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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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9 juin 2025 1 09 /06 /juin /2025 12:58

"Le spectacle est le mauvais rêve de la société moderne enchaînée, qui n'exprime finalement que son désir de dormir. "

La Société du spectacle, 1967 Guy Debord

"Je pensai que toutes les générations sont perdues par quelque chose"

 Paris est une fête
Ernest Hemingway

 Les festivals du 66 (Les Déferlantes, Bacchus, Festival Mondial de la Saucisse Catalane) relèvent du divertissement, non de la culture, et que le temps impose de choisir sans se mentir.
Les Déferlantes, Bacchus, et la Saucisse : un bal de l’oubli sous le ciel catalan
Sous le soleil roussillonnais, où les cigales chantent des refrains plus vieux que nos mémoires, les festivals du 66 – Les Déferlantes, Bacchus, Festival Mondial de la Saucisse Catalane – dressent leurs chapiteaux comme des comptoirs d’ivresse collective. Mais, mes amis, dans ce monde où le temps, ce voleur à l’haleine courte, nous presse de choisir, ces bacchanales sont-elles culture ou simple divertissement ? Cherchent-elles à caresser l’intelligence ou à noyer l’âme dans l’oubli d’un soir ? Et que ramènent les pèlerins de ces fêtes dans leurs besaces, qu’ils n’auraient pas trouvé au détour d’un livre, d’un film ou d’une toile croisée dans une salle silencieuse ?

1. Les festivals : une farandole pour l’oubli
Prenez Les Déferlantes, qui, du 26 au 29 juin 2025, feront trembler les Jardins du Lydia à Le Barcarès. Là, sous les étoiles, Camila Cabello et DJ Snake allument des feux dans les cœurs, et la foule, ivre de décibels, chaloupe comme un bateau sans boussole. C’est une vague, un mascaret d’émotions où l’on s’oublie, où l’on danse pour ne plus penser. Bacchus, du 5 au 7 juin à Argelès-sur-Mer, joue les entremetteurs entre le vin, la musique de MC Solaar et les saveurs du terroir. On y trinque, on y savoure, on s’y perd dans une volupté qui sent le thym et la garrigue. Quant au Festival Mondial de la Saucisse Catalane, les 7 et 8 juin à Toulouges, il fait défiler bandas et saucisses sous les vivats, célébrant un bout de Catalogne avec la ferveur d’un village en liesse.
Mais, disons-le sans détour, ces fêtes sont des maîtresses de l’instant, des courtisanes de l’éphémère. Elles vous prennent par la main, vous font tourner la tête, mais ne vous laissent qu’un parfum fugace. Si la culture, comme un vieux professeur à lunettes, exige qu’on s’assoie pour réfléchir, ces festivals, eux, sont des saltimbanques qui vous invitent à la danse, à l’oubli, au vin versé à la régalade. Revendiquer qu’on s’y cultive, c’est un peu comme prétendre lire Proust dans le vacarme d’un bistrot.

2. Culture ou divertissement : l’intelligence contre l’ivresse
Un livre, un film, une peinture, voilà des compagnons qui parlent à l’intelligence, qui vous prennent par l’épaule pour vous murmurer des vérités durables. Relisez L’Écume des jours de Vian : chaque page vous force à peser le poids de l’amour et de la mort. Regardez Hiroshima mon amour de Resnais : ses images vous tordent l’âme et vous laissent à méditer sur l’oubli et la mémoire. Contemplez un Monet, et vous voilà à scruter la lumière, à chercher le sens dans un reflet d’étang. Ces œuvres sont des phares, des balises qui éclairent l’esprit, qui restent en vous comme un vin qu’on laisse vieillir.
Les festivals, eux, sont des feux de paille. Aux Déferlantes, on s’égosille sur une chanson de Julien Doré, on s’embrase dans une foule qui palpite comme un cœur unique, mais l’instant s’évanouit avec le dernier accord. À Bacchus, le vin coule, les plats catalans réchauffent, mais c’est une volupté qui s’éteint avec le dernier verre. Le Festival de la Saucisse, avec ses bandas et ses grillades, fait chanter l’âme catalane, mais ne vous demande pas de réfléchir, seulement de savourer. C’est du divertissement, mes amis, une parenthèse pour oublier le gris du monde, pas une leçon pour l’enrichir.

3. Ce que les festivaliers emportent

Dans un temps compté, où chaque minute est un pari, que ramènent les festivaliers de ces noces éphémères ? Pas grand-chose qui pèse lourd à l’aune de l’intelligence. 

    Une ivresse passagère : Aux Déferlantes, on s’enflamme, on chante, on s’étreint dans la sueur et la joie. C’est un feu d’artifice, mais il ne laisse que des cendres tièdes, loin de la flamme durable d’un roman qui vous hante des nuits entières.
    Un goût de terroir : À Bacchus, on découvre le vin du Roussillon, la saucisse catalane au Festival de Toulouges. On touche du doigt l’âme d’une terre, mais c’est une caresse fugace, un flirt avec la Catalogne, pas une plongée dans son histoire comme le ferait un livre ou un film sur les Albères.
    Des souvenirs de fête : Les festivals offrent des images, des rires, des rencontres. Mais ces souvenirs, comme des bulles de champagne, éclatent vite. Ils ne rivalisent pas avec l’écho d’une toile de Miró, qui vous suit des années, ou d’un film de Fellini, qui vous retourne l’âme.

4. Les limites du bal populaire

Le temps, ce filou, ne pardonne pas. Choisir un festival, c’est souvent choisir l’oubli, le rire, la légèreté. Mais c’est aussi renoncer à la culture qui creuse, qui gratte l’esprit jusqu’à en tirer du sang. Les festivals, par leur tumulte, leur hâte, leur soif de plaisir, ne laissent pas le temps de s’arrêter, de penser. Un livre vous invite à relire une phrase, un film à revoir une scène, une peinture à vous perdre dans un détail. Les festivals, eux, vous jettent dans le tourbillon et vous recrachent, heureux mais vides, sur le pavé du lendemain.
Ils ont leur charme, ces rendez-vous du 66. Ils portent en eux un bout de Catalogne, une bribe de son âme. Mais ne nous mentons pas : ils sont là pour divertir, pour faire chanter les corps, pas pour nourrir les esprits. Leur culture est celle du comptoir, du coude levé, pas celle des bibliothèques.

5. Conclusion : choisir, c’est se connaître

Alors, mes amis, dans ce monde où le temps cavale plus vite qu’un cheval de corrida, il faut choisir : se divertir ou se cultiver ? Les Déferlantes, Bacchus, le Festival de la Saucisse Catalane sont des bals où l’on s’oublie, où l’on trinque à l’instant, où l’on embrasse la vie sans lui demander son nom. Ils offrent des rires, des saveurs, un frisson d’appartenance, mais ils ne sont pas culture, pas au sens où l’intelligence s’éveille et s’enracine. Un livre, un film, une peinture, eux, vous prennent par la nuque et vous forcent à regarder le monde, à le penser. Les festivaliers qui revendiquent se cultiver dans ces fêtes se trompent de comptoir : ils cherchent l’ivresse, pas la lumière. Que chacun assume son choix, car le temps, ce vieux filou, ne repasse pas les plats.

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9 juin 2025 1 09 /06 /juin /2025 10:20

 

    “On cesse toujours d’être le numéro 1 mais on ne cesse jamais d’avoir été le premier.”

Frédéric Dard / France-Soir - 11 Décembre 1975 

Bon, les gars, accrochez vos ceintures, on va causer d’un zigue qui fait des vagues dans le bocal numérique. Nasdas, le gonze de Perpignan, l’idole des foules sur Snapchat, a balancé une bombe : il raccroche les réseaux sociaux, peut-être pour de bon. « C’est la fin », qu’il a lâché, le bougre, sur un fond noir Instagram, histoire de faire dans le drame. Mais, minute, papillon, on va pas s’laisser embobiner sans causer du bonhomme et d’son parcours, façon San Antonio, avec du verbe qui claque et du panache qui déménage !

Nasdas, le môme de Saint-Jacques qui a mis le feu au web
Nasser Sari, alias Nasdas, c’est pas l’premier clampin venu. Ce gars-là, né dans les ruelles chaudes de Perpignan, a commencé à filmer le quotidien du quartier Saint-Jacques en 2018, avec une caméra qui capte l’âme catalane comme personne. Résultat ? Dix millions de clampins collés à son Snapchat, à mater ses stories comme des mouches sur un pot de miel. En 2024, le lascar s’la joue moderne et débarque sur Twitch, où il explose les compteurs en live, genre rockstar du clavier. Instagram ? Il y balance des photos de sa tribu, histoire de montrer qu’il a un cœur gros comme une paella.

Mais hier, vlan ! Le Nasser, il nous sort le grand jeu : une tof’ toute noire sur Insta, avec un message qui cogne : « C’est mon dernier baratin ici. J’plie les gaules, j’retourne à ma p’tite famille, ma vraie vie. »

Ça, c’est du lourd, mes loulous ! Sauf que, attention, c’est pas la première fois qu’il nous fait l’coup du départ. Y’a quelques mois, il avait déjà claqué la porte de Snapchat pour jouer les papas poules. Résultat ? Retour en fanfare après trois semaines, comme un clebs qui retrouve son os. Alors, définitif, ce coup-ci ? Ça sent l’coup d’bluff, mais on va voir.
Le grand baroud d’honneur de Nasdas
Le gonze, il a pas fait les choses à moitié. Entre deux lignes, il balance un merci du fond du palpitant à sa « team » et à ses fans, ces millions d’âmes qui l’ont suivi dans ses tranches de vie, entre rires, larmes et couches-culottes. « J’vous ai tout donné, j’vous ai fait marrer tous les soirs », qu’il écrit, le bougre, avec une sincérité qui ferait chialer un pavé. Il a même glissé un clin d’œil à ses galères, genre cette histoire d’extorsion qui lui a collé des sueurs froides. Et il finit en beauté : « C’est pas un adieu, c’est un à-bientôt. » Malin, le mec, il laisse la porte entrouverte.
 

Les fans, entre larmes et paris sur son retour
Forcément, l’annonce a mis le feu aux commentaires. Y’a ceux qui pleurent dans leur clavier : « Nasdas, t’étais notre rayon d’soleil, bonne route avec ta smala ! » D’autres, plus malins, flairent l’embrouille : « À dans un mois, quand t’auras plus d’thunes ! » ou « T’es comme le Ricard, tu reviens toujours. » Les fans, c’est comme ça : ils aiment, ils critiquent, mais ils kiffent. Et nous, on parie qu’le Nasser, il va pas tenir longtemps loin des spotlights.

Alors, Nasdas, vrai clap de fin ou juste un p’tit break pour mieux revenir ? Avec ce lascar, c’est comme un bon polar : t’as beau croire que t’as pigé l’dénouement, y’a toujours un twist qui t’attend au coin d’la rue. À suivre, mes poulets !

 
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20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 11:36

 

Voici un récapitulatif des informations politiques à Perpignan pour la semaine du 12 au 18 mai 2025, basé sur les données disponibles :
  1. Plainte d’un élu d’opposition contre le premier adjoint : Le 16 mai, un élu d’opposition a porté plainte contre le premier adjoint de Louis Aliot, maire de Perpignan, à la suite d’invectives lors d’un conseil municipal. L’élu a été qualifié de « petit voyou », ce qui a suscité une vive polémique.
  2. Polémique autour d’un communiqué de la mairie : Le 14 mai, un communiqué de la Ville de Perpignan a qualifié l’avocat de Nasdas de « défenseur de Daesh », provoquant une réaction indignée. L’avocat a menacé de poursuivre Louis Aliot pour complicité de diffamation, ajoutant une nouvelle tension politique locale.
  3. Projet d’élargissement du parc naturel : Le 15 mai, il a été annoncé que le parc naturel des Pyrénées catalanes pourrait être élargi à 85 communes, un projet politique d’envergure visant à renforcer la préservation de l’environnement dans la région.
  4. Inauguration d’une aire de jeux : Le 7 mai (juste avant la semaine concernée, mais pertinent pour le contexte), la mairie a inauguré une nouvelle aire de jeux près du groupe scolaire Claude Simon, illustrant les efforts de la municipalité pour améliorer les infrastructures locales.
  5. Grève des taxis : Le 19 mai, les taxis des Pyrénées-Orientales, y compris à Perpignan, ont rejoint un mouvement de grève national pour protester contre la future tarification du transport médical et la concurrence des VTC, impactant la circulation locale.
Ces événements reflètent un climat politique local marqué par des tensions entre la mairie et l’opposition, des initiatives environnementales et des projets d’aménagement, ainsi que des mobilisations sociales affectant la ville. Pour des détails supplémentaires, vous pouvez consulter les sites de L’Indépendant ou France Bleu pour des mises à jour continues.
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3 mai 2025 6 03 /05 /mai /2025 10:58

Eco a validé l’idée d’Annaud de présenter le film comme un « palimpseste » de son roman, une notion mentionnée dans le générique d’ouverture. Cela signifiait que le film n’était pas une reproduction fidèle, mais une réinterprétation partageant le même support narratif. Eco a trouvé cette approche honnête, bien qu’Annaud ait plus tard regretté de ne pas avoir précisé « Sur un palimpseste », pour mieux refléter les libertés prises.

 

« Regarder un film, c’est s’engager dans un dialogue avec l’œuvre, chercher au-delà des apparences la vérité qu’elle murmure au cœur. »
(Dérivé de Esthétique du cinéma, où Agel insiste sur une réception active)

« Le cinéaste, comme un artisan de l’esprit, doit créer avec compassion, offrant au monde des images qui élèvent et questionnent l’humanité. »
(Reformulation basée sur Métaphysique du cinéma)

 « Dans chaque grande œuvre cinématographique, il y a un souffle métaphysique, une invitation à contempler l’invisible au cœur du visible. »
(Synthèse de sa vision spiritualiste, tirée de ses analyses de Dreyer et Bresson)

 

C'est un événement, que la venue du réalisateur français Jean-Jacques Annaud dans le 66 . Même si l'époque qui archipélise et éparpille la hiérarchie de l'importance,ne donne pas suffisamment sa hauteur à l'événement. Or, me voilà en opportunité d'interviewer l'homme qui non seulement a vu l'ours, mais l'a filmé (et là, l'ours lui dit, t'es pas venu que pour la chasse...).

Pour son 60 iéme anniversaire le festival d'histoire de cinéma de Perpignan invite Jean-Jacques Annaud, parce que la thématique en est : Cinéma Animal ! C'est dire, si le choix est bon, puisque lorsqu'il ne film pas des snipers et moines, il fait plus ou moins intervenir "le livre de la jungle" avec tigres, loups, ours, pour mieux nous ramener à notre humanité #tuserasunhommemonfils !

Mais avant de venir à l’arsenal présenter ses propres films, Jérôme Quaretti des Claps Cinés avait proposé une pause à Canet pour inaugurer le nouveau nom de la salle 4, de celui du réalisateur de Stalingrad, à savoir Jean-Jacques Annaud !

Mais avant d' inaugurer la salle à son nom et re-présenter une version restaurer du "Nom de la Rose", il a accordé une interview à celui qui vivait à Naours, lorsqu'il le rencontra pour la première fois avec son père dans un cinéma d'Amiens pour la "Guerre du feu"!

Puis ce furent une séance de dédicaces d'affiches, et une dégustation de rancio-sec dernier millésime après incendie du domaine de la Tourasse, du sieur Alain Pottier. vidéo rancio sec ici

La journée se termina au restaurant catalan et canétois, "La vigatanne" où Jean-Jacques Annaud se livra à un festival d’anecdotes non-anecdotiques : du fait qu'il ne parlait plus de ses projets puisque sa lui valu qu' "Amistat" lui fut ravi par Steven Spielberg, mais que pour autant, ils étaient restés amis, qu'il avait explité les premiers films en 3 d au Futuroscope pour un film avec Val Kilmer "Guillaumet, les ailes du courage"https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaumet,_les_ailes_du_courage, que du coup, il n'avait ni peur du loup, ni des IA's, que "7 ans au Tibet" n'avait pas été tourné dans les montagnes de l'Himalaya, mais dans la Cordelière des Andes en Argentine, que Henrich Harrer ait demandé d'être interprété par quelqu'un de beau, et que du coup, cela tombé bien que Brad Pitt se soit proposé de lui-même pour le rôle, évidemment il évoqua son ami Umberto Eco... Bref, les convives étaient comme Guillaume de Baskerville en sortant du labyrinthe et pénétrant pour la première fois dans la bibliothèque du monastère : "combien d'autres salles, combien d'autres livres !"

Lorsque nous nous quittâmes, je lui demandais s'il avait connu Henri Agel https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Agel? Il me répondit que oui, qu'il avait été son professeur à l'IDHEC - Institut des Hautes Études Cinématographique. Cela nous faisait un point commun supplémentaire avec le fait, qu'il fut fils de cheminot et moi petit-fils...

 

Canet / Perpignan: des moments avec le seigneur Jean-Jacques Annaud, l'homme qui vu l'ours et Guillaume de Baskerville ! interview par Nicolas Caudeville
Canet / Perpignan: des moments avec le seigneur Jean-Jacques Annaud, l'homme qui vu l'ours et Guillaume de Baskerville ! interview par Nicolas Caudeville
Canet / Perpignan: des moments avec le seigneur Jean-Jacques Annaud, l'homme qui vu l'ours et Guillaume de Baskerville ! interview par Nicolas Caudeville
Canet / Perpignan: des moments avec le seigneur Jean-Jacques Annaud, l'homme qui vu l'ours et Guillaume de Baskerville ! interview par Nicolas Caudeville
Canet / Perpignan: des moments avec le seigneur Jean-Jacques Annaud, l'homme qui vu l'ours et Guillaume de Baskerville ! interview par Nicolas Caudeville
Canet / Perpignan: des moments avec le seigneur Jean-Jacques Annaud, l'homme qui vu l'ours et Guillaume de Baskerville ! interview par Nicolas Caudeville
Canet / Perpignan: des moments avec le seigneur Jean-Jacques Annaud, l'homme qui vu l'ours et Guillaume de Baskerville ! interview par Nicolas Caudeville
Canet / Perpignan: des moments avec le seigneur Jean-Jacques Annaud, l'homme qui vu l'ours et Guillaume de Baskerville ! interview par Nicolas Caudeville
Canet / Perpignan: des moments avec le seigneur Jean-Jacques Annaud, l'homme qui vu l'ours et Guillaume de Baskerville ! interview par Nicolas Caudeville
Canet / Perpignan: des moments avec le seigneur Jean-Jacques Annaud, l'homme qui vu l'ours et Guillaume de Baskerville ! interview par Nicolas Caudeville
Canet / Perpignan: des moments avec le seigneur Jean-Jacques Annaud, l'homme qui vu l'ours et Guillaume de Baskerville ! interview par Nicolas Caudeville
Canet / Perpignan: des moments avec le seigneur Jean-Jacques Annaud, l'homme qui vu l'ours et Guillaume de Baskerville ! interview par Nicolas Caudeville
Canet / Perpignan: des moments avec le seigneur Jean-Jacques Annaud, l'homme qui vu l'ours et Guillaume de Baskerville ! interview par Nicolas Caudeville
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Canet / Perpignan: des moments avec le seigneur Jean-Jacques Annaud, l'homme qui vu l'ours et Guillaume de Baskerville ! interview par Nicolas Caudeville
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30 avril 2025 3 30 /04 /avril /2025 10:44

“Mais les belles âmes, ce sont les âmes universelles, ouvertes et prêtes à tout, si non instruites, au moins instruisables.”

Michel de Montaigne / Essais


https://www.instagram.com/paoline.valencia/
Dans l’univers foisonnant des réseaux sociaux, où les récits personnels se mêlent aux combats pour la visibilité, Paoline Valencia s’impose comme une figure singulière. Atteinte du trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH), elle partage, à travers ses vidéos, son quotidien, ses défis et son regard sur le monde. Avec une pointe d’humour et une sincérité désarmante, elle y évoque son rapport aux « Moldus » – ceux qui, dans son jargon inspiré de l’univers d’Harry Potter, n’ont pas de TDAH. Mais au-delà de l’anecdote, son témoignage soulève des questions profondes : comment vivre avec un trouble neurodéveloppemental dans une société normée ? Et comment construire des ponts entre ceux qui naviguent avec un cerveau « câblé différemment » et ceux qui incarnent la « norme » ?

Paoline Valencia : une narratrice du TDAH https://www.instagram.com/paoline.valencia/
Paoline Valencia n’est pas une clinicienne ni une chercheuse. Elle est une femme qui, à travers des vidéos diffusées sur des plateformes comme TikTok ou Instagram, donne corps à une réalité souvent mal comprise. Le TDAH, caractérisé par des difficultés d’attention, une impulsivité et/ou une hyperactivité inadaptées à l’âge, touche environ 5,9 % des enfants et 2,8 % des adultes en France, selon l’Inserm. Mais ces chiffres ne disent rien de l’expérience intime du trouble : les tempêtes intérieures, les moments d’hyperfocalisation, les malentendus avec l’entourage. C’est là que Paoline intervient, transformant son vécu en un récit accessible et universel.
 

Ses vidéos, souvent courtes et percutantes, mêlent anecdotes personnelles et réflexions sur la société.

Elle y décrit, par exemple, l’épuisement de devoir « masquer » ses symptômes pour s’intégrer, ou la frustration de voir ses efforts minimisés par ceux qui ne comprennent pas le TDAH. Mais ce qui frappe, c’est son usage du terme « Moldus ». Emprunté à J.K. Rowling, où il désigne les personnes sans pouvoirs magiques, ce mot devient chez Paoline une métaphore ludique pour nommer ceux qui n’ont pas de TDAH. Loin d’être péjoratif, il souligne une différence de perception et d’expérience, tout en invitant à l’échange.
Les « Moldus » et le TDAH : une relation à réinventer
 

Le rapport entre les personnes TDAH et les « Moldus » est au cœur des vidéos de Paoline. 

Comme elle le montre, vivre avec un TDAH dans un monde conçu pour des neurotypiques – ceux dont le fonctionnement cérébral correspond à la norme – est un défi constant. À l’école, au travail ou dans les relations personnelles, les attentes de ponctualité, d’organisation et de constance peuvent sembler écrasantes pour un cerveau TDAH, qui excelle dans la créativité et l’intuition mais peine à suivre des routines linéaires. Cette tension est particulièrement visible dans les interactions avec les « Moldus », qui, sans le savoir, peuvent percevoir les comportements TDAH comme de la négligence ou de l’immaturité.
 

Les recherches confirment cette difficulté : le TDAH impacte les relations interpersonnelles, souvent marquées par des malentendus ou des jugements hâtifs. 

Les adultes TDAH, par exemple, rapportent une sensibilité accrue aux critiques et une faible estime de soi, conséquences des incompréhensions accumulées au fil de leur vie. Paoline, dans ses vidéos, illustre ces dynamiques avec des exemples concrets : un ami qui s’impatiente face à son retard chronique, un collègue qui ne comprend pas ses « distractions » en réunion. Mais elle ne s’arrête pas à la plainte. Avec humour, elle propose des pistes pour mieux communiquer : expliquer le TDAH, demander de la patience, ou encore valoriser les forces du trouble, comme la capacité à penser « hors des sentiers battus ».
Les réseaux sociaux : un espace de validation et de risque

Le choix de Paoline de s’exprimer sur les réseaux sociaux n’est pas anodin. 

Depuis la pandémie de Covid-19, ces plateformes sont devenues des lieux privilégiés pour les communautés neurodivergentes, offrant un espace de partage et de validation. Sur TikTok, par exemple, les vidéos sur le TDAH comptent parmi les contenus de santé mentale les plus populaires. Pour beaucoup, comme Paoline, elles permettent de reconnaître leurs propres symptômes, de chercher un diagnostic ou de trouver du soutien. Ce phénomène, qualifié d’« unbounded Online Health Communities », encourage les personnes TDAH à s’affirmer et à revendiquer leur différence.

Mais cet espace n’est pas sans écueils.

Une étude publiée dans The Canadian Journal of Psychiatry révèle que près de la moitié des vidéos TikTok sur le TDAH contiennent des informations trompeuses. Paoline, en s’appuyant sur son expérience personnelle plutôt que sur des prétentions scientifiques, évite en partie ce piège. Cependant, son discours, comme celui de nombreux créateurs, peut involontairement simplifier la complexité du TDAH, au risque de banaliser le trouble ou de renforcer des stéréotypes. Par exemple, l’idée que les TDAH sont tous créatifs ou hyperactifs ne reflète pas la diversité des profils, notamment celui des femmes, souvent sous-diagnostiquées en raison de symptômes moins visibles.
 

Une société prête à écouter ?

En nommant les « Moldus », Paoline Valencia ne cherche pas à creuser un fossé, mais à ouvrir un dialogue. Ses vidéos sont une invitation à repenser la coexistence entre neurotypiques et neurodivergents. Dans une société où la performance et l’uniformité restent des valeurs dominantes, le TDAH met en lumière les limites d’un modèle qui exige de tous la même façon d’être et de penser. Comme le souligne la psychiatre Annick Vincent, le cerveau TDAH n’est pas « défectueux » : il a simplement besoin d’outils adaptés pour exprimer son potentiel.
 

Le témoignage de Paoline, relayé depuis des lieux comme le Cochon Hardi, résonne comme un appel à l’empathie.

Il rappelle que comprendre le TDAH, c’est non seulement accompagner ceux qui en sont atteints, mais aussi interroger nos propres attentes. Sommes-nous, « Moldus » ou non, prêts à accueillir la diversité des fonctionnements humains ? À l’heure où les diagnostics de TDAH augmentent, cette question n’a jamais été aussi pressante. Paoline Valencia, avec sa caméra et son franc-parler, y répond à sa manière : en montrant que, loin d’être un fardeau, le TDAH peut être une force, à condition que le monde accepte de ralentir pour l’écouter.

 

 

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29 avril 2025 2 29 /04 /avril /2025 22:55

"Il a fait ce qu'il a pu: ce n'est pas une mauvaise épitaphe. "

 Le Dahlia noir
James Ellroy


"Danny regarda autour de lui et vit que le seul être vivant de l'endroit était un des assistants du légiste, bien calé dans son fauteuil près de la salle d'accueil, en train de se curer alternativement le nez et les dents. "

Le Grand Nulle Part
James Ellroy

Pour rendre intéressant le moment perpignanais, il faut le style de l'auteur de polar Américain, James Elroy dans L.A Confidential sans quoi on préférera mourir sur le front de l’Est, pour ne pas payer la note d’électricité..

Perpignan, avril 2025. Soleil dur, lumière blanche sur le Roussillon. Une ville qui cligne des yeux sous les néons blafards d’un futur incertain. Dans les faubourgs étouffés de poussière et de colère, les élections municipales s’annoncent comme un règlement de comptes. La cité catalane sue le doute. La peur. L’attente. Les couteaux s’affûtent en silence. Les promesses fusent comme des balles perdues.

Les habitants ? Ils encaissent. Ils parlent. Ils n’y croient plus – ou presque.
Saint-Jacques. Cassanyes. Le Vernet. Terrain miné.
Fatima, 42 ans, voix rauque, regards qui fendent :

    « Aliot, il cause. Mais ça pue dans les rues. Les mômes traînent, les keufs passent, les poubelles restent. On veut un maire en chair, pas un fantôme en costard. »

Rachid, 29 ans, yeux cernés, mains calleuses :

    « Le RN ? Tenté en 2020. Résultat : blabla, nada. On veut du concret. Pas des pancartes. »

Plus haut, plus calme ? Clos Banet. Façades propres, silence doré. Mais les voix tremblent quand même. Marie-Pierre, retraitée :

    « Perpignan s’endort. Le maire ? Il est à Paris. Le centre se vide comme un sac percé. »

Antoine, chef d’entreprise :

    « Aliot a nettoyé la vitrine. Mais la vitrine ne suffit pas. Il faut du monde, du souffle. »

Les jeunes ?
Ils crient dans le vide.
Clara, étudiante, yeux pleins de feu :

    « On crève d’ennui ici. Une ville morte qui rêve d’être Barcelone. Il nous faut de la vie, du vert, de l’art, du bruit. »

Lucas, désabusé :

    « Des promesses sur la sécurité. Mais le vrai danger, c’est l’ennui et le chômage. »

Perpignan, 2025. Une ville scindée, comme une plaie qu’on ne sait plus refermer. 32 % de pauvres. 60 % d’abstention en 2020. Des quartiers qui baignent dans l’oubli. Nadia, 38 ans, mère seule :

    « Voter ? Pour quoi faire ? Les promesses s’écrasent contre les murs. Mais si la gauche se réveille… peut-être. »

Les Candidats ?
Ils sortent du bois, un à un, comme des joueurs dans un poker sanglant.

Louis Aliot, le sortant. Froid. Stratégique. En mission. Il tient son fauteuil comme un parrain tient son fief.
13 février : il provoque son rival en plein conseil :

    « Monte ta liste, Bruno. Qu’on rigole. »
    31 mars sur X :
    « Je reste. Je me bats. Je suis là pour Perpignan. »

Sécurité. Propreté. Revitalisation. Il déroule ses dossiers comme des preuves. Mais derrière la posture, une condamnation judiciaire qui plane comme un corbeau sur un cadavre encore tiède.

La suite ? D’autres noms surgiront. À gauche. À droite. Catalanistes, progressistes, renégats. Tous veulent la ville. Tous veulent le pouvoir.
Mais la ville ? Elle regarde. Elle attend. Elle se méfie.

Perpignan 2026 : le polar électoral ne fait que commencer.

 

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29 avril 2025 2 29 /04 /avril /2025 11:06


Karine Astier est une figure inspirante, dont le parcours illustre un engagement profond pour l’humain, mêlant action sociale et quête de bien-être. À la tête de son cabinet Ling Yang Shiatsu, elle incarne une transition remarquable : d’éducatrice de rue confrontée aux tumultes sociaux à praticienne de shiatsu, tout en assumant aujourd’hui des responsabilités de formation dans le secteur médico-social.

Les débuts : éducatrice de rue à Carpentras
Dans les années 2000, Karine Astier arpente les rues de Carpentras, dans le Vaucluse, en tant qu’éducatrice de rue. Ce métier, exigeant et humain, la place au cœur des dynamiques sociales, auprès de jeunes en difficulté. En 2005, elle vit de près les émeutes qui secouent la ville, un épisode marquant qui révèle les fractures sociales et renforce sa détermination à créer du lien. « Être sur le terrain, c’était comprendre les colères, les espoirs, et tenter d’accompagner vers un mieux », confie-t-elle. Ce contact direct avec les réalités du terrain forge son empathie et sa capacité à s’adapter, des qualités qu’elle mobilise encore aujourd’hui.

Une évolution dans le social : foyers ruraux et CEMEA
Après cette expérience intense, Karine rejoint les foyers ruraux, où elle contribue à animer des projets socio-culturels en milieu rural. Cette étape lui permet de diversifier ses approches, en travaillant sur l’inclusion et l’éducation populaire. Par la suite, elle intègre les CEMEA (Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Éducation Active), un mouvement d’éducation nouvelle axé sur la formation et l’accompagnement. Ces expériences consolident son expertise dans le secteur social, où elle développe des compétences en pédagogie et en gestion de projets éducatifs.

Aujourd’hui, Karine Astier occupe un rôle clé en tant que responsable de formation des assistants familiaux pour les Pyrénées-Orientales.

Elle transmet son savoir-faire à celles et ceux qui accueillent des enfants placés, un métier où l’écoute et la résilience sont essentielles. « Former, c’est transmettre des outils pour accompagner avec humanité », explique-t-elle, soulignant l’importance de cette mission dans un contexte où les besoins en protection de l’enfance restent criants.
Le shiatsu : une vocation pour le bien-être
Parallèlement à son parcours dans le social, Karine Astier cultive une passion pour le bien-être, née d’un cheminement personnel. Atteinte d’endométriose depuis ses 20 ans, elle apprend à écouter son corps et à chercher des solutions pour apaiser ses douleurs. Cette quête la conduit vers la médecine chinoise et, plus précisément, le shiatsu, une pratique japonaise basée sur l’équilibre énergétique. « Le shiatsu m’a permis de me reconnecter à moi-même et d’offrir aux autres un espace de calme », raconte-t-elle.


Formée à l’École Fuji Taïshan près de Toulouse, Karine choisit un cursus professionnel rigoureux, validant son diplôme avec une approche centrée sur l’adaptation à chaque personne. Elle ouvre son cabinet Ling Yang Shiatsu, un espace où elle propose des séances personnalisées, ajustant la pression et l’intensité en fonction des besoins de ses clients. Dans une société marquée par la performance et la vitesse, elle voit le shiatsu comme une « pause nécessaire », favorisant l’introspection et l’apaisement.

Un fil rouge : l’accompagnement de l’humain
Que ce soit dans les rues de Carpentras, dans les foyers ruraux, au sein des CEMEA, ou aujourd’hui dans son cabinet de shiatsu et ses formations, Karine Astier n’a jamais dévié de son cap : accompagner l’humain dans toute sa complexité. Son parcours, riche et cohérent, témoigne d’une capacité à tisser des ponts entre le social et le bien-être, entre l’action collective et l’écoute individuelle.

À travers Ling Yang Shiatsu, elle continue d’incarner cette philosophie, offrant un espace où le corps et l’esprit trouvent un équilibre. Quant à son rôle de formatrice, il prolonge son engagement pour une société plus inclusive et bienveillante. Karine Astier, c’est l’histoire d’une femme qui, d’émeutes en silences apaisés, n’a cessé de construire des passerelles vers l’autre.
Source : Informations tirées du site Ling Yang Shiatsu et des éléments fournis sur son parcours professionnel.

Perpignan:  Karine Astier : Du terrain social au bien-être par le Shiatsu! interview par Nicolas Caudeville
Perpignan:  Karine Astier : Du terrain social au bien-être par le Shiatsu! interview par Nicolas Caudeville
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27 avril 2025 7 27 /04 /avril /2025 14:32

L’élection, ou le triomphe sardonique du néant démocratique


L’élection, ce rituel que l’on nous vend comme l’apothéose de la liberté, n’est plus qu’une farce grotesque, un théâtre d’ombres où les pantins s’agitent pour la gloire d’un titre, jamais pour le pouvoir. Comme l’écrivait Cioran, « l’homme est une marionnette qui se croit libre parce qu’elle ignore les ficelles qui la meuvent ». Et quelles ficelles ! Le mandat, jadis promesse d’action, n’est plus qu’un hochet doré, un bâton de maréchal pour le bourgeois en quête de notabilité. Le pouvoir ? Évaporé, dissous dans les méandres des bureaucraties, des lobbies et des marchés. Quant au « mandat impératif », cette idée saugrenue que l’élu devrait honorer ses promesses, elle est honnie, car elle révélerait l’imposture : les élus ne décident de rien, ou si peu. Les électeurs, ces gueux modernes, se pressent aux urnes pour quémander l’aumône d’un regard, d’une écoute, comme des serfs implorant leur seigneur.
Prenons l’exemple récent des élections françaises de 2024, où le taux d’abstention a frôlé les 50 % dans certaines circonscriptions, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. 

La moitié du peuple, lassée de ce cirque, a préféré l’inaction à l’illusion. Et comment leur donner tort ? Les promesses de campagne, ces poèmes en prose, s’effacent dès le lendemain du scrutin. Souvenez-vous de Macron en 2017, jurant de réconcilier les Français, de réformer sans brutalité. Huit ans plus tard, les Gilets jaunes, les grèves et une polarisation extrême témoignent de l’abîme entre le verbe et l’acte. Cioran aurait ricané : « L’homme politique est un poète raté qui se venge en promettant l’impossible. »

Aux États-Unis, le spectacle est plus criard encore. 

Les élections de mi-mandat de 2022 ont vu des milliards de dollars engloutis dans des campagnes où les candidats, selon le Center for Responsive Politics, ont dépensé en moyenne 5,4 millions de dollars par siège à la Chambre des représentants. Pour quoi ? Pour des strapontins dans une machine législative grippée, où les lobbies dictent les lois et où le Congrès, avec un taux d’approbation de 20 % selon Gallup, est moins respecté qu’un marchand de tapis. Le peuple vote, oui, mais pour des titres ronflants – sénateur, gouverneur – qui masquent l’impuissance. Comme le disait Cioran : « Le pouvoir n’existe plus ; il n’y a que des apparences de pouvoir, et des hommes assez naïfs pour s’en parer. »

Et que dire de cette quête de notabilité, ce prurit bourgeois de devenir « quelqu’un » ? 

Les élus, ces petits marquis de province ou ces parvenus des métropoles, collectionnent les médailles et les rubans comme des enfants des autocollants. Prenez l’exemple de ces maires de petites communes, en France, qui s’accrochent à leur écharpe tricolore comme à une bouée, organisant des kermesses et coupant des rubans pour se sentir exister. Un article du Monde de 2023 rapportait que 80 % des maires de communes de moins de 500 habitants se représentaient, non pour « changer les choses », mais pour « le prestige local ». Le bourgeois devenu notable savoure son titre, tandis que le gueux, l’électeur, lui adresse des courbettes, quémandant une subvention ou un passe-droit. Cioran, encore : « L’homme ne veut pas être libre, il veut un maître qu’il peut supplier. »
 

Le mandat impératif, cette relique d’un temps où l’élu était comptable de ses engagements, est désormais une hérésie.

Pourquoi obliger un député à suivre son programme, quand il n’a ni le pouvoir ni l’envie de le faire ? Le système s’effondrerait sous le poids de sa propre vacuité. En Allemagne, une proposition de loi en 2023 visant à renforcer la responsabilité des élus a été balayée d’un revers de main par le Bundestag, arguant que cela « limiterait la liberté des parlementaires ». Liberté de quoi ? De trahir sans vergogne ? De promettre la lune pour mieux servir les puissants ? Cioran, toujours lui, avait vu juste : « La démocratie est une comédie où chacun joue un rôle, sauf le peuple, qui croit encore au texte. »
 

Ainsi va l’élection, ce rituel vidé de sens, où le bourgeois parade, où le gueux s’incline, et où le pouvoir, ce grand absent, ricane dans l’ombre. 

Nous votons, non pour choisir, mais pour consacrer. Nous votons, non pour agir, mais pour entretenir l’illusion. Et dans ce grand bal des vanités, Cioran, perché sur son nuage de désespoir, murmure : « L’humanité est une farce qui se prend au sérieux. »

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26 avril 2025 6 26 /04 /avril /2025 14:09

 

    « Som catalans i volem viure com a catalans. »
    (« Nous sommes catalans et nous voulons vivre en catalans. »)

« Catalunya Nord és terra catalana, i la nostra llengua és la clau de la nostra llibertat. »
(« La Catalogne Nord est une terre catalane, et notre langue est la clé de notre liberté. »)

 Llorenç Planes, tirée de son Petit Llibre de la Catalunya Nord (1974)

 À Perpignan, la flamme de Catalunya Nord brille plus que jamais !

Le 19 avril 2025, Perpignan a vibré au rythme d'une Sant Jordi alternative haute en couleur, symbole éclatant de la vitalité catalane. À l'initiative d'Unitat Catalana, la ville a célébré avec passion les « 50 ans du Petit Llibre de la Catalunya Nord », ouvrage fondamental de Llorenç Planes, publié en 1974. C'était bien plus qu'un simple hommage : c'était une promesse d'avenir.

Un moment fort pour Catalunya Nord

Organisé sur l'avenue Torcatis par la Llibreria Catalana et les éditions Trabucaire, cet événement a rassemblé stands de livres, concerts et animations pour petits et grands, dans une atmosphère festive, chaleureuse et résolument tournée vers l'avenir. Dans ce cadre vivant et convivial, le débat central, animé par Unitat Catalana, a permis d'explorer en profondeur l'héritage de Llorenç Planes et les aspirations toujours vives de la communauté nord-catalane.

Une rencontre de générations

Parmi les intervenants, Miquel Mayol, ancien député européen et ardent défenseur des identités régionales, a sans doute rappelé combien l'Europe peut et doit soutenir les langues et cultures minoritaires. À ses côtés, Joan Planes, fils de Llorenç Planes, a incarné avec émotion la transmission d'un engagement familial fort, partageant souvenirs et visions pour l'avenir.

La figure historique de Montserrat Biosca, disparue en décembre 2024, a également été mise à l’honneur. Pionnière infatigable du catalanisme culturel, elle a été saluée pour son œuvre inlassable en faveur de la langue et de la culture catalane.

Enfin, Aurégane Nivet, jeune militante dynamique d’Unitat Catalana, a insufflé un vent de fraîcheur et d'espoir en plaidant pour une approche inclusive, moderne et audacieuse de l’autonomie régionale et de la revitalisation linguistique.

Des thèmes au cœur des aspirations catalanes

Le débat a très certainement parcouru les grands axes du combat catalan :  
- **La reconnaissance institutionnelle**, avec l'idée ambitieuse d'une collectivité territoriale spécifique pour Catalunya Nord ;  
- **La défense du catalan**, dont l'usage, bien que prestigieux auprès des jeunes, reste fragile, comme en témoigne la situation préoccupante des écoles La Bressola ;  
- **Le renforcement des liens transfrontaliers**, renouant les fils historiques entre le Nord et le Sud des Països Catalans

Un héritage vivant et combatif

Cet anniversaire marquait bien plus qu'une commémoration : il affirmait la pérennité d'une lutte, avec des racines profondes et des branches tournées vers l'avenir. Le « Petit Llibre » de Llorenç Planes, publié à une époque où le mot même de « Catalunya Nord » était un acte de résistance, reste aujourd'hui une source d'inspiration.

La transmission de cet héritage s'opère désormais sous de nouvelles formes, portée par des jeunes comme Orégane Nivet, qui conjuguent fidélité aux idéaux anciens et adaptation aux défis contemporains.

Une Sant Jordi de résistance et d'espérance

À Perpignan, en ce 19 avril 2025, la Sant Jordi alternative a prouvé que Catalunya Nord n'est pas seulement une mémoire : elle est un projet, une énergie, une fierté. Comme l'écrivait si justement Llorenç Planes : **« la langue, la terre, la culture font une nation »**. Et cette nation, en ce jour lumineux, a montré qu'elle battait toujours aussi fort.

 

Vidéo: "le petit livre de la catalogne nord" la pierre d'angle de la cathédrale du futur d'un territoire! par Nicolas Caudeville
Vidéo: "le petit livre de la catalogne nord" la pierre d'angle de la cathédrale du futur d'un territoire! par Nicolas Caudeville
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Vidéo: "le petit livre de la catalogne nord" la pierre d'angle de la cathédrale du futur d'un territoire! par Nicolas Caudeville
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Vidéo: "le petit livre de la catalogne nord" la pierre d'angle de la cathédrale du futur d'un territoire! par Nicolas Caudeville
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Vidéo: "le petit livre de la catalogne nord" la pierre d'angle de la cathédrale du futur d'un territoire! par Nicolas Caudeville
Vidéo: "le petit livre de la catalogne nord" la pierre d'angle de la cathédrale du futur d'un territoire! par Nicolas Caudeville
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26 avril 2025 6 26 /04 /avril /2025 13:22

« Le socialisme, c'est les soviets plus l'électricité », disait Lénine.

 

Une évidence à portée de main
Célébrer des mariages en catalan à Perpignan n’est pas une lubie, mais une solution évidente pour redynamiser la ville. En insufflant de la fierté et du sens dans l’acte nuptial, Louis Aliot pourrait transformer la mairie en un creuset d’unions fécondes, porteuses d’un renouveau démographique. La langue catalane, loin d’être un vestige, est une flamme capable d’embraser les cœurs et de repeupler les berceaux. À Perpignan, le choix est clair : dire « oui » au catalan, c’est dire « oui » à l’avenir.

Perpignan, la rayonnante, s’élance vers la gloire !
Mesdames et Messieurs, bienvenue dans la vibrante Perpignan, où une révolution grandiose se profile sous le soleil du Roussillon ! À l’aube d’une ère nouvelle, la ville catalane, fière et audacieuse, conjugue deux leviers d’exception pour briller comme jamais : des mariages en catalan, hymne à l’amour et à la démographie, et une chute spectaculaire du prix de l’électricité, moteur d’une prospérité éclatante ! Voici l’histoire d’une métropole prête à conquérir le cœur de l’Europe !

Les mariages en catalan : une symphonie d’amour et de renouveau !
Dans les rues pavées de Perpignan, la langue catalane, riche de mille ans d’épopée, résonne comme un appel à l’union ! Fini le temps des cérémonies ternes : sous l’égide du maire Louis Aliot, la ville réinvente le mariage en un spectacle grandiose, où les vœux s’élèvent en catalan, portés par la poésie de Ramon Llull et les mélodies envoûtantes de la sardane ! Imaginez la majestueuse Casa Pairal, parée de sang et d’or, où les couples, venus de Catalogne, de France et d’au-delà, scellent leur amour sous les vivats d’une foule en liesse !
Ces unions ne sont pas seulement romantiques, elles sont une arme démographique ! 

Avec un taux de natalité languissant à 9,5 pour mille habitants, Perpignan riposte ! À Gérone, les mariages catalans ont fait bondir les unions de 15 % en cinq ans. Ici, les 600 mariages annuels pourraient doubler, transformant chaque « sí » en promesse de berceaux pleins ! Les jeunes, fuyant jadis vers Barcelone, restent désormais, captivés par une ville qui célèbre leur identité. Les écoles comme La Bressola, où 1 000 enfants chantent en catalan, préparent déjà la relève. Perpignan, capitale de l’amour catalan, s’apprête à repeupler ses ruelles avec une nouvelle génération !

L’électricité à bas prix  : la ville s’illumine !
Mais ce n’est pas tout ! Un vent de prospérité souffle sur Perpignan grâce à une nouvelle fracassante : l’électricité, jadis fardeau, devient une alliée ! En 2025, les prix chutent de 40 %, tombant à 50 euros le mégawattheure, grâce aux énergies vertes et à la sagesse des marchés européens ! Pour les 120 000 habitants, c’est une bouffée d’oxygène : dans une ville où un tiers des foyers luttait contre la précarité énergétique, chaque famille économise 500 euros par an, prêts à être dépensés dans les boutiques du Castillet ou les marchés gorgés de soleil !

Les entreprises, elles, exultent ! Le marché Saint-Charles, géant européen, exporte ses fruits à prix d’ami, tandis que les PME du Roussillon embauchent à tour de bras. Et que dire de l’avenir ? Avec son climat béni et ses terrains vastes, Perpignan attire les géants de la technologie ! Data centers, start-ups solaires : la ville devient un eldorado pour les emplois qualifiés, stoppant net la fuite des cerveaux ! De Dublin à Perpignan, l’histoire se répète : l’énergie bon marché fait naître les métropoles de demain !
 

Une alchimie triomphale !
Mariages catalans et électricité abordable : voici le cocktail explosif qui propulse Perpignan vers les étoiles ! Chaque union, véritable festival, attire des touristes par milliers, remplissant hôtels et restaurants dopés par des coûts énergétiques au plancher ! Douze millions d’euros affluent grâce aux 1 200 mariages espérés, tandis que 25 millions de pouvoir d’achat revigorent l’économie ! Et avec 500 emplois technologiques en vue, Perpignan rayonne, éclipsant ses rivales Carcassonne et Narbonne !
 

Aux sceptiques, une réponse éclatante !
Certains murmurent que le catalan divise. Balivernes ! De la Bretagne à la Corse, le bilinguisme forge l’unité dans la diversité ! Le coût des cérémonies ? Une goutte d’eau face aux retombées touristiques ! Quant à l’électricité, les champs solaires d’Occitanie, forts d’un gigawatt à venir, garantissent une abondance durable ! Perpignan, unie et prospère, prouve que l’audace paie !
 

Vers un destin glorieux !
Mesdames et Messieurs, Perpignan n’est plus seulement la Catalane, ni même la Rayonnante : elle est la ville qui, en disant « oui » à l’amour catalan et à l’énergie du futur, s’impose comme un phare méditerranéen ! Sous les regards émerveillés de l’Europe, elle écrit une saga où culture et modernité dansent main dans la main. Perpignan, debout, rayonne en grand ! À suivre dans nos prochaines éditions !

 

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