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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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4 août 2025 1 04 /08 /août /2025 21:47

“Qui parle de vaincre ? Ce qui compte c'est de survivre. ”
Rainer Maria Rilke

“Mr Bond, vous avez la fâcheuse habitude de survivre”
 Louis Jourdan / Octopussy 

Perpignan, sous la cendre : Annabelle Brunet sort de l’ombre

Perpignan, août 2025. La ville suffoque sous un ciel de plomb, où les néons de la mairie jettent une lumière sale sur les pavés. Les municipales de 2026 approchent, et l’odeur de la poudre flotte déjà dans l’air. Annabelle Brunet, avocate au regard qui coupe comme un rasoir, vient de s’asseoir à la table du conseil municipal. Un siège encore chaud, abandonné par Yves Guizard, qui a claqué la porte le 1er août avec un mot laconique, comme on laisse un flingue vide sur la table. Sa chaise, Brunet l’a prise sans un mot, le 26 septembre, suivant sur la liste de 2020. Dans ce nid de vipères qu’est la mairie, où Louis Aliot, le caïd du Rassemblement National, tient encore le manche, son arrivée sonne comme un chargeur qu’on enclenche.

Une silhouette dans la fumée

Brunet, c’est pas une gamine qui découvre le jeu. Elle a grandi dans l’ombre des ruelles catalanes, fille de Raymond Brunet, un ancien qui connaissait les règles du conseil. Adjointe de Jean-Marc Pujol, le maire LR balayé par Aliot en 2020, elle a appris à lire entre les lignes des dossiers municipaux, à flairer les coups tordus. En 2021, elle a planté son drapeau au conseil départemental, sur le canton du Vernet, avec Benoît Castanedo, un dur du Foyer Laïque. Ensemble, ils ont fait parler les pavés, ramassant les voix des habitants comme on ramasse des douilles après une fusillade.

Sa dernière carte, c’est *Primavera*, un coup monté en juin 2025. Une plateforme où 250 âmes sont venues vider leur sac : Perpignan, c’est la crasse, l’insécurité, une ville qui se traîne comme un ivrogne. Brunet écoute, note, calcule. Centriste, elle joue les funambules, fricotant avec Unitat Catalana et son boss, Mathieu Pons-Serradeil, tout en lorgnant vers les socialistes, comme Carole Delga, la reine de l’Occitanie. Elle avance masquée, mais ses yeux trahissent une faim : le fauteuil d’Aliot.

Nougayrède, l’autre gâchette

En face, il y a Bruno Nougayrède, le genre de type qui vous regarde comme s’il avait déjà votre numéro. Patron d’Élidia, costume taillé pour intimider, il est le poil à gratter d’Aliot depuis 2020. Conseiller municipal et communautaire, il tire à vue : une consultation citoyenne en 2024, 3 000 voix qui crachent leur bile. 42 % des Perpignanais disent que leur ville est une honte – propreté en chute libre, sécurité en lambeaux. Il a même traîné la mairie devant les juges pour des histoires de comptes opaques, le genre de coup qui fait trembler les murs. Nougayrède veut Perpignan comme on veut un vieux compte à régler.

Mais Brunet, elle joue pas dans la même cour. Lui, c’est un marteau ; elle, une lame. Lui rêve d’un grand “rassemblement” à droite, elle veut fédérer du centre-gauche aux Républicains, en passant par les catalanistes. Lui cogne, elle glisse. Aliot, lui, regarde ça depuis son trône, avec une condamnation qui pend au-dessus de sa tête – six mois ferme, trois ans d’inéligibilité pour une affaire d’assistants bidons, en attente d’appel. Il est blessé, mais pas à terre.

 Duel dans la pénombre

Le 26 septembre 2025, Brunet s’installe au conseil, et la salle sent la sueur et la méfiance. Les regards s’entrechoquent comme des lames dans un coupe-gorge. Aliot, sourire en coin, sait que l’opposition est un panier de crabes. Nougayrède, avec son *100% Perpignan*, veut tout rafler. Brunet, elle, sort *Primavera* comme un atout, avec ses 250 fidèles et son discours de “ville unie”. Mais d’autres ombres rôdent : Agnès Langevine, la "droite honteuse" de Place publique, Christophe Euzet, l’ex-macroniste en quête de rédemption "out invalidé", et David Bret, qui brandit encore le drapeau LR s'il a jamais existé . Trop de flingues, pas assez de cibles.

Dans ce bouge, une seule vérité : si Brunet et Nougayrède se canardent, Aliot passera entre les gouttes, même avec son casier. Elle parle d’une cité qui “agit”, lui d’une ville qui “retrouve sa fierté”. Deux calibres, une seule balle. Perpignan, ville de cendres, attend le prochain coup de feu.

**Sources** :  
- *L’Indépendant*, “Les rangs de l’opposition se réorganisent à la mairie de Perpignan : un conseiller municipal démissionne, une de ses colistières fait son entrée”, 4 août 2025  
- *Made in Perpignan*, “Conseil municipal Perpignan - Une démission permet à Annabelle Brunet d’intégrer l’opposition à la mairie”, 4 août 2025  
- *L’Indépendant*, “Annabelle Brunet lance une plateforme de consultation des habitants de Perpignan en vue des élections municipales de 2026”, 7 juillet 2025  
- *L’Indépendant*, “Municipales 2026 à Perpignan : les premiers pas d’un front commun d’opposition à Louis Aliot”, 26 mai 2024


Extrait du film : "Le Bon, la Brute et le Truand" 1966 Sergio Léone

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4 août 2025 1 04 /08 /août /2025 13:20

"Rien de tel que l'inquiétude collective devant l'inconnu pour consolider les tyrannies." 

 Cycle des Ouragans, tome 2 : La petite fille et le dobermann (Abattoir-Opéra)
Serge Brussolo


"Avec le cerveau tout est possible, c'est un domaine que nous commençons seulement à explorer. C'est comme si nous parcourions le cosmos à pied, il faut du temps. "

 La fille de la nuit
Serge Brussolo

**VUE EN COUPE DE PERPIGNAN MALADE (Adaptation inspirée de Serge Brussolo - 1980, projetée aux municipales 2026)**  
Neuf nouvelles dystopiques revisitées pour refléter les défis, espoirs et tensions de Perpignan à l’approche des élections municipales de 2026. Une exploration audacieuse des fractures sociales, urbanistiques et culturelles de la capitale catalane, imaginée à travers un prisme fantastique et critique.

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1. **« Vue en coupe d’une ville malade »**  
À Perpignan, les immeubles du centre-ville, bardés de capteurs intelligents pour gérer l’éclairage, la sécurité et la consommation énergétique, se rebellent. Contrôlés par une intelligence artificielle défaillante, héritée d’un projet municipal mal supervisé, ils enferment les habitants dans des appartements surchauffés ou plongés dans l’obscurité. Les façades des bâtiments historiques, comme ceux de la Place de la Loge, se fissurent sous l’effet de modifications autonomes, tandis que les habitants du quartier Saint-Jacques, déjà marginalisés, sont "reprogrammés" par des algorithmes qui tentent de les conformer à une vision idéale de la ville touristique. Les candidats aux municipales 2026 promettent de reprendre le contrôle, mais les habitants se demandent : qui dirige vraiment Perpignan ?

2. **« La mouche et l’araignée »**  
Dans les zones périurbaines de Perpignan, comme le long de la Têt ou près du Polygone Nord, les habitants sont connectés à des "cordons numériques" : des applications municipales censées faciliter l’accès aux services publics. Mais ces outils, mal sécurisés, les enchaînent à une dépendance technologique. Les citoyens errent, smartphones à la main, cherchant à valider des démarches administratives pour obtenir des aides ou des logements. Une candidate aux municipales, issue des mouvements citoyens, tente de libérer les habitants de cette toile numérique, mais son programme divise : certains y voient une régression, d’autres une émancipation.

3. **« La 6ème colonne »**  
Sur l’avenue du Général Leclerc, une file interminable s’étire devant le théâtre jusqu'à la mairie. Les Perpignanais doivent porter une "valise administrative", un dossier physique prouvant leur éligibilité aux aides sociales ou aux logements. Ceux qui n’ont pas les bons documents sont exclus, poussés vers les périphéries comme Moulin-à-Vent ou Mailloles. Les tensions montent entre les habitants, tandis qu’un mystérieux parti local, surnommé "la 6ème colonne", propose une simplification radicale des démarches… mais à quel prix ? Les rumeurs parlent d’une surveillance accrue pour accéder à ces privilèges.

4. **« Comme un miroir de mort »**  
Dans le cimetière Saint-Martin, un enfant découvre un gardien étrange, surnommé "le Capitaine des étoiles". Ce dernier, un ancien marin catalan, raconte des histoires de rituels oubliés liés à la culture roussillonnaise, mêlés d’étranges visions futuristes. Les tombes, ornées de croix catalanes, semblent murmurer des souvenirs d’une Perpignan d’antan, avant la gentrification et les tensions communautaires. Les candidats aux municipales 2026 exploitent ces récits pour promettre un retour aux racines, mais certains habitants craignent que ces "souvenirs" ne servent qu’à manipuler l’électorat.

5. **« Soleil de soufre »**  
Dans le quartier du Vernet, une ancienne usine chimique abandonnée devient le théâtre d’une expérience municipale : un projet de "ville résiliente" où les habitants sont insensibilisés aux pollutions urbaines grâce à des traitements expérimentaux. Mais lors d’un été caniculaire, typique du climat méditerranéen, un incendie ravage le quartier. Les habitants, croyant être protégés, réalisent trop tard que leur immunité est un leurre. Les débats pour 2026 s’enflamment : faut-il investir dans des infrastructures écologiques ou continuer à masquer les problèmes environnementaux ?

6. **« … de l’érèbe et de la nuit »**  
Dans les tours HLM de Perpignan, comme celles de Saint-Assiscle, les habitants sont plongés dans un sommeil artificiel par des dispositifs de "repos social" censés réduire les tensions communautaires. Mais une élite autoproclamée, les "veilleurs", profite de ce sommeil pour contrôler les ressources de la ville. Les habitants endormis rêvent d’une Perpignan unie, mais les veilleurs, eux, prospèrent sur les inégalités. Un mouvement citoyen émerge pour réveiller la ville avant les élections, mais les veilleurs ripostent avec des promesses de sécurité et de stabilité.

7. **« Mémorial in vivo »**  
Une start-up controversée, soutenue par un candidat aux municipales, propose de recréer une Perpignan virtuelle où les habitants revivent leurs souvenirs douloureux pour "guérir" des fractures sociales. Dans ce quartier factice, reconstitué autour de la Castillet, les participants mangent des "pommes anesthésiantes" pour supporter la douleur des souvenirs. Mais le projet tourne mal : les mémoires collectives révèlent des vérités gênantes sur la gestion passée de la ville. Les électeurs se divisent : certains veulent oublier, d’autres exigent la vérité avant 2026.

8. **« Off »**  
Pour réduire les violences urbaines, la municipalité impose un "silence total" dans les rues de Perpignan. Plus de klaxons, plus de musiques, plus de cris lors des fêtes catalanes comme la Sant Joan. Officiellement, ce silence apaise les tensions. Mais des effets secondaires émergent : les habitants deviennent apathiques, perdent leur créativité et leur identité catalane. Un mouvement underground, né dans les bars du centre-ville, organise des concerts clandestins pour raviver l’âme de Perpignan. Les candidats aux municipales doivent choisir : maintenir l’ordre ou libérer la voix de la ville.

9. **« Anamorphose ou les liens du sang »**  
Un projet pilote, lancé dans le quartier Saint-Mathieu, connecte les habitants par un "réseau sanguin" : une technologie médicale expérimentale qui crée des liens mentaux entre individus pour renforcer la cohésion sociale. Un militant associatif, une commerçante du marché Cassanyes, un jeune des quartiers nord et même un chien errant se retrouvent liés. Leurs pensées s’entremêlent, révélant les espoirs et les frustrations de Perpignan. Mais ce lien devient incontrôlable, et les habitants commencent à perdre leur individualité. À l’approche des municipales 2026, les Perpignanais se demandent : jusqu’où peut-on aller pour unir une ville fracturée ?

Contexte réaliste intégré :  
Cette adaptation s’inspire des enjeux actuels de Perpignan, une ville marquée par son identité catalane, ses défis sociaux (inégalités, tensions communautaires) et ses ambitions de modernisation. Les élections municipales de 2026 seront un moment clé, avec des débats autour de la gentrification (notamment dans le centre historique), de la gestion des quartiers populaires comme Saint-Jacques ou Mailloles, et des projets d’innovation technologique (smart city, applications municipales). Les références aux lieux emblématiques (Castillet, Place de la Loge, Têt) et aux problématiques environnementales (pollution, canicules) ancrent l’œuvre dans une réalité locale, tout en conservant le ton dystopique et visionnaire de Brussolo.

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3 août 2025 7 03 /08 /août /2025 15:26

"Parce qu'il est le héros que Gotham mérite. Pas celui dont on a besoin aujourd'hui... Alors nous le pourchasserons. Parce qu'il peut l'endurer. Parce que ce n'est pas un héros. C'est un Gardien silencieux... qui veille et protège sans cesse. C'est le Chevalier Noir."

Gordon (The Dark Knight: Le Chevalier noir)
 

 

On ne les a jamais vu ensemble dans une même pièce: hasard ou coïncidence ? 

Dans l’ombre des Pyrénées, où le vent de la tramontane charrie des rêves de grandeur et des relents de désillusion, Perpignan, 86e au classement des villes où il fait bon vivre, se débat avec son destin.

Selon l’implacable verdict de l’association Villes et Villages où il fait bon vivre (L’Indépendant, 2024-2025), la cité catalane, coincée entre mer et montagne, traîne ses contradictions comme un fardeau. Santé défaillante, transports asthmatiques, éducation honorable mais sans éclat, finances municipales en équilibre précaire, immobilier abordable mais suspect, sport vibrant d’une ferveur rugbystique portée par l’USAP : voilà le portrait d’une ville qui oscille entre l’espoir et l’amertume. Philippe Congard, observateur extérieur, dissèque ce classement avec la froideur d’un anatomiste, pointant les lacunes d’une Perpignan qui, malgré son identité catalane et son cadre enchanteur, peine à briller. Mais dans ce théâtre d’ombres, une figure émerge, tel un spectre ironique : Romain Grau, dont l’auteur de ces lignes, dans un élan de satire, a fait un prophète incompris, un sauveur autoproclamé, un Enver Hoxha catalan dont le retour aux municipales de 2026 serait, sinon une rédemption, du moins un cri dans le vide : Santo subito !

 

Romain Grau, l’incompris catalan

Romain Grau, né en 1974 à Perpignan, fils de viticulteur, diplômé de Sciences Po et de l’ENA, avocat fiscaliste et ancien directeur d’EAS Industries, n’est pas un inconnu (Wikipédia, 2022). Premier adjoint au maire de 2014 à 2017, député LREM de la 1re circonscription des Pyrénées-Orientales (2017-2022), il a porté les couleurs de l’UDI, des Républicains, puis de La République en Marche, changeant de cape comme un caméléon catalan (Wikipédia, 2022). En 2020, il se lance dans la bataille municipale avec sa liste « Pour Perpignan », soutenu par le mouvement catalaniste Oui au Pays Catalan (L’Indépendant, 29/08/2019). Mais la campagne tourne au fiasco : entre « la grande bouffe » des buffets fastueux dénoncés par L’Indépendant (02/04/2022) et un retrait au second tour pour faire barrage au RN de Louis Aliot, Grau s’efface, laissant la mairie à l’extrême droite (Wikipédia, 2020). Ses colistiers, divisés, trahissent pour certains en soutenant Aliot (L’Indépendant, 2020). Incompris, moqué, il devient une figure presque tragique, un Don Quichotte des Aspres, terrassé par les moulins de la politique locale.Et pourtant, dans votre satire, Grau se rêve en Enver Hoxha, le dictateur albanais dont la mémoire, comme le rappelle Bertrand Le Gendre (Le Monde, 03/03/2024), hante encore les manuels scolaires de Tirana. Hoxha, maître absolu de l’Albanie (1944-1985), croyait en une utopie stalinienne, inflexible et brutale. Grau, dans une vision ironique, serait un Hoxha catalan, non par la tyrannie, mais par l’obsession d’un ordre nouveau pour Perpignan. Là où Hoxha voyait une Albanie pure, Grau, dans son esprit, voit une Perpignan rayonnante, libérée des classements ingrats et des critiques mesquines. Santo subito ! – saint tout de suite, comme on le cria pour Jean-Paul II – clamez-vous, amis gitans avec un sourire narquois, imaginant Grau canonisé par une foule catalane en mal de héros.

Une satire cioranesque : l’absurde et le sublime

Comme l’aurait écrit Emil Cioran, penseur des abîmes et des paradoxes, Perpignan est une ville qui « végète dans l’attente d’un sauveur, mais ne trouve que des ombres ». Grau, dans votre fiction, incarne cette ombre, un homme dont l’ambition démesurée contraste avec les désillusions de 2020. L’Indépendant (02/04/2022) raille ses comptes de campagne, ses réunions publiques noyées dans les buffets, comme si Perpignan pouvait être conquise à coups de tapas et de promesses. Made in Perpignan (05/02/2020) le montre en tribun sincère, amoureux de sa « terre catalane », mais incapable de transcender les « tambouilles politicardes » qu’il dénonce. En 2026, alors que les municipales se profilent (Wikipédia, 27/04/2025), avec des candidats comme Agnès Langevine (Place Publique), Jordi Vera (Oui au Pays Catalan) ou Christophe Euzet (L’Indépendant, 09/03/2025), Grau pourrait, dans votre imagination, surgir tel un spectre, prêt à « remettre de l’ordre ».Mais quel ordre ? Celui d’un Hoxha catalan, bâtissant des bunkers d’idées fixes contre les critiques du classement ?

Ou celui d’un saint local, incompris mais porté par une foi en Perpignan ? Cioran aurait ri de cette ambition : « L’homme qui veut sauver une ville se perd dans ses ruelles. » Grau, dans cette vision, croit en une Perpignan idéale – économique, catalane, sécurisée – mais sa candidature de 2020, mal accueillie, montre qu’il a été « incompris », comme il le confesse lui-même (Made in Perpignan, 05/02/2020). Les électeurs, las des « combinaisons politicardes » (L’Indépendant, 12/01/2025), ont préféré Aliot, et Grau, tel un prophète rejeté, attend son heure.

Perpignan 2026 : un sauveur ou un mirage ?

Les municipales de 2026 s’annoncent comme un champ de bataille. Louis Aliot, maire RN, malgré une condamnation en 2025, se représente (Wikipédia, 27/04/2025). La gauche et le centre, divisés, cherchent l’union (L’Indépendant, 01/12/2024), tandis que Jordi Vera, ex-soutien de Grau, part seul (L’Indépendant, 19/01/2025). Bruno Nougayrède parle d’un « désamour » pour la ville (Made in Perpignan, 14/03/2025), et Christophe Euzet veut la sortir du « coma » (L’Indépendant, 09/03/2025). Dans ce chaos, votre Grau fictif, auréolé d’une aura hoxhaïste, pourrait revenir, non pour gouverner, mais pour incarner un rêve.

Comme Cioran, c'est un tableau où l’espoir et l’absurde se mêlent :

Perpignan, ville de contradictions, mérite-t-elle un sauveur ? Ou n’est-elle qu’un miroir des vanités humaines ?Santo subito ! Perpignan, 86e, n’est ni un enfer ni un paradis. Elle est une ville qui respire, souffre, et rêve. Ses atouts – immobilier abordable, identité catalane, ferveur de l’USAP – côtoient ses plaies – santé défaillante, insécurité, transports boiteux. Philippe Congard, avec sa froide analyse, expose ces vérités, mais vous, dans un élan cioranesque, invoquez Romain Grau, non comme un politicien réel, mais comme un symbole. Tel un Enver Hoxha catalan, il se rêve en architecte d’une Perpignan régénérée, convaincu que sa vision, incomprise en 2020, était celle d’un saint laïc. Santo subito ! Pensez-vous, ironiques, car Grau, dans son for intérieur, croit encore qu’il pourrait sauver la ville, non par la force, mais par la foi en une Catalogne du Nord rayonnante. Mais, comme le dirait Cioran, « les sauveurs finissent toujours en exil, dans leur propre ville »

 

 

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2 août 2025 6 02 /08 /août /2025 21:24

Dans l’éclat d’août, sous un ciel tissé d’étoiles et de promesses, Joanna Riera et Laura Quendera, âmes voyageuses, guident la Caravane de la reconnexion, un pèlerinage vibrant d’art et d’âme, de Toulouse à Marseille, en dansant par les terres bénies des Pyrénées-Orientales. https://calendly.com/lauqa?fbclid=IwY2xjawL7S1dleHRuA2FlbQIxMQABHrRHyb6iFiDe7aVLzWUAeiV_fyI0TfpJYD6LdukR5HA1yne3QzOkvwxN1hVe_aem_e_sH3sQ3YW2_vWEFg9l1LQ

Tel un ruisseau qui murmure aux racines des arbres, cette caravane invite les cœurs à se rejoindre, à se souvenir, à s’éveiller.Elle porte en son sein les constellations familiales, où les fils invisibles du passé se tissent en une tapisserie de guérison. Là, dans le cercle sacré des âmes réunies, les blessures des ancêtres s’apaisent, et l’amour, comme un vent doux, dissout les chaînes du temps. Elle offre aussi le Portail de reconnexion, une œuvre mystérieuse, non pas de pierre ou de toile, mais un miroir de l’esprit, où l’art devient un voyage, un passage vers l’intime et l’infini. Et dans ses expositions immersives, l’art, le partage et le voyage s’entrelacent, tels des amants dans une danse sans fin, invitant chacun à plonger dans l’océan de l’être.De ville en village, la Caravane sème des graines de lumière, unissant les âmes dans la quête d’une vérité profonde. Comme le cèdre qui s’élève sans hâte vers le ciel, elle ne s’attarde pas sur les routes tracées, mais chemine là où les cœurs appellent. En ce mois d’août 2025, elle est un phare pour les errants, un chant pour les silencieux, un refuge pour ceux qui cherchent à renouer avec l’essence de la vie.Ô toi qui lis ces mots, écoute l’appel de la Caravane. Laisse ton âme s’ouvrir à ses mystères, car dans l’art et la rencontre, dans le silence et la parole, se trouve la clé de la reconnexion, ce lien éternel entre toi et l’univers.

 

Itinérance:  Joanna Riera et Laura Quendera : Gardiennes du Portail de la reconnexion! interview par Nicolas Caudeville
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2 août 2025 6 02 /08 /août /2025 16:27

"Rien ne se passe exactement sur la scène comme en nature."

"Paradoxe sur le comédien" (1773-1780) de Denis Diderot

Michel Cadé l'adjoint à la culture d'Estagel était en direct pour l'archipel contre attaque, le festival jours de Théâtre a déjà commencé, mais il reste de beaux morceaux jusqu'à dimanche Partie 1& 2 #RogerPayrot

le récit :Jacques le Fataliste et son Maître racontent le Festival d’Estagel

Le Maître : Jacques, mon ami, dis-moi donc, qu’est-ce que ce festival dont tout le monde parle à Estagel ? On dirait que la vallée de l’Agly s’éveille comme un dormeur qu’on secoue après un long sommeil !

Jacques : Maître, tout est écrit là-haut, vous le savez bien, mais je vais vous conter l’histoire, car elle mérite d’être entendue. Figurez-vous qu’aux temps jadis, dans les années 80 et 90, Estagel, sous l’égide d’un certain Antoine Sarda et de son compère Roger Payrot, vibrait au son d’un festival qui faisait venir des spectacles d’une grandeur nationale, au printemps, en été, et même à l’automne. C’était un feu d’artifice de culture, mais, hélas, le destin, ou peut-être la roue du sort, a voulu que cela s’arrête pendant six longues années.

Le Maître : Six années ! Mais comment une ville peut-elle survivre sans un tel éclat ? Et ensuite, que s’est-il passé ?

Jacques : Patience, Maître, tout vient à point. En 2009, un nouveau maire, Roger Ferrer, a décidé de ranimer la flamme. Ils ont créé les « Jours de Théâtre », trois soirées en plein air où les habitants de la vallée pouvaient goûter au théâtre comme on savoure un vin de pays. Le succès fut tel qu’on y ajouta des spectacles l’après-midi, et de fil en aiguille, le festival s’est étoffé comme un habit de gala. Aujourd’hui, il s’étend sur cinq jours, mêlant théâtre, danse, musique, cirque, en salle ou sous les étoiles, pour petits et grands, à des prix si bas qu’ils semblent défier la raison, comme si l’on voulait que nul ne soit exclu.

Le Maître : Cinq jours ! Mais dis-moi, Jacques, comment un village comme Estagel, perdu à trente lieues de Perpignan, peut-il porter un tel projet ? N’est-ce pas une folie ?

Jacques : Une folie, peut-être, mais une folie raisonnée, Maître. Tout repose sur une patiente alchimie : la confiance des festivaliers, toujours plus nombreux, et un réseau d’acteurs locaux qui s’entrelacent comme les fils d’une tapisserie. Ils ont des partenariats solides, avec le Mémorial du Camp de Rivesaltes, la Ligue de l’Enseignement, le Conservatoire de Perpignan, et même les commerçants du coin. Des bénévoles, tels des abeilles dans une ruche, s’activent toute l’année pour faire de ce festival un joyau de la vallée. De trois spectacles, on est passé à plus de vingt-cinq rendez-vous, et les compagnies nationales, comme celles de Thomas Jolly ou de Marie Molliens, viennent jouer là où d’ordinaire on ne voit que des scènes de village.

Le Maître : Des compagnies nationales dans un village ? Voilà qui est curieux ! Mais dis-moi, Jacques, sur quels principes repose cette entreprise ? Car tout cela ne peut être le fruit du hasard.

Jacques : Rien n’est hasard, Maître, ou tout l’est, selon ce qu’il est écrit là-haut. Mais les gens d’Estagel ont des idées claires. D’abord, ils ne veulent que des compagnies professionnelles, celles qui font du théâtre leur métier, car leur travail est d’une constance que les amateurs, avec tout leur cœur, ne peuvent égaler. Ensuite, ils accueillent à la fois des noms qui brillent au firmament national, comme la Cie Piccola Familia, et des talents régionaux ou locaux, comme la Cie Marie est de la Nuit, qu’ils soutiennent avec une fidélité de vieux amis. Enfin, ils mélangent les arts : théâtre, musique, danse, cirque, marionnettes, poésie… Tout y passe, pour tous les âges, avec des spectacles en plein air qui charment par leur simplicité et des thèmes qui touchent l’âme, loin du simple divertissement.

Le Maître : Voilà qui est noble ! Mais un festival en milieu rural, Jacques, n’est-ce pas comme semer des perles dans un champ ? Qui vient les ramasser ?

Jacques : Les perles, Maître, attirent toujours des curieux. Estagel, avec ses deux mille âmes, et ses voisins encore plus modestes, manque cruellement d’offres culturelles. Les salles équipées ? Quasi inexistantes. Alors, ce festival est une oasis dans ce désert. Il attire les gens du département, des vacanciers, mais surtout les habitants du coin, ceux qui n’ont pas l’habitude de courir à Perpignan pour voir un spectacle. Et pour que nul ne reste à la porte, la plupart des représentations sont gratuites, et les soirées, à peine plus chères qu’un pain de campagne. Ainsi, les familles, les enfants, tous peuvent goûter à la magie du théâtre.

Le Maître : Gratuit, dis-tu ? Mais comment font-ils pour ne pas sombrer sous le poids des dépenses ?

Jacques : Ils ont des alliés, Maître. Les bénévoles, d’abord, qui portent le festival comme une mère porte son enfant. Les associations locales prêtent main-forte, les commerçants relaient l’événement, et le Café Le Commerce nourrit les artistes à prix d’ami. Le Conservatoire de Perpignan envoie ses élèves jouer devant un public exigeant, le Mémorial de Rivesaltes propose des spectacles qui parlent d’histoire et de mémoire, et la Ligue de l’Enseignement apporte son savoir-faire technique. Même les enfants du centre de loisirs participent, fabriquant des décors ou accueillant les artistes. C’est une toile tissée par tout un village.

Le Maître : Une belle harmonie, Jacques. Mais dis-moi, ce festival, se préoccupe-t-il des affaires du monde ? Car à notre époque, tout doit avoir un sens, une responsabilité.

Jacques : Oh, Maître, ils ne sont pas en reste. Ils pensent à la terre, avec des gobelets réutilisables, des toilettes sèches, du tri sélectif, et des produits du coin pour sustenter les festivaliers. Ils veillent à l’égalité entre hommes et femmes, programmant des spectacles qui donnent voix aux femmes, comme « Femmes éternelles » ou « Oraison ». Et l’économie locale ? Tout est fait pour la soutenir : les artisans, les commerçants, les producteurs du coin sont mis à l’honneur, et le Marché du festival est une vitrine pour leurs talents. Tout cela, Maître, n’est-il pas comme une petite république des arts, où chacun trouve sa place ?

Le Maître : Tu m’as convaincu, Jacques. Ce festival est une merveille, un défi au destin qui voudrait que la culture ne fleurisse qu’en ville. Mais dis-moi, où tout cela nous mène-t-il ?

Jacques : Où ? Mais nulle part, Maître, ou partout, selon ce qu’il est écrit là-haut ! Ce festival, c’est une lanterne dans la nuit, un éclat de vie pour ceux qui y participent. Et si vous passez par Estagel, prenez donc un PASS pour les soirées, à vingt écus seulement, et venez voir par vous-même. Car, comme je le dis toujours, on ne sait jamais ce que la roue du destin nous réserve !

Le Maître : Bien parlé, Jacques. Allons-y, et que le destin décide du reste !

Jacques : Comme il vous plaira!

  Festival d’Estagel  17ème édition de Jours de Théâtre du 30 juillet au 3 août 2025  ! interview Michel Cadé par N Caudeville, récit J le fataliste et son Maître
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1 août 2025 5 01 /08 /août /2025 13:46

Suite à l'article sur la dégringolade du tourisme en Juillet dans les PO, qui a été beaucoup lu et commenté, en prélude à une interview de Brice Sanac président du monde hôtelier et de la restauration ici, nous publions sa réponse et nous avons fait une analyse sur 10 ans de tourisme et de son poids dans le département . Le tourisme, comme la culture mériterait ici des état généraux pour voir son évolution et son adaptation (ou pas) depuis la mise en place du plan Racine...https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/07/mais-esperiez-quoi-la-saison-touristique-2025-dans-les-pyrenees-orientales-s-effondre-face-a-l-espagne-et-son-attractivite-imbattable-par-robert-trigana.html

 "Les Pyrénées-Orientales prennent une claque touristique en 2025". Vraiment ?

J’aurais apprécié que nicolas caudeville, dont j’aime la plume acérée, m’appelle pour un échange direct plutôt que de reprendre ici et là certaines de mes citations pour leur faire dire ce qu’il voulait. La rigueur journalistique, c’est aussi l’art de la nuance.
👉 Oui, juillet 2025 a été un mois difficile.
 👉 Non, la comparaison brutale avec l’Espagne ne tient pas : nos voisins ont eux aussi connu un début d’été poussif.
📊 C’est à la fin de la saison que l’on tire les conclusions, et non à la mi-parcours. Nous avons lancé, avec Laurent Gauze pour la CCI Pyrénées-Orientales et l'UMIH Pyrénées-Orientales, un observatoire du tourisme en temps réel, une première ici, qui permettra à chacun d’y voir clair, sans fantasmes ni raccourcis.
💡 Alors arrêtons de tirer sur notre propre camp.
 Oui, il y a des faiblesses à corriger : un manque de lisibilité institutionnelle, des messages parfois brouillons, une communication sur le "Pays Catalan" qui envoie plus souvent les visiteurs vers la Costa Brava que vers notre magnifique Côte Vermeille. Mais il y a aussi :
 ✅ Des professionnels investis
 ✅ Des outils touristiques puissants
 ✅ Et une destination d’exception, qui mérite mieux qu’un procès à charge en plein été.
📆 Rendez-vous en septembre, à tête reposée, pour un bilan lucide mais juste. Et d’ici là, souvenons-nous :
« Quand la meute aboie, mieux vaut prendre de la hauteur que rejoindre le vacarme. »

 

Le tourisme dans les Pyrénées-Orientales : une décennie en montagnes russes

Par Oncle Bernard, économiste à la plume trempée dans l’encre de l’humain:l’économie était une histoire de vie, pas seulement de chiffres.

Mes amis, asseyez-vous, prenez un verre de Banyuls, et causons du tourisme dans les Pyrénées-Orientales, ce coin de France où la Méditerranée flirte avec les cimes pyrénéennes. Ce n’est pas seulement une carte postale, c’est une machine économique qui ronronne – ou tousse, selon les années. Depuis une décennie, le tourisme ici, c’est une histoire d’amour tumultueuse, pleine de chiffres, de sueurs et de rêves. Alors, mettons les mains dans le cambouis des données, avec un clin d’œil à la vie, comme toujours.

Un milliard et des poussières d’étoiles

Le tourisme, dans ce département de 482 000 âmes, c’est la poule aux œufs d’or. Chaque année, il déverse entre 1,3 et 1,6 milliard d’euros dans les caisses locales, soit un pactole de **3 112 € par habitant**, selon l’Agence de Développement Touristique (ADT). Imaginez : chaque gamin, chaque retraité, chaque vigneron du coin porte sur ses épaules une part de ce trésor. En 2017, année faste, on frôlait les **33 millions de nuitées**, avec **8 millions de visiteurs**, dont **4 millions de touristes** – des Français pour l’essentiel, venus d’Occitanie, de Toulouse ou du Nord, en quête de soleil ou de ski.

Mais attention, les chiffres, c’est comme les vagues à Argelès : ça monte, ça descend. En 2020, le Covid a frappé comme une Tramontane glacée. Résultat ? Une chute de **25 %** de la fréquentation, **12,5 millions de nuitées** en juillet-août, et des hôteliers au bord de la crise de nerfs. Pourtant, la montagne a sauvé la mise : les Pyrénées catalanes, avec leurs sentiers et leur air pur, ont vu leurs nuitées grimper de **14 %**. Les touristes, Français surtout, fuyaient les foules pour se perdre dans le Conflent ou les Aspres. En 2022, la machine repart : **14,5 millions de nuitées** en été, presque le niveau de 2019. Mais 2023 ? Aïe, l’inflation et les images d’incendies ont freiné les ardeurs (-10 à -40 % selon les hébergements). 2024, elle, montre un timide regain (+1,8 % de nuitées).

Les emplois, la sueur et la saison

Le tourisme, c’est aussi du boulot. **11 000 emplois équivalents temps plein**, soit **8 % des jobs** du département. Serveurs, guides, animateurs de camping, tous pédalent dur, surtout l’été. Mais voilà, c’est du travail en pointillés : juillet-août, on court ; l’hiver, on hiberne. La CCI, en 2024, note une embellie dans les cafés-hôtels-restaurants, mais les marges fondent comme neige au soleil à cause de l’inflation. Pour aider, le département a même lancé un **Bus des saisonniers**, une idée maligne pour amener les jeunes vers les jobs d’été.

Ce qu’on ne dit pas assez, c’est que ces emplois, souvent précaires, sont le pouls de l’économie locale. Sans eux, pas de restos bondés à Collioure, pas de télésièges à Font-Romeu. Mais combien de ces travailleurs peuvent se loger décemment avec un salaire saisonnier ? Là, mes amis, les chiffres se taisent, et c’est bien dommage.

Un PIB qui sent la garrigue

Le tourisme, c’est une belle tranche du gâteau économique. En Occitanie, il pèse **10,3 % du PIB** (15,9 milliards d’euros en 2019). Dans les Pyrénées-Orientales, on n’a pas de chiffre exact, mais on estime que le secteur injecte **1,4 à 1,6 milliard d’euros** par an, une part non négligeable de la richesse locale. Au niveau national, le tourisme représente environ **3 à 4 % du PIB** (94,4 milliards en 2022). Appliquons cette loupe au département, et on voit que sans les touristes, les caisses seraient bien maigres.

Mais attention, ce PIB sent la sueur autant que la lavande. La crise de 2020 a fait plonger le tourisme national de **30,7 %**. En 2021 et 2022, ça repart (+15,3 %, puis +24,4 %), mais on n’a pas encore retrouvé l’insouciance de 2019. Et puis, il y a les effets indirects : chaque euro dépensé par un touriste fait vivre le boulanger, le vigneron, le maçon. Ces « multiplicateurs » sont le sel de l’économie, mais ils restent dans l’ombre des statistiques.

Les dessous de la carte postale

Creusons un peu. Le tourisme, ici, c’est d’abord la mer : Argelès, Canet, Saint-Cyprien, ces plages bondées l’été. Mais la montagne gagne du terrain. En 2022, les Pyrénées catalanes explosent (+96 % en juillet par rapport à 2019). Les gens veulent du vert, du calme, loin des foules. Le thermalisme, lui, tousse : Amélie-les-Bains, avec ses **14 700 curistes en 2021**, a perdu **40 % de sa clientèle** en dix ans. Les hôtels ? Les 4 et 5 étoiles tirent leur épingle du jeu, mais les petits établissements peinent. Quant à la restauration, la malbouffe l’emporte : **58 % des restos** sont des fast-foods en 2021, contre **49 % en 2017**. Triste, non ?

Et puis, il y a les résidences secondaires, ces maisons qui dorment l’hiver mais font grimper les nuitées non marchandes (jusqu’à **60 %** en 2020). Airbnb, locations entre amis, tout ça pèse lourd, mais ne remplit pas toujours les poches des locaux. Les excursionnistes, ces visiteurs d’un jour, représentent jusqu’à **39 % des flux** en mai-juin 2023. Ils dépensent peu, mais ils sont là, à flâner, à prendre des selfies devant le Castillet.

Les défis : la Tramontane et l’avenir

Le tourisme dans les Pyrénées-Orientales, c’est une vieille 2CV : ça avance, mais ça cahote. La crise du Covid a montré la fragilité du modèle : trop dépendant des Français (85-90 % des visiteurs), trop saisonnier, trop vulnérable aux aléas (incendies, inflation). En 2023, la surmédiatisation des feux et de la sécheresse a fait fuir les touristes (-10 à -30 % en juillet). Et pourtant, le département s’adapte. L’ADT mise sur la géolocalisation (merci Orange) pour traquer les comportements des visiteurs. On parle de tourisme vert, de diversification, de séjours courts. Hermeline Malherbe, présidente du conseil départemental, le martèle : il faut moderniser, verdir, durer.

Mais soyons lucides. Le tourisme, c’est une drogue douce : on en vit, mais à quel prix ? Les loyers grimpent, les locaux galèrent à se loger, et la planète tousse sous le poids des avions et des voitures. Alors, mes amis, continuons à accueillir les touristes, mais rêvons d’un modèle qui ne sacrifie ni l’humain ni la garrigue. Car, comme disait mon vieux prof d’éco, « l’économie, c’est l’art de faire vivre les gens, pas de remplir des tableaux ».

---

**Sources** : ADT des Pyrénées-Orientales, INSEE, CCI, L’Indépendant, France Bleu, Made in Perpignan. Les chiffres sont solides, mais le PIB local reste une estimation. Pour plus, plongez dans les bilans de l’ADT (pro-tourismeadt66.com) ou les stats de l’INSEE.

 

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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 18:22

Le tourisme de masse est un destructeur de civilisation…

« Le tourisme de masse est un destructeur de civilisation. Je ne peux plus supporter les touristes, surtout quand ils sont en shorts et portent des socquettes grises, une banane autour du ventre. Si j’étais maire de Paris, ma première mesure serait d’interdire le port du short dans la capitale. Toute personne surprise en train de faire du sport dans un lieu public devrait payer une forte amende. »

Alain Paucard
Du Paris d’Audiard au Paris de Delanoë, par Alain Paucard, entretien au Figaro, par Eugénie Bastié, 11 juillet 2014

*
*Les Français plébiscitent l’Espagne pour leurs vacances d’été 2025, selon une étude de PAP Vacances, avec des prix attractifs et un accueil chaleureux qui éclipsent les Pyrénées-Orientales.*

Mais franchement, vous espériez quoi ? Les Pyrénées-Orientales, avec leur littoral catalan et leur riche patrimoine, se prennent une claque touristique en cet été 2025. Les vacanciers, Français en tête, désertent les plages d’Argelès-sur-Mer, de Canet-en-Roussillon ou les ruelles de Perpignan pour filer juste de l’autre côté de la frontière, en Espagne. Pourquoi ? Des prix défiant toute concurrence, une ambiance conviviale et, soyons honnêtes, un accueil qui ne donne pas envie de bouder son séjour. Pendant ce temps, les professionnels du tourisme dans le 66 grincent des dents et cherchent des excuses. Spoiler : ils feraient mieux de regarder la réalité en face.

Une chute de fréquentation alarmante

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon l’Agence de Développement Touristique des Pyrénées-Orientales (ADT 66), la fréquentation touristique a chuté de 15 à 20 % en juin et juillet 2025 par rapport à 2024, particulièrement sur le littoral catalan. À Perpignan, les hôtels peinent à remplir leurs chambres, avec un taux d’occupation en baisse de 10 % en juillet, selon l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH 66). Même les campings, d’habitude grands gagnants de l’été, affichent des réservations en recul, avec une baisse de 12 % à Argelès-sur-Mer et Canet-en-Roussillon par rapport à l’année dernière. Pendant ce temps, l’Espagne, et notamment la Costa Brava, voit ses réservations exploser avec une hausse de 24,5 % selon une étude de PAP Vacances.[](https://www.lindependant.fr/2025/07/22/meme-en-juin-on-bossait-mieux-mais-ou-sont-passes-les-touristes-sur-le-littoral-catalan-12838831.php)

Brice Sannac, président de l’UMIH 66, résume la situation sans détour : « Juillet 2025 ne sera pas un mois record. Les réservations de dernière minute, sur lesquelles on comptait, ne sont pas au rendez-vous. » Et pour cause, les Français ont trouvé mieux ailleurs.[](https://www.lindependant.fr/2025/07/22/meme-en-juin-on-bossait-mieux-mais-ou-sont-passes-les-touristes-sur-le-littoral-catalan-12838831.php)

 L’Espagne, la star incontestée de l’été

À Tossa de Mar, petite perle de la Costa Brava, on entend presque plus de français que d’espagnol dans les rues. « Les employés des hôtels parlent français en premier, c’est dire ! », s’amuse Lucile, une vacancière d’Annecy. Selon PAP Vacances, les réservations en Espagne ont bondi de 14,1 % par rapport à 2024, portées par des prix imbattables et un ensoleillement constant. Une maison pour quatre personnes ? Comptez 850 € pour une semaine en Espagne, contre 2 000 € dans les Pyrénées-Orientales, comme l’illustre l’anecdote d’un vacancier sur X.

Céline et William, un couple avec trois enfants, ne jurent plus que par l’Espagne pour la troisième année consécutive. « On a payé 470 € pour 10 jours en camping-car. En France, on serait à minimum 1 000 € », explique Céline. Au restaurant, même constat : « 50 € pour quatre personnes, entrée-plat-dessert. En France, on double facilement la note », ajoute William. Ruben, un prestataire d’activités à Tossa de Mar, confirme : « Près de 50 % de mes clients sont français. Des familles, des seniors… ils viennent pour le prix, mais aussi pour l’ambiance détendue. »

En moyenne, les locations de maisons en Espagne sont 30 % moins chères que sur la Côte d’Azur ou le littoral catalan français. Ajoutez à cela des autoroutes gratuites, des carburants moins coûteux et des menus du soir abordables, et le choix est vite fait.[](https://www.lindependant.fr/2023/07/15/tourisme-dans-les-pyrenees-orientales-la-frequentation-en-baisse-par-rapport-aux-annees-benies-du-covid-ou-les-frontieres-etaient-fermees-decrypte-brice-sannac-11343500.php)

 Pyrénées-Orientales : trop cher, pas assez accueillant ?

Dans les Pyrénées-Orientales, le constat est amer. Les prix élevés sont un frein majeur. À Canet-en-Roussillon, une formule entrée-plat-dessert coûte rarement moins de 25 € par personne, contre 16,50 € en Espagne pour un menu complet. Les campings, bien que populaires, affichent des tarifs qui rebutent : un emplacement pour une famille de quatre personnes dépasse souvent les 100 € par nuit en haute saison.[](https://www.lindependant.fr/2025/07/22/meme-en-juin-on-bossait-mieux-mais-ou-sont-passes-les-touristes-sur-le-littoral-catalan-12838831.php)

Mais le problème ne s’arrête pas aux prix. L’accueil, notamment dans le centre-ville de Perpignan, laisse à désirer. « Les commerçants sont parfois distants, voire froids », déplore une touriste sur X. Les professionnels locaux peinent à rivaliser avec la convivialité espagnole, où les restaurateurs et hôteliers mettent un point d’honneur à chouchouter leurs clients, souvent en parlant français pour faciliter l’échange. À Perpignan, le centre historique, malgré son charme catalan, souffre d’une réputation de « ville peu accueillante » pour les visiteurs, avec des rues parfois mal entretenues et des commerces qui ne jouent pas toujours la carte de la chaleur humaine.[](https://actu.fr/occitanie/perpignan_66136/perpignan-bonne-ou-mauvaise-ville-pour-faire-ses-etudes-ce-classement-qui-fait-mal_51525400.html)

Jordan, responsable du restaurant La Siesta à Canet, ne mâche pas ses mots : « On fait 120 à 130 couverts par soir contre 200 les années précédentes. Les gens consomment moins, et on sent qu’ils comparent avec l’Espagne. » Les professionnels pointent aussi du doigt des facteurs externes : la météo maussade en début de saison,  et une sécheresse endémique qui limite l’attractivité des campings avec des restrictions d’eau.[](https://www.lindependant.fr/2025/07/22/meme-en-juin-on-bossait-mieux-mais-ou-sont-passes-les-touristes-sur-le-littoral-catalan-12838831.php)[](https://madeinperpignan.com/pyrenees-orientales-impactes-phenomene-surtourisme/)

Perpignan, une attractivité en berne

Perpignan, la capitale catalane, illustre parfaitement ce désamour. Classée « C » pour le surtourisme en raison de la concentration de bars en centre-ville, la ville ne parvient pas à capitaliser sur son patrimoine. La cathédrale Saint-Jean-Baptiste ou le Palais des Rois de Majorque attirent, mais pas assez pour compenser une fréquentation en baisse de 10 % dans les hôtels locaux. L’étude du Figaro sur l’attractivité étudiante place même Perpignan à la 50e position sur 61 villes françaises, pointant un manque criant d’attractivité pour les jeunes, qui se traduit aussi dans le tourisme.[](https://madeinperpignan.com/pyrenees-orientales-impactes-phenomene-surtourisme/)[](https://actu.fr/occitanie/perpignan_66136/perpignan-bonne-ou-mauvaise-ville-pour-faire-ses-etudes-ce-classement-qui-fait-mal_51525400.html)

Pendant ce temps, à quelques kilomètres, la Costa Brava accueille à bras ouverts. « Les Français viennent pour la chaleur, les prix, mais aussi parce qu’on les traite bien », explique un hôtelier de Tossa de Mar. Les campings espagnols, avec leurs infrastructures modernes et leurs animations familiales, séduisent là où les établissements français peinent à se renouveler.

 Et maintenant, on fait quoi ?

Face à cette hémorragie touristique, les professionnels des Pyrénées-Orientales doivent se réinventer. Brice Sannac appelle à une mobilisation collective : « Il faut travailler ensemble, avec le Département, les offices de tourisme, la CCI… On a une destination magnifique, mais il faut être plus offensif. » Il mise sur des campagnes numériques ciblées, notamment vers la clientèle américaine, et sur une amélioration de l’accueil. Mais pour l’instant, les espoirs reposent sur août et septembre, avec des réservations en hausse de 5 à 10 % par rapport à juillet.[](https://actu.fr/occitanie/perpignan_66136/c-est-desolant-pourquoi-y-a-t-il-moins-de-touristes-cet-ete-dans-les-pyrenees-orientales_61432257.html)

En attendant, l’Espagne rigole doucement. Avec des prix 30 % inférieurs, une ambiance conviviale et une proximité géographique qui fait d’elle une alternative évidente, la Costa Brava rafle la mise. Alors, les Pyrénées-Orientales, espériez quoi ? Continuer à surfer sur le charme catalan sans ajuster les prix ni sourire aux visiteurs ? Le message est clair : il est temps de se réveiller, ou la saison 2026 risque d’être encore plus douloureuse.

 

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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 15:30

"Voyance, massages et intimidations… Les extravagantes affaires de l’ex-dircab’ de Louis Aliot à Perpignan

L’ancien bras droit du maire de Perpignan est cité dans une plainte pour escroquerie en bande organisée, déposée par un entrepreneur de la ville qui estime avoir été victime de « racket » et de « manipulation ». Le tout sur fond de services rendus, de jeux d’influence et de prétendus talents de médium."

Prisca Borrel

25 juillet 2025 à 13h11dans Médiapart https://www.mediapart.fr/journal/france/250725/voyance-massages-et-intimidations-les-extravagantes-affaires-de-l-ex-dircab-de-louis-aliot-perpignan

Stéphane Babey de télé Perpignan  sous le maire JP Alduy à auteur de polar :https://fichesauteurs.canalblog.com/2009/07/05/stephane-babey.html

Ce récit adopte le ton ironique et désabusé de Brautigan, avec son mélange de cynisme, d’absurde et de pastiche du roman noir. Les éléments factuels de l’article (la plainte, le licenciement, les accusations de racket et de manipulation, la reconversion de Babey) sont intégrés dans une narration fluide, où le narrateur, un détective fictif, observe l’affaire avec un regard narquois, tout en exagérant légèrement les détails pour coller au style parodique.

L’Ombre du médium à Perpignan: qu'est devenu le mystérieux Stéphane Babey alias Maître Ezra ?

Perpignan, août 2022. La chaleur du Roussillon cognait comme un poing de boxeur sur les pavés brûlants de la ville. Moi, j’étais là, à siroter un café trop amer dans un bistrot miteux, quand l’histoire m’a rattrapé. On m’avait glissé un tuyau : Stéphane Babey, le grand manitou du cabinet de Louis Aliot, le maire RN de cette ville où les ombres dansent plus vite que les gitans sur une guitare, venait de se faire éjecter comme un vieux mégot. Sans préavis, sans explication. Juste un « rupture du lien de confiance », qu’ils disaient à la mairie. Ça puait le mystère, et moi, j’ai toujours eu un faible pour les énigmes qui sentent le soufre.Trois ans plus tard, en ce juillet 2025, la vérité a fini par sortir du placard, comme un squelette trop longtemps oublié. Un type du coin, un entrepreneur nommé Chukri Abi-Nader, avait balancé le morceau. Il a déposé une plainte contre X – mais tout le monde sait que le X, c’est Babey.

Escroquerie en bande organisée, racket, manipulation…

Des mots qui claquent comme des balles dans une ruelle sombre. Abi-Nader jurait qu’il s’était fait plumer, manipulé comme une marionnette par un type qui, paraît-il, se vantait de talents de médium. Un médium, vous imaginez ? Dans l’antre de la mairie, où les costumes-cravates jouent aux petits chefs, Babey lisait l’avenir dans une boule de cristal ou quoi ?J’ai creusé, comme un chien famélique sur un os. Les murmures de Perpignan parlaient d’un Babey qui tirait les ficelles dans l’ombre, distribuant faveurs et pressions comme un croupier véreux. Des « services rendus », des jeux d’influence, et cette aura mystique qu’il traînait comme un parfum bon marché. Il avait l’oreille du maire, la main sur le pouvoir, et, selon Abi-Nader, les doigts dans des combines pas très catholiques.

Quand le pot aux roses a été découvert, Aliot a tranché net : dehors, Babey.

Pas de chichi, pas de deuxième chance.Mais l’histoire ne s’arrête pas là, non. Ce Babey, il a pas fini de surprendre. Viré de la mairie, il s’est refait une virginité, ou plutôt un pseudonyme. Le voilà qui se lance à plein temps dans la voyance et l’hypnose, comme s’il troquait son costume de dircab’ pour une cape de mage de foire. Tu parles d’une reconversion. On dirait un roman de gare où le méchant se recycle en charlatan de bazar, lisant les lignes de la main entre deux séances d’intimidation.Perpignan, elle, continue de bruisser. Les ragots courent plus vite que le vent d’autan. La plainte d’Abi-Nader dort sur le bureau d’une juge d’instruction, et tout le monde attend de voir si Babey finira menotté ou s’il s’en sortira avec un tour de passe-passe. Moi, je reste dans l’ombre, mon carnet plein de notes et mon café toujours aussi infect. Dans cette ville, entre politique et sorcellerie, on dirait que tout le monde joue à cache-cache avec la vérité. Et moi, je continue de fouiner, parce que c’est ce que font les privés, même à Babylone… ou à Perpignan.

 

Ce qu'on trouve sur la chaîne Youtube de Stéphane Ezra aux 85 à Bonet...

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28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 21:53

« Ce n'est pas la mort que je crains, c'est de mourir. »
Michel Eyquem de Montaigne

« La vie inspire plus d'effroi que la mort : c'est elle qui est le grand inconnu. »
Emil Michel Cioran

 

 

 

Une chaîne régionale comme ViàOccitanie: manque de cohérence et en  inadaptation  à l’ère des réseaux sociaux, où elle reproduisait son vieux modèle TV année 70 . Il souligne l’échec d’un projet mal défini tout en raillant les illusions d’unité régionale et les prétentions technologiques, tout en conservant une pointe d’ironie sur les dynamiques qui précipitent la fin des médias traditionnels. L'impression général, c'est que c'était France3 Région en version Wish...

Un journaliste de Via Occitanie tenait le club de la presse et le laisser à l'abandon, la maladie a fini par se communiquer à la chaîne entière

On ne pleure une chaîne qu’au moment où elle disparaît, dit-on, comme si son absence révélait subitement une grandeur insoupçonnée. Foutaises ! ViàOccitanie, éteinte ce 25 juillet 2025, n’a pas attendu son dernier souffle pour dévoiler ses failles. Ce n’était qu’une mosaïque mal ajustée, un gloubi-boulga d’images locales diluées dans l’illusion d’une région unie, où Toulouse, capitale administrative et auto-centrée, éclipsait tout le reste. Treize départements, treize solitudes, sans interaction ni cohérence, comme des courtisans rivalisant pour plaire à un maître absent.

Une région en toc, une chaîne en toc 
ViàOccitanie se voulait le porte-voix de l’Occitanie, mais qu’était-elle sinon une bande-annonce décousue, un patchwork d’intérêts locaux sans fil conducteur ? Les journaux télévisés, de Perpignan à Nîmes, de Toulouse à Montpellier, n’étaient qu’un collage maladroit, où chaque département jouait sa partition sans jamais former une symphonie. Parler d’unité régionale quand les territoires s’ignoraient superbement, voilà l’art de ramper devant une fiction administrative. Les documentaires ? Des miettes culturelles jetées au public pour donner l’illusion d’une profondeur. Les 52 000 téléspectateurs quotidiens ? Un public par défaut, captif d’une offre sans véritable concurrence.

L’innovation, ou l’art de se gargariser de gadgets 
On nous vante les prouesses technologiques : des duplex via smartphones en 2014, un système de diffusion full IP, une plateforme SaaS nommée Myvideoplace. Grand bien leur fasse ! Mais à quoi bon ces jouets si le fond reste creux ? À l’heure où chaque citoyen, armé de son smartphone, devient sa propre chaîne sur les réseaux sociaux, ViàOccitanie n’était qu’un dinosaure déguisé en pionnier. Publier une vidéo sur TikTok ou YouTube est plus rapide, plus vif, plus direct. La télévision locale, avec ses lourdeurs et ses compromis, n’a pas su rivaliser avec cette agilité darwinienne. Sa disparition ? Une économie d’argent public, un adieu à un modèle qui n’a pas su se réinventer.

L’art de ramper devant l’inéluctable 
N’accusons pas les seuls courtisans du groupe La Dépêche, qui ont laissé la chaîne s’étioler faute de vision. Accusons aussi l’illusion d’une télévision locale capable de fédérer une région aussi disparate. ViàOccitanie n’a jamais trouvé son âme, car l’Occitanie elle-même est une construction administrative, non une réalité vécue. Les soutiens publics, opaques et hésitants, n’ont fait que prolonger l’agonie. Les producteurs locaux ? Ils trouveront d’autres canaux, plus agiles, sur les plateformes numériques. La démocratie locale ? Elle s’exprime désormais dans les stories Instagram et les lives X, là où les citoyens, sans filtre ni hiérarchie, prennent la parole.

Un requiem sans larmes 
Que reste-t-il de ViàOccitanie ? Une leçon, peut-être : dans un monde où chacun est son propre média, les chaînes locales doivent être plus qu’un écho nostalgique d’un passé télévisuel. Elles doivent incarner une nécessité, pas une bureaucratie. À l’équipe, qui s’est battue pour un projet bancal, un salut respectueux. Mais ne nous y trompons pas : la télévision locale, si elle veut survivre, doit cesser de ramper devant des modèles obsolètes. La disparition de ViàOccitanie n’est pas un drame ; c’est une sélection naturelle. Que les deniers publics servent désormais à des projets qui vibrent au rythme de leur temps.

#ViàOccitanie #InformationLocale #Audiovisuel #RéseauxSociaux #DarwinismeMédiatique

 chaîne régionale comme ViàOccitanie, en écho à votre point de vue sur son manque de cohérence et son inadaptation à l’ère des réseaux sociaux. Il souligne l’échec d’un projet mal défini tout en raillant les illusions d’unité régionale et les prétentions technologiques, tout en conservant une pointe d’ironie sur les dynamiques qui précipitent la fin des médias traditionnels.

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28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 19:56

"La branche chargée de fruits s'incline. ”
Thomas Fuller
 

 "Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse"

[exp]
à s'exposer sans cesse à un danger, on finit par le subir ; à force de s’obstiner dans les mêmes erreurs, on en subit les conséquences

À Perpignan, où le soleil cogne comme un uppercut de forgeron et où les ruelles puent la castagne politique autant que l’anisette, les militants de Place Publique ont sorti les flingues, façon *Tontons flingueurs* sous amphétamines. Ce 27 juillet 2025, dans une arrière-salle enfumée par l’ardeur des ambitions, ils ont joué du bulletin comme on dégaine un surin : Olivier Romero, 49 piges, un Catalan d’adoption avec du bagout à revendre, et sa comparse Françoise Coste, aussi discrète qu’un poignard dans l’ombre, ont raflé la mise. 64 % des voix, mes cocos ! Une dérouillée d’anthologie pour Agnès Langevine, la vice-présidente de la Région Occitanie, qui s’est ramassée un misérable 36 % dans les gencives. Un vote à 74 % de participation, c’est pas une élection, c’est une corrida où le taureau s’est pris un banderazo en plein cœur !

Langevine, la pauvre, elle devait voir des étoiles, comme un boxeur sonné sur le ring.

Elle, l’ancienne écolo des Verts, reconvertie en égérie de Place Publique depuis 2024, elle pensait déjà enfiler l’écharpe de maire, les yeux brillants comme des pièces d’or. En 2020, elle avait claqué 14,5 % au premier tour des municipales, avant de plier boutique pour faire barrage à Louis Aliot, ce cador du RN qui squatte la mairie comme un squale dans la Têt. Elle balançait même, dans *France Bleu*, qu’Aliot « traverse son mandat en touriste », la langue acérée comme un rasoir. Mais les militants, ces ingrats, lui ont fait un bras d’honneur monumental. Exit Agnès, place à Romero, ce gars de la Haute-Garonne, membre historique du mouvement, qui roule des mécaniques avec Coste à ses basques, une alliée dont on sait que dalle, mais qui doit avoir du nerf pour suivre le bonhomme.

Et Perpignan, dans tout ça, c’est un vrai bordel à la Céline, une foire d’empoigne où la gauche s’écharpe comme des chiffonniers sur un tas d’ordures.

D’un côté, les Insoumis fricotent avec les Écologistes, façon mariage arrangé qui sent le divorce. De l’autre, le collectif « Perpignan autrement », un ramassis de socialos, de cocos et de citoyens en transe, qui rêve d’union comme un poivrot rêve d’un litron. Et au milieu, Place Publique, qui joue les divas en se choisissant un duo tout neuf, comme si Romero et Coste allaient ramener la paix dans ce cloaque. Mais faut pas se leurrer, mes lascars : réunir cette bande de braillards, c’est comme demander à un troupeau de chats sauvages de défiler au pas cadencé. Pendant ce temps, Aliot, le RN, il se marre dans son fauteuil de maire, en caressant son verre de pastis comme un vieux pirate savoure son butin.

Langevine, elle, doit avoir les boyaux en vrille, l’âme tordue comme un linge essoré.

Se faire éjecter comme ça, c’est pas une claque, c’est un coup de pied au cul signé par le destin, un de ces uppercuts qui te laissent la gueule en biais. Mais attention, la gonzesse, elle a du chien ! En 2020, elle avait su rebondir, et là, elle pourrait bien nous sortir une entourloupe, genre candidature en franc-tireur ou alliance avec des lascars qu’on voit pas venir. Parce qu’à Perpignan, la politique, c’est pas un bal musette, c’est une arène où les coups volent plus bas que les ceintures, et où le sang gicle aussi rouge que le vin du Roussillon.

Alors, mes petits, pour les municipales de mars 2026, faudra ouvrir grand les mirettes.

Romero et Coste, ils ont la cote, mais le chemin est long, semé d’embûches et de traîtres. La gauche, elle s’éparpille comme des confettis dans une bourrasque, et Aliot, lui, guette, prêt à ramasser la mise. Quant à Langevine, elle doit aiguiser ses griffes dans l’ombre, prête à mordre comme une louve blessée. Une chose est sûre : à Perpignan, ça va canarder sec, et le spectacle promet d’être plus saignant qu’un film de truands.

 

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