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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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13 janvier 2025 1 13 /01 /janvier /2025 13:13

Robert Hue : Des crimes horribles, massifs et systématiques ont été commis sous la responsabilité de dirigeants d’États se réclamant du communisme. C’est une tragédie pour les peuples concernés. Et c’est dramatique pour les communistes, dont l’idéal a été cruellement bafoué. Comme tous les communistes français, je le ressens douloureusement et avec colère. Le stalinisme n’a rien à voir avec notre idéal. C’est une réalité monstrueuse. Il n’y a pas de mots assez durs pour le condamner. Quand au Parti communiste français, quels qu’aient été ses liens avec l’URSS, c’est en France, dans la société, dans l’histoire, dans la pensée française qu’il plonge ses racines qui s’étendent à plusieurs siècles avant la révolution russe de 1917. Son existence, son avenir -, ne dépendent pas de la révélation de ces crimes, d’ailleurs pour l’essentiel connus bien avant la publication de ce livre.

 

Après le mur des disparue de l'Algérie...

**Perpignan : L'adjoint à la culture André Bonet envisage un "monument contre les crimes du communisme"**

Dans un élan d'inspiration pour le moins surprenant, l’adjoint à la culture de Perpignan, André Bonet, aurait émis l’idée d’ériger un monument dédié à la mémoire des victimes du communisme. Une initiative qui ne manquera pas d'ajouter une touche de singularité au paysage culturel perpignanais.

**Un monument pour tous les goûts ?**

Alors que la ville peine à financer des projets culturels de première nécessité, voilà que surgit l'idée d'un monument monumental (tant qu'à faire) pour commémorer les victimes du communisme. La proposition, si elle voit le jour, pourrait bien rivaliser avec le Château Royal de Collioure en termes d'attractivité touristique. Imaginez les circuits guidés : "Après la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, venez contempler le tout nouveau monument anti-rouge, une œuvre unique en son genre !"

Interrogé sur l’intérêt d’un tel projet, André Bonet aurait déclaré : « Nous avons déjà suffisamment de statues représentant des personnages historiques consensuels. Il est temps d'offrir à Perpignan une œuvre qui suscite le débat, voire le fou rire. » Et de préciser, non sans une certaine fierté, que le monument pourrait inclure des sculptures évoquant les grands moments d’inspiration anti-communiste, avec des figures tristement méconnues comme Ronald Reagan ou Margaret Thatcher en médaillon.

**Un projet clivant, mais pas trop**

Bien sûr, la suggestion ne fait pas l’unanimité. Certains habitants se demandent si l’énergie dépensée pour ériger ce monument ne serait pas mieux utilisée pour restaurer les infrastructures locales ou pour, disons, améliorer l’offre culturelle de la ville. Mais André Bonet est formel : « Il est temps que Perpignan prenne la tête du combat idéologique. Nous ne pouvons laisser les statues de Marx ou Lénine monopoliser l’espace imaginaire. »

Quant à l’opposition, elle a rapidement réagi en proposant un monument "contre les excès du capitalisme" en réponse. Une idée qui pourrait aboutir à un duel de monuments sur la place publique, histoire d’offrir aux citoyens un spectacle politique aussi divertissant que symbolique.

**Un potentiel touristique non négligeable**

Le monument, s'il voit le jour, pourrait bien devenir un point d’attraction majeur. Avec des visites thématiques organisées autour des grandes figures du communisme à détester, le projet vise à "éduquer les masses" tout en ajoutant une nouvelle couche de controverse à l’image de la ville.

Perpignan, qui s’efforce depuis des années de se tailler une place de choix sur la carte culturelle française, pourrait finalement réussir, mais sans doute pas de la manière dont elle l’avait envisagé. Quoi qu’il en soit, une chose est certaine : avec André Bonet à la barre, la culture à Perpignan ne risque pas de sombrer dans l’ennui.

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11 janvier 2025 6 11 /01 /janvier /2025 11:55

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Amis de la liberté, camarades de l'esprit et de la plume, rassemblons nos forces, élevons nos voix pour soutenir Boualem Sansal, cet homme de lettres que l'on veut réduire au silence !

https://www.helloasso.com/associations/societe-de-soutien-international-a-boualem-sansal/collectes/souscription-pour-la-defense-de-boualem-sansal

L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, arrêté à Alger en ce funeste 16 novembre 2024, est aujourd'hui enfermé derrière les murs de l'injustice. Pourquoi cette entrave à sa liberté ? Pour avoir osé dire, pour avoir écrit, pour avoir pensé librement. La vérité qu'il défend, son audace intellectuelle, voilà ce qu'on lui reproche.

Nous, les fidèles de la liberté de création et de pensée, ne pouvons rester impassibles face à cet acte arbitraire qui s'attaque à l'une des voix les plus lucides et courageuses de notre temps. C'est la liberté elle-même qu'on emprisonne avec lui.

**Agissons !** Pour que l'esprit continue de vivre, pour que la parole ne soit pas bâillonnée, nous devons mobiliser toutes nos ressources pour obtenir la libération de Boualem Sansal.

**Description des dépenses :**

Les fonds recueillis seront consacrés principalement à sa défense judiciaire : frais d'avocats, démarches en France, en Algérie, et auprès des instances internationales. Nous engagerons également des actions de communication à l'échelle mondiale pour alerter sur sa situation et faire résonner sa cause.

**Bénéficiaires de la collecte :**

La Société de soutien international à Boualem Sansal sera l'unique dépositaire des fonds. Elle veillera à ce que chaque don serve exclusivement à la défense de cet écrivain exemplaire, pour qu'il retrouve sa liberté et continue à éclairer le monde de sa pensée.

**Porteurs du projet :**

Les Éditions Gallimard, Paris

---https://www.helloasso.com/associations/societe-de-soutien-international-a-boualem-sansal/collectes/souscription-pour-la-defense-de-boualem-sansal

Dans cet appel, c'est l'écho d'une voix libre que nous devons protéger, comme un phare dans la nuit des consciences étouffées.

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27 décembre 2024 5 27 /12 /décembre /2024 12:35

“En matière de prophétie, l'interprète est souvent un homme plus important que le prophète.”

De Georg Christoph Lichtenberg / Le miroir de l'âme

“J’ai appris que pour être prophète, il suffisait d’être pessimiste.”

De Elsa Triolet / Mille Regrets

Voici une série de quatrains de Nostradamus, évoquant les enjeux politiques de Perpignan et le destin de ses figures principales :

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**La chute du Lion inéligible**  
Sous l’étoile noire, le Lion rugit encore,  
Mais la balance du sud brise son règne,  
L’épreuve d’un parchemin scellé au dehors,  
Le tribunal froid l’emmène dans sa peine.  

Sa gloire passée, bâtie sur des cendres,  
Ne trouve refuge qu’en des vents de tempête,  
Un valet fidèle, mais au jugement tendre,  
Prépare des fers pour sa propre défaite.  

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**L’Archer de la droite en ascension**  
L’Archer des campagnes hisse son drapeau,  
Sous le signe de Mars, il brandit sa lance,  
Mais l’urne vacille, et, à peine plus haut,  
Il découvre le vide sous son espérance.  

Son front marqué par l’éclat de l’ambition,  
S’efface parfois dans le tumulte d’une ville,  
Les pierres du chemin trahissent sa mission,  
Et ses appuis tremblent, même sous le docile.  

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**La Dame verte et l’union brisée**  
Vénus en balance scrute la Dame de l’eau,  
Vice d’une grande région, elle attend son heure,  
Mais les fronts éclatés, divisés sous le drapeau,  
Détruisent l’espoir d’un règne en douceur.  

Agnès, par le cœur, cherche l’unité,  
Mais Saturne ronge les liens qu’elle tisse,  
Les astres murmurent : « La victoire est brisée,  
Quand la maison du sud refuse son office. »  

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**La division de la gauche**  
Jupiter en fuite sous l’ombre d’Uranus,  
Les fronts écarlates s’opposent en querelles,  
Chacun prône un feu, mais l’espoir se réduit,  
En flammes discordantes, sous un ciel de nacelles.  

Ni rouges ni verts ne trouvent un chemin,  
L’union brisée éclate comme verre,  
Le peuple attend, en silence, le matin,  
Où se lèvera enfin un nouvel univers.  

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**La chute de la Dame et du valet**  
La Dame aux anneaux, compagne sans couronne,  
Tombe sous le poids d’un acte fatal,  
Sa faute éclate, et d’elle, on abandonne,  
La place qu’elle tenait comme un bien royal.  

Son valet de plume, l’adjoint des arts,  
Chute aussi dans l’ombre, sous un trait sévère,  
Le peuple murmure, sous des regards hagards,  
« Justice viendra, et lumière de pierre. »  

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**La prophétie finale pour Perpignan**  
Mars venu en ligne, sous un ciel éclatant,  
Apportera la fin d’un cycle impérieux,  
Les clefs du pouvoir passent en un instant,  
Mais l’avenir reste aux cieux nébuleux.  

Ainsi le Roussillon cherche sa lumière,  
Sous les astres tournants de l’incertain destin,  
Et la cité des vents élève sa prière,  
Pour un renouveau, forgé de main en main.  

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Cette écriture, riche en images cryptiques et symboliques, laisse place à diverses interprétations tout en respectant les thèmes récurrents des prophéties de Nostradamus : les cycles célestes, les luttes humaines et le mystère de l’avenir.

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24 décembre 2024 2 24 /12 /décembre /2024 11:39

"La crise est totale. La planète se réchauffe, la finance impose sa loi et les politiques s'alignent. Les peuples vivent le marasme. C'est donc une crise de civilisation. Le capitalisme lui-même la rend obsolète. Si les chemins d'une démocratie rénovée se découvrent en situation de crise, il n'est peut-être pas indispensable qu'elle vire à la catastrophe. Pour en faire l'économie, il y a un prix à payer : réinventer notre liberté de neuf ! Plutôt que de nous massifier en une foule de robots serviles, nous pouvons nous réinventer en un Sapiens Solidaris Responsabilis. L'horizon du sursaut ne peut se dessiner que dans un exercice collectif de lucidité et de responsabilité : la démocratie autogestionnaire."

 L'autogestion: Un impératif pour la démocratie Gilbert Dalgalian

Lorsque élus et candidats se comportent comme des enfants, il est temps de reprendre, ce qui n'appartient qu'au peuple en démocratie: le pouvoir !

**Perpignan – 2026 approche, et avec elle, les élections municipales. Entre ralliements intéressés, cafouillages coûteux et programmes en carton-pâte, une idée fait doucement son chemin dans l'esprit des Perpignanais : et si on mettait la ville en auto-gestion ?**

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### **Les vieux chevaux et les vieilles ficelles**  
D’un côté, **Louis Aliot**, actuel maire, semble jouer à l’entraineur de course hippique, recueillant sur sa liste un cortège de vieux chevaux de la politique locale. Ces ralliements, souvent plus opportunistes qu’idéologiques, donnent à son projet un parfum de naphtaline. Mais si l’expérience compte, les vieux chevaux peuvent aussi trébucher, et leur galop pourrait bien se transformer en trot poussif.

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### **La "faute grave" du Noël raté**  
Parlons-en, de cette débâcle. L’absence du grand défilé de Noël – une sorte de "Disneyland de poche" qui aurait dû illuminer les fêtes – a non seulement laissé un vide dans le programme festif, mais a aussi coûté **50 000 euros** aux contribuables. La faute, semble-t-il, à l’incompétence de la fameuse "première dame" de Perpignan. Voilà de quoi alimenter les discussions animées des cafés du centre-ville : entre ironie mordante et frustration légitime, beaucoup s’interrogent sur la capacité de la mairie à gérer un simple événement festif, alors qu’elle prétend pouvoir relever les défis colossaux d’une ville complexe.  

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### **En face : le tango des ego**  
Si l’équipe en place trébuche, **l’opposition** n’offre guère mieux. Les listes qui se dessinent pour 2026 semblent pour l’instant manquer cruellement de substance. Ce ne sont pas tant des propositions concrètes qui émergent que des ambitions personnelles. En somme, chaque candidat semble plus préoccupé par son propre portrait en campagne que par une vision claire pour l’avenir de la ville.  

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### **Pourquoi pas l’auto-gestion ?**  
Face à ce tableau désespérant, l’idée d’une **auto-gestion citoyenne** prend des airs d’utopie séduisante. Perpignan pourrait-elle devenir une ville où les habitants, regroupés en comités de quartier, prendraient eux-mêmes les décisions qui les concernent directement ?  

Imaginez une ville où :  
- Les **habitants votent directement** pour les projets prioritaires : embellir la place Cassanyes ou moderniser les installations sportives ?  
- Chaque quartier dispose d’un **budget participatif**, alloué en fonction des besoins réels, pas des promesses électorales.  
- Les grands événements, comme le Noël raté, sont organisés par des collectifs d’habitants passionnés, plutôt que par des élus distraits.  

Ce modèle, qui rappelle certaines expériences réussies dans des villes comme Porto Alegre au Brésil ou Saillans en France, pourrait redonner du pouvoir et de la confiance aux Perpignanais.

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### **Une utopie ou un avenir possible ?**  
Bien sûr, l’auto-gestion n’est pas une baguette magique. Elle demande **engagement**, **organisation** et **esprit de collaboration**, trois qualités qui ne sont pas toujours au rendez-vous dans une société où les individualismes dominent. Mais face à l’immobilisme et aux querelles stériles de la classe politique locale, pourquoi ne pas rêver d’un modèle alternatif ?

En attendant, 2026 s’annonce comme un théâtre politique plein de rebondissements – et peut-être de désillusions. Alors, Perpignanais, serez-vous simples spectateurs de cette comédie humaine, ou oserez-vous monter sur scène pour écrire un autre scénario ? 

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15 décembre 2024 7 15 /12 /décembre /2024 13:58

« Le monde est fait d'imbéciles qui se battent contre des demeurés pour sauvegarder une société absurde. », 

Jean Yanne, Moi y'en a vouloir des sous, sortie en 1973.

Partagé avec Public
Les propositions de sorties positives ont été faites depuis longtemps, documentées, mais il y a une sorte de rage collective à ne pas s'en saisir...

**Sur les chemins de Montebourg : un modèle de réindustrialisation à la Lepape**  

Dans une France en quête d’un second souffle industriel, le chemin de la réindustrialisation semble semé d’embûches. Pourtant, le scénario imaginé dans cette intrigue socio-économique pourrait bien contenir des pistes à méditer. Inspiré par un savant mélange entre l’art de la négociation syndicale et l’ingéniosité entrepreneuriale, voici une vision où l’ouvrier et l’investisseur trouvent une harmonie productive.

**L’histoire commence dans le tumulte social.**

Adrien Colbart, figure imposante du syndicalisme à la Bernard Blier, incarne une opposition rugueuse au grand patronat, tandis que son neveu Benoît Lepape (un Jean Yanne stoïque et pince-sans-rire) observe avec un regard sceptique mais intrigué. Les ouvriers scandent leurs slogans, banderoles à la main, mais pour Lepape, tout cela semble appartenir à un théâtre bien rodé.  

Quand Lepape est mis à la porte par Chouras, le PDG en fauteuil roulant, c’est une humiliation qui agit comme un catalyseur. Ce financier tranquille décide d’utiliser les rouages mêmes du capitalisme pour en détourner les flux. Son idée ? Faire des syndicats des actionnaires et transformer leur force collective en leviers financiers.  

**Le projet des bicyclettes : retour aux sources**  
Pour Lepape, la réindustrialisation commence par un pari modeste mais stratégique : une usine de vélos. Les fonds du syndicat, au lieu de rester prisonniers de caisses noircies par des décennies de luttes, servent à racheter une entreprise moribonde. Sous une gestion inspirée par l’efficacité mais aussi le respect des ouvriers, l’usine prospère.  

L’ironie ici est savoureuse : l’entreprise utilise les mécanismes du capitalisme – investissements, marketing, retour sur capital – pour consolider un modèle basé sur la justice sociale. Un symbole parfait pour une France cherchant à conjuguer productivité et solidarité.  

**Vers l’électronique : un laboratoire du futur**  
Fort des succès engrangés, Lepape franchit une nouvelle étape. Avec les bénéfices des vélos, il crée une usine d’électronique, cette fois pensée comme un modèle avant-gardiste :  

- **Participation des salariés** : chaque ouvrier devient actionnaire et a son mot à dire sur les décisions stratégiques.  
- **Technologies vertes** : les produits sont conçus pour s’intégrer dans une économie durable.  
- **Formation continue** : un plan de montée en compétences permet à chaque employé de s’adapter aux évolutions technologiques.  

Cette vision s’inspire directement des idées de réindustrialisation défendues par des figures comme Arnaud Montebourg. Elle repose sur une souveraineté économique retrouvée, une maîtrise des outils de production et une réconciliation entre les classes sociales par l’entremise d’une redistribution intelligente des richesses générées.  

**Et aujourd’hui ?**  
Ce scénario, bien qu’utopique dans sa mise en scène, rejoint les débats actuels sur la réindustrialisation. Alors que la France tente de se repositionner sur l’échiquier industriel mondial, des initiatives comme celles promues par Montebourg – fabriques locales, soutien aux énergies renouvelables et circuits courts – font écho à la trajectoire imaginée par Lepape.  

Ce modèle pourrait bien répondre à une question centrale : comment faire renaître un tissu industriel sans sacrifier les valeurs sociales ? En utilisant les outils du capitalisme, oui, mais avec une ambition collective et une éthique retrouvée.  

Et si, au final, le véritable moteur de la réindustrialisation était cette alliance inédite entre les espoirs des ouvriers et l’audace des visionnaires ?

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12 décembre 2024 4 12 /12 /décembre /2024 12:56

« C’est un acteur déplorable qui gueule, et qui soulève, avec des " han! " de porteur d’eau, le vers qu’il faut laisser s’envoler. »

Cyrano de Bergerac , Edmond Rostand

**"Perpignan autrement" : la fabuleuse épopée du retour des listes UMPS**  

Ah, l’éternel printemps de la politique perpignanaise ! Alors que 2026 s’approche à grands pas, voilà qu’un parfum bien connu emplit l’air de la ville. Non, ce n’est pas celui des fleurs des platanes ou des marchés colorés du centre-ville. C’est celui, subtilement enivrant, de l’union sacrée des contraires : la liste "UMPS", ressuscitée telle une tradition locale.  

Sous le doux nom de *"Perpignan autrement"*, on assiste à un spectacle désormais classique : la promesse d’un changement radical… par les mêmes qui changent peu. Certes, la rose n’est plus ce qu’elle était, mais, comme disent les poètes, *"L’important, ce n’est pas la rose, mais son parfum."*  

 **Un mariage de raison, pour le bien commun (ou presque)**  

D’un côté, les ex-roses qui ont tourné libérales pour séduire les diplômés urbains et les think tanks bienpensants. De l’autre, les centristes qui se découvrent soudain une passion pour la solidarité et la culture accessible à tous. Et au milieu, les habitants de Perpignan, qui s’interrogent : ce "rassemblement inédit" ne ressemble-t-il pas étrangement à une vieille recette réchauffée ?  

Ah, mais quelle ambition ! Nous, habitant.e.s, citoyen.ne.s, militant.e.s syndicaux, et autres enthousiastes de la *cause commune*, avons lu l’appel vibrant : *"Perpignan a droit à son printemps !"* Le problème, c’est qu’après tant d’hivers, les bourgeons politiques ont un peu de mal à convaincre.  

 **Quand Terra Nova souffle encore sur la tramontane**  

Derrière cette opération de "rassemblement", un vent venu de loin, celui des brillantes analyses de Terra Nova, le think tank préféré des réformistes en cravate. Ces stratèges, on s’en souvient, avaient en 2011 préconisé de délaisser les ouvriers – cette classe en "déclin" – pour se tourner vers les "outsiders" : diplômés, jeunes urbains, et minorités progressistes.  

Les ouvriers ? Trop vieux jeu, trop classe sociale. Les nouveaux électeurs de gauche ? Des *values voters*, unis par des idéaux culturels plutôt que par des revendications matérielles. Ce qui tombe bien : ça coûte moins cher en programmes et en luttes.  

Alors, à Perpignan, on reprend la formule : un soupçon de justice sociale, une pincée d’écologie, une louche de tolérance, le tout saupoudré de catalanité… et voilà une recette prête à conquérir les urnes.  

 **Un nouveau souffle asthmatique  ? Ou le même vieux vent ?**  

Et pourtant, la promesse de "Perpignan autrement" peine à masquer l’évidence : cette union n’est pas vraiment inédite. C’est le bon vieux front anti-Aliot, repeint en vert pastel et en rose délavé. Mais pourquoi changer une équipe qui… n’a pas vraiment gagné depuis des années ?  

Dans cette pièce aux airs de déjà-vu, les spectateurs pourraient bien rester sur leur faim. Les Perpignanais, eux, attendent autre chose qu’un *remix* des années passées. Peut-être même qu’ils se demandent si l’important, ce n’est pas seulement le parfum, mais la substance.  

Alors, à 2026, Perpignan ! Que le meilleur gagne. Et que les promesses – enfin – se réalisent.

**Tirade de la liste UMPS, à la manière de Cyrano de Bergerac :**  

**Que dites-vous ? Rallier votre "Perpignan Autrement" ?**  
Porter l’étendard rose fané d’un passé qui s’efface,  
Ou celui, au centre, à la couleur de l’impasse ?  
Reprendre, en chœur, vos refrains convenus,  
Unir nos voix pour un énième "tout est perdu" ?  

**Non, merci !**  

Aller quêter l’espoir dans vos appels timides,  
Vous qui, hier, applaudissiez des choix intrépides  
Quand la rose se fit libérale, et que le peuple trahi  
Chercha refuge ailleurs, seul, sans parti ?  

**Non, merci !**  

Louer vos grands principes, vos nobles intentions,  
Tout en sachant bien que vos douces professions  
Cachent des calculs, des alliances tacites,  
Des "compromis nécessaires" qui sonnent hypocrites ?  

**Non, merci !**  

Vous suivre pour repeindre des façades déjà ternies,  
Rassembler en façade, mais diviser en petits,  
Faire d’Aliot votre seul ennemi commun  
Quand les vrais maux sont ailleurs, anciens et importuns ?  

**Non, merci !**  

Moi, j’aurais préféré, face à ce désarroi,  
Voir des actes, des projets, des luttes, une vraie foi,  
Pas un parfum fané, ni un ersatz d’avenir,  
Mais un printemps sincère qui ferait enfin fleurir !  

**Oui, merci !**  

Merci de m’inviter, mais je refuse ! Allez seuls !  
Faites vos listes, vos alliances, vos duels,  
Moi, j’irai marcher, sans promesse ni détour,  
À chercher l’horizon d’un renouveau plus pur.  

**Rester fidèle à mes valeurs, sans compromis ni peur,  
Et si je tombe, au moins ce sera sans rancœur.** 

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10 décembre 2024 2 10 /12 /décembre /2024 17:15

"La USAP canta l'Estaca, és magnífic El País, la terra la cultura, la llengua fan una nació. Ens hem de trobar els uns i els altres, ens hem de conèixer. Unitat: estiguem units, no podem ser d'acord amb tot, però ho hem de ser amb el més important."

Monserrat Biosca

Hier, s'est éteinte Montserrat Biosca à l’âge de soixante-dix-neuf ans, comme l’a annoncé Radio Arrels. Née à Barcelone en 1945, sous l’ombre oppressante du franquisme, elle fut une figure majeure de la défense de la langue et de l’identité catalanes, particulièrement en Catalogne Nord, où elle passa la majeure partie de sa vie.  L'Archipel contre attaque est triste, nous avions eu la chance de la rencontrer, ainsi que son époux, ces rencontres nous ont enrichi. Notre tristesse et nos condoléances, vont à ses fils (particulièrement à mon ami Joan)  et leur enfants...

**Une destinée ancrée dans l’engagement**  

En 1969, Montserrat Biosca traverse les Pyrénées pour rejoindre Prada et participer à la première édition de l’Université Catalane d’Été. C’est là qu’elle rencontre Llorenç Planes, un jeune Vallespirien. Trois ans plus tard, leur union scelle non seulement un mariage, mais aussi le début d’un projet commun : redonner un nom et une conscience à la terre septentrionale de la Catalogne.  

Avec Llorenç, elle refuse l’appellation réductrice de "Rosselló", qui néglige le Vallespir, le Conflent, la Cerdagne et le Capcir. Ensemble, ils forgent une identité : **"Catalogne Nord"**. Un nom, peut-être grammaticalement incorrect, mais porteur d’une ambition claire : rappeler que ces terres appartiennent au cœur battant de la culture catalane. En 1974, ils publient *Le Petit Livre de Catalogne Nord*, un manifeste identitaire qui prend racine avec une force insoupçonnée.  

 **Un pilier de la culture catalane en terre nordique**  

En 1981, après une parenthèse parisienne, le couple revient en Catalogne Nord, à Théza, où ils s’installent pour contribuer à l’épanouissement local. Lui, ingénieur agronome ; elle, comptable. Mais c’est dans l’âme militante de Montserrat que se joue l’essentiel.  

À la tête d’**Òmnium Cultural Catalogne Nord**, petite sœur d’une des institutions catalanes les plus influentes, elle œuvre inlassablement. Elle impulse la **Nit Literària de Sant Jordi**, développe des cours de catalan dans les communes, tisse des liens entre culture et économie, donnant à la langue et à l’identité catalanes une place d’honneur au cœur d’une région souvent marginalisée.  

 **Une vie marquée par la résilience et la transmission**  

Lorsque Llorenç Planes s’éteint en décembre 2016, Montserrat Biosca reste fidèle à son combat. Elle affronte les dernières années de sa vie avec une force discrète, résistant à la maladie tout en continuant à incarner l’espoir d’une Catalogne Nord forte de sa culture et de ses traditions.  

 **L’héritage de Montserrat Biosca : un pont entre deux rives du destin catalan**  

Montserrat Biosca ne fut pas seulement une militante, mais une femme-pont, reliant Barcelone et Perpignan, le franquisme révolu et l’avenir catalan. Elle laisse derrière elle une Catalogne Nord consciente d’elle-même, fière de ses racines et prête à poursuivre l’œuvre qu’elle a entamée.  

Son nom entre aujourd’hui dans le panthéon des bâtisseurs de l’identité catalane. Comme elle l’a si bien incarné, "Catalogne Nord" n’est pas qu’un territoire, mais une idée, un appel à ne jamais oublier d’où l’on vient pour mieux savoir où l’on va. 

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4 décembre 2024 3 04 /12 /décembre /2024 01:11

"Regardez ce type à côté de vous ! Regardez-le dans les yeux ! Vous verrez un type qui foncera avec vous. Vous verrez un type qui se sacrifiera pour l'équipe parce qu'il sait que le moment venu, vous en ferez autant pour lui... C'est ça une équipe messieurs. Soit nous guérissons, maintenant, en équipe... Soit nous mourrons, en individus. C'est ça le football, les gars. Rien de plus. Eh bien, qu'allez-vous faire ?"

L'enfer du dimanche Oliver Stone

**Indignez-vous ! Quand les "Catalans qui gagnent" dansent sur l’aiguille de la République en chute**  

En feuilletant le supplément de *L’Indépendant* consacré aux "Catalans qui gagnent", une étrange sensation m’a envahi. Comme un écho lointain de la question byzantine : *"Combien d’anges peuvent danser sur la pointe d’une aiguille ?"*. Une interrogation à la fois vaine et fascinante, posée alors que l’Empire de Constantinople s’effondrait autour de ses penseurs. Cette célébration des gagnants, dans une France plongée dans la confusion politique et institutionnelle, résonne de manière tragiquement décalée. La Cinquième République, ébranlée par la dissolution de l’Assemblée et l’incapacité d’unir ses forces vives, semble glisser doucement vers une forme de "démocratie spectacle", où le récit du succès individuel masque la faillite collective.  

### Les "gagnants" face à la débâcle

L’éloge des "Catalans qui gagnent" est un bel exercice, une respiration dans une actualité lourde. Ces entrepreneurs audacieux, ces héros locaux, ces jeunes courageux, nous rappellent que dans les marges de la République, une vitalité persiste. Pourtant, en le lisant, je ne pouvais m’empêcher de penser au contraste criant avec l’état de nos institutions. Comme si, au milieu d’un naufrage, nous choisissions de raconter les exploits des meilleurs rameurs, oubliant que le navire lui-même est en train de sombrer.  

Le président, en déplacement à l’étranger, semble se désintéresser de l’implosion de l’Assemblée qu’il avait lui-même dissoute. Un gouvernement fragilisé s’accroche à un 49.3 contesté pour faire passer un budget, tandis que l’opposition, hétéroclite et désorganisée, rêve d’une censure qui ne déboucherait que sur davantage de chaos. La République vacille, et pendant ce temps, nous comptons les anges sur la pointe de l’aiguille.  

### Une démocratie en mise en abîme

Cette célébration des gagnants devient alors une mise en abîme saisissante. Elle reflète une République où le collectif s’efface derrière des récits individuels. Les "Catalans qui gagnent" sont les anges lumineux de cette nouvelle époque, dansant au sommet d’une démocratie réduite à une coquille vide. Ces récits inspirants, ces succès mérités ne sont-ils pas aussi une distraction ? Un moyen d’éviter la question plus pressante : *que reste-t-il de notre contrat social ?*  

Le paradoxe est cruel. Tandis que l’on glorifie des individus qui triomphent par leur courage, leur créativité ou leur abnégation, la structure même qui devrait permettre à tous de prospérer – l’État républicain – s’effondre lentement sous le poids de ses contradictions.  

### L’aiguille vacille  

La question "Combien d’anges peuvent danser sur la pointe d’une aiguille ?" illustre l’absurdité d’une réflexion détachée du réel, alors que tout autour, l’urgence gronde. Aujourd’hui, cette aiguille pourrait symboliser la République elle-même, fragile, précaire, prête à céder sous le poids des attentes et des déceptions.  

Les gagnants dansent, mais l’aiguille vacille. Pendant ce temps, les "perdants" – les invisibles, les précaires, les résignés – regardent, impuissants. Ils ne sont ni dans les pages des journaux, ni dans les hautes sphères de pouvoir. Ils survivent à peine, invisibles dans ce grand ballet où seuls les anges triomphent.  

### Une danse en marge de l’essentiel  

La célébration des "Catalans qui gagnent" est-elle vaine ? Non, car ces récits inspirent, ils donnent à rêver. Mais elle devient problématique lorsqu’elle détourne le regard des structures brisées, lorsqu’elle remplace l’indispensable réforme par une flatterie superficielle de l’excellence individuelle.  

Au lieu de se demander "qui gagne ?", ne devrions-nous pas nous interroger sur le sens même de cette victoire dans un pays qui s’effrite ? Que vaut le succès d’un individu lorsque le collectif s’écroule ? La pointe de l’aiguille ne peut soutenir infiniment les anges, pas plus qu’une démocratie ne peut subsister sans un effort commun pour la préserver.  

### Indignez-vous, une fois encore  

Il est temps de cesser de compter les anges et de regarder l’aiguille elle-même. La République n’a pas besoin de gagnants isolés, mais de citoyens solidaires. Elle n’a pas besoin de danses brillantes, mais de bases solides. Comme le disait Stéphane Hessel, l’indignation est une étincelle. Indignons-nous de cette danse inutile, de ce spectacle qui masque l’essentiel. Puis, transformons cette indignation en action.  

Car si la Cinquième République est à genoux, c’est à nous, citoyens, de la relever. Ensemble. Quittons la pointe de l’aiguille et redescendons sur la terre ferme, là où se joue l’avenir.

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3 décembre 2024 2 03 /12 /décembre /2024 21:44

"Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils."

Rudyard Kipling,

### **Test : Êtes-vous un Catalan qui gagne ?**

Vous lisez ces lignes et une question vous brûle les lèvres : êtes-vous digne de figurer dans le glorieux supplément des « Catalans qui gagnent » de *L’Indépendant* ? Ou faites-vous plutôt partie de l’ombre silencieuse de ceux qui, eh bien… restent ? Répondez à ces questions avec honnêteté (ou non, après tout, qui le saura ?) et découvrez où vous vous situez sur l’échelle catalane de la gloire.

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#### **Question 1 : Votre dernier grand accomplissement ?**  
A. Vous avez sauvé quelqu’un de la noyade tout en récitant Confucius.  
B. Vous avez lancé une entreprise innovante malgré trois confinements et une crise énergétique.  
C. Vous avez conduit vos enfants à l’école à l’heure cinq jours d’affilée (et avec un sourire).  
D. Vous avez survécu à un repas de famille sur fond de débat sur l’indépendantisme catalan.

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#### **Question 2 : Comment décririez-vous votre entourage ?**  
A. Ils parlent de moi comme d’un héros local. J’ai même eu droit à une statue en papier mâché dans une fête de village.  
B. Ils m’envient un peu mais ne le disent pas.  
C. Ils m’aiment bien, mais uniquement quand je ramène des pastissets.  
D. Ils ont oublié mon prénom.

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#### **Question 3 : Que faites-vous le dimanche matin ?**  
A. Trail en montagne suivi d’un article dans *L’Indépendant*.  
B. Réunion Zoom avec des investisseurs pour votre start-up.  
C. Marché local pour acheter des légumes du coin (et râler sur les prix).  
D. Grasse matinée après une semaine où votre réveil a sonné à 6h30 tous les jours.

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#### **Question 4 : Quelle est votre relation avec les Pyrénées-Orientales ?**  
A. J’incarne la grandeur de cette terre. Mon existence suffit à en promouvoir l’excellence.  
B. J’essaie de valoriser la région dans mes projets professionnels ou associatifs.  
C. J’aime les paysages, surtout depuis ma voiture en route vers une sortie IKEA.  
D. Je rêve parfois de m’enfuir… mais il faut bien payer le loyer.

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#### **Question 5 : Quelle citation pourrait résumer votre vie ?**  
A. « Être remarquable, c’est mon quotidien. »  
B. « La réussite vient à ceux qui osent ! »  
C. « Je fais de mon mieux avec ce que j’ai. »  
D. « Au moins, j’ai Netflix. »

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### **Résultats : Découvrez si vous êtes un Catalan qui gagne !**

**Majorité de A** :  
***Champion intergalactique des Pyrénées-Orientales***  

Bravo, vous êtes l’incarnation parfaite du « Catalan qui gagne ». Vous êtes le genre de personne que *L’Indépendant* adorerait mettre en première page. Héros, entrepreneur, athlète : vous faites rêver. Mais attention à ne pas prendre la grosse tête, même si ça semble déjà trop tard.

**Majorité de B** :  
***Catalan en passe de gagner***  

Vous êtes sur le chemin de la gloire. Encore un petit effort, et vous figurerez peut-être dans l’édition spéciale de l’année prochaine. Persévérez, et qui sait ? Un sauvetage en mer ou un prix d’innovation, et c’est dans la poche.

**Majorité de C** :  
***Catalan de l’ombre***  

Vous êtes l’épine dorsale silencieuse des Pyrénées-Orientales. On ne parlera jamais de vous dans un supplément, mais sans vous, la région s’effondrerait. Pas de strass ni de paillettes, mais au moins, vous avez des pastissets. Et ça, c’est déjà beaucoup.

**Majorité de D** :  
***Perdant sublime***  

Vous êtes un looser magnifique, une figure tragique de la vie ordinaire. Vos efforts ne seront jamais reconnus, mais ils ont un charme discret. Si un jour *L’Indépendant* sort un supplément sur les « Catalans qui s’accrochent », vous en serez probablement la vedette.

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Et voilà, maintenant vous savez où vous vous situez. Quoi qu’il en soit, rassurez-vous : gagnant ou non, vous avez un mérite inestimable… celui d’avoir pris le temps de faire ce test.

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3 décembre 2024 2 03 /12 /décembre /2024 20:59

"Dans les gares, il y a les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien! "

E. Macron https://fr.wikipedia.org/wiki/

“Les perdants ont toujours fêté leur victoire avant de gagner.”
Najib Ben Seffaj
 

### **Les Catalans qui gagnent : et les autres, alors ?**

Ah, les « Catalans qui gagnent » ! Que serions-nous sans ces étoiles locales, ces éclatantes figures de la réussite qui viennent illuminer les pages de *L’Indépendant* ? Chaque année, c’est la même ritournelle : un défilé de héros modestes, mais pas trop, auxquels on dédie un supplément entier pour mieux se féliciter de vivre sur cette terre bénie des Pyrénées-Orientales, où l’air de la montagne semble insuffler à quelques élus le souffle de la victoire. Oui, bravo à eux. Vraiment. On applaudit. Mais une petite question nous taraude : que fait-on de tous les autres ?

#### **Le culte des gagnants, ou l’art de s’auto-congratuler**http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/12/les-tests-de-l-archipel-contre-attaque-etes-vous-un-catalan-qui-gagne-lindependant.html

Car soyons honnêtes : il y a quelque chose de savoureusement narcissique dans cette célébration annuelle des réussites locales. Regardez-nous, semble clamer *L’Indépendant*, regardez comme nous savons dénicher ces perles rares, ces « belles personnes » qui font la fierté du « 66 ». Le ton déborde d’enthousiasme, un peu comme si chaque portrait était une victoire personnelle pour le journal lui-même. « Nous, acteurs du territoire, nous racontons les récits de ceux qui font la richesse des Pyrénées-Orientales ! » Quelle noble mission. Quelle humilité. Confucius n’aurait pas dit mieux.

Et à force de tambouriner cette hymne à la réussite, on en oublie que la majorité des habitants du coin ne figurera jamais dans ce palmarès doré. Ils ne sont pas médecins héroïques, ni entrepreneurs visionnaires, ni même lycéens courageux capables de se jeter à l’eau pour sauver une vie. Non, eux, ils triment en silence, invisibles, sans espoir de figurer dans un supplément. Mais qu’ils se rassurent : leur anonymat contribue à faire briller un peu plus ceux qui ont « la gagne ».

#### **Les strass de l’humilité**

L’édito prend pourtant soin de nous rappeler que tout cela se fait « sans strass ni paillettes ». Ah, quelle admirable modestie dans cette mise en lumière de l’authenticité ! Pas besoin de tapis rouges façon Césars, non, juste un bon vieux tapis de compliments bien épais. Ici, la simplicité devient un outil marketing, une vitrine où chaque gagnant est vendu comme une pépite brute, miraculeusement déterrée de cette terre de rigueur et d’authenticité qu’est le « 66 ». L’Indépendant s’érige en gardien de ces « vraies valeurs », avec une subtilité digne d’un spot publicitaire pour le terroir local.

Mais derrière cette façade d’humilité, on devine un message plus incisif : si vous ne figurez pas dans ce catalogue de champions, c’est sans doute que vous n’avez pas assez travaillé. Pas assez transpiré. Vous auriez pu gagner, si seulement vous aviez mis un peu plus de « jus de crâne ». Alors, tant pis pour vous.

#### **Le club fermé des gagnants**

Car soyons clairs : être un « Catalan qui gagne », ça se mérite. Il ne suffit pas de mener une vie honnête, de payer ses impôts ou d’élever des enfants dans un contexte difficile. Non, il faut exceller, briller, accomplir quelque chose de « remarquable ». Et pour ceux qui n’y parviennent pas, il reste le hors champ. La masse informe des « gens qui ne sont rien », pour reprendre l’expression présidentielle. On ne va tout de même pas gâcher un supplément entier pour célébrer des vies ordinaires, non ?

Et pourtant, que seraient les gagnants sans les perdants ? Sans ceux qui, par leur modestie et leur anonymat, leur offrent un contraste flatteur ? Il faut bien des spectateurs pour applaudir. Le supplément pourrait leur consacrer une petite page, peut-être. Mais cela ferait tache dans cette belle vitrine de réussites.

#### **Et si on célébrait les perdants ?**

Au fond, peut-être faudrait-il un supplément parallèle : *Les Catalans qui restent*. Pas de photos en première page, pas de récits vibrants. Juste des portraits honnêtes de ceux qui galèrent, qui survivent, qui maintiennent la machine en marche sans jamais recevoir la moindre médaille. Mais, soyons réalistes : cela se vendrait-il aussi bien ? Pas sûr. Alors, continuons à célébrer nos gagnants. Et laissons les autres dans l’ombre, où, visiblement, ils sont à leur place.

Estem orgullosos dels nostres catalans que guanyen. Mais pour les autres, un grand silence.

Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
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Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
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