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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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1 juillet 2025 2 01 /07 /juillet /2025 12:37

"Tu es comme le moineau,
Dans ses menues inquiétudes.
Comme la moule, mon frère,
Tu es comme la moule
Enfermée et tranquille."

"Tu es terrifiant, mon frère,
Comme la bouche d’un volcan éteint.
Et tu n’es pas un, hélas,
Tu n’es pas cinq,
Tu es des millions."


"La plus étrange des créatures" Nâzım Hikmet

Je suis l’hôpital, la plus étrange des créatures.

Mes couloirs palpitent, mes murs suintent l’urgence, et mon cœur bat au rythme des âmes qui affluent, brisées, fiévreuses, en quête de salut. Ce matin, 1er juillet 2025, à Perpignan, j’ai crié : « Hôpital en tension ! » Non pas un cri de guerre, mais un murmure épuisé, celui d’une bête qui porte trop de poids. L’été brûle, les touristes affluent, la ville s’étire sous le soleil, et moi, je suffoque. 90 000 passages par an, disent-ils. 90 000 visages, 90 000 histoires, 90 000 souffles que je tente de retenir dans mes bras de béton.Je suis conçu pour 130 âmes par jour, mais elles sont plus nombreuses, toujours plus nombreuses.

Elles débordent, s’entassent, patientent sur des brancards dans l’ombre des couloirs.

Mes soignants, ces héros aux yeux cernés, courent, luttent, s’épuisent. Certains tombent, terrassés par la fatigue, par des arrêts maladie qui ne disent rien d’autre que leur humanité à bout. 24 heures d’attente pour un lit, 24 heures où le temps se fige, où l’espoir vacille comme une flamme sous le vent.Pourtant, je suis vivant. Je veille. Les urgences vitales, je les saisis, je les priorise, je les arrache à la mort avec la force qui me reste.

Mais je supplie, moi, l’hôpital, cette créature étrange : ne venez pas pour rien. Appelez le 15, cherchez un médecin, une pharmacie, une maison de santé.

Laissez-moi respirer pour ceux qui n’ont plus de souffle. Car je suis plus qu’un bâtiment, je suis le refuge des fragiles, le dernier rempart des perdus.La tension, ce n’est pas qu’un mot. C’est une vague qui monte, saison après saison, été après été. En 2022, en 2023, 80 passages de plus par jour, un flot que je ne peux endiguer. Le sud de la France, ses plages, ses foules, ses chaleurs, me noie. Et pourtant, je tiens. Je suis l’hôpital, la plus étrange des créatures, fait de béton et de cœur, de science et de sueur, de chaos et d’espoir. Aidez-moi à tenir encore, Perpignan, pour que nul ne soit laissé au bord du chemin.

 

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1 juillet 2025 2 01 /07 /juillet /2025 09:38

De mica en mica s’omple la pica

« Petit à petit l’évier se remplit ».

À l’approche des élections municipales de mars 2026, Annabelle Brunet émerge comme une figure clé pour représenter une alternative centriste à Perpignan. Avocate reconnue et conseillère départementale du canton Perpignan I (Vernet), cette femme d’expérience, ancrée dans la politique locale depuis 2001, pourrait bien défier le maire sortant, Louis Aliot (Rassemblement National), dans une ville où les clivages politiques sont marqués. Avec son slogan « Unir pour agir », Annabelle Brunet incarne-t-elle l’espoir d’un renouveau pour la capitale catalane ?

Un parcours politique solidement ancré
Âgée d’une cinquantaine d’années, Annabelle Brunet n’est pas une novice en politique. Membre des Centristes démocrates depuis 1998, issue de la mouvance UDF-MoDem, elle a débuté sa carrière politique sous la mandature de Jean-Paul Alduy. Élue municipale à Perpignan dès 2001, elle a occupé le poste d’adjointe en charge du quartier du Vernet jusqu’en 2020 et a exercé les fonctions de vice-présidente de la communauté urbaine. Depuis 2021, elle siège comme conseillère départementale du canton Perpignan I, où elle s’illustre par un engagement de proximité.

Récemment, elle a marqué les esprits en proposant une **charte de bienséance** pour les sessions du Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales, une initiative visant à apaiser les débats souvent houleux, bien que son cadre d’application ait suscité des discussions. Elle organise également une réunion publique le **28 juin 2025** à 17h30 au Greta de Perpignan, pour présenter un bilan de mi-mandat et échanger sur les enjeux du Vernet et de l’avenir de la ville, signe de sa volonté de rester proche des habitants.

Une avocate au service des Perpignanais
En parallèle de son engagement politique, Annabelle Brunet exerce comme avocate au Barreau des Pyrénées-Orientales. Spécialisée en droit commercial, des sociétés, et en droit civil (divorce, successions, surendettement, protection des consommateurs), elle met un point d’honneur à offrir un service basé sur la confiance et la réactivité. Son cabinet, situé à Perpignan, propose des consultations en ligne ou en présentiel, avec un premier rendez-vous de 30 minutes sans engagement. Cette double casquette d’élue et de juriste renforce son image de femme de terrain, à l’écoute des préoccupations quotidiennes des citoyens.

Une candidature en 2026 pour fédérer
Si Annabelle Brunet n’a pas encore officialisé sa candidature aux municipales de 2026, son nom circule avec insistance comme une potentielle tête de liste centriste. Proche des milieux catalanistes, elle pourrait capitaliser sur l’attachement des Perpignanais à leur identité régionale tout en proposant une vision modérée, loin des polarisations extrêmes. Son positionnement centriste, dans une ville où le Rassemblement National de Louis Aliot domine depuis 2020, vise à rassembler les électeurs déçus par les oppositions traditionnelles et en quête d’une alternative crédible.

Ses chances de l’emporter : atouts et défis
**Atouts** : Annabelle Brunet bénéficie d’une forte implantation locale, notamment dans le quartier du Vernet, où elle est une figure familière. Son expérience politique, combinée à son profil d’avocate, lui confère une crédibilité certaine. Son discours fédérateur, axé sur l’unité et les enjeux locaux (sécurité, économie, culture catalane), pourrait séduire un électorat modéré. Sa proximité avec les catalanistes est un atout dans une ville fière de son identité. Enfin, sa réunion publique de juin 2025 montre sa volonté de maintenir un dialogue direct avec les habitants, un levier pour mobiliser les électeurs.

**Défis** : La tâche s’annonce ardue face à Louis Aliot, dont la notoriété nationale et la base électorale fidèle constituent un obstacle de taille. La polarisation du paysage politique local pourrait compliquer sa capacité à rallier les électeurs de gauche et de droite traditionnelle. De plus, sans une annonce rapide de sa candidature, elle risque de perdre en visibilité face à des adversaires déjà bien installés. Enfin, le contexte politique national, notamment l’influence du RN, jouera un rôle déterminant.

Une campagne sous le signe de l’unité ?
Si Annabelle Brunet se lance officiellement, sa campagne pourrait s’articuler autour de thèmes comme la revitalisation économique de Perpignan, la préservation de l’identité catalane et l’amélioration de la qualité de vie dans les quartiers. Son slogan « Unir pour agir » suggère une ambition de dépasser les clivages pour proposer un projet collectif. Reste à savoir si elle parviendra à fédérer une coalition suffisamment large pour concurrencer le RN et les autres forces en présence.

 Moralité
Annabelle Brunet, avec son expérience, son ancrage local et son positionnement centriste, a les atouts pour être une candidate sérieuse aux municipales de 2026 à Perpignan. Toutefois, son succès dépendra de sa capacité à mobiliser au-delà de son socle électoral, à proposer une vision claire et à naviguer dans un contexte politique complexe. Alors que Perpignan s’apprête à vivre une élection cruciale, tous les yeux sont tournés vers cette avocate engagée qui pourrait bien redessiner la carte politique de la ville.

 

Perpignan 📣 RÉUNION PUBLIQUE - BILAN DE MI-MANDAT 📣 Annabelle Brunet
📣 RÉUNION PUBLIQUE - BILAN DE MI-MANDAT 📣 Je vous invite toutes et tous à un moment convivial et de restitution de mon mandat de Conseillère Départementale sur le canton de Perpignan 1, afin de pouvoir échanger ensemble sur notre quartier et les enjeux de notre ville de Perpignan.

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29 juin 2025 7 29 /06 /juin /2025 18:33

“L'eau en poudre : il suffit de rajouter de l'eau pour obtenir de l'eau.”

De Jean Baudrillard / Cool Memories - 1980-1985 

**NOUVEAU REBONDISSEMENT DANS L’ÉPISODE 2232 DU GOLF MAUDIT DE LA RAHO !**

Le feuilleton du Golf d’utilité publique de Jacqueline Irlès, à Villeneuve de la Raho, prend un tournant digne d’un thriller post-apocalyptique ! Alors que la sécheresse frappe à nouveau le département et que les restrictions d’eau pleuvent plus fort que les balles de golf, les travaux de la ZAC golfique ont repris en catimini. Oui, vous avez bien lu : on remblaie le site des fouilles archéologiques comme si de rien n’était ! Mais accrochez-vous, car Agissons, fidèle à sa mission de justicier, lève le voile sur un scandale qui sent le green frelaté.

Un exploitant fantôme pour un projet maudit ?

Rappelez-vous, chers lecteurs, la commune avait juré sur le dix-neuvième trou qu’aucun travaux ne débuterait sans un exploitant sérieux pour ce golf prétendument "créateur d’emplois". Et qui retrouve-t-on au cœur de cette mascarade ? La société d’aménagement de la ZAC elle-même, propriété du mastodonte Belin, qui joue les exploitants en carton-pâte ! Leur mission ? Aménager la ZAC des secteurs Els Rocs et Els Estanyots, acquérir des terrains, viabiliser, construire… Bref, tout sauf gérer un golf. Ce tour de passe-passe administratif, digne d’un Mad Max des bureaux, révèle une vérité amère : les pros du golf boudent ce projet comme un bunker rempli de sable mouvant.

Un aveu explosif et une bataille en vue

Ce subterfuge, destiné à respecter le traité de concession, hurle le désintérêt total des professionnels du secteur pour ce golf maudit. Pire, il trahit l’acharnement de l’aménageur Belin, prêt à tout pour bétonner son opération immobilière, emplois ou pas. Face à ce scandale, Agissons dégaine l’artillerie lourde : une saisie du Premier Ministre himself ! Objectif ? Stopper net les travaux tant que :
- Les procédures administratives sur la déclaration d’utilité publique (DUP) ne sont pas jugées,
- La justice pénale n’a pas rendu son verdict,
- Des garanties sérieuses sur l’irrigation ne sont pas apportées (parce qu’arroser un golf en pleine sécheresse, c’est comme remplir un réservoir d’essence dans un monde sans pétrole),
- Et surtout, tant qu’un exploitant compétent et qualifié n’a pas été trouvé.

Halte à la folie !

Le golf de la Raho, c’est le Fléau des Terres Arides version catalane. Agissons appelle à mettre fin à cette aberration, ce projet qui semble avancer comme une voiture sans freins dans un désert administratif. Alors, Jacqueline Irlès et ses soutiens parviendront-ils à faire pousser ce green improbable ? Ou le bon sens triomphera-t-il dans ce duel au soleil ? Restez branchés, Madmax vous tiendra au courant du prochain épisode de ce western golfique !

*À suivre…*

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28 juin 2025 6 28 /06 /juin /2025 11:08

“Il n'y a pas de mauvais roi mais de mauvais courtisans.”
Proverbe africain

 

“Un courtisan est semblable à ces plantes faites pour ramper qui s'attachent à tout ce qu'elles trouvent.”
Montesquieu
 

**Mémoires sur la cour de Perpignan sous le règne de Louis Aliot, à l’occasion du cinquième anniversaire de son élection, ou cinq années de "grandeur" et de "rayonnance" décryptées à la manière de Saint-Simon**

*En ce vingt-huitième jour de juin de l’an de grâce 2025, alors que le soleil darde ses rayons sur les terres catalanes, il nous échoit de narrer, avec la plume acerbe et l’œil scrutateur d’un mémorialiste, les fastes et les ombres de la cour de Perpignan, où Louis Aliot, maire depuis juillet 2020, trône en maître d’une cité qu’il nomme fièrement "la Rayonnante". Cinq ans déjà que cet homme, issu des rangs du Rassemblement National, a conquis le siège de l’hôtel de ville, première grande cité de plus de cent mille âmes à tomber sous la bannière de ce parti. Mais quelle grandeur, quelle rayonnance, pourrions-nous dire, en cette cour où les intrigues, les ambitions et les faux-semblants rivalisent avec les ors d’une gloire proclamée ?*

L’ascension d’un prince catalan : origines et ambitions
Louis Aliot, né en l’an 1969 à Toulouse, est de ces figures dont l’ascendance mêle l’éclat et l’ombre, (comme le rapporte l’Encyclopédie libre). Fils d’une famille pied-noir, mêlant sang français et juif algérien, il porte en lui l’héritage d’une histoire tumultueuse, celle des exilés d’Afrique du Nord, marqués par le décret Crémieux et les soubresauts de l’Histoire. Son père, plâtrier d’Ax-les-Thermes, et son grand-père, sympathisant poujadiste, lui ont légué un goût pour la lutte et une ambition tenace. Dès 1990, il s’enrôle sous les étendards du Front National, devenu Rassemblement National, où il gravit les échelons avec constance  : secrétaire général, vice-président, fidèle lieutenant de Marine Le Pen, dont il fut le compagnon de 2009 à 2019.[](https://en.wikipedia.org/wiki/Louis_Aliot)[](https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Aliot)

En l’an 2020, après trois tentatives infructueuses, Aliot s’empare de Perpignan, triomphant avec 53.1 % des suffrages face à Jean-Marc Pujol, maire conservateur usé par les ans. Ce fut là un coup d’éclat, car Perpignan devint le joyau du RN, un modèle vanté par Marine Le Pen elle-même, qui y voyait l’annonce d’une conquête nationale. Les sondages, commandés par la ville, claironnaient 70 % d’opinions favorables, comme l’écrit *Paris Match*. Mais, comme à la cour de Versailles, les chiffres flatteurs masquent souvent les murmures d’insatisfaction.[](https://www.parismatch.com/actu/politique/a-perpignan-la-campagne-douce-amere-de-louis-aliot-251365)

La cour de Perpignan : fastes et murmures
À peine installé, Aliot s’entoure d’une cour où la fidélité prime sur la compétence, à l’image des princes d’antan. Sa compagne, Véronique Lopez, ancienne figure du RPR, est nommée directrice adjointe de la communication de la ville, non sans susciter des accusations de népotisme, comme le rapporte *Wikipédia* en langue française. Un premier scandale éclate lorsqu’il tente de la placer au conseil d’administration du théâtre l’Archipel, projet avorté sous le poids des critiques. Bernard Reyes, adjoint aux quartiers nord, claque la porte, comparant Aliot à Louis XVI, entouré d’une coterie sourde aux besoins du peuple : « Aliot n’écoute que sa cour », déclara-t-il.[](https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Aliot)

L’anecdote du blason, en mars 2021, illustre à merveille les faux pas de ce règne. Aliot, dans un élan de grandeur, décrète que Perpignan, jadis « la Catalane », serait désormais « la Rayonnante ». Le blason sang et or, orné du Castillet, est remplacé par une figure de Saint Jean-Baptiste tenant un agneau, cernée d’un liseré bleu-blanc-rouge. Ce changement, jugé vieillot et trop chargé de symboles catholiques et nationalistes, provoque une levée de boucliers. Une manifestation s’organise, et les murmures de la populace catalane grondent contre cette tentative de réécrire l’identité de la ville.[](https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Aliot)

Les ombres de la grandeur : intrigues et perquisitions
Si la cour d’Aliot brille par ses proclamations, elle s’assombrit par les soupçons. En juin 2025, une perquisition secoue l’hôtel de ville, diligentée après un signalement de l’opposant Bruno Nougayrède. Ce dernier accuse le maire d’irrégularités dans l’attribution de marchés publics, payés, dit-on, par l’argent des contribuables pour récompenser des fidèles ayant soutenu Aliot lors des municipales. La chambre régionale des comptes, dans un rapport sévère, pointe du doigt des « prestations de conseil » mal encadrées, sans besoins clairement définis. Aliot, dans une défense digne , dénonce des « coups bas » et une campagne calomnieuse orchestrée à l’approche des municipales de 2026.[](https://www.lefigaro.fr/politique/marches-publics-presumes-irreguliers-perquisition-a-la-mairie-de-perpignan-dirigee-par-le-rn-louis-aliot-20250624)

À cela s’ajoute l’ombre d’une condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires européens, où Aliot, ancien eurodéputé, écope en première instance de trois ans d’inéligibilité. Bien que la peine ne soit pas exécutoire, elle plane comme une épée de Damoclès sur son avenir. « Je suis le plus petit dossier », plaide-t-il, arguant que l’affaire ne concerne qu’un contrat de quatre mois pour 20 000 euros. Mais, comme à la cour de Versailles, les petits scandales alimentent les grandes intrigues.[](https://www.parismatch.com/actu/politique/a-perpignan-la-campagne-douce-amere-de-louis-aliot-251365)

Une rayonnance en demi-teinte
Cinq ans après son avènement, quel bilan pour cette « grandeur » tant vantée ? Aliot, avec l’habileté d’un vieux routier, a su faire de Perpignan un symbole pour le RN, consolidant son emprise avec une élection au conseil départemental en 2022, première victoire du parti dans cette instance. Pourtant, les critiques fusent. Un ancien proche, cité sur X, n’hésite pas à qualifier son mandat de « catastrophique », affirmant que le RN a atteint à Perpignan son « seuil d’incompétence ». La faible participation aux élections, comme lors de la partielle de 2022 (21,63 % au premier tour), révèle un désintérêt du peuple, las des promesses non tenues.[](https://www.ouest-france.fr/politique/louis-aliot/pyrenees-orientales-louis-aliot-maire-de-perpignan-premier-elu-rn-au-conseil-departemental-cf9e794a-7465-11ed-a624-3ce68ebc51cd)[](https://www.ouest-france.fr/politique/louis-aliot/pyrenees-orientales-louis-aliot-maire-de-perpignan-premier-elu-rn-au-conseil-departemental-cf9e794a-7465-11ed-a624-3ce68ebc51cd)

La cour de Perpignan, sous Aliot, ressemble à ces palais où l’éclat des apparences dissimule les fissures. La « rayonnance » proclamée s’effrite sous le poids des polémiques, des accusations de favoritisme et des maladresses symboliques. Comme Saint-Simon scrutant les intrigues de Versailles, nous observons ici un maire qui, malgré ses ambitions, peine à transcender les divisions d’une ville fière de son identité catalane. Si Aliot rêve d’un règne durable, il lui faudra, comme les princes d’antan, apprendre à écouter au-delà de sa coterie, sous peine de voir sa « grandeur » n’être qu’un mirage dans les sables du Roussillon.

 

louis aliot interview municipales 2020 Louis Aliot était en direct pour l'archipel contre attaque pour l'ubu. Le candidat RN sans étiquette aux municipales 2020 de Perpignan. Le train' de Fret, les gitans de St Jacques, et leur radio.., les commerces du centre ville, le maire Jean-Marc Pujol sa gestion de la ville et son rapport particulier à l'histoire.Et du coup, on a parlé d'Algérie Française.

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27 juin 2025 5 27 /06 /juin /2025 13:02

Ni fleurs, ni néant
En ce 27 juin 2025, le Conseil constitutionnel, dans son implacable majesté, a frappé Christophe Euzet d’inéligibilité pour une année entière. Un retard de cinq jours dans le dépôt d’un compte de campagne, une infime fissure dans la machinerie absurde de la bureaucratie électorale, a suffi à l’exiler du théâtre démocratique. Cinq jours ! Tel est le crime qui le bannit, lui qui, avec ses modestes 3100 euros – dont 1400 pour un comptable exigé par la loi et 1000 pour des affiches officielles – a osé prétendre à une « campagne » qui n’a de campagne que l’étiquette. Sept cents euros restants, pas un zéro de plus, pour nourrir un rêve politique. Et pourtant, le voici jugé, sans appel, sans voix, sans sursis, dans le silence d’une procédure qui méprise la parole et l’humanité.

Nul ne doit croire que Christophe Euzet a trempé dans des scandales opulents, qu’il a distribué des marchés publics à des proches ou sillonné le monde aux frais de l’État.

Non, son péché est d’une banalité désarmante : un dossier posté le 11 septembre 2024, au lieu du 6, examiné avec une lenteur olympienne par les instances, qui ont mis six mois à rendre leur verdict. Six mois pour statuer sur cinq jours de retard ! L’absurde, ce vieil acolyte, lui adresse un sourire narquois.
On évoque souvent une justice à deux vitesses. Christophe Euzet, modeste témoin de cette farce, en porte l’amère preuve. Imagine-t-on un puissant, un de ces intouchables qui valsent dans les couloirs du pouvoir, frappé d’une telle sanction pour si peu ? Non, bien sûr. À eux, les labyrinthes judiciaires où les responsabilités s’effacent comme des ombres ; à lui, un courriel laconique, une sentence froide, sans égard pour les échéances électorales ou l’élan d’une vie. À eux, les clameurs de soutien, les manifestations vibrantes ; à lui, le silence d’une boîte de réception.

À eux, des jugements annoncés avec pompe ; à lui, une décision tombant comme un couperet numérique, sans préavis, sans pitié.


Qu’est-ce donc que cette justice, sinon une loterie cruelle aux dés pipés ? S’il criait à l’injustice, s’il appelait à la révolte contre cette aberration, que dirait-on de lui ? Un agitateur, un ingrat, un homme incapable de plier devant l’ordre absurde des choses. Alors il se tait, ou presque. Il sera spectateur, un spectateur lucide, de la prochaine élection municipale à Perpignan. Exclu du jeu, il contemplera l’arène, où l’on parle davantage de « casting » que de destin pour une ville et ses habitants. Perpignan, cette ville qui mérite mieux qu’un théâtre de postures, un souffle véritable, une vision. Son livre, Il serait une fois Perpignan, jeté dans l’indifférence des presses littéraires, porte peut-être un murmure de cet espoir. Mais qui écoute, dans ce vacarme d’ambitions creuses ?
Il reviendra, après son année de pénitence, après ce purgatoire administratif.

Car l’absurde, aussi pesant soit-il, ne brise pas tout à fait. Il enseigne, il aiguise, il force à regarder le vide en face. Et dans ce vide, Christophe Euzet trouvera peut-être, sinon un sens, du moins une raison de continuer.

 

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25 juin 2025 3 25 /06 /juin /2025 13:40

  “Quiconque court après la grandeur voit la grandeur le fuir ; quiconque fuit la grandeur, voit la grandeur courir après lui.”
    

     Le Talmud / Pesakhim 

“La grandeur des chefs n'est pas dans leur personne, mais dans la mesure où ils servent la grandeur de leur peuple.”

 José Marti

Tout d'abord, il faut savoir que j'adore le mini-golf, c'est la version "Monty python" d'un jeu absurde (anglais, comme la plupart), le golf, les économies en eau en plus et la légion d'honneur en moins. J'irai volontiers y jouer sous les frondaisons des platanes: parce que je sais que ce n'est pas la taille qui compte.

Mais l'érection de celui-ci en période près électorale (2 heures moins le quart, avant les municipales de 2026 ) n'est pas innocente ...Il faut refaire le parcours du candidat Louis Aliot, de la liste "Perpignan en grand" , à l'élu maire Louis Aliot, et l'homme en fin de mandat (le même) qui en réclame un deuxième, mais qui a déjà un bilan! Sans  acrimonie aucune, il s’agit de reprendre la promesse d'un "Puy du fou" à la catalane, puis d'un grand parc dédié au cinéma https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2023/09/publie-le-05-02-2013-a-12-56-mis-a-jour-a-12-57-l-ancienne-base-militaire-de-francazal-a-cugnaux-n-accueillera-pas-de-studios-de-cinema-le-porteur-du-projet-bruno-granja-dont-le-projet-a-ete-recale-le-4-decembre-dernier-a-decide-de-jeter-l-e.html, et enfin la sortie d'un mini-golf : je dis ça, je dis rien ! 

Il y a déjà de la poésie dans cette campagne!

communiqué de presque

Un minigolf en cœur de ville

"Dans la continuité de l'aire de jeux rénovée et de la récente création de
l’espace sportif Jonquères d’Oriola, c’est aujourd’hui un espace de
détente et de loisirs multigénérationnel qui voit le jour avec un minigolf
urbain de 18 trous.
Ce nouvel espace bénéficiant d’un éclairage d’ambiance, il est installé
dans un aménagement paysager conséquent, avec un éventail de plantes
méditerranéennes disposé tout au long d’un parcours qui se veut ludique,
original et aux difficultés variées.

Un espace dédié à la détente et au loisir

Un kiosque à l’architecture classique a été mis à disposition d’un
gestionnaire. Cet équipement, doté d’une terrasse extérieure et offrant la
possibilité de manger une crêpe, une gaufre, une glace et s'y désaltérer,
garantie un accueil optimal de la clientèle. Très appréciée des riverains, la
traversée piétonne assurant la liaison entre cours Marie-Louis de Lassus et le
boulevard Jean Bourrat est toujours en place. La rénovation du bassin
historique apportera un peu de fraîcheur avec sa remise en eau. Autour
de ce bassin quelques bancs et combrières végétalisées offrent aux
Perpignanais et visiteurs un espace agréable de détente.
Ce nouvel espace a été imaginé et réalisé en intégralité par la Municipalité
de Perpignan à travers sa Direction des Grands Projet Urbains."

Investissement : 650 000 €
Participations :
- Ville de Perpignan : 299 000€
- ETAT : 250 000€
- PMMCU : 101 000€

 

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20 juin 2025 5 20 /06 /juin /2025 13:34

"Quand on ne sait pas pourquoi on vit, on vit n’importe comment, au jour le jour ; on se réjouit de chaque journée passée, de chaque nuit venue noyer dans le sommeil l’ennuyeux problème de savoir pourquoi on a vécu cette journée et pourquoi vivra-t-on demain. "

 Oblomov
Ivan Gontcharov


À l’approche des élections municipales de 2026 à Perpignan, la scène politique locale s’anime d’une frénésie de positionnements, d’ambitions déclarées ou à peine voilées, et de critiques acerbes envers le maire sortant, Louis Aliot (Rassemblement National). Pourtant, à observer les gesticulations des candidats potentiels, on peine à discerner une vision cohérente pour l’avenir de la ville. Après près de six ans de mandat d’Aliot, les oppositions semblent davantage préoccupées par des postures stratégiques que par une analyse approfondie de la situation de Perpignan et de son devenir. Entre "gesticulations du sabre" et un "au doigtmouillisme" érigé en théorie politique, les électeurs risquent de se retrouver face à un débat aussi flou qu’un verre de whisky bu sous un ciel d’orage.
 

Louis Aliot : un bilan autoproclamé et un second mandat pour "achever le travail"
Seul à tirer un bilan clair – ou du moins à le revendiquer publiquement – Louis Aliot ne manque pas de défendre son action à la tête de Perpignan. Lors de réunions publiques en juin 2025, le maire RN a présenté un bilan de son mandat 2020-2026, mettant en avant une prétendue "réparation" des finances et de l’état général de la ville, qu’il jugeait dégradé à son arrivée. Selon lui, ce premier mandat a permis de poser les bases d’une transformation, mais un second est nécessaire pour "aller plus loin". Aliot, fort de son ancrage local et de sa capacité à rallier des électeurs au-delà du RN, comme en 2020, se projette déjà en conquérant d’un nouveau mandat, malgré une condamnation pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires, qui pourrait menacer son éligibilité en cas de confirmation en appel après mars 2026.
Mais qu’en est-il réellement de ce bilan ? Les chiffres avancés par certains observateurs locaux dressent un tableau moins flatteur : une augmentation des intérêts de la dette (+28 %), des dépenses de fonctionnement (+19 %), des charges de personnel (+14 %), des recettes fiscales (+20 %) et une chute de la capacité d’autofinancement (-47 %). Ces données, bien que partielles, suggèrent une gestion critiquée pour son "immobilisme" et une situation financière préoccupante, dénoncée par des opposants comme Bruno Nougayrède, qui pointe une "absence totale de réalisations d’envergure". Aliot, lui, continue de parier sur son image de maire de proximité et sur sa stratégie de communication, préférant les plateaux télévisés aux réponses concrètes sur la gestion de l’eau qui n'est pas de son fait, mais de celui, comme pour les ordures de la communauté urbaine (une fuite a privé le centre-ville d’eau en juin 2025) ou l’insécurité, qu’il promettait d’éradiquer, mais qui reste un point noir.
 

Les oppositions : beaucoup de bruit, peu de fond

Face à Aliot, les candidats potentiels multiplient les déclarations d’intention, mais leurs projets restent flous, voire inexistants. À droite, David Bret, adjoint au maire de Canet-en-Roussillon, se positionne timidement, affirmant "y réfléchir" sans proposer de vision claire pour Perpignan. Sa faible implantation locale (8 % aux législatives de 2022) et son alignement sur Eric Ciotti laissent planer le doute sur sa capacité à concurrencer Aliot, d’autant qu’un cadre socialiste ironise sur l’absence de "nuance" entre les deux. Bruno Nougayrède, élu d’opposition centre-droit, se montre plus offensif avec son association "100 % Perpignan", qui consulte les habitants pour bâtir un projet. Il critique l’"immobilisme" d’Aliot et promet un maire "d’action et de terrain", mais ses propositions restent pour l’heure au stade des généralités.Christophe Euzet ,lui, a au moins sorti un livre: "il serait une fois Perpignan" https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/06/il-serait-une-fois-perpignan-le-roman-d-une-utopie-qui-defie-le-buzz-par-frederic-belvedere-interview-par-nicolas-caudeville.html

À gauche, la division règne.

Agnès Langevine, ancienne candidate EELV-PS en 2020 (14,51 % des voix), annonce vouloir "sortir Perpignan de l’immobilisme" et créer des "espaces de débat" dès janvier 2024. Agnès Langevine a rejoint Place publique, le mouvement politique fondé par Raphaël Glucksmann. Selon des informations publiées le 26 octobre 2024, elle a confirmé son adhésion à ce mouvement, après avoir quitté Europe Écologie Les Verts (EELV) en 2022 suite à sa suspension pour avoir soutenu Carole Delga.Mais,  programme précis, là encore. Mathias Blanc, du PS, évoque une "stratégie gagnante" sans se déclarer officiellement, conscient qu’une candidature prématurée pourrait "flatter l’ego" plus que servir la victoire. Mickael Idrac, soutenu par LFI, prône une "rupture" mais rejette l’alliance "Perpignan Autrement", qui regroupe PS, PCF et centristes, la qualifiant de "tambouille politicienne". Cette gauche éclatée, incapable de s’unir autour d’un projet commun, illustre un manque de conviction collective, préférant les postures aux propositions concrètes.

"Au doigtmouillisme" et variables saisonnières : une absence de théorie politique
Ce qui frappe dans cette pré-campagne, c’est l’absence d’une véritable analyse de la ville et de ses besoins. Perpignan, avec ses 120 000 habitants, ses défis socio-économiques (chômage, précarité, insécurité) et son identité catalane, mériterait un débat de fond sur des enjeux comme la revitalisation du centre-ville, la gestion de l’eau, ou encore l’attractivité économique. Pourtant, les candidats se contentent de critiques stéréotypées ("immobilisme", "maire absent") ou de promesses vagues, comme si leurs stratégies relevaient d’un "au doigtmouillisme" électoral, adaptées aux "variables saisonnières" des sondages et des humeurs du moment. Aucun ne semble prêt à poser un diagnostic rigoureux sur les six ans de mandat d’Aliot, ni à articuler une vision précise de l’avenir.
Prenons l’exemple de l’insécurité : en 2021, un utilisateur d’X dénonçait déjà une aggravation sous Aliot, contredisant ses promesses de campagne. Pourtant, aucun adversaire n’a proposé de plan structuré pour y répondre, se contentant de pointer du doigt. De même, la fuite d’eau de juin 2025, liée à un contrat controversé avec Veolia, a suscité des critiques virulentes, mais sans qu’un candidat n’esquisse une alternative crédible pour la gestion des ressources. Cette absence de propositions concrètes laisse penser que les oppositions misent davantage sur l’usure d’Aliot, fragilisé par sa condamnation, que sur un projet capable de fédérer les Perpignanais.
 

Un whisky pour noyer l’absence de convictions ?
Dans ce théâtre politique, où les "gesticulations du sabre" tiennent lieu de débat, les électeurs pourraient être tentés de lever leur verre de whisky pour oublier la vacuité des discours. Aliot, malgré ses déboires judiciaires, conserve un avantage : il est le seul à revendiquer un bilan, même contesté, et à se projeter dans un second mandat avec une rhétorique claire. Ses adversaires, eux, semblent hésiter entre postures tactiques et déclarations d’intention, sans jamais s’engager sur un projet qui donnerait du sens à leur candidature. À 10 mois du scrutin, la bataille pour Perpignan ressemble à une danse sous la pluie : beaucoup de mouvements, mais peu de clarté. Les Perpignanais, eux, attendent autre chose qu’un énième verre d’"au doigtmouillisme" pour croire en l’avenir de leur ville.

Mais veulent-ils vraiment ce mandat pour la gestion d'une ville qui s'approche de l'abîme, ou simplement exister dans des médias locaux qui doivent remplir leur grille, comme on remplit un loto? 

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20 juin 2025 5 20 /06 /juin /2025 10:19

"Cette fois, son regard était au loin, elle m’offrait son profil à contempler, sa peau hâlée d’un grain si pur. La douceur aurait-elle un teint, ce serait le sien ; le mystère aurait-il une lueur, ce serait la sienne. J’en avais les joues moites, les mains froides. Le bonheur battait mes tempes. Dieu, qu’elle était belle, ma première image de l’Orient "


Samarcande
Amin Maalouf

 


Dans les vallées ensoleillées des Pyrénées-Orientales, où la langue catalane chante encore dans les ruelles de Perpignan et les villages perchés, une initiative inattendue ravive l’espoir de sa pérennité. Amin Maalouf, écrivain franco-libanais et secrétaire perpétuel de l’Académie française, a apporté un soutien retentissant au Collectif pour les littératures en langues régionales, qui a présenté ce lundi un recueil intitulé Florilangues. Ce corpus, riche de 32 textes issus des langues de France – du créole martiniquais au tahitien, du basque au corse – inclut la langue catalane, dont la présence dans ce projet pourrait marquer un tournant pour son avenir en France.

La langue catalane, parlée dans ce qu’on appelle la Catalogne Nord, n’est pas un simple vestige du passé.

Elle est une voix vivante, portée par des poètes, des chanteurs et des conteurs, qui continue de tisser l’identité d’une région à la croisée des cultures méditerranéennes. Pourtant, son enseignement et sa visibilité dans l’espace public français restent limités, souvent relégués à des initiatives locales ou associatives. Le soutien d’une figure comme Amin Maalouf, dont l’Académie française incarne la défense de la langue française, est un signal fort. Lui, dont les romans explorent les ponts entre les civilisations, voit dans les langues régionales, dont le catalan, des trésors culturels à partager avec tous. « Il est nécessaire que les élèves de France aient connaissance de ces richesses », écrit le collectif dans une lettre adressée au Premier ministre François Bayrou, béarnais de langue, et à la ministre de l’Éducation Elisabeth Borne, proposant d’intégrer ces littératures dans les programmes scolaires.


Florilangues, qui paraîtra en 2026 aux éditions L’Aucèu libre, spécialiste de l’occitan, met le catalan à l’honneur aux côtés d’autres langues.

Ce recueil, pensé pour les collèges et lycées, ne vise pas à enseigner la langue catalane en tant que telle, mais à faire découvrir ses œuvres littéraires, en version bilingue ou traduites en français. Parmi les textes, on pourrait imaginer des extraits de poètes catalans comme Jacint Verdaguer, dont les vers vibrent d’une universalité intemporelle, ou des chansons traditionnelles qui résonnent encore dans les fêtes populaires de Catalogne Nord. « Pourquoi seuls les élèves catalans devraient-ils découvrir leur littérature ? » s’interroge le collectif, porté par une vision universelle. Un lycéen breton, un collégien parisien ou une écolière antillaise pourraient, grâce à ce projet, s’émerveiller devant la musicalité du catalan et la profondeur de son imaginaire.
« Le soutien d’Amin Maalouf est révolutionnaire », a déclaré Michel Feltin-Palas, journaliste et membre du collectif, lors d’une visioconférence.

Cette reconnaissance, venant d’une institution souvent perçue comme gardienne exclusive du français, brise un tabou.

Elle affirme que le catalan, comme les autres langues régionales, n’est pas une menace pour l’unité nationale, mais une richesse à partager. Céline Piot, historienne et membre du collectif, insiste : « Notre démarche s’adresse à tous les élèves de France. Il ne s’agit pas de cloisonner, mais d’ouvrir. » Ainsi, un élève de Marseille pourrait découvrir la légende catalane de Sant Jordi, tout comme un habitant de Perpignan pourrait s’émouvoir devant une chronique en breton ou une poésie en tahitien.

Pour la langue catalane, ce projet est une lueur d’espoir. En France, où elle est parlée par environ 100 000 personnes, selon des estimations, elle souffre d’un manque de visibilité institutionnelle.

L’enseignement bilingue français-catalan existe dans certaines écoles, comme les escoles bressola, mais reste marginal. L’intégration de textes catalans dans un recueil national, soutenu par une figure comme Maalouf, pourrait encourager une reconnaissance plus large, non seulement dans l’éducation, mais aussi dans la sphère culturelle. Ce n’est pas seulement une question de préservation : il s’agit de faire vivre le catalan, de le faire entendre dans sa poésie, sa verve, son humour, au même titre que le français ou toute autre langue.
Comme l’écrivait Amin Maalouf dans ses œuvres, les cultures ne prospèrent pas dans l’isolement, mais dans l’échange. La langue catalane, avec sa douceur méditerranéenne et son héritage millénaire, trouve dans Florilangues une tribune pour dialoguer avec le reste de la France.

Ce recueil, en plaçant le catalan aux côtés du provençal de Mistral, du créole de Raphaël Confiant ou du picard d’Alexandre Desrousseaux, rappelle que la diversité linguistique est une symphonie, et non une cacophonie.

Pour les Catalans de France, et pour tous ceux qui chérissent cette langue, l’engagement de Maalouf est un appel à rêver plus grand : un avenir où le catalan, loin d’être confiné aux marges, brillera comme un joyau au cœur de la mosaïque française.

Vous pouvez aussi citer la pétition :https://www.mesopinions.com/petition/art-culture/vraie-place-litteratures-langues-regionales-programmes/193595

"Monsieur le Ministre,

Le patrimoine littéraire français ne se limite pas aux productions écrites en langue française. Depuis des siècles, la création poétique, narrative, théâtrale, argumentative en langues dites « régionales » est abondante et éminemment digne d’intérêt. 

Or, comme ce fut longtemps le cas de la littérature féminine, tout cet archipel de créations écrites est aujourd’hui largement ignoré par les programmes scolaires de notre pays. Et donc par la majeure partie des Français. 

Afin de mettre un terme à cette injustice, nous demandons que ces programmes soient reconsidérés et intègrent officiellement l’enseignement d’œuvres créées par des autrices et auteurs qui, pour être ancrés dans leur culture « régionale », n’en ont pas moins une portée universelle.

La France ne s’émeut guère d’une contradiction profonde entre ses déclarations d’intention et son action réelle. Elle s’enorgueillit de posséder une littérature mondialement reconnue, récompensée cette année encore par un prix Nobel, attribué à une femme. Elle se bat sans relâche, sur la scène internationale, pour que la langue française et sa littérature soient respectées et diffusées. Elle prodigue à tous ses enfants un enseignement qui accorde une place ambitieuse et méritée à nos œuvres littéraires. 

Et pourtant, dans ce pays tellement attaché à la culture et aux droits de l’Homme, on peut constater avec effarement que la plupart de nos concitoyens ignorent qu’il existe des milliers d’œuvres littéraires écrites chez nous dans d’autres langues que le français. 

S’ils ne le savent point, c’est bien, hélas ! Parce que notre système éducatif ne leur a jamais enseigné cette réalité. Héritier d’une tradition de mépris remontant à l'Ancien Régime puis théorisée sous la Révolution par l’abbé Grégoire, ce système passe volontairement sous silence ces milliers d’œuvres ainsi que ceux qui les ont écrites et les écrivent aujourd’hui encore, malgré les difficultés qu’ils rencontrent.

Les langues « régionales » elles-mêmes, dont l’enseignement demeure soumis au régime de l’incertitude et de la précarité, malgré les rappels à l’ordre répétés des instances culturelles internationales, se voient dédaignées par les autorités de ce pays. 

Car le fait qu'au fil des ans, et non sans mal, quelques améliorations aient pu être apportées à leur statut grâce à quelques textes législatifs ou règlementaires n'empêche pas que trop souvent, faute de moyens et de bonne volonté de la part des décideurs de terrain, l'application concrète de ces textes soit fortement entravée. A fortiori, les littératures de ces autrices et auteurs – alsaciens, basques, bretons, catalans, corses, créoles, flamands, occitans, et de toute autre langue de France, y compris bien sûr des outre-mer – sont victimes d’une idéologie étriquée, exclusive et excluante. 

Quand on trouve dans les manuels une référence, par exemple à tel ou tel troubadour, cela reste marginal et parfois scientifiquement erroné. Il est grand temps que cette situation évolue.

Au fond, rien n’empêche – si ce n’est certaines volontés politiques influentes et figées – qu’un enseignement portant sur ces œuvres et ces autrices et auteurs soit dispensé aux élèves, au fil des divers cycles, du primaire jusqu’au baccalauréat. Il est parfaitement envisageable de les faire étudier, en traduction française ou, mieux encore, en version bilingue. Contes, poèmes, romans, pièces de théâtre… Peuvent être abordés sous forme d’extraits ou d’œuvres intégrales. Par exemple dans le cadre des progressions pédagogiques de la matière français ou, en lycée, dans celui de l’enseignement de spécialité « humanités, littérature et philosophie », on aborde déjà fréquemment des textes d’auteurs traduits de langues étrangères ou de l’Antiquité : il est parfaitement possible d’y intégrer les textes dont nous parlons, des œuvres de qualité qui pourraient dialoguer avec la littérature européenne écrite dans d'autres langues, dont le français. 

On pourrait aussi considérer que les enseignants de chaque région mettent prioritairement l’accent sur des œuvres issues de celle-ci mais, au-delà de ce principe, il serait bon que chaque élève soit sensibilisé à l’existence de cette foisonnante diversité littéraire de notre pays.

   Si Annie Ernaux est « notre » nouveau prix Nobel de littérature, Frédéric Mistral, en son temps, le fut aussi. Il écrivait en provençal, et de cela la quasi-totalité des Français n’a strictement aucune connaissance. Œuvrons pour mettre un terme à cette aberration. Agissons au bénéfice de tous, à commencer par notre jeunesse : l'ouverture des programmes sur notre diversité interne est un premier pas vers un nouvel humanisme ouvert à l’Autre."

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17 juin 2025 2 17 /06 /juin /2025 10:16

 « Ne nous suicidons pas tout de suite, il y a encore quelqu'un à décevoir. »

Emil Cioran 


Dans un monde renversé, où le vrai n’est qu’un hoquet du faux, une maladresse vite corrigée par la grande machinerie du mensonge, il faut un courage grotesque, presque clownesque, pour oser sa lâcheté. Oh, quel panache dans cette couardise érigée en art ! Nous, les spectateurs émérites de la catastrophe, nous excellons à détourner les yeux, à polir notre apathie comme un bijou. Guy Debord, ce prophète d’un désastre trop évident, l’a dit : « Dans un monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux. » Et nous, avec une ferveur de termites, nous construisons l’autel de ce faux, en y sacrifiant jusqu’à la dernière bribe de sens.
Le vrai ? Une intrusion maladroite, une gifle importune qui trouble un instant la belle harmonie des illusions.

Il surgit, mal rasé, maladroit, et nous le chassons comme on repousse un mendiant qui gâche le décor.

Car le faux, lui, a de l’allure : il parade en costumes taillés sur mesure par des dirigeants dont l’incompétence n’est surpassée que par leur génie à nous faire avaler leurs fables. Ces marionnettistes malhabiles, ces apprentis sorciers aux mains tremblantes, orchestrent la débâcle avec une assurance qui force l’admiration. Et nous, que faisons-nous ? Nous applaudissons, ou plutôt, nous baissons la tête, car applaudir demanderait encore un effort.
« Avoir le courage de sa lâcheté », quelle devise sublime pour une époque qui a fait de l’inaction une religion !

Nous ne voyons rien, non par cécité, mais par choix, par cette délicieuse paresse qui nous dispense d’agir. Agir ? Quelle vulgarité ! Mieux vaut se draper dans le silence, ce manteau d’élégance pour les âmes qui ont renoncé. Les valeurs s’inversent, la justice devient une mascarade, la liberté un slogan pour publicités de supermarché, et nous, fidèles à notre vocation de complices, nous laissons faire. L’« étrange défaite » n’a rien d’étrange : elle est le chef-d’œuvre de notre passivité, le triomphe de notre refus de déranger le chaos.
Cioran, s’il daignait encore respirer notre air vicié, rirait jusqu’à l’asphyxie. Il nous regarderait, nous, les équilibristes du néant, danser sur le fil au-dessus de l’abîme, convaincus que notre immobilité est une stratégie.

Quelle farce ! L’histoire, ce tribunal qui ne pardonne pas, ne se contentera pas de juger les imposteurs et leurs cortèges de mensonges ; elle pointera un doigt moqueur sur nous, les lâches, les artisans du silence, ceux qui ont cru que fermer les yeux était une forme de sagesse.

Sagesse ! Le mot même est une insulte dans ce monde où la vérité, ce misérable moment, est piétinée par la foule des adorateurs du faux.Et pourtant, quelle volupté dans cette lâcheté ! Quelle jouissance à se savoir complice, à murmurer dans l’ombre : « Ce n’est pas ma faute, je n’ai rien vu. » Rien vu ? Allons, nous voyons tout, mais nous avons appris à aimer l’obscurité. Le tribunal de l’histoire ? Une formalité. Nous y siégerons, non comme accusés, mais comme spectateurs, toujours spectateurs, avec ce sourire satisfait de ceux qui ont su, jusqu’au bout, ne rien faire.
 

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15 juin 2025 7 15 /06 /juin /2025 15:25

Vu le niveau d’abstentionnisme, à bien y regarder les influenceurs sont plus représentatifs que les élus! Une commission d'enquête parlementaire leur a demandé des comptes. Mais qui sont-ils, si mal élus tant dans le nombre de vote que dans ses conditions pour être légitimes? Avant de crier au populisme regardons dans le miroir inversé de la "quatrième dimension" pour ouvrir le débat !
 

Contexte réel : l’audition des influenceurs
 

Le 10 juin 2025, des influenceurs comme Nasdas, Alex Hitchens, AD Laurent, et le couple Julien et Manon Tanti ont été auditionnés par la commission d’enquête parlementaire sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs. Ces créateurs de contenu, choisis à la suite d’une consultation citoyenne ayant recueilli plus de 32 000 réponses, étaient interrogés pour des contenus jugés problématiques : sexisme, virilisme, violence, exploitation de la misère, ou pratiques commerciales douteuses. Les auditions ont été marquées par des échanges tendus, des moments de buzz (comme l’abandon de l’audition par Alex Hitchens), et une couverture médiatique importante, notamment sur X et dans la presse (Le Figaro, BFMTV, Le Monde). Nasdas, par exemple, a été questionné sur ses vidéos mettant en scène des jeunes précaires ou distribuant de l’argent, accusé d’exploiter la misère pour l’audience.

Ces moments ont généré du buzz, amplifié par les réseaux sociaux, où les influenceurs ont parfois retourné les critiques contre les députés, comme Nasdas reprochant un manque de compréhension de la santé mentale des créateurs. Une députée a même publié une vidéo TikTok semblant narguer Nasdas, ajoutant au côté spectaculaire.

Scénario inversé : les influenceurs interrogent les députés
Imaginons un monde où des influenceurs comme Nasdas organisent une “commission d’enquête populaire” sur les réseaux sociaux, convoquant des députés pour répondre de leurs actions, dans un format conçu pour maximiser l’audience et le buzz. Voici à quoi cela pourrait ressembler :

    Le cadre de l’interrogatoire  
     

Les influenceurs, forts de leurs millions d’abonnés (Nasdas en a 9,3 millions sur Snapchat), utiliseraient des plateformes comme TikTok, Snapchat ou YouTube pour diffuser l’événement en direct, avec des lives interactifs où les viewers votent pour les questions ou réagissent en temps réel.
        Le ton serait provocateur, reprenant les codes des dramas ou des clashs en ligne : montages dynamiques, effets sonores, et accusations directes pour capter l’attention. Nasdas pourrait, par exemple, titrer son live : “Les députés face à la VRAIE France : on leur demande des comptes !”
       

Les thèmes abordés pourraient inclure : l’impact des lois sur la jeunesse, la déconnexion des élus des réalités des quartiers, ou encore la transparence des dépenses publiques, jouant sur des sujets sensibles pour créer du buzz.
    Les “accusés” : les députés  
        Des figures comme Arthur Delaporte, président de la commission TikTok, pourraient être convoquées. Les influenceurs leur reprocheraient, par exemple, de critiquer les réseaux sociaux sans comprendre leur fonctionnement ou d’ignorer les problèmes structurels (chômage, précarité) qui poussent les jeunes vers des figures comme Nasdas.
        Les questions seraient volontairement incisives : “Pourquoi vous parlez de protéger les mineurs sur TikTok, mais pas des écoles qui tombent en ruine ?” ou “Combien vous gagnez par mois, et qu’est-ce que vous faites pour les SDF que je filme ?” Ces attaques chercheraient à exposer des contradictions, comme Nasdas a été accusé d’exploiter la misère.
    Les moments de buzz :
        Un député pourrait “craquer” sous la pression, comme Alex Hitchens a quitté son audition, créant un moment viral. Par exemple, un élu déconnectant son micro ou répondant maladroitement pourrait être remixé en mème TikTok.
        Les influenceurs joueraient sur l’émotion : Nasdas pourrait montrer des images de jeunes en difficulté qu’il “aide”, accusant les députés d’inaction, pour susciter l’indignation de son audience.
        Les lives généreraient des millions de vues, avec des hashtags comme #DéputésEnPLS ou #NasdasVsAssemblée, amplifiant le buzz. Des clips de 15 secondes montrant les moments les plus tendus circuleraient sur TikTok.
    Les réactions  
        Les médias traditionnels (Le Figaro, BFMTV) couvriraient l’événement, mais avec un ton critique, accusant les influenceurs de populisme ou de sensationalisme, comme ils l’ont fait pour les auditions réelles.  
        Sur X, les opinions seraient divisées : certains salueraient la “prise de pouvoir” des influenceurs face à une élite déconnectée, d’autres dénonceraient un “tribunal médiatique” sans légitimité.  
        Les députés pourraient répondre en publiant leurs propres vidéos TikTok, comme la députée qui a nargué Nasdas, mais risqueraient de sembler ridicules face à des influenceurs maîtrisant les codes des réseaux.
    Les limites du scénario  
        Contrairement à une commission parlementaire, une “enquête” menée par des influenceurs n’aurait aucune autorité légale. Les députés pourraient refuser de participer, privant l’événement de crédibilité.
        Le format privilégierait le spectacle au détriment du fond, comme les auditions réelles ont parfois viré au clash plutôt qu’au débat. Les influenceurs risqueraient d’être accusés de manipuler l’opinion, comme ils l’ont été pour leurs contenus problématiques.
        Enfin, l’audience, majoritairement jeune, pourrait se désintéresser si le sujet devient trop complexe, préférant des dramas plus simples.

Comparaison avec la réalité
Dans le scénario réel, les influenceurs étaient en position de défense, interrogés par une institution légitime, mais ont réussi à créer du buzz en jouant sur leur image provocatrice. Inverser les rôles donnerait aux influenceurs un pouvoir symbolique, mais éphémère, car leur influence repose sur l’audience, pas sur une autorité institutionnelle. Les deux scénarios partagent un point commun : la recherche de l’attention, amplifiée par les réseaux sociaux, où le fond (protection des mineurs, responsabilité des élus) passe souvent après le spectacle.
Si vous cherchez des vidéos spécifiques
Vous mentionnez “les moments vidéos et de buzz qu’on sait”. Si vous faites référence à des extraits précis de l’audition du 10 juin 2025, des vidéos sont disponibles sur les sites de l’Assemblée nationale, BFMTV, ou Le Figaro, qui ont diffusé des moments clés (par exemple, Nasdas défendant ses contenus ou Alex Hitchens quittant l’audition). Si vous voulez que je recherche ou analyse une vidéo spécifique, précisez le moment ou le lien, et je peux le décortiquer. Si vous parlez de vidéos fictives dans le scénario inversé, je peux proposer une description créative d’un clip viral imaginaire (par exemple, un TikTok de Nasdas “clashant” un député).
Conclusion
Un scénario où les influenceurs interrogent les députés reproduirait les dynamiques de buzz et de clash observées lors de l’audition réelle, mais avec moins de légitimité institutionnelle. Les réseaux sociaux amplifieraient l’événement, mais le risque de dérapage (populisme, simplification) serait élevé. Si vous avez une idée précise de l’inversion ou des “moments de buzz” à explorer, donnez-moi plus de détails, et je peux affiner la réponse ou chercher des sources supplémentaires !
 

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