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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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24 février 2026 2 24 /02 /février /2026 21:18

"Quand les autres disent toute sorte de mal de toi, ne rends pas le mal pour le mal, et réfléchis plutôt au fait que tu n'as pas été plus loyal dans l'accomplissement de tes devoirs.Quand d'autres te blâment, ne les blâme pas ; quand d'autres sont en colère contre toi, ne le sois pas contre eux. la joie ne vient que quand le désir et la passion s'en sont allés. "

 

Bushido - Le Code du Samouraï: L'Âme du Japon
Inazo Nitobe

En ce mois de février 2026, Perpignan se prépare à son rituel tous les six ans : choisir un daimyo pour six ans de plus (ou moins, si le karma est capricieux). Louis Aliot, maire RN sortant, brigue un second mandat avec la sérénité d’un chat qui sait que les souris se mangent entre elles. Face à lui, une gauche en kit IKEA mal assemblé :

Mickaël Idrac (« Perpignan, changez d’air ! » – LFI + écolos + Génération.s), Agnès Langevine et Annabelle Brunet (« Plus forts pour Perpignan » – Place Publique + PS national + centre-droit + ex-Macronistes + un ancien joueur de l’USAP pour faire couleur locale), Mathias Blanc (« Perpignan Autrement » – PS militants + PCF + PRG + écologistes dissidents), et Bruno Nougayrède pour la droite-centre qui espère encore exister. Ajoutez les venues touristiques de Bardella et Mélenchon, et vous avez un cirque où les clowns se disputent le même trapèze.

Si un vieux maître du Bushido, revenu d’entre les morts pour assister à ce spectacle, sortait son katana rouillé de dépit, voici ce qu’il noterait :

Gi – La rectitude, la justice
Le samouraï tranche sans trembler. Ici, on coupe les cheveux en quatre pour justifier les alliances les plus contre-nature. Le PS national largue ses militants locaux (qui soutenaient Mathias Blanc) pour investir Agnès Langevine, parce que « l’union large » avec du centre-droit et des ex-LREM, c’est tellement plus justice que d’écouter la base. Louis Aliot, lui, gère « pépère » : vitrine nickel, arrière-cour en bordel, et SOS Racisme qui vient gentiment rappeler les discriminations en 2026. Rectitude ? Plutôt une règle à calcul pour maximiser les voix sans se salir les mains.
Yu – Le courage
Le vrai courage, c’est affronter le tigre, pas se cacher derrière des sigles. Mathias Blanc refuse le diktat national du PS et maintient sa liste : respect. Mickaël Idrac reste sur sa ligne radicale sans se renier : respectable. Agnès Langevine ose un ticket hybride gauche-centre pour « battre le RN » : courageux sur le papier, mais ça sent le compromis odorant. Louis Aliot assume son bilan malgré les casseroles judiciaires : au moins il ne change pas de kimono toutes les semaines. Le courage collectif de la gauche ? Zéro. Quatre listes, quatre ego, un seul perdant : la ville.
Jin – La bienveillance, la compassion
Le samouraï protège les faibles. Perpignan en compte 34 % sous le seuil de pauvreté. Les listes de gauche promettent du social, de l’écologie, de la jeunesse… en théorie. En pratique, on se déchire pour savoir qui aura le droit de promettre le plus de subventions. Louis Aliot mise sur la sécurité visible et la propreté de façade : compassion sélective (pour ceux qui votent bien). Jin ? Une vertu qu’on invoque dans les meetings, mais qu’on oublie dès qu’il s’agit de lâcher un colistier pour un meilleur score.
Rei – La politesse, le respect
Même l’ennemi mérite le salut avant le coup fatal. Ici, on s’insulte joyeusement : trahison pour les uns, compromission pour les autres, racisme d’État pour certains, wokisme pour d’autres. Les débats virent au règlement de comptes familiaux. Agnès Langevine se fait traiter de « coucou politique spécialiste de l’embrouille », Mathias Blanc de frondeur têtu, Idrac de puriste sectaire. Rei ? Le respect s’est fait hara-kiri dès le dépôt des listes.
Makoto – La sincérité, la vérité
Dire ce qu’on pense, sans fard ni filtre Instagram. Louis Aliot a dédiabolisé son mandat : moins d’excès frontistes, plus de gestion municipale soft. Ses adversaires crient au masque. Agnès Langevine parle « efficacité » pour justifier son alliance large : sincère comme un politicien qui promet la lune. Mathias Blanc assume sa dissidence : makoto brut, presque touchant. Mais globalement, la campagne est un grand concours de storytelling où la vérité est la variable d’ajustement.
Meiyo – L’honneur
L’honneur se perd en un claquement de doigts. Perpignan est le trophée RN : le perdre serait une gifle nationale, le garder une preuve que « ça marche ». À gauche, l’honneur est en soldes : le PS national sacrifie ses militants pour une union bancale ; Blanc refuse de plier mais risque de faire 5-8 % ; Idrac reste pur mais marginal. Le Bushido hurlerait : où est l’honneur quand on préfère quatre enterrements de première classe à une union boiteuse mais honorable ?
Chugi – La loyauté
Loyauté au seigneur… ou au peuple ? Les colistiers se rangent, les partis imposent (PS pour Langevine), les militants locaux se rebellent (soutien à Blanc). La loyauté verticale (au QG national, au calcul électoral) écrase la loyauté horizontale (envers les Perpignanais qui galèrent). Le samouraï ronin préférerait se faire seppuku plutôt que de trahir ses principes pour un strapontin. Ici, on trahit pour un strapontin… et on appelle ça de la « realpolitik ».

Verdict du Bushido : Perpignan 2026 n’est pas une épopée chevaleresque.

C’est un vaudeville où les ronin de gauche se plantent leurs wakizashi dans le dos pendant que le daimyo RN sirote son thé en regardant le spectacle. Agnès Langevine joue la carte de l’union large mais sent le soufre ; Mathias Blanc incarne la loyauté locale mais court au suicide électoral ; Mickaël Idrac reste pur mais invisible ; Louis Aliot gagne par KO technique. La ville, elle, reste sur le banc, attendant que quelqu’un daigne enfin appliquer ne serait-ce qu’une seule de ces vertus sans rire jaune.

Le 15 mars, les Perpignanais choisiront probablement le diable qu’ils connaissent plutôt que quatre anges qui se crêpent le chignon. Le Bushido, écœuré, rengaine son sabre, marmonne un « bande d’amateurs » et repart vers Kyoto en secouant la tête.

(Article réécrit le 24 février 2026 – avec double dose d’ironie, parce que la réalité locale l’exige.)

 

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