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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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24 novembre 2024 7 24 /11 /novembre /2024 15:19

"La conscience est un bâton que chacun prend pour battre son voisin, et dont il ne se sert jamais pour lui."

Honoré de Balzac (Illusions perdues)

Déjà avec l'arrivée de l'élection municipale de 2026, les appétits des insectes politiques sous la pierre de la médiatisation locale, commençaient de s'agiter. Mais avec l'épée de Damoclès inéligibilité du maire RN sans étiquette Louis Aliot, alors l'agitation augmente, surtout dans son camp : le syndrome Jean-Claude Duce "Si tu veux un conseil, oublie que t'as aucune chance. On sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher."
Mais pourquoi Perpignan, n'a pas accédé au slogan du candidat Aliot : "En grand"? Peut-être qu'il  s'est logé dans les pantoufles du précédent maire Jean-Marc Pujol pour faire oublier le bruit des bottes! Ainsi, la ville a continué à la même vitesse qu'avant, c'est-à-dire en reculant !

Où, le localisme que prêchait Marine le Pen en 2019 (veille de l'élection de son ex, Louis) était-il passait : « Le localisme que nous défendons est la seule option qui soit réellement écologique, en inversant le coût de la distance : le produit qui vient de près doit être moins cher que le produit qui vient de loin, c'est du BON SENS ! »

Lorsqu'on importe la résolution de ses besoins, on se retrouve nécessairement à vivre comme des assistés. D'un point de vue alimentaire et en partie énergétique, pour peu que le tout soit bien organisé, on peut tendre une certaine autonomie.

Mais en rechaussant les Charentaises de Pujol, Louis Aliot reprenait le modèle de "l'économie de la rente" d'Henri Solens des 1993. La rente ceux qui la touchent, sont une minorité. Et leur profit exclusif, détruit l'énergie et la possibilité de la vivacité économique pour la plupart des habitants : c'est une cuisson à l’étouffée, qui a des effets jusqu'aux comportements sociologiques et mentaux des individus...

**Essai sur l'économie absurde des Pyrénées-Orientales : à la recherche de Godot**  

Imaginez un lieu où tout semble suspendu, non pas dans un éternel mouvement, mais dans une immobilité étrange, un temps où l’on attend toujours quelque chose qui ne vient pas. Tel est le tableau économique des Pyrénées-Orientales peint par Henri Solans dans son essai de 1993. Une théorie de la rente, oui, mais surtout une parabole de l’absurde, où chaque tentative de relance s’enlise, où chaque promesse d’avenir se transforme en attente vaine.  

**Un territoire en attente**  
Perpignan, au sud de nulle part, comme Beckett aurait pu le dire, est un théâtre d’attentes. On y attend la modernité, comme on attend un train qui n’a jamais quitté la gare d’origine. La rente y est reine : rente foncière, rente administrative, rente touristique. Mais cette rente n’est pas une richesse, c’est une stagnation déguisée, un piège doucereux où l’effort et l’innovation se noient dans l’immobilisme.  

Dans ce système, rien ne redémarre vraiment. On parle de projets, on dresse des plans, on invente des concepts, mais tout revient à cette même structure figée, comme un arbre qui, malgré les saisons, ne perd ni ne gagne de feuilles. On est en présence d’un paradoxe : un lieu abandonné par la modernité nationale, mais pourtant exemplaire dans la mondialisation, car ici, tout s'achète, tout se vend, sans jamais produire.  

**La lenteur comme spectacle**  
Dans cet espace, les élites locales, qu’on pourrait comparer aux personnages de Vladimir et Estragon, s’activent sans avancer, prennent et reprennent les mêmes décisions, refont les mêmes erreurs. Elles parlent de réformes comme de carottes suspendues à un fil qu’elles ne cherchent jamais vraiment à atteindre. Les flux financiers et humains passent, mais rien ne s'ancre. Le territoire reste dans un état d’inversion permanente, une sorte de rétropédalage économique où chaque pas vers l’avant est compensé par deux pas en arrière.  

Et pourtant, ce ralentissement absurde nous donne une vision : ici, on voit l’économie non pas comme une science dynamique, mais comme une mécanique usée, grinçante, où les rouages tournent au ralenti jusqu’à s’arrêter. Ce qui ailleurs se produit dans la vitesse et la fureur, ici, se dévoile dans la lenteur.  

**Une sociologie de l’attente**  
Sociologiquement, les Pyrénées-Orientales offrent un autre paradoxe : un individualisme tenace cohabite avec une floraison de communautés. Tandis que l’économie pousse chacun à survivre seul, à bricoler sa propre subsistance, les liens de groupe se renforcent, comme pour pallier la défaillance des structures plus larges. Ici, les solidarités locales et les réseaux informels sont les véritables acteurs de la survie.  

Mais ces communautés elles-mêmes ne sont pas exemptes de l’absurde. Elles s’organisent autour d’une économie de débrouillardise, de petits arrangements, de négoces étranges. La modernité est là, mais sous une forme détournée, comme un miroir brisé qui ne reflète qu’une image fragmentée du progrès.  

**Un modèle d’échec universel**  
Henri Solans décrivait cet espace comme un laboratoire. Mais c’est un laboratoire de l’échec. Un modèle où la politique dit tout mais ne fait rien, où les décisions publiques servent à masquer l’impuissance, où chaque solution devient une nouvelle source de problèmes.  

C’est ici que l’absurde économique rejoint l’absurde philosophique. Perpignan et ses alentours vivent dans une contradiction permanente : ils incarnent à la fois l’impossibilité de bouger et la nécessité de changer. Et tout comme dans *En attendant Godot*, on se demande si la solution viendra jamais, ou si elle n’est qu’une illusion qui nous permet de rester en place.  

** L’absurde comme vérité économique**  
Henri Solans nous montre, dans cette théorie de la rente, plus qu’une analyse économique. Il nous offre une métaphore de notre incapacité à sortir de nos propres impasses. Dans les Pyrénées-Orientales, tout est là : le spécifique et l’universel, l’espoir et l’attente, le mouvement et l’immobilité.  

Et nous, spectateurs de cette pièce tragique, ne pouvons que regarder, impuissants, en murmurant, comme Estragon :  
> "Allons-y."  
Mais personne ne bouge.

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23 novembre 2024 6 23 /11 /novembre /2024 23:59

"Mais que boiront nous de par le désert, nous aurons bien soif!"

Roger Payrot  in Gargantua

Jean 6:30-58
"Quel miracle fais-tu donc, lui dirent-ils, afin que nous le voyions, et que nous croyions en toi? Que fais-tu?…"

Psaume 78:24,25
"Il fit pleuvoir sur eux la manne pour nourriture, Il leur donna le blé du ciel.…"

**De la crise des petits fours et des subventions : un festin budgétaire en récession**  
*À la manière de François Rabelais*  

 

Lecteurs et bons vivants,  
Prêtez-moi vos oreilles et vos cœurs endurcis, car il me faut conter une lamentable histoire, celle des petits fours et des grands fonds, des subventions en peau de chagrin et des mirlitons que l’on joue dans les banquets culturels désormais réduits à des miettes.
 

Il advint, mes bons amis, que dans la grande France des provinces et des offices régionaux, où naguère les buffets croulaient sous le poids des éclairs au café et des financiers (les gâteaux, pas les banquiers !), le vent des finances publiques fit siffler sa bise glaciale.

Le gouvernement, empereur des coupes sombres, arma son sabre budgétaire et décréta : **"Les collectivités territoriales, messieurs-dames, devront se serrer la ceinture jusqu’au dernier cran !"**  

### **Des petits fours aux grandes coupes : un festin bien maigre**  
Dans ce grand chambardement des lois de finance, les élus locaux, tels Gargantua voyant sa grange vidée de ses victuailles, pleurèrent les baisses de subventions, notamment pour la culture. Et voici que l’on entendit dans les palais régionaux ces mots :  

> *"Nous allons rationaliser nos participations,"* déclara une présidente régionale, le cœur aussi lourd qu’un tonneau vide. *"Certains projets devront attendre, d’autres seront abandonnés. Quant aux petits fours de nos réunions, que l’on y substitue des olives et des bouts de pain sec !"*  

Ainsi donc, les buffets furent décimés comme jadis les grandes tablées gauloises après l’assaut d’un légionnaire romain. Mais plus grave encore, mes amis : ce n’était pas que le pain et le vin qu’on rognait, mais bien les soutiens à la culture, ce nectar de l’esprit, ce festin des âmes affamées.  

### **La culture en péril : un banquet sans convives ?**  
Dans les salles de théâtre, les opéras et les festivals, le son des violons se fit plus discret, faute de cordes neuves. Les directeurs de centres dramatiques nationaux et de scènes locales, ces maîtres d’hôtel des arts vivants, s’écrièrent d’une même voix :  

> *"Comment faire festoyer nos publics, alors que l’inflation dévore nos marges, que les factures flambent plus que nos chandeliers, et que les subventions stagnent comme un potage froid ? Sans refinancement public, nous sommes perdus !"*  

Là-dessus, l’Occitanie, région sage et tempérée, se voulut plus mesurée. On y maintint les subventions, certes sans les accroître, mais sans les amputer non plus. La présidente Carole Delga promit des négociations avec les financeurs et des pauses sur les projets ambitieux, préférant les compromis au grand sacrifice.  

### **Une question d'équilibre : subventions ou survivance ?**  
Mais d’autres provinces, moins hospitalières, taillèrent à la hache dans les budgets culturels. Et la question se posa, grave et lancinante : la fête vaut-elle les frais ? La République, qui autrefois nourrissait ses citoyens d’idées et d’arts, peut-elle aujourd’hui les laisser festoyer en paix, ou bien l’heure est-elle venue de choisir entre les petits fours et les grandes causes ?  

En vérité, l’équilibre est aussi précaire qu’un flûtiste jouant au sommet d’un tonneau.

À force de couper dans les vivres, nous risquons un banquet sans rires, une table sans convives. Et pourtant, la culture reste ce pain spirituel, cette chair immatérielle qui, sans qu’on s’en aperçoive toujours, nourrit les nations.  

Alors, mes amis, que choisira-t-on : la farce des petits fours, ou la tragédie de la disette culturelle ? À chacun sa réponse, mais souvenez-vous : **"Il n’est banquet plus triste que celui où manquent la culture et l’esprit."** 

Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
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Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
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23 novembre 2024 6 23 /11 /novembre /2024 19:40

"Il y a trois sortes d’hommes: les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer" (Aristote)

explication sur la disparition de Boualem

**Éloge de Boualem Sansal et Cri du Cœur pour sa Libération**  

Français, si vous saviez ! Si vous saviez ce que coûte la liberté à ceux qui osent la défendre en terre d’oppression ! Si vous saviez ce qu’endure aujourd’hui Boualem Sansal, ce vieux sage de 75 ans, si droit, si digne sous les coups, alors même que ses seules armes furent toujours des mots, des mots jetés comme des flambeaux dans la nuit pour que d’autres voient, pour que d’autres vivent !  

Sansal n’a jamais cherché à plaire. Sansal n’a jamais marchandé sa vérité.

Cet écrivain, dont chaque livre est une gifle à la face de ceux qui se complaisent dans l’obscurantisme, est aujourd’hui enfermé par un régime qui ne supporte pas la lumière. Et pourquoi ? Parce qu’il a eu l’audace, le courage insensé de nommer ses ennemis : l’islamisme, ce cancer qui ronge les sociétés, et le pouvoir algérien, qui se drape dans le voile de la souveraineté pour mieux écraser ses enfants.  

Est-ce donc cela qu’il faut à notre époque pour mériter les fers ?

La lucidité et l’honneur ? Ah ! On nous dira qu’il s’agit là d’une affaire intérieure, qu’il ne faut pas troubler les équilibres fragiles, qu’un écrivain, fût-il grand, ne vaut pas un désordre diplomatique. Mensonge ! Hypocrisie ! Car en livrant Sansal au silence, c’est notre propre liberté que nous laissons dépérir.  

Français, si vous saviez ! La liberté n’est pas une abstraction.

Elle n’est pas une idée vague que l’on brandit dans les discours. Elle vit, elle saigne, elle brûle dans le corps de ceux qui se battent pour elle, dans les pages qu’ils noircissent pour dénoncer l’injustice, dans les chaînes qu’ils brisent, une à une.  

Et qu’est-ce que la France, sinon ce pays où la liberté a fait éclore ses plus belles victoires ?

Si la France détourne les yeux, si elle se tait, alors elle trahit tout ce qu’elle est, tout ce qu’elle a été, tout ce qu’elle pourrait être encore.  

Monsieur le Président, Messieurs du gouvernement, levez-vous ! Levez-vous pour Boualem Sansal !

Que sa voix étouffée résonne à nouveau, que ses chaînes soient brisées. Car défendre Sansal, ce n’est pas défendre un homme. C’est défendre l’honneur de la pensée. C’est défendre la dignité des écrivains, partout dans le monde.  

Citoyens, signez cette pétition ! Faites-la entendre dans les moindres recoins de l’indifférence.

N’attendez pas. Chaque heure est une heure de trop. Ne dites pas qu’il est loin, qu’il est autre. Boualem Sansal, c’est nous tous, à l’instant où nous décidons d’être libres.  

Car si nous n’agissons pas, si nous n’élevons pas la voix, alors il faudra bien se taire. Et ce silence, mes amis, ce sera le nôtre, pour toujours.

Pour retrouver un point dans l'invisible, il suffit en mathématique  de faire de la trigonométrie https://fr.wikipedia.org/wiki/Trigonom%C3%A9trie . Dans le cas de la disparition par arrestation de Boualem Sensal . On prend un écrivain algérien, prix Goncourt auteur de "Meursault, contre-enquête" , Kamel Daoud. Un journaliste, éditorialiste algérien assassiné en 1994 durant "la décennie noire" auteur de "ce voleur qui " écrit le matin, avant les balles des islamistes...https://fr.wikipedia.org/wiki/Sa%C3%AFd_Mekbel Et l'on recherche par le dialogue des 2, à retrouver le point dans l'invisible Boualem Sensal . Avec cette trinité, on retrouve l'image d'une Algérie moderne

### Un café imaginaire à Oran, au crépuscule

**Kamel Daoud** et **Saïd Mekbel**, assis à une table de terrasse, à quelques pas du port. Une légère brise marine chasse la chaleur de la journée. Devant eux, deux tasses de café noir, à moitié consommées. L’heure est au silence, jusqu’à ce que Saïd prenne la parole, son regard perdu au loin.

---

**Saïd Mekbel** :  
Je me demande si on disparaît toujours pour les mêmes raisons, Kamel. À mon époque, c’était simple : un mot de trop dans une chronique, une phrase qui effleure le pouvoir ou le dogme. Une vérité, juste une. Et voilà, une balle, une voiture qui suit la tienne, une ombre qui t’attend en bas de chez toi. Aujourd’hui, Boualem Sansal... disparu. Ça ressemble à une vieille histoire qui n’a jamais pris fin.

**Kamel Daoud** :  
(Il hoche lentement la tête, jouant distraitement avec sa tasse.)  
Une vieille histoire, oui. Mais est-ce qu’elle a vraiment besoin d’une fin ? Les disparitions comme celle de Sansal, ce sont des silences qui se répètent, comme des échos dans une caverne. On n’écrit pas pour être entendu ici. On écrit parce qu’on n’a pas le choix. Mais parfois, je me demande si ces mots ne sont pas des pierres qu’on jette dans l’eau. Des cercles qui se perdent, avalés par le silence.

**Saïd Mekbel** :  
(Il sourit tristement.)  
C’est une caverne, l’Algérie. Une caverne où les mots, les vrais, ne font que rebondir sur les murs. Sansal, toi, moi... Nous sommes condamnés à graver nos phrases dans la pierre. Mais tu sais ce qui me frappe avec lui ? Ce n’est pas seulement qu’il parle. C’est qu’il ose penser que l’on peut encore changer quelque chose. Qu’un mot peut déplacer une montagne.

**Kamel Daoud** :  
Sansal est un prophète sans illusions, Saïd. C’est un homme qui marche seul, et qui sait qu’il marche contre le vent. Il a écrit sur des vérités que personne ne veut entendre. Sur cette mondialisation qui écrase tout, sur cette religion qui revient comme une marée montante, sur ces jeunes qui fuient et qui laissent un vide immense derrière eux. Peut-être que le pouvoir a décidé qu’il avait dit assez de vérités.  

**Saïd Mekbel** :  
(Amusé.)  
"Prophète sans illusions", tu parles comme un écrivain. Mais moi, je crois que le pouvoir n’a pas peur de la vérité. Ce qu’il craint, c’est l’écho de cette vérité. Si Sansal est réduit au silence, c’est parce qu’ils pensent que ses mots pourraient se répandre, trouver une résonance. Mais est-ce que ça arrivera, Kamel ? Est-ce qu’on entend encore la vérité ici, ou est-ce qu’on s’en détourne, par habitude, par fatigue ?

**Kamel Daoud** :  
(Plaçant sa tasse sur la table, pensif.)  
Je ne sais pas. Parfois, je me dis que la vérité, on la connaît déjà. On la porte en nous, comme un vieux fardeau. Mais on préfère ne pas la regarder. Regarde-nous. Nous sommes là, à parler de Sansal, à parler de toi, et pourtant, l’histoire continue. Les mots s’empilent, les hommes tombent, et le pays reste immobile, figé dans sa propre ombre.

**Saïd Mekbel** :  
(Lentement.)  
Oui, immobile. Mais pas pour toujours. Chaque système finit par s’effondrer, Kamel. Même celui qui nous oppresse aujourd’hui. Regarde-moi. Ils ont cru m’effacer, mais je suis là, non ? Dans tes mots, dans ceux de Sansal, dans cette table où nous partageons encore des idées. La censure est puissante, mais elle n’est jamais éternelle.

**Kamel Daoud** :  
(Touché.)  
Alors, tu crois qu’il y a encore de l’espoir ? Que ce silence autour de Sansal, autour de nous, peut être brisé un jour ?

**Saïd Mekbel** :  
(Un long silence.)  
L’espoir, c’est un luxe, Kamel. Mais la résistance, c’est une nécessité. Écris, continue d’écrire. Si Sansal n’est plus là, alors il faudra que tu portes ses mots. Et si un jour tu disparais, d’autres viendront. Les mots survivent toujours. Même dans une caverne.

---

Le bruit d’un bateau qui s’éloigne interrompt leur discussion. Kamel regarde l’horizon, pensif, tandis que Saïd termine son café. Les ombres s’allongent sur la terrasse, et peu à peu, la lumière du jour cède la place à la nuit.

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23 novembre 2024 6 23 /11 /novembre /2024 16:01

      "C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bien venue,
        Que le haut Panthéon élève dans la nue,
        Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours,
        La reine de nos Tyrs et de nos Babylones,
        Cette couronne de colonnes
        Que le soleil levant redore tous les jours !"

    Victor HugoLes Chants du crépuscule (1835), III, Hymne

L'ami et historien de "la commune de 1871" Jérôme Quaretti nous porte une bonne nouvelle

**Marc Bloch au Panthéon ! Enfin !**  

 

Ah, quelle justice éclatante pour cet homme d’exception ! Marc Bloch, cet historien au génie si rare, ce bâtisseur des Annales qui a révolutionné notre vision de l’Histoire, ce soldat héroïque de 14-18, ce résistant acharné, prêt à risquer sa vie pour la liberté, et, hélas, ce martyr, fauché par la barbarie nazie. Quel exemple ! Quelle leçon d’intelligence, de courage et d’humanité !  

Permettez-moi de le dire, je suis profondément ému d’avoir pu, avec Nicolas Marty, organiser ce séminaire **, le mémorial de Rivesates, la ligue des droits de l'homme,« Hommage à Marc Bloch ou les caractères originaux d’une vision de l’Histoire »**. Oui, l’Université de Perpignan Via Domitia – notre modeste UPVD – a tenu sa place, parmi les rares à honorer cette mémoire, aux côtés de Paris et Lyon. Et tout cela, capté et immortalisé par **L’Archipel contre-attaque** grâce à Nicolas Caudeville, qui sait si bien porter ces combats essentiels.  

Ma chère **Suzette Bloch**, quelle fierté tu dois ressentir aujourd’hui ! Ton grand-père n’est plus seulement le héros de ses proches, mais celui de tout un pays reconnaissant.  

**AUX GRANDS HOMMES, LA PATRIE RECONNAISSANTE !**  

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21 novembre 2024 4 21 /11 /novembre /2024 17:03
Lien au site, juste en cliquant sur la photo

Ah ! Mes amis, mes chers amis, approchez, rapprochez-vous, que je vous raconte une histoire digne des plus grandes épopées, une aventure, que dis-je, une symphonie du 7e Art orchestrée par Jennie Clara Galté clic ici avec sa boutique Bonne Impression ! Oui, vous avez bien entendu ! Une caverne d’Ali Baba pour les amoureux du cinéma, tenue par une véritable virtuose des affiches ! Et moi, Bérurier, je vous le garantis, ce n’est pas de la camelote, c’est du grand art, du vrai, du costaud !

Une Saga à Faire Trembler les Projecteurs !

Tout commence... et là, écoutez bien, pas hier, ni avant-hier, mais dans les années 80, avec le père, Daniel ! Ah, le gaillard, un projectionniste de génie, un artisan du rêve, qui ramassait des affiches comme d’autres cueillent des fleurs au marché ! Et Jennie, ah Jennie, toute petite qu’elle était, clac ! Elle dégaine un vieil appareil et immortalise Le Mépris. À 7 ans, mes petits ! Le cinéma dans le sang, je vous dis !


Chez Bonne Impression, Ça Envoie du Lourd !

Alors, qu’est-ce qu’on trouve chez Bonne Impression ? Eh bien, là, accrochez-vous : des affiches ! Mais pas n’importe lesquelles, hein ! Des chefs-d’œuvre, des monuments du cinéma. Vous voulez Casablanca ? Elle l’a ! Star Wars ? Pareil ! Des pépites des années 50 aux trésors des années 90, c’est pas de l’impression, c’est une explosion d’émotions, une fresque historique à chaque recoin.

Mais Attendez, Ce N’est Pas Tout !

Parce que Jennie, elle ne se contente pas de vendre ses affiches. Ah non, messieurs-dames ! Elle les fait vivre, elle les balade, elle les expose dans les cinémas et les festivals ! Imaginez, un stand au FID, débordant de joyaux du cinéma, et Jennie au milieu, une vedette applaudie par tous. Une diva des affiches, je vous le dis !
Faites de Votre Salon une Scène Épique !

Et si vous voulez impressionner vos invités, alors là, attention les yeux : Jennie vous concocte une expo sur mesure. Oui, sur mesure ! Elle transforme vos murs en véritable musée du 7e Art. Et avec le sourire, en prime, parce que Jennie, c’est une artiste, mais aussi une grande dame.

Alors voilà, mes petits amis cinéphiles, si vous aimez le cinéma, les belles histoires et les affiches qui claquent, courez voir Bonne Impression. Et dites que c’est moi, Bérurier, qui vous envoie. Qui sait, Jennie pourrait même vous offrir une affiche… ou au moins un clin d’œil !

PO / 66: Jennifer Clara-Galté a fait "Bonne impression" en s'affichant auprès de Béru! #cadeau #Noël
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21 novembre 2024 4 21 /11 /novembre /2024 15:38

Certains disent : "La violence ne résout rien".
Chuck Norris leur répond : "C'est que t'as pas tapé assez fort".

Un jour Chuck Norris a eu un zéro en latin, depuis c'est une langue morte.

 

Annonce officielle de l’Institut "Chuck Norris" pour le Réarmement Viril du Mâle Blanc

    Avis à la population masculine qui se sent mollassonne, effilochée ou en voie de déclin virilitaire avancé !

Sous les auspices éclairés de l’auguste Institut Chuck Norris, le seul établissement certifié capable de transformer une crevette en grizzli et un poète en haltère humain, il est temps pour vous, mâles en détresse existentielle, de réintégrer la glorieuse fraternité des barbes dures et des mentons carrés.

Là où jadis la jeunesse et la vieillesse se querellaient pour le privilège de la sagesse et de la force, nous proclamons aujourd’hui : unissez-vous sous la bannière d’une virilité triomphante, sans distinction d’âge, de taille de biceps ou de pilosité faciale !

Nos cours, dispensés par des experts internationaux (dont la plupart sont des sosies non officiels de Chuck Norris), comprennent :

    Le lancer de regards fulminants pour faire taire un conseil municipal en trois secondes chrono.
    La danse du karaté argumentatif, où convaincre et terrasser se font d’un même geste.
    L’atelier de sagesse crânienne, réservé aux chauves, pour exploiter l’éclat réfléchissant de leur tête comme arme psychologique.
    Et bien sûr, le retour au slip en cuir, accessoire indispensable à tout homme désirant imposer son autorité virile au bureau comme au camping.

Attention ! À l’institut Chuck Norris, on ne "simule" pas la virilité. On la "forge". Ici, les larmes sont pour les crocodiles, les excuses pour les guitares mal accordées, et la douceur ? Exclusivement pour les ours en peluche.

Messieurs, reprenez le contrôle ! Ne laissez pas le monde vous reléguer au rang de parleur de salon ou de buveur de tisane. Venez cultiver votre "virtu" dans un environnement où la sueur est glorieuse, la violence, optionnelle mais respectée, et la sagesse, durement gagnée entre deux flexions.
Pour tous renseignements ou inscription, rendez-vous directement au comptoir de l’Institut Chuck Norris, situé entre l’entrée du bar à rhum et le dojo des philosophes combattants.

    "Le monde appartient à ceux qui savent grogner en faisant des pompes." — Proverbe de l’Institut Chuck Norris.

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21 novembre 2024 4 21 /11 /novembre /2024 12:14

"J'ai toujours pensé que Diogène avait subi, dans sa jeunesse, quelque déconvenue amoureuse : on ne s'engage pas dans la voie du ricanement sans le concours d'une maladie vénérienne ou d'une boniche intraitable. "

 Syllogismes de l'amertume
Emil Cioran

 

Adjoint à la culture ! Un titre ronflant, un galon qu'on épingle comme un papillon moribond sur le tableau des vanités municipales. Un poste où, sous le vernis des beaux discours, s’agitent les petits hommes avides de trancher dans le vif du patrimoine, d’enfouir sous leurs phrases creuses les rêves des bâtisseurs et des poètes. Là, l’adjoint parade, convaincu que son souffle est celui du vent qui gonfle les voiles du théâtre et des musées, quand il n’est que l’éternuement bureaucratique d’un fonctionnaire en mal d'âme.

Et puis il y a l’adjoint à la Ulture, celui qui a fait disparaître le « C », ce pauvre hère à qui l’on a arraché la consonne qui fait tout tenir, comme on retire une pierre d’une arche fragile.

Lui, il n’a plus d’ambition ni même d’illusion : il règne sur un désert où les idées ne germent plus, où l’art se momifie dans des statistiques de remplissage et des programmes convenus. C’est le fossoyeur des grands élans, l’ami des chiffres ronds et des sièges pleins, pour qui l’utopie artistique est un luxe superflu, une coquetterie à balayer d’un haussement d’épaules.

Adjoint à la culture, il prétend être l’architecte d’un édifice, mais souvent, il n’en est que le concierge malveillant.

Il ouvre la porte à quelques-uns, la referme sur beaucoup d’autres, et fait claquer ses clés comme autant de sentences. Mais il reste un mot dans son monde, une lueur dans la langue : ce « C » qui, malgré tout, convoque les cimes, le cri, la création.

Adjoint à la ulture, ah ! celui-là ! Il ne reste plus rien à espérer de lui.

La disparition de la lettre n’est pas un hasard, mais une abdication : la culture sans son « C » devient une mécanique sans âme, une chaîne de production où l’on ne sait plus pourquoi on crée, seulement comment on vend. Là, l’artiste devient un employé, le spectateur un consommateur, et l’adjoint, un comptable sans gloire, riant sous cape d’avoir effacé ce qu’il ne comprenait pas.

Cruelle ironie que cette chute d’une simple lettre.

Une trahison minuscule, presque imperceptible, mais qui signe l’échec total. Car sans ce « C », tout s’écroule. Il ne reste qu’un adjoint à la gestion, à la médiocrité, à l’ennui bureaucratique d’une ville qui n’a même plus les moyens d’en rêver. C’est là que réside le génie malsain de cet effacement : faire croire qu’il ne s’agit que d’un détail, alors qu’en vérité, il anéantit tout.

Peut-on s'appeler André, sans être Malraux: de l'envie de Culture, à la mise en scène d'Ulture! par Robert Dainar
Peut-on s'appeler André, sans être Malraux: de l'envie de Culture, à la mise en scène d'Ulture! par Robert Dainar
Peut-on s'appeler André, sans être Malraux: de l'envie de Culture, à la mise en scène d'Ulture! par Robert Dainar
Peut-on s'appeler André, sans être Malraux: de l'envie de Culture, à la mise en scène d'Ulture! par Robert Dainar
Peut-on s'appeler André, sans être Malraux: de l'envie de Culture, à la mise en scène d'Ulture! par Robert Dainar
Peut-on s'appeler André, sans être Malraux: de l'envie de Culture, à la mise en scène d'Ulture! par Robert Dainar
Peut-on s'appeler André, sans être Malraux: de l'envie de Culture, à la mise en scène d'Ulture! par Robert Dainar
Peut-on s'appeler André, sans être Malraux: de l'envie de Culture, à la mise en scène d'Ulture! par Robert Dainar
Peut-on s'appeler André, sans être Malraux: de l'envie de Culture, à la mise en scène d'Ulture! par Robert Dainar
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19 novembre 2024 2 19 /11 /novembre /2024 21:14


"On ne frappe pas un homme à terre." 

Ce proverbe est la transcription d'un principe d'honneur. Il signifie que l'on ne doit pas s'attaquer à quelqu'un sans défense.

Chronique d’un règlement de comptes au conseil municipal de Perpignan : quand l’art devient politique

Lors du dernier conseil municipal de Perpignan, le théâtre est une nouvelle fois devenu le prétexte d’un règlement de comptes public. Comme la dernière fois avec le conseiller d'opposition Bruno Nougayréde L'article ici, c’est l’adjoint à la culture qui, avant même d’entamer les votes sur les dossiers culturels, a choisi d’exhumer le passé pour tancer l’ancien directeur du Théâtre de l’Archipel, Borja Sitja (sauf qu'il n'était pas là pour se défendre). L’attaque, aussi gratuite que déplacée, s’inscrivait dans une diatribe où il qualifiait la période Sitja de « années noires », tout en critiquant l’ancien maire Jean-Paul Alduy pour avoir « sur-vendu » le profil de ce dernier.

Alors que Borja Sitja occupe désormais un poste à Chalon-en-Champagne où il a été reconduit dans ses fonctions, cette charge paraît non seulement hors de propos, mais aussi totalement anachronique. Elle éclaire un climat tendu dans lequel les politiques culturelles de la ville servent parfois davantage à régler des comptes qu’à ouvrir de nouvelles perspectives.

Un théâtre dans la tourmente?

Le Théâtre de l’Archipel, inauguré en 2011 sous l’impulsion de Jean-Paul Alduy, est une scène nationale employant 46 personnes. Avec le départ de Borja Sitja en 2022, plusieurs salariés ont quitté l’établissement, révélant les cicatrices d’un management contesté. En réponse à ces départs et à la désorganisation interne, Jackie Surjus-Collet, directrice par intérim puis officiellement nommée, a fait appel à une manageuse de transition, Stéphanie Le Roux. Celle-ci a mené des réformes structurelles pour rétablir un climat de travail sain, notamment par des formations à la communication non violente et une refonte des processus internes.

Si l’équipe actuelle semble avoir relevé les défis organisationnels, les polémiques politiques autour de la gestion de l’Archipel persistent. Le Syndeac, dans un communiqué en 2022, dénonçait déjà une attaque contre les labels nationaux et le modèle de la décentralisation culturelle, pointant une collusion entre la majorité municipale RN et l’abstention des représentants de la Région Occitanie à savoir madame Agnès Langevine, puis l'honneur de  la région aura été vengé par démission d'un autre représentant de la région, le président de la commission culture Serge Regourd article ici.

Une charge hors sujet

Dans ce contexte, l’intervention de l’adjoint à la culture, loin d’apaiser les tensions, en ravive les braises. Félicitant Jackie Surjus-Collet pour ses succès récents – notamment une fréquentation qu’il dit désormais « permanente » –, il omet de rappeler les défis structurels auxquels elle a dû faire face à son arrivée, en partie hérités de la période de transition. Si l’adjoint met en avant un supposé redressement éclatant, il passe sous silence les contraintes financières du partenariat public-privé qui sous-tend l’exploitation du théâtre, pourtant souvent critiqué pour son coût élevé.

Surtout, en qualifiant les années Sitja de « noires », il jette un discrédit non justifié sur un ancien directeur dont la programmation avait pourtant suscité des éloges autant que des critiques. Borja Sitja avait été écarté dans des conditions vivement dénoncées par des syndicats et des professionnels de la culture comme politiquement motivées, et non sur la base d’une évaluation artistique rigoureuse.

Le théâtre, outil politique ?

Cette charge publique soulève une question récurrente : le Théâtre de l’Archipel est-il un outil culturel ou un levier politique ? Depuis son arrivée à la mairie en 2020, l’équipe municipale de Louis Aliot semble avoir placé cette institution sous un contrôle étroit, allant jusqu’à influencer le renouvellement de sa direction. Les critiques formulées par le Syndeac à l’époque évoquaient une attaque directe contre la liberté artistique et l’indépendance des scènes nationales.

En ce sens, les propos de l’adjoint à la culture lors du conseil municipal paraissent symptomatiques d’une instrumentalisation politique. En ramenant sur la table les griefs envers Borja Sitja, l’élu ne débat pas des priorités culturelles de la ville, mais cherche à réécrire l’histoire pour mieux valider les choix de l’actuelle majorité.

Et après ?

Le Théâtre de l’Archipel, joyau architectural de Perpignan, symbolise un paradoxe. Alors qu’il devrait être un phare de la culture dans la région, il est régulièrement éclipsé par les luttes politiques qui l’entourent. La nouvelle direction, menée par Jackie Surjus-Collet, semble avoir redressé la barre, mais les tensions politiques laissent planer une ombre sur son indépendance à long terme.

Pour que l’Archipel retrouve pleinement sa vocation artistique et sociale, il serait temps que les élus dépassent les querelles personnelles et conçoivent une vision culturelle ambitieuse, où l’art et la politique dialoguent sans se confondre. Car si le théâtre est un miroir de la société, il ne devrait pas être celui des luttes d’ego.

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19 novembre 2024 2 19 /11 /novembre /2024 09:19


"Apprêtez vous à entrer dans une nouvelle Dimension, qui ne se conçoit pas seulement en terme d’Espace, mais où les portes entrebâillées du Temps peuvent se refermer sur vous à tout jamais… La Quatrième Dimension !
Au delà des classiques notions d’Espaces, où l’homme projette ses pas, il est une dimension où peuvent se glisser par les innombrables portes du temps, ses désirs les plus fous. Une Zone où l’imagination vagabonde entre la science et la superstition, le réel et le fantastique, la crudité des faits et la matérialisation des fantasmes. Pénétrez avec nous dans cette zone entre chien et loup, par le biais… de La Quatrième Dimension !
Nous sommes transportés dans une autre Dimension. Une Dimension faite non seulement de paysages et de sons, mais surtout d’Esprit. Un voyage dans une contrée sans fin dont les frontières sont notre imagination. Un voyage au bout des ténèbres où il n’y a qu’une destination : La Quatrième Dimension !
Nous sommes transportés dans une autre Dimension. Une Dimension inconnue de l’Homme. Une Dimension faite non seulement de paysages et de sons, mais surtout d’Esprit. Une Dimension sans espace, ni temps, mais infinie. C’est un voyage dans une contrée dont la seule frontières est notre imagination. Un voyage dans les ténèbres. Un voyage au bout de la peur, aux tréfonds de nous-même. Un voyage dans la Quatrième Dimension !
Au delà des classiques Dimensions où l’Homme projette ses pas, il en est une par où s’échappe ses désirs les plus fous. Un champ d’hypothèses entre le réel et le fantastique. Pénétrez dans cette zone où vagabonde l’imagination, via… La Quatrième Dimension !
Un voyage ! Le voyage vers l’inconnu, dans des contrées jamais explorées. Un voyage dans des lieux où l’imagination est dépassée. Notre destination : La Quatrième Dimension !
Au delà des Dimensions classiques où l’Homme projette ses pas, il en est une où s’échappe ses pensées les plus folles. C’est une Dimension aussi vaste que l’Espace, aussi démesurée que le Temps. Un reflet changeant entre l’ombre et la lumière. Un champ d’hypothèses entre la science et la superstition. Un terrain glissant entre l’abîme de nos frayeurs et la cime de nos connaissances. Sublimant l’imagination, faisant éclater l’irrationnel, nous l’appelleront simplement : La Quatrième Dimension !
Vous allez pénétrer dans une autre Dimension, élargir votre cadre de vie habituel et déboucher dans une zone où la réalité peut à tout instant basculer dans le Fantastique. Attention ! Vous entrez dans la Quatrième Dimension ! "entrée vers la quatrième dimension

Pour Charlotte

Cette histoire n'a pas encore eu lieu, ou elle aura lieu dans un univers parallèle noué par la théorie de la miséricorde (pour se pendre) ...Il y a très longtemps , dans une très lointaine galaxie: so lointaine!

Dans la ville de "Perpignan la rayonnante" , après inéligibilité du maire RN Louis Aliot, le maire temporaire, "André Bonet", ancien adjoint à la culture, organise un concours de sosie à son image. En secret, il veut recruter les plus ressemblants, tant sa popularité est basse, pour éviter les tentatives d'agressions à son égard et disperser l'agressivité de ses adversaires.

### **L'ombre des sosies : un conte de réalisme magique à Perpignan la Rayonnante**  

Dans Perpignan, la ville où la tramontane semble souffler des secrets aussi épais que le ciel d’été, un étrange murmure s’éleva après la chute politique de Louis Aliot. Inéligible, l’ancien maire avait laissé sa chaise vacante, et c’est **André Bonet**, l’ex-adjoint à la culture, qui s’y installa. Mais Perpignan, farouche et bouillonnante, ne pardonne pas si facilement. La popularité de Bonet vacillait, et son bureau à l’Hôtel de Ville semblait aussi inconfortable qu’un fauteuil d’acier chauffé au soleil.  

André Bonet, homme de lettres et d’inspiration mystique, n’était pas du genre à se résigner. Après tout, n’avait-il pas passé sa vie à transfigurer la réalité à travers ses écrits et ses projets ? Pourtant, cette fois, sa solution allait dépasser tout ce que Perpignan avait jamais imaginé.  

---

### **Le concours des miroirs**  

Un matin d’automne, les habitants de Perpignan découvrirent des affiches énigmatiques placardées sur les murs décrépis de la vieille ville et les panneaux d’affichage des quartiers périphériques :  

**"Concours de Sosies – À la recherche du visage parfait d’André Bonet. Venez comme vous êtes, ressortez légendaire."**  

Le concours, disait-on, était organisé dans le cadre des célébrations pour honorer les 40 ans du **Centre Méditerranéen de Littérature**. Mais à mesure que les jours passaient, les murmures enflaient : pourquoi un concours de sosies ? Et pourquoi une prime si généreuse pour les gagnants, dans une ville où les caisses municipales étaient aussi trouées qu’une écumoire ?  

Seuls les proches collaborateurs de Bonet connaissaient la vérité. L’homme, entouré d’une tempête d’opposants et d’un ciel chargé de menaces, avait décidé de jouer un tour à ses ennemis. **Il voulait dissoudre son image dans une multitude de visages, éparpillant l’agressivité de ses adversaires comme des graines dans le vent.**  

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### **Un bal étrange**  

Le jour du concours, la place de la République était envahie par des hommes – et quelques femmes – affublés de lunettes rondes, d’un sourire mesuré et de costumes d’un beige terne qui semblait avoir été arraché directement à la garde-robe d’André Bonet. Certains ressemblaient à l’homme comme deux gouttes d’eau ; d’autres semblaient être sortis d’un mauvais rêve où Bonet se serait croisé avec un marchand de journaux des années 1950.  

Les participants furent évalués non seulement sur leur ressemblance physique, mais aussi sur leur capacité à incarner l’essence de Bonet : son amour pour la littérature, sa passion pour Sainte Rita, et cette étrange manière qu’il avait de faire du quotidien une quête presque sacrée.  

Lorsque Bonet lui-même arriva pour présider le jury, le malaise était palpable. Était-ce vraiment lui, ou l’un des sosies infiltrés parmi la foule ? Personne ne pouvait en être sûr. C’était comme si la réalité elle-même s’était fendue, et que l’esprit de Bonet flottait entre les corps.  

---

### **Les fantômes du maire**  

Les semaines suivantes furent encore plus étranges. Les gagnants du concours – une dizaine de sosies parfaits – commencèrent à apparaître un peu partout dans Perpignan. On voyait un Bonet prendre un café au Castillet, un autre discuter avec des notables sur les allées Maillol, tandis qu’un troisième inaugurait une exposition au musée Hyacinthe Rigaud.  

La confusion s’installa rapidement. Les opposants politiques de Bonet, déstabilisés par cette prolifération d’identités, semblaient frapper dans le vide. À chaque attaque, un Bonet apparaissait ailleurs, imperturbable et souriant, rendant coup pour coup par une citation de Victor Hugo ou une référence biblique.  

Mais dans l’ombre, André Bonet lui-même s’était presque effacé. Il vivait reclus, entouré de ses livres et d’une poignée de conseillers, savourant la liberté que lui offraient ces doublures.  

---

### **Une ville en miroir**  

Perpignan, « la Rayonnante », était désormais hantée par une légion d’André Bonet. Certains habitants en vinrent à douter de l’existence réelle de leur maire. **Était-il encore un homme, ou seulement une idée, une collection de reflets projetés sur les murs blanchis à la chaux de la ville ?**  

Dans les ruelles sinueuses du centre historique, on racontait que Bonet avait conclu un pacte avec un vieux libraire ésotérique, un certain maître Serrat, qui possédait un étrange miroir dans son arrière-boutique. Ce miroir, disait-on, pouvait démultiplier l’âme de celui qui s’y regardait, mais à un prix : à chaque double créé, l’original perdait un peu de lui-même.  

Les plus superstitieux murmuraient que Bonet n’était plus qu’une ombre, un spectre errant dans le dédale de la bibliothèque du **Centre Méditerranéen de Littérature**, relisant sans fin ses propres livres à la recherche de fragments oubliés de sa personnalité.  

---

### **Une fin ouverte**  

Un soir d’hiver, un groupe de citoyens furieux investit l’Hôtel de Ville pour demander des comptes. Mais dans la salle du conseil municipal, ils ne trouvèrent qu’un cercle de miroirs, chacun reflétant une image d’André Bonet.  

Dans le silence oppressant, une phrase semblait flotter dans l’air, comme murmurée par une voix sans corps :  

**« Il n’y a pas d’homme derrière le masque, seulement un rêve. »**  

Et à Perpignan, sous les reflets des mille visages d’André Bonet, la légende du maire-sosie se confondit pour toujours avec la réalité.

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17 novembre 2024 7 17 /11 /novembre /2024 19:51

 

Ben Gross le site, la star du folk, enflamme Rivesaltes avec une soirée en chanson et en saveurs !

Rendez-vous festif ce week-end à la Brasserie L'Art de la Joie à Rivesaltes, où Ben Gross, le chanteur folk à la bonne humeur communicative, a enchanté le public dans un concert où la musique, la gastronomie et la tradition se sont mariées à la perfection.
Un hommage au patrimoine catalan

Au cœur de son répertoire, la chanson "Muntarà l’Aïlloli" a été l’un des moments phares de la soirée.

Ce titre, emprunté au légendaire chanteur catalan Joan-Pau Giner, originaire de Bages (66), célèbre l’art de préparer l’aïoli, véritable institution culinaire des terres catalanes. Avec des paroles pleines de poésie et d’humour – « Avec un peu de patience, avec un peu de volonté… et la force d’un troupeau ! » – cette chanson invite à voir dans cette recette un symbole de persévérance et d’unité.

Sur scène, Ben Gross a donné à cette mélodie une énergie moderne, mêlant son timbre chaleureux à des arrangements acoustiques dynamiques.

La salle entière s’est laissée emporter par ce refrain entraînant, devenant rapidement un chœur collectif où l’on sentait l’attachement à ces racines culturelles.
Une soirée gourmande et conviviale

La Brasserie L'Art de la Joie, lieu emblématique de Rivesaltes, a servi de cadre parfait pour cet événement. Entre les notes de guitare et les éclats de rire, les tapas ont trouvé leur place sur les tables : charcuterie fine, fromages locaux, et bien sûr, un aïoli maison irrésistible, à déguster dans la convivialité.

Les bières artisanales, spécialité de la maison, ont elles aussi joué leur rôle, accompagnant les mets et ajoutant une touche pétillante à l’atmosphère de fête.

Ben Gross, le passeur d’âmes musicales

 

Ce n’est pas un hasard si Ben Gross a choisi de reprendre "Muntarà l’Aïlloli". Ce titre, comme beaucoup de ses chansons, incarne une transmission entre les générations. Artiste profondément ancré dans son territoire, il réussit à rendre hommage aux grands noms de la chanson catalane tout en leur insufflant une touche personnelle, actuelle et universelle.

En interprétant Joan-Pau Giner, Ben Gross ne fait pas que chanter : il raconte une histoire, celle d’une culture vivante et ouverte, d’un peuple fier de ses traditions mais tourné vers l’avenir.

Une salle conquise

Le public, nombreux et enthousiaste, a vibré tout au long de la soirée, chantant, dansant et applaudissant à tout rompre. « C’est plus qu’un concert, c’est une célébration de notre identité », confiait un spectateur ravi, aïoli à la main.

Ben Gross a promis de revenir à Rivesaltes pour de nouveaux moments de partage. En attendant, ceux qui ont eu la chance d’assister à ce concert auront certainement en tête le refrain joyeux de "Muntarà l’Aïlloli" à chaque bouchée de cette fameuse

Rivesaltes / L'art de la joie : Ben J Groos rend hommage à Joan-Pau Giner, Bowie à la manière de Joe Dassin ! par Robert Dainar
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