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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
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12 avril 2025 6 12 /04 /avril /2025 13:09

 

    “Moi, je dis qu’il existe une société secrète avec des ramifications dans le monde entier, qui complote pour répandre la rumeur qu‘il existe un complot universel.”
  
 Umberto Eco / Le Pendule de Foucault

Ah, que le diable m’emporte si cette scène n’est point la plus étrange que j’aie jamais imaginée ! — Mais, monsieur, comment se peut-il qu’un Italien encyclopédiste et un Roumain dépressif se retrouvent dans une bibliothèque poussiéreuse à discourir d’élections ? — Taisez-vous donc, lecteur impatient, laissez-les parler, ou plutôt, laissez-moi vous conter ce qu’ils se dirent, ou crurent se dire, car enfin, dans les dialogues, la vérité est souvent la première victime du style.Mais, lecteur, tu t’interroges : est-ce là une conversation véritable ou une invention de mon cru ? Peu importe. L’essentiel est que tu aies souri, ou grimacé, car enfin, dans le monde comme dans ce dialogue, tout n’est que posture, et parfois imposture.

Un dialogue entre Umberto Eco et Emil Cioran : Le harcèlement électoral
 Umberto Eco, un sourire narquois aux lèvres, et Emil Cioran, le regard perdu dans une mélancolie profonde. À l’approche des élections, le sujet s’impose.

 

Eco : Mon cher Emil, avez-vous vu ces nouveaux apôtres qui surgissent comme des champignons après la pluie ? Des figures inconnues, sans lèvres ni dents dans l’histoire, qui se pointent, la bouche en cœur, pour nous vendre la solution. La solution ! Comme si le monde était un puzzle qu’on assemble avec un slogan.

Cioran : (soupire) Une solution… Toujours ce mot, Umberto. Ils le brandissent comme un talisman, mais c’est une malédiction. Ces gens ne savent même pas nommer les maux qu’ils prétendent guérir. Leur ignorance est une insulte à l’absurde. Moi, je vois en eux des fossoyeurs d’espoir, déguisés en marchands de rêves.
 

Eco : (rit doucement) Vous êtes sévère, mais pas injuste. Ce qui me fascine, c’est leur rhétorique. Une sémiotique de pacotille ! Ils transforment la lutte des classes, cette vieille épopée, en une vulgaire lutte des places. Des strapontins, Emil ! Ils se battent pour des strapontins, et appellent ça un projet.
Cioran : Une lutte des places… (secoue la tête) Quelle médiocrité. L’homme moderne ne veut plus changer le monde, il veut un bureau avec vue. Et pourtant, ils insistent, ils nous harcèlent avec leurs promesses. Chaque élection est une nouvelle vague de ce poison doux : l’illusion qu’un vote pourrait conjurer le néant.
 

Eco : (feuillette un carnet imaginaire) Harcèlement, dites-vous ? C’est le mot juste. Ils nous somment de croire, comme des inquisiteurs en costume-cravate. Mais moi, je décrypte leurs discours comme un manuscrit médiéval : des signes vides, des métaphores usées, des mensonges cousus dans la trame. Si je devais répondre, je dirais : « Désolé, j’ai aqua-poney ! »
Cioran : (esquisse un sourire rare) Aqua-poney… Quelle trouvaille ! C’est une révolte déguisée en farce. Dire cela, c’est refuser leur jeu, leur manège infernal. Car au fond, Umberto, à quoi bon répondre ? Ils reviendront toujours, ces charlatans, parce que l’homme aime se bercer de chimères. Moi, je ris, mais c’est un rire qui saigne.
 

Eco : (se penche en avant) Oui, mais rire, c’est déjà résister. L’aqua-poney, c’est une arme absurde, et donc puissante. Elle dit : « Votre sérieux est une mascarade, et je ne marche pas. » Vous, Emil, vous voyez l’absurde comme une tragédie ; moi, j’y vois un jeu. Décortiquer leurs mots, c’est les désarmer.
Cioran : (fixe Eco, pensif) Un jeu… Peut-être. Mais un jeu où l’on perd toujours. Leur harcèlement électoral n’est qu’un symptôme de notre faiblesse : nous voulons croire, malgré tout. Alors, Umberto, quelle moralité tirer de ce cirque ?
 

Eco : (souriant) Refusons, Emil. Refusons de monter dans leur carrousel. Non au harcèlement électoral ! Et si l’on doit choisir une cause, que ce soit celle de l’aqua-poney : futile, libre, honnête dans son absurdité.Cioran : (hoche la tête lentement) Oui… Une cause absurde, donc humaine. Pour une fois, Umberto, je suis presque d’accord. (pause) Mais je n’irai pas à l’aqua-poney. Trop d’eau, trop de vie.

Les deux hommes se taisent, un sourire complice flottant entre eux, tandis que le silence de la bibliothèque reprend ses droits.

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11 avril 2025 5 11 /04 /avril /2025 12:02
https://www.ledepartement66.fr/appel-a-projets-2025-du-fonds-de-soutien-aux-micro-projets-transfrontaliers/


Dans un élan de coopération et de dynamisme transfrontalier, le Département des Pyrénées-Orientales, en partenariat avec la Generalitat de Catalunya, lance un nouvel appel à projets pour son Fonds de soutien aux micro-projets transfrontaliers. Prévu pour démarrer le 11 avril 2025, avec une date limite de dépôt des candidatures fixée au 15 mai 2025, cet initiative vise à renforcer les liens entre les territoires des Pyrénées-Orientales et les comarques de la province de Gérone, au sein de l’Espace Catalan Transfrontalier. Mais au-delà de cet appel à projets, c’est une longue histoire de coopération et d’échanges culturels entre ces régions qui se dessine, une histoire ancrée dans leur identité catalane commune.https://www.ledepartement66.fr/appel-a-projets-2025-du-fonds-de-soutien-aux-micro-projets-transfrontaliers/
Une initiative pour fédérer les acteurs locaux

Le Fonds de soutien aux micro-projets transfrontaliers s’adresse à une large palette d’acteurs : communes, EPCI, structures publiques ou para-publiques, associations et consulaires. Ces derniers sont invités à proposer des initiatives à dimension locale, favorisant le rapprochement citoyen et le développement économique, social et culturel de l’Espace Catalan Transfrontalier. Les projets doivent impliquer des partenaires des deux côtés de la frontière et avoir un ancrage territorial fort, avec un siège dans les Pyrénées-Orientales ou la province de Gérone.
Les thématiques éligibles couvrent un spectre varié, reflétant les priorités de développement et de cohésion de la région :

    Développement territorial, emploi et insertion professionnelle : pour stimuler l’économie locale et favoriser l’accès au travail.
    Actions culturelles : pour célébrer et promouvoir l’identité catalane partagée.
    Tourisme : pour valoriser les atouts naturels et culturels de la région.
    Valorisation du patrimoine culturel et naturel : pour préserver un héritage unique.
    Jeunesse et sports : pour encourager les échanges entre les nouvelles générations.
    Santé et actions sociales : pour répondre aux besoins des populations transfrontalières.

Une histoire de coopération transfrontalière
L’appel à projets s’inscrit dans une dynamique historique de collaboration entre les Pyrénées-Orientales et la Catalogne. Depuis des siècles, ces territoires partagent une langue, une culture et des traditions communes, malgré la frontière politique imposée par le Traité des Pyrénées en 1659. Ce traité, signé entre la France et l’Espagne, a scindé la Catalogne en deux, plaçant le Roussillon (aujourd’hui les Pyrénées-Orientales) sous souveraineté française. Pourtant, les liens culturels et humains n’ont jamais disparu.
Au fil du temps, des initiatives transfrontalières ont vu le jour pour entretenir cette identité partagée. Dès le XXe siècle, des mouvements culturels et associatifs ont œuvré pour promouvoir la langue catalane, interdite ou marginalisée sous certains régimes, notamment pendant la dictature franquiste en Espagne (1939-1975). Avec la création de l’Euroregion Pyrénées-Méditerranée en 2004, regroupant la Catalogne, les Baléares et la région Occitanie, la coopération institutionnelle s’est intensifiée, englobant des projets économiques, éducatifs et culturels.
Aujourd’hui, l’Espace Catalan Transfrontalier incarne cette ambition de construire un avenir commun. Des initiatives comme le Festival transfrontalier de musique ou les échanges scolaires bilingues entre établissements des deux côtés de la frontière témoignent de cette vitalité. Le fonds de micro-projets s’inscrit dans cette continuité, en offrant un soutien concret aux acteurs locaux pour concrétiser des idées au service des populations.
Pourquoi ce fonds est-il important ?
Dans un contexte où les frontières peuvent parfois sembler diviser, ce fonds rappelle que la coopération transfrontalière est une richesse. Les Pyrénées-Orientales, tournées naturellement vers la Catalogne, trouvent dans cet appel à projets une opportunité de renforcer leur identité, tout en dynamisant leur économie et leur rayonnement touristique. Les projets soutenus permettront, par exemple, de développer des circuits touristiques transfrontaliers mettant en valeur des sites comme le Canigou, montagne sacrée des Catalans, ou les villages médiévaux de la Cerdagne. Ils pourront également encourager des initiatives sociales, comme des programmes de santé transfrontaliers, essentiels dans une région où les habitants circulent fréquemment d’un côté à l’autre de la frontière.

En outre, cet appel à projets met l’accent sur la jeunesse, un axe stratégique pour l’avenir. En favorisant les échanges sportifs ou culturels, il contribue à tisser des liens durables entre les nouvelles générations, qui grandissent dans un espace où la frontière est davantage une passerelle qu’un obstacle.
Un avenir à construire ensemble
Avec cet appel à projets, les Pyrénées-Orientales et la Catalogne réaffirment leur volonté de bâtir un espace commun, où les initiatives locales servent de moteur à une coopération plus large. En s’appuyant sur leur histoire partagée et leur patrimoine unique, ces territoires montrent qu’il est possible de transcender les frontières pour créer des projets qui bénéficient à tous.
Les acteurs intéressés ont jusqu’au 15 mai 2025 pour soumettre leurs candidatures. Une occasion à ne pas manquer pour participer à cette belle aventure transfrontalière, qui continue d’écrire l’histoire d’une Catalogne unie par ses ambitions et ses valeurs.
Pour plus d’informations sur les modalités de candidature, rendez-vous sur les sites officiels du Département des Pyrénées-Orientales et de la Generalitat de Catalunya.

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8 avril 2025 2 08 /04 /avril /2025 18:09

Timée (25c-d) :
« Mais ensuite, il y eut des tremblements de terre violents et des inondations, et en un seul jour et une seule nuit de malheur, toute votre armée fut engloutie dans la terre, et de la même manière, l’île Atlantide disparut, submergée dans la mer et perdue à jamais. »

→ Ici, Platon décrit la catastrophe soudaine qui aurait entraîné la submersion de l’Atlantide.

Critias (108e-109a) :
« Pendant de nombreuses générations, tant que la nature divine subsistait en eux, ils obéissaient aux lois et étaient bien disposés envers le divin. Mais quand cette part divine s’éteignit en eux, diluée par trop de mélange avec le mortel, leur caractère dégénéra, et Zeus, voulant les punir, convoqua les dieux pour décider de leur sort. »

→ Cette citation introduit l’idée que la disparition de l’Atlantide serait aussi liée à une punition divine due à la corruption morale de ses habitants.

Critias (121b-c) :
« Et ainsi, après avoir subi le châtiment des dieux, l’île entière fut engloutie par les flots, et la mer, qui était navigable auparavant, devint une étendue infranchissable de boue et de débris. »

→ Platon conclut ici sur l’effondrement final de l’Atlantide, transformant une civilisation florissante en un souvenir englouti.

Platon est l’un des rares auteurs antiques à mentionner l’Atlantide, et ses références se trouvent principalement dans deux dialogues : le Timée et le Critias. Voici quelques citations tirées de ces œuvres, traduites et adaptées pour refléter son propos sur la disparition de l’Atlantide (je me base sur les textes originaux en grec ancien et leurs interprétations classiques)

 


Perpignan, mille ans ça suffit !
Il y a des villes qui s’accrochent à l’existence comme des vieillards à leur dernier souffle, refusant de céder à l’évidence de leur épuisement. Perpignan est de celles-là. Depuis mille ans, elle traîne son histoire comme un fardeau, ses ruelles comme des cicatrices, ses habitants comme des spectres d’une gloire qui n’a jamais vraiment existé. Et voici qu’un homme, un candidat à la municipale de 2026, ose enfin dire ce que tous murmurent dans l’ombre de leur lassitude : « Si vous m’élisez, je ne redresserai pas la ville. Je n’essaierai pas de la sauver. Je mettrai un terme à Perpignan. »

Cet homme, dont le nom importe peu – car les noms ne sont que des étiquettes sur des tombes –, ne promet pas des lendemains qui chantent. Il ne promet rien, sinon la fin. Et dans cette promesse, il y a une étrange sincérité, une lucidité qui tranche avec les mensonges sucrés des autres candidats. Eux parlent de « revitalisation », de « dynamisme », de « patrimoine à valoriser ». Lui, il regarde Perpignan et n’y voit qu’une farce cosmique, un décor usé qu’il est temps de démonter. « Mille ans, c’est assez, dit-il. Toute ville qui dure si longtemps est une offense à l’éphémère. »


Pourquoi vouloir détruire Perpignan ? Non pas par haine, mais par pitié. Cette ville, avec ses platanes fatigués, ses places où le vent semble s’ennuyer, ses habitants qui répètent les mêmes gestes depuis des siècles, n’a-t-elle pas mérité le repos ? Sauver Perpignan, ce serait la condamner à une agonie sans fin, à une survie artificielle, comme un patient branché à des machines qui ne font que retarder l’inévitable. La laisser disparaître, en revanche, c’est lui offrir une dignité qu’elle n’a jamais connue.

Ce candidat ne propose pas un programme, mais une apocalypse douce, une dissolution poétique. Il ne s’agit pas de dynamiter les murs ou d’incendier les archives. Non, sa méthode est plus subtile, plus insidieuse, presque mystique. Il veut que Perpignan s’efface d’elle-même, qu’elle s’oublie, qu’elle devienne une rumeur, un vague souvenir dans la mémoire des cartes. « Une ville ne meurt pas quand on la rase, dit-il. Elle meurt quand plus personne ne croit en elle. »
 

Et nous, habitants de ce théâtre en ruine, que devons-nous penser ? Devons-nous le suivre, cet apôtre de la fin, ou nous cramponner à nos illusions de grandeur ? Peut-être a-t-il raison. Peut-être Perpignan n’est-elle qu’un malentendu, une note de bas de page dans le grand livre de l’absurde. Peut-être est-il temps de dire : « Mille ans, ça suffit. » Et de laisser la ville s’éteindre, comme une chandelle qui a trop longtemps brûlé.

Liste des méthodes pour faire disparaître Perpignan, selon le candidat :

    L’oubli collectif : Encourager les habitants à cesser de prononcer le nom de Perpignan. Plus de panneaux, plus de cartes, plus de souvenirs. Une ville sans nom n’existe plus. « Si nous cessons de la nommer, elle s’effacera comme un rêve au réveil. »
    La désertion silencieuse : Proposer à chaque habitant de partir, un par un, sans bruit, sans explication. Pas d’exode spectaculaire, juste un abandon progressif. « Une ville sans âmes est une coquille vide, prête à s’effondrer sous son propre poids. »
    La dissolution administrative : Supprimer tous les registres, toutes les archives, tous les documents officiels. Sans trace écrite, Perpignan deviendra une fiction. « Une ville n’est qu’un tas de paperasse. Brûlons-la, et elle n’aura jamais existé. »
    L’invasion végétale : Laisser la nature reprendre ses droits. Ne plus tailler les arbres, ne plus désherber les rues, ne plus réparer les murs. En quelques décennies, Perpignan ne sera qu’un jardin sauvage. « La mousse et les ronces sont plus honnêtes que nos monuments. »
    L’effacement symbolique : Démonter les statues, débaptiser les places, effacer les inscriptions. Sans symboles, une ville perd son identité. « Ôtons-lui ses masques, et elle oubliera qui elle est. »
    La migration des souvenirs : Convaincre les habitants de raconter leurs histoires ailleurs, dans d’autres villes, jusqu’à ce que Perpignan ne soit plus qu’un écho dans des récits étrangers. « Une ville ne vit que dans les mémoires. Exilons-les, et elle s’évanouira. »
    Le silence absolu : Instaurer une journée par an où personne ne parle de Perpignan, ne pense à Perpignan, ne regarde Perpignan. Puis une semaine, puis un mois, jusqu’à ce que le silence devienne éternel. « Le silence est le tombeau des villes. »

 Le candidat n’est pas un destructeur au sens littéral, mais un philosophe de l’effacement, un poète de la finitude.

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7 avril 2025 1 07 /04 /avril /2025 12:16

---https://www.blast-info.fr/articles/2025/info-blast-louis-aliot-perd-un-nouveau-proces-contre-blast-ucE0hNuYSrKbZ_tvIEa6AA


Le maire de Perpignan, Louis Aliot, également vice-président du Rassemblement national, a été débouté dans un procès en diffamation qu’il avait intenté contre le média Blast. Le jugement a été rendu par le tribunal correctionnel de Perpignan le jeudi 3 avril 2025. 

Cette décision fait suite à une enquête de Blast, publiée en mai 2023, intitulée Contrôle au faciès, interpellations violentes, menaces : À Perpignan, la sale besogne de la « milice municipale » de Louis Aliot, qui documentait les pratiques de la police municipale de la ville. Une seconde enquête, parue en janvier 2024, intitulée Dérives à Perpignan : la police municipale en correctionnelle, avait également été publiée par Blast, accompagnée de documents vidéo.
Denis Robert, directeur de la rédaction de Blast, et le média ont été relaxés des poursuites engagées par Louis Aliot, qui agissait au nom de son conseil municipal et de sa commune. Le tribunal a validé le travail journalistique de Blast, dont les enquêtes restent accessibles au public. Louis Aliot dispose de 10 jours pour faire appel de cette décision.
Par ailleurs, cette semaine a été marquée pour Louis Aliot par une autre condamnation, annoncée le lundi précédent : dans l’affaire des assistants parlementaires européens, il a été condamné à 18 mois de prison, dont 6 mois ferme sous bracelet électronique, une amende de 8 000 euros, et 3 ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics.

 

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1 avril 2025 2 01 /04 /avril /2025 22:09

La condamnation de Louis Aliot le 31 mars 2025 dans l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement National (RN) a effectivement des implications politiques majeures pour les élections municipales de Perpignan en mars 2026, mais elle ne garantit pas automatiquement un avantage décisif à son principal concurrent, Bruno Nougayrède. Analysons la situation.

Louis Aliot, maire RN de Perpignan depuis 2020, a été condamné à 18 mois de prison (dont 6 mois ferme sous bracelet électronique), 8 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité, sans exécution provisoire. Cela signifie qu’il conserve son poste de maire jusqu’à la fin de son mandat en 2026, sauf si une condamnation définitive intervient avant. Ayant fait appel, il reste éligible pour se représenter en 2026, tant que le procès en appel n’est pas conclu. Si les recours juridiques (appel, voire cassation) retardent une décision définitive au-delà de mars 2026, Aliot pourrait briguer un second mandat, ce qui complique les calculs de ses adversaires.

Bruno Nougayrède, figure montante de l’opposition de centre-droit et porte-parole de l’association 100 % Perpignan, s’est positionné comme le principal challenger d’Aliot. 

Sa stratégie repose sur une critique systématique du bilan d’Aliot (qu’il juge marqué par l’immobilisme et le manque d’exemplarité) et sur une consultation citoyenne visant à fédérer les Perpignanais autour d’un projet alternatif. Les résultats de cette consultation, publiés en mars 2025, révèlent un mécontentement notable : 42 % des répondants ne sont pas fiers de vivre à Perpignan, citant des problèmes de propreté, de sécurité et d’attractivité du centre-ville. Nougayrède capitalise sur ce « désamour » pour proposer une vision de renouveau.

La condamnation d’Aliot pourrait renforcer les chances de Nougayrède de plusieurs façons. 

Premièrement, elle ternit l’image d’Aliot, un atout que Nougayrède exploite déjà en insistant sur l’exemplarité attendue d’un maire. Il a qualifié le verdict de « jour sombre pour Perpignan », soulignant le désarroi des habitants face à un maire condamné. Deuxièmement, elle pourrait démobiliser une partie de l’électorat RN ou pousser des électeurs modérés à chercher une alternative, potentiellement en faveur de Nougayrède, qui se présente comme un candidat de rassemblement au centre-droit. Enfin, si l’appel d’Aliot aboutit à une inéligibilité confirmée avant 2026, Nougayrède affronterait un adversaire affaibli ou un remplaçant moins charismatique, comme Patricia Fourquet, désignée par Aliot comme successeure potentielle.


Cependant, plusieurs facteurs limitent cet avantage. 

Aliot reste une figure politique implantée, bénéficiant d’une base électorale fidèle au RN. Un sondage IFOP de mars 2025, commandé par la mairie, indiquait que 70 % des Perpignanais étaient satisfaits de son action, bien que ce chiffre soit contesté par l’opposition. Sa stratégie de victimisation – dénonçant une « injustice » judiciaire – pourrait galvaniser ses soutiens, à l’image de précédents succès électoraux de leaders RN malgré des controverses. De plus, le calendrier judiciaire joue en sa faveur : un procès en appel pourrait ne pas se tenir avant 2026, lui permettant de se présenter. Enfin, l’opposition à Perpignan reste fragmentée, avec d’autres candidats potentiels comme Agnès Langevine (Place Publique) ou David Bret (LR), ce qui pourrait diviser le vote anti-Aliot et bénéficier au maire sortant.

Pour Nougayrède, la clé sera de transformer le mécontentement local en dynamique électorale tout en unifiant la droite et le centre derrière sa candidature. 

Sa capacité à proposer un projet concret et à surmonter son déficit de notoriété face à un Aliot nationalement connu sera déterminante. La condamnation d’Aliot lui offre une opportunité, mais pas une victoire assurée. En l’état, ses chances augmentent, mais elles dépendent autant de sa propre campagne que des aléas judiciaires et de la résilience politique d’Aliot. Le scrutin de 2026 s’annonce donc serré et incertain.

Bruno Nougayrède était en direct Au Cochon Hardi pour présenter la somme et les réflexions issues du questionnaire auprès de 3000 Perpignanais qui ont répondu pour qu'on les écoute...

 

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1 avril 2025 2 01 /04 /avril /2025 19:32

Suite à la condamnation de Louis Aliot dans l'affaire des attachés parlementaires du RN, il y a eu quantité de réactions surtout de la part de ceux qui préparent des listes d’oppositions, ou plutôt de positions! Donc la ligue d'improvisation s'est de nouveau mise en branle, mais comme toujours pour parler aux convaincus et autres clients (au sens romain, pas tapin...). Louis Aliot , condamné, mais toujours maire. "Avec un peu de chance," pensent avec une joie mauvaise ses concurrents, l'appel arrivera trop tard, où le vice-président du RN sera de nouveaux condamnés, et même avec une nouvelle pièce dans le Juke-box de la Cour de cassation...Enfin, chacun fait ses calculs, imagine une martingale, une combinaison d'alliances et de trahisons qui permettrait de succéder à l'ex (Luttor) de Marine le Pen . Et c'est une série de déclarations dans la presse et les réseaux !

Bruno Nougayrède
Perpignan mérite mieux.

Je prends acte de la décision de justice qui condamne Louis Aliot à dix-huit mois de prison, dont six mois ferme sous bracelet électronique, et le déclare inéligible pour trois ans.
C’est un jour sombre pour Perpignan. Une nouvelle fois, notre ville fait la une de l’actualité nationale pour de tristes raisons. L’image de Perpignan en ressort là encore abîmée.
Un maire doit être irréprochable. L’exemplarité n’est pas un luxe, c’est un devoir. La morale en politique ne doit pas être un slogan, encore moins une promesse trahie.
Je comprends le désarroi de nombreux Perpignanais. Comment s’étonner que tant de citoyens se détournent des urnes quand ceux qu’ils ont élus déçoivent aussi gravement ? Je pense particulièrement à celles et ceux qui, en 2020, avaient sincèrement cru que Louis Aliot allait changer les choses.
Il est temps d’ouvrir une nouvelle page. De réconcilier les Perpignanais avec la politique par la vérité, le travail et l’action. En 2026, nous aurons à faire un choix crucial pour l’avenir de notre ville. Il faudra tourner cette page. Et ensemble, redonner à Perpignan la fierté qu’elle mérite.
#procesrn #LouisAliot #justice #fierdeperpignan

Unitat Catalana
🔷 Unitat catalana déplore que les perpignanaises et perpignanais aient une fois encore à souffrir la honte de leur maire condamné hier pour détournement de fonds publics à 18 mois de prison dont 6 mois ferme sous bracelet électronique et 30 000 euros d’amende.
Cela fait de Louis Aliot le premier délinquant à la tête de la Fidelíssima.
Désormais la seule chose qui rayonnera dans l’obscurité économique, sociale et culturelle dans laquelle Louis Aliot a plongé notre ville sera le voyant rouge du bracelet électronique à sa cheville.
🔹Vivement le printemps 2026 que Perpignan la catalane retrouve sa fierté et sa lumière,
🔹 Unitat est plus que jamais déterminée à ouvrir ce chemin

Agnès Langevine
Je prends acte, comme tous les Perpignanais, de la condamnation du maire pour détournement de fonds publics.
Plus que le sort personnel de Louis Aliot qui a enfreint la loi, c’est le sort de Perpignan qui me préoccupe fortement. Après 5 ans d’inaction et de faible implication pour transformer la vie quotidienne des habitants, notre Ville n’est pas pour autant libérée de sa gestion par l’extrême droite. C’est pourquoi, rien ne change dans mon engagement pour rassembler, fédérer les forces vives de Perpignan La Catalane pour résoudre les vrais problèmes des Perpignanais. L’écoute, le dialogue et la volonté d’apaisement seront plus que jamais mes boussoles dans les prochains mois qui nous séparent des élections municipales.

En fait, il est impossible de ne pas réagir, pour garder de la visibilité et montrer qu'on a, à titre personnel ou en tant que composant de liste sur les "tartines blocs" ou les "statines blocs" (contre le mauvais cholestérol) . Mais la ville et les habitants font toujours office de spectateurs dans ce qui ressemble de plus en plus au film des Monty Pithon's "La vie de Brian"

 Imaginons Louis Aliot, maire de Perpignan, projeté dans l’univers absurde des films des Monty Python. Voici une petite exploration humoristique de ce que cela pourrait donner :
Louis Aliot se retrouve soudain dans Monty Python and the Holy Grail (Sacré Graal !). Il chevauche un destrier invisible, imitant le bruit des sabots avec des noix de coco, aux côtés du Roi Arthur (Graham Chapman). Lorsqu’Arthur lui demande : « Qui êtes-vous, brave chevalier ? », Aliot, fidèle à son franc-parler, répond : « Je suis Louis Aliot, maire de Perpignan, et je n’ai pas voté pour vous ! » Ce à quoi un paysan (John Cleese) rétorque : « Écoutez, un maire qui arrive sans cocotiers ni mandat divin, ça ne fait pas un roi ! » Aliot, perplexe, tente de négocier avec les Chevaliers qui disent "Ni", mais se perd dans leurs exigences absurdes de buissons et de harengs.
Dans Life of Brian (La Vie de Brian), Aliot pourrait être pris pour un prophète par erreur. Alors qu’il tente d’expliquer sa vision politique à une foule en sandales, ceux-ci crient : « Il est le Messie ! » Embarrassé, il proteste : « Non, je suis juste un élu local ! » Mais la foule, brandissant des sandales et des pancartes, le suit en chantant des slogans détournés. Lorsqu’il croise Brian (Chapman) fuyant les Romains, Aliot tente de lui donner des conseils de campagne : « Brian, il faut un meilleur slogan que ‘Toujours regarder le bon côté de la vie’ ! »
Enfin, dans The Meaning of Life (Le Sens de la vie), Aliot se retrouve dans le sketch du restaurant avec Monsieur Creosote. Alors que ce dernier explose après un dernier wafer, Aliot, pragmatique, déclare : « Voilà ce qui arrive quand on ne gère pas bien son budget municipal ! » Plus tard, lors de la séquence sur le sens de la vie, il propose sa propre réponse : « Soyez sérieux, travaillez dur, et évitez les lapins tueurs. »

 

 

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31 mars 2025 1 31 /03 /mars /2025 12:41

Louis Aliot, maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement national, vient de recevoir une leçon implacable de la justice. Condamné dans l’affaire des assistants parlementaires fictifs, il écope d’une inéligibilité , et avec elle, mais maintient son mandat. La politique a ses règles, et aujourd’hui, elles ne jouent pas en sa faveur.

Le tribunal n’a pas tremblé : 18 mois de prison dont 12 avec sursis, 30 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité. Exécution provisoire. Traduction : Aliot n’a plus de siège, plus de campagne à mener, plus d’ambition électorale à court terme. Un coup d’arrêt net, brutal, chirurgical.

Peut-il faire appel ? Bien sûr. Mais l’appel , c’est une formalité. La machine judiciaire avance, imperturbable, pendant que Perpignan se prépare à un changement de cap.

Cela dit, il reste un détail intéressant : le soutien de la population. Un sondage Ifop commandé début mars le créditait d’un solide 70 % de satisfaction. Un chiffre qu’il a habilement mis en avant, relayé par Marine Le Pen elle-même : « Essayez le Rassemblement national, c’est l’adopter ! ». Mais la popularité n’efface pas une condamnation.

Il reste un espoir, ténu, fragile : que son appel modifie ou annule l’exécution immédiate de la peine. Mais le temps joue contre lui. Si la décision finale ne tombe pas avant 2026, les élections municipales se dérouleront sans lui. Jusqu’à nouvel ordre, son avenir politique n’est plus entre ses mains.

 

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29 mars 2025 6 29 /03 /mars /2025 20:46

Le maire de Millas, Jacques Garceau, a annoncé sur sa page Facebook que l'ancien Premier ministre et actuel maire du Havre, Édouard Philippe, s'est rendu discrètement dans la commune pour rendre hommage aux victimes de l'accident tragique survenu en 2017. Accompagné de M. Garceau, M. Philippe a déposé une gerbe à la stèle érigée en mémoire des "petits anges" de Millas. Le maire a exprimé sa gratitude envers M. Philippe pour cette attention particulière.

Après cet hommage, Édouard Philippe a salué les agents municipaux et a échangé avec le maire sur divers sujets. Jacques Garceau a remercié l'ancien Premier ministre pour son écoute et son engagement.

Pour rappel, le 14 décembre 2017, une collision entre un car scolaire et un train régional au passage à niveau de Millas avait causé la mort de plusieurs collégiens et blessé de nombreux autres. Ce drame avait profondément marqué la communauté locale et suscité une vive émotion à travers le pays.

La visite d'Édouard Philippe témoigne de la solidarité nationale envers les familles des victimes et les habitants de Millas, toujours affectés par cette tragédie.

 

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28 mars 2025 5 28 /03 /mars /2025 19:59

L'archipel contre attaque a repris l'article à sa sauce, mais vous pouvez lire l'original en cliquant ici ou plus bas

Ah, Villeneuve-de-la-Raho. Son lac, son climat ensoleillé, ses vignobles… et bien sûr, son projet de golf, ce mirage verdoyant qui semble se dérober dès qu’on croit l’atteindre. Il faut dire que cette magnifique oasis de fairways et de greens n’est pas qu’un simple terrain de jeu pour golfeurs en quête de perfection. Non, c’est une véritable saga, un feuilleton palpitant où même les plus fervents amateurs de sport à la petite balle blanche commencent à douter de son existence future. Et lorsque même les revues spécialisées en golf froncent les sourcils, on comprend que l’affaire devient sérieuse.

voir article Fairway ici

Imaginez un peu : un vaste projet de 160 hectares, un resort de 62,5 hectares, un hôtel 4 étoiles, un parcours 18 trous, un pitch and putt de 6 trous, un practice… Ajoutez à cela la promesse écologique suprême – la réutilisation des eaux usées pour l’arrosage – et saupoudrez le tout de quelques centaines de villas luxueuses. Un rêve, un eldorado golfique, un monument à la grandeur entrepreneuriale ! Du moins sur le papier.

Mais voilà, dans la réalité, ce qui devait être une idylle entre business et nature s’est transformé en un labyrinthe juridique et environnemental. 

Des militants s’opposent, des procédures judiciaires s’accumulent, et même le ministre de la Transition écologique de l’époque, Christophe Béchu, y est allé de son petit commentaire en qualifiant ce projet d’« anachronique » – un mot savamment choisi pour dire poliment « complètement à côté de la plaque ».

Mais ne soyons pas injustes. 

Après tout, le golf est souvent mal-aimé. On lui reproche d’être un gouffre à eau, un nid à pesticides, un destructeur de milieux naturels… Pourtant, certains experts en écologie nous rappellent que les parcours peuvent aussi abriter une biodiversité précieuse. La Fédération française de golf (FFG) clame d’ailleurs haut et fort son engagement pour l’environnement, un peu comme une multinationale pétrolière qui vante ses efforts pour la transition énergétique.

Et puis, il y a l’inévitable volet judiciaire, parce que quel grand projet se respecte sans quelques casseroles ? 

Entre soupçons de fraudes, possibles conflits d’intérêts et transactions foncières douteuses, l’affaire a atterri entre les mains des enquêteurs de la gendarmerie de Montpellier. La Gazette du Roussillon rapporte que des élus auraient bénéficié de terrains à des prix défiant toute logique économique. Un pur hasard, sans doute.

Alors, verra-t-on un jour les premiers golfeurs fouler ces greens immaculés ? 

Difficile à dire. Mais ce qui est certain, c’est que Villeneuve-de-la-Raho est en passe de devenir une légende locale, non pas pour ses exploits sportifs, mais pour son habileté à repousser, année après année, la frontière entre rêve et illusion. En attendant, les promoteurs continuent d’afficher fièrement leurs belles maquettes sur leurs sites internet. Après tout, un joli visuel, c’est déjà un bon début, non ?

 

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28 mars 2025 5 28 /03 /mars /2025 12:45

“Au zoo. Toutes ces bêtes ont une tenue décente, hormis les singes. On sent que l'homme n'est pas loin.”

 Emil Michel Cioran / Ecartèlement


Oh, quelle farce sublime, quel chef-d’œuvre de l’absurde humain ! Louis Aliot, ce grand stratège de l’ombre, maire RN de Perpignan, risque 18 mois de prison – dont 12 gentiment suspendus, comme une épée de Damoclès en papier mâché –, 30 000 euros d’amende (une broutille pour un homme de sa trempe), et trois ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Inéligibilité ? Allons, un détail ! Le voilà prêt à se réincarner en employé modèle au cabinet du maire – son propre cabinet, bien sûr, car qui d’autre pourrait supporter un tel génie méconnu ? Un phoenix renaissant de ses cendres juridiques, prêt à reprendre son trône en 2026, après six mois d’exil dans les coulisses de sa propre mairie. Quelle audace, quelle leçon de survie dans ce cloaque qu’est la politique !

Et pendant ce temps, son équipe, ces fidèles pantins, vacille entre stupeur et résignation. « Une femme à la tête de la ville ? » s’étrangle un anonyme de la majorité, la gorge nouée par cette trahison radiophonique. 

Patricia Fourquet, « une dame sans ambition », dit-il, comme si l’ambition était un défaut dans ce marécage de vanités. Charles Pons, premier adjoint, claque la porte – un sursaut d’orgueil ou une fuite devant l’inéluctable ? Nul ne bronche trop fort, car « c’est lui le chef », et dans ce théâtre de l’absurde, on attend le verdict de lundi comme on attendrait la chute d’un couperet rouillé.
Le tableau est presque trop beau : un parti, le RN, accusé d’avoir siphonné entre 5 et 7,5 millions d’euros du Parlement européen, avec pour seul exploit d’Aliot un SMS – un SMS ! –, vestige dérisoire d’un emploi fictif. 

« Abus de confiance », « escroquerie », « usage de faux » : une litanie de chefs d’accusation qui sonne comme un hymne à la médiocrité triomphante. Et à Perpignan, la mairie tremble sous les coups du scandale : harcèlement, plaintes, graffitis racistes – « Sale Arabe » sur les murs de l’adjointe à l’urbanisme, Soraya Laurago, deux mois de silence complice avant qu’elle ne craque. Une agente municipale suit, brisée par la machine. 

Véronique Aliot, épouse omnipotente, règne en despote domestique, écrasant les élus pour la « paix des ménages ». Quelle touchante harmonie conjugale ! https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/01/perpignan-ne-peut-etre-une-proie-et-la-democratie-locale-ne-peut-etre-un-butin-par-robert-dainar.html

Cioran, s’il daignait lever les yeux de son néant, rirait sans doute de ce spectacle : l’homme politique, cet éternel charlatan, jonglant avec ses propres ruines, s’accrochant à son petit pouvoir comme un naufragé à une planche pourrie. Perpignan, microcosme d’une France qui s’effrite, où le copinage et la mesquinerie tiennent lieu de gouvernance. Lundi, le verdict tombera, et avec lui, peut-être, un éclat de rire amer : car dans ce monde où tout est permis à ceux qui osent, la justice elle-même semble une plaisanterie fatiguée.

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