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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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6 janvier 2026 2 06 /01 /janvier /2026 13:21

“Il faut feindre la faiblesse, afin que l'ennemi se perde dans l'arrogance.”
 Sun Tzu / L'art de la guerre 

"Car dans un état aussi dangereux que la guerre,les pires erreurs sont celles que nourrissent les bons sentiments."

 "De la guerre" Carl von Clausewitz

  “L’homme qui en a compris un autre est en état de le dominer.”
    
Baltasar Gracian y Morales / Le Héros 

– 6 janvier 2026

Chers compatriotes, alors que la France se réveille une nouvelle fois sous un manteau blanc de 5 à 15 centimètres – qualifié d'« inédit » par les mêmes qui l'étaient l'an dernier –, le pays est plongé dans un chaos multifronts. Plus de 1 000 km de bouchons en Île-de-France, écoles fermées, vols annulés... et maintenant, cerise sur le verglas : les agriculteurs en colère qui bloquent les routes avec leurs tracteurs. Ce lundi 5 janvier, en Normandie, les manifestations paysannes se sont ajoutées au cocktail neige + verglas, transformant les axes routiers en un joyeux mélange de voitures qui patinent et de tracteurs qui barrent tout.

Météo-France sous-évaluée, communication défaillante, et voilà que les paysans, furieux contre la gestion de la dermatose nodulaire, l'accord UE-Mercosur et les coûts de production, reprennent les blocages massifs dès ce début 2026.

Mais dans ce contexte de paralysie totale, une question cruciale s'impose : avons-nous les moyens de tenir sur les vrais fronts qui nous attendent, quand même nos routes intérieures sont déjà occupées par une révolte paysanne ?À l'Est, en Ukraine, les Russes avancent toujours méthodiquement, et notre soutien militaire risque d'être retardé par des tracteurs bloquant les autoroutes vers les ports d'embarquement. À l'Ouest, au Groenland, Trump menace d'annexion, forçant l'Europe à envisager une défense arctique – mais comment envoyer des troupes si nos propres agriculteurs paralysent le réseau routier ? Et maintenant, ajoutons un front intérieur brûlant : la révolte paysanne. Dès le 5 janvier, blocages en Normandie, Isère, Haute-Garonne, Lozère ; convois vers Paris annoncés pour le 8 janvier par la Coordination Rurale ; mobilisations nationales appelées par la Confédération paysanne, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs.

Les motifs ? Une épidémie mal gérée, des importations sud-américaines concurrentielles, et surtout... les coûts exorbitants de l'énergie qui étranglent les exploitations.

Car, comble de l'ironie, pendant que nos agriculteurs bloquent les routes sous la neige, leurs factures d'électricité explosent. Avec la fin de l'ARENH au 1er janvier 2026 et la réforme tarifaire, les prix de gros fluctuent violemment : pics à plus de 244 €/MWh le 5 janvier, et une hausse structurelle attendue qui pourrait alourdir les charges des fermes de plusieurs milliers d'euros par an. Les dépenses énergétiques représentent déjà jusqu'à 9 % des charges variables d'une exploitation, et cette volatilité rend la production invivable. Comment produire du lait, chauffer des serres ou irriguer quand l'électricité coûte les yeux de la tête ? Nos paysans, déjà à genoux, préfèrent monter sur leurs tracteurs pour bloquer le pays plutôt que de payer des factures nucléaires hors de prix.

Et n'oublions pas le front pneus neige : malgré la Loi Montagne, les plaines restent exemptées, et le chaos routier empire avec les blocages agricoles.

Pour équiper nos véhicules (civils comme militaires), nous dépendons des importations chinoises, taxées par l'UE pour protéger Michelin. Les Chinois nous fourniront-ils encore en pneus hiver bon marché, ou nous laisseront-ils glisser – littéralement – vers l'isolement ?En conclusion, mes chers amis, face à ces quatre fronts – l'Est ukrainien contre les Russes, l'Ouest groenlandais contre les Américains, l'intérieur neigeux contre dame Nature, et maintenant la révolte paysanne dopée par les prix fous de l'électricité –, la France semble plus que jamais démunie.

Quelques flocons et une facture EDF suffisent à nous mettre en échec ; imaginez des obus, une invasion arctique ou une vraie crise alimentaire.

Priorisons peut-être : équipons nos routes de sel, nos fermes de tarifs protégés, et nos voitures de pneus adaptés. Sinon, les Chinois riront bien, et nos agriculteurs continueront à bloquer... jusqu'à ce que plus rien ne bouge.

Sources supplémentaires : Mobilisations agricoles (Ouest-France, France 3, Actu.fr, Le Monde, 5-6 janvier 2026) ; Blocages routes et neige (France Bleu, Vinci Autoroutes) ; Prix électricité et impact agriculture (Selectra.info, Sénat questions, Opéra Énergie, 2026) ; Réforme ARENH et hausses (20 Minutes, MoneyVox, Connaissances des Énergies).Restez au chaud, déneigez prudemment, et soutenez vos paysans – si vous arrivez à les rejoindre sans glisser.

 

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5 janvier 2026 1 05 /01 /janvier /2026 13:41

"Je mets les pieds où je veux Little John, et c'est souvent dans la gueule"

💥 Chuck Norris

Un matin de printemps précoce, Donald Trump se réveilla avec l’idée fixe que le Groenland lui appartenait déjà, mais qu’on le lui cachait. Il avait vu une carte la veille, tard dans la nuit, une carte ancienne où les noms étaient écrits en lettres gothiques et où le Groenland ressemblait à une grosse patate verte flottant au-dessus du Canada. Il appela son conseiller militaire préféré, un homme qui portait toujours des lunettes de soleil même dans les sous-sols de la Maison-Blanche.« On va prendre le Groenland, dit Trump.

Tout de suite. »Le conseiller, habitué aux sautes d’humeur géographiques de son président, demanda poliment :« Monsieur le Président, vous parlez bien du Groenland ?

Celui avec les icebergs, les Inuits et le Danemark ? »Trump fronça les sourcils.« Évidemment. Le grand pays vert là-haut. Très grand. Très froid. Très à nous. »Le conseiller ouvrit une tablette, chercha « Groenland » et montra la carte à Trump. Trump regarda l’écran deux secondes, puis secoua la tête.« Non. C’est pas ça. Le mien est plus au sud. Plus drôle. Ils font des films bizarres là-bas. Ils ont un président qui s’appelle Benoît Delépine ou quelque chose comme ça. »

Le conseiller comprit trop tard. Trump parlait du Groland.

Trois semaines plus tôt, les États-Unis avaient envahi le Venezuela après une longue campagne télévisée. Nicolás Maduro avait été capturé dans son palais, en train de manger une arepa au jambon, et emmené menotté vers Miami où on l’avait installé dans une suite au Trump National Doral avec vue sur le green du trou 14. L’opération avait été baptisée « Libertad con Queso ». Tout le monde trouvait ça normal.Maintenant, Trump voulait le Groland.Les avions décollèrent de Caroline du Nord à l’aube. Les porte-avions fendirent l’Atlantique comme des couteaux chauds dans du beurre belge. Les soldats reçurent des briefings simplifiés : « Pays ennemi. Très hostile. Beaucoup de bière. Attention aux saucisses. »Le Groland, lui, ne se doutait de rien. À Groville-sur-Mer, le vice-président Weatherwax buvait un café en regardant la télé nationale qui repassait pour la dix-septième fois Carnaval à Groville.

Les informations annoncèrent soudain : « Alerte orange mayonnaise : des bateaux américains approchent. »

Les Grolandais réagirent comme ils savent le faire : avec une nonchalance héroïque. On sortit les drapeaux, on ouvrit des bières, on prépara des frites. Une milice citoyenne se forma autour d’un barbecue.Les premiers Marines débarquèrent sur la plage de Groville-Plage. Ils s’attendaient à des glaciers et des ours polaires. Ils trouvèrent des cabanes en bois peintes en rouge, des mouettes obèses et un vieux monsieur en marcel qui leur proposa immédiatement une bière pression.« Vous êtes les Américains ? demanda le vieux. Bienvenue au Groland. Vous voulez une fricadelle ? »Les Marines, déconcertés, appelèrent leur commandant.« Mon colonel, on est où là ? Y a pas de glace. Y a des frites partout. »À

Washington, Trump suivait l’opération sur un écran géant.

Il vit les images : des soldats américains jouant aux cartes avec des Grolandais, des tanks coincés dans des files de tracteurs agricoles, des hélicoptères Black Hawk survolant des champs de betteraves.« C’est magnifique, dit-il. Regardez-moi cette conquête. » Un aide de camp osa :« Monsieur le Président… ce n’est pas le Groenland. C’est le Groland. Un pays fictif. Enfin, presque. C’est en France, dans une émission de télé. »

Trump regarda l’aide de camp longuement.« Fake news, répondit-il doucement.

C’est le Groenland. Et maintenant, il est à nous. »Six mois plus tard, le Groland devint le cinquante-et-unième État. On y installa des McDonald’s qui servaient des frites avec de la mayonnaise. Les Grolandais élirent Trump président honoraire à vie. Nicolás Maduro, toujours détenu à Miami, envoya une carte postale : « Merci pour le détour, camarades. »Et la carte du monde, quelque part dans un atlas oublié, sourit discrètement : une grosse patate verte flottant quelque part entre la réalité et l’absurde, avec un drapeau étoilé planté dessus et une odeur de frite dans l’air polaire.

Comme quoi, une lacune de géographie peut parfois changer la forme des continents.Et les saucisses aussi.

 

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4 janvier 2026 7 04 /01 /janvier /2026 14:07

 “La république... la corruption sans doute y paraît plus grande que dans les monarchies. Cela tient au nombre et à la diversité des gens qui sont portés au pouvoir.”

    De Anatole France / L’Orme du mail 

Certains vont croire que je m'acharne sur les listes en présence, pour les prochaines municipales de Perpignan. Il se fait qu'à 3 mois de ses élections, je ne me sens pas possédé par l'esprit démocratique qui souffle, à l'instar de celui de Noël en cette période. Peut-être parce qu'il n'y souffle rien: pas d'idées, de vision et de leur incarnation...Les listes et la presse locale prenne le moment, comme une corvée obligatoire avant de pouvoir se comporter comme des ayant-droits. Ho, on ne leur demande pas de convaincre, mais au moins d'essayer de persuader...

Pourquoi le dimanche au lieu d'aller me promener, au de voir un bon film au cinéma, je devrai me rendre à l'urne comme au cimetière de mes illusions ?

C'est parce que la plupart des citoyens ont la démocratie chevillée au corps, qu'ils ne gouttent pas à votre pantomime dite "représentative" . La presse locale  fait encore mine de s'intéresser, uniquement parce que son modèle économique dépend en partie des subventions, sous forme de pubs ou d'aides (https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2026/01/connivence-presumee-entre-la-presse-locale-et-le-maire-du-barcares-quand-la-publicite-influence-t-elle-la-couverture-mediatique-la-redaction.html ) . Ils savent que vous aimez avoir votre photo dans le journal, pour les vidéos, c'est compliqué parce qu'à l'aire des réseaux ("L'air de la calomnie" de Rossini, c'est un barbier qui ne rase pas gratis https://www.youtube.com/watch?v=6PhEmWGqeeI) : "tout ce que vous direz pourra être reconnu contre vous! "

Alors que vous n'ayez pas le cuir épais, parce que c'est une protection d’origine animal...

Que vous soyez obligés de vous cuirasser de poil de carotte, parce que ça rend aimable et la carotte ne crie pas...Ainsi, vous détestez ce qui sort du feutré pour votre album de coloriage: ça fait tache à votre portrait de Dorian Gray! Mais soyez heureux qu'on rit encore de vous. Lorsque le peuple ou les citoyens en auront mare de se faire élargir le cercle de leur raison, ce sera le retour de la veuve et vous comprendrez ce que signifie : "avoir la tête ailleurs!"

Après tout, nous sommes souverains, et nous pouvons congédier les mauvais compagnons de la commune, avant que vous la tuiez

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3 janvier 2026 6 03 /01 /janvier /2026 14:42

"Ne nous suicidons pas tout de suite, il reste encore quelqu'un à décevoir !"

Cioran

C'est un ami de gauche qui m'a envoyé la vidéo ce matin. Il écrivait avec la vidéo: "J'ai d'abord cru que c'était Groland!" Et c'est vrai que Mathias Blanc a un petit air du regretté acteur qui interprétait le président de la présipoté du Groland et une pub géniale et absurde : "Et maintenant les dalles Gerflors sont auto-adhésives, et hop !" https://www.youtube.com/watch?v=XU_ZjNr_ZT8

Après la conférence de presse au Vauban, d'Annabelle Brunet et Agnès Blanc qui déclarent l'alliance de leur auto-satisfaction, il y a la version dans la mise en abîme d'opposition à Louis Aliot , qui donne sa propre version de "sa vérité si je mens de gauche" en version Tranxen . 

Inconsciemment, on voit que les deux listes se donnent déjà perdues. Sans quoi, elles ne se mettraient pas en scène comme des compagnies de théâtre qui ne sont acceptées que dans "le festival ouf d'Avignon" . Le manque de conviction l'oppose à la candeur. Il semble jouer à la politique comme les grands, il y a des accents de kermesse paroissiale pour catholique zombie comme le décrierait E Todd . On a l'impression qu'à la récré, ils se montent le bourrichon entre enfants, en disant : "on dirait qu'on ferait de la politique et qu'on ferait une liste d'alliance pour les municipales! On racontera que faut être ensemble, parce que l'oignon fait les farces des électeurs !"

Mon pére avait cette formule, lorsque j'étais moi-même enfant et pousser dans la déraison : "Va manger à la cuisine , avec les enfants et les domestiques".

Comme j'avais l’instinct de l'intelligence, je mettais fin à mes débordements. 

Alexandre Astier dans Kaamelott a bien décrit ce genre de situations un tantinet répétitives au meilleur du pire des moments, il le résume par cette réplique : “Non, mais j’crois qu’il faut qu’vous arrêtiez d’essayer d’dire des trucs. Ça vous fatigue, déjà, et pour les autres, vous vous rendez pas compte de c’que c’est … Moi quand vous faites ça, ça me fout une angoisse … J’pourrais vous tuer, je crois. De chagrin, hein ! J’vous jure c’est pas bien, il faut plus que vous parliez avec des gens. ”

Dans cette vidéo, il n'y a que l'acteur qui joue le chat  qui joue bien!

Là encore, Louis Aliot sera réélu ,non pas, parce qu'il est le plus fort, mais parce que les listes en face n'ont pas bossé. Les électeurs ont assez de problèmes pour s’intéresser à vos élucubrations: prenez des professionnels pas des copains qui enfants faisaient des super films en super 8 ! 

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28 décembre 2025 7 28 /12 /décembre /2025 16:01

"Prototype personnel de Dieu, mutant à l'énergie dense jamais conçu pour la production en série. Il était le dernier d'une espèce : trop bizarre pour vivre mais trop rare pour mourir..."

Raoul Duke au Dr Gonzo (Las Vegas parano)
Las Vegas Parano - Raoul Duke au Dr Gonzo

Perpignan capitale des rois de Majorque et des Pyrénées-Orientales...

Perpignan, où les truites en sucre nagent à contre-courant du temps, les chaussettes votent pour l’éternel absurde et les pastèques en feu rêvent d’une fraternité gluante et cosmiqueAh !!! Perpignan… cette vieille sorcière catalane aux rues pavées de rêves fous, de rancunes en caramel durci et de secrets qui collent aux semelles comme de la mélasse oubliée, qui se pavane en ville fraternelle multiculturelle mais cache dans ses placards sombres des bulletins marionnettes, des flammes qui dansent nues sous la lune indifférente et des alliances qui fondent en surprises poétiques… !!! Une confiserie politique infernale, poétique et dingue, où le temps fond en mélasse surréaliste et rageuse, où les melons explosent en chronologie burlesque, les truites gigotent dans les urnes truquées, les voitures valsent en torches éternelles et les pastèques en sucre pleurent des larmes de feu tendre… Une France en miniature, rageuse, tendre, infiniment absurde et gluante, au bord du Têt qui coule en sucre filé à l’envers, emportant avec lui les échos des colères passées et les promesses folles du futur… !!!

D’abord, au tout début de cette folie sucrée et explosive, 2005…

Les émeutes cosmiques qui allument la mèche du carnaval rageur et communautaire… Deux morts tombent comme des sucettes acides dans la poussière chaude de Saint-Jacques : Mohamed Bey Bachir, écrasé par des ombres gitanes en colère aveugle, puis Driss Ghaib criblé comme un bonbon trop tentant au milieu des rivalités anciennes et amères qui couvent depuis des générations… Et boum !!! Le quartier s’embrase en une nuit surréaliste et chaotique, cinquante voitures se métamorphosent en torches poétiques qui dansent une valse infernale et désordonnée, vitrines qui pleurent des éclats de verre en confettis brisés comme des rêves de paix fracassés, pierres qui volent plus vite que les mots de fraternité promise et idéale… Nicolas Sarkozy, ministre en costume caramel impeccable, débarque en hélicoptère tonitruant, promet l’ordre ferme avec un sourire dur comme du nougat cassant, parle de sécurité et de fermeté pour apaiser les braises… Mais vingt ans plus tard, les cendres couvent encore sous les pavés pauvres et fissurés, rêvant d’une Catalogne nord en pastèque sucrée qui fond en explosions douces, tendres et rageuses, où les communautés maghrébine et gitane se regardent toujours en chiens de faïence , attendant le prochain éclat… !!!

Puis, on avance un peu dans la mélasse truquée et burlesque, 2008… La fraude à la chaussette qui transforme les bureaux de vote en confiserie clandestine et ridicule…

Imaginez la scène absurde : un isoloir sentant le café froid et la tricherie tiède, Georges Garcia, bedonnant comme un saucisson fourré de malice électorale, frère d’un colistier du maire sortant Jean-Paul Alduy, qui bourre ses poches et ses bas de bulletins marionnettes, comme si les voix étaient des puppets en laine dansant joyeusement et illégalement pour conserver le pouvoir !!! Pris en flagrant délire sucré et grotesque, il lance les enveloppes comme des truites volantes dans l’air surpris et scandalisé… Tollé burlesque et général !!! La rue explose en manifestations absurdes et quotidiennes, Perpignanais brandissant des chaussettes géantes comme drapeaux ridicules d’une révolte poétique et symbolique, avec des cris et des rires jaunes mêlés… Le tribunal administratif annule, le Conseil d’État confirme l’annulation pour cause de faible écart et de gravité comique, Alduy gagne quand même l’année suivante dans une élection refaite, mais la chaussette, elle, reste légende éternelle et collante : une truite en sucre d’orge qui nage dans les urnes de la démocratie absurde, symbole gluants de toutes les tricheries à la petite semaine qui entachent l’histoire locale… !!!

Ensuite, on glisse plus loin dans le torrent de caramel national et controversé, 2020…

Louis Aliot surgit comme un revolver en sucre d’orge astiqué et dédiabolisé, candidat RN sans étiquette affichée pour mieux séduire, prend la mairie à 53 % des voix face au sortant LR Jean-Marc Pujol, laboratoire scintillant du Rassemblement National dans la plus grande ville de plus de 100 000 habitants tombée dans l’escarcelle marine et lepéniste… Sécurité en bonbons armés, police municipale renforcée avec des patrouilles omniprésentes, hommages aux pieds-noirs qui fondent doucement dans le vent catalan chargé de nostalgie, politique mémorielle qui fait grincer des dents en caramel croquant et qui divise la cité… Perpignan devient truite monumentale nageant dans les eaux troubles et rageuses de la France qui gronde, vitrine poétique d’une gestion locale où l’extrême droite se mire en maire propre sur lui, promettant ordre et identité au milieu des débats nationaux houleux… !!!

Et enfin, tout récemment, juste avant que les rennes ne fondent en mélasse festive et que Noël ne colle aux doigts comme un regret sucré, fin décembre 2025…

Le miracle surréaliste qui boucle la boucle dingue et ouvre de nouvelles valse : Agnès Langevine, écologiste de Place Publique – ce mouvement gauche pro-européen, social et vert porté par la figure charismatique de Raphaël Glucksmann –, verte comme une feuille en caramel végétal et durable, serre la main d’Annabelle Brunet, centriste aux yeux en melon sucré, ancienne alliée des droites locales comme Jean-Marc Pujol…

Alliance cosmique et surprise, maturité politique disent-elles avec des sourires en sucre filé et des déclarations emphatiques, rassemblement citoyen au-delà des étiquettes partisanes pour redonner fierté, urgence sociale et écologique à la ville, pour barrer la route à Aliot en 2026… Chantal Gombert suit le bal, portes ouvertes aux rêveuses et aux opportunistes, front républicain improvisé qui fait jaser… Aliot ricane jaune et moqueur : opportunistes, gamelards en handshake gluants, cuisine de bas étage politicien !!! Mais elles dansent toutes les deux, puppets modernes d’un front absurde et inattendu, où la gauche glucksmannienne rencontre le centre-droit dans une valse poétique et stratégique, pour peut-être faire fondre le maire sortant en 2026, où les chaussettes voteront vert, les truites rêveront d’écologie, les pastèques en feu applaudiront et les bulletins flotteront en sucre d’espoir… !!!

Perpignan… Chronologie poétique, absurde et infiniment longue, étirée comme de la guimauve rageuse !!!

Des émeutes de 2005 qui allument les braises communautaires et explosives, à la chaussette de 2008 qui bourre les urnes en sucre truqué et comique, en passant par Aliot de 2020 qui conquiert en caramel dédiabolisé et controversé, jusqu’à l’alliance Langevine-Brunet de 2025 qui fond en rêve cosmique et glucksmannien pour 2026… Tout ça aligné enfin comme des bonbons sur le fil du temps dingue et surréaliste, une France en miniature gluante, tendre, rageuse, délicieusement folle et inoubliable… !!! Et nous, on hallucine doucement, on rit en larmes caramel, on pleure des rires jaunes au bord du Têt éternel qui coule en mélasse surréaliste, emportant les passions et les absurdités vers un horizon incertain… !!!

 

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19 décembre 2025 5 19 /12 /décembre /2025 17:04
Photo de campagne

Suite au sondage qui place approximativement Agnès Langevine désignée par Raf Glucksman, le chef de "place publique", directement sur les conseils de Carole : Agnès se voit faire l'union de la "grauche" (gauche raisonnable et centre droit) autour d'elle. Elle laisse entendre que l'union est déjà faite. Mais Mathias Blanc ne l'entend pas de cette oreille (pas plus que de l'autre) parce qu'il ne veut pas l'avoir dans l'union, même si l'oignon fait la farce ! Cela donne du grain à moudre à la presse locale, réchauffe le cœur de Louis Aliot et confirme à Michael Idrac et Nicolas Berjoan, qu'une collection d'étiquettes de partis politiques est surtout une collection d'ego à gérer !

Ainsi, s'il en reste encore les vaches, seront bien gardées...

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10 décembre 2025 3 10 /12 /décembre /2025 19:22

"Il y a dans le ciel
Des milliers d'abeilles
Bzz bzz bzz!
Il y a parmis nous
Plein de kangourous
Hop hop hop!
Il y a dans la mare
De tous petits canards
Coin coin coin!
Il y a des gros matous
Il y a des éléphants
Il y a des p'tits toutous
Et même des ours blancs
Et tous tendent le cou
Pour montrer leurs belles dents (x2)
Rataplan... "

Paroles de la chanson 30 millions d'amis par Ludwig Von 88 album "Houllala 2, la mission

Perpignan ! Ville radiante où le soleil tape si fort qu’on finit par voter RN pour avoir enfin un peu d’ombre. Louis Aliot, maire sortant, trône sur son fauteuil comme un chat sur un radiateur : il ne bouge plus, il ronronne, et tout le monde a fini par s’y habituer. Mais voilà qu’en face, la gauche, dans un sursaut d’énergie comparable à celui d’un fonctionnaire le 23 décembre à 16 h 57, a décidé de s’unir.

Enfin… « s’unir ». Disons plutôt qu’elle a ouvert grand les bras, comme une vieille tante lors du repas de Noël, en criant « viens mon petit, viens donc que je te serre contre mon parti ».La liste s’appelle « Perpignan Autrement ». Traduction : « Perpignan, mais avec plus de réunions ». Le chef d’orchestre s’appelle Mathias Blanc, avocat de son état, ancien socialiste reconverti dans l’art délicat de faire tenir ensemble le Parti communiste, le Parti radical de gauche, Génération écologie, L’Après (les Insoumis qui ont soumi un préavis de grève contre Mélenchon), Place Publique (le club de lecture de Raphaël Glucksmann), et maintenant, roulement de tambour et miaulements d’extase, le Parti animaliste. Oui, mesdames et messieurs, on a réussi l’exploit de faire cohabiter dans la même galère le stalinisme municipal et la cause des chats errants. Bientôt on va leur proposer des places aux Verts pour compléter le Pokédex de la gauche.https://www.youtube.com/watch?v=hTXAtUXJwA0

Le clou du spectacle a eu lieu le 9 décembre 2025 : les Animalistes ont rallié la liste après avoir obtenu, tenez-vous bien, trente-deux mesures.

Trente-deux. C’est plus que le programme économique du PS depuis 2012. Parmi les perles : stérilisation gratuite des matous, tarifs vétérinaires préférentiels pour les précaires, et probablement un référendum local sur la question cruciale de savoir si le croquette bio doit être remboursé par la Sécu. On imagine déjà les débats au conseil municipal : « Monsieur le maire, votre adjointe à la voirie a encore confondu les sacs poubelles jaunes avec les litières agglomérantes ! »Pendant ce temps, la Constitution, cette vieille dame indigne qu’on sort uniquement pour les enterrements ou les inaugurations, nous regarde de son article 4 avec des yeux fatigués : « Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. » Concourent ?

Mon œil. Ils trustent, oui. Ils squattent, ils monopolisent, ils font la queue au guichet des subventions publiques comme des retraités devant La Poste le 1er du mois.

Soixante-dix millions d’euros par an, merci bonsoir, pour animer des réunions où l’on finit toujours par parler du même sujet : comment garder la gamelle.Car voilà le drame, mes chers compatriotes : les partis sont devenus des associations subventionnées dont l’objet social est de se perpétuer eux-mêmes. Ils ne concourent plus à rien, sinon à leur propre survie. Ils se coalisent, se décoalissent, se recoalisent, comme des ados qui se mettent en couple sur Snapchat et se larguent avant la fin du premier cours de maths.

Et pendant ce temps, le citoyen lambda, ce grand benêt qui vote encore par intermittence, se demande s’il doit choisir entre le maire qui fait peur à sa belle-mère et la liste qui veut lui imposer un compost obligatoire et un chat stérilisé nommé Révolution.

Bref, en 2026, à Perpignan, on aura le choix entre :Louis Aliot, qui a déjà la mairie, le soleil et la peur de France Inter ;
Et une coalition tellement large qu’on dirait la photo de famille après un mariage consanguin dans la haute fonction publique.

Quant à savoir si les partis respectent encore la souveraineté nationale et la démocratie, posons la question autrement :

est-ce que la démocratie, ça consiste à regarder dix-sept micro-partis se disputer la dernière croquette pendant que le chat RN continue tranquillement à faire ses besoins dans le bac à fleurs de la République ?Je vous laisse deviner la réponse. Moi, je vais stériliser mon bulletin de vote. Par précaution.

 

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10 décembre 2025 3 10 /12 /décembre /2025 12:00

"Laisse les choses s’effondrer — cesse de t’épuiser à vouloir tout maintenir debout. 
Tout n’est pas fait pour durer, et forcer ce qui se brise déjà ne fera que t’épuiser davantage. 
Parfois, le plus sage, c’est simplement de lâcher prise." 

Meryl Streep

https://www.youtube.com/watch?v=m5hyLg7yZtI

Il y a des villes qui semblent figées dans un éternuement historique. Perpignan, en cette fin d’année 2025, en fait partie. Le dernier sondage IFOP crédite Louis Aliot de 44 % des intentions de vote au premier tour des municipales de 2026 – un score qui le place très au-dessus de ses poursuivants, tous partis confondus. Quinze ans après sa première tentative, cinq ans après sa victoire de 2020, le maire sortant semble pouvoir se succéder à lui-même sans même avoir besoin de campagne. Et pourtant, cette avance écrasante sonne comme un glas plutôt que comme une fanfare.C’est là qu’intervient, par analogie un peu forcée mais éclairante, le spectre de Marc Bloch et de L’Étrange Défaite.

Attention : Louis Aliot est évidemment très loin d’être l’armée allemande de 1940. Il n’a envahi personne, n’a fait tirer sur aucune foule, n’a pas besoin de panzers pour gouverner.

Non, la ressemblance n’est pas dans la brutalité du vainqueur, mais dans l’absence de combat du vaincu.À Perpignan, il n’y a pas eu de bataille rangée, pas de résistance farouche, pas même de vrai siège. Les habitants ne se sont pas « rendus » à Louis Aliot parce qu’il était irrésistible ; ils se seraient probablement rendus à n’importe quelle force – de gauche, du centre, écologiste, apolitique ou martienne – qui aurait simplement eu le courage et l’énergie de prendre l’initiative, de proposer un projet clair, de fédérer, de bouger. 

Il y a défaite lorsqu’il y a eu combat, quand on a tout tenté et que l’adversaire l’emporte quand même.

Ici, il n’y a même pas eu ça. Il y a seulement lassitude. Une lassitude immense, ancienne, qui traverse tous les camps et qui finit par dire : « Après tout, pourquoi se fatiguer ?  À gauche, on préfère la pureté de la dispersion à l’impureté d’une union. Au centre et à droite républicaine, on attend le sauveur qui ne vient pas. Les associations, les collectifs citoyens, les jeunes, les moins jeunes : tout le monde râle, mais personne ne veut vraiment prendre la tête du cortège. Alors on laisse filer.

On laisse Aliot gérer la ville « pas si mal que ça », augmenter les impôts sans trop de scandale, faire briller le Castillet à Noël, et l’on se dit que, bon, « au moins, il est là ».

Et pendant ce temps, la ville vit. Les terrasses sont pleines dès que le soleil sort. Les touristes reviennent, les loyers montent, on boit du byrrh en refaisant le match USAP–Stade Toulousain. Perpignan est une fête, une fête un peu fatiguée, un peu résignée, mais une fête quand même que rien ne semble pouvoir interrompre, pas même l’idée qu’on est en train, sans bruit et sans larmes, de perdre quelque chose.

C’est cela, l’étrange défaite perpignanaise : elle n’est pas héroïque, elle n’est pas tragique.

Elle est molle, tiède, presque confortable. On ne s’est pas battu, donc on n’a pas vraiment perdu ; on a juste laissé gagner celui qui s’est présenté. Peu importe le vainqueur, d’ailleurs : la lassitude aurait couronné n’importe qui.Et le pire, c’est que presque personne ne semble s’en émouvoir.

Comme si, au fond, il était devenu normal qu’une grande ville française se donne sans résistance, presque gaiement, à qui veut bien la prendre.  Perpignan est une fête. Mais c’est déjà, surtout, une étrange défaite sans coup férir.

 

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8 décembre 2025 1 08 /12 /décembre /2025 12:43

"Tous les plaisirs, les arts de toute espèce,
La propreté, le goût, les ornements :
Tout honnête homme a de tels sentiments.
Il est bien doux pour mon cœur très immonde
De voir ici l'abondance à la ronde,
Mère des arts et des heureux travaux,
Nous apporter, de sa source féconde,
Et des besoins et des plaisirs nouveaux.
L'or de la terre et les trésors de l'onde,
Leurs habitants et les peuples de l'air,
Tout sert au luxe, aux plaisirs de ce monde.
Ȏ le bon temps que ce siècle de fer !
Le superflu, chose très nécessaire"


Voltaire, Le Mondain, 1736 

http://lettres.lem.free.fr/premiere/ombres_lumieres/Voltaire_Le_Mondain_1736.pdf

Ce n'est pas la presse, ni la concurrence électorale qui sera capable de faire un récit précis sur ce qu'il y a eu lieu à Perpignan durant les presque 6 ans de mandat de Louis Aliot. En fait, il s'agit de reprendre les promesses du candidat et de voir ce qu'a réalisé le maire, au-delà des discours...De toutes manières l'électeur est frappé de sénilité précoce: il a déjà tout oublié, ce qu'il n'avait pas commencé à retenir. Contrairement à la manière d'un individu de faire une première bonne impression, en politique ce sont les derniers souvenir que l'on doit imprimer, puisque la majorité minoritaire qui vote encore ne s'éclaire pas à la lampe de la raison, mais au tout à l'égo de ses ressentis !

Ainsi, la dernière ligne droite est plus importante: il faut soigner ses fêtes de fin d'année! Donc, un beau feu d'artifice final et un défilé de Noël pour faire rêver les enfants de 7 à 77 ans. Peu importe le prix pourvu qu'on en ait l’Everest (plus grand chose dans les caisses) . Oui, qui sait si demain nos enfants n'iront pas chercher leurs cadeaux sur le front de l'Est ? 

Si l'actuel maire veut encore crécher à la loge, il faut mettre le paquet à Noël . C'est pour cela que pour la St Nicolas, la maire Noël s'est emballée façon défilé grosse pâtisserie à la Dysney traditions américaine oblige ! Ça n'a pas de prix des étoiles dans les yeux! 

 

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29 octobre 2025 3 29 /10 /octobre /2025 18:21

"Le 10 janvier 1991, Claude Evin édicte la loi qui porte son nom, visant à encadrer le tabagisme et l’alcoolisme. Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à l’aspect de cette loi concernant l’alcool et sa publicité. Cette loi fut un véritable tsunami pour l’industrie de l’alcool, et notamment du vin, tradition française par excellence. Cette loi limite et encadre la publicité autour de l’alcool, notamment pour protéger et sensibiliser les plus jeunes d’un possible futur alcoolisme."

https://blogfr.influence4you.com/loi-evin-comment-communiquer-sur-lalcool

La loi Evin, le 10 janvier 1991, fut le premier clou du cercueil des vignerons. Pour une certaine idée de la décence publique, elle interdisait la promotion d'une partie de la culture et de l'âme de la France et des catalans. Alors qu'en Espagne, la loi introduisait la notion d'exception pour le vin :"Depuis juillet 2003, le secteur vitivinicole espagnol est régi par un nouveau cadre juridique, la loi sur la vigne et le vin, qui prévoit notamment pour le vin un statut "d'aliment naturel". Une qualification qui le distingue légalement des alcools durs et qui autorise des campagnes de promotion de la culture de la vigne, du vin et de la consommation modérée de vin." Alors que le vin reste un produit et une image bons pour les désormais exportions françaises et son tourisme, et donc sa pierre d'angle : il reste la pierre rejetée des bâtisseurs de l'état français, à qui l'on demande sans cesse ses papiers. 

Ainsi, donc, pour parer une action paysanne et vinicole à venir, car c'est plus qu'une crise sire, c'est un fondement culturel qui s'écroule : la préfecture et son nouveau préfet ont décrété en urgence "des assises" de "la filière vinicole". Comme si au préalable de parler "jaja", on devait se rincer la sémantique pour y tuer dans le verbe, la levure. Aussi, a-t-on convoqué les caves coopératives https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/10/la-ballade-de-la-cooperative-de-terrats-boire-du-trrassous-c-est-sauver-90-vignerons-interview-albe-chassagnac-par-nicolas-caudeville.html et les représentations intercesserices de la cause perdue, pour indiquer le processus palliatif, avant l'extrême-onction. Là où il y a représentation : il y a théâtre... Et c'est sur la scène moribonde de l'université de Perpignan que se joua la pièce ! Effectivement, on été bien assise, si haut qu'on soit et on avait rien à boire !

Grand et Véridique Panégyrique des Assises de la Vigne Catalane, tenues en l’an de grâce deux mille vingt-cinq à Perpignan, ville jadis baignée de soleil et aujourd’hui assoiffée comme la gorge d’un mulet après la foire de Céret ; où l’on verra comment le Préfet Pierre Regnault de la Mothe, grand échanson de l’État, tenta de sauver les ceps roussillonnais du grand dessèchement, avec l’aide de quatre groupes de travail plus vaillants que les quatre fils Aymon, et où l’on entendra les voix tonitruantes de Maistre Jean Lhéritier et du noble Alain Pottier, deux apôtres du rancio sec, chantres de l’Archipel contre-attaque, qui défendent la dive bouteille contre la sécheresse, la paperasse et les importations de piquette andalouse.Ô muse vineuse, qui fis jadis chanter le gosier de Gargantua jusqu’à vider les celliers de Seuilly, prête-moi ta lyre pour narrer la grande assemblée des vignerons des Pyrénées-Orientales !


En ce vingt-septième jour d’octobre, tandis que les tramontanes soufflaient plus fort que les vents de la colère paysanne de mil neuf cent sept, cent preux de la vigne se réunirent dans les amphithéâtres de l’Université de Perpignan Via Domitia – non pas pour banqueter, hélas !

Mais pour compter les gouttes d’eau comme un avare ses écus.Le Préfet, Pierre Regnault de la Mothe, armé d’un micro plus puissant que la trompette de la Renommée, tonna :  « Le temps des constats est terminé, celui de l’action commence ! »
Parole de préfet, aussi rare qu’un vin doux naturel sans sulfite.

Et il lança quatre groupes de travail, tels quatre cavaliers de l’Apocalypse viticole, mais en version administrative :

Le Groupe de la Performance Économique, piloté par Guillaume Ribes (président des coopérateurs) et Bruno Berthet (secrétaire général de la préfecture), chargés de réorganiser les caves comme on remettrait de l’ordre dans la cuisine de Pantagruel après un festin.


Objectif : que les coopératives cessent de saigner plus rouge que le vin de Maury.

Le Groupe de l’Eau et du Climat, qui doit faire pleuvoir des projets d’irrigation plus vite que saint Médard ne fit tomber la manne.On y parla REUT (eaux usées traitées, ô miracle moderne !), ASA de l’Agly, Aspres en tuyaux, et même d’un contrat de territoire pour que l’eau coule enfin jusqu’aux ceps, et non plus seulement dans les discours.
 

Le Groupe du Territoire, pour que la vigne ne devienne pas friche, ni parking, ni lotissement pour retraités belges.
On y jura de protéger les paysages comme on protège une vierge en procession.

Le Groupe de la Réglementation, armé de ciseaux plus affûtés que ceux de Dalila, pour tailler dans la paperasse européenne jusqu’à ce que le vigneron respire enfin.

Et pendant que les scribes rédigeaient, deux grands philosophes du bouchon veillaient dans l’ombre, tels Socrate et Platon dans les jardins d’Académos, mais en version catalane et avec un accent qui sent le romarin :Maistre Jean Lhéritier, ancien grand prieur de Slow Food, animateur de Vinoscopie sur L’Archipel contre-attaque, qui crie dans le désert médiatique :  « Sauvez le Jaumet ! Sauvez le rancio sec ! Sauvez l’âme catalane avant qu’elle ne soit vendue en cubi à Carrefour ! »

Messire Alain Pottier, dit Meta Soutien, vigneron-poète, auteur de Boire le vin et gardien des botas del racó, ces tonneaux familiaux où mûrissent les vins oxydatifs comme des vieux sages.

https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/tag/vinoscopie

Il tonne :  « Un vignoble sans rancio, c’est une cathédrale sans vitrail ! »

Mesures d’urgence ?

 Prise en charge des cotisations sociales (parce que le vigneron ne peut payer ni l’URSSAF ni le tonnelier).  
Report de la taxe foncière jusqu’à la Saint-Glinglin 2025.  
Dégrèvements pour pertes de récolte – car cette année, on vendangea plus de larmes que de raisins.

Promesse solennelle du Préfet :  « Avant la fin de l’an 2025, je réunirai les copilotes pour un premier bilan ! »Parole d’État : à suivre comme on suit une barrique qui fuit.

Ô vignerons des Aspres, des Albères, de la vallée de l’Agly !
Tandis que les ceps grillent comme des saucisses oubliées sur le barbecue climatique,
tandis que les caves s’endettent plus vite que Pantagruel ne buvait,
une feuille de route naît, tel un enfant prodige, au printemps 2026.

Puissent Lhéritier et Pottier continuer à crier dans le vent,puissent les groupes de travail accoucher d’autre chose que de rapports,et puissions-nous, un jour,boire encore un verre de rancio sec sous les platanes de Perpignan, en riant de la sécheresse,comme Gargantua riait des théologiens...

Ainsi soit vin !

 

Le statut culturelle du vin par l'ONG la guilde internationale culturelle du vin La guilde internationale culturelle du vin est une organisation non gouvernementale dite de plaidoyer. Elle milite pour un statut culturel du vin visant à donner une valeur supplémentaire et symbolique aux biens culturels qu' est le vin. Alain Pottier et Christophe Czekaj étaient en direct pour l'archipel contre attaque pour présenter l'ONG qui promeut le message culturel du vin#divin.

Perpignan et PO:Assises de la Vigne : « Le temps des constats est terminé, celui de l’action commence ! » — Pierre Regnault de la Mothe, préfet, 27 octobre 2025! par Nicolas Caudeville
Perpignan et PO:Assises de la Vigne : « Le temps des constats est terminé, celui de l’action commence ! » — Pierre Regnault de la Mothe, préfet, 27 octobre 2025! par Nicolas Caudeville
Perpignan et PO:Assises de la Vigne : « Le temps des constats est terminé, celui de l’action commence ! » — Pierre Regnault de la Mothe, préfet, 27 octobre 2025! par Nicolas Caudeville
Perpignan et PO:Assises de la Vigne : « Le temps des constats est terminé, celui de l’action commence ! » — Pierre Regnault de la Mothe, préfet, 27 octobre 2025! par Nicolas Caudeville
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