"A quoi rimerait un Hamlet privé du château d'Elseneur, d'Ophélie, de toutes les situations concrètes qu'il traverse, du texte de son rôle ? Qu'en resterait-il hormis je ne sais quelle essence muette et illusoire ?"
La Plaisanterie (1975) de Milan Kundera
"Je sentis avec épouvante que les choses conçues par erreur sont aussi réelles que les choses conçues par raison et nécessité."
La Plaisanterie (1975) de Milan Kundera
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La fin du cycle capitaliste sur son monde occident wokisé à des airs de libertés d'expression en espace soviétique, le parti est bienveillant, c'est pour ça qu'il insite sur le controle, comme dans le roman de Milan Kundera "la plaisanterie" où en "Tchécoslovaquie, Ludvik est étudiant et communiste. A la suite d’une blague mal interprétée qu’il a écrite sur une carte postale et envoyée à une étudiante, il est enrôlé de force dans l’armée des « noirs » c’est-à-dire des ennemis politiques!"
Ah, gentils lecteurs, voici venu le crépuscule d'une époque, une époque où les Lumières brillèrent de mille feux, éclairant le chemin de la raison et de la liberté. Mais voilà, nous voici désormais au crépuscule de cette ère, témoin d'un spectacle déconcertant qui nous laisse perplexes. Riez avec moi, ou plutôt, pleurons ensemble, car voilà l'histoire d'une extinction, une extinction des idées des Lumières, lanti-thèse de la "Lettre sur les aveugles"Diderot, 1749 https://gallica.bnf.fr/essentiels/diderot/lettre-sur-les-aveugles#:~:text=Lettre%20sur%20les%20aveuglesDiderot%2C%201749,l%27expérience%20et%20aux%20hypothèses.
La Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient remet en cause les « évidences » de ceux qui voient et la preuve de l'existence de Dieu par la beauté de la Création. L'aveugle devient l'image d'un penseur réduit au tâtonnement de l'expérience et aux hypothèses non réduit pas ses sentiments ou ses croyances dont il fait une science (une sorte de...).
Le cycle capitaliste, jadis porteur de l'espoir d'une prospérité partagée, s'effrite sous nos yeux, telle une vieille étoffe usée par le temps. Les rêves de liberté et d'émancipation se fanent comme des fleurs oubliées dans un jardin oublié. Le monde occidental, qui fut le berceau de la démocratie et de la libre pensée, s'enlise dans une mare de conformité idéologique qui rappelle étrangement les régimes totalitaires d'antan.
Ah, la liberté d'expression, ce joyau précieux qui jadis scintillait comme une étoile dans notre firmament intellectuel, est devenue une notion floue, sujette à des interprétations aussi multiples que les couleurs d'un arc-en-ciel.
On nous dit que c'est pour protéger nos âmes sensibles, pour éviter les désagréments, que la censure s'infiltre insidieusement dans nos vies. Et pendant ce temps, le parti au pouvoir, tout en se parant des oripeaux de la bienveillance, nous rappelle les jours sombres de l'histoire.
N'est-ce pas là une ironie cruelle que l'histoire nous rappelle ? Un tel rappel nous vient de Milan Kundera, dans son œuvre "La Plaisanterie".
Nous sommes transportés en Tchécoslovaquie, où Ludvik, étudiant et communiste, voit sa vie bouleversée par une blague innocente. Une simple carte postale destinée à une étudiante déclenche une réaction en chaîne absurde. Ludvik est enrôlé de force dans l'armée des "noirs", devenant ainsi l'ennemi politique, sans avoir même compris comment il en était arrivé là.
Kundera, tel un miroir de notre temps, met en lumière la fragilité de la liberté d'expression dans des sociétés où chaque mot est pesé et mesuré.
Comme Ludvik, nous risquons de nous retrouver pris au piège dans un labyrinthe d'absurdités, où une pensée divergente peut devenir une sentence d'exil social ou même de répression.
Voici donc notre époque, où la bienveillance affichée par le pouvoir politique cache malicieusement sa véritable nature. La liberté d'expression, cette essence de notre humanité, est détournée et étouffée au nom de la protection des âmes fragiles. Nos jeunes grandissent dans un climat de crainte, hésitant à exprimer leurs opinions de peur des retombées sociales ou des jugements inquisiteurs.
Pourtant, mes amis, il ne faut pas oublier que la quête d'une société plus équitable et inclusive ne doit pas sacrifier la liberté d'expression sur l'autel de la conformité idéologique.
C'est dans la diversité des voix et des opinions que réside la richesse de la démocratie, un trésor qui ne saurait être compromis.
Alors, tournons notre regard vers l'horizon incertain de notre époque. La liberté d'expression ne doit pas devenir un vestige du passé, étouffé par des idéaux bien intentionnés mais potentiellement destructeurs. Gardons les leçons de Ludvik et de tous ceux qui ont payé le prix de la répression en mémoire, afin que la liberté d'expression reste une flamme intouchable, inextinguible, dans notre monde en constante évolution.