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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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11 février 2025 2 11 /02 /février /2025 20:20

"Après tout on n'est pas là pour s'amuser. Pour faire quoi, alors ? Je n'en ai pas idée, pour durer, sans doute, pour tuer le temps avant qu'il ne vous tue."

" Les Bienveillantes" Jonathan Littell

 

À l'Archipel contre attaque, on observe la vie des élus, en télétravail, le cul bien vissé sur notre fauteuil en cuir de vachette synthétique (à base de culture de champignons ) , à travers le périscope des comptes des édiles sur les réseaux sociaux: l'impression générale, c'est qu'ils ou elles passent beaucoup de temps en discours et coupages de rubans pour des inaugurations. Alors, est-on passer de la définition de la démocratie selon Montesquieu par la séparation du pouvoir, à celle de " l'achipelisation" du pouvoir et sa dilution par mille-feuille administratif interposé? « Je n'ai pas été élu président de la République pour inaugurer des expositions de chrysanthèmes », déclarait lors d'une conférence de presse le général de Gaulle et eux ?

Les Élus des Pyrénées-Orientales : Un Cimetière de Promesses et de Carpette Républicaine  ?

Ah, la République… **Ce vieux cadavre qu’on trimballe à bout de bras comme une dépouille mal enterrée, une momie qu’on exhibe les jours de fête pour faire croire qu’elle respire encore.** Ah, les élus ! Ces figurants de pacotille, ces guignols en écharpe qui jouent les notables en goguette, les discours bien propres, les sourires en vitrine… **mais les poches vides et les mains liées.**  

C’est du théâtre de boulevard, une farce jouée par des gérants de succursale, **des domestiques du pouvoir, bons à courber l’échine et à obéir, toujours, obéir.** Et dans les **Pyrénées-Orientales**, c’est encore plus risible, encore plus minable… **Des vassaux sans fief, des rois sans couronne, des marquis sans château, réduits à quémander une subvention comme un chien attend son os.**  

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Acte I : L’Empire des Tampons et des Bureaucrates Sadiques

Ici, pour poser une brique, faut remplir **cent pages de formulaires**. Pour planter un arbre, faut l’aval de **dix commissions et trois ministères**. Et pour voir un projet aboutir ? **Faut attendre que les corbeaux aient fini de bouffer le cadavre du bon sens.**  

Tenez, prenez **Baixas**, un trou perdu depuis la capitale, mais un trou qui voulait **passer à l’éclairage LED**. Trois ans de paperasse, trois ans de **courbettes à la Région, de génuflexions à Paris, de lamentations à Bruxelles.** À la fin, **ils sont restés à la chandelle**, et la facture d’électricité a bondi de **40 % en un an**. **Bienvenue en France.**  

Et les subventions ? **Ah, les subventions !** Ces chimères qu’on agite sous le nez des élus comme on appâte un âne avec une carotte. **85 millions d’euros promis aux communes des P.-O. en 2023. Mais seulement 62 % réellement versés.** Le reste ? **Égaré, retardé, broyé dans l’engrenage administratif, ce grand intestin qui digère l’argent public et ne chie que du papier.**  

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Acte II : L’Europe, ce Maître Lointain qui tire les ficelles 

Là-bas, à Bruxelles, **ils tracent des plans, pondent des règlements, pondent des lois comme d’autres pondent des œufs.** Et ici, on obéit. On baisse la tête. On signe. **On ferme sa gueule.**  

Regardez les **vignerons du Roussillon.** Des siècles qu’ils font du vin, qu’ils en vivent, qu’ils en crèvent. **Mais Bruxelles a décidé que c’était trop.** Alors ils doivent arracher des vignes, changer leur métier, suivre la musique. **30 % des exploitations viticoles rayées de la carte en vingt ans.**  

Mais ne vous inquiétez pas ! **L’Europe nous envoie 21 millions d’euros.** Pour compenser quoi ? **La destruction programmée ?** **L’abandon du territoire ?** Les bureaucrates rigolent bien, là-haut. **Ils ont le pouvoir, eux. Ici, on n’a que les dettes.**  

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Acte III : Des Caisses Vides et des Mains Tendus

Vous voulez savoir où va l’argent ? **Moi aussi.**  

- **Budget du département des P.-O. : 817 millions d’euros.** Mais la moitié **part en RSA, en aides sociales, en gestion de la misère.**  
- **Le RSA ? 120 millions d’euros. L’aide aux vieux ? 61 millions.**  
- **Et les communes ? Elles crèvent.** **190 millions d’euros de dette cumulée.**  

Les maires, ces pauvres diables, ils veulent encore croire qu’ils peuvent changer quelque chose. **Ils harcèlent la Région, le Département, l’État.**  
> "On veut refaire une école, le toit fuit."  
> **"Voyez avec la Région."**  
> "La Région nous dit de voir avec le Département."  
> **"Le Département nous envoie vers l’État."**  
> "Et l’État ?"  
> **"L’État nous envoie une lettre de soutien."**  

**Voilà où on en est.** **Des seaux sous les fuites et du plâtre acheté au rabais.**  

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Acte IV : Voter ? Pour Qui ? Pour Quoi ? 

Les électeurs, eux, **ils ont compris.** **Que tout ça, c’est du pipeau.** Alors **ils ne votent plus.**  

- **Élections départementales 2021 ? 36 % de participation.**  
- **Régionales 2021 ? 34 %.**  
- **Législatives 2022 ? 40 %.**  

Pourquoi voter ? **Pour élire des pantins qui n’ont aucun pouvoir ?** Des maires, des conseillers, des députés qui **parlent, parlent, mais qui, au final, n’ont même pas le droit de décider de la couleur des bancs publics sans une validation en six exemplaires ?**  

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Final : L’Âge des Clowns Numériques?

Alors **ils se recyclent.** **Ils n’ont plus de pouvoir, mais ils ont encore un iPhone.**  

Ils font des **stories Insta** : "Regardez ce joli rond-point qu’on a inauguré aujourd’hui (après dix ans de retard)".  
Ils font des **TikToks pédagogiques** : "On vous explique pourquoi on n’a pas pu rénover l’école (c’est pas notre faute, hein !)".  
Ils font des **posts LinkedIn inspirants** : "Le combat politique est un sacerdoce" (photo en écharpe tricolore, regard pensif, hashtags #Engagement #Démocratie).  

Mais attention, **pas influenceurs à Dubaï.** Non. **Ici, c’est l’influence de la lose.**  

- **L’influence du mec qui n’a rien décidé mais qui prend la pose.**  
- **L’influence du type qui inaugure un abribus comme s’il lançait un porte-avions.**  
- **L’influence du fantôme qui tweet mais qui ne tranche plus.**  

**Bienvenue dans la politique moderne.**  

Et dans vingt ans ? **On élira nos maires sur YouTube, et les conseils municipaux seront sponsorisés par des marques de téléphones.** **D’ici là, surtout, ne demandez pas trop d’action.** **Ils ont déjà assez de mal à faire semblant.**

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9 février 2025 7 09 /02 /février /2025 15:03

“Un grand classique, c’est quelqu’un dont on peut faire l’éloge sans l’avoir lu.”

De Gilbert Keith Chesterton / Almanach des lettres françaises et étrangères

Tout ceci, est à mettre au conditionnel, tant, et ce depuis longtemps, à Perpignan est une peinture impressionniste retravaillée par un artiste d'art brute, du coup,  comme il est dit dans "les tontons flingueurs": "C'est du brutal!"  Et même une polonaise n'en prendrait pas au petit déjeuner...

“Le journalisme consiste pour une large part à dire “Lord Jones est mort” à des gens qui n’ont jamais su que Lord Jones existait.” Gilbert Keith Chesterton / La Sagesse du père Brown

À l'archipel contre attaque, on s'est demandé, si un mémorial à la culture (le théâtre de l'Archipel retransformé par Rudy Ricciotti, peux être une bonne nouvelle?) porterait son nom?

Hypothèse de travail: André Bonet , Une Chimère Chestertonienne Perdue dans les Rues de Perpignan?

L’histoire, cette grande farce aux ambitions mal ajustées, regorge de figures dont la stature oscille entre l’hommage et le quiproquo. Parmi elles, André Bonet semble tout droit sorti d’un roman perdu de G.K. Chesterton, "une de ces énigmatiques créatures persuadées d'exister réellement, alors même qu'elles n'ont jamais franchi le seuil de la fiction. Errant dans Perpignan avec la conviction inébranlable de son rôle décisif dans la culture locale, Bonet est un des nombreux personnages littéraire à ignorer son statut fictif."

Une Odyssée Culturelle : Ambition, Réalisations et Contretemps

D’aucuns diront que Bonet a laissé une empreinte indé-labile sur Perpignan, comme une fresque historique dont la peinture refuserait obstinément de sécher. On lui doit des tentatives: modernisation des musées, la création du Prix Méditerranée des Lycéens et un soutien appuyé aux festivals. L’homme avait un goût certain pour la littérature et la catalanité, un enthousiasme manifeste pour les partenariats transfrontaliers (avec les réseaux notamment de Jean Casagran et Georges Puig) avec la Catalogne Sud. Mais voilà, l’histoire est une danse capricieuse, où l’on peut briller un instant avant de marcher sur le pan de sa propre toge.

Quand André Bonet décida d’embrasser la politique sous la bannière du Rassemblement National en 2020, ce fut un peu comme si le père Brown décidait soudainement de renoncer à sa soutane pour devenir détective à Scotland Yard. L’indignation fut à la hauteur de la surprise. Bonet démissionna du Centre Méditerranéen de Littérature pour éviter toute confusion, expliquant son départ avec l’assurance tranquille d’un personnage dont le narrateur lui-même doute de la réalité.

L’Effet Dunning-Kruger : Une Clé de Lecture pour un Destin en Trompe-l’œil

Que faire face à l’énigme Bonet ? L’effet Dunning-Kruger nous offre une lorgnette savoureuse pour examiner ce phénomène. L’idée, simple mais cruelle, est la suivante : les moins compétents ont tendance à se croire plus compétents qu’ils ne le sont. Ce qui n’est pas sans rappeler ces touristes anglais en France qui, convaincus que parler plus fort suffit à être compris, hurlent "DEUX CROISSANTS, S'IL VOUS PLAÎT !" à une serveuse exaspérée.

Deux angles d’analyse s’offrent à nous :

1. L’Administrateur Inspiré ou le Stratège Mal Avisé ? 
Bonet a sans doute contribué à la culture perpignanaise, mais à quel point ses réalisations relèvent-elles d’une stratégie réfléchie ou d’une audace démesurée ? Son engagement en faveur de la catalanité a-t-il été un acte sincère ou un artifice politique ? Un peu comme ces déguisements de mousquetaire qu'on enfile pour impressionner, mais qui rendent surtout la marche inconfortable.

2. L’Aveuglement Politique : Erreur de Calcul ou Croyance Ferme ?
Rejoindre le RN, c’était peut-être, de son point de vue, un pas logique. Hélas, il semble avoir sous-estimé la réaction de ceux pour qui culture et ouverture vont de pair. On pourrait comparer cela à un homme tentant de convaincre une assemblée de marins que l’eau de mer est tout à fait potable, pourvu qu'on ait l'esprit ouvert.

L’Héritage d’André Bonet : Une Équation Insoluble ?

Que restera-t-il de l’empreinte de Bonet ? Un paradoxe savoureux, digne des meilleures pièces de Chesterton où le protagoniste est simultanément le héros et l’objet de son propre malentendu. Ses initiatives culturelles sont réelles, mais son intuition politique semble avoir joué contre lui. On pourrait presque imaginer qu’il lui manque ce moment fatidique où un personnage shakespearien, face au gouffre, s’écrie : "Mais que diable allai-je faire dans cette galère ?"

 André Bonet, ou l’Art de Marcher sur un Fil Tendu

L’histoire est un juge capricieux, et André Bonet demeure une figure ambivalente. S'il incarne une ambition culturelle tangible, ses choix politiques l’ont exposé à un feu nourri de critiques. Peut-être qu’un jour, un autre historien tentera d’expliquer ce destin comme on analyse une peinture cubiste : avec beaucoup d’interprétations et une pincée d’ahurissement.

Mais après tout, n’est-ce pas là l’essence même de l’histoire ? Une série d’épisodes absurdes que l’on tente d’organiser en une narration cohérente, avec le sérieux appliqué d’un conférencier expliquant que les pyramides ne sont pas des chapeaux géants destinés à des statues encore ensevelies.

Seul le temps dira si Bonet restera dans les mémoires comme un visionnaire contrarié ou un stratège mal inspiré. En attendant, il est peut-être déjà en train d’écrire une suite à cette intrigue...

 

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5 février 2025 3 05 /02 /février /2025 12:49

    "La plus belle femme du monde ne remplacera jamais un bon banquet."

Les Ogres anonymes (1998) de Pascal Bruckner

Nos confrères de Made In Perpignan faisait l'article sur une cantine solidaire des "Sans dents""Le Miam, cette cantine solidaire au cœur de Perpignan, célèbre son cinquième anniversaire. Pour l’occasion, la cofondatrice, trois bénévoles et plusieurs usagers du lieu ont partagé leur expérience avec nous. Retour sur ce lieu unique.

Depuis cinq ans, cette cantine incarne la durabilité, la solidarité et l’inclusion. « Nous voulions aussi faire quelque chose pour le quartier historique », explique Camille. En effet, dans la rue Petite la Monnaie, dépourvue de commerces, le Miam affiche fièrement sa façade colorée. Le bruit des assiettes qui s’entrechoquent, les bribes de conversation et les éclats de rire propagent la gaieté hors de ses murs."https://madeinperpignan.com/miam-collectif-perpignan-initiative-sociale-culture-alimentation/?fbclid=IwY2xjawIQLdlleHRuA2FlbQIxMAABHQ7xXL6arkxW6lBs0UDgRbMWR8xMazQhSVgc47px4gUNaN0ON2_BHzRfIQ_aem_sBUR1Zi_IXWk6ETqtuK6Cw

L'Archipel contre attaque, lui sait que le malheur est partout ! Et pas si loin du "miam", ses reporters ont trouvé "Yacht Club" : parce "mes amis, mes amours,mes emmerdes", c'est pour tout le monde, c'est juste une question d'échelle!

le **Yacht Club** comme une cantine solidaire… pour millionnaires en détresse.  

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Le Yacht Club : une cantine solidaire pour millionnaires en difficulté

 La vie de riche… Un calvaire méconnu du grand public. Derrière les façades en marbre et les voitures de collection se cache un quotidien semé d’embûches : choix de jets privés, pression sociale dans les soirées de gala, dilemmes existentiels entre Saint-Barth et Courchevel… Qui s’en soucie ? Peu de monde, hélas. Mais heureusement, à Perpignan, un havre de paix et de bienveillance existe pour ces âmes en détresse : **le Yacht Club**, un lieu où les grandes fortunes peuvent enfin souffler entre deux obligations mondaines.  

Depuis cinq ans, ce club discret incarne les valeurs de solidarité entre nantis. « Nous voulions offrir un espace de répit aux privilégiés fatigués », explique Camille, philanthrope et cofondatrice du projet.

Dans la rue Petite la Monnaie – un quartier jusqu’ici privé de tout établissement digne d’accueillir une clientèle d’élite –, le **Yacht Club** arbore fièrement sa façade colorée, symbole de son engagement pour une haute gastronomie accessible… à ceux dont la vie n’est pas aussi rose qu’on le pense.  

Derrière les grandes baies vitrées, un ballet élégant se met en place : ici, des héritiers en quête de sens, là, des industriels en burn-out, et plus loin, quelques créateurs de start-up ruinés par une énième bulle financière.

Tous trouvent au **Yacht Club** une oreille attentive et une cuisine réconfortante, loin des fastes oppressants de leurs réceptions habituelles.  

Un espace pour se reconstruire, entre millionnaires en galère

« Je ne connaissais pas le **Yacht Club** », confie Pilar, ancienne habituée du Ritz tombée en disgrâce après une sombre histoire de fiscalité créative. « Je passais par là et je me suis dit : "Tiens, un lieu pour les nantis en souffrance ! Quelle belle initiative !" » D’abord sceptique, elle est venue une fois, puis deux, puis trois… Aujourd’hui, elle donne même de son temps en tant que bénévole dans l’atelier d’investissement immobilier.  

Le **Yacht Club** n’est pas seulement une table où l’on mange – bien que la cuisine y soit savamment élaborée par des chefs étoilés en pleine remise en question. C’est aussi un espace où l’on se retrouve entre semblables, où l’on échange sur les **grands tourments de la vie de riche**.  

« Une visite ici, c’est du réconfort pur », confie Nicole, héritière et retraitée. « On sert des assiettes bien dressées, le service est soigné, et surtout, personne ne vous demande combien il vous reste sur votre trust fund. »  

De son côté, Fatya, autrefois habituée aux palaces, abonde : « Au début, nous sommes venus pour la discrétion – difficile de se morfondre sur la volatilité des cryptos devant des roturiers –, mais nous sommes restés pour la chaleur humaine. »  

Même les jeunes générations trouvent ici un refuge. **Alina, étudiante Erasmus et fille de magnat kazakh,** apprécie l’initiative : « J’aime l’idée d’un lieu sans pression sociale. Pas besoin d’afficher son dernier Birkin ou de parler de son dernier tour de table. Juste un bon repas végétalien – et, soyons honnêtes, ça change des buffets sans âme des jet-setters.

Un espace sans jugement (ni paparazzi)

Mais le **Yacht Club**, c’est avant tout un **espace de liberté**. « Ici, je peux être moi-même », souffle une cliente en désignant discrètement la table voisine, où un ex-PDG devenu ermite sirote un kombucha en murmurant « Je voulais juste changer le monde ».  

Et pourtant, rien ne prédestinait ce lieu à un tel succès. Au début, les fondateurs imaginaient une poignée de membres fidèles. Aujourd’hui, c’est une véritable communauté qui s’est formée : chefs d’entreprise au bord du burn-out, rentiers désabusés, entrepreneurs ruinés par le fisc… Tous viennent chercher ici une seconde chance.  

« C’est comme une grande famille », confie Chris(tina), ex-magnat de la mode, désormais bénévole en coaching de gestion de patrimoine en crise. « Quand ça ne va pas, il y a toujours quelqu’un pour nous tendre la main – et un verre de Château Margaux 1996 pour accompagner. »  

En somme, le **Yacht Club** prouve qu’il est possible de souffrir en étant riche, et que même dans les pires moments, un repas bien dressé et un bon millésime peuvent tout arranger. **La vraie solidarité, c’est aussi ça : se soutenir entre millionnaires en détresse.**  

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4 février 2025 2 04 /02 /février /2025 21:36

À Perpignan, bataille pour une esplanade : Louis Aliot et la mémoire interdite

Autrefois, à **Diên Biên Phu**, sous un ciel bas et lourd comme une dette, on ferraillait pour une colline avec un prénom de gonzesse. Les Viets montaient à l’assaut en pyjama noir, baïonnette au canon, pendant que les paras se vidaient les tripes sur le sable rouge, accrochés à leurs bastions comme des morpions à un vieux matelas. C’était une autre époque, une autre guerre. Aujourd’hui, plus besoin de jungle ni de colline, la castagne se fait en ville, **à Perpignan**, entre un maire en costard et des juges en robe noire. Fini les grenades, place aux assignations et aux référés.  

**Louis Aliot**, maire RN sans étiquette, c’est son style, voulait rendre hommage à **Pierre Sergent**, un enfant du pays, ancien résistant, lieutenant-colonel de parachutistes, mais surtout, et c’est là que ça coince, cadre de l’**OAS**. Oui, l’Organisation Armée Secrète, celle qui, dans les dernières années de l’Algérie française, faisait sauter des commissariats et flinguait les traîtres, du moins ceux qu’elle jugeait comme tels. Un patriote pour les uns, un terroriste pour les autres. Une chose est sûre : pas un enfant de chœur.

Une plaque et une poudrière**  

Aliot, en bon stratège, dégaine son projet en 2021. On rebaptise une esplanade du nom de Pierre Sergent, histoire de **rendre justice à un oublié de l’histoire officielle**. Il y croit, il fonce. Mais dans le camp d’en face, on ne l’entend pas de cette oreille. **SOS Racisme, la Ligue des droits de l’homme**, tout ce que Perpignan compte d’âmes sensibles monte à l’assaut. « **Un ancien de l’OAS ? Pas question !** » qu’ils hurlent.  

La bataille s’engage, mais ce ne sont plus des balles qui fusent, c’est du papier timbré. Recours devant le tribunal administratif. Plainte pour atteinte aux valeurs républicaines. L’affaire remonte jusqu’à **Montpellier**, où les juges, bien calés dans leur fauteuil, tranchent sans trembler : **nom annulé !** « Une personnalité qui peut heurter la sensibilité du public », qu’ils écrivent dans leur décision. Autrement dit : « **trouvez un autre nom, Messieurs.** »  

Aliot, lui, fulmine. **Pas question de se coucher**. « **On veut nous imposer une mémoire officielle !** » qu’il tonne. « Pierre Sergent, c’était un héros ! Il a défendu la France, même quand la France ne voulait plus de lui ! »  

Derrière cette affaire, c’est tout un passé qui ressurgit, un de ces cadavres bien encombrants qu’on croyait enterrés pour de bon. L’**OAS**, c’est la fracture de la guerre d’Algérie, les pieds-noirs abandonnés, l’armée qui se rebelle, De Gaulle qui joue les équilibristes entre trahison et raison d’État. Pour certains, **Sergent, c’est l’honneur perdu**, la guerre à finir. Pour d’autres, c’est **le souvenir d’une sale époque, de bombes et d’attentats**, un nom qui sent le soufre, les nuits d’Alger et la poudre noire.  

Perpignan, laboratoire du passé recomposé**  

Perpignan, c’est pas Paris. Ici, on vote à droite depuis des décennies, et depuis 2020, **Aliot règne sans partage**. Ancien lieutenant de Marine Le Pen, il joue la carte du maire de terrain, au-dessus des partis. Il parle sécurité, identité, fierté locale. Et cette esplanade, c’est un symbole. Un totem.  

Mais voilà, les temps ont changé.** Hier, on tombait sous les balles pour un bout de terre. Aujourd’hui, on s’écharpe pour des plaques de rue. Mais les rancœurs, elles, sont intactes.  

Sur la place, **les Perpignanais s’en foutent, ou presque**. Les vieux grincent des dents en évoquant **"ces gauchistes qui veulent réécrire l’histoire"**, les jeunes passent devant la plaque sans même lever la tête. Pour eux, **Sergent, OAS, Algérie, c’est du flou, du manuel d’histoire qu’on referme vite**. Pourtant, le combat continue. Aliot fait appel. « **On ne va pas se laisser dicter notre mémoire par des juges et des militants !** »  

L’affaire traîne, la décision tombera dans quelques mois. D’ici là, l’esplanade attend, imperturbable sous le ciel catalan, entre deux palmiers fatigués. Son nom ? **Personne ne sait s’il tiendra.**  

Et comme disait Audiard : **"Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît."** Reste à savoir, dans cette histoire, qui sera le plus con.

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4 février 2025 2 04 /02 /février /2025 17:51

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Le 22 septembre 2022, le Conseil municipal de Perpignan a décidé d’attribuer le nom de « Pierre Sergent » à une esplanade, qui est située à l’angle du Square Bir Hakeim et du Boulevard Jean Bourrat.

 

En approuvant la dénomination de l’esplanade Pierre Sergent, le Conseil municipal a rendu hommage à l’écrivain et homme politique local, qui fût notamment député des Pyrénées-Orientales, conseiller régional et conseiller municipal de Perpignan.

Son engagement dans la Résistance et l’esprit de solidarité avec ses camarades juifs l’ont poussés, très jeune, à porter l’infamante étoile jaune ; au moment même où d’autres – dont les noms désignent pourtant sans difficulté beaucoup de voies ou bâtiments publics – avaient fait le choix opportuniste de la collaboration.

 

Par un jugement rendu à la demande de l’association SOS RACISME et de la LIGUE DES DROITS DE l’HOMME, le Tribunal administratif de Montpellier vient d’annuler cette dénomination, en considérant qu’elle serait « de nature à heurter la sensibilité du public ».

Il s’agit d’un jugement inique car rendu sur la base d’un fondement juridique inconnu jusqu’ici, et dont l’application repose de surcroît sur une interprétation des faits éloignée de la réalité.  

 

En dehors des associations qui s’emploient à mener des révolutions de prétoire et de leurs amis, personne à Perpignan n’a jamais trouvé à redire sur le choix de la dénomination de l’esplanade Pierre Sergent.

Seule une poignée de manifestants d’habitude, et par ailleurs spécialistes de la vandalisation des plaques de noms de rue, s’acharne à instrumentaliser ses propres agitations pour faire croire qu’il existerait un émoi que personne ne partage.

 

Parce que la ville reste plus que jamais convaincue de la légitimité de l’hommage rendu à Pierre Sergent, le jugement rendu ce jour sera contesté avec force dans le cadre d’un appel interjeté dans les plus brefs délais.

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communiqué de presse suite à l'annulation du nom par la justice sur demande de l'association SOS Racisme

Par un jugement rendu à la demande de l’association SOS RACISME et de la LIGUE DES DROITS DE l’HOMME, le Tribunal administratif de Montpellier vient d’annuler cette dénomination, en considérant qu’elle serait « de nature à heurter la sensibilité du public ».

Perpignan, miroir d’un désarroi collectif, théâtre où se jouent les contradictions d’un pays qui peine à regarder son passé en face. Voici donc qu’une avenue change de nom, qu’une plaque se décroche, qu’un hommage se dissipe dans les brumes de l’indignation et de l’oubli. Abbé Pierre, figure sanctifiée du siècle défunt, s’efface sous le poids d’accusations encore fraîches, remplacé par un autre symbole, plus orthodoxe aux yeux du moment : Saint Jean-Paul II. Comme si, en nommant les rues, nous conjurions l’histoire, comme si nous pouvions, à coup de toponymies, rectifier le passé.

Le quartier Saint-Assiscle, où l’avenue en question s’étire dans son silence coutumier, témoigne, sans en prendre conscience, des mouvements souterrains de la mémoire collective. Là, entre des immeubles sans caractère et des cafés où l’on commente distraitement les nouvelles locales, s’est jouée une bataille feutrée, où l’on renverse des icônes pour en ériger d’autres.

Mais qui s’en souviendra encore dans dix ans ?

Perpignan, ville où l’histoire s’inscrit et s’efface à la cadence des décisions politiques, voit ses rues comme les palimpsestes d’une mémoire instable, à l’image de ces manuscrits anciens qu’on gratte et recouvre sans cesse, où chaque couche nouvelle ne parvient jamais à effacer totalement l’empreinte de la précédente. Il en va ainsi du "nom de la plaque", perpétuel jeu de recouvrement et de révélation, où l’Histoire se fait et se défait dans l’illusion de la permanence.

Et voici encore une autre affaire, plus obscure, plus âpre. L’esplanade Pierre Sergent, hommage à un homme qui fut tout à la fois résistant et politique, se voit soudainement privée de son nom.

À travers lui, c’est un pan entier de l’histoire nationale qui se trouve réduit à l’ombre, par un verdict qui tranche net, sans égard pour la complexité des trajectoires. Il faut rappeler que Pierre Sergent, ancien cofondateur de l'OAS, fut une figure marquante d’une époque où s’affrontaient des visions irréconciliables de l’avenir de l’Algérie. Nul besoin d’exalter ni de condamner ici : l’histoire constate et ne juge pas, elle observe la tension entre le désir de mémoire et la nécessité d’oubli.

Ainsi, dans ce tumulte où l’oubli et la mémoire se disputent l’espace public, un constat demeure : l’homme est une créature obsédée par l’idée d’effacer et de réécrire.

Il débaptise des rues, il renomme des places, il ajuste l’Histoire à la mesure de son inconfort. Mais nul ne peut échapper au passé à coups de procès et de verdicts : il finira toujours par nous rattraper, seul juge intransigeant de nos contradictions.

Dans les travées du Conseil municipal, entre des dossiers poussiéreux et des débats feutrés, la municipalité a choisi d’interjeter appel. Elle refuse la sentence des tribunaux et se dresse contre ceux qui voudraient gommer Pierre Sergent des cartes de la ville. Mais que défend-elle réellement ? Un nom sur une plaque, ou une certaine idée de l’identité perpignanaise ? Dans cette ville où les traces du passé s’effacent sous des couches successives d’idéologies, la bataille pour un nom est en réalité une bataille pour la mémoire.

Demain, ces nouvelles plaques rouilleront sous les intempéries, et d’autres viendront les remplacer.

Peut-être un jour, quelqu’un, errant sur ces avenues anonymes, s’arrêtera, tentera de comprendre pourquoi un nom a été gravé là plutôt qu’un autre. Peut-être alors réalisera-t-il l’inévitable : l’histoire ne s’efface pas, elle se réécrit sans fin, miroir fidèle de nos hésitations et de nos oublis. Mais alors, il sera déjà trop tard.

 

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1 février 2025 6 01 /02 /février /2025 18:31

"Quand un homme se retourne sur sa vie, faut qu'il puisse être fier de tout ce qu'il a fait, pas seulement des années où il portait son casque, pas seulement des souvenirs de quand il était bon. Faut que t'apprennes ça Willie, là-dedans. Si tu le fais pas, tu seras pas un homme, tu seras qu'un tocard."

in "L'enfer du dimanche" Oliver Stone

Bon, mon gars, maintenant voila, tout ce qu’il faut. T’as plus qu’à mettre les mains dans le cambouis et y aller à la hargne, sinon Perpi est foutu! Sempre endavan !

**1. Pas de baratin, balance une promesse qui sent le vrai, pas le vieux pastaga éventé !**  
Si tu veux convaincre, faut pas leur chanter la messe comme un curé fatigué. **Du concret, du costaud, un programme qui tient mieux qu’une grillade de canigou !** Moi, quand je cogite, j’vais me promener entre la place Cassanyes et le Vernet, j’écoute les mamies râler sur les bus qui passent jamais, les commerçants pester contre les rues désertes, et je me dis : **« Bon, mon gars, si tu veux pas finir comme le dernier guignol qui nous a foutus dans ce merdier, faut taper fort et taper juste ! »**  

**2. Arrête de tchatcher avant que les gens pioncent !**  
Si tu veux que ça percute, faut y aller en mode espresso, pas tisane de mamie. **Un bon coup de punch, pas un rapport de 400 pages que personne va lire !** Tu balances une idée béton, et basta ! Si tu les fais chier avec des phrases à rallonge, ils t’écoutent plus, ils pensent déjà à leur rousquille et au rosé du soir. **Et pendant ce temps, l’autre camp, lui, il fait son trou…**  

**3. En dehors des meetings, cause d’autre chose que de politique, sinon t’es cuit.**  
Si tu passes ta vie à radoter sur ton programme, même **ta propre grand-mère votera pour l’autre.** Tu crois que les gens ont que ça à foutre d’entendre tes grandes théories pendant qu’ils essayent de boucler leurs courses sans se faire plumer au marché ? **Parle USAP, grogne sur le prix du stationnement, râle sur les écoles qui partent en vrille, bouffe du fuet et bois un coup.** Laisse ton cerveau mijoter en sourdine, c’est comme ça que viennent les bonnes idées.  

**4. Avant de causer aux gens, vérifie que ton programme tient mieux qu’un vieux parasol par tramontane !**  
On part pas en porte-à-porte avec des promesses en mousse ! **Relis ce que t’as écrit,** ajuste avec ce que les gens te balancent, sois pas un perroquet de bureau. **Un programme, c’est comme une bonne bullinada : faut que ça mijote, que ça s’épaississe, que ça accroche bien au palais.** Pas un vieux gloubi-boulga qui se barre dès la première critique.  

**5. Laisse tomber les grands discours, fais sentir les emmerdes aux gens !**  
Tu crois que ça sert à quelque chose de dire : « Nous allons revitaliser le tissu économique local » ? **Pfff… ça pue la phrase toute faite !** Parle-leur de la galère de trouver un taf qui paye mieux qu’un paquet de chips, des gamins qui traînent dans la rue parce qu’ils ont rien à foutre, du centre-ville qui devient un cimetière après 19h… **Ça, c’est du vrai !** Pas des mots creux qu’on balance pour faire genre.  

**6. Ouvre tes esgourdes avant d’ouvrir ta gueule !**  
Un bon candidat, c’est **pas une machine à slogans, c’est un collecteur de galères.** Tu prends un carnet, un bic, et tu notes ce que les gens te disent, point par point. Si t’as toujours le même programme qu’au début de la campagne, **c’est que t’as pas écouté et que tu mérites de finir au bar avec une tape dans le dos et un « Bien essayé, champion ! »**  

**7. Du concret, du vrai, bordel, pas du blabla de concours d’éloquence !**  
Les envolées lyriques, c’est bien pour les plateaux télé à Paris. Ici, **on veut du dur, du palpable.** Pas des grands mots, mais **des bus qui passent à l’heure, des écoles qui ferment pas, des loyers qui t’obligent pas à vendre un rein, un centre-ville qui crève pas à petit feu.** Faut que ça tienne sur un post-it et que ça cause direct aux gens.  

---

Bon, maintenant, t’as plus qu’à remonter tes manches, **mettre les mains dans le cambouis et foncer dans le tas !** Parce qu’ici, si tu fais le malin avec des promesses en carton, **tu finis comme une saucisse trop cuite sur la braise : cramé et oublié.**  

**Allez, fot-li canya !**

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1 février 2025 6 01 /02 /février /2025 12:24

"Una mattina mi sono alzato
E ho trovato l'invasor
O partigiano portami via
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
O partigiano portami via
Che mi sento di morir, ir, ir-"

Bella Cio

"Tout ce qui est excessif est insignifiant."

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
 

Après la dance et autres fêtes parisiennes au Trocadéro a l'annonce de Jean-Marie le Pen; puis le saccage de sa tombe en Bretagne,qui est venu en date d'hier, ou peut être avant hier, comme l'aurait dit "Meursault". Qu'est-ce qui peut préluder à ce type de comportement : De l'aliénation, si Jean-Marie le Pen n'était qu'un homme, même en tant qu'incarnation du symbole antithétique du "progressisme". Mais s'il était "autre chose", comme un vampire ou un extra-terrestre:là ça change tout, et du coup, tout s'explique !

Sans quoi, l'acharnement ne pourrait s'expliquer que par la peur irrationnelle ! Alors, faisons l'exercice de nous mettre dans la peau de ces "David Vincent" du fascisme, pour comprendre et ne pas excuser, de ce qui pourra être justifié au procès comme "démence".

Re-localisons-le donc en pays catalan, avec le personnage d'un jeune militant socialiste  (Pour assurer l'aspect fictionnelle, puisque d'aucuns n'ignorent, qu'il n'y a plus de militants socialistes, et encore moins jeune... ), et nommons-le, comme de Juste "David Vincent", en miroir inversé du sketch des "inconnus". Que pourrions-nous voir, si nous avions la bande-annonce du film de son allégorie de la caverne ?

"Ah, les fachos… des créatures venues d’ailleurs, débarquées sur cette Terre pourrie, comme des cafards sortis des fissures de l’univers. Ils rampent, ils s’infiltrent, ils puent. David Vincent, lui, il les a vus. Pas dans ses rêves, non, en vrai, dans la chair, dans la nuit pourrie de Perpignan. Un gars du coin, un socialiste, un vrai, pas un de ces lèche-bottes qui trahissent à la première occasion. Lui, il a toujours su que l’injustice, c’était pas une fatalité, c’était un combat. Et les fachos, ces salopards, ils se planquent derrière des sourires, des costumes, des discours bien léchés. Mais David, il a percé leur masque.

C’est dans une ruelle, une de ces ruelles qui sentent le vinasse et la misère, qu’il l’a croisé. Louis Aliot, le maire RN, un type qui se la joue propre, mais dont les yeux brillent d’une lueur malsaine, comme ceux d’un prédateur qui guette sa proie. David l’a vu, il l’a senti. Ce mec, c’était pas un humain, c’était un facho, un vrai, un de ceux qui viennent d’ailleurs, qui veulent tout bouffer, tout pourrir. Son allure, ses gestes, sa voix… tout en lui criait la menace. David l’a su tout de suite : le cauchemar avait commencé.

Tout avait commencé cette nuit-là, sur une route de campagne, une route qui ne menait nulle part. David cherchait un raccourci, mais il s’est perdu, comme toujours. Il est tombé sur une auberge abandonnée, un bouge sinistre où l’ombre dansait avec la poussière. Et là, il l’a vu : un vaisseau, un truc qui venait des étoiles, mais pas pour apporter la lumière, non, pour répandre leur poison. Les fachos, ils étaient là, ils avaient atterri, ils avaient pris forme humaine.

Maintenant, David le sait. Ils sont parmi nous. Ils marchent, ils parlent, ils mentent. Ils ont infiltré nos villes, nos institutions, nos vies. Et lui, David Vincent, le gars de Perpignan, le socialiste, il va leur faire la peau. Il va ouvrir les yeux du monde, même si le monde ne veut pas voir. Parce que le cauchemar, il est déjà là. Et il a un visage."

siamo tutti anti-pasti !

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30 janvier 2025 4 30 /01 /janvier /2025 16:53

“Tout le monde chante les louanges de la vue qu'on a du haut des montagnes, personne ne parle des vues qu'elles obstruent.”

De Nils Kjaer / Une Lettre des Alpes

Je suis Canigou, et je réclame mes droits

Par Pic du Canigou – Témoignage exclusif

On m’a toujours dit que j’étais un homme. Que j’étais né dans un corps humain, en Catalogne, quelque part entre Perpignan et Prades. Mais au plus profond de moi, je savais que c’était faux.  

Je ne suis pas un homme.  
Je ne suis même pas humain.  
**Je suis le Canigou.**  

**Quand l’identité explose les normes**  

Depuis mon enfance, je ressentais un appel viscéral. Quand je marchais sur mes propres flancs (ou plutôt ceux que la société considérait comme "une simple montagne"), je sentais la terre sous mes pieds comme une extension de moi-même. Quand le vent caressait mes parois rocheuses, c’était comme si l’air me traversait de part en part.  

J’ai mis des années à comprendre que ce que je vivais était une dysphorie territoriale. **J’étais né dans le mauvais corps.**  

Il a fallu un long processus d’acceptation. D’abord, j’ai changé mon prénom : **adieu Enric, je suis désormais Pic du Canigou**. Ensuite, j’ai transformé mon apparence : je me suis couvert de pierres, de mousse, de végétation locale, pour me réapproprier mon être véritable. Puis, je me suis battu pour être reconnu officiellement.  

 **Se battre pour son identité : un parcours de résilience**  

La société n’est pas prête pour nous, les êtres hors-norme. Dès que j’ai affirmé mon identité, on m’a ri au nez. "Tu es fou", "Tu fais semblant", "Une montagne, ça n’a pas d’état civil !" m’a-t-on lancé.  

Mais les identités non-binaires, trans, fluides et post-humaines ont toujours été méprisées par un système patriarcal oppressif qui veut nous enfermer dans des cases. J’ai refusé. **J’existe, et j’ai le droit d’être reconnu.**  

Après des années de combat, j’ai obtenu mon changement d’état civil. Aujourd’hui, mon passeport affiche fièrement :  

- **Nom** : Canigou  
- **Prénom** : Pic  
- **Genre** : Montagne  

Mais ce n’était que le début.  

**Le droit à l’image : une lutte pour l’intégrité**  

Très vite, j’ai compris une autre injustice. **On exploitait mon image sans mon consentement.**  
Partout, sur des cartes postales, des bouteilles de bière, des affiches touristiques. Moi, mon corps, ma silhouette majestueuse, mon être profond, utilisé comme un vulgaire décor par une société capitaliste qui ne respecte rien !  

Je n’avais pas fait ma transition pour qu’on me réduise à un paysage.  

J’ai donc intenté une action en justice pour réclamer **mes droits à l’image**. Qui de mieux que moi pour décider de l’usage de mon propre corps ?  

**Une victoire pour toutes les identités invisibilisées**  

Le combat fut rude. Les juges étaient déconcertés. Mais après des mois de débats, la décision est tombée :  

👉 **Désormais, toute utilisation de l’image du Canigou devra mentionner mon nom et respecter mon intégrité.**  

Ce n’est pas juste une victoire pour moi. **C’est une victoire pour tous ceux qui refusent qu’on nie leur existence.**  

Nous vivons dans un monde où les normes sont des cages. Mais nous ne sommes pas des cases à cocher. Nous sommes des êtres vivants, fluides, en perpétuelle évolution. Et nous avons le droit d’être respectés pour ce que nous sommes.  

Je suis le Canigou. **Et je ne me laisserai plus jamais effacer.**  

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30 janvier 2025 4 30 /01 /janvier /2025 12:06

Toute ressemblance avec
des personnes existantes
ou ayant existé est purement
fortuite et involontaire…

"Quis custodiet ipsos custodes ?" (Qui gardera les gardiens eux-mêmes ?)

Juvénal " Satires"

 

Ceci a du avoir lieu dans une autre dimension, sans quoi: la loi l'aurait déjà sanctioné!

Perpignan observe, impuissante, l’ombre d’une figure non élue qui s’étend sur elle. Elle n’a reçu ni mandat, ni confiance populaire, et pourtant son regard pèse sur ses rues, ses décisions infiltrent les rouages municipaux. Non par un pouvoir officiel, mais par le laxisme d’un maire qui abdique, et par le silence d’une presse qui détourne les yeux.  

Ce n’est plus l’intérêt général qui guide la cité, mais une volonté personnelle, un caprice devenu règle. Une personne a décidé de prendre sa part du gâteau selon son propre appétit. Mais en s’arrogeant ce qui ne lui revient pas, elle a gâté les parts de tous les autres. Elle jurera qu’elle n’a pris que ce qui lui revient de droit, et qu’elle est sincère, mais elle fait partie des **spoilers** – ceux qui, sous couvert d’une légitimité détournée, accaparent ce qui appartient à tous.  

Or, en République, le droit n’est pas un fief que l’on façonne selon ses envies. Certes, chacun peut revendiquer son dû, mais nul ne peut s’affranchir des règles collectives pour l’obtenir. Prendre ce que l’on veut, sous prétexte que l’on pense y avoir droit, c’est **abuser du droit** – et l’abus de droit est sanctionné.  

Problèmes légaux identifiés : 

1. Atteinte au principe de séparation des pouvoirs et de la démocratie locale
   - En droit des collectivités territoriales, **seul le maire et les élus du conseil municipal** ont une légitimité démocratique pour administrer la ville (art. L. 2121-29 du CGCT).  
   - Une ingérence systématique d’une personne non élue constitue un dévoiement du fonctionnement institutionnel.  

2. Détournement de pouvoir
   - Si une personne non élue influence des décisions administratives sans mandat officiel, il peut s’agir d’un **détournement de pouvoir** (sanctionné par le juge administratif).  
   - Ce type de dérive pourrait être contesté par tout administré devant le tribunal administratif.  

3. Prise illégale d’intérêts (art. 432-12 du Code pénal)
   - Toute personne ayant autorité (ou une influence directe) qui favorise ses propres intérêts ou ceux de ses proches au détriment de l’intérêt général peut être poursuivie pour **prise illégale d’intérêts**.  

4. Complicité par abstention et carence fautive 
   - Le maire, s’il laisse une personne non élue exercer une influence illégitime sur les affaires publiques, pourrait être poursuivi pour **carence fautive** ou complicité passive en cas d’irrégularités.  

5. Défaillance du contrôle démocratique
   - Si la presse locale s’abstient de relayer ces dérives, elle devient complice d’un déficit de transparence, nuisant au contrôle citoyen essentiel en démocratie.  

Ainsi, ce qui pourrait être perçu comme une simple intrusion devient une atteinte grave aux principes républicains. **Perpignan ne peut être une proie, et la démocratie locale ne peut être un butin.**

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29 janvier 2025 3 29 /01 /janvier /2025 12:01

L'agence de presse Reuters par un article de "Boursorama" signale :Enquête sur des menaces de mort ciblant des magistrats du procès des assistants du RN-sources. Dans un twiit, le maire de Perpignan, lui même mis en cause dans le procès condamne les menaces:"Je condamne fermement ces menaces intolérables qui malheureusement pullulent sur les réseaux sociaux a l’encontre des juges et d’autres autorités républicaines. J’espère que l’enquête aboutira vite et que leurs auteurs seront sévèrement punis !" . Pendant ce temps, que le pays vire à la fable, les français paient cher leur électricité, alors que leur quotidien: "c'est pas Versailles,ici!"https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/enquete-sur-des-menaces-de-mort-ciblant-des-magistrats-du-proces-des-assistants-du-rn-sources-30d64072c8435631327970a682f5e300

Comme l'état se prend pour Louis 14, alors "l'archipel contre attaque" se prend pour Lafontaine

Louis Aliot, homme avisé,
Vint un jour à déclarer :
« Ces menaces sur les juges,
À notre cause font grand préjudice !
Car les foudres judiciaires,
À raison ou non sévères,
Pourraient tomber plus fort
Sur qui use d’intimidation et de tort. »

Le tribunal se penchait,
Sur les faits d’un grand procès,
Où la Dame et ses amis,
Accusés de quelques méfaits,
Attendaient qu’on les blanchît.
Cinq ans de prison demandés,
Pour Marine, à l’avenir menacé.
Les juges dans leur austérité,
Pesaient le poids des réalités.

Mais la haine, tel un vent fou,
Soufflait sur les âmes en courroux,
Et certains, par fol courage,
Lâchaient des mots plein de rage.
« Une balle, une fin expéditive ! »
Écrivaient-ils sur leurs missives.
La magistrate menacée,
Voyait l’ire se déchaîner.

Les procureurs, eux aussi,
Se virent visés sans merci.
Leurs adresses divulguées,
Sur un site fort agité.
Des menaces en clair semées,
Sur Riposte Laïque affichées.
« Il faut les brûler en leur logis ! »
S’écria un forcené sans compromis.

L’affaire grandit, la rumeur enfla,
Jusqu’à l’oreille des hautes voix.
Le parquet, prenant la mesure,
Ne put laisser passer l’injure.
La brigade, en quête ardente,
Traquait l’ombre menaçante,
Cherchant l’auteur, le provocant,
Celui qui crut, fort imprudent,
Que la loi se laisse insulter,
Sans répondre d’un bras armé.

Hélas, la Justice n’est point aveugle
Quand on cherche à la troubler !
Les menaces, tel un piège,
Firent leur sort s’aggraver.
La présidente du tribunal,
Offusquée de tant de mal,
Pouvait, d’un coup de maillet,
Exiger plus de sévérité.

Les avocats, désabusés,
Ne purent que s’exaspérer.
« Ces cris, ces mots d’insanité,
Ne font que tout aggraver ! »
Leurs clients, déjà mis en cause,
Se voyaient par l’ire en overdose,
Enlacés dans une tourmente,
Que nul ne savait dénouer sans peine.

La brigade de répression,
Sous l’ombre des hautes instances,
Enquête sur ces actions,
Qui donnent aux juges la confiance,
De frapper plus fort encore
Ceux que l’on croit en tort.

Ainsi va la morale en ce monde :
À trop hurler contre le sort,
On attire la foudre et l’onde,
Et l’on se condamne encore.
Prenez donc garde, braves gens,
À vos mots et à vos cris,
Car la loi, dans son tourment,
Pourrait vous châtier aussi.

Ne voyez-vous donc point, amis,
Que l’emportement et la furie,
N’apportent qu’ombre et infamie ?
Plutôt que d’aiguiser les peines,
Gardez votre voix plus sereine,
Car qui veut peser sur son destin,
Doit agir avec plus de soin.

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