Suite aux articles écrits dans l'archipel contre attaque et l'indépendant, la pétition qui faisait état que la radio publique France Bleu Roussillon revendiquer comme "la radio d'ici" ne diffusait par jour que 2 à 3 titres de titres de groupes locaux. Un collectif de musiciens a écrit à la directrice de France Bleu Roussillon afin qu'elle les reçoive, pour que la radio ait un comportement plus "service public" et moins discriminatoire quant à la diffusion de la création musicale locale.
Christine Arribas ne souhaitant pas recevoir les artistes elle-même, les renvoya au chargé de la programmation Louis Benhedi. Cet ancien de Sud-Radio, ex animateur des "Rendez-vous de l'étrange" émission sur le paranormal (comme la situation de la musique sur la station) , amateur du Barça et du Surfer d'argent n'a pas souhaité recevoir le collectif, mais un par un . Tout ça pour leur dire: qu'à France Bleu Roussillon, on ne décidait de rien ou si peu , le pouvoir étant à Paris, qu'il y avait un cahier décharge. Et que cerise sur le gateux, les groupes musicaux qui passaient devant lui ,ne correspondaient "au cœur de cible de la radio" (parce dans France Bleu Roussillon, il y a bleu comme les cheveux des vieilles dames) qui souhaite toucher les 50/60 ans, c'est mieux pour vendre du temps de cerveaux disponible pour des pubs de couches pour fuites urinaires et autres fauteuils élévateurs pour le confort des escaliers! On leur a proposé un service minimum "un clip d'une minutes mélangeant présentation et morceau", mais sans parler de la fréquence de diffusion, ni l'horaire. En tout cas, qu'il n'était pas question de les intégrer dans la grille de programmation.
Du temps du programmateur de Max Charry, la station jouait le jeu de la programmation d'ici. Preuve en est: le cas de la chanteuse Stéphanie Lignon, à qui la radio avait assuré un belle promotion, des avant qu'elle eut des succès parisiens. Ayant mis entre parenthèse sa carrière de chanteuse pour celle de maman, elle voulu se relancer en 2011, et écrivit à France-Bleu Roussillon, de laquelle, elle ne reçut aucune réponse.
L'argument du collectif musical partait du principe, que France Bleu Roussillon étant une radio de service public et une station locale, elle avait un devoir de s'ouvrir à la création d'ici . Ce fut la première chose qui fut dit par Louis Benhedi , c'est que cela ne tenait pas lieu d'obligation, au vu du cahier des charges.
Nous serions bien curieux, nous citoyens des Pyrénées-Orientales et auditeurs de la radio, qu'on nous transmit en toute transparence, le fameux cahier des charges derrière lequel la direction de celle-ci se cache pour discriminer les musiciens. Faudra-t-il interroger le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) qui vient justement de publier un rapport au parlement relatif "Rapport au Parlement relatif à la représentation de la diversité de la société française à la télévision et à la radio - Exercice 2015" pour cette discrimination de la musique indigène .
Comme service public France Bleu Roussillon est un outil au service de tous qui ne devrait n'avoir lien à faire du concept d'audimat et de cœur de cible!
La programmation musicale de cette station est pour l'essentiel de la variété française et étrangère que l'on peut trouver partout sur les autres radio. Donc, quelle spécificité de cette radio par rapport à Catalogne Nord radio privée?
Pourquoi l'argent public devrait-il servir à une programmation si peu exigeante et qui folklorise la société locale, lui donnant d'elle même une image réduite?
A suivre donc, car cette histoire ne fait que commencer!
Voir aussi:
Perpignan: comment je me suis auto-radicalisé en écoutant France-Bleu Roussillon! par Nicolas Caudeville
Philippe Meyer : plus jamais de prochaine fois !
et toujours la pétition
