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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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17 avril 2025 4 17 /04 /avril /2025 16:59

Pourquoi “Sergent Pépère” et “Yellow Sub-Marine Le Pen” pour Louis Aliot ? Une rumeur aussi fine que la moustache d’un gendarme en RTT

Dans le grand cirque électoral, y’a des clowns qui font rire, et y’a ceux qu’on surnomme pour pas pleurer. Louis Aliot, c’est pas un perdreau de l’année ni un aigle de la politique, c’est un type qu’a réussi à choper Perpignan à l’usure, à la truelle, sans faire trop de bruit, comme un plombier qui bosse le dimanche. Et pour ça, on lui a collé deux étiquettes sur le front : “Sergent Pépère” et “Yellow Sub-Marine Le Pen”. Deux sobriquets comme des baffes dans le dos… mais avec des gants de boxe.
Une rumeur tombée du ciel ou sortie d’un pastis mal dosé

L’origine de ces surnoms ? Autant chercher l’auteur du premier rot dans une assemblée de banquiers. 

Y’en a pas. Ou alors si, mais planqué derrière un pseudo et trois emojis. Le truc a commencé comme une vanne de comptoir, et à force de tournées générales, c’est devenu une légende urbaine. Un peu comme le cousin du gars qui aurait vu Macron prendre le métro sans garde du corps.

Mais comme disait un vieux pote à moi : “Quand le caniveau parle, les pavés écoutent.” 

Alors les gens répètent. Parce que ça fait marrer, parce que ça pique là où ça gratte.
“Sergent Pépère” : l’art de commander avec la mollesse d’un flan

“Sergent Pépère”, ça sonne comme un adjudant qui aurait raté son concours de gardien de square. Le “sergent”, ça claque, ça a un côté caserne, bottes cirées et gueulante dans le mégaphone. Mais “Pépère”, ah ! “Pépère” vient tout foutre en l’air : c’est le gars qu’arrive avec dix minutes de retard au conseil municipal et qui croit qu’un plan d’urbanisme, c’est un puzzle de 500 pièces.

À Perpignan, certains disent qu’il gouverne comme on fait la sieste : à l’ombre, sans forcer, en espadrilles. Alors forcément, ça jase. Y’a des mauvaises langues qui l’imaginent avec un képi en velours et un mégaphone qui fait “chut”.
“Yellow Sub-Marine Le Pen” : le sous-marin fidèle, mais qui rame à la main

Là, c’est du surnom de compétition. Du calembour à double étage. “Yellow Submarine”

, c’est les Beatles, les années psyché, les tripes à l’acide et les couleurs qui dansent. Tu prends ça, tu le balances dans la tambouille politique, et ça donne un sous-marin jaune, loyal à Marine, mais qui prend l’eau plus vite qu’un pédalo en plastique.

“Yellow” : ça peut vouloir dire traître. “Submarine” : planqué. Et “Le Pen”, ben… y’a pas besoin de dessin. Ça sent la fidélité têtue, la ligne de parti tenue comme une corde à linge les jours de mistral. Mais y’a aussi l’idée qu’il rêve d’être capitaine un jour. Sauf qu’à force de rester en immersion, on finit par ressembler à une conserve.

Et puis y’a la rumeur judiciaire. Le gars a été condamné, et il est toujours là, comme une verrue sur le front de la République. Alors les gens, plutôt que de se faire des ulcères, ils balancent des blagues. C’est moins cher que l’anxiolytique et plus efficace qu’un débat sur BFM.
Perpignan : opéra de poche, version pastis et paperasse

La ville, elle, regarde ça en mâchouillant des cacahuètes. Perpignan, c’est devenu un théâtre, avec Aliot dans le rôle du capitaine de pédalo, et ses opposants qui jouent les snipers en pantoufles. Ça balance des vannes, des surnoms, des piques – mais le rideau tombe jamais. Le public, lui, il est là, il applaudit ou il s’en fout, mais il regarde.

Et Aliot ? Il tient bon. Comme une chaise bancale qui refuse de s’effondrer. Peut-être qu’il espère encore monter sur scène à Paris. Mais les surnoms, eux, lui rappellent qu’il est resté en coulisse. Qu’il fait pas rêver, qu’il fait sourire, à peine.
Moralité ?

Comme dirait Audiard, “Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.” Et les surnoms, c’est pareil : ça ose tout. Parce que ça résume un mec en trois mots, comme une vanne dans un PMU. Et Aliot, avec ses deux sobriquets, se retrouve coincé entre le chef scout mollasson et le sous-marin qui cherche la surface.

Mais faut pas trop s’en faire. La politique, c’est une grande blague, et eux, ils ont juste oublié de rigoler.

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16 avril 2025 3 16 /04 /avril /2025 03:06

“Un concerné n’est pas forcément un imbécile en état de siège pas plus qu’un concubin n’est obligatoirement un abruti de nationalité cubaine.”

 Pierre Dac / L'os à moelle

Prochainement : Dictionnaire amoureux des mots survalorisés récemment
Un voyage savoureux dans l’univers des mots à la mode
 
Dans un monde où le langage évolue à la vitesse d’un clic, où les mots naissent, s’envolent et s’essoufflent parfois en une saison, un ouvrage hypothétique mais ô combien nécessaire voit le jour : Dictionnaire amoureux des mots survalorisés récemment. Imaginé par un linguiste passionné, ce livre se propose de décrypter avec malice et érudition ces termes qui, par effet de mode ou par emballement médiatique, ont envahi notre quotidien, souvent au détriment de leur sens originel.

Une ode aux mots gonflés d’helium
Ce dictionnaire n’est pas un simple recueil lexicographique ; c’est une promenade culturelle, un miroir tendu à notre époque. À travers des entrées comme résilience, disruptif, inclusivité ou encore authenticité, l’auteur explore comment ces mots, souvent porteurs d’idées nobles, se sont transformés en clichés ou en coquilles vides à force d’être brandis à tout va. Chaque entrée est une petite histoire : l’origine du mot, son ascension fulgurante, ses usages parfois galvaudés, et une réflexion sur ce qu’il révèle de nos aspirations collectives.
Par exemple, prenez résilience. 

Popularisé dans les années 2000, ce terme issu de la physique (la capacité d’un matériau à retrouver sa forme après un choc) s’est mué en mantra psychologique, puis en slogan marketing. On est résilient face à une rupture amoureuse, à un échec professionnel, voire à un mauvais café. L’auteur s’amuse : « La résilience est devenue l’équivalent verbal d’un smoothie detox : on y croit, mais à trop en consommer, on oublie le goût des vraies saveurs. »
 

Une plume espiègle et savante
Ce qui fait le charme de ce dictionnaire, c’est son ton. Loin de se contenter d’une critique acerbe des dérives langagières, l’auteur adopte une approche amoureuse, comme le titre l’indique. Chaque mot est chéri, disséqué avec tendresse, même lorsqu’il est raillé. On rit en lisant l’entrée sur disruptif, qualifié de « mot-valise pour start-up en quête d’investisseurs », mais on apprend aussi comment ce terme, né dans les théories économiques, a conquis le monde des TED Talks et des pitchs d’ascenseur.
 

Le livre s’adresse autant aux amoureux des mots qu’à ceux qui s’interrogent sur les tendances sociétales.

Il est parsemé d’anecdotes historiques et d’exemples tirés de la pop culture, des réseaux sociaux et des discours politiques. Ainsi, woke, mot autrefois militant(ou culinaire et asiatique pour faire sauter des nouilles), est analysé comme un symbole de la guerre culturelle, tandis que bienveillance devient le « mot câlin » qu’on dégaine pour apaiser toute tension.
 

Un miroir de notre époque
Au-delà de l’humour, Dictionnaire amoureux des mots survalorisés récemment pose une question essentielle : pourquoi certains mots s’imposent-ils à nous ? Que disent-ils de nos peurs, de nos rêves, de nos contradictions ? En survalorisant santé mentale ou empowerment, cherchons-nous à combler un vide, à donner du sens à une réalité complexe ? L’auteur invite à une réflexion sans jamais juger, offrant au lecteur des clés pour mieux comprendre le monde – et son propre langage.
 

Pourquoi lire ce livre ? En fait ne le lisez pas: contentez-vous de lâcheté !
Ce dictionnaire est une invitation à ralentir, à questionner les mots que nous employons machinalement. Il séduira les curieux, les sceptiques, et tous ceux qui aiment rire de leurs propres travers. À mi-chemin entre l’essai, le pamphlet et la déclaration d’amour à la langue française, il promet de devenir un compagnon de chevet pour quiconque veut décoder l’air du temps.

En attendant sa parution, on peut déjà imaginer ce livre trônant sur les tables des librairies, prêt à nous faire sourire, réfléchir et, peut-être, choisir nos mots avec un peu plus de soin. Car, comme le conclut l’auteur dans une préface fictive : « Les mots sont des amants volages ; aimons-les, mais ne les laissons pas nous duper. »  
À paraître…

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15 avril 2025 2 15 /04 /avril /2025 18:02

 

Quand le service public devient un service pudique et de moins en moins exhibitionniste du local !

 

Il est des effondrements silencieux. Des déclins sans vacarme, comme ces maisons que ronge lentement le vent.  
Ainsi s’efface, jour après jour, ce que fut jadis la radio locale.

Non qu’il n’y ait plus d’hommes ni de femmes à bord. Ils sont encore là, les mains sur les pupitres, les voix chargées d’un devoir ancien. Ils sont là, mais comme repliés, privés d’élan.  
Et ce qui faisait sens, autrefois, ce lien fraternel entre les êtres, cette chaleur qu'on portait au creux des villages et des villes, s’estompe dans un brouillard d’instructions venues d’ailleurs.

**4,2 % d’audience.**  nationale pour Ici voir article ici
Une mesure sans âme, mais un symptôme grave.
 
Et dans les **Pyrénées-Orientales**, où le vent sculpte les paysages comme les hommes, où chaque colline porte un nom, une mémoire, une fête de village – **plus personne pour les raconter.**

Je me souviens de ces plateaux dressés au lever du jour,  
des micros tendus vers les mains calleuses du marché,  

des voix d’enfants qui tremblaient d’émotion à parler de leur école,  
des anciens qui racontaient la neige de 56,  
et du silence respectueux que l’on faisait autour d’eux.

Aujourd’hui, les studios sont fermés. Ou vides.  
Et les antennes ne captent plus que l’écho d’un lointain uniforme.  

La musique vient de Paris, les mots viennent d’en haut,  
et la radio, autrefois compagnon des routes,  
n’est plus qu’un bruit parmi d’autres.

Mais dehors, la vie continue.  
Sur le net, dans les rues, sur les réseaux,  

**les gens parlent, filment, racontent.**  
Un live de Perpignan, filmé à la volée, peut réunir 30 000 regards.  
Un podcast fait maison rassemble plus d’oreilles qu’un flash centralisé.  
La proximité ne s’est pas éteinte : **elle s’est déplacée.**

Ceux qui ont dirigé ce réseau ont cru préserver l’essentiel  
en sauvegardant les emplois, les statuts, la structure.  

Mais à force de conserver les murs, ils ont laissé s’échapper les voix.

Et ce que l’on protège sans amour finit toujours par se faner.

---

Pourtant: Il est encore temps.

Il suffirait de peu,  
de quelques micros rouverts aux souffles du dehors,  
d’une table posée sous un platane,  
d’un regard posé sur un clocher, un lycée, une plage.  
Il suffirait de faire retour.

Non vers le passé.  
Mais vers **le vivant**.

Les hommes n’ont pas changé : ils veulent encore qu’on les écoute.  
Qu’on parle d’eux, près d’eux, avec eux.  
Qu’on leur dise qu’ils existent,  
non comme données d’audience,  
mais comme **visages**.

Cette radio peut renaître.  
Non en imitant la télé, ni en centralisant davantage.  
Mais en retrouvant l’élan initial :  
**être le reflet d’une terre. Être la voix d’un territoire.**

Il n’y a pas d’autre urgence.  
Car ce qui meurt dans le silence ne revient jamais.

Et une radio sans proximité,  
c’est comme une mer sans sel.

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15 avril 2025 2 15 /04 /avril /2025 11:38

Claire Mauquié était en direct du Mercat de la Terra Slow Food Pays Catalan à Villelongue de la Salanque Les Fruitiers sauvages de Claire Mauquié (l'esprit du printemps) Il y a des femmes qui vous font croire que la terre peut encore parler, et Claire Mauquié est de celles-là.
Dans le département des Pyrénées-Orientales, Claire Mauquié s’impose comme une figure inspirante et visionnaire, pionnière des écosystèmes comestibles et ambassadrice d’une alimentation durable. À travers son expertise en permaculture forestière et son engagement pour la souveraineté alimentaire, elle redéfinit la manière dont nous pouvons interagir avec la nature, en transformant des espaces urbains ou ruraux en jardins-forêts nourriciers, véritables refuges de biodiversité.

Claire Mauquié est reconnue pour son approche holistique, qui allie savoir-faire écologique et transmission pédagogique. 

Lors de ses ateliers, comme celui intitulé « Créer son Jardin Forêt », elle guide les participants pendant trois jours dans la conception d’écosystèmes productifs et harmonieux. Ces formations, accessibles à tous – jardiniers amateurs, professionnels de l’agroécologie ou passionnés d’écologie –, mettent en lumière les principes fondamentaux de la permaculture : restauration des sols, multiplication des végétaux et valorisation de la biodiversité. Ses enseignements ne s’arrêtent pas à la théorie : Claire initie également à la cuisine des jardins-forêts, transformant les récoltes en plats savoureux qui célèbrent les richesses de la nature.
Installée dans la commune d’Elne, 

Claire a trouvé dans les Pyrénées-Orientales un terrain fertile pour développer ses projets. 

En collaboration avec l’association Slow Food Pays Catalan, elle œuvre à promouvoir les producteurs locaux et à sensibiliser à une consommation éthique. Son travail dépasse la simple production alimentaire : elle milite pour une diversification des pratiques agricoles et alimentaires, notamment en réhabilitant des ressources oubliées comme les glands, qu’elle valorise à travers des ateliers culinaires et des publications. En transformant des parkings en jardins comestibles ou en repensant la gestion de l’eau, elle incarne une vision audacieuse de la résilience territoriale.

Son parcours, riche et varié, témoigne de son engagement profond. 

Après des études en physique de l’atmosphère et météorologie, Claire a choisi de consacrer sa carrière à l’autonomie alimentaire et à la permaculture. Elle a notamment co-fondé en 2020 l’association « Autonomie Alimentaire Cahors », qui promeut la végétalisation des espaces publics. Auteure et co-auteure de plusieurs ouvrages, dont Le Guide de la Micro-Ferme Familiale et Parce que la Forêt est Gourmande, elle partage ses recettes et ses idées pour une alimentation locale, saine et créative.
Claire Mauquié ne se contente pas de cultiver des jardins ; elle sème des idées et inspire un changement de paradigme. 

En plaçant la diversité alimentaire et la durabilité au cœur de son action, elle rappelle que l’alimentation est un levier puissant pour reconnecter l’humain à son environnement. Dans les Pyrénées-Orientales, son influence rayonne, faisant d’elle une figure incontournable pour ceux qui aspirent à un avenir plus vert et plus solidaire.
 

Portrait de Claire Mauquié, figure remarquable des Pyrénées-Orientales,pionnière des écosystèmes comestibles! interview par Nicolas Caudeville
Portrait de Claire Mauquié, figure remarquable des Pyrénées-Orientales,pionnière des écosystèmes comestibles! interview par Nicolas Caudeville
Portrait de Claire Mauquié, figure remarquable des Pyrénées-Orientales,pionnière des écosystèmes comestibles! interview par Nicolas Caudeville
Portrait de Claire Mauquié, figure remarquable des Pyrénées-Orientales,pionnière des écosystèmes comestibles! interview par Nicolas Caudeville
Portrait de Claire Mauquié, figure remarquable des Pyrénées-Orientales,pionnière des écosystèmes comestibles! interview par Nicolas Caudeville
Portrait de Claire Mauquié, figure remarquable des Pyrénées-Orientales,pionnière des écosystèmes comestibles! interview par Nicolas Caudeville
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14 avril 2025 1 14 /04 /avril /2025 11:37

Un pressing pas comme les autres : Repassez l’ego des politiciens avec style !
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Pourquoi choisir Égo Impeccable ?

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13 avril 2025 7 13 /04 /avril /2025 16:32

"Le grand Dieu fit les planètes et nous faisons les plats nets."

"Le jus de la vigne clarifie l'esprit et l'entendement."

François Rabelais
Artiste, écrivain (1483 - 1553)

 

Ah, mon ami, asseyez-vous donc, prenez un bon verre de clairette, un quignon de pain rustique, et laissez-moi vous conter, à la rabelaisienne, la savoureuse chronique de la **causerie du 6 avril 2025**, tenue en la fertile contrée de **Villelongue-de-la-Salanque**, lors d’un festin citoyen tout entier dédié à notre **mère nourricière, l’agriculture** !

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Du festin du Mercat de la Terra et de la noble joute verbale organisé et animé par Rémy Landri  sur les champs futurs

En ce glorieux jour d’avril, où la brise encore un brin frisquette caressait les moustaches des vieux figuiers et les moustaches des vieux sages, se tint grande assemblée de gens de cœur et de panse franche, dans le cadre truculent et bigarré du **Mercat de la Terra**, marché flamboyant des becs fins, organisé par les preux chevaliers du **Slow Food Pays Catalan**, en noble alliance avec les trublions éclairés de **L’Archipel contre-attaque**, ces faiseurs de verbe et d’écho citoyen.

Et là, mes bons amis, point de sermon creux ou de promesses en gélatine ! Non point ! Mais **gaillard échange entre gens d’esprit**, le sieur **Whueymar Deffradas**, bourgmestre de son état, et le très sage **Jean Lhéritier**, vénérable gardien des semences oubliées et chantre des saveurs vraies.

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De la bouche de l’édile et de ses promesses au terroir

Le sieur Deffradas, en robe de maire et verbe posé, entonna l’hymne aux **circuits courts**, aux **champs préservés**, aux **espaces verts valorisés**. Il chanta les vertus de la commune sobre mais vaillante, jurant sur la trogne de Gargantua que, foi de Villelongue, les terres agricoles ne tomberaient point sous la dent vorace des promoteurs. Mais d’aucuns, derrière les tonneaux, murmuraient que tout cela sentait un brin la **vinasse tiédie** — la **transparence**, clamaient-ils, est un vin qu’il faut tirer au clair !

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De l’oracle Lhéritier et de ses semences de sagesse

Puis vint maître Lhéritier, houppelande au vent et **esprit bien trempé comme fromage de brebis** au cellier. Il fit le plaidoyer d’une agriculture **propre, nourrissante et joyeusement diversifiée**, vantant les trésors de **l’Arche du goût**, ces victuailles oubliées que les modernes jettent comme noyau de cerise. Il prêcha pour les **alliances entre manants et magistrats**, **laboureurs et lettrés**, **chèvre et chou réunis**, le tout sous le signe de la biodiversité bien rôtie.

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Des débats, du peuple et des croquants révoltés

Le public, farci de questions et de haricots bio, harangua les intervenants sur le prix de la carotte, la rareté du pois chiche et la **spéculation foncière** qui ronge nos champs comme ver dans la pomme. On parla aussi des **PLU** – point de pâté là-dessous, hélas – mais bien de **plans d’urbanisme**, remparts parfois aussi poreux qu’un vieux fromage contre l’appétit des bâtisseurs de béton.

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Du bruit que fit cette ripaillerie citoyenne

La foule, nourrie d’espoir et de tapenade, salua l’échange à grand renfort de pouces levés sur les grimoires numériques. Mais déjà, d’autres voix, plus sceptiques, , vinrent gratter la croûte du bel enthousiasme : les promesses, c’est bon, mais **quand est-ce qu’on les tartine ?**

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Et de la suite, foi d’ogre !

Rassurez-vous, compères ! La graine est plantée. D’autres **Mercats de la Terra** poindront à l’horizon, tel celui d’**Elne**, prévu en février, pour continuer à **nourrir l’esprit autant que le ventre**, à rappeler que l’agriculture n’est point affaire de ministères en cravate, mais de **mains calleuses et de convictions profondes**.

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Moralité ?

S’il faut labourer notre avenir, que ce soit à la charrue du bon sens, semé de diversité, arrosé d’écoute, et moissonné par tous, **du plus humble jardinier au plus bavard élu**.

Et sur ce, bonne chère et bonne terre à tous !

 

" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
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13 avril 2025 7 13 /04 /avril /2025 15:31

L'ami Pottier, Alain pas Eugène, m'avait incité à aller à la rencontre du "Petit monde", en me disant :" Ça te changera du demi-monde!"  

Carnet du Sud : Mourad et la cuisine du lien

Il faisait un soleil cru ce jour-là à Perpignan. Un de ces soleils qui vous lèche les épaules en avril et vous fait croire que l’été a décidé de venir en avance. Je marchais sans raison bien précise, sinon celle d’un creux au ventre et d’un besoin de silence — un silence habité, pas celui des rues mortes. C’est là, rue de l’École, juste à côté du Médiator, que je suis tombé sur Le Petit Monde. J’ai d’abord vu la table. Une grande. Une vraie. Une de celles qui ne laissent pas de place pour l’isolement ou les excuses.

Derrière cette idée, il y avait un homme : Mourad Bahfir. Il est de ceux qu’on écoute avant même qu’ils parlent. Pas à cause de sa voix, mais à cause de ce qu’elle dégage : une vie à chercher les autres. Mourad a commencé par la tête, doctorat en sociologie à Lyon II, thèse sur la colocation des actifs — une manière de fouiller la mécanique fragile du lien. Puis six années d’enseignement, à Lyon et à Saint-Étienne, à transmettre l’envie de comprendre l’autre.

Mais l’intellect finit toujours par avoir faim, et Mourad l’a compris. Il a quitté les bancs pour les fourneaux. La socialisation, désormais, passe par la cuisson lente et le partage d’un couscous. Et quel couscous. Chaque jour différent. Le légume y est roi, la viande — souvent du bœuf de Cerdagne — n’est là que comme un accompagnement poli. Fenouil, oignons, roquette, chou-rave, radis... Tout est frais, bio, cueilli au plus près. L’École de la Terre, à Bompas, fournit une partie des produits. Ça sent la main dans la terre, l’humilité des saisons.

Avant le couscous, il y a les assiettes fraîcheur, les soupes. Des mises en bouche qui ont l’élégance de ne pas vouloir impressionner. Juste réconforter. Une vingtaine de couverts, pas un de plus. Assez pour créer une rumeur douce dans la salle, ce bruissement rare où les voix se mêlent sans s’écraser.

Mourad n’est pas arrivé ici par hasard. Il venait souvent à Perpignan, quatre ou cinq fois par an. Des vacances, au départ. Puis quelque chose de plus profond, de plus instinctif. Il aime cette terre du sud, sa lumière mate, sa rudesse et sa chaleur mêlées. Il est venu juste avant que le monde ne se replie sur lui-même, juste avant le Covid. Un an à prendre le temps, à observer, à s’impliquer — au festival Les Musicales de l’Agly, au Miam Collectif, à vivre avant d’ouvrir.

La Chambre de Commerce a joué son rôle. Une femme en particulier : Sandrine Faig, qui l’a soutenu comme une alliée. Ensemble, ils ont monté un dossier solide. Et le rêve est devenu cuisine.

Il y a dans Le Petit Monde quelque chose d’ancien. Pas rétro, non. Ancien comme un geste juste. Comme une poignée de main qui dure. Mourad ne vous sert pas un plat. Il vous invite dans sa sociologie lente, mijotée, épicée. Et tout d’un coup, dans le tintement d’un couvert, dans la chaleur d’un sourire en face, vous vous dites que le lien social, ce n’est peut-être que ça : manger ensemble.

 

Restaurant "Le petit Monde" :Mourad Bahfir pousse le bouchon Lyonnais à l'Orient jusqu'à Perpignan!  interview par Nicolas Caudeville
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Restaurant "Le petit Monde" :Mourad Bahfir pousse le bouchon Lyonnais à l'Orient jusqu'à Perpignan!  interview par Nicolas Caudeville
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12 avril 2025 6 12 /04 /avril /2025 20:17

“Découvrir c'est bien souvent dévoiler quelque chose qui a toujours été là, mais que l'habitude cachait à nos regards.”

 Arthur Koestler / Le Cri d'Archimède

L’élection devient ici une répétition absurde, un théâtre d’ombres où la mécanique des ambitions se heurte à l’indifférence profonde du réel. La ville, elle, observe en silence, semblable à un dieu muet.https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/03/perpignan-au-centre-d-un-trou-noir-une-hypothese-eclairante-par-howard-k-dick.html


Les Somnambules de Perpignan : fragments d’une mécanique quantique municipale

Ils avancent, les yeux mi-clos, convaincus de leur clairvoyance. Dans le crépuscule des certitudes, ils brandissent slogans et convictions, comme des armes émoussées. La ville, elle, murmure à peine. À Perpignan, en 2026, la politique ne suit plus les lois classiques. Elle se plie aux caprices d’une physique instable, paradoxale — une physique quantique, au sens le plus tragiquement koestlérien du terme. Et derrière chaque trajectoire, une absurdité sourde : celle d’un monde sans sens objectif, où l’homme persiste malgré tout.


Louis Aliot : l’astérisme de la trajectoire

Louis Aliot est le corps lourd, obstiné, au cœur de l’orbite municipale. Il marche, non par doute mais par inertie, comme un astre déjà lancé. Depuis 2020, il règne sur Perpignan par la force d’une ligne claire, mêlant sécurité, identité, et une gestion de bon sens — ou de bon sens apparent.

Mais dans la boîte quantique de l’élection, le chat n’est jamais simplement vivant ou mort. Il oscille. Aliot aussi. Il sent monter l’entropie, l’usure des promesses initiales, les fissures du pouvoir. Son autorité tient encore, mais déjà, l’ordre cède aux vibrations. Il est à la fois celui qui ouvre la boîte et celui qui craint d’en regarder le contenu. Peut-être sait-il que tout pouvoir est provisoire. Mais comme Sisyphe, il pousse sa pierre, conscient ou non de l’absurdité du cycle.


Bruno Nougayrède : l’épure d’une ambition culturelle

Bruno Nougayrède, éditeur et conseiller d’opposition, apparaît comme un contre-modèle : celui d’une pensée linéaire dans une ville devenue chaotique. Sa posture est celle du cartographe, qui croit encore au dessin juste des lignes dans un monde disloqué. Il propose une renaissance culturelle, un centre intellectuel au bord du vide.

Mais ici, la pesanteur sociale l’emporte sur la légèreté des idées. Il veut réintroduire la raison, mais comme Copernic en son temps, il parle à une époque qui préfère l’épicycle à l’ellipse. Il croit en la transparence, quand la ville est faite d’opacités. Il avance, droit, dans un labyrinthe courbe. Et chaque pas peut devenir chute.


Agnès Langevine : l’élan en état superposé

Agnès Langevine est double, comme le chat de Schrödinger. Écologiste exclue, sociale-démocrate affirmée, elle porte les couleurs de Place Publique comme on brandit une lanterne dans une ville sans lampadaires. Son discours est plein de cohérence, d’élan moral, de clarté climatique — mais les électeurs n’écoutent pas toujours les mots doux.

Elle appelle à la fierté retrouvée, au tissu économique relancé. Mais elle sait, au fond, que la cohérence ne fait pas toujours masse. Dans cette ville où les états se superposent, où l’électeur peut être à la fois en colère et résigné, elle incarne un pari : celui de l’union. Et le risque de l’effacement.


Christophe Euzet : le centriste quantique

Christophe Euzet n’avance pas. Il oscille. Comme l’électron incertain, il cherche sa place dans une structure mouvante. Ancien député, juriste, intellectuel discret, il parle encore de nuance, de juste milieu. Mais à Perpignan, le centre est un trou noir. Il attire, mais ne reflète rien.

Lui aussi croit en un ordre, en une rationalité possible. Il croit que l’électeur peut préférer la stabilité au tumulte. Mais comme Galilée murmurait dans un monde sourd, Euzet risque de parler trop bas pour une époque qui crie. Pourtant, il avance, tel Sisyphe, avec cette forme de dignité stoïque qui ne renonce pas, même face à l’absurde.


Michaël Idrac : la gauche des interférences

Michaël Idrac incarne une autre tension : celle de la gauche combative, presque lyrique, portée par les courants insoumis. Il parle fort, vite, bien. Il veut la justice. Il veut l’ordre du peuple, contre le désordre des puissants. Mais il sait aussi, au fond, que la gauche est fragmentée. Qu’unir les colères n’est pas suffisant. Qu’il faut un langage commun, une discipline, et une promesse.

Il marche en équilibre. S’il avance trop vite, il chute. Trop lentement, il s’efface. Sa tâche est d’ouvrir la boîte électorale sans la détruire. De parler au ventre sans perdre la tête. De réconcilier l’urgence et le temps long. Sisyphe, là aussi, mais avec le poing levé.


Et la ville, dans tout cela ?

Perpignan n’est pas un théâtre. Elle est le sol aride sur lequel tout drame se joue. Ses ruelles sombres, ses places brûlées de vent, ses frontières invisibles entre quartiers, langues, colères, forment un espace qui résiste aux discours. La ville se tait, mais elle n’oublie rien.

Comme dans le laboratoire où l’on tenta de réchauffer le chat de Schrödinger, ici aussi la température monte. L’indifférence cède à la tension. Un débat, un mot mal dit, un visage mal placé, et l’état de superposition s’effondre. Rien n’est stable. Rien n’est figé. Tout attend.


Conclusion : La boîte est fermée, pour l’instant

Ils avancent, chacun dans sa bulle de certitude ou de doute, portés par une mécanique qu’ils ne contrôlent qu’en surface. Ils parlent, ils débattent, ils se préparent — comme si cela pouvait vraiment influer sur l’issue. Mais comme l’homme absurde de Camus, chacun sent peut-être, en lui-même, que le sens se dérobe.

Et pourtant, ils avancent. Vers l’échéance. Vers la mesure. Vers le moment où l’on ouvrira la boîte, et où la ville décidera. Non pas par logique. Mais par nécessité. Par fatigue. Ou par instinct.

Jusqu’à là, ils marchent. Et cela suffit à leur donner forme.

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12 avril 2025 6 12 /04 /avril /2025 13:09

 

    “Moi, je dis qu’il existe une société secrète avec des ramifications dans le monde entier, qui complote pour répandre la rumeur qu‘il existe un complot universel.”
  
 Umberto Eco / Le Pendule de Foucault

Ah, que le diable m’emporte si cette scène n’est point la plus étrange que j’aie jamais imaginée ! — Mais, monsieur, comment se peut-il qu’un Italien encyclopédiste et un Roumain dépressif se retrouvent dans une bibliothèque poussiéreuse à discourir d’élections ? — Taisez-vous donc, lecteur impatient, laissez-les parler, ou plutôt, laissez-moi vous conter ce qu’ils se dirent, ou crurent se dire, car enfin, dans les dialogues, la vérité est souvent la première victime du style.Mais, lecteur, tu t’interroges : est-ce là une conversation véritable ou une invention de mon cru ? Peu importe. L’essentiel est que tu aies souri, ou grimacé, car enfin, dans le monde comme dans ce dialogue, tout n’est que posture, et parfois imposture.

Un dialogue entre Umberto Eco et Emil Cioran : Le harcèlement électoral
 Umberto Eco, un sourire narquois aux lèvres, et Emil Cioran, le regard perdu dans une mélancolie profonde. À l’approche des élections, le sujet s’impose.

 

Eco : Mon cher Emil, avez-vous vu ces nouveaux apôtres qui surgissent comme des champignons après la pluie ? Des figures inconnues, sans lèvres ni dents dans l’histoire, qui se pointent, la bouche en cœur, pour nous vendre la solution. La solution ! Comme si le monde était un puzzle qu’on assemble avec un slogan.

Cioran : (soupire) Une solution… Toujours ce mot, Umberto. Ils le brandissent comme un talisman, mais c’est une malédiction. Ces gens ne savent même pas nommer les maux qu’ils prétendent guérir. Leur ignorance est une insulte à l’absurde. Moi, je vois en eux des fossoyeurs d’espoir, déguisés en marchands de rêves.
 

Eco : (rit doucement) Vous êtes sévère, mais pas injuste. Ce qui me fascine, c’est leur rhétorique. Une sémiotique de pacotille ! Ils transforment la lutte des classes, cette vieille épopée, en une vulgaire lutte des places. Des strapontins, Emil ! Ils se battent pour des strapontins, et appellent ça un projet.
Cioran : Une lutte des places… (secoue la tête) Quelle médiocrité. L’homme moderne ne veut plus changer le monde, il veut un bureau avec vue. Et pourtant, ils insistent, ils nous harcèlent avec leurs promesses. Chaque élection est une nouvelle vague de ce poison doux : l’illusion qu’un vote pourrait conjurer le néant.
 

Eco : (feuillette un carnet imaginaire) Harcèlement, dites-vous ? C’est le mot juste. Ils nous somment de croire, comme des inquisiteurs en costume-cravate. Mais moi, je décrypte leurs discours comme un manuscrit médiéval : des signes vides, des métaphores usées, des mensonges cousus dans la trame. Si je devais répondre, je dirais : « Désolé, j’ai aqua-poney ! »
Cioran : (esquisse un sourire rare) Aqua-poney… Quelle trouvaille ! C’est une révolte déguisée en farce. Dire cela, c’est refuser leur jeu, leur manège infernal. Car au fond, Umberto, à quoi bon répondre ? Ils reviendront toujours, ces charlatans, parce que l’homme aime se bercer de chimères. Moi, je ris, mais c’est un rire qui saigne.
 

Eco : (se penche en avant) Oui, mais rire, c’est déjà résister. L’aqua-poney, c’est une arme absurde, et donc puissante. Elle dit : « Votre sérieux est une mascarade, et je ne marche pas. » Vous, Emil, vous voyez l’absurde comme une tragédie ; moi, j’y vois un jeu. Décortiquer leurs mots, c’est les désarmer.
Cioran : (fixe Eco, pensif) Un jeu… Peut-être. Mais un jeu où l’on perd toujours. Leur harcèlement électoral n’est qu’un symptôme de notre faiblesse : nous voulons croire, malgré tout. Alors, Umberto, quelle moralité tirer de ce cirque ?
 

Eco : (souriant) Refusons, Emil. Refusons de monter dans leur carrousel. Non au harcèlement électoral ! Et si l’on doit choisir une cause, que ce soit celle de l’aqua-poney : futile, libre, honnête dans son absurdité.Cioran : (hoche la tête lentement) Oui… Une cause absurde, donc humaine. Pour une fois, Umberto, je suis presque d’accord. (pause) Mais je n’irai pas à l’aqua-poney. Trop d’eau, trop de vie.

Les deux hommes se taisent, un sourire complice flottant entre eux, tandis que le silence de la bibliothèque reprend ses droits.

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11 avril 2025 5 11 /04 /avril /2025 12:02
https://www.ledepartement66.fr/appel-a-projets-2025-du-fonds-de-soutien-aux-micro-projets-transfrontaliers/


Dans un élan de coopération et de dynamisme transfrontalier, le Département des Pyrénées-Orientales, en partenariat avec la Generalitat de Catalunya, lance un nouvel appel à projets pour son Fonds de soutien aux micro-projets transfrontaliers. Prévu pour démarrer le 11 avril 2025, avec une date limite de dépôt des candidatures fixée au 15 mai 2025, cet initiative vise à renforcer les liens entre les territoires des Pyrénées-Orientales et les comarques de la province de Gérone, au sein de l’Espace Catalan Transfrontalier. Mais au-delà de cet appel à projets, c’est une longue histoire de coopération et d’échanges culturels entre ces régions qui se dessine, une histoire ancrée dans leur identité catalane commune.https://www.ledepartement66.fr/appel-a-projets-2025-du-fonds-de-soutien-aux-micro-projets-transfrontaliers/
Une initiative pour fédérer les acteurs locaux

Le Fonds de soutien aux micro-projets transfrontaliers s’adresse à une large palette d’acteurs : communes, EPCI, structures publiques ou para-publiques, associations et consulaires. Ces derniers sont invités à proposer des initiatives à dimension locale, favorisant le rapprochement citoyen et le développement économique, social et culturel de l’Espace Catalan Transfrontalier. Les projets doivent impliquer des partenaires des deux côtés de la frontière et avoir un ancrage territorial fort, avec un siège dans les Pyrénées-Orientales ou la province de Gérone.
Les thématiques éligibles couvrent un spectre varié, reflétant les priorités de développement et de cohésion de la région :

    Développement territorial, emploi et insertion professionnelle : pour stimuler l’économie locale et favoriser l’accès au travail.
    Actions culturelles : pour célébrer et promouvoir l’identité catalane partagée.
    Tourisme : pour valoriser les atouts naturels et culturels de la région.
    Valorisation du patrimoine culturel et naturel : pour préserver un héritage unique.
    Jeunesse et sports : pour encourager les échanges entre les nouvelles générations.
    Santé et actions sociales : pour répondre aux besoins des populations transfrontalières.

Une histoire de coopération transfrontalière
L’appel à projets s’inscrit dans une dynamique historique de collaboration entre les Pyrénées-Orientales et la Catalogne. Depuis des siècles, ces territoires partagent une langue, une culture et des traditions communes, malgré la frontière politique imposée par le Traité des Pyrénées en 1659. Ce traité, signé entre la France et l’Espagne, a scindé la Catalogne en deux, plaçant le Roussillon (aujourd’hui les Pyrénées-Orientales) sous souveraineté française. Pourtant, les liens culturels et humains n’ont jamais disparu.
Au fil du temps, des initiatives transfrontalières ont vu le jour pour entretenir cette identité partagée. Dès le XXe siècle, des mouvements culturels et associatifs ont œuvré pour promouvoir la langue catalane, interdite ou marginalisée sous certains régimes, notamment pendant la dictature franquiste en Espagne (1939-1975). Avec la création de l’Euroregion Pyrénées-Méditerranée en 2004, regroupant la Catalogne, les Baléares et la région Occitanie, la coopération institutionnelle s’est intensifiée, englobant des projets économiques, éducatifs et culturels.
Aujourd’hui, l’Espace Catalan Transfrontalier incarne cette ambition de construire un avenir commun. Des initiatives comme le Festival transfrontalier de musique ou les échanges scolaires bilingues entre établissements des deux côtés de la frontière témoignent de cette vitalité. Le fonds de micro-projets s’inscrit dans cette continuité, en offrant un soutien concret aux acteurs locaux pour concrétiser des idées au service des populations.
Pourquoi ce fonds est-il important ?
Dans un contexte où les frontières peuvent parfois sembler diviser, ce fonds rappelle que la coopération transfrontalière est une richesse. Les Pyrénées-Orientales, tournées naturellement vers la Catalogne, trouvent dans cet appel à projets une opportunité de renforcer leur identité, tout en dynamisant leur économie et leur rayonnement touristique. Les projets soutenus permettront, par exemple, de développer des circuits touristiques transfrontaliers mettant en valeur des sites comme le Canigou, montagne sacrée des Catalans, ou les villages médiévaux de la Cerdagne. Ils pourront également encourager des initiatives sociales, comme des programmes de santé transfrontaliers, essentiels dans une région où les habitants circulent fréquemment d’un côté à l’autre de la frontière.

En outre, cet appel à projets met l’accent sur la jeunesse, un axe stratégique pour l’avenir. En favorisant les échanges sportifs ou culturels, il contribue à tisser des liens durables entre les nouvelles générations, qui grandissent dans un espace où la frontière est davantage une passerelle qu’un obstacle.
Un avenir à construire ensemble
Avec cet appel à projets, les Pyrénées-Orientales et la Catalogne réaffirment leur volonté de bâtir un espace commun, où les initiatives locales servent de moteur à une coopération plus large. En s’appuyant sur leur histoire partagée et leur patrimoine unique, ces territoires montrent qu’il est possible de transcender les frontières pour créer des projets qui bénéficient à tous.
Les acteurs intéressés ont jusqu’au 15 mai 2025 pour soumettre leurs candidatures. Une occasion à ne pas manquer pour participer à cette belle aventure transfrontalière, qui continue d’écrire l’histoire d’une Catalogne unie par ses ambitions et ses valeurs.
Pour plus d’informations sur les modalités de candidature, rendez-vous sur les sites officiels du Département des Pyrénées-Orientales et de la Generalitat de Catalunya.

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