avant sa disparition tragique en février 2025. Cette dénonciation, bien que non confirmée officiellement par l’université ou les autorités, a suscité des interrogations après son décès, bien que le parquet d’Épinal ait indiqué qu’aucun lien n’était établi entre ces faits et sa mort.
    Vie personnelle et engagement physique :
        Originaire des Vosges, Justine était une amoureuse de la montagne et de la nature, qu’elle pratiquait à travers des randonnées et des activités en plein air. Ces passions alimentaient son engagement écologique et sa pédagogie, lui permettant de connecter les savoirs théoriques à des expériences concrètes sur le terrain.

Son engagement était marqué par une intensité et une intégrité rares, mais aussi par une vulnérabilité face aux pressions professionnelles et militantes. Cette combinaison d’idéalisme et de réalisme en faisait une figure inspirante, bien que tragiquement marquée par sa disparition soudaine le 15 février 2025, dans les Vosges, où elle était rentrée pour se ressourcer. Son héritage perdure à travers ses actions pédagogiques, ses combats écologistes et l’émotion qu’elle a suscitée parmi ses collègues, étudiants et militants.

Partager cet article
Repost0
27 février 2025 4 27 /02 /février /2025 19:07

"Ce mercredi 26 février 2025, la Municipalité de #Perpignan a illuminé ses façades en orange, en hommage à la famille Bibas assassinée par le Hamas, ainsi qu'à toutes les victimes du terrorisme 🙏"

Ville de Perpignan

Perpignan Il y a les illuminations arc en ciel, les banderoles de soutient: à la mémoire du commandant, Massoud, d'un prisonnier politique congolais, des otages israélien du Hamas, et avant même que tous soit libérés, une banderole pour la libération de Boualem Sensal...

Aujourd'hui,  la façade s’illumine, et l’on croit qu’il s’agit d’un hommage. Mais tout hommage est d’abord un miroir tendu à celui qui le rend. Que dit cette lumière orange ? Rien de la douleur des morts, tout de l’obsession des vivants.

Les villes ne pleurent pas. Elles affichent, elles proclament, elles se donnent en spectacle sous prétexte de mémoire. On éclaire des murs comme on scande des slogans, comme on érige des statues : pour s’inscrire, pour dire "nous sommes du bon côté de l’Histoire". Mais l’Histoire est sourde à ces simulacres, elle passe, indifférente, comme le vent sur des ruines.

L’orange, couleur de l’alerte, du danger. Que faut-il voir dans cette illumination ? Un cri ? Une injonction ? Un avertissement ? 

Il ne reste que le silence des morts et l’agitation des vivants, toujours trop affairés à interpréter, à récupérer, à justifier. Ce qui devait être un hommage devient un message ambigu, un champ de bataille pour les opinions. Car toute prise de position éclaire moins ce qu’elle célèbre que celui qui s’en empare.

Et puis, l’ironie : il fallait qu’un fugitif, dans sa fuite dérisoire, choisisse la même teinte pour disparaître. L’absurde ne s’invente pas, il se glisse partout, et démasque toujours ceux qui croyaient maîtriser leur mise en scène.

Partager cet article
Repost0
26 février 2025 3 26 /02 /février /2025 11:54

"En 1865, le Marquis de Queensberry entreprend de faire établir un ensemble de règles, visant à valoriser l'agilité plutôt que la force. Elles interdisent notamment les coups sur l'adversaire s'il est au sol ou en incapacité de combattre, le corps-à-corps, le combat à mains nues, le combat au finish."

Le bruit perpignanais cache une absence, le débat ! Oui, il n'y a plus de débat sur ce qui se passe chez nous! Où les gens sont concentrés sur leur personne et leur entourage, ou, c'est un point globalisé, où il pense se refléter, qui retient leur attention. Alors comment revenir sur le "ici" et débattre de ce qui nous concerne, consterne et recommencer à agir dessus. Ne pas attendre que la presse locale en parle, que les politiques en fassent des discours qu'ils transforment en promesses...Le réel n'attend pas les échéances électorales. Les problèmes ne se décomposent pas comme dans la nature grâce à l'action des bactéries. Les problèmes ont la résilience du plastique, voir la période de la radiation de l'uranium, s'ils ne sont pas évalués et traités! Le grand jeu de ces dernières décennies à Perpignan, a été de détourner l'attention par le fait divers où le superficiel, en général la grosse "super-ficelle" : il ne manquait que la barde et c'était l'électeur qui faisait le rôti du dimanche...Il nous reste encore peut de temps pour que le dormeur se réveille. Il nous faut désormais accorder de l'attention à nous-même et pas à notre reflet. Sans quoi, c'est une course sans faim après notre ombre!

Alors, nous vous fournissons un prétexte élégant: Perpignan la libérée! 

Partager cet article
Repost0
14 février 2025 5 14 /02 /février /2025 13:05

    "Nous fûmes les Guépards, les Lions ceux qui nous remplaceront seront les chacals et des hyennes... Et tous, Guépards, chacals et moutons, nous continuerons à nous considérer comme le sel de la Terre."

Le Guépard (1959) de Giuseppe Tomasi di Lampedusa

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Gu%C3%A9pard

Ah, ils veulent encore changer quelque chose... Comme si ça allait changer la misère, la débâcle, la chienlit du quotidien... Les élus du conseil départemental des Pyrénées-Orientales, eux, ils ont des idées, des ambitions, des plans... Toujours des plans... Il faut un nouveau nom, il faut que ça sonne, que ça claque ! Les Pyrénées-Orientales, trop long, trop fade, pas assez vendeur... Alors ils veulent consulter, interroger, donner la parole au bon peuple... Comme si le bon peuple n'était pas trop occupé à essayer de boucler ses fins de mois, à suer sous un soleil trop lourd, à gérer les urgences du quotidien...

Ah, les urgences ! Parlons-en des urgences... Parce que pendant qu'on disserte sur le nom du département, elles, elles s'accumulent, elles étouffent, elles prennent toute la place... Des factures qui s'entassent, des dettes qui rattrapent, des administrations qui croulent sous la paperasse, des situations critiques qu'on laisse traîner... Mais non, il faut prioriser, il faut "hiérarchiser" ! Alors on classe, on trie, on jauge l'urgence de l'autre comme on pèse des carottes sur un marché... "Vous êtes en difficulté ? Mais est-ce bien urgent, madame ?"...

Et pendant ce temps-là, les élus organisent des consultations citoyennes... Ah, le grand mot, la belle trouvaille ! Faire semblant d'écouter, de démocratiser la mascarade... "Pays Catalan" qu'ils disent... "Pyrénées Méditerranée" d'autres rétorquent... Et nous, nous dans tout ça ? Nous qui vivons ici, qui trimons, qui vieillissons sur des routes trouées, dans des villes assoupies sous la chaleur, entre la mer et les montagnes, entre le désœuvrement et l'oubli...

Alors ils changeront le nom, peut-être... Et après ? On résoudra les problèmes du quotidien ? On arrêtera de fermer des classes, de rogner sur tout ? Ah non, faut pas rêver... On aura de belles pancartes flambant neuves aux entrées de ville, de belles brochures pour les touristes... Mais pour nous, le fond du problème restera le même : toujours cette sensation étouffante d'être les oubliés d'une farce qui nous dépasse...

Allez, buvons, trinquons, rions un peu... Il paraît qu'ils nous demandent notre avis, profitons-en avant qu'ils ne fassent ce qu'ils ont décidé dès le départ...

 

Partager cet article
Repost0
11 février 2025 2 11 /02 /février /2025 20:20

"Après tout on n'est pas là pour s'amuser. Pour faire quoi, alors ? Je n'en ai pas idée, pour durer, sans doute, pour tuer le temps avant qu'il ne vous tue."

" Les Bienveillantes" Jonathan Littell

 

À l'Archipel contre attaque, on observe la vie des élus, en télétravail, le cul bien vissé sur notre fauteuil en cuir de vachette synthétique (à base de culture de champignons ) , à travers le périscope des comptes des édiles sur les réseaux sociaux: l'impression générale, c'est qu'ils ou elles passent beaucoup de temps en discours et coupages de rubans pour des inaugurations. Alors, est-on passer de la définition de la démocratie selon Montesquieu par la séparation du pouvoir, à celle de " l'achipelisation" du pouvoir et sa dilution par mille-feuille administratif interposé? « Je n'ai pas été élu président de la République pour inaugurer des expositions de chrysanthèmes », déclarait lors d'une conférence de presse le général de Gaulle et eux ?

Les Élus des Pyrénées-Orientales : Un Cimetière de Promesses et de Carpette Républicaine  ?

Ah, la République… **Ce vieux cadavre qu’on trimballe à bout de bras comme une dépouille mal enterrée, une momie qu’on exhibe les jours de fête pour faire croire qu’elle respire encore.** Ah, les élus ! Ces figurants de pacotille, ces guignols en écharpe qui jouent les notables en goguette, les discours bien propres, les sourires en vitrine… **mais les poches vides et les mains liées.**  

C’est du théâtre de boulevard, une farce jouée par des gérants de succursale, **des domestiques du pouvoir, bons à courber l’échine et à obéir, toujours, obéir.** Et dans les **Pyrénées-Orientales**, c’est encore plus risible, encore plus minable… **Des vassaux sans fief, des rois sans couronne, des marquis sans château, réduits à quémander une subvention comme un chien attend son os.**  

---

Acte I : L’Empire des Tampons et des Bureaucrates Sadiques

Ici, pour poser une brique, faut remplir **cent pages de formulaires**. Pour planter un arbre, faut l’aval de **dix commissions et trois ministères**. Et pour voir un projet aboutir ? **Faut attendre que les corbeaux aient fini de bouffer le cadavre du bon sens.**  

Tenez, prenez **Baixas**, un trou perdu depuis la capitale, mais un trou qui voulait **passer à l’éclairage LED**. Trois ans de paperasse, trois ans de **courbettes à la Région, de génuflexions à Paris, de lamentations à Bruxelles.** À la fin, **ils sont restés à la chandelle**, et la facture d’électricité a bondi de **40 % en un an**. **Bienvenue en France.**  

Et les subventions ? **Ah, les subventions !** Ces chimères qu’on agite sous le nez des élus comme on appâte un âne avec une carotte. **85 millions d’euros promis aux communes des P.-O. en 2023. Mais seulement 62 % réellement versés.** Le reste ? **Égaré, retardé, broyé dans l’engrenage administratif, ce grand intestin qui digère l’argent public et ne chie que du papier.**  

---

Acte II : L’Europe, ce Maître Lointain qui tire les ficelles 

Là-bas, à Bruxelles, **ils tracent des plans, pondent des règlements, pondent des lois comme d’autres pondent des œufs.** Et ici, on obéit. On baisse la tête. On signe. **On ferme sa gueule.**  

Regardez les **vignerons du Roussillon.** Des siècles qu’ils font du vin, qu’ils en vivent, qu’ils en crèvent. **Mais Bruxelles a décidé que c’était trop.** Alors ils doivent arracher des vignes, changer leur métier, suivre la musique. **30 % des exploitations viticoles rayées de la carte en vingt ans.**  

Mais ne vous inquiétez pas ! **L’Europe nous envoie 21 millions d’euros.** Pour compenser quoi ? **La destruction programmée ?** **L’abandon du territoire ?** Les bureaucrates rigolent bien, là-haut. **Ils ont le pouvoir, eux. Ici, on n’a que les dettes.**  

---

Acte III : Des Caisses Vides et des Mains Tendus

Vous voulez savoir où va l’argent ? **Moi aussi.**  

- **Budget du département des P.-O. : 817 millions d’euros.** Mais la moitié **part en RSA, en aides sociales, en gestion de la misère.**  
- **Le RSA ? 120 millions d’euros. L’aide aux vieux ? 61 millions.**  
- **Et les communes ? Elles crèvent.** **190 millions d’euros de dette cumulée.**  

Les maires, ces pauvres diables, ils veulent encore croire qu’ils peuvent changer quelque chose. **Ils harcèlent la Région, le Département, l’État.**  
> "On veut refaire une école, le toit fuit."  
> **"Voyez avec la Région."**  
> "La Région nous dit de voir avec le Département."  
> **"Le Département nous envoie vers l’État."**  
> "Et l’État ?"  
> **"L’État nous envoie une lettre de soutien."**  

**Voilà où on en est.** **Des seaux sous les fuites et du plâtre acheté au rabais.**  

---

Acte IV : Voter ? Pour Qui ? Pour Quoi ? 

Les électeurs, eux, **ils ont compris.** **Que tout ça, c’est du pipeau.** Alors **ils ne votent plus.**  

- **Élections départementales 2021 ? 36 % de participation.**  
- **Régionales 2021 ? 34 %.**  
- **Législatives 2022 ? 40 %.**  

Pourquoi voter ? **Pour élire des pantins qui n’ont aucun pouvoir ?** Des maires, des conseillers, des députés qui **parlent, parlent, mais qui, au final, n’ont même pas le droit de décider de la couleur des bancs publics sans une validation en six exemplaires ?**  

---

Final : L’Âge des Clowns Numériques?

Alors **ils se recyclent.** **Ils n’ont plus de pouvoir, mais ils ont encore un iPhone.**  

Ils font des **stories Insta** : "Regardez ce joli rond-point qu’on a inauguré aujourd’hui (après dix ans de retard)".  
Ils font des **TikToks pédagogiques** : "On vous explique pourquoi on n’a pas pu rénover l’école (c’est pas notre faute, hein !)".  
Ils font des **posts LinkedIn inspirants** : "Le combat politique est un sacerdoce" (photo en écharpe tricolore, regard pensif, hashtags #Engagement #Démocratie).  

Mais attention, **pas influenceurs à Dubaï.** Non. **Ici, c’est l’influence de la lose.**  

- **L’influence du mec qui n’a rien décidé mais qui prend la pose.**  
- **L’influence du type qui inaugure un abribus comme s’il lançait un porte-avions.**  
- **L’influence du fantôme qui tweet mais qui ne tranche plus.**  

**Bienvenue dans la politique moderne.**  

Et dans vingt ans ? **On élira nos maires sur YouTube, et les conseils municipaux seront sponsorisés par des marques de téléphones.** **D’ici là, surtout, ne demandez pas trop d’action.** **Ils ont déjà assez de mal à faire semblant.**

Partager cet article
Repost0
1 février 2025 6 01 /02 /février /2025 18:31

"Quand un homme se retourne sur sa vie, faut qu'il puisse être fier de tout ce qu'il a fait, pas seulement des années où il portait son casque, pas seulement des souvenirs de quand il était bon. Faut que t'apprennes ça Willie, là-dedans. Si tu le fais pas, tu seras pas un homme, tu seras qu'un tocard."

in "L'enfer du dimanche" Oliver Stone

Bon, mon gars, maintenant voila, tout ce qu’il faut. T’as plus qu’à mettre les mains dans le cambouis et y aller à la hargne, sinon Perpi est foutu! Sempre endavan !

**1. Pas de baratin, balance une promesse qui sent le vrai, pas le vieux pastaga éventé !**  
Si tu veux convaincre, faut pas leur chanter la messe comme un curé fatigué. **Du concret, du costaud, un programme qui tient mieux qu’une grillade de canigou !** Moi, quand je cogite, j’vais me promener entre la place Cassanyes et le Vernet, j’écoute les mamies râler sur les bus qui passent jamais, les commerçants pester contre les rues désertes, et je me dis : **« Bon, mon gars, si tu veux pas finir comme le dernier guignol qui nous a foutus dans ce merdier, faut taper fort et taper juste ! »**  

**2. Arrête de tchatcher avant que les gens pioncent !**  
Si tu veux que ça percute, faut y aller en mode espresso, pas tisane de mamie. **Un bon coup de punch, pas un rapport de 400 pages que personne va lire !** Tu balances une idée béton, et basta ! Si tu les fais chier avec des phrases à rallonge, ils t’écoutent plus, ils pensent déjà à leur rousquille et au rosé du soir. **Et pendant ce temps, l’autre camp, lui, il fait son trou…**  

**3. En dehors des meetings, cause d’autre chose que de politique, sinon t’es cuit.**  
Si tu passes ta vie à radoter sur ton programme, même **ta propre grand-mère votera pour l’autre.** Tu crois que les gens ont que ça à foutre d’entendre tes grandes théories pendant qu’ils essayent de boucler leurs courses sans se faire plumer au marché ? **Parle USAP, grogne sur le prix du stationnement, râle sur les écoles qui partent en vrille, bouffe du fuet et bois un coup.** Laisse ton cerveau mijoter en sourdine, c’est comme ça que viennent les bonnes idées.  

**4. Avant de causer aux gens, vérifie que ton programme tient mieux qu’un vieux parasol par tramontane !**  
On part pas en porte-à-porte avec des promesses en mousse ! **Relis ce que t’as écrit,** ajuste avec ce que les gens te balancent, sois pas un perroquet de bureau. **Un programme, c’est comme une bonne bullinada : faut que ça mijote, que ça s’épaississe, que ça accroche bien au palais.** Pas un vieux gloubi-boulga qui se barre dès la première critique.  

**5. Laisse tomber les grands discours, fais sentir les emmerdes aux gens !**  
Tu crois que ça sert à quelque chose de dire : « Nous allons revitaliser le tissu économique local » ? **Pfff… ça pue la phrase toute faite !** Parle-leur de la galère de trouver un taf qui paye mieux qu’un paquet de chips, des gamins qui traînent dans la rue parce qu’ils ont rien à foutre, du centre-ville qui devient un cimetière après 19h… **Ça, c’est du vrai !** Pas des mots creux qu’on balance pour faire genre.  

**6. Ouvre tes esgourdes avant d’ouvrir ta gueule !**  
Un bon candidat, c’est **pas une machine à slogans, c’est un collecteur de galères.** Tu prends un carnet, un bic, et tu notes ce que les gens te disent, point par point. Si t’as toujours le même programme qu’au début de la campagne, **c’est que t’as pas écouté et que tu mérites de finir au bar avec une tape dans le dos et un « Bien essayé, champion ! »**  

**7. Du concret, du vrai, bordel, pas du blabla de concours d’éloquence !**  
Les envolées lyriques, c’est bien pour les plateaux télé à Paris. Ici, **on veut du dur, du palpable.** Pas des grands mots, mais **des bus qui passent à l’heure, des écoles qui ferment pas, des loyers qui t’obligent pas à vendre un rein, un centre-ville qui crève pas à petit feu.** Faut que ça tienne sur un post-it et que ça cause direct aux gens.  

---

Bon, maintenant, t’as plus qu’à remonter tes manches, **mettre les mains dans le cambouis et foncer dans le tas !** Parce qu’ici, si tu fais le malin avec des promesses en carton, **tu finis comme une saucisse trop cuite sur la braise : cramé et oublié.**  

**Allez, fot-li canya !**

Partager cet article
Repost0
29 janvier 2025 3 29 /01 /janvier /2025 00:42

"Notre seul programme, c'est de prendre le pouvoir!"

Benito Mussolini

  "  Le fascisme peut revenir sur la scène à condition qu’il s’appelle anti-fascisme."

Pier Paolo Pasolini – Lettres luthériennes (1976)

Chapitre 1 : L'ombre du mot

Le fascisme, ce spectre sans repos, hante les discours sans jamais se fixer. Il fut un temps où il avait une chair, un nom, une odeur âcre de poudre et de certitudes. Mussolini, Hitler, Franco : ces momies sanglantes qui ont donné au concept sa consistance première. Mais comme tout ce qui prétend à l’éternité, le fascisme s’est dissout dans la vulgarité de l’usage, il est devenu un fantôme commode, un épouvantail brandi par des tribuns à court d’arguments.

On le nomme, on l’invoque, et comme un dieu usé, il apparaît sous des formes trop diverses pour encore effrayer. Un dirigeant ferme-t-il trop fort la porte ? Fasciste. Un gouvernement raffermit-il ses frontières ? Fasciste. Le mot ne pèse plus rien, vidé de substance, flottant dans l’éther des imprécisions. Jadis précis, il est devenu impressionniste, tachiste, une étiquette que l’on colle à la paresse de la pensée.

Comme l’a écrit Cioran : « Nous sommes condamnés à la généralité dès que nous voulons exprimer une souffrance ou une idée intense. » Et ce mot, autrefois chargé de terreur et de poids, s’est dissous dans l’inflation des discours.

Chapitre 2 : Les docteurs du vide

L’académie, elle, s’échine à en fixer les contours, à en exhumer les squelettes conceptuels. Robert Paxton, Roger Griffin et d’autres tracent des lignes, définissent des seuils, posent des critères comme des remparts contre l’approximation. Dans leurs écrits, on retrouve des mots-clés : « ultranationalisme », « mobilisation de masse », « volonté de régénération ». Mais qui écoute encore les doctes dissections quand l’invective seule suffit à éreinter un adversaire ?

Dans leur solitude, ces chercheurs semblent s’acharner à préserver une flamme éteinte. Ils répertorient les formes passées, décryptent les déviations modernes, tout en sachant qu’à mesure qu’ils cataloguent, le monde avance sans eux. Le fascisme qu’ils décrivent n’est plus celui des masses, mais celui des esprits qui bricolent des idéologies à la carte.

« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil, » disait Cioran, et ces académiciens, lucides mais impuissants, scrutent une ombre qui leur échappe à mesure qu’elle se déforme.

Chapitre 3 : Les visages multiples

Le fascisme est mort mille fois et mille fois ressuscité, sous des masques si divers qu’il finit par n’être plus rien. Ce qui fut un projet totalitaire s’est transformé en injure de café du commerce, un mot-valise où s’engouffre l’ignorance satisfaite. Aujourd’hui, on voit fleurir des pseudo-fascismes à la mode, épars et déstructurés, empruntant quelques traits de l’ancien régime mais sans jamais en égaler la cohérence morbide.

L’ironie réside dans cette prolifération : le fascisme n’a plus besoin d’uniformes ni de marches triomphales. Son essence se dilue dans les discours, dans les comportements autoritaires banalisés, dans les pulsions identitaires de la modernité. Les visages du fascisme moderne se confondent avec ceux d’élus populistes ou de leaders de sectes. Il n’est plus un état, mais une humeur, une tentation qui sourd partout où la peur domine.

Cioran écrivait : « Quand on cesse d’être un homme, on doit se réfugier dans un rôle. » Et c’est bien là que réside le danger du fascisme moderne : dans ces rôles interchangeables, ces figures de façade qui masquent des ambitions démesurées.

Chapitre 4 : La dilution du langage

Dans l’effritement du langage, il y a une ironie tragique. On ne combat plus le fascisme, on le proclame, on le fabrique, on l’invente. Mais à trop crier au loup, on finit par dormir tranquille au milieu des fauves. L’usure des mots, cette érosion du sens, finit par désarmer la conscience. Dire « fasciste » ne provoque plus ni frisson, ni indignation, ni réflexion. Le mot est un soupir, une habitude, un réflexe sans consistance.

Et pourtant, dans cette banalisation, le danger s’insinue. L’indifférence au mot reflète une indifférence au phénomène lui-même. Nous ne voyons plus les germes, nous ne reconnaissons plus les mécaniques. Les dictateurs en herbe n’ont plus besoin de casques ni de chemises brunes, ils avancent masqués sous les auspices du pragmatisme ou de la nécessité.

« Le temps n’est qu’une trahison des possibilités, » écrivait Cioran, et ici, cette trahison se manifeste dans l’effacement progressif des signifiants. Chaque mot perd sa gravité, et avec lui, la capacité de nommer et de combattre l’horreur.

Chapitre 5 : Retour aux sources

Face à cette confusion, il est urgent de revenir aux sources, à l’histoire, aux analyses rigoureuses. Il faut relire les manifestes, étudier les discours, revisiter les archives. Non pour ressusciter le passé, mais pour démasquer ses échos dans le présent. Le fascisme, pour ce qu’il fut et pour ce qu’il est devenu, exige un regard impitoyable.

« Penser contre soi-même est le privilège des élus, » disait Cioran. C’est ce que nous devons faire : ne pas céder à la facilité, ne pas céder aux illusions d’un monde dénué de menaces. Car ce n’est qu’en reconnaissant les nuances, en comprenant les mécanismes et en refusant la paresse intellectuelle que l’on pourra éviter le retour de ce spectre, non pas comme caricature, mais dans toute sa dangereuse subtilité.

Nous devons désormais nous méfier non seulement des fauves, mais aussi de ceux qui, par leur indifférence ou leur opportunisme, leur préparent la cage dorée.

 

Partager cet article
Repost0