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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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13 juillet 2025 7 13 /07 /juillet /2025 11:27

“Il y a plus inconnu encore que le soldat inconnu : sa femme !”

De Anonyme / Banderole féministe - Août 1970 

Le monde politique local est resté patriarcal, on doit toujours chercher l'homme derrière la femme. Après le coup de poignoir d'Alexandra Puignau soutenant Bruno Nougayréde, il reste une solution pour Annabelle Brunet pour fuir cet "masculinité toxique": rejoindre un réseau de femmes entreprenante autour d'un café!

En surfant sur le fil facebook, on a trouvé cette pub, qu'on a certes un peu détourné, non plutôt adapté

Mesdames candidates aux élections à Perpignan ou dans les Pyrénées-Orientales, vous sentez-vous parfois isolées ou dépassées par les défis de votre campagne ? Pas de panique ! Un réseau local révolutionnaire peut transformer votre parcours et booster vos chances de succès. Voici pourquoi ce service est un atout incontournable pour optimiser votre campagne électorale, même si vous vous sentez parfois maladroite ou peu expérimentée.

 Sortez de l’isolement et gagnez en visibilité
Lancer une campagne électorale, c’est souvent se retrouver seule face à une montagne de tâches : définir un message clair, cibler les bons électeurs, gérer sa communication… Cela peut être intimidant. En rejoignant ce réseau dynamique, vous brisez l’isolement. Les rencontres en présentiel, comme les « cafés des affaires » hebdomadaires, sont l’occasion de tisser des liens avec d’autres femmes ambitieuses, d’échanger des idées et de renforcer votre confiance. Ces moments de partage vous permettent aussi de gagner en visibilité auprès d’un public local déjà engagé.

 Un plan d’action sur mesure pour réussir
Avec ce réseau, rien n’est laissé au hasard. Lors des sessions, vous co-construisez un plan d’action personnalisé pour votre campagne. De la définition de votre cible électorale à l’élaboration de votre message politique, en passant par des stratégies de marketing adaptées et une présence optimisée sur le terrain ou les réseaux sociaux, tout est pensé pour maximiser votre impact. Vous bénéficiez même de mentorats personnalisés pour affiner vos prises de parole et votre stratégie. Ce soutien concret fait toute la différence !

Des résultats concrets, comme en témoignent les membres
Les retours parlent d’eux-mêmes. Rose-Marie, une participante régulière, confie : *« À chaque fois que je viens au café des affaires, je repars avec un contact clé pour avancer. »* Une autre membre, Mélanie, a réussi à transformer sa carrière grâce aux opportunités offertes par le réseau, passant d’un poste de fonctionnaire à une activité à temps plein. Ces succès montrent que ce service peut non seulement vous apporter des soutiens pour votre campagne, mais aussi vous connecter avec des électeurs et des partenaires influents.

 Un réseau inclusif et motivant
Cerise sur le gâteau ? Ce réseau est ouvert à toutes les femmes, sans exception. Peu importe votre expérience ou vos maladresses, vous y trouverez votre place. L’objectif est clair : faire bouger les lignes et vous accompagner vers la victoire électorale, tout en construisant une communauté solidaire.

 Rejoignez-nous dès maintenant !
Vous voulez en savoir plus ? Participez à la prochaine réunion d’information gratuite, en live, ce **jeudi à 9h** à Perpignan. Ce sera l’occasion de découvrir comment ce réseau peut transformer votre campagne et de rencontrer des femmes prêtes à vous soutenir. Ne laissez pas le doute ou l’isolement freiner vos ambitions. Inscrivez-vous dès maintenant et venez écrire la prochaine page de votre succès électoral !

**Rendez-vous jeudi pour faire décoller votre campagne !** 😍

*Pour plus d’informations, contactez-nous

 

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12 juillet 2025 6 12 /07 /juillet /2025 13:52

"Quand je vois ce que l'on accepte aujourd'hui à la télévision, j'ai plutôt l'impression d'avoir été un esthète."

"Une bonne idée est une idée qui plaît au public que l'on s'est fixé pour cible."

Cité par Le Monde, in L'animateur Guy Lux est mort, le 13 juin 2003 

 

Mesdames et messieurs, bienvenue au grand hippodrome politique de Perpignan pour ce Quinté+ endiablé des municipales de 2026 ! Votre Guy Lux est au micro, prêt à commenter cette course où les jockeys galopent à bride abattue ! Aujourd’hui, Alexandre Puignau, maire de Les Cluses et voix d’Horizons (le parti d’Édouard Philippe), secoue la piste en déclarant : *« Bruno Nougayrède est le leader de l’opposition à Perpignan ! »* Attachez vos ceintures, on décrypte ce pari et ses implications, notamment pour Annabelle Brunet, dans un peloton où *Perpignan Autrement* fait une entrée fracassante !

 Le favori : Bruno Nougayrède
Bruno Nougayrède, pur-sang du centre-droit, prend la corde dans l’opposition. Avec cinq ans de duels face à Louis Aliot (RN), son association 100 % Perpignan (3 000 citoyens sondés) et un constat choc – 42 % des Perpignanais ne sont pas fiers de leur ville –, il est dopé par le soutien de Puignau. Horizons mise sur lui pour fédérer un large attelage centre-droit. Mais attention, la commission d’investiture d’Horizons doit encore valider ce choix. C’est un pari osé pour un sprint final !

Annabelle Brunet : une pouliche sous pression
Annabelle Brunet, conseillère départementale du Vernet et centriste au galop assuré, voit son élan freiné par la déclaration de Puignau. Horizons semble reléguer cette pouliche au second plan, derrière Nougayrède. Pour Brunet, c’est un virage serré : soit elle rejoint l’équipe du favori pour un ticket placé, soit elle court en solo, misant sur son ancrage local. Sans un allié de poids, elle risque de se perdre dans le peloton.

Louis Aliot : un champion en difficulté
Louis Aliot, pur-sang RN aux rênes depuis 2020, vacille sous une condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires (18 mois de prison, dont 6 ferme sous bracelet, inéligibilité en sursis). Nougayrède capitalise, fustigeant un « jour sombre » et pointant propreté, sécurité et attractivité en berne. Mais Aliot, avec sa base fidèle, peut encore courir en 2026 si son appel traîne. Duel en vue !

Le peloton : outsiders et surprises
Le peloton s’éclaircit mais reste disputé. Christophe Euzet, ex-macroniste, est disqualifié pour irrégularités dans ses comptes de campagne. David Bret, héritier de l’écurie Franco, fait figure d’arlésienne, tout en bruit et sans galop. À gauche, Agnès Langevine (Place publique) trotte à part, tandis que *Perpignan Autrement*, collectif citoyen, fait une entrée remarquée. Lors de leur réunion du 3 juillet, ils ont frappé fort sur la santé : 15 000 Perpignanais sans médecin traitant, 2 000 malades chroniques, précarité galopante. Leur pari ? Créer des centres municipaux de santé dans les quartiers, avec 15 médecins recrutés, en lien avec EHPAD, écoles et clubs sportifs. Une ambition concrète qui pourrait séduire. Enfin, la coalition LFI (Francis Idrac), Verts (Nicolas Berjoan) et amoniste (Salima Baaziz) forme un attelage audacieux, prêt à jouer les trouble-fêtes.

 Le pronostic de Guy Lux
Mesdames et messieurs, quel Quinté+ haletant ! Nougayrède, porté par Horizons, mène l’opposition, mais Brunet doit choisir : coalition ou baroud en solo ? Avec Euzet hors course, Bret invisible, *Perpignan Autrement* qui galope sur la santé et la gauche unie en embuscade, la piste catalane promet du suspense ! À vos paris pour 2026, et que le meilleur gagne !

 

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11 juillet 2025 5 11 /07 /juillet /2025 20:57

 L'art de la prudence
Baltasar Gracian

"NE SE PLAINDRE JAMAIS
Les plaintes ruinent toujours le crédit; elles excitent plutôt la passion à nous offenser que la compassion à nous consoler. "

C'est aussi ça "Perpignan en grand", le grand public le demandait et voilà que la ville obtient, après un minigolf, le label "ville prudente", ça ne fera pas baisser le prix de l'électricité, mais ça a de quoi faire bisquer la ville communiste de Cabestany !

Mesdames et messieurs, attachez vos ceintures et ajustez vos rétroviseurs, car ce vendredi 11 juillet à 9h tapantes, Frédéric Guillaumon, l’incomparable adjoint au maire, a fait une entrée digne d’un champion de slalom automobile pour poser, triomphalement, le panneau du label *Ville Prudente 4 cœurs* ! Oui, mes amis, Perpignan, cette étoile scintillante d’Occitanie, s’est vue couronnée en novembre 2024 par les virtuoses de l’association *Prévention Routière*, décrochant ainsi une place de choix parmi les cités où l’on conduit avec la prudence d’un écureuil traversant l’autoroute. 🏅

Mais, me direz-vous, qu’est-ce donc que ce label *Ville Prudente* ?

Eh bien, imaginez une ville qui, avant de plonger tête baissée dans le grand bain de la circulation, se mouille la nuque pour éviter l’hydrocution routière ! Depuis 2017, l’association *Prévention Routière*, avec la bienveillance d’un agent de circulation distribuant des sourires au lieu d’amendes, décerne ce label aux communes qui se retroussent les manches pour dompter l’insécurité routière.

Aménagements malins, passages piétons bichonnés, campagnes de prévention qui vous rappellent qu’un volant n’est pas un jouet : voilà le secret de ces villes exemplaires.

Perpignan, tel un funambule sur un zebra crossing, excelle dans cet art délicat, prouvant qu’on peut rouler prudemment tout en gardant une allure de dandy au volant. Alors, levons nos klaxons bien haut pour saluer cette prouesse, et roulons, mes amis, avec la sagesse d’un Pierre Dac qui, lui, aurait sans doute ajouté : « Prudence sur la route, mais panache dans l’attitude ! » 🚗😉

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11 juillet 2025 5 11 /07 /juillet /2025 12:34

Sur le fil d'actualité, je tombe sur cette image d'info du quotidien des toulousains chez les Catalans... Alors, je me dis, depuis quand l'Indépendant fait dans l'humour entre les lignes, ou alors, c'est que le thème du 14 juillet choisi par la mairie de manière assez maladroite pour donner ce titre, est de leur fait?

Dans tous les cas, que retient-on des années 30, si ce n'est la montée du fascisme, du franquisme (goes to Hollywood, relax #taspluslaref ! ) et bien sur du nazisme, qui donnera plus tard, le poing Godwin (Dieu, gagne toujours...) que je réalise à ce moment précis.

« Je mesure la droitisation des esprits, ce danger qui progresse depuis des années : on ne peut pas s’empêcher de penser à l’avant-guerre ». Annie Ernaux, dans cet entretien accordé au Nouvel Obs, croit reconnaître les années 1930, pour le pire, dans le visage incertain du monde qui se reconfigure 30 ans après l’espoir d’une « fin de l’histoire » marquée par le triomphe de la démocratie libérale sur le bloc soviétique.

Les publicistes sont saisis par l’effroi de l’éternel retour. En 2014, l’universitaire Philippe Corcuff publie Les années 30 reviennent et la gauche est dans le brouillard. En 2017, Farid Abdelouahab et Pascal Blanchard s’inquiètent : Les Années 30. Et si l’histoire recommençait ? La quatrième de couverture assume la réduction du raisonnement analogique à la répétition : « Notre présent apparaît comme un fascinant écho de ces années 30 ».https://theconversation.com/vit-on-vraiment-le-retour-des-annees-1930-171866

Le deuxième est possible tant la mairie de Perpignan, peu importe son étiquette ou son absence, est capable de cette fausse bonne idée !

Mais de là, à donner de l’Humour infra-paginale à l'Indep: c'est comme si un vortex sur un monde parallèle venait de s'ouvrir ! 

Alors le feu d'artifice de Perpignan sera-t-il d'une obscure clarté, pour illuminer "ses heures sombres", laissera-t-il dans l'air "des odeurs nauséabondes" à voir dans la nuit idoine ! Ça sent le retour du refoulé, dans un sens comme dans un autre...

Francis Kuntz - Hilter Interview d'un jeune qui donne son opinion sur Le Pen. Heureusement, Francis sait faire l'éducation de nos enfants.

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10 juillet 2025 4 10 /07 /juillet /2025 13:32


« Quant à ces féroces soldats, je le dis, c'est pas pour cafter, mais y font rien qu'à mugir dans nos campagnes. »

Pierre Desproges "Chroniques de la haine ordinaire"

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/chroniques-de-la-haine-ordinaire

 

ATTENTION, CET ARTICLE EST À LIRE AU SECOND DEGRÉ, VOIR AU 12.5 ET CEUX MALGRÉ LA LOI ÉVIN

Chronique de la haine institutionnellement correcte

L’autre jour, tandis que je suçotais mélancoliquement un grain de poivre pour tromper l’ennui d’un jeudi après-midi, j’apprenais que la "haine ordinaire" n’était plus ce délicieux désespoir que je pratiquais jadis à la radio avec la volupté d’un dandy misanthrope, mais une catégorie juridico-morale estampillée "à risque", chapeautée par une ministre et financée par l’État. C’est drôle, non ?

Moi qui croyais que la haine, la vraie, celle qui fait palpiter le cœur et frémir les glandes salivaires devant la connerie humaine, était encore un sport d’intérieur pratiqué librement dans nos têtes, entre un soupir méprisant et un rot discret. Mais non ! Aujourd’hui, figurez-vous que même la haine a un formulaire Cerfa.

1. La haine d’antan : chic, drôle et presque hygiénique

Il fut un temps, mes chers amis, où l’on pouvait dire du mal de tout le monde sans avoir besoin de demander l’autorisation au comité de vigilance du Bien universel. Ce temps bénit s’appelait les années 80, la France portait des épaulettes, et moi, sur France Inter, j’égratignais tout ce qui bougeait avec la tendresse d’un chat borgne et la précision d’un sniper alcoolique. On appelait ça la haine ordinaire. Mais attention, hein ! Une haine polie, littéraire, presque élégante. Une haine de salon, qui sentait la naphtaline et le vin rouge, pas le kérosène et les hashtags vengeurs.

Je vomissais sur les militaires, les curés, les mois impairs, les cons de droite, les cons de gauche, les cons du milieu et ceux qui se croient au-dessus. Et tout le monde riait, sauf peut-être les cons eux-mêmes, ce qui, vous en conviendrez, n’était pas un drame culturel majeur.

2. La haine 2.0 : une arme de destruction réglementée

Mais voilà. Trente ans plus tard, ma haine ordinaire est devenue une maladie honteuse que l’on traque avec des drones législatifs et des brigades d’orthodoxie morale. Il suffit désormais de dire que Géraldine a une moustache suspecte ou que Kevin pense lentement pour voir surgir, tel un justicier en slim vegan, une escouade d’associations prêtes à vous faire interdire de Wi-Fi pour incitation au fascisme.

La ministre Aurore Bergé – une femme dont l’humour se cache si bien qu’il en est probablement resté bloqué dans l’utérus républicain – veut "lutter contre la haine" sur les réseaux sociaux. C’est noble, c’est pur, c’est presque biblique. Mais attention, pas n’importe quelle haine ! Seulement celle qui ne plaît pas aux gens bien. Celle qui pique un peu, qui gratte là où ça gratte, celle qui ose rire de ce qu’il est interdit de penser.

Et dans cette croisade morale à mi-chemin entre "1984" et une AG de syndic coopératif, on ne juge plus le propos, mais l’émotion qu’il suscite. Tu fais une blague ? On consulte les dégâts psychologiques collatéraux avant de décider si tu es un humoriste ou un terroriste du clavier.

3. Entre État de droit et État de flicage mou

Bien sûr, on vous dira que tout cela est fait pour le bien des gens. Pour protéger les âmes sensibles. Pour rendre l’espace numérique plus sûr, comme une cour de récréation suisse, avec des casques pour les idées et des genouillères pour les émotions. Très bien. Mais à force de vouloir désinfecter le débat public, on finit par transformer la liberté d’expression en une espèce de yaourt bio sans lactose : c’est lisse, c’est fade, et ça ne fait de mal à personne sauf au goût.

Car voyez-vous, chers lecteurs, ce n’est pas la haine qui me fait peur. C’est son contraire : l’unanimité hargneuse. Celle qui vous interdit de rire, de dire, de douter, de râler, de blasphémer, ou même de penser tout haut. C’est quand la bienveillance devient totalitaire qu’on commence à regretter les vieux cons malpolis qui savaient au moins écrire une insulte en alexandrin.

4. Conclusion (provisoire, parce que je me réserve le droit de radoter encore longtemps)

Desproges disait : "On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui." Aujourd’hui, on dirait plutôt : "On ne peut plus rire de rien, surtout avec quelqu’un." Et c’est bien là le drame. La haine ordinaire est morte. Vive la tristesse réglementée.

Mais je m’en fous. Moi, je continuerai de haïr, à ma façon. En silence, dans mon coin, avec un verre de rouge et un dictionnaire. Parce qu’il y a des jours où il n’y a que la haine, la vraie, la littéraire, pour vous faire croire que l’humanité vaut encore le détour.

Et si un jour l’Arcom m’interdit de penser, eh bien je penserai quand même. Mais en verlan.

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9 juillet 2025 3 09 /07 /juillet /2025 18:45

La Ministre Aurore Bergé annonce une coalition d’associations (Licra, SOS Racisme, Planning, Osez le féminisme…) chargée de signaler les contenus en ligne "haineux", avec financement public et lien direct avec l’Arcom pour accélérer les censures.

 Un dispositif sans base légale claire, reposant sur une définition subjective de la "haine". (ASLA)

La même Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, se rendra dans les Pyrénées-Orientales les 10 et 11 juillet 2025 pour un déplacement mêlant engagements ministériels et initiatives personnelles. Voici les raisons détaillées de sa visite, basées sur les informations disponibles :Dédicace de son livre à Argelès-sur-Mer : Le jeudi 10 juillet, Aurore Bergé commencera son déplacement par une activité privée à 11h30 à Argelès-sur-Mer, où elle dédicacera son livre dans le cadre du festival "Les Auteurs à la plage".

Rencontres avec des élus locaux : À 13h, elle participera à un déjeuner au château de Valmy avec une cinquantaine d’élus du territoire, permettant des échanges sur les enjeux locaux et nationaux, notamment liés à l’égalité femmes-hommes.

Visite à Toulouges pour promouvoir l’égalité : L’après-midi du jeudi, elle se rendra à Toulouges, une commune choisie pour ses fresques représentant des figures féminines historiques, comme Olympe de Gouges ou Cléopâtre. Cette visite mettra en lumière les initiatives locales en faveur de la visibilité des femmes dans l’espace public.

Échanges à Saleilles avec les habitants : Le vendredi 11 juillet à 8h30, Aurore Bergé rencontrera le maire de Saleilles, François Rallo, ainsi que des riverains. Cette rencontre s’inscrit dans une démarche de proximité, possiblement pour évaluer sa popularité en vue d’une éventuelle primaire pour les présidentielles de 2027.

Visite de l’aire d’autoroute du Village Catalan : À 10h, elle se rendra sur l’aire d’autoroute de Villemolaque pour rencontrer le personnel, les commerçants et les familles. Elle abordera notamment le "Pass colo", une mesure qu’elle a lancée pour favoriser les départs en vacances des enfants de familles modestes et de la classe moyenne.

Réunion avec des professionnels : Avant de conclure son déplacement, elle participera à une réunion avec les exploitants de l’aire d’autoroute, renforçant son engagement auprès des acteurs économiques locaux.

Ce déplacement combine donc des objectifs ministériels (promotion de l’égalité femmes-hommes, soutien aux initiatives locales, discussion de politiques publiques comme le Pass colo) avec une dimension politique et personnelle (dédicace de son livre, rencontres pour jauger son ancrage local).

 

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8 juillet 2025 2 08 /07 /juillet /2025 17:07

Aucun écart financier ou gestionnaire significatif n’est reproché au Conservatoire du littoral sous Agnès Langevine, d’après les données disponibles. Son budget de 65 millions d’euros offre un excellent retour sur investissement, compte tenu des 213 500 hectares protégés, des 80 millions de visiteurs annuels, et des bénéfices écologiques et économiques à long terme. La menace de suppression semble davantage motivée par des priorités budgétaires et idéologiques que par des failles intrinsèques. La pétition lancée par Langevine sur change.org et la tribune dans Le Monde visent à défendre cette efficacité.

Bénéfices économiques :

Tourisme : Les 80 millions de visiteurs annuels sur les sites protégés génèrent des retombées économiques significatives pour les régions (hôtellerie, restauration, activités locales). Par exemple, des sites comme les falaises d’Étretat attirent des touristes internationaux, stimulant l’économie locale.
Économies à long terme : En empêchant l’urbanisation de zones vulnérables, le Conservatoire réduit les coûts publics liés aux catastrophes naturelles (inondations, érosion). À titre indicatif, une étude européenne estime que chaque euro investi dans la prévention écologique peut éviter 4 à 7 euros de dépenses correctives.
Emplois : Les 215 salariés directs et les emplois indirects (gestion des sites, tourisme) contribuent à l’économie locale.

 

 

 

À quoi bon la mer, si nous n’avons plus le littoral ?

Il est des lieux, en France, où l’âme trouve refuge. Des paysages que l’on croyait éternels — et qui pourtant, sans que nous y prenions garde, vacillent au gré des humeurs budgétaires. C’est ainsi qu’en plein été, lorsque la Méditerranée flamboie et que les falaises d’Étretat se teintent d’or sous le couchant, le Conservatoire du littoral, vénérable institution de nos bords de mer, se voit menacé d’effacement. Un rapport sénatorial de juillet 2025, tout affairé à traquer des économies — 40 milliards d’euros à grappiller dans les recoins de l’État — suggère tout bonnement sa disparition.

On s’étonne : le Conservatoire, c’est un budget de 65 millions d’euros par an. Une bagatelle au regard des sommes convoitées. Une poussière dans la balance des comptes publics. Mais qui pèse lourd dans la balance du cœur et du patrimoine commun.

Depuis novembre 2022, Agnès Langevine, sa présidente, veille sur ces rivages avec la passion tranquille de ceux qui savent qu’il faut du temps pour protéger le monde. Sous son égide, le Conservatoire poursuit la grande ambition tracée en 2015 : sauver le « Tiers naturel littoral », soit 320 000 hectares d’ici 2050. Déjà, 213 500 hectares sont soustraits à la spéculation, à la bétonisation, à l’oubli. Cap Fréhel, les Bouches de Bonifacio, l’étang de Canet-Saint-Nazaire : autant de noms qui résonnent comme des promesses d’enfance et de lumière.

Car le Conservatoire n’est pas un musée pour oiseaux rares.

Ses sites accueillent chaque année 80 millions de visiteurs. Ils offrent à tous — promeneurs, rêveurs, pêcheurs, enfants — la certitude qu’il existe des terres que nul promoteur ne viendra grignoter, que nul hôtel ne viendra corseter. Ce sont des lieux inaliénables, et c’est bien là leur génie : appartenir à chacun pour appartenir à tous.

Devant la menace de voir cet édifice patiemment construit s’écrouler, la réaction ne s’est pas fait attendre. Une pétition circule sur change.org, déjà forte de milliers de signatures. Une tribune, parue dans *Le Monde* le 8 juillet, rassemble autour du Conservatoire 600 personnalités, de Yann Arthus-Bertrand à Yannick Jadot. Tous rappellent qu’au-delà des chiffres, il y a la mer, les dunes, les marais, les falaises — et derrière eux, l’humanité tout entière.

Agnès Langevine n’est pas femme à se laisser intimider et reprendre ce qu'elle considére être son baton de maraichage .

Elle dénonce la logique purement comptable, la tentation d’une politique « trumpiste » qui balaie d’un revers de main les efforts de protection de la planète. Dans son sillage, François Rebsamen, ministre de l’Aménagement du territoire, a promis son soutien et sera présent pour célébrer, à Rochefort le 10 juillet, les 50 ans du Conservatoire. La ministre de la Transition écologique, elle, se fait attendre…

On aimerait croire que ces menaces ne sont qu’un mauvais songe. Que jamais la France ne renoncera à ses rivages, ni à la splendeur tranquille de ses sites sauvages. Mais rien n’est jamais acquis, et c’est peut-être la leçon de cette affaire : les paysages aussi ont besoin qu’on les défende. À force de croire qu’ils nous survivront, nous pourrions bien nous réveiller un matin avec pour seul horizon des lotissements.

Alors, pour que toujours nous puissions marcher au bord de l’eau, le cœur léger, sans autre souci que la beauté du monde, il faut aujourd’hui signer, protester, parler. Et remercier ces 215 salariés du Conservatoire, ces bénévoles de son conseil d’administration, qui, discrètement, protègent la part la plus délicate et la plus précieuse de notre patrimoine : la liberté d’un littoral sans clôtures.

 

 

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7 juillet 2025 1 07 /07 /juillet /2025 13:18

"Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées."

Winston Churchill
 

Dans un rebondissement aussi inattendu qu’un lundi plus vieux, une étude que nous avons généreusement financée vient de confirmer ce que nous savions déjà : nous avons raison. Oui, vous avez bien lu. Nos convictions, soigneusement cultivées dans l’intimité de nos réunions Zoom et de nos fils X, sont désormais validées par la *science*. Ou du moins, par une étude que nous avons commandée, ce qui revient à peu près au même, non ?

Une méthodologie irréprochable (enfin, presque)
L’étude, menée par le prestigieux Institut des Évidences Auto-Confirmées (IEAC), a mobilisé pas moins de trois stagiaires et un tableur Excel pour analyser des données soigneusement sélectionnées. Les résultats ? Une corrélation parfaite entre ce que nous pensons et ce qui est vrai. Les détails de la méthodologie ? Disons simplement qu’ils sont aussi transparents qu’un café filtre. Mais pourquoi s’embarrasser de détails quand le résultat est si satisfaisant ?

Pour garantir l’objectivité, nous avons veillé à ce que les chercheurs soient pleinement alignés avec notre vision du monde. Après tout, pourquoi inviter la contradiction quand on peut financer le consensus ? Les données ont été collectées auprès d’un échantillon représentatif de… nous-mêmes, nos collègues et quelques cousins éloignés qui partagent nos opinions. Résultat : 100 % des répondants confirment que nous sommes dans le vrai. Une unanimité qui parle d’elle-même.

La traçabilité, ou l’art de couvrir ses traces
Parlons maintenant de la traçabilité de cette étude, car nous savons que vous, lecteurs sceptiques, adorez fouiller dans les détails. L’étude est disponible en PDF sur un lien Google Drive que nous partagerons peut-être un jour, si l’envie nous prend. Les sources ? Principalement des posts X que nous avons likés, quelques articles de blogs obscurs et, bien sûr, notre intuition infaillible. Quant au financement, disons simplement que notre budget marketing a trouvé une nouvelle vocation scientifique.

Mais ne vous inquiétez pas, tout est parfaitement traçable. Chaque euro dépensé l’a été avec l’intention claire de prouver que nous avions raison. Les factures ? Quelque part dans un classeur, probablement. Les conflits d’intérêts ? Aucun, si ce n’est notre intérêt à avoir raison. Et si vous insistez pour creuser, nous vous inviterons cordialement à financer votre propre étude pour prouver le contraire. Bonne chance avec ça.

Pourquoi cette étude change tout (ou pas)
Cette découverte révolutionnaire – nous avions raison ! – aura des implications majeures. D’abord, elle justifie toutes les réunions interminables où nous avons répété que nous avions raison. Ensuite, elle légitime notre présence bruyante sur X, où nous partageons nos vérités avec une ferveur évangélique. Enfin, elle nous donne une excuse pour commander une nouvelle tournée de café bio équitable et fêter cette victoire.

Mais au-delà de l’autocongratulation, cette étude pose une question cruciale : pourquoi perdre du temps à écouter les autres quand on peut financer une étude qui dit ce qu’on veut entendre ? Dans un monde saturé d’opinions divergentes, la solution est simple : prenez votre chéquier, engagez des chercheurs complaisants et regardez la vérité se plier à votre volonté.

Et maintenant ?
Fort de cette validation scientifique, nous allons continuer à penser ce que nous pensons et à le faire savoir, mais avec encore plus de conviction. À ceux qui doutent, nous adressons un sourire compatissant et une invitation à relire notre étude (dès qu’on retrouve le lien). Et pour les irréductibles qui persistent à contester nos conclusions, nous préparons déjà une nouvelle étude, encore plus convaincante, financée par… eh bien, vous devinez qui.

En attendant, restez à l’écoute , où nous continuerons de partager la vérité – la nôtre, bien sûr. Parce que, comme le prouve notre étude, quand on pense ce qu’on pense, on a toujours raison de le faire savoir.

*Disclaimer : Toute ressemblance avec des études existantes est purement intentionnelle. Aucune donnée n’a été maltraitée dans la rédaction de cet article, mais certaines ont peut-être été un peu trop cajolées.*

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6 juillet 2025 7 06 /07 /juillet /2025 11:48

 

"En ce qui concerne la performance, l'engagement, l'effort, le dévouement, il n'y a pas de juste milieu. Ou vous faites quelque chose de très bien ou pas du tout."

"Je ne suis pas taillé pour être deuxième ou troisième. Je suis taillé pour gagner."

Ayrton Senna
Pilote de course, Sportif (1960 - 1994)

 

L'élection est un sport où le pilote, roule des mécaniques pour faire rouler sa propre bosse!

Mesdames et messieurs, attachez vos ceintures, on va causer politique, mais pas à la sauce salon mondain, non, à la Audiard, avec du verbe qui claque et du réel qui cogne ! Y a un mal qui ronge nos champions du pouvoir, un truc qu’on pourrait baptiser le "syndrome Ayrton Senna". Mais attention, pas l’Senna qui filait comme l’éclair sur les circuits, non, celui des guignols qui prennent l’virage à 300 à l’heure, les yeux bandés, en s’croyant plus malins qu’le bitume. Résultat ? Droit dans l’mur, et avec l’sourire, s’il vous plaît !

Des pilotes sans freins, mais avec du bagout

Figurez-vous un gus, costume bien taillé, cravate qui brille, qui s’prend pour Fangio au volant d’la République. Dans l’cockpit, y a ses conseillers, des p’tits malins qui s’égosillent : "Freine, bon sang, l’mur est là !" Mais not’ pilote, il a la vista d’un bigleux et l’orgueil d’un coq en rut. "J’gère", qu’il beugle, en appuyant sur l’champignon comme si l’bon sens était une option en rupture d’stock. Les chiffres ? Les experts ? Les grognes d’la rue ? Balayés d’un revers d’main, comme on chasse une mouche. "J’ai lu deux pages d’un rapport et j’ai vu un tweet, j’sais c’que j’fais !" Et boum, l’carambolage : réformes en carafe, budget en vrac, et l’opinion qui fait des tonneaux.

Le public, ça applaudit… jusqu’à c’que ça saigne

C’est qu’le populo, au début, il kiffe le spectacle. Ça claque, ça vrombit, ça promet la lune et les étoiles en prime ! Les sondages chantent, les plateaux télé s’enflamment, et not’ champion s’la joue star du bitume. Sauf qu’à force de déraper, ça lasse. Les crashes à répétition, les lois qui patinent, les promesses qui s’cassent la gueule, ça finit par mettre les nerfs. Et là, qu’est-ce qu’il fait, l’pilote ? Il change d’bolide : un nouveau slogan, une p’tite punchline, et hop, c’est r’parti pour un tour, direction l’prochain mur. Et si ça foire ? "C’est pas moi, c’est l’mur qu’a mal manoeuvré !"

 La touche française : du panache dans l’crash

Faut dire qu’en France, on a l’art d’mettre du style dans l’carnage. Nos as du volant politique, ils t’emballent un fiasco budgétaire avec une tirade à la Victor Hugo, ils t’justifient un dérapage social avec du verbiage à faire rougir un prof d’philo. Et toujours ce "moi, je" qui sonne comme un moteur grippé. Le mur ? Une broutille. La grandeur d’la nation, voilà l’vrai virage, qu’ils disent, avant d’aller s’foutre dans l’décor avec une élégance qui force l’respect.

 Sortir d’la piste ? Pas demain la veille !

Alors, comment qu’on s’sort de c’te course à la cata ? Y en a qui causent d’mettre des radars sur l’circuit, d’forcer nos pilotes à passer un contrôle technique – un minimum d’cohérence, bordel, c’est pas l’bout du monde ! Mais soyons sérieux deux minutes : sans ces dérapages, sans ces carambolages, la politique, ça s’rait quoi ? Une balade en char à boeufs ? Non, l’"syndrome Ayrton Senna", c’est l’adrénaline d’la démocratie, le frisson d’la chute, l’extase du chaos. Alors, mes p’tits amis, serrez les dents, agrippez l’volant, et profitez du spectacle : l’prochain mur est pas loin, et ça va faire des étincelles !

*Note : Pas d’mur blessé dans c’te prose. Les politiciens, eux, s’débrouillent très bien tout seuls pour s’foutre en l’air.*

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4 juillet 2025 5 04 /07 /juillet /2025 13:29

https://petitions.pcf.fr/petition/org/PCF66/ameliorons-la-desserte-dans-lagglo-de-perpignan

Ô hommes des Pyrénées-Orientales, habitants des vallées et des plaines, vous qui portez dans vos cœurs l’amour de cette terre brûlée par le soleil et caressée par les vents, entendez ce cri ! Le train, ce vieux serviteur de l’homme, ce lien d’acier qui unit les âmes et les villages, agonise sous le poids d’une modernité aveugle. Et pourtant, dans ses flancs de fer rouillé, dans ses rails usés par l’oubli, dort encore l’espérance d’un monde plus juste, plus humain, plus fraternel. Car les enjeux qui pèsent sur notre département – écologiques, économiques, sociaux – ne trouveront leur salut que dans la résurrection des transports collectifs, dans leur gratuité, dans la modernisation des infrastructures ferroviaires.  

Chaque jour, sous le ciel implacable des P.-O., **250 000 véhicules** (1) convergent vers Perpignan, comme une marée d’acier et de gaz, puis s’éparpillent au crépuscule vers les communes du département. Ce flot ininterrompu n’est pas seulement une nuisance ; il est une offense à la dignité de l’homme. Faute de transports en commun dignes de ce nom, les habitants ploient sous une double malédiction : leur portefeuille saigné à blanc par les coûts exorbitants de la voiture – **plusieurs centaines d’euros par mois** pour une famille, parfois contrainte d’acquérir une seconde automobile (2) – et leur environnement, asphyxié par les rejets de gaz à effet de serre. Selon l’ADEME, les transports routiers représentent **31 % des émissions de CO2 en France** (3), une blessure infligée à la terre, à nos poumons, à l’avenir de nos enfants.  

Cette aberration n’est pas une fatalité. Elle est le fruit d’un abandon, d’une lâcheté collective. L’État, les entreprises, les collectivités doivent se dresser, non pour des demi-mesures, mais pour une révolution des transports publics, sous l’égide de la Région ou de la Communauté urbaine de Perpignan. La gratuité des transports, comme un acte de justice, doit devenir la règle. Mais cela ne suffira pas. Il faut rendre au rail sa noblesse, son rôle de colonne vertébrale des P.-O. Déjà, en 2023, nous avions invoqué l’idée d’un « RER Catalan », un projet audacieux pour relier les hommes et les territoires. Mais l’État, dans son simulacre d’appel à projets, a balayé cette ambition d’un revers de main, préférant la facilité à l’espérance (4).  

Saisir la chance des rails oubliés 
Les vallées des P.-O. portent encore en leur sein des infrastructures ferroviaires, vestiges d’un temps où l’homme croyait au progrès collectif. Ne les laissons pas mourir ! Réhabilitons la ligne Perpignan-Villefranche, rétablissons sa continuité, offrons-lui des horaires qui servent les vivants, non les bureaucrates. Modernisons Perpignan-Cerbère, avec des dessertes actualisées pour l’Université de Perpignan, la zone Techno Sud, le site de Paulilles, ce joyau menacé par l’oubli. Ressuscitons les lignes de la vallée de l’Agly (Perpignan-Axat) et de la Têt (Perpignan-Le Boulou-Céret). Le service public ferroviaire, ce bien commun, est une responsabilité sacrée de l’État et de la SNCF. Qu’ils s’en saisissent, ou qu’ils rendent des comptes !  

L’ombre des poids lourds
Et que dire de cette hérésie qu’est le transport des marchandises ? Depuis la casse orchestrée de l’outil public SNCF, **95 % des marchandises** circulent par la route, dont **15 000 poids lourds quotidiens** sur l’A9, cet axe saturé de bruit, de danger et de pollution (5). L’autoroute, monstre insatiable, dévore les deniers publics – **13,3 milliards d’euros en 2023** pour l’entretien et l’extension des routes, payés par les collectivités territoriales (6). Pis encore, les autoroutes, ces fiefs concédés aux appétits privés, rapporteront **37 milliards d’euros de profits** aux actionnaires d’ici la fin des concessions, selon un rapport parlementaire accablant (7). Pendant ce temps, le rail, ce serviteur humble, est laissé à l’abandon.  

Remettre le fret sur les rails
Il est temps de rendre au rail sa vocation. À Port-Vendres, agrandissons le port et ses capacités ferroviaires. Au Boulou, embarquons les camions sur des wagons pour les longues distances. À Cerbère, requalifions le site, redonnons-lui vie. À Saint-Charles, ressuscitons les « trains primeurs » pour les produits agricoles importés, et transportons les conteneurs non urgents par le fer. Une nouvelle plateforme logistique à Rivesaltes doit être étudiée, non comme un caprice, mais comme une nécessité pour absorber la croissance des trafics et soulager les routes. Plus un centime des collectivités ne doit financer un chantier logistique sans un volet ferroviaire. C’est une exigence, un impératif moral.  

Un appel au peuple  
Peuple des P.-O., le 31 mars prochain, le PCF 66 lance une campagne d’action et de communication, « Vive le train ! », par une distribution de tracts aux ronds-points des entrées de Perpignan. Joignez-vous à nous ! Que ce cri devienne un grondement, que ce grondement devienne une force. Car le train, ce n’est pas seulement un moyen de transport ; c’est un symbole de notre capacité à bâtir un monde où l’homme n’est pas l’esclave de la machine, où la terre respire, où la justice triomphe. Vive le train ! Vive la fraternité !  

https://petitions.pcf.fr/petition/org/PCF66/ameliorons-la-desserte-dans-lagglo-de-perpignan

 Sources :
1. **250 000 véhicules quotidiens** : Estimation basée sur les données de trafic de la Direction Interdépartementale des Routes (DIR) Sud-Ouest pour l’agglomération de Perpignan, 2023.
2. **Coût des véhicules personnels** : Selon l’Automobile Club Association, le budget moyen d’une voiture en France s’élève à environ 500-600 €/mois pour une utilisation régulière (2024).
3. **31 % des émissions de CO2** : ADEME, Bilan des émissions de gaz à effet de serre en France, 2023.
4. **Simulacre d’appel à projets 2023** : Référence aux annonces de l’État sur les projets de RER métropolitains, critiquées pour leur manque de suivi (rapports associatifs locaux, 2023).
5. **15 000 poids lourds sur l’A9** : Données Vinci Autoroutes, rapport annuel 2023.
6. **13,3 milliards d’euros pour les routes** : Rapport de la Cour des comptes sur les dépenses routières des collectivités, 2023.
7. **37 milliards d’euros de profits autoroutiers** : Rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les concessions autoroutières, 2020.

 

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