:
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
"En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux réfugiés qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude. C'est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat."
Message du maréchal Pétain, le 17 juin 1940 -
Hayé, c'est Perpignan, c'est Groland et Annabelle Brunet, c'est Francis Kunz!
On se demande toujours ce qui se passe dans la tête d'un élu, même de l'opposition ! Mais pourquoi diable, la centro-catalaniste Annabelle Brunet de la liste (apparemment plus de Schindler ) d'Agnès Langevine , c'est mise dans cette galère, (confirmant ainsi l'hypothèse du site: qu'elles seraient l'absence de colonne de la 5ème de Louis Aliot) .
Alors était-ce un syndrome Adolf de la Tourette, un coup de chaud, une "plaisanterie" qui comme dans le roman éponyme de Kundéra à dépasser les conséquence acceptable du public, vlà-ti pas qu'après un échange avec le maire pour le vote ou pas d'un truc municipal, en lieu de lever la main en signe de vote pour, elle l'a tend, et pas, "tend la main pour avoir un bon copain", mais en mode salut romain remixer à la mode autrichienne ! "Sur le moment ça les faisaient marrer ses cons" aurait dit le maire Louis Aliot qui porte plainte auprès du procureur de la République . Pour seule réponse l'avocate plaide (sur les genoux) "qu'elle était énervée !" . Ha si tous les gens énervés faisaient ça, on en serait au quatrième reich, mame Michu ! C'est donc Louis Aliot qui l'aura mise en fureur: je ne sais pas si ça tient face à un tribunal . Ce qui est sûr, c'est qu'il sera plus difficile pour elle désormais, d'avoir son permis de chasse aux "fascistes"
"C'est incroyable comme la présence d'un chat peut transformer n'importe qui en expert de la propagande nazie ! Si seulement nos amis félins pouvaient nous expliquer leur secret pour maîtriser l...
J'en reviens pas, t'as vu ce qu'il s'est passé à Perpignan la semaine dernière. Louis Aliot a été élu maire de la ville. Putain de ville de fachos, je te gazerai tout ça moi ! Dingue, les na...
"L'absurde n'a de sens que dans la mesure où il n'est pas accepté."
Albert Camus Artiste, écrivain (1913 - 1960)
Comment Jacques le fataliste discourait sur les grèves des collèges, et de ce qui s’ensuivit ce mercredi à Perpignan.
« Mon maître, dis-je un jour à mon maître, voilà que les professeurs du collège Saint-Exupéry, à Perpignan, se sont mis en grève ce mercredi 17 juin 2026, juste au moment où ceux d’Albert-Camus relevaient la tête après quarante-huit heures de combat.
– Et qu’est-ce que cela prouve, Jacques ? me répondit mon maître. Que tout est lié par des chaînes nécessaires, comme tu le soutiens toujours. Un collège s’arrête, l’autre repart ; l’un obtient un demi-poste, l’autre le réclame à grands cris. C’est la grande roue qui tourne. »
Je repris : « Vous avez raison, mon maître, et pourtant ces maîtres-là, qui ne sont point fatalistes comme moi, ont leurs raisons bien arrêtées.
Ils disent que leur collège accueille un public qui rencontre “de nombreuses difficultés sociales et scolaires” – ce sont leurs propres termes – et que pourtant l’Institution, dans sa sagesse infinie, refuse de le classer en réseau d’éducation prioritaire. Point de moyens supplémentaires, point de label REP, point de ces indemnités qui adoucissent l’amertume du métier. Ils se plaignent, et non sans apparence de vérité, d’un climat scolaire fort dégradé : vingt-trois conseils de discipline et deux mille deux cent vingt-trois exclusions de cours depuis la rentrée. Deux mille deux cent vingt-trois ! Voilà un chiffre, mon maître, qui ferait réfléchir le plus déterminé des philosophes. »
Mon maître haussa les épaules : « Et que demandent-ils donc, ces braves gens ?
– Des classes limitées à vingt-quatre élèves, afin de mieux suivre chacun. Un poste de conseiller principal d’éducation supplémentaire, pour prévenir, accompagner, dialoguer avec les familles. Et que chaque enseignant reçoive l’indemnité pour mission particulière, comme s’ils étaient en REP.
Bref, de meilleures conditions d’étude et de travail, disent-ils, pour eux et pour les élèves, car leur combat est aussi celui des enfants. »
Je continuai, car j’aime à développer : « Figurez-vous, mon maître, que le ministre lui-même, un certain Édouard Geffray, a promis des moyens supplémentaires à vingt et un établissements de France qui, sans être en REP, en auraient bien le profil selon les indicateurs sociaux.
Saint-Exupéry est du nombre. On leur a donc donné quelque chose… mais pas assez au goût des intéressés. La déléguée syndicale SNES-FSU, nommée Muriel Sabatier, l’a déclaré sans détour : “Les moyens confirmés mardi pour la rentrée prochaine ne sont pas à la hauteur de nos attentes.”
Et le SNALC les soutient. »Ici mon maître m’interrompit : « Jacques, tu deviens gazetier. Où cela va-t-il nous mener ?
– À ce qu’ils ont annoncé, mon maître : un blocage de l’établissement ce jeudi 18 juin dès sept heures et demie du matin.
Le quartier du Moulin-à-Vent en sera tout retourné, et les parents, les élèves, l’administration, tout le monde discutera de ce qui doit être discuté depuis longtemps : comment instruire convenablement un enfant quand la classe est trop nombreuse, le climat trop rude et les soutiens trop maigres. Car, ajouta Jacques en se grattant la tête, il en est des collèges comme des vaisseaux : si la tempête est forte et l’équipage insuffisant, le navire fatigue. Et quand le navire fatigue, les matelots crient, et parfois ils refusent de manœuvrer. C’est la nature des choses. »
Mon maître sourit : « Tu conclus donc, Jacques ?
– Je conclus, mon maître, que tout cela était écrit là-haut. Les uns font grève, les autres promettent, les troisièmes attendent.
Et pendant ce temps, les enfants du Moulin-à-Vent continuent d’aller à l’école… ou de n’y point aller, selon ce qui aura été décidé ce jeudi matin. »Ainsi discourions-nous, mon maître et moi, sur les affaires du collège Saint-Exupéry, en attendant que le destin, ou le recteur, ou le ministre, ou le hasard – car on ne sait jamais – nous apprenne la suite.
Perpignan, le 15 juin 2026.** Les personnels du collège Albert-Camus ont décidé d'entamer un mouvement de grève à compter de ce lundi 15 juin afin de protester contre la diminution des moyens ...
"Dieu sait si je pense que les Maisons de la Culture doivent aider la jeunesse. Mais, en même temps, je voudrais qu'il fût bien entendu que les Maisons de jeunes sont là pour la jeunesse, et que...
**Perpignan, le 15 juin 2026.** Les personnels du collège Albert-Camus ont décidé d'entamer un mouvement de grève à compter de ce lundi 15 juin afin de protester contre la diminution des moyens alloués à la vie scolaire. Ils dénoncent une décision jugée incompréhensible alors que l'établissement est confronté à une dégradation continue du climat scolaire.
Selon les représentants des personnels, le collège passera à la rentrée prochaine de **deux conseillers principaux d'éducation (CPE) à temps plein** à **un seul CPE à temps plein et un CPE à mi-temps**. Une réduction des effectifs qui intervient dans un contexte particulièrement tendu.
## Une situation qui se dégrade depuis plusieurs années
Depuis plusieurs rentrées, les équipes éducatives alertent sur l'évolution du climat scolaire au sein du collège. Les difficultés disciplinaires se sont multipliées, mobilisant toujours davantage les personnels de direction, les CPE, les assistants d'éducation et les enseignants.
Les chiffres illustrent cette dégradation. Cette année scolaire, l'établissement, qui accueille **402 élèves**, a dû organiser **43 conseils de discipline** pour des faits graves. Deux ans plus tôt, ils n'étaient que **11**, soit une augmentation de près de 300 %.
Au-delà de ces procédures disciplinaires, les personnels évoquent une recrudescence des violences verbales et physiques. Plusieurs incidents impliquant des parents d'élèves auraient également marqué cette année scolaire, renforçant le sentiment d'insécurité au sein de l'établissement.
## Des CPE au cœur du fonctionnement du collège
Les personnels rappellent que les conseillers principaux d'éducation jouent un rôle essentiel dans la gestion quotidienne de la vie scolaire. Ils assurent le suivi des élèves, la prévention des conflits, le dialogue avec les familles, la gestion des absences, l'accompagnement éducatif ainsi que la coordination des équipes de surveillance.
Dans un établissement confronté à une hausse des incidents, ils estiment que la réduction des moyens humains risque d'aggraver une situation déjà fragile.
« Nous ne comprenons pas qu'on retire des postes au moment où les besoins sont les plus importants », résument plusieurs membres de l'équipe éducative.
## Un mouvement pour obtenir le maintien des moyens
Par cette journée de grève, les personnels souhaitent alerter les autorités académiques et obtenir le maintien de deux postes de CPE à temps plein. Ils considèrent que cette décision est indispensable pour garantir la sécurité des élèves, préserver les conditions de travail des équipes éducatives et assurer un accompagnement de qualité des collégiens.
Ils espèrent désormais être entendus par le rectorat avant la préparation définitive de la prochaine rentrée scolaire.
Perpignan incarne les défis des centres-villes français : concurrence des zones périphériques, évolution des habitudes de consommation, essor du e-commerce, vacance commerciale et problèmes d’image.
La rue des Augustins est devenue, avec ses rideaux de fer baissés, l’image emblématique de cette « dévitalisation » dans de nombreux reportages nationaux.
Un passé commerçant glorieux
Au Moyen Âge et à l’époque moderne, Perpignan est une cité marchande dynamique. La rue des Augustins, liée à l’ancien couvent, devient une artère structurante du centre historique. Dans les années 1970, elle connaît son âge d’or : souvent qualifiée de « Champs-Élysées » de Perpignan, elle concentre boutiques de mode, maroquinerie, cafés et commerces de proximité, animant le cœur battant du shopping local.Le déclin s’amorce dans les années 1980-1990 avec l’essor des grandes surfaces périphériques (parkings gratuits, horaires étendus), puis s’accélère avec l’e-commerce. La rue accumule les locaux vacants et souffre d’une image dégradée.
La reconquête municipale et l’émergence d’une tentative de nouvelle dynamique
À partir de la fin des années 2010 et surtout sous la mandature de Louis Aliot, la ville acquiert de nombreux locaux vacants, réalise des travaux d’embellissement (granit rose, trottoirs élargis, ambiance piétonne) et lance des Appels à Manifestation d’Intérêt (AMI) pour sélectionner des commerçants qualitatifs (artisanat, métiers d’art, brocante, producteurs locaux, concept stores). Les loyers attractifs (environ 7,5 €/m²) facilitent les installations.
L’Association des commerçants « Les Augustins Poilus » marque un tournant décisif.
Créée fin 2025, elle réunit les commerçants de la rue des Augustins, de la rue Neuve, de la place des Poilus, de la rue Paratilla et de la rue de la Fusterie. Cette union vise à poursuivre le dynamisme du secteur, organiser des animations collectives et renforcer l’attractivité du quartier.
Parmi les événements récents portés par l’association :Le vide-dressing à ciel ouvert (première édition fin mars 2026), qui a transformé la rue et la place en un grand marché aux bonnes affaires.
« Vends ton Art » (première édition en mai 2026), un événement créatif qui a rassemblé une cinquantaine d’artistes et d’exposants. Il offre une vitrine aux talents amateurs ou confirmés pour vendre leurs créations directement dans la rue, renforçant l’image artistique et vivante du quartier.
Ces initiatives montrent une volonté forte de fédérer et d’animer le secteur.
Par ailleurs, le livre « The Good Life in Perpignan » de Michel H. Pirmez met en lumière plus de 100 commerçants et expériences perpignanaises à travers portraits et récits.
Il contribue à valoriser le commerce local et à changer le regard sur le centre-ville, en présentant une vision positive et humaine de ces acteurs du quotidien.
Une évolution visible en 2025-2026
Oui (mais on partait de loin), la dynamique est réelle, même si elle reste progressive :
Une quinzaine (voire une vingtaine) de nouvelles boutiques se sont installées depuis 2025, avec d’autres prévues en 2026.
Exemples : La Ferme des Augustins (producteurs locaux), L’Upcycleur (vintage), bijouteries, brocantes, Duplex, etc.
Aménagements terminés et événements (fête des commerçants en juin 2025, vide-dressing, « Vends ton Art »…) attirent curieux et clients.
Les commerçants et l’association expriment un optimisme prudent :
la journée est plus animée, mais la fidélisation demande du temps. La mairie et les acteurs locaux misent sur une identité renouvelée, mêlant authenticité, création et convivialité.
Un enjeu plus large pour Perpignan
La rue des Augustins n’est pas isolée. Le centre-ville doit relever les défis de l’accessibilité, de la mixité des usages (commerce, habitat, culture, tourisme) et de la concurrence périphérique. La stratégie (acquisitions, sélection des enseignes, animation via l’association) s’inscrit dans les politiques nationales de reconquête des centres-villes.
Conclusion : La rue des Augustins n’est plus seulement le symbole de la faillite des centres-villes. Grâce aux efforts municipaux, à l’engagement des nouveaux commerçants, à l’Association Les Augustins Poilus, aux événements comme « Vends ton Art » et à des initiatives valorisantes comme le livre de Michel Pirmez, elle incarne aujourd’hui une tentative concrète de renaissance. Le pari n’est pas encore totalement gagné, mais la dynamique est lancée. Avec persévérance, Perpignan pourrait devenir un exemple inspirant pour d’autres villes moyennes françaises. Le café du torréfacteur continue de couler… et avec lui, l’espoir d’un centre-ville vivant et attractif.
Uploaded by caudeville nicolas on 2022-12-04. Laurent Gauze président de la CCI a débattu avec Jean-Bernard Mathon Asphar liste de gauche "Alternative"aux dernières municipales;autour de la cré...
"Aux moments les plus imprévus nous nous demandons bien sûr qui nous sommes vraiment derrière les couches de peinture dont la culture nous a recouverts." Les jeux de la nuit (2010) de Jim Harris...
Dans un contexte géopolitique tendu marqué par la crise du détroit d'Ormuz depuis février-mars 2026, Brice Sannac, hôtelier-restaurateur catalan et dirigeant syndical engagé, continue d'alert...
"La marchandisation des humains, la recherche de plus-values monétaire autour du commerce de tout objet ou être inspirant quelque désir, assorties d’une levée des protections, différenciations, interdictions d’origines nationales, sont transversales aux formes les plus diverses d’économies souterraines "
La mondialisation criminelle
Alain Tarrius
Il est des hommes qui traversent leur époque comme d’autres traversent les continents : sans jamais s’arrêter tout à fait, portés par une curiosité plus forte que la mort.
Alain Tarrius fut de ceux-là. Le 30 mai 2026, à Prades, dans cette terre catalane où le vent descend des Pyrénées comme une mémoire vive, il s’en est allé, à l’âge de quatre-vingt-deux ans.
Avec lui disparaît l’un des plus grands explorateurs des mobilités humaines de notre temps.
Professeur émérite de l’Université Toulouse Jean Jaurès, il ne fut pas seulement sociologue : il fut le chroniqueur épique des circulations invisibles qui refont le monde.
Né le 29 septembre 1943, Alain Tarrius appartenait à cette race de penseurs qui refusent les certitudes tranquilles. Il choisit très tôt le terrain contre la tour d’ivoire, l’enquête contre le dogme, le mouvement contre la fixité. Après une thèse soutenue en 1973, il arpenta sans relâche les marges des villes, les frontières poreuses, les routes de nuit où se jouent les vraies recompositions du siècle.
Marseille-Belsunce, Perpignan, les Balkans, les circuits euro-méditerranéens : partout où les hommes bougent, commercent, souffrent et inventent, il fut présent, le regard aigu, la pensée libre.
Sa grandeur tient dans l’invention de quelques notions qui sont aujourd’hui des clefs pour comprendre notre temps : territoires circulatoires, mondialisation par le bas, transmigrants.
Là où d’autres ne voyaient que flux, problèmes, statistiques, il discernait des destins, des aventures collectives, des formes neuves de société en train de naître dans l’ombre des États. Il a rendu leur noblesse tragique aux « fourmis d’Europe », à ces anonymes qui tissent, par leurs allers-retours incessants, une autre carte du monde.
Son œuvre, dense et ardente, compte une vingtaine d’ouvrages parmi lesquels :
Anthropologie du mouvement (1989)
Les Fourmis d’Europe (1992)
Arabes de France dans l’économie mondiale souterraine (avec Lamia Missaoui)
La Mondialisation par le bas
Des transmigrants en France (2012)
Trafics de femmes
Perpignan, laboratoire social et urbain (avec Jean-Paul Alduy, 2018)
Il y avait chez lui une lucidité sans illusion et une humanité sans mièvrerie. Il regardait les zones grises de l’Europe sans complaisance ni condamnation morale facile : il y cherchait l’humain en acte.
Alain Tarrius a également trouvé l'Archipel contre attaque un compagnon de route précieux. Ensemble, entre 2016 et 2022, par des entretiens et des conférences mémorables – dont la fameuse « réplique au Collège de France » donnée à Perpignan "à Cents mètres du centre du monde"–, ils ont confronté la rigueur du savant à la curiosité du journaliste.
Aujourd’hui que le sociologue a rejoint le grand mouvement dont il fut le témoin et le chantre, ses concepts demeurent vivants, plus nécessaires que jamais.
Dans un siècle qui prétend arrêter les flux tout en les accélérant, sa voix nous rappelle que l’homme est d’abord mouvement, circulation, rencontre risquée avec l’Autre.
Obsèques : Lundi 8 juin 2026 à 14h30 en l’Église Saint-Pierre de Prades.
Alain Tarrius, vous avez traversé votre temps comme vos transmigrants traversent les frontières : sans jamais vous fixer, toujours attentif à la dignité secrète des passages. Votre œuvre ne s’arrêtera pas. Elle continuera de circuler, obstinément, parmi les vivants. Ainsi vont les grands esprits : ils meurent, et leur regard devient encore plus vaste.
L'archipel contre attaque vous propose la vidéo de la conférence que le sociologue Alain Tarrius va donner au Collège de France à Perpignan au centre d'art "à cent mètres du centre du monde" ...
"Dans les premiers moments, j'ai cru Qu'il fallait seulement se défendre. Mais cette place est sans issue, Je commence à comprendre." Corrida Francis Cabrel "Et s'il y a tant de misère sur terre...
Alain Tarrius au micro, Dominique Sistach Bernard Cabanne, Patrick Baudu, Nicolas Caudeville,Dominique Sistach les même, plus Alain Tarrius créidt photo JM Artozoul, N Cauveville L'atelier ...
"Les migrants internationaux pauvres ont compris le refus d'hospitalité des nations riches. Un grand nombre d'entre eux - autour de 200 000 annuellement pour la France, 600 000 pour l'Europe - ne se
De gauche à droite, le jeune Philippe de Bourbon (actuel Philippe VI), Juan-Carlos de Bourbon (ancien Roi d'Espagne), et le Général Franco. Alain Tarrius est professeur émérite de l'universit...
Alain Tarrius et Jean-Paul Alduy étaient en direct pour l'archipel contre attaque pour présenter leur dernier livre "Perpignan laboratoire social et social. Modernisation d'une ville pauvre et ...
Nous sommes passés depuis quelques années, et plus à Perpignan que dans d'autres villes " moyennes ", des oppositions, exclusions, indifférences qui au moins donnaient lieu à combats, aux ...
"La philosophie n'est là que pour faire rire les soubrettes !"
“De ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence.”
Ludwig Wittgenstein
Le combat Pépère / Super Mémère !
Au commencement du festival "Nostra Mar", il y a la volonté de mettre en scène le bien contre le mal. Pour un peu, ce serait un combat biblique où Moïse en guise d'ouvrir les eaux, pour que le peuple élu puisse fuir le RN de l'époque, les égyptiens n'ouvrirait pas la mer rouge, mais ce planterait face à eux, comme Gandalf, en disant "vous ne passerez pas !" Enfin, il le dirait en espagnol, en rajoutant en italien, (ceux qui mangent des pattes, pas le canon français) : "suomo tutti antifascisti" et pas "suomo tutti antipasti", puisque ce n'est pas l'heure de l'apéro !
Mais le camp du bien n'est pas assez fort et c'est Louis Aliot qui triomphe comme la "peste" d'alors, le Covid 19 (en 2020 étonnamment) .
Là son ministre à la culture André Bonet, en rage, qu'on invoque la Méditerranée sans qu'on lui demande son avis, vu qu'il est le créateur du CML (centre méditerranéen de littérature) semble s'écrier : "La méditerranée, c'est moi !"
Agnès Langevine et le cardinal Lebourg laissant entendre que la Méditerranée c'était au contraire : "Leur nostra mar à eux" .
À l'époque l'Archipel contre attaque avait tenté de se poser à sa manière pataude et brutale en roi Salomon et autres autres arbitres de paix en répondant dans un article intitulé "Mairie de Perpignan / SOS Racisme: si la Méditerranée était un cadavre, ils en seraient les vers!" : "La terre appartient à ceux qui la travaillent. Ainsi la légitimité de la mer Méditerranée, n'appartient qu'aux marins qui la parcourent et à ceux qui s'y noient! Les méditerranéens de bords de mer, n'ont qu'à rester dans leur bac à sable à ne sabrer que le champagne..."
André Bonet annonça qu'il avait eu une vision d'un festival pour répondre et concurrencer "Nostra Mar" : ainsi fut créer "Le printemps de la liberté d'expression"!
Mais comme l'un étant l'écho de l'autre, ce fut "Le printemps de notre liberté d'expression" qui jouta contre leur" Nostra Mar" et tous ceux qui pensaient comme eux, et avaient bien raison, étaient invitaient à se rendre au pèlerinage .
Fin, du premier mandat de Louis Aliot nouvelle élection : et voilà le symbole des heures sombre triomphe derechef, qui plus est au premier tour avec plus de 50% d'électeurs ! Et puis président de l'agglo...
Que dire de ceux qui ne se coalisèrent pas pour combattre le mâle commun: manque de préparation, de foi :seul Dieu le sait, mais il reste impénétrable...
Bien-sûr, il y eu plus de 50% d’abstention. Mais les candidats ont fait semblant de faire campagne, alors certains électeurs n'ont pas fait semblant d'aller voter !
Le théâtre de la campagne contemporaine, ne vaut pas une terrine, pas plus qu'une pâtisserie de Ragueneau .
Mais le combat du bien contre le mal continue, chacun des participants étant du bon coté de l'histoire et vouant l'autre à ses poubelles...
En attendant, la plupart des habitants, lorsqu'ils savent,la coexistence des dits festivals, et surtout lorsqu'ils en ont connaissance, s'en moquent comme d'une guigne, n'en recevant aucune part de marché...
Et qu'ils savent depuis longtemps que l'eau ça mouille ! Et qu'il n'y a toujours pas d'argent public pour l'essentiel...
Extrait présenté dans le billet de Géraldine Roux, "Êtres en marges", dans le blog de la Médiathèque Jacques Chirac de Troyes, 11 kms de patrimoine : ...
"Selon Aristote, il y a trois sortes d'hommes: les vivants, les morts et ceux qui vont sur la mer . Aristote met l'accent sur les dangers que surmontent et surmonteront les marins, ceux qui vont sur
" La liberté, c'est l'enfant de la classe ouvrière, née sur un grabat de misère, et de mine chétive encore, mais qui porte en soi une incomparable vitalité secrète et dont le regard de flamme appelle la liberté d'un monde nouveau."
Jean Jaurès Discours à la Chambre des députés, 4 décembre 1905
"Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors, ils l'ont fait ! "
Mark Twain
Il y a des moments où l’Histoire, fatiguée d’être écrite par les puissants, se laisse dicter par ceux d’en bas. À Cabestany, devant les murs blancs et froids de la Clinique Médipôle Saint-Roch, ce moment est arrivé.Pendant près d’un mois, les soignants – aides-soignantes, infirmiers, agents de service, personnels administratifs, et finalement les médecins eux-mêmes – ont tenu tête à l’une des machines les plus efficaces du capitalisme sanitaire français : le groupe Elsan.
Ils ont dit non à la logique qui transforme le soin en marchandise, le soignant en variable d’ajustement, et le patient en chiffre de rentabilité.Et ils ont gagné.
Une grève historique
Depuis le 24 avril 2026, la Clinique Médipôle vivait au rythme d’une grève reconductible d’une rare détermination. CGT et CFDT en tête, mais bien au-delà des étiquettes syndicales : une véritable mobilisation collective. Jusqu’à 60 % des salariés en grève, des piquets de nuit, des actions visibles, une Assemblée Générale après l’autre. Ce qui devait être une négociation de routine s’est transformé en bras de fer existentiel.
La direction, arc-boutée sur ses marges et ses objectifs financiers, a tenté la fermeture temporaire, les menaces, les réquisitions.
En vain. Le 21 mai, les médecins eux-mêmes ont suspendu leurs activités pour raisons de sécurité. Geste rarissime qui a paralysé totalement l’établissement. Quand même les blouses blanches, souvent plus prudentes, rejoignent le mouvement, c’est que la coupe est pleine.
La valeur d’ajustement s’est révoltée.Victoire des soignants
Lundi 25 mai, devant la clinique, l’Assemblée Générale a scellé l’issue du combat. Après vérification par l’expert-comptable et d’ultimes échanges avec la direction, le CSE a donné son accord de principe sur trois points essentiels :
le contrat d’intéressement, la clôture des NAO 2026 et le protocole de fin de conflit.
La grève s’est officiellement terminée le mardi 26 mai à 5 heures du matin.Ce n’est pas une simple reprise du travail. C’est une victoire.Victoire arrachée de haute lutte par des femmes et des hommes qui, jour après jour, portent la souffrance des autres sur leurs épaules tout en voyant leurs propres conditions se dégrader. Victoire contre la logique Elsan qui consiste à pressurer toujours plus les salariés pour satisfaire actionnaires et indicateurs boursiers.
Victoire symbolique surtout : celle du "care" contre la finance.
Cette mobilisation d’un mois restera dans les mémoires locales comme l’une des plus belles pages de lutte sociale récente dans les Pyrénées-Orientales. Elle fait écho à la grève victorieuse de la Clinique Saint-Pierre de Perpignan, quelques jours plus tôt.
Deux établissements Elsan, deux victoires.Le signal est clair.Le sens profond
Quand les soignants se mettent en grève, ce n’est jamais seulement pour une prime ou une revalorisation. C’est pour rappeler une évidence obscène qu’on tente d’oublier : on ne soigne pas comme on produit des yaourts ou des pièces automobiles.
Derrière les revendications salariales, il y avait la dignité du travail, le refus d’être réduit à une charge qu’on optimise, la volonté de dire que le soin a un coût humain que le capital ne veut plus payer.La révolte de la « variable d’ajustement » est toujours la plus juste. Parce qu’elle vient de ceux qui font tourner la machine, de ceux sans qui il n’y a tout simplement plus de clinique, plus d’hôpital, plus de soin.
À Cabestany, cette semaine, les soignants ont rappelé une vérité ancienne et pourtant toujours révolutionnaire : quand le peuple du soin se lève, le système tremble.
Et parfois, il plie.Vive la lutte des travailleurs de la santé.
Vive la victoire de Médipôle Cabestany.— Article rédigé en hommage à ceux qui ont tenu le piquet pendant trente jours.
Je suis aide-soignante depuis le 23 septembre 2003 à Médipôle Saint-Roch de Cabestany. Je suis entrée dans cette clinique à l'âge de 21 ans. À cet âge-là, on arrive avec des rêves, des pe...
On ne sait pas ce qui a préludé à l'arrêt de la gréve à la clinique St Pierre, il y a un dessin en IA qui est tellement encombré qu'à part une proposition acceptable de la direction, sans r...
De plus en plus de rapt de bancs font qu'ils disparaissent de l'espace urbain et particulièrement du centre ville ou alors il y a une concentration comme la place au-dessus de la place Rigaud . Mais la place Rigaud ne possède pas de bancs (et encore moins de tables) et sont obligés de s'assoir en terrasses des commerçants en payant des consommations.
Alors bien qu'ils aient cour dans le triangle situé entre le Campus Mailly , la place Rigaud (où est située la bibliothèque de droit) et la place République (théâtre municipal qui tient désormais lieu d'amphithéâtre ) point de lieu d'urbanité comme des bancs publics ou des tables qui leur permettraient d'étudier au grand air et de profiter l’environnement urbain: résultat, ils ne font que passer!
On peut dire que la ville manque à sa mission publique et ceux depuis Jean-Marc Pujol l'ancien maire. Alors on brandit que le mobilier urbain est un point de fixation de la "canaille" , SDF ou dealer . Lorsqu'on ne sait pas gérer un problème, on le supprime pas en le réglant, mais en éliminant les supports qui en sont le prétexte...
Pas de bancs, mais des voitures, puisque la nature a horreur du vide !
Là où il n'y a rien, il y aura bientôt quelque-chose. Ce fut d'abord les voitures de la police municipale qui se garèrent devant le commissariat. Mais bien que le commissariat ait disparu, les voitures de la police municipales s'y gare encore par habitude. Puis petit à petit, les voitures et les camions de livraison, de travaux, de personnes privées : bref ça se rempli en détourant l'objectif d'une place. Tout ça par manque de savoir-gérer. Alors, il n'est point la peine de faire des discours sur des ouverte de parcs modernes et rayonnants, lorsqu'on est pas foutu de gérer le normal...
une fois de plus les bites succédent aux bancs "Les bites" c'est l'appelation vernaculaire des plots de métals qui dressent sur les trottoirs de nos villes des obstacles.A Perpignan, il y a de moins
A Perpignan du jour au lendemain des choses disparaissent! Des personnes, des commerces, mais aussi des bancs: l'outil par excellence du "faire société" avec l'arbre... Cela ne date pas d'hier ...
Que faire en 2015 pour faire chier les perpignanais, quelle mesquinerie trouver pour que les gens décident définitivement de rester chez eux à regarder un écran qu'il soit celui de la TV ou cel...
Cabestany / Médipôle :Les propositions du directeur.... La grève est reconduite....
Nous, les cafoni de la clinique, nous qui lavons les corps, changeons les draps, tenons la main des souffrants , nous n’avons plus de nom.
On nous appelle « le personnel soignant ».
Mais nous savons bien ce que nous sommes : des mains qui travaillent pour rien et des dos qui se courbent jusqu’à la terre.
Depuis le vingt-quatre avril, à Médipôle Saint-Roch de Cabestany, nous avons dit : ça suffit.
Nous avons planté nos piquets comme on plante des croix sur une tombe trop petite.
21 jours déjà.
21 jours que nous marchons sous le soleil et sous la pluie, que nous dormons mal, que nous mangeons peu, que nous nous regardons dans les yeux en nous demandant qui tiendra jusqu’au bout.Ils nous parlent de chiffres, les messieurs d’Elsan. Ils parlent de rentabilité, de productivité, de prime d’intéressement qu’il faut « ajuster ».
Ajuster ! Comme si nos salaires étaient un vêtement trop large qu’on peut rétrécir à volonté. Nous qui voyons les lits pleins, les nuits sans fin, les collègues qui craquent et qu’on ne remplace pas. Nous qui savons que la fatigue tue plus sûrement que certaines maladies.Et pourtant, le village n’est pas mort.
Mardi soir, le dix-neuf mai, au Parc Guilhem, nous ferons ce que les pauvres ont toujours fait quand ils n’ont plus que leur misère à partager : nous nous tiendrons ensemble.
Mardi 19 mai
🕕 De 18h à 22h
📍 Parc Guilhem à Cabestany
Ce ne sera pas une fête. Ce sera une veillée. Une veillée de vivants qui refusent de se laisser enterrer. Il y aura de la musique, parce que le chant est la dernière chose qu’on nous enlève. Il y aura du pain et du vin, parce que le ventre vide ne tient pas longtemps la colère. Il y aura surtout des visages. Des visages de soignants, de voisins, de vieux, de jeunes, de mères qui ont eu peur pour leurs enfants à la clinique. Nous nous regarderons. Nous nous parlerons. Et pour une fois, ce ne sera pas à travers une vitre ou un téléphone.
Tous les sous que nous ramasserons iront directement dans la caisse de solidarité.
Pas un centime pour les beaux discours. Rien que pour ceux qui tiennent le piquet, pour ceux qui ont peur de ne plus pouvoir payer le loyer, pour ceux qui ont déjà les yeux creusés par la fatigue.On nous dit que c’est inutile. Que les cliniques privées sont comme ça maintenant, que le monde est ainsi fait. Nous répondons comme les anciens de Fontamara : « Le monde est ainsi fait… jusqu’à ce qu’on le défasse. »Nous ne sommes pas des héros. Nous sommes seulement des gens qui ne veulent plus courber l’échine jusqu’à terre.
Nous voulons pouvoir soigner sans nous détruire.
Nous voulons un salaire qui ne soit pas une insulte à notre peine.Alors venez. Venez nombreux mardi soir au Parc Guilhem. Pas par pitié. Par dignité. Parce que demain, c’est peut-être votre mère, votre enfant, ou vous-même qui serez dans ce lit, et qu’il vaudra mieux qu’il y ait encore quelqu’un debout à côté, avec des mains qui ne tremblent pas de fatigue et de colère.
On ne lâche rien.
Nous tiendrons.
Comme toujours, nous tiendrons ensemble.
On ne sait pas ce qui a préludé à l'arrêt de la gréve à la clinique St Pierre, il y a un dessin en IA qui est tellement encombré qu'à part une proposition acceptable de la direction, sans r...
Je suis aide-soignante depuis le 23 septembre 2003 à Médipôle Saint-Roch de Cabestany. Je suis entrée dans cette clinique à l'âge de 21 ans. À cet âge-là, on arrive avec des rêves, des pe...
On ne sait pas ce qui a préludé à l'arrêt de la gréve à la clinique St Pierre, il y a un dessin en IA qui est tellement encombré qu'à part une proposition acceptable de la direction, sans réelles précisions (sans quoi, j'aurai raté un épisode même si les demandes des établissements n'étaient pas toute à fait les mêmes) . À Médipôle, on continue. Donc les revendications n'ont pas été entendu, ou Valéry Folcher est plus soucieux du bien être des actionnaires que monsieur Coulon à St Pierre. À moins que ce soit la même ruse que dans l'épisode de la mythologie de Rome des "Horaces et des Curiaces https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Horaces_et_Curiaces/178849 , soit diviser pour mieux régner en espérant que l'abandon de l'un précipitera l'abandon de l'autre : "vous voyez bien que vous êtes seules !"
Cela n'annule pas m'a vidéo et le texte d'hier , cela le renforce : puisque la gréve à s'arrête, jusqu'à la prochaine fois, puisque la logique capitaliste d'Elsan garde son même objectif, les bénéfices...
Suite à la lecture de "Lettre ouverte d'une aide-soignante" que le site l'Archipel contre attaque s'est empressé de publier, j'ai été touché... https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2026/05/lettre-ouverte-d-une-aide-soignante-a-medipole-saint-roch-de-cabestany.html
Et la question que je me suis posé : puis-je faire plus que ce que j'ai déjà fait; ou plutôt non puis-je faire mieux ? Parce que je suis encore patient de Médipole et je j'ai été hospitalisé à la Clinique St Pierre, et que j'ai vu ses plonger dans la douleur pour m'arracher à mes blessures de santé pour qu'elles ne deviennent que de discrètes cicatrices ... Mais, je ne suis pas le seul. La majorité de la population a eu besoin, a besoin, aura besoin des #soignants un jour. Et si ce n'est soi-même, c'est l'un de ses proches. En fait, eux c'est nous, mais dans une version qui s'interdit de ne pas dépasser au quotidien. Avec la conscience aigu que s'ils tombent, c'est la société entière qui basculera avec eux. Ce sont des murs porteurs. Aussi je suis étonné de ne pas voir plus de monde à leur chevet, à les rejoindre sur les piquets de gréves, à donner, au moins du temps. Et même à manifester à leur côté, au moment où l'on voit le vol noir des financiers siffler sur nos têtes, et l'on entend, le cri pas si lointain de l'Antavirus...Ce n'est pas parce qu'une cause est toute prête de soi, qu'on ne puisse se manifester pour elle...