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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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14 mars 2026 6 14 /03 /mars /2026 16:01

"Pour écrire, il faut être hanté, malheureux, persécuté, ou alors heureux au point de croire sérieusement qu'on a Dieu pour coéquipier."

 Septentrion
Louis Calaferte


"Je serais heureux, moi, d'entrer dans des églises, d'y trouver des prêtres "mystiques", quitte à partir dans la connerie, mais, au moins, des gens qui vous soulèvent. C'est comme les poètes... Peu importe qu'ils aient tort ou raison, on s'en fout. Ce qu'on souhaite, ce sont des gens qui vous soulèvent."

 Choses Dites
Louis Calaferte

 Chaque événement humain non pas une tragédie, mais une farce grotesque, une répétition inutile où l'absurde triomphe par inertie. Pas de colère hurlante, juste un ricanement froid devant l'inévitable médiocrité.Gare à Perpignan, fragment d’un burn-out démocratique
(Suite hypothétique que Bertrand Schmit n’aura probablement jamais le courage — ou la cruauté — de tourner, tant filmer le néant fatigue déjà les caméras.)

On est le 14 mars 2026, veille d’un premier tour qui ressemble à une exécution capitale annoncée depuis des mois.

Louis Aliot, ce vice-président du RN qui administre Perpignan comme on gère un héritage empoisonné — avec lassitude et minimum syndical —, trône à 46 % dans le dernier sondage Cluster 17 pour Politico. Mission impossible de le battre ? Non : mission inutile. La démocratie, ici, a simplement cessé de faire semblant.Schmit ouvrirait sur la gare, bien sûr — ce terminus où arrivent les trains et où s’arrêtent les illusions.

Pluie catalane, affiches décollées comme des promesses usées.

Aliot mène une campagne fantôme : il snobe les débats (sur ICI Roussillon, c’est son adjoint qui joue les doublures), répète que « ça sert à quoi de perdre du temps avec ces canaux d’information ? », et gagne quand même. Le burn out démocratique, c’est quand le favori n’a même plus besoin de mentir : il se contente d’exister. L’électeur, épuisé, vote par réflexe pavlovien — sécurité, propreté, fierté catalane recyclée depuis 2020. Rien de neuf, rien de vrai, mais ça suffit.

L’absurde a gagné par forfait.

Et les oppositions ? Une farce à six tableaux. Six listes, six ego minuscules qui se disputent les miettes d’un gâteau déjà moisi.

La gauche atomisée : Agnès Langevine (PS-Place publique) et Mickaël Idrac (LFI) se partagent 15 % chacun, comme deux clochards qui se battent pour une pièce tombée d’une poche trouée. Bruno Nougayrède (droite-centre) à 14 %, Mathias Blanc à 9 %, Lutte ouvrière à 1 % — on dirait les scores d’un enterrement où même les fantômes n’ont pas pris la peine de venir.

Schmit filmerait leurs meetings : des salles à moitié vides, des militants qui répètent les mêmes slogans depuis six ans, le regard vitreux de ceux qui savent qu’ils perdront mais qui continuent parce que l’habitude est plus forte que la honte.

Le clou du spectacle : Jean-Marc Pujol, ex-maire LR (2009-2020), l’homme qui a perdu contre Aliot en 2020, appelle maintenant à voter pour lui.

« Union des droites et du peuple », dit-il, « les partis font fausse route ».

Traduction : j’ai 76 ans, je suis fatigué, autant capituler avec panache. Schmit zoomerait sur son visage ridé par les défaites successives, sur ce ralliement qui n’est pas une trahison mais une capitulation générale — l’idéologie morte, ne reste que l’instinct de conservation.

L’affaire des assistants parlementaires plane toujours : Aliot risque l’inéligibilité (délibéré en appel prévu en juillet), mais personne n’en parle vraiment. Pourquoi s’énerver ?

Le mandat a été « pépère » (Le Monde dixit) : plus de police, plus de caméras, moins de vagues. Il a compris que gouverner consiste à ne rien faire de trop visible — la meilleure façon de durer quand on n’a plus d’idées.

Le peuple, reconnaissant, le réélira probablement dès le premier tour, ou au pire au second dans une quadrangulaire pathétique où même les perdants se congratuleront d’avoir « existé »

.Schmit terminerait sur un plan fixe : la gare la nuit, un train qui part vers nulle part, un panneau « Perpignan – terminus » éclairé par un néon clignotant. Voix off murmurée, presque lasse : « La fatigue de 2020 est devenue burn out en 2026.

On ne vote plus pour espérer, on vote pour ne pas avoir à changer d’avis.

La démocratie ne meurt pas assassinée ; elle s’éteint d’ennui, en murmurant “tant pis”. » Pas de musique tragique, juste le bruit du vent et d’un distributeur automatique qui crache un café imbuvable.

Parce qu’au fond, Perpignan n’est pas un laboratoire du RN : c’est le miroir grossissant de ce que nous sommes tous devenus — des administrés qui élisent des gestionnaires parce que rêver fatigue.

Et dans ce miroir, on rit jaune : c’est laid, c’est prévisible, c’est nous.

Sources (réelles, hélas) :  Sondage Cluster 17 / Politico (12 mars 2026) : Aliot 46 %, oppositions dispersées.  
Reportages 20 Minutes, Le Figaro, France Bleu, L’Indépendant, Le Monde (février-mars 2026) sur la « campagne fantôme », l’absence aux débats, le mandat « pépère ».  
Ralliement de Jean-Marc Pujol à Aliot (annoncé mi-mars 2026, via ICI Roussillon, AFP, etc.).  
Archives du documentaire original de Bertrand Schmit (2024) pour le parallèle cruel avec 2020.

Et maintenant, éteignez la lumière. Demain on vote, après-demain on oubliera.

 

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