"La plus belle femme du monde ne remplacera jamais un bon banquet."
Les Ogres anonymes (1998) de Pascal Bruckner
/image%2F0934504%2F20250205%2Fob_e62ad8_image-6.jpg)
Nos confrères de Made In Perpignan faisait l'article sur une cantine solidaire des "Sans dents""Le Miam, cette cantine solidaire au cœur de Perpignan, célèbre son cinquième anniversaire. Pour l’occasion, la cofondatrice, trois bénévoles et plusieurs usagers du lieu ont partagé leur expérience avec nous. Retour sur ce lieu unique.
Depuis cinq ans, cette cantine incarne la durabilité, la solidarité et l’inclusion. « Nous voulions aussi faire quelque chose pour le quartier historique », explique Camille. En effet, dans la rue Petite la Monnaie, dépourvue de commerces, le Miam affiche fièrement sa façade colorée. Le bruit des assiettes qui s’entrechoquent, les bribes de conversation et les éclats de rire propagent la gaieté hors de ses murs."https://madeinperpignan.com/miam-collectif-perpignan-initiative-sociale-culture-alimentation/?fbclid=IwY2xjawIQLdlleHRuA2FlbQIxMAABHQ7xXL6arkxW6lBs0UDgRbMWR8xMazQhSVgc47px4gUNaN0ON2_BHzRfIQ_aem_sBUR1Zi_IXWk6ETqtuK6Cw
L'Archipel contre attaque, lui sait que le malheur est partout ! Et pas si loin du "miam", ses reporters ont trouvé "Yacht Club" : parce "mes amis, mes amours,mes emmerdes", c'est pour tout le monde, c'est juste une question d'échelle!
le **Yacht Club** comme une cantine solidaire… pour millionnaires en détresse.
---
Le Yacht Club : une cantine solidaire pour millionnaires en difficulté
La vie de riche… Un calvaire méconnu du grand public. Derrière les façades en marbre et les voitures de collection se cache un quotidien semé d’embûches : choix de jets privés, pression sociale dans les soirées de gala, dilemmes existentiels entre Saint-Barth et Courchevel… Qui s’en soucie ? Peu de monde, hélas. Mais heureusement, à Perpignan, un havre de paix et de bienveillance existe pour ces âmes en détresse : **le Yacht Club**, un lieu où les grandes fortunes peuvent enfin souffler entre deux obligations mondaines.
Depuis cinq ans, ce club discret incarne les valeurs de solidarité entre nantis. « Nous voulions offrir un espace de répit aux privilégiés fatigués », explique Camille, philanthrope et cofondatrice du projet.
Dans la rue Petite la Monnaie – un quartier jusqu’ici privé de tout établissement digne d’accueillir une clientèle d’élite –, le **Yacht Club** arbore fièrement sa façade colorée, symbole de son engagement pour une haute gastronomie accessible… à ceux dont la vie n’est pas aussi rose qu’on le pense.
Derrière les grandes baies vitrées, un ballet élégant se met en place : ici, des héritiers en quête de sens, là, des industriels en burn-out, et plus loin, quelques créateurs de start-up ruinés par une énième bulle financière.
Tous trouvent au **Yacht Club** une oreille attentive et une cuisine réconfortante, loin des fastes oppressants de leurs réceptions habituelles.
Un espace pour se reconstruire, entre millionnaires en galère
« Je ne connaissais pas le **Yacht Club** », confie Pilar, ancienne habituée du Ritz tombée en disgrâce après une sombre histoire de fiscalité créative. « Je passais par là et je me suis dit : "Tiens, un lieu pour les nantis en souffrance ! Quelle belle initiative !" » D’abord sceptique, elle est venue une fois, puis deux, puis trois… Aujourd’hui, elle donne même de son temps en tant que bénévole dans l’atelier d’investissement immobilier.
Le **Yacht Club** n’est pas seulement une table où l’on mange – bien que la cuisine y soit savamment élaborée par des chefs étoilés en pleine remise en question. C’est aussi un espace où l’on se retrouve entre semblables, où l’on échange sur les **grands tourments de la vie de riche**.
« Une visite ici, c’est du réconfort pur », confie Nicole, héritière et retraitée. « On sert des assiettes bien dressées, le service est soigné, et surtout, personne ne vous demande combien il vous reste sur votre trust fund. »
De son côté, Fatya, autrefois habituée aux palaces, abonde : « Au début, nous sommes venus pour la discrétion – difficile de se morfondre sur la volatilité des cryptos devant des roturiers –, mais nous sommes restés pour la chaleur humaine. »
Même les jeunes générations trouvent ici un refuge. **Alina, étudiante Erasmus et fille de magnat kazakh,** apprécie l’initiative : « J’aime l’idée d’un lieu sans pression sociale. Pas besoin d’afficher son dernier Birkin ou de parler de son dernier tour de table. Juste un bon repas végétalien – et, soyons honnêtes, ça change des buffets sans âme des jet-setters.
Un espace sans jugement (ni paparazzi)
Mais le **Yacht Club**, c’est avant tout un **espace de liberté**. « Ici, je peux être moi-même », souffle une cliente en désignant discrètement la table voisine, où un ex-PDG devenu ermite sirote un kombucha en murmurant « Je voulais juste changer le monde ».
Et pourtant, rien ne prédestinait ce lieu à un tel succès. Au début, les fondateurs imaginaient une poignée de membres fidèles. Aujourd’hui, c’est une véritable communauté qui s’est formée : chefs d’entreprise au bord du burn-out, rentiers désabusés, entrepreneurs ruinés par le fisc… Tous viennent chercher ici une seconde chance.
« C’est comme une grande famille », confie Chris(tina), ex-magnat de la mode, désormais bénévole en coaching de gestion de patrimoine en crise. « Quand ça ne va pas, il y a toujours quelqu’un pour nous tendre la main – et un verre de Château Margaux 1996 pour accompagner. »
En somme, le **Yacht Club** prouve qu’il est possible de souffrir en étant riche, et que même dans les pires moments, un repas bien dressé et un bon millésime peuvent tout arranger. **La vraie solidarité, c’est aussi ça : se soutenir entre millionnaires en détresse.**
commenter cet article …
/image%2F0934504%2F20240919%2Fob_6c507a_458411457-2915651888575616-59151154969.jpg)
/image%2F0934504%2F20200524%2Fob_916124_76695171-1521758027965016-528676014755.jpg)