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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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14 juin 2025 6 14 /06 /juin /2025 18:12

 

    “Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul, ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !”

     Edmond Rostand / Cyrano de Bergerac 


Le 17 juin 2025, le site L’Archipel Contre-Attaque, porté par la plume acérée de Nicolas Caudeville, fêtera ses 17 ans d’existence. Ce média alternatif, ancré dans le paysage catalan, s’est imposé comme une voix dissonante, secouant l’information locale avec un ton unique, souvent provocateur, mais toujours engagé. À cette occasion, revenons sur son parcours, ses chiffres impressionnants et sa place singulière dans l’information en Pays Catalan.

Une aventure débutée il y a 17 ans

Créé en 2008, L’Archipel Contre-Attaque est le fruit de la vision de Nicolas Caudeville, un Catalan d’adoption arrivé à Argelès-sur-Mer à l’âge de 8 ans. Comme il le confiait dans une interview en 2016, son amour pour le territoire et sa curiosité insatiable pour l’humanité l’ont poussé à explorer les réalités locales à travers des articles et des interviews. « J’aime beaucoup les interviews, car j’aime beaucoup les gens, je suis curieux de l’humanité, un des derniers territoires à explorer », déclarait-il alors.

Le site s’est rapidement distingué par son approche irrévérencieuse et son refus de se plier aux conventions des médias traditionnels. En 2016, à l’occasion de ses 7 ans, Nicolas Caudeville expliquait son évolution, passant d’une posture de « guérilla » contre les élites locales à un rôle d’entremetteur, facilitant les rencontres et les projets pour le bien du territoire. Ce positionnement hybride, entre critique incisive et construction collective, a forgé l’identité unique du site.

Des chiffres qui témoignent d’un succès

Depuis sa création, L’Archipel Contre-Attaque a attiré 1 046 528 visiteurs uniques et cumulé 1 540 077 pages vues, des statistiques impressionnantes pour un média indépendant. En 2016, le site avait déjà franchi le cap des 500 000 lecteurs uniques, un chiffre supérieur à la population des Pyrénées-Orientales, comme le soulignait fièrement Nicolas Caudeville. En janvier 2015, il enregistrait un record mensuel de 26 000 visiteurs uniques, signe d’une audience en constante croissance.
Ces chiffres reflètent l’attrait d’un contenu diversifié, mêlant articles d’analyse, satires politiques et interviews variées. Le site a publié près de 600 interviews, majoritairement en français, mais aussi en catalan, espagnol, anglais, italien et même japonais, illustrant son ouverture culturelle et son ambition de dépasser les frontières locales.

Une voix critique dans l’information catalane

Dans un paysage médiatique local souvent critiqué pour son manque d’indépendance, L’Archipel Contre-Attaque occupe une place à part. Nicolas Caudeville n’hésite pas à pointer du doigt les dérives des institutions et des médias traditionnels. En 2016, il dénonçait par exemple la « représentation folklorique » du territoire par France Bleu Roussillon, accusée de négliger la création musicale locale au profit d’un discours stéréotypé sur « l’aççant catalan, rugby et cargolade ». En 2018, il s’attaquait à l’usage inflationniste du langage politique dans son article « Perpignan/PO : parlez-vous ‘l’enflé’ ? », critiquant le détournement des mots par les élus.
Le site s’est également fait l’écho des initiatives culturelles et sociales, donnant la parole à des figures locales souvent ignorées par les grands médias. Parmi les interviews marquantes, citons celle de Rachel Skellington, modèle alternatif inspiré par Burton et Poe, ou encore celle de Jean Lhéritier, organisateur du Mercat de la Terra à Elne, mettant en lumière des acteurs engagés dans la vie locale. Plus récemment, Nicolas Caudeville a couvert des événements comme le festival Seconds Rôles au Premier Plan à Carmaux, en interviewant Jérôme Quaretti, ou encore une exposition sur le thème de la femme à Perpignan.

Un média en constante évolution

Si L’Archipel Contre-Attaque s’est construit sur une critique acerbe des dysfonctionnements locaux, il a su évoluer pour proposer une réflexion plus large. Nicolas Caudeville se définit comme un « penseur critique » sans prétention, cherchant à introduire de la nuance dans un paysage médiatique souvent pressé et superficiel. Ses articles récents, comme ceux sur la rénovation urbaine à Perpignan ou la « Compétition Mondiale de Saucisse Catalane », mêlent toujours analyse sérieuse et ton satirique, une marque de fabrique qui séduit son audience.

À l’approche de son 17e anniversaire, le site continue d’arpenter son chemin, avec l’ambition d’atteindre les 3 millions de lecteurs, comme l’espérait Nicolas Caudeville en 2016. Dans un contexte où les médias locaux peinent à se réinventer, L’Archipel Contre-Attaque reste un acteur incontournable, capable de provoquer, d’informer et de fédérer autour d’une vision audacieuse du Pays Catalan.

Le 17 juin 2025, L’Archipel Contre-Attaque célébrera 17 ans d’une aventure journalistique hors norme.

Avec plus d’un million de visiteurs uniques et une présence affirmée dans l’information catalane, le site de Nicolas Caudeville prouve qu’un média indépendant peut marquer les esprits et faire entendre une voix différente. En attendant de découvrir les surprises que réserve cet anniversaire, une chose est sûre : l’Archipel continuera de contre-attaquer avec panache.
 

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14 juin 2025 6 14 /06 /juin /2025 12:01

Christophe Euzet : Il serait une fois Perpignan ! Livre

Christophe Euzet sort aux @Presses Littéraires de Jérôme Fricker une dystopie souriante sur Perpignan en 2042 des pistes pour enfin révéler le potentiel de la belle catalane.Il nous en fait comme on dit en Catalan,"cincs centimes"


Par Frédéric Belvédere, en mode critique littéraire désabusé mais secrètement séduit

Dans le grand cirque de la campagne municipale 2026, où chaque candidat dégaine son clip TikTok, son slogan à deux balles ou sa promesse de fontaine à rosé sur la place de la Loge, Il serait une fois, Perpignan de Christophe Euzet arrive comme un ovni. Pas de buzz tapageur, pas de punchline à la Hanouna, mais un petit roman-fiction qui ose l’impensable : parler d’avenir sans hurler, rêver sans faire de l’esbroufe, et croire en Perpignan sans tomber dans le folklore catalan de carte postale. Et, bordel, ça fonctionne.

Imaginez : Marguerite, une quadra un peu cabossée, revient à Perpignan en 2042, après avoir claqué la porte vingt ans plus tôt, écœurée par une ville engluée dans ses problèmes – insécurité, saleté, inertie, repli identitaire. Sauf que, surprise, la Perpignan qu’elle retrouve n’est plus ce décor de série B. Les rues sont propres, le tramway file avec une élégance sang et or, le centre-ville respire, les quartiers ne s’ignorent plus, les jeunes s’impliquent, les vieux ne sont plus des ombres. La ville, en un mot, vit. Mieux, elle vibre. Euzet, avec une plume sobre mais jamais chichiteuse, nous embarque dans cette renaissance urbaine, où la transformation n’est pas un miracle mais le fruit d’un boulot de titan : respect, intelligence collective, courage politique.

Et un peu de beauté, parce que, oui, une ville propre, c’est aussi une ville qui vous fait sourire.

Ce qui fout les jetons, c’est que ce bouquin n’est pas qu’un roman. C’est un manifeste déguisé, un uppercut discret aux cyniques qui pensent que Perpignan est condamnée à son passé. Euzet, prof de droit public et président de l’association « Perpignan il est temps ! », ne fait pas que raconter une histoire. Il balance une vision, un projet, un défi. Et là où les autres candidats misent sur des coups d’éclat éphémères – un tweet bien senti, un hashtag qui claque –, lui choisit la patience d’un texte qui se lit en une soirée mais qui vous hante des jours. C’est culotté, presque anachronique, dans un monde où l’attention dure trois secondes. Mais c’est peut-être ça, le vrai coup de buzz : faire croire à une ville qu’elle peut être plus grande qu’elle-même.
Alors, oui, Il serait une fois, Perpignan ne va pas faire jumper les foules sur Insta. Pas de GIFs, pas de filtres Snapchat.

Mais ce livre a un truc que les autres n’ont pas : une âme.

Et dans la bataille des municipales, où tout le monde joue au plus malin, Euzet rappelle qu’une ville, ce n’est pas juste un hashtag. C’est une histoire qu’on écrit ensemble. Et ça, mes amis, c’est plus fort que n’importe quel coup de com

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14 juin 2025 6 14 /06 /juin /2025 09:33

 

« L’homme commence à être intéressant quand il cesse de croire à la politique. »* — Cioran

 

À Perpignan, ville lasse, fatiguée, presque résignée, la présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, est venue, souriante et bien coiffée, saluer la réussite. Elle n’a pas choisi l’hôpital, ce sanctuaire d’épuisement où l’on administre la lente agonie des institutions publiques, mais l’école 42, temple immaculé de l’innovation numérique et de l’autosatisfaction régionale. Ce 13 juin 2025, elle marchait aux côtés d’Agnès Langevine, son bras électoral droit, avec la sérénité de ceux qui savent exactement ce qu’ils veulent éviter.

L’école 42. Quelle belle histoire à raconter. Gratuite, sélective sans diplôme, 100 % d’employabilité, et surtout, parfaitement inoffensive. Ici, pas de cris de patients, pas de brancards qui manquent, pas de médecins à bout de souffle. Rien qu’un avenir bien emballé dans du langage managérial. Une visite utile : elle coïncide avec les ambitions municipales de Mme Langevine, qui rêve d’arracher la mairie à Louis Aliot. À l’école 42, les deux femmes parlent de logement, d’alimentation, et d’autres doléances domestiquées, polies, digestes. L’indigence quotidienne se doit désormais d’être « innovante » pour mériter attention.

> *« L'art de gouverner consiste à ne jamais se laisser émouvoir par les malheurs qu'on cause. »* — Cioran

Mais pendant ce temps, à l’hôpital de Perpignan, c’est toujours la même trame : les urgences asphyxiées, le personnel lessivé, les cris étouffés par les murs. On y manque de tout, sauf de résignation. La visite aurait été risquée : rien n’y flatte l’œil ni le récit. Là-bas, la région n’a que peu de prérogatives, donc encore moins de responsabilités à assumer. Quelle absurdité, après tout, d’aller là où l’on ne peut que compatir ! Mieux vaut saluer le triomphe de la logique comptable que se frotter à la misère inaltérable.

Il faut dire qu’à Perpignan, tout est matière à catastrophe : chômage, désert médical, climat politique délétère. Le réel y est une forme d’injure. Pourquoi s’y confronter ? Mieux vaut créer une autre réalité, plus propre, plus photogénique. Ce que Carole Delga a fait. Avec méthode. Avec talent.

> *« On ne redresse pas un cadavre ; on le maquille. »* — Cioran

Cette stratégie est imparable : détourner les yeux, choisir ses batailles, éviter les zones grises. À la violence de l’hôpital, Delga oppose la clarté rassurante de l’école 42. À la complexité, la simplicité. À l’échec, la success story. C’est là toute la magie du politique moderne : ne plus réparer le monde, mais le réécrire.

Mais à force de vouloir incarner la solution, on finit par devenir le symptôme. Car pendant que Delga se félicite, Perpignan se fissure. Et les Perpignanais, eux, voient bien que la vitrine est propre uniquement parce qu’on a jeté la poussière sous le tapis. Ils sont 42 % à ne pas être fiers de vivre ici. Pas étonnant : les promesses sont numériques, leurs douleurs biologiques.

« Ce que nous appelons politique n'est que l’art d’agiter le peuple avant de s’en servir. »* — Cioran

La visite de l’école 42 n’est pas une faute ; elle est pire : un aveu. L’aveu que le désespoir ne vaut plus qu’on s’y attarde, qu’il est désormais obsolète, improductif. Qu’il faut donc le contourner, le décorer, ou l’ignorer.

À Perpignan, la politique ne soigne plus. Elle administre des images. Et chaque sourire de campagne est une grimace de plus dans cette farce lugubre où l’on continue, malgré tout, à parler de « projets d’avenir ».

 

 

 

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13 juin 2025 5 13 /06 /juin /2025 13:30

Jeunesse sans repères : enquête dans les rues du chaos

C’était une sale époque. Pas celle des années 30 en Allemagne, non. Celle d’aujourd’hui, en France. Celle où les mômes traînent des lames dans les poches comme d’autres jadis des billes. Et moi, je devais fouiller dans cette jungle urbaine, lampe torche à la main, à la recherche d’un sens. D’un lien entre la folie d’hier et les dérapages d’aujourd’hui. Mon alibi ? Un vieux roman autrichien, *Jeunesse sans Dieu*, signé Ödön von Horváth. Une histoire noire comme un fond de ruelle, pleine de mômes perdus et d’adultes lâches. Et merde… c’était pas si différent de ce qu’on vit maintenant.

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1. Les mômes et le poison

Dans le bouquin, les gamins ont la cervelle bouffée par la propagande nazie. Des mômes comme N, Z ou T — prénoms froids comme des plaques d’immatriculation — répètent les saloperies racistes qu’ils entendent à la radio. Ils volent. Ils tuent. Et personne pour leur dire stop. Les adultes ? Aux abonnés absents.

Aujourd’hui, on n’a pas Hitler à la télé, mais on a autre chose : les écrans qui bavent jour et nuit. Des vidéos où des types en survêt’ font rimer violence et succès, où des défis cons mettent des gosses en danger pour deux likes de plus. Les sociologues, comme Laurent Mucchielli, le disent : ça joue à celui qui cogne le plus fort. Et les chiffres, eux, ne mentent pas. Entre 2019 et 2022, les coups de lame ont pris +7 %, avec les 15-25 ans en tête de cortège.

Les mômes d’aujourd’hui, ils se construisent sur du vide. Gérald Bronner parle de "vide moral", d’une société qui a perdu ses repères comme un marin sans boussole dans la tempête. Religion, famille, école ? Plus assez solides pour tenir les digues.

Dans le roman, on appelait ça une jeunesse "sans Dieu". Aujourd’hui, ce serait plutôt sans gardes-fous. Et c’est pas mieux.

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2. Des regards de poisson, et des corps qui tombent

Y avait ce môme, T. Pas un caïd, pas un héros. Un gosse au regard de poisson mort. Une âme qui a pris l’eau. Il tue, se tait, se fout en l’air. Fin de l’histoire. Horváth le voyait comme ça : l’humanité figée, désensibilisée. Des gamins qui sentent plus rien. Qui pensent plus.

Regarde autour de toi. Le mot qu’ils utilisent maintenant, c’est "ensauvagement". Ça claque, ça fait peur, ça vend du papier. Certains politiques l’aiment bien. D’autres crient à l’amalgame. Mais dans les faits divers, les lames sortent plus vite que les mots. Yuriy, tabassé à Paris. Thomas, poignardé à Crépol. Des rixes à la con, pour une histoire de regard, de territoire, de fierté mal placée. Et les jeunes qu’on interroge ensuite ? Froids. Détachés. "Fallait pas manquer de respect", qu’ils disent. Le même regard vide que T. Le même mécanisme glacé.

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3. Et les adultes ? Planqués derrière leurs rideaux

Dans *Jeunesse sans Dieu*, les adultes sont absents ou pourris. Le prof a un sursaut de morale, mais trop tard. Le directeur, le père de N ? Collabos du système. La mère de T ? Aveugle par confort.

En 2020, on n’a plus de dictature d’État, mais les institutions, elles aussi, ont la corde raide autour du cou. L’école ? Un champ de bataille. Entre 2019 et 2023, les incidents violents ont grimpé de 12 %. La famille ? Parfois déchirée, parfois dépassée. L’INSEE balance que les jeunes impliqués dans la violence viennent souvent des marges, là où le frigo est vide et l’espoir absent.

Et la justice ? Y a des juges, oui. Mais pas assez. Des mineurs jugés tard, parfois relâchés trop vite. Le Syndicat de la magistrature en 2023 sonnait l’alarme : "Pas les moyens". Pendant ce temps, la rue continue de saigner.

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4. Lueur dans la brume : un reste d’humanité

Le prof du roman, il a merdé, c’est vrai. Mais il essaie de rattraper le coup. Il veut sauver Ève, affronter T, et part vers l’Afrique comme un exorcisme. Il cherche l’humain en lui, loin de cette société déglinguée. "Le nègre va chez les nègres", il dit. C’est moche, c’est daté, mais on pige l’idée : retour aux sources, à la décence, à l’essentiel.

Aujourd’hui aussi, y a des poches de résistance. Des assos comme "SOS Violence", des médiateurs de quartier, des types et des nanas qui refusent de laisser les mômes s’éteindre. Des jeunes qui créent des groupes contre le harcèlement, qui se battent pour l’empathie. Des figures comme les imams, les éducateurs, les curés — ou ce qu’il en reste — qui servent de phare dans la tempête.

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5. L’arme blanche : la lame facile

T, dans le roman, tue avec une pierre. Brutal, instinctif. Pas de plan. Juste une montée d’ombre dans la poitrine. Chez nous, c’est souvent une lame. Pas chère, facile à planquer. La préférée des impulsifs. Trappes, 2020. Un autre drame. Un de plus.

Pourquoi une lame ? Parce que ça fait peur. Parce que ça impose. Parce que dans certains cercles, t’as pas de cran si t’as pas d’arme. Comme Z dans le roman, prêt à tuer pour protéger son foutu journal intime. Un couteau comme une signature sociale.

Et quand ils sont en groupe, c’est encore pire. Le courage monte, l’empathie descend. La violence devient un rite. Comme dans le camp paramilitaire d’Horváth, où les jeunes deviennent des machines. Pas des hommes.

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Épilogue : des gosses en chute libre

*Jeunesse sans Dieu*, c’est pas juste un roman d’un autre temps. C’est un miroir. Crade, fêlé, mais juste. Les jeunes y sont paumés, influencés, violents, oui. Mais surtout : seuls. Livrés à eux-mêmes.

La France des années 2020 ? Pas mieux. Les idéologies ont changé de costume, les armes aussi. Mais le mal est là. La perte de repères, la faillite des adultes, l’appel du vide.

Alors, qu’est-ce qu’on fait ? On gueule à l’ensauvagement ? On balance des chiffres et on ferme les yeux ? Ou bien on fait comme le prof : on assume. On se salit les mains. On tente de recoller les morceaux.

Parce qu’au fond, ces gosses, ils sont peut-être pas "sans Dieu". Ils sont juste en rade de lumière. Et nous, on est les derniers à pouvoir allumer l’interrupteur.

 

 

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9 juin 2025 1 09 /06 /juin /2025 18:32


"Il n'y a rien de si facile que cela ne devienne difficile avec une mauvaise attitude."
Cette citation reflète l'accent mis par Vives sur l'importance de l'état d'esprit pour surmonter les défis, un thème récurrent dans ses écrits sur l'éducation et le développement personnel.

"Il n'y a pas de miroir qui reflète mieux l'image d'un homme que ses paroles."
Cela met en évidence la croyance de Vives en la puissance du langage comme reflet du caractère et de l'intellect, en accord avec son focus humaniste sur la rhétorique et la philosophie morale.

"Il ne peut y avoir de bonté là où il n'y a pas de connaissance de celle-ci."
Cette citation souligne l'idée de Vives selon laquelle la vertu morale est liée à la compréhension et à l'éducation, une idée clé dans ses œuvres comme De Anima et Vita.

 


À la manière de Marc Bloch, historien attentif aux dynamiques sociales, culturelles et économiques qui façonnent les institutions, abordons la question de l’engagement de l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) dans le réseau de l’Institut Joan-Lluís Vives. https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_Llu%C3%ADs_Vives

Comme Bloch, nous interrogerons les structures, les intentions et les effets concrets de cette participation, en scrutant les interactions entre l’université, son réseau transfrontalier et la ville de Perpignan, tout en évaluant les retours sur investissement (ROI) potentiels, non seulement économiques, mais aussi culturels et sociaux.

I. Une institution dans son territoire : l’UPVD et le réseau Joan-Lluís Vives

L’historien, tel un artisan scrutant les fibres d’un tissu social, doit d’abord situer l’UPVD dans son contexte. Fondée en 1349, l’université de Perpignan est ancrée dans une région, la Catalogne Nord, où l’identité catalane, bien que minoritaire en France, reste vive. Son intégration au réseau Joan-Lluís Vives, créé en 1994 pour fédérer les universités des Pays catalans https://fr.wikipedia.org/wiki/Xarxa_Vives_d%27universitats, s’inscrit dans une volonté de transcender les frontières administratives pour revitaliser un espace culturel et linguistique commun. Ce réseau, réunissant 22 institutions de Catalogne, de Valence, des Baléares, d’Andorre et de la Catalogne Nord, ambitionne de promouvoir la langue catalane, la recherche collaborative et les échanges académiques.
L’UPVD, à travers son Institut Franco-Catalan Transfrontalier (IFCT), joue un rôle singulier : elle est la seule université française du réseau, un pont entre la France et les territoires catalans du sud. Mais cette participation est-elle pleinement optimisée ? Bloch nous inviterait à examiner les faits, à confronter les ambitions proclamées aux réalités tangibles, et à interroger les dynamiques économiques et culturelles qui en découlent pour Perpignan.

II. Une participation active, mais inégale

L’engagement de l’UPVD dans le réseau Joan-Lluís Vives se manifeste par plusieurs initiatives concrètes. L’IFCT, créé pour promouvoir la langue et la culture catalanes, coordonne des formations, notamment pour les enseignants bilingues, avec 28 personnels formés en 2025 en partenariat avec l’Office public de la langue catalane (OPLC) et la DSDEN. Des programmes comme la licence et les masters en études catalanes, ainsi que des certificats numériques (PIX), renforcent la professionnalisation des étudiants. La Maison des Pays Catalans, inaugurée en 2008 avec un financement européen, est un symbole de cette coopération transfrontalière, servant de hub pour la recherche et la mobilité étudiante.
Cependant, à la manière de Bloch, qui scrutait les failles des systèmes féodaux, on peut questionner l’ampleur de cette participation. Les échanges académiques, bien que réels, semblent limités par des contraintes structurelles : faible nombre d’étudiants en catalan (environ 8 945 étudiants à l’UPVD, mais une minorité dans les filières catalanes) et manque de visibilité des actions de l’IFCT au-delà des cercles académiques. Les collaborations de recherche, notamment dans les domaines de l’histoire, de la linguistique et des énergies renouvelables, restent prometteuses, mais leur impact direct sur Perpignan est difficile à quantifier. Bloch nous rappellerait que l’efficacité d’une institution ne se mesure pas seulement à ses intentions, mais à sa capacité à transformer les structures sociales et économiques environnantes.

III. Retours sur investissement pour Perpignan : une analyse multidimensionnelle

Pour évaluer les retours sur investissement, Bloch nous pousserait à examiner les effets à plusieurs échelles : économique, social et culturel.

    Retombées économiques :
    La participation de l’UPVD au réseau Joan-Lluís Vives attire des financements européens (ex. : programme INTERREG IIIA pour la Maison des Pays Catalans) et favorise la mobilité étudiante, ce qui stimule l’économie locale (logement, commerces). L’IFCT, en formant des enseignants bilingues, contribue à répondre à la demande croissante pour l’enseignement du catalan dans les écoles des Pyrénées-Orientales, où 4 000 élèves étudient la langue. Cependant, ces retombées restent modestes face à l’économie globale de Perpignan, marquée par un taux de chômage élevé (environ 10 % en 2025) et une dépendance au tourisme. L’absence de projets d’envergure, comme des partenariats industriels transfrontaliers via le réseau, limite l’impact économique direct.
    Retombées culturelles :
    L’UPVD, en promouvant la langue et la culture catalanes, renforce l’identité de Perpignan comme capitale de la Catalogne Nord. Les événements culturels organisés par l’IFCT et la Maison des Pays Catalans (conférences, expositions) dynamisent le rayonnement de la ville, attirant des chercheurs et des étudiants des autres universités du réseau. Cette visibilité culturelle peut renforcer le tourisme patrimonial, un atout pour Perpignan, qui mise sur son héritage catalan (ex. : Palais des Rois de Majorque). Toutefois, la faible diffusion de ces initiatives auprès du grand public local freine leur impact.
    Retombées sociales :
    La formation d’enseignants bilingues et l’engagement dans des projets transfrontaliers renforcent les liens entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud, favorisant une cohésion sociale transfrontalière. Cependant, l’UPVD peine à mobiliser la population locale au-delà des cercles académiques, ce qui limite l’appropriation collective de ces initiatives. Bloch, attentif aux solidarités communautaires, noterait que le réseau Joan-Lluís Vives reste un projet élitiste, peu intégré dans le tissu social perpignanais.

 

IV. Une optimisation perfectible : les leçons de Bloch
Marc Bloch nous inviterait à ne pas juger l’UPVD uniquement sur ses réalisations, mais sur sa capacité à anticiper et à répondre aux besoins de son temps. L’université tire parti du réseau Joan-Lluís Vives pour renforcer son identité catalane et son positionnement transfrontalier, mais son optimisation reste inachevée. Pour maximiser les retours sur investissement, plusieurs pistes pourraient être explorées :

    Renforcer la visibilité : Promouvoir les activités de l’IFCT auprès des habitants et des entreprises locales pour ancrer le réseau dans le tissu économique et social.
    Élargir les partenariats : Développer des collaborations avec des acteurs économiques transfrontaliers (ex. : tourisme, énergies renouvelables) pour amplifier les retombées économiques.
    Accroître la mobilité : Intensifier les échanges d’étudiants et de chercheurs avec les universités du réseau pour faire de Perpignan un hub académique régional.

Conclusivité

L’UPVD, par son engagement dans l’Institut Joan-Lluís Vives, joue un rôle pionnier dans la préservation de l’identité catalane et la coopération transfrontalière. Cependant, comme Bloch l’aurait analysé, les structures et les dynamiques en place révèlent des limites : une portée économique modeste, une diffusion culturelle insuffisante et une intégration sociale perfectible. Pour Perpignan, les retours sur investissement potentiels – économiques via le tourisme et la formation, culturels via le rayonnement identitaire, sociaux via la cohésion transfrontalière – existent, mais leur pleine réalisation dépend d’une stratégie plus ambitieuse et inclusive. À l’image des analyses de Bloch, c’est en scrutant les interstices entre les intentions et les réalités que l’UPVD pourra transformer son engagement en un levier de développement pour la ville.
Sources : Site de l’UPVD, Institut Joan-Lluís Vives (vives.org), rapports d’activités de l’IFCT, informations sur la Maison des Pays Catalans.

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9 juin 2025 1 09 /06 /juin /2025 12:58

"Le spectacle est le mauvais rêve de la société moderne enchaînée, qui n'exprime finalement que son désir de dormir. "

La Société du spectacle, 1967 Guy Debord

"Je pensai que toutes les générations sont perdues par quelque chose"

 Paris est une fête
Ernest Hemingway

 Les festivals du 66 (Les Déferlantes, Bacchus, Festival Mondial de la Saucisse Catalane) relèvent du divertissement, non de la culture, et que le temps impose de choisir sans se mentir.
Les Déferlantes, Bacchus, et la Saucisse : un bal de l’oubli sous le ciel catalan
Sous le soleil roussillonnais, où les cigales chantent des refrains plus vieux que nos mémoires, les festivals du 66 – Les Déferlantes, Bacchus, Festival Mondial de la Saucisse Catalane – dressent leurs chapiteaux comme des comptoirs d’ivresse collective. Mais, mes amis, dans ce monde où le temps, ce voleur à l’haleine courte, nous presse de choisir, ces bacchanales sont-elles culture ou simple divertissement ? Cherchent-elles à caresser l’intelligence ou à noyer l’âme dans l’oubli d’un soir ? Et que ramènent les pèlerins de ces fêtes dans leurs besaces, qu’ils n’auraient pas trouvé au détour d’un livre, d’un film ou d’une toile croisée dans une salle silencieuse ?

1. Les festivals : une farandole pour l’oubli
Prenez Les Déferlantes, qui, du 26 au 29 juin 2025, feront trembler les Jardins du Lydia à Le Barcarès. Là, sous les étoiles, Camila Cabello et DJ Snake allument des feux dans les cœurs, et la foule, ivre de décibels, chaloupe comme un bateau sans boussole. C’est une vague, un mascaret d’émotions où l’on s’oublie, où l’on danse pour ne plus penser. Bacchus, du 5 au 7 juin à Argelès-sur-Mer, joue les entremetteurs entre le vin, la musique de MC Solaar et les saveurs du terroir. On y trinque, on y savoure, on s’y perd dans une volupté qui sent le thym et la garrigue. Quant au Festival Mondial de la Saucisse Catalane, les 7 et 8 juin à Toulouges, il fait défiler bandas et saucisses sous les vivats, célébrant un bout de Catalogne avec la ferveur d’un village en liesse.
Mais, disons-le sans détour, ces fêtes sont des maîtresses de l’instant, des courtisanes de l’éphémère. Elles vous prennent par la main, vous font tourner la tête, mais ne vous laissent qu’un parfum fugace. Si la culture, comme un vieux professeur à lunettes, exige qu’on s’assoie pour réfléchir, ces festivals, eux, sont des saltimbanques qui vous invitent à la danse, à l’oubli, au vin versé à la régalade. Revendiquer qu’on s’y cultive, c’est un peu comme prétendre lire Proust dans le vacarme d’un bistrot.

2. Culture ou divertissement : l’intelligence contre l’ivresse
Un livre, un film, une peinture, voilà des compagnons qui parlent à l’intelligence, qui vous prennent par l’épaule pour vous murmurer des vérités durables. Relisez L’Écume des jours de Vian : chaque page vous force à peser le poids de l’amour et de la mort. Regardez Hiroshima mon amour de Resnais : ses images vous tordent l’âme et vous laissent à méditer sur l’oubli et la mémoire. Contemplez un Monet, et vous voilà à scruter la lumière, à chercher le sens dans un reflet d’étang. Ces œuvres sont des phares, des balises qui éclairent l’esprit, qui restent en vous comme un vin qu’on laisse vieillir.
Les festivals, eux, sont des feux de paille. Aux Déferlantes, on s’égosille sur une chanson de Julien Doré, on s’embrase dans une foule qui palpite comme un cœur unique, mais l’instant s’évanouit avec le dernier accord. À Bacchus, le vin coule, les plats catalans réchauffent, mais c’est une volupté qui s’éteint avec le dernier verre. Le Festival de la Saucisse, avec ses bandas et ses grillades, fait chanter l’âme catalane, mais ne vous demande pas de réfléchir, seulement de savourer. C’est du divertissement, mes amis, une parenthèse pour oublier le gris du monde, pas une leçon pour l’enrichir.

3. Ce que les festivaliers emportent

Dans un temps compté, où chaque minute est un pari, que ramènent les festivaliers de ces noces éphémères ? Pas grand-chose qui pèse lourd à l’aune de l’intelligence. 

    Une ivresse passagère : Aux Déferlantes, on s’enflamme, on chante, on s’étreint dans la sueur et la joie. C’est un feu d’artifice, mais il ne laisse que des cendres tièdes, loin de la flamme durable d’un roman qui vous hante des nuits entières.
    Un goût de terroir : À Bacchus, on découvre le vin du Roussillon, la saucisse catalane au Festival de Toulouges. On touche du doigt l’âme d’une terre, mais c’est une caresse fugace, un flirt avec la Catalogne, pas une plongée dans son histoire comme le ferait un livre ou un film sur les Albères.
    Des souvenirs de fête : Les festivals offrent des images, des rires, des rencontres. Mais ces souvenirs, comme des bulles de champagne, éclatent vite. Ils ne rivalisent pas avec l’écho d’une toile de Miró, qui vous suit des années, ou d’un film de Fellini, qui vous retourne l’âme.

4. Les limites du bal populaire

Le temps, ce filou, ne pardonne pas. Choisir un festival, c’est souvent choisir l’oubli, le rire, la légèreté. Mais c’est aussi renoncer à la culture qui creuse, qui gratte l’esprit jusqu’à en tirer du sang. Les festivals, par leur tumulte, leur hâte, leur soif de plaisir, ne laissent pas le temps de s’arrêter, de penser. Un livre vous invite à relire une phrase, un film à revoir une scène, une peinture à vous perdre dans un détail. Les festivals, eux, vous jettent dans le tourbillon et vous recrachent, heureux mais vides, sur le pavé du lendemain.
Ils ont leur charme, ces rendez-vous du 66. Ils portent en eux un bout de Catalogne, une bribe de son âme. Mais ne nous mentons pas : ils sont là pour divertir, pour faire chanter les corps, pas pour nourrir les esprits. Leur culture est celle du comptoir, du coude levé, pas celle des bibliothèques.

5. Conclusion : choisir, c’est se connaître

Alors, mes amis, dans ce monde où le temps cavale plus vite qu’un cheval de corrida, il faut choisir : se divertir ou se cultiver ? Les Déferlantes, Bacchus, le Festival de la Saucisse Catalane sont des bals où l’on s’oublie, où l’on trinque à l’instant, où l’on embrasse la vie sans lui demander son nom. Ils offrent des rires, des saveurs, un frisson d’appartenance, mais ils ne sont pas culture, pas au sens où l’intelligence s’éveille et s’enracine. Un livre, un film, une peinture, eux, vous prennent par la nuque et vous forcent à regarder le monde, à le penser. Les festivaliers qui revendiquent se cultiver dans ces fêtes se trompent de comptoir : ils cherchent l’ivresse, pas la lumière. Que chacun assume son choix, car le temps, ce vieux filou, ne repasse pas les plats.

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9 juin 2025 1 09 /06 /juin /2025 10:20

 

    “On cesse toujours d’être le numéro 1 mais on ne cesse jamais d’avoir été le premier.”

Frédéric Dard / France-Soir - 11 Décembre 1975 

Bon, les gars, accrochez vos ceintures, on va causer d’un zigue qui fait des vagues dans le bocal numérique. Nasdas, le gonze de Perpignan, l’idole des foules sur Snapchat, a balancé une bombe : il raccroche les réseaux sociaux, peut-être pour de bon. « C’est la fin », qu’il a lâché, le bougre, sur un fond noir Instagram, histoire de faire dans le drame. Mais, minute, papillon, on va pas s’laisser embobiner sans causer du bonhomme et d’son parcours, façon San Antonio, avec du verbe qui claque et du panache qui déménage !

Nasdas, le môme de Saint-Jacques qui a mis le feu au web
Nasser Sari, alias Nasdas, c’est pas l’premier clampin venu. Ce gars-là, né dans les ruelles chaudes de Perpignan, a commencé à filmer le quotidien du quartier Saint-Jacques en 2018, avec une caméra qui capte l’âme catalane comme personne. Résultat ? Dix millions de clampins collés à son Snapchat, à mater ses stories comme des mouches sur un pot de miel. En 2024, le lascar s’la joue moderne et débarque sur Twitch, où il explose les compteurs en live, genre rockstar du clavier. Instagram ? Il y balance des photos de sa tribu, histoire de montrer qu’il a un cœur gros comme une paella.

Mais hier, vlan ! Le Nasser, il nous sort le grand jeu : une tof’ toute noire sur Insta, avec un message qui cogne : « C’est mon dernier baratin ici. J’plie les gaules, j’retourne à ma p’tite famille, ma vraie vie. »

Ça, c’est du lourd, mes loulous ! Sauf que, attention, c’est pas la première fois qu’il nous fait l’coup du départ. Y’a quelques mois, il avait déjà claqué la porte de Snapchat pour jouer les papas poules. Résultat ? Retour en fanfare après trois semaines, comme un clebs qui retrouve son os. Alors, définitif, ce coup-ci ? Ça sent l’coup d’bluff, mais on va voir.
Le grand baroud d’honneur de Nasdas
Le gonze, il a pas fait les choses à moitié. Entre deux lignes, il balance un merci du fond du palpitant à sa « team » et à ses fans, ces millions d’âmes qui l’ont suivi dans ses tranches de vie, entre rires, larmes et couches-culottes. « J’vous ai tout donné, j’vous ai fait marrer tous les soirs », qu’il écrit, le bougre, avec une sincérité qui ferait chialer un pavé. Il a même glissé un clin d’œil à ses galères, genre cette histoire d’extorsion qui lui a collé des sueurs froides. Et il finit en beauté : « C’est pas un adieu, c’est un à-bientôt. » Malin, le mec, il laisse la porte entrouverte.
 

Les fans, entre larmes et paris sur son retour
Forcément, l’annonce a mis le feu aux commentaires. Y’a ceux qui pleurent dans leur clavier : « Nasdas, t’étais notre rayon d’soleil, bonne route avec ta smala ! » D’autres, plus malins, flairent l’embrouille : « À dans un mois, quand t’auras plus d’thunes ! » ou « T’es comme le Ricard, tu reviens toujours. » Les fans, c’est comme ça : ils aiment, ils critiquent, mais ils kiffent. Et nous, on parie qu’le Nasser, il va pas tenir longtemps loin des spotlights.

Alors, Nasdas, vrai clap de fin ou juste un p’tit break pour mieux revenir ? Avec ce lascar, c’est comme un bon polar : t’as beau croire que t’as pigé l’dénouement, y’a toujours un twist qui t’attend au coin d’la rue. À suivre, mes poulets !

 
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30 avril 2025 3 30 /04 /avril /2025 10:44

“Mais les belles âmes, ce sont les âmes universelles, ouvertes et prêtes à tout, si non instruites, au moins instruisables.”

Michel de Montaigne / Essais


https://www.instagram.com/paoline.valencia/
Dans l’univers foisonnant des réseaux sociaux, où les récits personnels se mêlent aux combats pour la visibilité, Paoline Valencia s’impose comme une figure singulière. Atteinte du trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH), elle partage, à travers ses vidéos, son quotidien, ses défis et son regard sur le monde. Avec une pointe d’humour et une sincérité désarmante, elle y évoque son rapport aux « Moldus » – ceux qui, dans son jargon inspiré de l’univers d’Harry Potter, n’ont pas de TDAH. Mais au-delà de l’anecdote, son témoignage soulève des questions profondes : comment vivre avec un trouble neurodéveloppemental dans une société normée ? Et comment construire des ponts entre ceux qui naviguent avec un cerveau « câblé différemment » et ceux qui incarnent la « norme » ?

Paoline Valencia : une narratrice du TDAH https://www.instagram.com/paoline.valencia/
Paoline Valencia n’est pas une clinicienne ni une chercheuse. Elle est une femme qui, à travers des vidéos diffusées sur des plateformes comme TikTok ou Instagram, donne corps à une réalité souvent mal comprise. Le TDAH, caractérisé par des difficultés d’attention, une impulsivité et/ou une hyperactivité inadaptées à l’âge, touche environ 5,9 % des enfants et 2,8 % des adultes en France, selon l’Inserm. Mais ces chiffres ne disent rien de l’expérience intime du trouble : les tempêtes intérieures, les moments d’hyperfocalisation, les malentendus avec l’entourage. C’est là que Paoline intervient, transformant son vécu en un récit accessible et universel.
 

Ses vidéos, souvent courtes et percutantes, mêlent anecdotes personnelles et réflexions sur la société.

Elle y décrit, par exemple, l’épuisement de devoir « masquer » ses symptômes pour s’intégrer, ou la frustration de voir ses efforts minimisés par ceux qui ne comprennent pas le TDAH. Mais ce qui frappe, c’est son usage du terme « Moldus ». Emprunté à J.K. Rowling, où il désigne les personnes sans pouvoirs magiques, ce mot devient chez Paoline une métaphore ludique pour nommer ceux qui n’ont pas de TDAH. Loin d’être péjoratif, il souligne une différence de perception et d’expérience, tout en invitant à l’échange.
Les « Moldus » et le TDAH : une relation à réinventer
 

Le rapport entre les personnes TDAH et les « Moldus » est au cœur des vidéos de Paoline. 

Comme elle le montre, vivre avec un TDAH dans un monde conçu pour des neurotypiques – ceux dont le fonctionnement cérébral correspond à la norme – est un défi constant. À l’école, au travail ou dans les relations personnelles, les attentes de ponctualité, d’organisation et de constance peuvent sembler écrasantes pour un cerveau TDAH, qui excelle dans la créativité et l’intuition mais peine à suivre des routines linéaires. Cette tension est particulièrement visible dans les interactions avec les « Moldus », qui, sans le savoir, peuvent percevoir les comportements TDAH comme de la négligence ou de l’immaturité.
 

Les recherches confirment cette difficulté : le TDAH impacte les relations interpersonnelles, souvent marquées par des malentendus ou des jugements hâtifs. 

Les adultes TDAH, par exemple, rapportent une sensibilité accrue aux critiques et une faible estime de soi, conséquences des incompréhensions accumulées au fil de leur vie. Paoline, dans ses vidéos, illustre ces dynamiques avec des exemples concrets : un ami qui s’impatiente face à son retard chronique, un collègue qui ne comprend pas ses « distractions » en réunion. Mais elle ne s’arrête pas à la plainte. Avec humour, elle propose des pistes pour mieux communiquer : expliquer le TDAH, demander de la patience, ou encore valoriser les forces du trouble, comme la capacité à penser « hors des sentiers battus ».
Les réseaux sociaux : un espace de validation et de risque

Le choix de Paoline de s’exprimer sur les réseaux sociaux n’est pas anodin. 

Depuis la pandémie de Covid-19, ces plateformes sont devenues des lieux privilégiés pour les communautés neurodivergentes, offrant un espace de partage et de validation. Sur TikTok, par exemple, les vidéos sur le TDAH comptent parmi les contenus de santé mentale les plus populaires. Pour beaucoup, comme Paoline, elles permettent de reconnaître leurs propres symptômes, de chercher un diagnostic ou de trouver du soutien. Ce phénomène, qualifié d’« unbounded Online Health Communities », encourage les personnes TDAH à s’affirmer et à revendiquer leur différence.

Mais cet espace n’est pas sans écueils.

Une étude publiée dans The Canadian Journal of Psychiatry révèle que près de la moitié des vidéos TikTok sur le TDAH contiennent des informations trompeuses. Paoline, en s’appuyant sur son expérience personnelle plutôt que sur des prétentions scientifiques, évite en partie ce piège. Cependant, son discours, comme celui de nombreux créateurs, peut involontairement simplifier la complexité du TDAH, au risque de banaliser le trouble ou de renforcer des stéréotypes. Par exemple, l’idée que les TDAH sont tous créatifs ou hyperactifs ne reflète pas la diversité des profils, notamment celui des femmes, souvent sous-diagnostiquées en raison de symptômes moins visibles.
 

Une société prête à écouter ?

En nommant les « Moldus », Paoline Valencia ne cherche pas à creuser un fossé, mais à ouvrir un dialogue. Ses vidéos sont une invitation à repenser la coexistence entre neurotypiques et neurodivergents. Dans une société où la performance et l’uniformité restent des valeurs dominantes, le TDAH met en lumière les limites d’un modèle qui exige de tous la même façon d’être et de penser. Comme le souligne la psychiatre Annick Vincent, le cerveau TDAH n’est pas « défectueux » : il a simplement besoin d’outils adaptés pour exprimer son potentiel.
 

Le témoignage de Paoline, relayé depuis des lieux comme le Cochon Hardi, résonne comme un appel à l’empathie.

Il rappelle que comprendre le TDAH, c’est non seulement accompagner ceux qui en sont atteints, mais aussi interroger nos propres attentes. Sommes-nous, « Moldus » ou non, prêts à accueillir la diversité des fonctionnements humains ? À l’heure où les diagnostics de TDAH augmentent, cette question n’a jamais été aussi pressante. Paoline Valencia, avec sa caméra et son franc-parler, y répond à sa manière : en montrant que, loin d’être un fardeau, le TDAH peut être une force, à condition que le monde accepte de ralentir pour l’écouter.

 

 

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29 avril 2025 2 29 /04 /avril /2025 22:55

"Il a fait ce qu'il a pu: ce n'est pas une mauvaise épitaphe. "

 Le Dahlia noir
James Ellroy


"Danny regarda autour de lui et vit que le seul être vivant de l'endroit était un des assistants du légiste, bien calé dans son fauteuil près de la salle d'accueil, en train de se curer alternativement le nez et les dents. "

Le Grand Nulle Part
James Ellroy

Pour rendre intéressant le moment perpignanais, il faut le style de l'auteur de polar Américain, James Elroy dans L.A Confidential sans quoi on préférera mourir sur le front de l’Est, pour ne pas payer la note d’électricité..

Perpignan, avril 2025. Soleil dur, lumière blanche sur le Roussillon. Une ville qui cligne des yeux sous les néons blafards d’un futur incertain. Dans les faubourgs étouffés de poussière et de colère, les élections municipales s’annoncent comme un règlement de comptes. La cité catalane sue le doute. La peur. L’attente. Les couteaux s’affûtent en silence. Les promesses fusent comme des balles perdues.

Les habitants ? Ils encaissent. Ils parlent. Ils n’y croient plus – ou presque.
Saint-Jacques. Cassanyes. Le Vernet. Terrain miné.
Fatima, 42 ans, voix rauque, regards qui fendent :

    « Aliot, il cause. Mais ça pue dans les rues. Les mômes traînent, les keufs passent, les poubelles restent. On veut un maire en chair, pas un fantôme en costard. »

Rachid, 29 ans, yeux cernés, mains calleuses :

    « Le RN ? Tenté en 2020. Résultat : blabla, nada. On veut du concret. Pas des pancartes. »

Plus haut, plus calme ? Clos Banet. Façades propres, silence doré. Mais les voix tremblent quand même. Marie-Pierre, retraitée :

    « Perpignan s’endort. Le maire ? Il est à Paris. Le centre se vide comme un sac percé. »

Antoine, chef d’entreprise :

    « Aliot a nettoyé la vitrine. Mais la vitrine ne suffit pas. Il faut du monde, du souffle. »

Les jeunes ?
Ils crient dans le vide.
Clara, étudiante, yeux pleins de feu :

    « On crève d’ennui ici. Une ville morte qui rêve d’être Barcelone. Il nous faut de la vie, du vert, de l’art, du bruit. »

Lucas, désabusé :

    « Des promesses sur la sécurité. Mais le vrai danger, c’est l’ennui et le chômage. »

Perpignan, 2025. Une ville scindée, comme une plaie qu’on ne sait plus refermer. 32 % de pauvres. 60 % d’abstention en 2020. Des quartiers qui baignent dans l’oubli. Nadia, 38 ans, mère seule :

    « Voter ? Pour quoi faire ? Les promesses s’écrasent contre les murs. Mais si la gauche se réveille… peut-être. »

Les Candidats ?
Ils sortent du bois, un à un, comme des joueurs dans un poker sanglant.

Louis Aliot, le sortant. Froid. Stratégique. En mission. Il tient son fauteuil comme un parrain tient son fief.
13 février : il provoque son rival en plein conseil :

    « Monte ta liste, Bruno. Qu’on rigole. »
    31 mars sur X :
    « Je reste. Je me bats. Je suis là pour Perpignan. »

Sécurité. Propreté. Revitalisation. Il déroule ses dossiers comme des preuves. Mais derrière la posture, une condamnation judiciaire qui plane comme un corbeau sur un cadavre encore tiède.

La suite ? D’autres noms surgiront. À gauche. À droite. Catalanistes, progressistes, renégats. Tous veulent la ville. Tous veulent le pouvoir.
Mais la ville ? Elle regarde. Elle attend. Elle se méfie.

Perpignan 2026 : le polar électoral ne fait que commencer.

 

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29 avril 2025 2 29 /04 /avril /2025 11:06


Karine Astier est une figure inspirante, dont le parcours illustre un engagement profond pour l’humain, mêlant action sociale et quête de bien-être. À la tête de son cabinet Ling Yang Shiatsu, elle incarne une transition remarquable : d’éducatrice de rue confrontée aux tumultes sociaux à praticienne de shiatsu, tout en assumant aujourd’hui des responsabilités de formation dans le secteur médico-social.

Les débuts : éducatrice de rue à Carpentras
Dans les années 2000, Karine Astier arpente les rues de Carpentras, dans le Vaucluse, en tant qu’éducatrice de rue. Ce métier, exigeant et humain, la place au cœur des dynamiques sociales, auprès de jeunes en difficulté. En 2005, elle vit de près les émeutes qui secouent la ville, un épisode marquant qui révèle les fractures sociales et renforce sa détermination à créer du lien. « Être sur le terrain, c’était comprendre les colères, les espoirs, et tenter d’accompagner vers un mieux », confie-t-elle. Ce contact direct avec les réalités du terrain forge son empathie et sa capacité à s’adapter, des qualités qu’elle mobilise encore aujourd’hui.

Une évolution dans le social : foyers ruraux et CEMEA
Après cette expérience intense, Karine rejoint les foyers ruraux, où elle contribue à animer des projets socio-culturels en milieu rural. Cette étape lui permet de diversifier ses approches, en travaillant sur l’inclusion et l’éducation populaire. Par la suite, elle intègre les CEMEA (Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Éducation Active), un mouvement d’éducation nouvelle axé sur la formation et l’accompagnement. Ces expériences consolident son expertise dans le secteur social, où elle développe des compétences en pédagogie et en gestion de projets éducatifs.

Aujourd’hui, Karine Astier occupe un rôle clé en tant que responsable de formation des assistants familiaux pour les Pyrénées-Orientales.

Elle transmet son savoir-faire à celles et ceux qui accueillent des enfants placés, un métier où l’écoute et la résilience sont essentielles. « Former, c’est transmettre des outils pour accompagner avec humanité », explique-t-elle, soulignant l’importance de cette mission dans un contexte où les besoins en protection de l’enfance restent criants.
Le shiatsu : une vocation pour le bien-être
Parallèlement à son parcours dans le social, Karine Astier cultive une passion pour le bien-être, née d’un cheminement personnel. Atteinte d’endométriose depuis ses 20 ans, elle apprend à écouter son corps et à chercher des solutions pour apaiser ses douleurs. Cette quête la conduit vers la médecine chinoise et, plus précisément, le shiatsu, une pratique japonaise basée sur l’équilibre énergétique. « Le shiatsu m’a permis de me reconnecter à moi-même et d’offrir aux autres un espace de calme », raconte-t-elle.


Formée à l’École Fuji Taïshan près de Toulouse, Karine choisit un cursus professionnel rigoureux, validant son diplôme avec une approche centrée sur l’adaptation à chaque personne. Elle ouvre son cabinet Ling Yang Shiatsu, un espace où elle propose des séances personnalisées, ajustant la pression et l’intensité en fonction des besoins de ses clients. Dans une société marquée par la performance et la vitesse, elle voit le shiatsu comme une « pause nécessaire », favorisant l’introspection et l’apaisement.

Un fil rouge : l’accompagnement de l’humain
Que ce soit dans les rues de Carpentras, dans les foyers ruraux, au sein des CEMEA, ou aujourd’hui dans son cabinet de shiatsu et ses formations, Karine Astier n’a jamais dévié de son cap : accompagner l’humain dans toute sa complexité. Son parcours, riche et cohérent, témoigne d’une capacité à tisser des ponts entre le social et le bien-être, entre l’action collective et l’écoute individuelle.

À travers Ling Yang Shiatsu, elle continue d’incarner cette philosophie, offrant un espace où le corps et l’esprit trouvent un équilibre. Quant à son rôle de formatrice, il prolonge son engagement pour une société plus inclusive et bienveillante. Karine Astier, c’est l’histoire d’une femme qui, d’émeutes en silences apaisés, n’a cessé de construire des passerelles vers l’autre.
Source : Informations tirées du site Ling Yang Shiatsu et des éléments fournis sur son parcours professionnel.

Perpignan:  Karine Astier : Du terrain social au bien-être par le Shiatsu! interview par Nicolas Caudeville
Perpignan:  Karine Astier : Du terrain social au bien-être par le Shiatsu! interview par Nicolas Caudeville
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