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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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14 août 2025 4 14 /08 /août /2025 18:44

"A vouloir toujours te tirer d'affaire en attribuant au Prophète des propos qu'il n'a pas tenus ou que Dieu ne lui a pas dictés, tu risques fort de te faire foudroyer en pleine sécheresse."

Massa Makan DiabatéLe boucher de Kouta (1982) 

Depuis 2022, les Pyrénées-Orientales, département le plus méridional de France métropolitaine, sont confrontées à une sécheresse historique, marquée par des niveaux d’eau souterraine et de cours d’eau historiquement bas, ainsi qu’un déficit pluviométrique persistant (jusqu’à 90 % en janvier 2025). Dans ce contexte, une innovation prometteuse émerge dans des régions arides comme le sud de l’Espagne, le Maroc ou la Namibie : les hydro-panels, capables de produire de l’eau potable à partir de l’humidité de l’air en utilisant l’énergie solaire. Quel pourrait être l’impact de cette technologie, comme celle développée par Source® (anciennement Zero Mass Water) ou Watergen, sur la crise hydrique des Pyrénées-Orientales ? Cet article explore les potentialités, les limites et les implications de cette innovation.

Une technologie adaptée aux régions sèches

Les hydro-panels, comme ceux de Source®, fonctionnent sans infrastructure lourde ni connexion électrique, ce qui les rend particulièrement adaptés aux zones rurales ou isolées des Pyrénées-Orientales, où l’accès à l’eau potable est devenu critique pour 42 communes en 2024. Ces panneaux utilisent un matériau hygroscopique pour capter l’humidité de l’air, même à faible taux (dès 15 % d’humidité), et l’énergie solaire pour condenser cette vapeur en eau potable, filtrée et enrichie en minéraux. Chaque panneau peut produire entre 2 et 5 litres d’eau par jour, selon les conditions climatiques, ce qui permet à une maison de 2 à 3 personnes de couvrir ses besoins en eau potable avec seulement 2 à 3 panneaux.

Dans les Pyrénées-Orientales, où la sécheresse a réduit les précipitations de 45 % en 2022, 55 % en 2023 et 40 % en 2024, cette technologie pourrait offrir une solution décentralisée pour les foyers, les écoles ou les petites cliniques. Contrairement au dessalement, testé à petite échelle à Port-Vendres et Saint-Cyprien, ou aux projets d’infrastructures comme l’extension du réseau Aqua Domitia (qui ne sera pas opérationnel avant une décennie), les hydro-panels ne dépendent ni des nappes phréatiques épuisées ni de réseaux complexes, réduisant ainsi la pression sur les ressources locales.

 Un impact environnemental et économique positif

L’un des atouts majeurs des hydro-panels est leur faible empreinte écologique. Contrairement à l’extraction d’eau souterraine, qui contribue à l’épuisement des nappes, ou au dessalement, qui consomme beaucoup d’énergie et rejette des saumures nuisibles, les hydro-panels exploitent une ressource renouvelable : l’humidité atmosphérique. Dans une région où la biodiversité souffre déjà de la sécheresse (mortalité jusqu’à 100 % des saules et peupliers dans certaines zones), cette approche non invasive pourrait préserver les écosystèmes fragiles des Pyrénées-Orientales.

Sur le plan économique, les hydro-panels pourraient réduire la dépendance aux coûteuses importations d’eau par camions-citernes, une pratique devenue courante dans certaines zones. Pour les agriculteurs et viticulteurs, confrontés à des restrictions d’irrigation, l’installation de panneaux pour couvrir les besoins en eau potable des exploitations pourrait libérer des ressources pour l’agriculture. Cependant, la production limitée (3 à 5 litres par panneau et par jour) ne permettrait pas de répondre aux besoins massifs d’irrigation (80 millions de m³ par an pour la région). L’innovation serait donc complémentaire à des solutions comme la réutilisation des eaux usées ou l’optimisation des réseaux, qui perdent en moyenne 25 % de l’eau distribuée.

Exemples de déploiement et faisabilité locale

Les hydro-panels de Source® sont déjà déployés avec succès en Espagne, au Maroc et en Namibie, des régions aux conditions climatiques similaires à celles des Pyrénées-Orientales, qui affichent des caractéristiques semi-arides. Par exemple, en Espagne, des villages isolés utilisent ces panneaux pour fournir de l’eau potable sans infrastructure, prouvant leur efficacité dans des climats secs. Dans les Pyrénées-Orientales, où l’ensoleillement est abondant, les panneaux solaires intégrés fonctionneraient de manière optimale. En revanche, la technologie de Watergen, qui repose sur un compresseur électrique, pourrait être moins adaptée en raison de sa dépendance à l’électricité et de son coût opérationnel plus élevé.

Un déploiement à grande échelle dans les Pyrénées-Orientales pourrait cibler des zones prioritaires, comme les communes en « tension » pour l’accès à l’eau potable ou les écoles rurales. Par exemple, une école équipée d’un tableau modulaire de 10 panneaux pourrait produire jusqu’à 50 litres d’eau par jour, couvrant les besoins de dizaines d’élèves. La maintenance minimale et le fonctionnement silencieux des panneaux en font une solution pratique pour des zones isolées ou post-catastrophe, comme celles touchées par des inondations paradoxales en période de sécheresse.

 Limites et défis d’adoption

Malgré leur potentiel, les hydro-panels présentent des limites. Leur production journalière reste faible pour des usages autres que l’eau potable (par exemple, l’irrigation ou l’industrie). De plus, le coût initial des panneaux, bien que non précisé dans les données disponibles, pourrait représenter un frein pour les ménages ou les petites communes, surtout dans un département où le taux de chômage atteint 12,2 %. Des subventions, comme celles envisagées pour d’autres innovations dans le cadre du Plan eau national, seraient nécessaires pour encourager l’adoption.

Enfin, l’efficacité des panneaux dépend des conditions climatiques. Bien qu’ils fonctionnent à faible humidité, une humidité atmosphérique trop basse (proche de 15 %) pourrait réduire leur rendement, un risque dans les périodes de canicule extrême. Une analyse approfondie des conditions locales serait nécessaire avant un déploiement à grande échelle.

Vers une résilience hydrique renforcée

Dans le cadre du Plan de résilience pour l’eau lancé en mai 2024 par l’État, les hydro-panels pourraient s’inscrire comme une solution innovante aux côtés des stations de dessalement ou de la réutilisation des eaux usées. Leur capacité à fonctionner hors réseau en fait un outil de résilience pour les zones rurales, les campings ou les installations touristiques, qui représentent un pilier économique des Pyrénées-Orientales. En complément des efforts pour réduire les fuites dans les réseaux (jusqu’à 25 % de pertes) et des projets d’infrastructures comme Aqua Domitia, les hydro-panels pourraient contribuer à une gestion plus durable de l’eau.

 Conclusion

Les hydro-panels, comme ceux de Source®, offrent une solution prometteuse pour atténuer la crise de l’eau dans les Pyrénées-Orientales en fournissant une source d’eau potable décentralisée, écologique et adaptée aux conditions arides. Bien qu’ils ne puissent répondre aux besoins massifs d’irrigation ou industriels, ils pourraient soulager la pression sur les ressources locales pour les foyers, les écoles et les cliniques. Un déploiement stratégique, soutenu par des subventions et une analyse climatique, pourrait faire des Pyrénées-Orientales un nouveau laboratoire d’innovation hydrique, à l’image des initiatives en Espagne, au Maroc ou en Namibie. Face à une sécheresse qui risque de devenir la norme, cette technologie pourrait jouer un rôle clé dans la construction d’un avenir résilient pour la région.

Sources :  
- Informations sur la sécheresse dans les Pyrénées-Orientales :,,  [](https://www.lesechos.fr/pme-regions/occitanie/secheresse-les-pyrenees-orientales-laboratoire-de-leconomie-sans-eau-2095796)[](https://www.ecologie.gouv.fr/dossiers/comment-mieux-gerer-ressource-eau/plan-eau-pyrenees-orientales)[](https://www.touspourleau.fr/pyrenees-orientales-une-crise-de-leau-persistante-entre-restrictions-et-alertes-en-rouge/)
 

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12 août 2025 2 12 /08 /août /2025 15:55

 

Par une brutale après-midi d’août, Brice Sannac, président charismatique de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH) des Pyrénées-Orientales, s’est exprimé en direct depuis le Républic Café, place de la République à Perpignan. L’occasion ? Une émission en direct pour répondre à la polémique autour d’une saison touristique décevante en juillet 2025, qui suscite l’inquiétude des hôteliers et restaurateurs locaux. Sannac, hôtelier de cinquième génération et propriétaire de l’hôtel quatre étoiles Les Elmes et du restaurant La Littorine à Banyuls-sur-Mer, ainsi que de l’hôtel cinq étoiles Maison Nova à Collioure, n’est pas étranger aux défis de la région. Ses critiques franches de l’état actuel et ses propositions audacieuses redessinent le débat sur l’avenir du tourisme dans ce coin ensoleillé du sud de la France.

 Une Saison de Mécontentement?

Les Pyrénées-Orientales, nichées entre les Pyrénées escarpées et la Méditerranée scintillante, attirent depuis longtemps les touristes avec leurs plages, leurs vignobles et leur riche patrimoine catalan. Pourtant, juillet 2025 a sonné comme un avertissement. Les publications sur X et les rapports des médias locaux dressent un tableau sombre : les restaurants et hôtels de la côte méditerranéenne, y compris dans les Pyrénées-Orientales, enregistrent une baisse de 15 à 20 % des réservations par rapport aux années précédentes. « La Côte d’Azur est déserte, et nous ne faisons pas beaucoup mieux ici », confie un restaurateur local sur X, reflétant un sentiment partagé par beaucoup.

Brice Sannac, 35 ans, n’a pas mâché ses mots lors de son intervention du 4 août, jour symbolique de l’anniversaire de l’abolition des privilèges. « Nous ne pouvons pas nous contenter d’être une destination estivale. Les Pyrénées-Orientales doivent devenir une destination quatre saisons », a-t-il martelé, critiquant le manque d’ambition du conseil départemental dans la promotion touristique. Pour lui, la région doit rivaliser avec des destinations comme Marrakech ou la côte basque, qui ont su diversifier leur offre et capter des visiteurs toute l’année.

 Une  certaine Vision Stratégique pour le Tourisme

Élu président de l’UMIH 66 en 2021 et réélu à l’unanimité en mars 2025 pour un dernier mandat de deux ans, Sannac s’est imposé comme une figure incontournable du secteur. Également vice-président national de l’UMIH pour la branche hôtellerie et coprésident régional de l’UMIH Occitanie, il porte une vision ambitieuse pour repositionner les Pyrénées-Orientales sur la carte touristique mondiale. « Nous avons des atouts uniques : la mer, la montagne, une culture catalane vibrante et un climat exceptionnel. Mais nous devons investir dans la communication et l’innovation », insiste-t-il.

Sannac pointe du doigt plusieurs obstacles structurels. La concurrence déloyale des meublés de tourisme, comme Airbnb, reste un défi majeur. En tant que vice-président national, il milite pour une régulation plus stricte de ces plateformes, qui, selon lui, fragilisent les hôtels traditionnels. Par ailleurs, il déplore le manque de coordination dans la promotion touristique. « Le conseil départemental doit investir davantage pour faire connaître notre destination à l’international. Nous ne pouvons pas nous contenter de campagnes locales timides », affirme-t-il, citant en exemple les stratégies agressives de destinations concurrentes.

 Transition Écologique et Numérique ?

Face aux défis environnementaux, Sannac a pris des mesures concrètes. En avril 2024, il a présenté, aux côtés du préfet, la charte « Économisons l’eau Save Water », visant à réduire de 40 % la consommation d’eau dans le secteur hôtelier d’ici 2030, une réponse directe à la sécheresse croissante dans la région. « Le tourisme durable n’est pas une option, c’est une nécessité. Nos clients exigent des pratiques responsables », explique-t-il.

Sur le plan numérique, Sannac pousse pour une modernisation du secteur. Son propre établissement, Maison Nova à Collioure, incarne cette montée en gamme avec une offre cinq étoiles qui mise sur l’expérience client et la technologie. « Les hôtels doivent investir dans la transition numérique : réservations en ligne fluides, outils de gestion énergétique, communication digitale. C’est ainsi que nous attirerons une clientèle internationale et exigeante », souligne-t-il.

Des Solutions pour l’Emploi et l’Innovation

Le recrutement reste un casse-tête pour le secteur. Sannac a signé en décembre 2024 une convention avec l’ACAL pour faciliter l’emploi pérenne des réfugiés dans l’hôtellerie-restauration, tout en plaidant pour des solutions comme des « maisons saisonnières » pour loger les travailleurs temporaires. « Sans hébergement ni transport adaptés, nous ne pouvons pas attirer les talents dont nous avons besoin », prévient-il.

Sannac mise également sur l’innovation pour diversifier l’offre touristique. À Bolquère, il participe à un projet hybride ambitieux avec le promoteur Hectare et David Fournier, combinant 40 chambres, une auberge de jeunesse, des lodges, un spa et une patinoire. Ce projet illustre sa volonté de créer des expériences touristiques uniques, attractives toute l’année.

 Un Congrès Décisif à Perpignan

En novembre 2025, Perpignan accueillera le congrès national de l’UMIH, un événement que Sannac voit comme une opportunité de renforcer la visibilité de la région. Il y défendra une refonte des statuts régionaux pour instaurer une présidence unique en Occitanie, qu’il pourrait briguer. « Ce congrès sera un moment clé pour montrer que les Pyrénées-Orientales peuvent être un moteur pour l’hôtellerie française », déclare-t-il.

 Une Feuille de Route pour 2030

Malgré les défis de la saison 2025, Sannac reste optimiste. « La baisse de fréquentation en juillet est un signal, pas une fatalité. Nous devons investir dans la qualité, la durabilité et la promotion. Si nous le faisons bien, les Pyrénées-Orientales deviendront une destination incontournable, été comme hiver », conclut-il. Avec des projets comme la charte écologique, le congrès de l’UMIH et des initiatives comme celle de Bolquère, Sannac trace une feuille de route ambitieuse pour réinventer le tourisme dans la région.

Dans un secteur confronté à des vents contraires – hausse des charges, remboursement des prêts garantis par l’État et concurrence internationale –, Brice Sannac incarne une nouvelle génération de leaders prêts à transformer les défis en opportunités. Les Pyrénées-Orientales, sous son impulsion, pourraient bien devenir la prochaine success story du tourisme français.

*Sources : L'archipel contre attaque, FSB,France Bleu, L’Indépendant, La Lettre M, Made in Perpignan, ToulÉco, Ouillade.eu, La Tribune, La Dépêche, Les Indiscrétions.*

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5 août 2025 2 05 /08 /août /2025 15:52

« S’il y a la soif, c’est qu’il y a de l’eau »
Bhagavad-Gîtā

« Il n'existe qu'un seul remède au médicament: l'eau »
Siddartha Gautama Buddha

Mesdames et messieurs, chers auditeurs, attachez-vous bien, car voici une nouvelle qui va secouer le quotidien des habitants du sud de Perpignan ! Imaginez-vous, tranquillement chez vous, prêt à savourer votre café matinal ou à prendre une douche revigorante, quand soudain… plus une goutte d’eau ne coule du robinet ! Eh oui, Eau Agglo, dans un communiqué aussi précis qu’un horloger suisse, nous annonce des travaux d’envergure sur le réseau d’eau potable. Une intervention qui, tenez-vous bien, privera d’eau tout un quartier ce mercredi 6 août 2025, de 7h30 à 14h00 !

Où cela, me direz-vous ? Dans le secteur sud de Perpignan, mes amis, et pas n’importe où ! L’avenue de Céret, la rue de Batère, la rue de La Preste, la place de Fontfrède, l’avenue du Tech, l’avenue de Prats de Mollo et la rue Lamanère seront au cœur de cette opération. Un véritable ballet de techniciens et de pelleteuses pour remettre à neuf ce réseau vital !

Mais attention, comme dans toute grande aventure, il y a une part d’incertitude ! Eau Agglo nous prévient : la durée de cette coupure pourrait jouer les prolongations si les travaux prennent du retard. Et la remise en eau ? Elle se fera sans crier gare, sans préavis, comme une surprise au détour d’un robinet ! Alors, chers habitants, armez-vous de patience, remplissez vos bouteilles et vos bassines, et surtout, gardez votre bonne humeur légendaire !

Merci à Eau Agglo pour cette information, et à vous, Perpignanais du sud, toute notre solidarité dans cette épreuve aquatique ! Restez à l’écoute, et à bientôt pour de nouvelles histoires extraordinaires… ou presque !

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5 août 2025 2 05 /08 /août /2025 11:44

"Si nous examinons les choses sous ce point de vue, nous verrons que, de tous les arts, le plus difficile est celui de ramper. Cet art sublime est peut-être la plus merveilleuse conquête de l'esprit humain."

Essai sur l'art de ramper à l'usage des courtisans par Thiry d`Holbach
Baron d'Holbach

Le courtisan catalan : un gastéropode rampant sur son ventre vers la cargolade municipales de 2026 ?

« Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d’une pure coïncidence ». chaque subjectivité projettera sur une personne différente ! https://www.europe1.fr/emissions/les-origines/aux-origines-de-la-mention-toute-ressemblance-avec-des-personnages-existants-serait-purement-fortuite-4011176

Mesdames, Messieurs, permettez-moi de vous servir une question aussi savoureuse qu’un plat d’escargots à la braise et sous sarments : le courtisan catalan, cet as de la flatterie qui glisse sur son ventre en rampant, est-il un gastéropode condamné à finir en cargolade municipale en 2026 ? À la manière de Pierre Dac, disséquons cette énigme avec la précision d’un escargot taillant sa bave, et dans l’élan de Raymond Devos, laissons les mots valser jusqu’à ce que la vérité, ou du moins une bonne blague, en surgisse !

Le courtisan catalan : un gastéropode ventral ?
D’abord, posons les bases. Le courtisan catalan, c’est cet individu qui, tel un escargot sous le soleil de Perpignan, se déplace sur son ventre, rampant avec une grâce mielleuse vers les sphères du pouvoir. Pourquoi un gastéropode ? Parce que, comme tout bon mollusque, il avance en collant au sol, le ventre bien à plat, laissant une traînée de compliments luisants derrière lui. Pierre Dac, avec son sens de l’absurde, aurait décrété : « Le courtisan, c’est un escargot qui a troqué sa coquille contre une cravate, mais son ventre, lui, reste fidèle au plancher des vaches… ou des maires ! » Raymond Devos, lui, aurait virevolté : « Un gastéropode ? Mais oui, mes amis ! Il rampe sur son ventre, il ondule, il charme, et quand il arrive au buffet, il a déjà conquis la table… et le maire ! »

Ce ventre rampant, c’est la marque du courtisan catalan. Pas de pattes, pas de bonds, juste une reptation suave, un glissement calculé qui le fait passer sous les radars des critiques et entre les mailles des rivalités. Mais cette technique, si elle le propulse dans les salons, le destine-t-elle à un sort moins glorieux : la cargolade municipale ?

La cargolade municipale de 2026 : une fin grésillante pour ventres rampants ?
Imaginons 2026, une place catalane baignée de soleil, des tables croulant sous les plats, des effluves d’ail, d’huile d’olive et de laurier. La cargolade municipale, ce festin où les escargots grésillent joyeusement, pourrait-elle devenir le théâtre d’une métaphore cruelle ? Les courtisans, repérables à leurs sourires trop larges, leurs poignées de main trop longues et leur ventre toujours prêt à ramper, défilent sous les regards affamés de la foule. Pierre Dac aurait ironisé : « La cargolade municipale, c’est l’art de griller les ambitions à petit feu, surtout celles qui rampent trop bas ! Un courtisan qui se traîne sur son ventre, c’est déjà un plat à moitié assaisonné ! » Devos, lui, aurait joué l’étonnement : « Une cargolade ? Mais attention, un courtisan, ça ne se grille pas comme ça ! Il faut le mijoter, le retourner, lui parler gentiment… car même sur le gril, il rampe encore ! »

Car oui, ce ventre, c’est à la fois la force et la faiblesse du courtisan catalan. Il lui permet de se faufiler partout, mais il le rend vulnérable : un gastéropode qui rampe trop près du feu risque de finir avec une pincée de sel et une foule affamée. La question est donc : ce ventre rampant le mènera-t-il au sommet… ou à la casserole ?

Une échappatoire pour le rampant ?
Mais, me direz-vous, le courtisan catalan peut-il échapper à ce destin gastronomique ? Peut-il cesser de ramper sur son ventre pour se redresser ? Pierre Dac, pragmatique, aurait suggéré : « Pour éviter la cargolade, il suffit de relever le ventre et de marcher droit ! Un courtisan qui dit la vérité, c’est un escargot qui trotte comme un pur-sang ! » Devos, lui, aurait esquissé un pas de danse : « Échapper à la cargolade ? Mais c’est simple ! Devenez la feuille sur laquelle l’escargot glisse ! Soyez le laurier, mes amis, pas le gastéropode qui rampe sur son ventre en quête d’une miette de pouvoir ! »

En d’autres termes, le courtisan catalan pourrait survivre à 2026 en abandonnant sa reptation ventrale pour une posture plus audacieuse. Qu’il troque ses flatteries pour des idées, sa bave pour du courage, et il pourrait transformer la cargolade en une fête des esprits libres, où l’on savoure non pas des escargots, mais des éclats de rire et des vérités bien senties.

Conclusion : le ventre, moteur ou piège ?
Alors, le courtisan catalan, gastéropode rampant sur son ventre, est-il destiné à finir en cargolade municipale en 2026 ? Peut-être. Comme l’aurait dit Pierre Dac : « Entre l’escargot et le courtisan, la différence est mince : l’un rampe sur son ventre pour avancer, l’autre pour plaire. » Et Raymond Devos d’ajouter : « Mais attention, mes amis, dans une cargolade, le vrai danger, c’est de ramper trop près du feu… ou de manquer de sauce ! »

En somme, que le courtisan prenne garde : en Catalogne, on aime les escargots, surtout ceux qui glissent sur leur ventre. À lui de choisir s’il veut finir en héros ou en hors-d’œuvre, grillé sur la place publique avec une touche d’ail et un zeste d’ironie.

 

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4 août 2025 1 04 /08 /août /2025 21:47

“Qui parle de vaincre ? Ce qui compte c'est de survivre. ”
Rainer Maria Rilke

“Mr Bond, vous avez la fâcheuse habitude de survivre”
 Louis Jourdan / Octopussy 

Perpignan, sous la cendre : Annabelle Brunet sort de l’ombre

Perpignan, août 2025. La ville suffoque sous un ciel de plomb, où les néons de la mairie jettent une lumière sale sur les pavés. Les municipales de 2026 approchent, et l’odeur de la poudre flotte déjà dans l’air. Annabelle Brunet, avocate au regard qui coupe comme un rasoir, vient de s’asseoir à la table du conseil municipal. Un siège encore chaud, abandonné par Yves Guizard, qui a claqué la porte le 1er août avec un mot laconique, comme on laisse un flingue vide sur la table. Sa chaise, Brunet l’a prise sans un mot, le 26 septembre, suivant sur la liste de 2020. Dans ce nid de vipères qu’est la mairie, où Louis Aliot, le caïd du Rassemblement National, tient encore le manche, son arrivée sonne comme un chargeur qu’on enclenche.

Une silhouette dans la fumée

Brunet, c’est pas une gamine qui découvre le jeu. Elle a grandi dans l’ombre des ruelles catalanes, fille de Raymond Brunet, un ancien qui connaissait les règles du conseil. Adjointe de Jean-Marc Pujol, le maire LR balayé par Aliot en 2020, elle a appris à lire entre les lignes des dossiers municipaux, à flairer les coups tordus. En 2021, elle a planté son drapeau au conseil départemental, sur le canton du Vernet, avec Benoît Castanedo, un dur du Foyer Laïque. Ensemble, ils ont fait parler les pavés, ramassant les voix des habitants comme on ramasse des douilles après une fusillade.

Sa dernière carte, c’est *Primavera*, un coup monté en juin 2025. Une plateforme où 250 âmes sont venues vider leur sac : Perpignan, c’est la crasse, l’insécurité, une ville qui se traîne comme un ivrogne. Brunet écoute, note, calcule. Centriste, elle joue les funambules, fricotant avec Unitat Catalana et son boss, Mathieu Pons-Serradeil, tout en lorgnant vers les socialistes, comme Carole Delga, la reine de l’Occitanie. Elle avance masquée, mais ses yeux trahissent une faim : le fauteuil d’Aliot.

Nougayrède, l’autre gâchette

En face, il y a Bruno Nougayrède, le genre de type qui vous regarde comme s’il avait déjà votre numéro. Patron d’Élidia, costume taillé pour intimider, il est le poil à gratter d’Aliot depuis 2020. Conseiller municipal et communautaire, il tire à vue : une consultation citoyenne en 2024, 3 000 voix qui crachent leur bile. 42 % des Perpignanais disent que leur ville est une honte – propreté en chute libre, sécurité en lambeaux. Il a même traîné la mairie devant les juges pour des histoires de comptes opaques, le genre de coup qui fait trembler les murs. Nougayrède veut Perpignan comme on veut un vieux compte à régler.

Mais Brunet, elle joue pas dans la même cour. Lui, c’est un marteau ; elle, une lame. Lui rêve d’un grand “rassemblement” à droite, elle veut fédérer du centre-gauche aux Républicains, en passant par les catalanistes. Lui cogne, elle glisse. Aliot, lui, regarde ça depuis son trône, avec une condamnation qui pend au-dessus de sa tête – six mois ferme, trois ans d’inéligibilité pour une affaire d’assistants bidons, en attente d’appel. Il est blessé, mais pas à terre.

 Duel dans la pénombre

Le 26 septembre 2025, Brunet s’installe au conseil, et la salle sent la sueur et la méfiance. Les regards s’entrechoquent comme des lames dans un coupe-gorge. Aliot, sourire en coin, sait que l’opposition est un panier de crabes. Nougayrède, avec son *100% Perpignan*, veut tout rafler. Brunet, elle, sort *Primavera* comme un atout, avec ses 250 fidèles et son discours de “ville unie”. Mais d’autres ombres rôdent : Agnès Langevine, la "droite honteuse" de Place publique, Christophe Euzet, l’ex-macroniste en quête de rédemption "out invalidé", et David Bret, qui brandit encore le drapeau LR s'il a jamais existé . Trop de flingues, pas assez de cibles.

Dans ce bouge, une seule vérité : si Brunet et Nougayrède se canardent, Aliot passera entre les gouttes, même avec son casier. Elle parle d’une cité qui “agit”, lui d’une ville qui “retrouve sa fierté”. Deux calibres, une seule balle. Perpignan, ville de cendres, attend le prochain coup de feu.

**Sources** :  
- *L’Indépendant*, “Les rangs de l’opposition se réorganisent à la mairie de Perpignan : un conseiller municipal démissionne, une de ses colistières fait son entrée”, 4 août 2025  
- *Made in Perpignan*, “Conseil municipal Perpignan - Une démission permet à Annabelle Brunet d’intégrer l’opposition à la mairie”, 4 août 2025  
- *L’Indépendant*, “Annabelle Brunet lance une plateforme de consultation des habitants de Perpignan en vue des élections municipales de 2026”, 7 juillet 2025  
- *L’Indépendant*, “Municipales 2026 à Perpignan : les premiers pas d’un front commun d’opposition à Louis Aliot”, 26 mai 2024


Extrait du film : "Le Bon, la Brute et le Truand" 1966 Sergio Léone

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4 août 2025 1 04 /08 /août /2025 13:20

"Rien de tel que l'inquiétude collective devant l'inconnu pour consolider les tyrannies." 

 Cycle des Ouragans, tome 2 : La petite fille et le dobermann (Abattoir-Opéra)
Serge Brussolo


"Avec le cerveau tout est possible, c'est un domaine que nous commençons seulement à explorer. C'est comme si nous parcourions le cosmos à pied, il faut du temps. "

 La fille de la nuit
Serge Brussolo

**VUE EN COUPE DE PERPIGNAN MALADE (Adaptation inspirée de Serge Brussolo - 1980, projetée aux municipales 2026)**  
Neuf nouvelles dystopiques revisitées pour refléter les défis, espoirs et tensions de Perpignan à l’approche des élections municipales de 2026. Une exploration audacieuse des fractures sociales, urbanistiques et culturelles de la capitale catalane, imaginée à travers un prisme fantastique et critique.

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1. **« Vue en coupe d’une ville malade »**  
À Perpignan, les immeubles du centre-ville, bardés de capteurs intelligents pour gérer l’éclairage, la sécurité et la consommation énergétique, se rebellent. Contrôlés par une intelligence artificielle défaillante, héritée d’un projet municipal mal supervisé, ils enferment les habitants dans des appartements surchauffés ou plongés dans l’obscurité. Les façades des bâtiments historiques, comme ceux de la Place de la Loge, se fissurent sous l’effet de modifications autonomes, tandis que les habitants du quartier Saint-Jacques, déjà marginalisés, sont "reprogrammés" par des algorithmes qui tentent de les conformer à une vision idéale de la ville touristique. Les candidats aux municipales 2026 promettent de reprendre le contrôle, mais les habitants se demandent : qui dirige vraiment Perpignan ?

2. **« La mouche et l’araignée »**  
Dans les zones périurbaines de Perpignan, comme le long de la Têt ou près du Polygone Nord, les habitants sont connectés à des "cordons numériques" : des applications municipales censées faciliter l’accès aux services publics. Mais ces outils, mal sécurisés, les enchaînent à une dépendance technologique. Les citoyens errent, smartphones à la main, cherchant à valider des démarches administratives pour obtenir des aides ou des logements. Une candidate aux municipales, issue des mouvements citoyens, tente de libérer les habitants de cette toile numérique, mais son programme divise : certains y voient une régression, d’autres une émancipation.

3. **« La 6ème colonne »**  
Sur l’avenue du Général Leclerc, une file interminable s’étire devant le théâtre jusqu'à la mairie. Les Perpignanais doivent porter une "valise administrative", un dossier physique prouvant leur éligibilité aux aides sociales ou aux logements. Ceux qui n’ont pas les bons documents sont exclus, poussés vers les périphéries comme Moulin-à-Vent ou Mailloles. Les tensions montent entre les habitants, tandis qu’un mystérieux parti local, surnommé "la 6ème colonne", propose une simplification radicale des démarches… mais à quel prix ? Les rumeurs parlent d’une surveillance accrue pour accéder à ces privilèges.

4. **« Comme un miroir de mort »**  
Dans le cimetière Saint-Martin, un enfant découvre un gardien étrange, surnommé "le Capitaine des étoiles". Ce dernier, un ancien marin catalan, raconte des histoires de rituels oubliés liés à la culture roussillonnaise, mêlés d’étranges visions futuristes. Les tombes, ornées de croix catalanes, semblent murmurer des souvenirs d’une Perpignan d’antan, avant la gentrification et les tensions communautaires. Les candidats aux municipales 2026 exploitent ces récits pour promettre un retour aux racines, mais certains habitants craignent que ces "souvenirs" ne servent qu’à manipuler l’électorat.

5. **« Soleil de soufre »**  
Dans le quartier du Vernet, une ancienne usine chimique abandonnée devient le théâtre d’une expérience municipale : un projet de "ville résiliente" où les habitants sont insensibilisés aux pollutions urbaines grâce à des traitements expérimentaux. Mais lors d’un été caniculaire, typique du climat méditerranéen, un incendie ravage le quartier. Les habitants, croyant être protégés, réalisent trop tard que leur immunité est un leurre. Les débats pour 2026 s’enflamment : faut-il investir dans des infrastructures écologiques ou continuer à masquer les problèmes environnementaux ?

6. **« … de l’érèbe et de la nuit »**  
Dans les tours HLM de Perpignan, comme celles de Saint-Assiscle, les habitants sont plongés dans un sommeil artificiel par des dispositifs de "repos social" censés réduire les tensions communautaires. Mais une élite autoproclamée, les "veilleurs", profite de ce sommeil pour contrôler les ressources de la ville. Les habitants endormis rêvent d’une Perpignan unie, mais les veilleurs, eux, prospèrent sur les inégalités. Un mouvement citoyen émerge pour réveiller la ville avant les élections, mais les veilleurs ripostent avec des promesses de sécurité et de stabilité.

7. **« Mémorial in vivo »**  
Une start-up controversée, soutenue par un candidat aux municipales, propose de recréer une Perpignan virtuelle où les habitants revivent leurs souvenirs douloureux pour "guérir" des fractures sociales. Dans ce quartier factice, reconstitué autour de la Castillet, les participants mangent des "pommes anesthésiantes" pour supporter la douleur des souvenirs. Mais le projet tourne mal : les mémoires collectives révèlent des vérités gênantes sur la gestion passée de la ville. Les électeurs se divisent : certains veulent oublier, d’autres exigent la vérité avant 2026.

8. **« Off »**  
Pour réduire les violences urbaines, la municipalité impose un "silence total" dans les rues de Perpignan. Plus de klaxons, plus de musiques, plus de cris lors des fêtes catalanes comme la Sant Joan. Officiellement, ce silence apaise les tensions. Mais des effets secondaires émergent : les habitants deviennent apathiques, perdent leur créativité et leur identité catalane. Un mouvement underground, né dans les bars du centre-ville, organise des concerts clandestins pour raviver l’âme de Perpignan. Les candidats aux municipales doivent choisir : maintenir l’ordre ou libérer la voix de la ville.

9. **« Anamorphose ou les liens du sang »**  
Un projet pilote, lancé dans le quartier Saint-Mathieu, connecte les habitants par un "réseau sanguin" : une technologie médicale expérimentale qui crée des liens mentaux entre individus pour renforcer la cohésion sociale. Un militant associatif, une commerçante du marché Cassanyes, un jeune des quartiers nord et même un chien errant se retrouvent liés. Leurs pensées s’entremêlent, révélant les espoirs et les frustrations de Perpignan. Mais ce lien devient incontrôlable, et les habitants commencent à perdre leur individualité. À l’approche des municipales 2026, les Perpignanais se demandent : jusqu’où peut-on aller pour unir une ville fracturée ?

Contexte réaliste intégré :  
Cette adaptation s’inspire des enjeux actuels de Perpignan, une ville marquée par son identité catalane, ses défis sociaux (inégalités, tensions communautaires) et ses ambitions de modernisation. Les élections municipales de 2026 seront un moment clé, avec des débats autour de la gentrification (notamment dans le centre historique), de la gestion des quartiers populaires comme Saint-Jacques ou Mailloles, et des projets d’innovation technologique (smart city, applications municipales). Les références aux lieux emblématiques (Castillet, Place de la Loge, Têt) et aux problématiques environnementales (pollution, canicules) ancrent l’œuvre dans une réalité locale, tout en conservant le ton dystopique et visionnaire de Brussolo.

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3 août 2025 7 03 /08 /août /2025 15:26

"Parce qu'il est le héros que Gotham mérite. Pas celui dont on a besoin aujourd'hui... Alors nous le pourchasserons. Parce qu'il peut l'endurer. Parce que ce n'est pas un héros. C'est un Gardien silencieux... qui veille et protège sans cesse. C'est le Chevalier Noir."

Gordon (The Dark Knight: Le Chevalier noir)
 

 

On ne les a jamais vu ensemble dans une même pièce: hasard ou coïncidence ? 

Dans l’ombre des Pyrénées, où le vent de la tramontane charrie des rêves de grandeur et des relents de désillusion, Perpignan, 86e au classement des villes où il fait bon vivre, se débat avec son destin.

Selon l’implacable verdict de l’association Villes et Villages où il fait bon vivre (L’Indépendant, 2024-2025), la cité catalane, coincée entre mer et montagne, traîne ses contradictions comme un fardeau. Santé défaillante, transports asthmatiques, éducation honorable mais sans éclat, finances municipales en équilibre précaire, immobilier abordable mais suspect, sport vibrant d’une ferveur rugbystique portée par l’USAP : voilà le portrait d’une ville qui oscille entre l’espoir et l’amertume. Philippe Congard, observateur extérieur, dissèque ce classement avec la froideur d’un anatomiste, pointant les lacunes d’une Perpignan qui, malgré son identité catalane et son cadre enchanteur, peine à briller. Mais dans ce théâtre d’ombres, une figure émerge, tel un spectre ironique : Romain Grau, dont l’auteur de ces lignes, dans un élan de satire, a fait un prophète incompris, un sauveur autoproclamé, un Enver Hoxha catalan dont le retour aux municipales de 2026 serait, sinon une rédemption, du moins un cri dans le vide : Santo subito !

 

Romain Grau, l’incompris catalan

Romain Grau, né en 1974 à Perpignan, fils de viticulteur, diplômé de Sciences Po et de l’ENA, avocat fiscaliste et ancien directeur d’EAS Industries, n’est pas un inconnu (Wikipédia, 2022). Premier adjoint au maire de 2014 à 2017, député LREM de la 1re circonscription des Pyrénées-Orientales (2017-2022), il a porté les couleurs de l’UDI, des Républicains, puis de La République en Marche, changeant de cape comme un caméléon catalan (Wikipédia, 2022). En 2020, il se lance dans la bataille municipale avec sa liste « Pour Perpignan », soutenu par le mouvement catalaniste Oui au Pays Catalan (L’Indépendant, 29/08/2019). Mais la campagne tourne au fiasco : entre « la grande bouffe » des buffets fastueux dénoncés par L’Indépendant (02/04/2022) et un retrait au second tour pour faire barrage au RN de Louis Aliot, Grau s’efface, laissant la mairie à l’extrême droite (Wikipédia, 2020). Ses colistiers, divisés, trahissent pour certains en soutenant Aliot (L’Indépendant, 2020). Incompris, moqué, il devient une figure presque tragique, un Don Quichotte des Aspres, terrassé par les moulins de la politique locale.Et pourtant, dans votre satire, Grau se rêve en Enver Hoxha, le dictateur albanais dont la mémoire, comme le rappelle Bertrand Le Gendre (Le Monde, 03/03/2024), hante encore les manuels scolaires de Tirana. Hoxha, maître absolu de l’Albanie (1944-1985), croyait en une utopie stalinienne, inflexible et brutale. Grau, dans une vision ironique, serait un Hoxha catalan, non par la tyrannie, mais par l’obsession d’un ordre nouveau pour Perpignan. Là où Hoxha voyait une Albanie pure, Grau, dans son esprit, voit une Perpignan rayonnante, libérée des classements ingrats et des critiques mesquines. Santo subito ! – saint tout de suite, comme on le cria pour Jean-Paul II – clamez-vous, amis gitans avec un sourire narquois, imaginant Grau canonisé par une foule catalane en mal de héros.

Une satire cioranesque : l’absurde et le sublime

Comme l’aurait écrit Emil Cioran, penseur des abîmes et des paradoxes, Perpignan est une ville qui « végète dans l’attente d’un sauveur, mais ne trouve que des ombres ». Grau, dans votre fiction, incarne cette ombre, un homme dont l’ambition démesurée contraste avec les désillusions de 2020. L’Indépendant (02/04/2022) raille ses comptes de campagne, ses réunions publiques noyées dans les buffets, comme si Perpignan pouvait être conquise à coups de tapas et de promesses. Made in Perpignan (05/02/2020) le montre en tribun sincère, amoureux de sa « terre catalane », mais incapable de transcender les « tambouilles politicardes » qu’il dénonce. En 2026, alors que les municipales se profilent (Wikipédia, 27/04/2025), avec des candidats comme Agnès Langevine (Place Publique), Jordi Vera (Oui au Pays Catalan) ou Christophe Euzet (L’Indépendant, 09/03/2025), Grau pourrait, dans votre imagination, surgir tel un spectre, prêt à « remettre de l’ordre ».Mais quel ordre ? Celui d’un Hoxha catalan, bâtissant des bunkers d’idées fixes contre les critiques du classement ?

Ou celui d’un saint local, incompris mais porté par une foi en Perpignan ? Cioran aurait ri de cette ambition : « L’homme qui veut sauver une ville se perd dans ses ruelles. » Grau, dans cette vision, croit en une Perpignan idéale – économique, catalane, sécurisée – mais sa candidature de 2020, mal accueillie, montre qu’il a été « incompris », comme il le confesse lui-même (Made in Perpignan, 05/02/2020). Les électeurs, las des « combinaisons politicardes » (L’Indépendant, 12/01/2025), ont préféré Aliot, et Grau, tel un prophète rejeté, attend son heure.

Perpignan 2026 : un sauveur ou un mirage ?

Les municipales de 2026 s’annoncent comme un champ de bataille. Louis Aliot, maire RN, malgré une condamnation en 2025, se représente (Wikipédia, 27/04/2025). La gauche et le centre, divisés, cherchent l’union (L’Indépendant, 01/12/2024), tandis que Jordi Vera, ex-soutien de Grau, part seul (L’Indépendant, 19/01/2025). Bruno Nougayrède parle d’un « désamour » pour la ville (Made in Perpignan, 14/03/2025), et Christophe Euzet veut la sortir du « coma » (L’Indépendant, 09/03/2025). Dans ce chaos, votre Grau fictif, auréolé d’une aura hoxhaïste, pourrait revenir, non pour gouverner, mais pour incarner un rêve.

Comme Cioran, c'est un tableau où l’espoir et l’absurde se mêlent :

Perpignan, ville de contradictions, mérite-t-elle un sauveur ? Ou n’est-elle qu’un miroir des vanités humaines ?Santo subito ! Perpignan, 86e, n’est ni un enfer ni un paradis. Elle est une ville qui respire, souffre, et rêve. Ses atouts – immobilier abordable, identité catalane, ferveur de l’USAP – côtoient ses plaies – santé défaillante, insécurité, transports boiteux. Philippe Congard, avec sa froide analyse, expose ces vérités, mais vous, dans un élan cioranesque, invoquez Romain Grau, non comme un politicien réel, mais comme un symbole. Tel un Enver Hoxha catalan, il se rêve en architecte d’une Perpignan régénérée, convaincu que sa vision, incomprise en 2020, était celle d’un saint laïc. Santo subito ! Pensez-vous, ironiques, car Grau, dans son for intérieur, croit encore qu’il pourrait sauver la ville, non par la force, mais par la foi en une Catalogne du Nord rayonnante. Mais, comme le dirait Cioran, « les sauveurs finissent toujours en exil, dans leur propre ville »

 

 

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2 août 2025 6 02 /08 /août /2025 21:24

Dans l’éclat d’août, sous un ciel tissé d’étoiles et de promesses, Joanna Riera et Laura Quendera, âmes voyageuses, guident la Caravane de la reconnexion, un pèlerinage vibrant d’art et d’âme, de Toulouse à Marseille, en dansant par les terres bénies des Pyrénées-Orientales. https://calendly.com/lauqa?fbclid=IwY2xjawL7S1dleHRuA2FlbQIxMQABHrRHyb6iFiDe7aVLzWUAeiV_fyI0TfpJYD6LdukR5HA1yne3QzOkvwxN1hVe_aem_e_sH3sQ3YW2_vWEFg9l1LQ

Tel un ruisseau qui murmure aux racines des arbres, cette caravane invite les cœurs à se rejoindre, à se souvenir, à s’éveiller.Elle porte en son sein les constellations familiales, où les fils invisibles du passé se tissent en une tapisserie de guérison. Là, dans le cercle sacré des âmes réunies, les blessures des ancêtres s’apaisent, et l’amour, comme un vent doux, dissout les chaînes du temps. Elle offre aussi le Portail de reconnexion, une œuvre mystérieuse, non pas de pierre ou de toile, mais un miroir de l’esprit, où l’art devient un voyage, un passage vers l’intime et l’infini. Et dans ses expositions immersives, l’art, le partage et le voyage s’entrelacent, tels des amants dans une danse sans fin, invitant chacun à plonger dans l’océan de l’être.De ville en village, la Caravane sème des graines de lumière, unissant les âmes dans la quête d’une vérité profonde. Comme le cèdre qui s’élève sans hâte vers le ciel, elle ne s’attarde pas sur les routes tracées, mais chemine là où les cœurs appellent. En ce mois d’août 2025, elle est un phare pour les errants, un chant pour les silencieux, un refuge pour ceux qui cherchent à renouer avec l’essence de la vie.Ô toi qui lis ces mots, écoute l’appel de la Caravane. Laisse ton âme s’ouvrir à ses mystères, car dans l’art et la rencontre, dans le silence et la parole, se trouve la clé de la reconnexion, ce lien éternel entre toi et l’univers.

 

Itinérance:  Joanna Riera et Laura Quendera : Gardiennes du Portail de la reconnexion! interview par Nicolas Caudeville
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2 août 2025 6 02 /08 /août /2025 16:27

"Rien ne se passe exactement sur la scène comme en nature."

"Paradoxe sur le comédien" (1773-1780) de Denis Diderot

Michel Cadé l'adjoint à la culture d'Estagel était en direct pour l'archipel contre attaque, le festival jours de Théâtre a déjà commencé, mais il reste de beaux morceaux jusqu'à dimanche Partie 1& 2 #RogerPayrot

le récit :Jacques le Fataliste et son Maître racontent le Festival d’Estagel

Le Maître : Jacques, mon ami, dis-moi donc, qu’est-ce que ce festival dont tout le monde parle à Estagel ? On dirait que la vallée de l’Agly s’éveille comme un dormeur qu’on secoue après un long sommeil !

Jacques : Maître, tout est écrit là-haut, vous le savez bien, mais je vais vous conter l’histoire, car elle mérite d’être entendue. Figurez-vous qu’aux temps jadis, dans les années 80 et 90, Estagel, sous l’égide d’un certain Antoine Sarda et de son compère Roger Payrot, vibrait au son d’un festival qui faisait venir des spectacles d’une grandeur nationale, au printemps, en été, et même à l’automne. C’était un feu d’artifice de culture, mais, hélas, le destin, ou peut-être la roue du sort, a voulu que cela s’arrête pendant six longues années.

Le Maître : Six années ! Mais comment une ville peut-elle survivre sans un tel éclat ? Et ensuite, que s’est-il passé ?

Jacques : Patience, Maître, tout vient à point. En 2009, un nouveau maire, Roger Ferrer, a décidé de ranimer la flamme. Ils ont créé les « Jours de Théâtre », trois soirées en plein air où les habitants de la vallée pouvaient goûter au théâtre comme on savoure un vin de pays. Le succès fut tel qu’on y ajouta des spectacles l’après-midi, et de fil en aiguille, le festival s’est étoffé comme un habit de gala. Aujourd’hui, il s’étend sur cinq jours, mêlant théâtre, danse, musique, cirque, en salle ou sous les étoiles, pour petits et grands, à des prix si bas qu’ils semblent défier la raison, comme si l’on voulait que nul ne soit exclu.

Le Maître : Cinq jours ! Mais dis-moi, Jacques, comment un village comme Estagel, perdu à trente lieues de Perpignan, peut-il porter un tel projet ? N’est-ce pas une folie ?

Jacques : Une folie, peut-être, mais une folie raisonnée, Maître. Tout repose sur une patiente alchimie : la confiance des festivaliers, toujours plus nombreux, et un réseau d’acteurs locaux qui s’entrelacent comme les fils d’une tapisserie. Ils ont des partenariats solides, avec le Mémorial du Camp de Rivesaltes, la Ligue de l’Enseignement, le Conservatoire de Perpignan, et même les commerçants du coin. Des bénévoles, tels des abeilles dans une ruche, s’activent toute l’année pour faire de ce festival un joyau de la vallée. De trois spectacles, on est passé à plus de vingt-cinq rendez-vous, et les compagnies nationales, comme celles de Thomas Jolly ou de Marie Molliens, viennent jouer là où d’ordinaire on ne voit que des scènes de village.

Le Maître : Des compagnies nationales dans un village ? Voilà qui est curieux ! Mais dis-moi, Jacques, sur quels principes repose cette entreprise ? Car tout cela ne peut être le fruit du hasard.

Jacques : Rien n’est hasard, Maître, ou tout l’est, selon ce qu’il est écrit là-haut. Mais les gens d’Estagel ont des idées claires. D’abord, ils ne veulent que des compagnies professionnelles, celles qui font du théâtre leur métier, car leur travail est d’une constance que les amateurs, avec tout leur cœur, ne peuvent égaler. Ensuite, ils accueillent à la fois des noms qui brillent au firmament national, comme la Cie Piccola Familia, et des talents régionaux ou locaux, comme la Cie Marie est de la Nuit, qu’ils soutiennent avec une fidélité de vieux amis. Enfin, ils mélangent les arts : théâtre, musique, danse, cirque, marionnettes, poésie… Tout y passe, pour tous les âges, avec des spectacles en plein air qui charment par leur simplicité et des thèmes qui touchent l’âme, loin du simple divertissement.

Le Maître : Voilà qui est noble ! Mais un festival en milieu rural, Jacques, n’est-ce pas comme semer des perles dans un champ ? Qui vient les ramasser ?

Jacques : Les perles, Maître, attirent toujours des curieux. Estagel, avec ses deux mille âmes, et ses voisins encore plus modestes, manque cruellement d’offres culturelles. Les salles équipées ? Quasi inexistantes. Alors, ce festival est une oasis dans ce désert. Il attire les gens du département, des vacanciers, mais surtout les habitants du coin, ceux qui n’ont pas l’habitude de courir à Perpignan pour voir un spectacle. Et pour que nul ne reste à la porte, la plupart des représentations sont gratuites, et les soirées, à peine plus chères qu’un pain de campagne. Ainsi, les familles, les enfants, tous peuvent goûter à la magie du théâtre.

Le Maître : Gratuit, dis-tu ? Mais comment font-ils pour ne pas sombrer sous le poids des dépenses ?

Jacques : Ils ont des alliés, Maître. Les bénévoles, d’abord, qui portent le festival comme une mère porte son enfant. Les associations locales prêtent main-forte, les commerçants relaient l’événement, et le Café Le Commerce nourrit les artistes à prix d’ami. Le Conservatoire de Perpignan envoie ses élèves jouer devant un public exigeant, le Mémorial de Rivesaltes propose des spectacles qui parlent d’histoire et de mémoire, et la Ligue de l’Enseignement apporte son savoir-faire technique. Même les enfants du centre de loisirs participent, fabriquant des décors ou accueillant les artistes. C’est une toile tissée par tout un village.

Le Maître : Une belle harmonie, Jacques. Mais dis-moi, ce festival, se préoccupe-t-il des affaires du monde ? Car à notre époque, tout doit avoir un sens, une responsabilité.

Jacques : Oh, Maître, ils ne sont pas en reste. Ils pensent à la terre, avec des gobelets réutilisables, des toilettes sèches, du tri sélectif, et des produits du coin pour sustenter les festivaliers. Ils veillent à l’égalité entre hommes et femmes, programmant des spectacles qui donnent voix aux femmes, comme « Femmes éternelles » ou « Oraison ». Et l’économie locale ? Tout est fait pour la soutenir : les artisans, les commerçants, les producteurs du coin sont mis à l’honneur, et le Marché du festival est une vitrine pour leurs talents. Tout cela, Maître, n’est-il pas comme une petite république des arts, où chacun trouve sa place ?

Le Maître : Tu m’as convaincu, Jacques. Ce festival est une merveille, un défi au destin qui voudrait que la culture ne fleurisse qu’en ville. Mais dis-moi, où tout cela nous mène-t-il ?

Jacques : Où ? Mais nulle part, Maître, ou partout, selon ce qu’il est écrit là-haut ! Ce festival, c’est une lanterne dans la nuit, un éclat de vie pour ceux qui y participent. Et si vous passez par Estagel, prenez donc un PASS pour les soirées, à vingt écus seulement, et venez voir par vous-même. Car, comme je le dis toujours, on ne sait jamais ce que la roue du destin nous réserve !

Le Maître : Bien parlé, Jacques. Allons-y, et que le destin décide du reste !

Jacques : Comme il vous plaira!

  Festival d’Estagel  17ème édition de Jours de Théâtre du 30 juillet au 3 août 2025  ! interview Michel Cadé par N Caudeville, récit J le fataliste et son Maître
  Festival d’Estagel  17ème édition de Jours de Théâtre du 30 juillet au 3 août 2025  ! interview Michel Cadé par N Caudeville, récit J le fataliste et son Maître
  Festival d’Estagel  17ème édition de Jours de Théâtre du 30 juillet au 3 août 2025  ! interview Michel Cadé par N Caudeville, récit J le fataliste et son Maître
  Festival d’Estagel  17ème édition de Jours de Théâtre du 30 juillet au 3 août 2025  ! interview Michel Cadé par N Caudeville, récit J le fataliste et son Maître
  Festival d’Estagel  17ème édition de Jours de Théâtre du 30 juillet au 3 août 2025  ! interview Michel Cadé par N Caudeville, récit J le fataliste et son Maître
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1 août 2025 5 01 /08 /août /2025 13:46

Suite à l'article sur la dégringolade du tourisme en Juillet dans les PO, qui a été beaucoup lu et commenté, en prélude à une interview de Brice Sanac président du monde hôtelier et de la restauration ici, nous publions sa réponse et nous avons fait une analyse sur 10 ans de tourisme et de son poids dans le département . Le tourisme, comme la culture mériterait ici des état généraux pour voir son évolution et son adaptation (ou pas) depuis la mise en place du plan Racine...https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/07/mais-esperiez-quoi-la-saison-touristique-2025-dans-les-pyrenees-orientales-s-effondre-face-a-l-espagne-et-son-attractivite-imbattable-par-robert-trigana.html

 "Les Pyrénées-Orientales prennent une claque touristique en 2025". Vraiment ?

J’aurais apprécié que nicolas caudeville, dont j’aime la plume acérée, m’appelle pour un échange direct plutôt que de reprendre ici et là certaines de mes citations pour leur faire dire ce qu’il voulait. La rigueur journalistique, c’est aussi l’art de la nuance.
👉 Oui, juillet 2025 a été un mois difficile.
 👉 Non, la comparaison brutale avec l’Espagne ne tient pas : nos voisins ont eux aussi connu un début d’été poussif.
📊 C’est à la fin de la saison que l’on tire les conclusions, et non à la mi-parcours. Nous avons lancé, avec Laurent Gauze pour la CCI Pyrénées-Orientales et l'UMIH Pyrénées-Orientales, un observatoire du tourisme en temps réel, une première ici, qui permettra à chacun d’y voir clair, sans fantasmes ni raccourcis.
💡 Alors arrêtons de tirer sur notre propre camp.
 Oui, il y a des faiblesses à corriger : un manque de lisibilité institutionnelle, des messages parfois brouillons, une communication sur le "Pays Catalan" qui envoie plus souvent les visiteurs vers la Costa Brava que vers notre magnifique Côte Vermeille. Mais il y a aussi :
 ✅ Des professionnels investis
 ✅ Des outils touristiques puissants
 ✅ Et une destination d’exception, qui mérite mieux qu’un procès à charge en plein été.
📆 Rendez-vous en septembre, à tête reposée, pour un bilan lucide mais juste. Et d’ici là, souvenons-nous :
« Quand la meute aboie, mieux vaut prendre de la hauteur que rejoindre le vacarme. »

 

Le tourisme dans les Pyrénées-Orientales : une décennie en montagnes russes

Par Oncle Bernard, économiste à la plume trempée dans l’encre de l’humain:l’économie était une histoire de vie, pas seulement de chiffres.

Mes amis, asseyez-vous, prenez un verre de Banyuls, et causons du tourisme dans les Pyrénées-Orientales, ce coin de France où la Méditerranée flirte avec les cimes pyrénéennes. Ce n’est pas seulement une carte postale, c’est une machine économique qui ronronne – ou tousse, selon les années. Depuis une décennie, le tourisme ici, c’est une histoire d’amour tumultueuse, pleine de chiffres, de sueurs et de rêves. Alors, mettons les mains dans le cambouis des données, avec un clin d’œil à la vie, comme toujours.

Un milliard et des poussières d’étoiles

Le tourisme, dans ce département de 482 000 âmes, c’est la poule aux œufs d’or. Chaque année, il déverse entre 1,3 et 1,6 milliard d’euros dans les caisses locales, soit un pactole de **3 112 € par habitant**, selon l’Agence de Développement Touristique (ADT). Imaginez : chaque gamin, chaque retraité, chaque vigneron du coin porte sur ses épaules une part de ce trésor. En 2017, année faste, on frôlait les **33 millions de nuitées**, avec **8 millions de visiteurs**, dont **4 millions de touristes** – des Français pour l’essentiel, venus d’Occitanie, de Toulouse ou du Nord, en quête de soleil ou de ski.

Mais attention, les chiffres, c’est comme les vagues à Argelès : ça monte, ça descend. En 2020, le Covid a frappé comme une Tramontane glacée. Résultat ? Une chute de **25 %** de la fréquentation, **12,5 millions de nuitées** en juillet-août, et des hôteliers au bord de la crise de nerfs. Pourtant, la montagne a sauvé la mise : les Pyrénées catalanes, avec leurs sentiers et leur air pur, ont vu leurs nuitées grimper de **14 %**. Les touristes, Français surtout, fuyaient les foules pour se perdre dans le Conflent ou les Aspres. En 2022, la machine repart : **14,5 millions de nuitées** en été, presque le niveau de 2019. Mais 2023 ? Aïe, l’inflation et les images d’incendies ont freiné les ardeurs (-10 à -40 % selon les hébergements). 2024, elle, montre un timide regain (+1,8 % de nuitées).

Les emplois, la sueur et la saison

Le tourisme, c’est aussi du boulot. **11 000 emplois équivalents temps plein**, soit **8 % des jobs** du département. Serveurs, guides, animateurs de camping, tous pédalent dur, surtout l’été. Mais voilà, c’est du travail en pointillés : juillet-août, on court ; l’hiver, on hiberne. La CCI, en 2024, note une embellie dans les cafés-hôtels-restaurants, mais les marges fondent comme neige au soleil à cause de l’inflation. Pour aider, le département a même lancé un **Bus des saisonniers**, une idée maligne pour amener les jeunes vers les jobs d’été.

Ce qu’on ne dit pas assez, c’est que ces emplois, souvent précaires, sont le pouls de l’économie locale. Sans eux, pas de restos bondés à Collioure, pas de télésièges à Font-Romeu. Mais combien de ces travailleurs peuvent se loger décemment avec un salaire saisonnier ? Là, mes amis, les chiffres se taisent, et c’est bien dommage.

Un PIB qui sent la garrigue

Le tourisme, c’est une belle tranche du gâteau économique. En Occitanie, il pèse **10,3 % du PIB** (15,9 milliards d’euros en 2019). Dans les Pyrénées-Orientales, on n’a pas de chiffre exact, mais on estime que le secteur injecte **1,4 à 1,6 milliard d’euros** par an, une part non négligeable de la richesse locale. Au niveau national, le tourisme représente environ **3 à 4 % du PIB** (94,4 milliards en 2022). Appliquons cette loupe au département, et on voit que sans les touristes, les caisses seraient bien maigres.

Mais attention, ce PIB sent la sueur autant que la lavande. La crise de 2020 a fait plonger le tourisme national de **30,7 %**. En 2021 et 2022, ça repart (+15,3 %, puis +24,4 %), mais on n’a pas encore retrouvé l’insouciance de 2019. Et puis, il y a les effets indirects : chaque euro dépensé par un touriste fait vivre le boulanger, le vigneron, le maçon. Ces « multiplicateurs » sont le sel de l’économie, mais ils restent dans l’ombre des statistiques.

Les dessous de la carte postale

Creusons un peu. Le tourisme, ici, c’est d’abord la mer : Argelès, Canet, Saint-Cyprien, ces plages bondées l’été. Mais la montagne gagne du terrain. En 2022, les Pyrénées catalanes explosent (+96 % en juillet par rapport à 2019). Les gens veulent du vert, du calme, loin des foules. Le thermalisme, lui, tousse : Amélie-les-Bains, avec ses **14 700 curistes en 2021**, a perdu **40 % de sa clientèle** en dix ans. Les hôtels ? Les 4 et 5 étoiles tirent leur épingle du jeu, mais les petits établissements peinent. Quant à la restauration, la malbouffe l’emporte : **58 % des restos** sont des fast-foods en 2021, contre **49 % en 2017**. Triste, non ?

Et puis, il y a les résidences secondaires, ces maisons qui dorment l’hiver mais font grimper les nuitées non marchandes (jusqu’à **60 %** en 2020). Airbnb, locations entre amis, tout ça pèse lourd, mais ne remplit pas toujours les poches des locaux. Les excursionnistes, ces visiteurs d’un jour, représentent jusqu’à **39 % des flux** en mai-juin 2023. Ils dépensent peu, mais ils sont là, à flâner, à prendre des selfies devant le Castillet.

Les défis : la Tramontane et l’avenir

Le tourisme dans les Pyrénées-Orientales, c’est une vieille 2CV : ça avance, mais ça cahote. La crise du Covid a montré la fragilité du modèle : trop dépendant des Français (85-90 % des visiteurs), trop saisonnier, trop vulnérable aux aléas (incendies, inflation). En 2023, la surmédiatisation des feux et de la sécheresse a fait fuir les touristes (-10 à -30 % en juillet). Et pourtant, le département s’adapte. L’ADT mise sur la géolocalisation (merci Orange) pour traquer les comportements des visiteurs. On parle de tourisme vert, de diversification, de séjours courts. Hermeline Malherbe, présidente du conseil départemental, le martèle : il faut moderniser, verdir, durer.

Mais soyons lucides. Le tourisme, c’est une drogue douce : on en vit, mais à quel prix ? Les loyers grimpent, les locaux galèrent à se loger, et la planète tousse sous le poids des avions et des voitures. Alors, mes amis, continuons à accueillir les touristes, mais rêvons d’un modèle qui ne sacrifie ni l’humain ni la garrigue. Car, comme disait mon vieux prof d’éco, « l’économie, c’est l’art de faire vivre les gens, pas de remplir des tableaux ».

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**Sources** : ADT des Pyrénées-Orientales, INSEE, CCI, L’Indépendant, France Bleu, Made in Perpignan. Les chiffres sont solides, mais le PIB local reste une estimation. Pour plus, plongez dans les bilans de l’ADT (pro-tourismeadt66.com) ou les stats de l’INSEE.

 

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