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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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19 octobre 2024 6 19 /10 /octobre /2024 11:06

“Un libéral est une personne pensant avoir une dette envers ses semblables, dette qu’il se propose de régler avec votre argent.”
G. Gordon Liddy Le renard et le bouc

 
"J'aurais renié mon nom pour un bout de pain. À certains moments, j'aurais vendu ma peau pour un bol de soupe. La faim il faut en parler: ça a son importance dans une psychologie. J'ai eu tout le temps d'apprendre. Quand on a interminablement faim, que la faim exaspérante s'accroche à vous, ça vous conduit à tout accepter de tout le monde. Qu'on ne vienne pas me dire que la faim incite à la révolte: ce n'est pas vrai. Ça vous ramollit, au contraire. On a le sourire obséquieux pendu à la bouche. Toute l'existence se centre d'un coup sur un repas complet. Ça tourne à l'obsession. "
Requiem des innocents Louis Calaferte

On a fait semblant de découvrir la dette de la France en 2024budget ! Pourtant nous avons fait barrage "au chaos",et élu 2 fois le Mozart de la finance, qui a fait en 7 ans un réquiem pour le pays...À QUAND LE GRAND RETOURNEMENT Parachute dorée où est donc ta poignée?

Roman-photo : La dette française, héritage de la loi Pompidou-Giscard

Scène 1 : Café perpignanais, dialogue entre deux étudiants en droit du Campus Mailly, Hugo et Camille

Hugo, un homme en costume-cravate, feuillète l'Indépendant tandis que Camille, assise en face de lui, est plongée dans des notes manuscrites. Le café place Rigaud est animé, d'autres étudiants discutent autour d'eux.

Hugo (soufflant, pensif) :
— On ne s’en sortira jamais. La dette de la France est un gouffre qui ne cesse de s’élargir... et tout ça, c’est en partie à cause de cette maudite loi de 1973.

Camille (relevant la tête) :
— La loi Pompidou-Giscard ? Celle qui a interdit à l’État d’emprunter directement à la Banque de France ? Tu crois vraiment qu’elle est responsable de tout ça ?

Hugo (ironique) :
— Il ne s’agit pas de croire, c’est un fait. On a coupé les ailes de l’État en le forçant à s’endetter auprès des banques privées. C’est là que le piège s’est refermé.

Scène 2 : Flashback, janvier 1973, intérieur feutré d’une salle de réunion à l’Assemblée nationale

Un groupe de députés discute autour d’une table. Au centre, un jeune Valéry Giscard d'Estaing, ministre des Finances, expose sa vision de la loi. Pompidou est assis en retrait, observant les débats.

Valéry Giscard d'Estaing (debout, confiant) :
— Messieurs, nous ne pouvons plus permettre à l’État de puiser sans limite dans les coffres de la Banque de France. Ce n’est pas sain pour l’économie. Nous devons moderniser notre approche, comme le fait l’Amérique. C’est une question de discipline budgétaire.

Député 1 (perplexe) :
— Et en coupant cet accès direct, vous croyez vraiment que les déficits disparaîtront ?

Pompidou (calme, posant son cigare) :
— Nous n’avons plus besoin de reconstruire comme après-guerre. L’État doit apprendre à gérer ses finances comme une entreprise, en empruntant de manière responsable, et non en imprimant de la monnaie. C'est une mesure d'avenir.

Scène 3 : Retour au café, Hugo et Camille débattent

Camille sirote son café, l’air songeuse.

Camille :
— C’était dans l’air du temps, tu sais. Après la reconstruction, on voulait en finir avec les déficits. C’était une décision "moderne", comme on le disait alors, inspirée par le modèle américain.

Hugo (sourcils froncés) :
— Moderne ? Oui, mais à quel prix ? En se coupant de la Banque de France, l’État s’est livré pieds et poings liés aux banques privées. Depuis, les intérêts de la dette explosent et les banques en profitent grassement. Cette loi, c’était une erreur monumentale !

Camille (calme) :
— Je suis d’accord que les conséquences sont lourdes aujourd’hui. Mais dire que c’était un complot pour enrichir les banques... C’est exagéré. Dans les années 70, personne n’imaginait que les déficits publics deviendraient si ingérables. La crise pétrolière de 1974 a tout bouleversé.

Hugo (sardonique) :
— Peut-être pas un complot... Mais les banques s’en sont quand même bien sorties, non ? Elles prêtent à l’État à des taux d’intérêts colossaux, tout en accumulant les bénéfices. Un sacré coup de pouce pour elles, tu ne trouves pas ?

Scène 4 : Flashback, années 90, dans les couloirs d’une banque privée

Deux banquiers discutent discrètement. Ils portent des costumes impeccables et affichent des sourires satisfaits.

Banquier 1 (confidentiel) :
— Depuis la privatisation des banques, c’est nous qui prêtons à l’État. Cette loi de 1973… une bénédiction, non ?

Banquier 2 (hoche la tête) :
— Absolument. L’État doit passer par nous pour financer ses déficits. À long terme, c’est une rente assurée. Et avec les déficits qui explosent... (rire) on n’a pas fini d’encaisser.

Scène 5 : Retour au café, Hugo et Camille concluent leur échange

Hugo croise les bras, pensif, tandis que Camille termine son café.

Hugo (résigné) :
— Quoi qu’on en dise, cette loi a mis en place un système où l’État est devenu dépendant des marchés financiers. Et ça, c’est bien plus qu’une simple erreur de jugement.

Camille (réfléchie) :
— C’est vrai. Mais on ne peut pas dire qu’elle a été pensée pour favoriser les banques dès le départ. Il n’y avait pas encore cette vision ultralibérale. Cela dit, aujourd’hui, les banques profitent d’un système qu’elles n’ont même pas eu à créer. Le vrai problème, c’est que personne n’a vu venir les conséquences.

Hugo (soulevant son verre) :
— Et maintenant, nous sommes pris au piège. La dette est devenue un monstre incontrôlable. La loi de 1973… un mal pour des générations.

Camille (regardant dehors) :
— Peut-être est-il temps de la réviser. Mais cela suppose de remettre en question tout un pan de notre système économique.

Ils se regardent un moment en silence, chacun plongé dans ses réflexions.

Hugo (d’un ton grave) :
— Oui… mais est-ce que quelqu’un aura le courage de le faire ?

La scène se termine sur cette question, ouverte, tandis que la caméra se déplace vers la fenêtre du café, montrant les rues agitées de Perpignan. Une image qui illustre l'agitation et l'incertitude de l'avenir économique.

Une critique radicale et raffinée (en alexandrins) du capitalisme et de ses crises économiques.

Une critique radicale et raffinée (en alexandrins) du capitalisme et de ses crises économiques.

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15 octobre 2024 2 15 /10 /octobre /2024 10:24

   " Si la puissance d'une armée se mesure au chahut qu'elle mène, certes la retentissante milice des Francs apparait dans toute sa force quand sonne l'heure du rata. Le bruit se répercute à travers plaines et vallons, très loin pour se confondre avec l'écho d'un autre charivari, qui provient des marmites infidèles. L'ennemi aussi, à la même heure, s'applique à ingurgiter une exécrable soupe aux choux. La bataille d'hier était moins assourdissante. et surtout moins nauséabonde."

Le Chevalier inexistant (1959) de Italo Calvino

Traité Politique du "Goldorakisme"
Préambule

Dans un monde où l'errance politique semble être la norme, où les dirigeants vacillent entre l'inaction et les promesses creuses, il est impératif de définir un nouveau paradigme, une nouvelle éthique politique : le "Goldorakisme". Ce concept émerge de la figure d'Actarus d'Eufort, prince et pilote du robot légendaire Goldorak, qui incarne la volonté de puissance selon Machiavel et les idéaux du "Chevalier inexistant" d’Italo Calvino. Ainsi, ce traité vise à établir les fondements d'une pensée politique capable de transcender les crises contemporaines, en se basant sur les valeurs et les symboles de cette nouvelle ère.


Chapitre I : Actarus d'Eufort et la Volonté de Puissance Volontaire

1.1 La Figure du Prince

Actarus, prince d’Eufort, se distingue comme une figure emblématiques d’un pouvoir renouvelé. Machiavel, dans "Le Prince" Aut Caesar, aut Nihil , posait les bases d'une gouvernance efficace fondée sur la force et la ruse. Actarus incarne cette dualité : il est à la fois le souverain juste et le guerrier intrépide, naviguant entre compassion et détermination, tel un leader capable de guider son peuple face à l'adversité. Sa quête pour protéger la Terre des forces obscures est une manifestation de sa volonté de puissance, une volonté non pas pour la domination, mais pour la justice et la liberté.

1.2 La Quête du Chevalier

Parallèlement, Italo Calvino, à travers son "Chevalier inexistant" lire, nous offre une réflexion sur l'identité et l'action. Le chevalier, bien qu'immatériel, est l’incarnation de la quête du sens et de l'engagement. Actarus, par son essence, devient ainsi un chevalier contemporain, armé non seulement de la technologie de Goldorak, mais aussi de l'idéal d’un monde meilleur. Il nous rappelle que la véritable puissance réside dans la capacité à agir selon des principes élevés, et non dans la seule possession d'un pouvoir matériel.

Chapitre II : L'Essence du Goldorakisme

2.1 La Substantifique Moelle Jusqu'à l'os

Le "Goldorakisme" ne se limite pas à l'adoration d'un robot ou d'un héros fictif. Sa substantifique moelle réside dans les valeurs d'engagement, de solidarité et de résilience qu'il incarne. Goldorak, symbole de force et de défense, représente une réponse active à l'injustice et à l'oppression. Ainsi, le "Goldorakisme" se définit comme une philosophie politique qui prône l'action collective, la défense des opprimés et l'aspiration à une existence harmonieuse.

2.2 Goldorak comme Interface

Le robot Goldorak devient l’interface parfaite du "Goldorakisme" : il est à la fois protecteur et défenseur, capable de combattre l’injustifiable avec puissance et détermination. Toutefois, il est crucial de reconnaître que l’essence du "Goldorakisme" peut exister indépendamment de Goldorak lui-même, tout comme le gaullisme peut exister sans le Général de Gaulle. La force du "Goldorakisme" réside dans son potentiel à inspirer l'action et à incarner des valeurs universelles d'héroïsme et d'intégrité.

Chapitre III : Goldorakisme comme Levier Politique

3.1 Un Levier de l'Univers

Le "Goldorakisme" devient un levier, une force capable de soulever les fondements d'un univers politique assoupi. À l’instar d’Archimède, qui affirmait qu’avec un point d’appui, il pouvait soulever le monde, le "Goldorakisme" nous enseigne que chaque individu, en s’unissant autour de valeurs communes, peut déclencher un changement significatif. L’héroïsme d’Actarus devient alors un modèle pour une génération en quête de repères.

3.2 Un Poing d'Appui dans l'Action Collective

Le "Goldorakisme" propose un modèle d’action collective où l’individu, lorsqu’il est connecté à une communauté de valeurs, devient un acteur de changement. Chaque acte de courage, chaque geste de solidarité, est une pierre ajoutée à l'édifice d'une société meilleure. L'engagement envers l'autre, la défense des valeurs humanistes et l'aspiration à la paix deviennent les piliers de cette nouvelle ère politique.
Conclusion : Vers une Politique d'Avenir

En conclusion, le "Goldorakisme" émerge comme une réponse à l'errance politique actuelle, incarnée par la figure d'Actarus d'Eufort, prince guerrier au service de l'humanité. En définissant sa substantifique moelle, en articulant ses valeurs fondamentales, nous découvrons une voie pour redéfinir l'engagement politique. Le "Goldorakisme" est à la fois une aspiration et une action, un levier et un poing d’appui, permettant de soulever l’univers vers un futur empreint de justice, de solidarité et de courage. Que cette pensée devienne la boussole pour ceux qui, dans les tempêtes du monde contemporain, cherchent un sens et une direction.

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14 octobre 2024 1 14 /10 /octobre /2024 11:56


"Ceux qui ne lisent pas de livres n'ont qu'une seule vie, les pauvres : la leur!"

 "Les livres ne sont pas faits pour être crus, mais pour être soumis à l'examen. Devant un livre, nous ne devons pas nous demander ce qu'il dit mais ce qu'il veut dire."

Umberto Eco

Par paresse, j'ai toujours aimé à penser, qu'il était inutile d'écrire, ce qui avait déjà été écrit avant , mais mieux. Le temps ne fait rien à l'affaire, quand c'est bien écrit, c'est bien écrit. C'est pourquoi quand certains relisent Proust, moi, je relis Flaubert...Aymat Catafau, ex professeur en histoire médiévale de l'université de Perpignan, s'est recyclé en libraire de livres anciens

Sous les voûtes silencieuses d'une librairie oubliée, là où les rayonnages poussiéreux semblaient sommeiller depuis des lustres, Aymat Catafau, ancien maître des savoirs académiques, faisait son apparition comme un homme habité par un désir étrange. C'était au cœur de Perpignan, dans cette ville baignée de soleil et de vent, que l'historien à la retraite, devenu veilleur des livres anciens, avait trouvé un nouveau refuge, une sorte de sanctuaire pour sa quête inlassable de savoirs révolus.

Les lourdes portes de bois s’ouvraient chaque matin sur une antichambre mystérieuse où des livres, par milliers, s’empilaient comme des reliques oubliées. Il n’y avait plus là l’ordre strict d’un bureau universitaire ; non, c’était un capharnaüm sacré, où chaque volume semblait bruire de secrets anciens. Et comment ne pas imaginer que ces reliures, craquelées par le temps, cachaient des trésors bien plus précieux que la simple matière des pages ?

Aymat, bien connu dans les cercles savants de Perpignan et au-delà, avait autrefois arpenté les villages du Roussillon, scrutant dans leurs pierres l’empreinte des siècles.

Ses travaux, auréolés de prestige, avaient fait de lui un érudit respecté. Pourtant, l’heure de la retraite venue, il avait senti peser sur ses épaules le vide des jours trop longs, le silence des livres encore à lire, encore à comprendre. Que faire ? Comment garder ce rythme effréné, cette soif de découvertes qui l’avait poussé à se lever aux premières lueurs de l’aube, pour que, dans le calme des heures matinales, il pût encore écrire, réfléchir, chercher ?

L’occasion se présenta, tel un signe du destin.

Une librairie, abandonnée par un marchand distrait, tendait ses bras dans une ruelle de la vieille ville. Les étagères y étaient déjà disposées, les livres entassés là comme des mendiants attendant un maître. Aymat comprit aussitôt. Pourquoi ne pas leur offrir une nouvelle vie ? Pourquoi ne pas ouvrir cette boutique et partager, à la fois, sa passion et ses trésors ?

Et c’est ainsi que la petite librairie, modeste mais envoûtante, ouvrit ses portes à qui voulait entrer.

L’après-midi, Aymat s’installait là, derrière son comptoir de chêne, avec cette nonchalance studieuse propre à ceux qui n’ont plus rien à prouver. Non pas pour l’argent – car la pension qu’il percevait lui offrait une existence sans contrainte – mais pour l’amour du savoir, de l’échange, des rencontres.

Et dans ces rayonnages, parmi les volumes reliés de cuir et de velours, il y avait ce livre, singulier, abîmé par les flammes du temps : une Bible protestante, imprimée en 1634 à Genève, rescapée des tourments de l’Histoire.

Aymat la contemplait souvent, songeur. Ce volume avait vu tant de choses, traversé les siècles, les guerres, les révoltes ; il était une cicatrice vivante du passé. Quelle étrange destinée l’avait conduit ici, dans cette boutique isolée de Perpignan ?

Lorsque l’heure venait d’ouvrir les portes, à 13h30, il déposait quelques cartons de livres sur le trottoir, comme on offre au monde les fruits d’une quête secrète.

Il accueillait les passants avec un sourire paisible, invitant chacun à entrer dans cet univers suspendu. Là, le temps semblait s’écouler différemment. On ne voyait pas les heures passer en discutant avec lui, tant son érudition se mêlait à une curiosité bienveillante.

Ainsi, chaque journée était une cérémonie discrète, où le passé et le présent se confondaient, où Aymat Catafau, ancien instituteur, professeur agrégé, historien renommé, offrait à ses visiteurs un peu de ce temps qu’il savait si bien suspendre, entre les pages jaunies d’un livre oublié.

Librairie: Les Trésors Cachés de Perpignan : Aymat Catafau, Gardien d’un Monde Oublié! par Robert Dainar
Librairie: Les Trésors Cachés de Perpignan : Aymat Catafau, Gardien d’un Monde Oublié! par Robert Dainar
Librairie: Les Trésors Cachés de Perpignan : Aymat Catafau, Gardien d’un Monde Oublié! par Robert Dainar
Librairie: Les Trésors Cachés de Perpignan : Aymat Catafau, Gardien d’un Monde Oublié! par Robert Dainar
Librairie: Les Trésors Cachés de Perpignan : Aymat Catafau, Gardien d’un Monde Oublié! par Robert Dainar
Librairie: Les Trésors Cachés de Perpignan : Aymat Catafau, Gardien d’un Monde Oublié! par Robert Dainar
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8 octobre 2024 2 08 /10 /octobre /2024 18:56

 

Le gitan Jérôme Espinas, nous a quitté hier : crise cardiaque. Peut-être qu'il a trop mis de cœur à gratter sa guitare pour jouer des "rumbas catalanes". Jérôme, c'était une figure du vieux Perpignan. La première fois que je l'ai croisé, j'avais 14 ans : il jouait dans le tunnel à l'entrée du palais des rois de Majorque. D'ailleurs à sa manière, il a toujours été un roi,avec des manières de prince : toujours tiré à quatre épingles, avec des bagues aux doigts. Il jouait le soir sur les terrasses quand le temps le permettait. Il avait été, un des grands guitaristes du groupe Tékaméli https://distrishow.fr/produit/tekameli/. Mais plus le temps passé plus, il se sentait vieux et fatigué. Ce midi, chez Maurizio, puis au "cochon hardi", on m'a dit qu'il s'en était allé... Adieu l'ami, que vaya con dios y descansa !

l gitano Jérôme Espinas ens va deixar ahir: atac de cor. Potser va posar massa cor a gratar la seva guitarra per tocar les "rumbes catalanes". Jérôme era una figura del vell Perpinyà. La primera vegada que el vaig veure, jo tenia 14 anys: tocava al túnel a l'entrada del palau dels reis de Mallorca. De fet, a la seva manera, sempre havia estat un rei amb maneres de príncep: sempre ben vestit, amb anells als dits. Tocava a les terrasses a la nit, quan el temps ho permetia. Havia estat un dels grans guitarristes del grup Tékaméli. Però com més passava el temps, més se sentia vell i cansat. Aquest migdia, al Maurizio, i després al "cochon hardi", em van dir que s'havia anat... Adéu amic, que vaya con dios y descansa!

 

Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
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8 octobre 2024 2 08 /10 /octobre /2024 09:57

Depuis des décennies, les sociétés humaines traversent des crises d'envergure : effondrement écologique, montées des inégalités, instabilité politique. Face à ces défis, l’histoire a souvent tourné ses yeux vers une figure attendue avec espoir : l’homme providentiel.

Cet être charismatique, sorte de super-héros politique, censé apparaître dans les moments critiques pour remettre de l’ordre, guérir les maux de la société, et mener le peuple vers un avenir radieux. Mais et si nous avions cherché au mauvais endroit ? Et si, au lieu d’un être humain, l’homme providentiel tant attendu n'était autre qu'un Doberman ?

Cela peut sembler radical, mais cette proposition mérite toute notre attention. Derrière la façade canine de cet animal, se cache sans doute la solution à nos problèmes politiques actuels. Essayons de démontrer pourquoi un Doberman est, sans conteste, la figure providentielle dont nous avons besoin.

1. Le Charisme Naturel du Doberman

Il ne faut pas minimiser l'importance du charisme dans la vie politique. Un Doberman, avec son allure imposante, son regard perçant, et son port altier, est incontestablement doté d’un charisme naturel supérieur à la plupart des hommes politiques actuels. Il suffit de comparer l’énergie transmise par un Doberman entrant dans une pièce à celle d’un énième politicien technocrate pour comprendre l’écart abyssal.

En outre, contrairement à un humain, un Doberman ne parle pas pour ne rien dire. Pas de promesses électorales floues, pas de discours creux. Un aboiement ferme et puissant suffit à inspirer respect, crainte, voire admiration. Ce charisme canin, direct et sans artifice, est exactement ce dont le peuple a besoin pour se sentir guidé et protégé.

2. L’Instinct de Leadership

Le Doberman, race réputée pour son intelligence et sa loyauté, possède un sens inné du leadership. Il n'a pas besoin de faire des calculs stratégiques ou de manipuler les foules pour asseoir son autorité. Son instinct de protection est naturel et bienveillant. Si nous voulons un dirigeant capable de veiller à la sécurité et à la prospérité de la société, il est indéniable qu’un Doberman est bien plus fiable qu’un politicien ordinaire, souvent perverti par les jeux de pouvoir et les intérêts particuliers.

Imaginez un gouvernement où le Premier ministre, un Doberman au regard alerte, trône fièrement derrière son bureau. Aucun politicien véreux n’oserait s’approcher pour corrompre un chien aussi vigilant. De même, face à une crise économique, le Doberman ne panique pas. Il reste droit, attentif, prêt à bondir pour défendre les intérêts du peuple. Cela semble beaucoup plus rassurant que les tergiversations bureaucratiques habituelles.

3. L’Absence de Corruption

Nous savons tous que la politique est gangrénée par la corruption. Mais un Doberman ne se laisse pas acheter. Il est incorruptible. Ni le pouvoir, ni l’argent ne peuvent infléchir sa détermination à protéger ceux qui sont sous sa garde. Avez-vous déjà vu un Doberman accepter un pot-de-vin sous la forme d’une friandise ? Impossible. Et même si vous lui offriez un steak de luxe, il garderait toujours un œil suspicieux sur vos intentions.

Dans un contexte où les scandales politiques éclatent les uns après les autres, confier la destinée de la nation à un Doberman garantirait une moralité exemplaire au sommet de l'État. Pas de comptes offshore, pas d’entente secrète avec des lobbies. Avec un Doberman au pouvoir, nous pourrions enfin rêver d’une gouvernance honnête.

4. La Gestion Rigoureuse du Territoire

Si l'on parle de gouverner un territoire, qui mieux qu'un Doberman pourrait le faire ? Les Dobermans sont connus pour leur capacité à garder des zones entières en sécurité, à surveiller les frontières et à repousser les intrus. Imaginez la scène : un Doberman installé à la tête du ministère de l’Intérieur. Avec un flair infaillible et un instinct protecteur, il ferait preuve d’une efficacité redoutable pour gérer les crises migratoires, sécuriser les frontières et maintenir l’ordre public.

Et ne parlons même pas des manifestations. Un Doberman au pouvoir calmerait les foules d’un simple regard, évitant ainsi les débordements, sans même avoir besoin d’armer la police. La paix publique régnerait, non pas sous l’effet de la coercition, mais par l’aura incontestable d’un Doberman providentiel.

5. Un Programme Économique Révolutionnaire

S’il est vrai que les économistes humains n’ont cessé de débattre entre keynésianisme, libéralisme ou protectionnisme, le Doberman providentiel apporterait une nouvelle approche radicale : la politique de l’os. Le principe est simple : tout citoyen a droit à un os. Une mesure simple et directe qui répond à la faim de justice sociale que ressentent tant de peuples à travers le monde.

Les Dobermans, ayant un rapport fondamentalement sain avec la possession matérielle (os enterrés ou savourés), sauraient parfaitement réguler les excès de l’économie spéculative. En effet, un Doberman au pouvoir mettrait fin à l’avidité humaine : pourquoi thésauriser des richesses inutiles quand un bon os vous suffit pour vivre heureux ? Avec un Doberman, l'économie serait stable, sans inflation ni dette excessive. Un os pour chacun, et la paix pour tous.

6. Un Leader Empathique, Mais Ferme

Contrairement à l’image de bête féroce que l’on pourrait avoir, le Doberman est en réalité un animal empathique, très attaché à sa communauté. Ce qui en fait le candidat idéal pour diriger un pays en crise de confiance. Il sait se montrer doux avec les plus vulnérables, tout en restant implacable face aux dangers. La politique sociale sous l'égide du Doberman serait donc à la fois humaniste et juste.

Inutile de préciser que les débats parlementaires s'en trouveraient nettement simplifiés. Fini les querelles interminables : un Doberman résoudrait chaque conflit d’un coup de patte (ou d’une simple course en rond si besoin). Cette fermeté dans la simplicité est exactement ce que réclament les citoyens fatigués par la complexité bureaucratique.

 L'Avenir est Canin

Il est temps d’accepter cette réalité qui s’impose à nous : l’homme providentiel n’est pas un homme. C’est un Doberman. Dans un monde en proie à l’incertitude, la méfiance et la corruption, seul un être incorruptible, charismatique et profondément loyal peut nous guider vers des jours meilleurs. Ce Doberman providentiel, avec son flair infaillible et sa mâchoire solide, est prêt à nous sortir de l’ornière.

Alors, peuple du monde, ne cherchez plus l’homme providentiel parmi les hommes. Il est là, à vos pieds, prêt à bondir pour défendre vos droits. Sa loyauté est inébranlable, sa vision, claire, et sa gouvernance, sans faille. Oui, l’avenir appartient aux Dobermans.

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4 octobre 2024 5 04 /10 /octobre /2024 11:52

Depuis la fermeture de "l'Atmosphère", et l’absence de petit bus bus gratuit , et malgré les étudiants du Campus Mailly la place Rigaud a besoin de dynamique http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2023/11/perpignancity-samira-contre-attaque-wesh-la-nouvelle-place-rigaud-perpignan-vue-d-un-autre-regard.html pour générer une vrai vie de quartier, les boutiques de fripes (pas de frites) font flores Laura, que j'ai connu rockeuse, s'est reconvertie dans la seconde main...

Laura Legros était en direct de Rigaud à l'ancien bar mythique l'ubu devenu boutique Vintage et une jeune créatrice écossaise qui travaille le cuir et la poésie....
 https://www.instagram.com/loulou_french_vintage/
  

#perpignan Une boutique #vintage store place Rigaud by Laura ouverte aux créatrices interview Laura et Cloé par Nicolas Caudeville
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3 octobre 2024 4 03 /10 /octobre /2024 16:33

 "TOUT BIEN QUE TU DÉTIENS EST UN SOUCI QUI TE RETIENT. "

« Grâce à Skippy, j'ai découvert une totale liberté de pensée cosmique vers un nouvel âge réminiscent »

Les inconnus

Salvador Dali, relèves toi, ils sont devenus flous !

Malgré les suspicions de dérives sectaires sur l'association organisatrice de ces curieuses conférences.
Et après Sainte Rita et le Saint curé d'Ars,
ANDRE BONET VOUS PROPOSE SAINTE MARY PACHAMAMA !
Notre adjoint RN à la culture serait-il devenu disciple du Caodaï ?
Perpignan : une curieuse invitation avec le blason de la ville

Ah, Perpignan, cette belle ville du sud où le soleil brille, où les cigales chantent, et où, visiblement, les prières universelles en l’honneur de divinités hybrides font aussi partie du programme municipal. Le 10 octobre 2024, une date à marquer d’une pierre blanche, ou plutôt d’un cristal vibratoire, car c’est ce jour-là que le Palais des Congrès accueillera « Le Serment de l’Humanité », une cérémonie en grande pompe organisée par le mouvement de croyance ô combien subtil, Femmes Internationales Murs Brisés (FIMB). Les sceptiques en mal de foi devront tout de même s’acquitter de 15 euros, une modique somme pour pouvoir communier avec l’univers.

Ah, mais ce n’est pas tout ! Cette invitation, arborant fièrement le blason de la ville et la bouille souriante de l’adjoint au maire André Bonet, n’a pas seulement été dispersée à travers Perpignan comme des confettis spirituels.

Non, mesdames et messieurs, elle a trouvé le chemin de nos lycées publics, notamment celui d’Arago. Voilà qui est fait pour garantir que nos jeunes cerveaux s’éveillent bien au-delà des misérables enseignements laïques et terre-à-terre que sont les mathématiques ou l’histoire.

Mais que se cache-t-il donc derrière ce « Serment de l’Humanité » ? Accrochez-vous, car voici venir le moment fort : « L’Heure de Marie ».

Pas celle que vous connaissez, non, mais une « Marie » des temps modernes, fusionnée avec la Pachamama, grande déesse de la Terre dans les cultures andines. Chaque jour à midi, tenez-vous prêts, car il faudra faire des « invocations universelles ». Que de belles perspectives pour nos lycéens entre deux cours de physique-chimie : « L’univers est vibration, la science n’est qu’une illusion ! »

Et si vous croyiez que ce genre de chose resterait cantonné aux espaces privés du mysticisme moderne, détrompez-vous.

Des cabinets de psychologues et d’autres établissements privés ont également reçu leur petit faire-part céleste, toujours sous l’égide de notre belle ville. Quelle audace, n’est-ce pas ? On pourrait presque croire, avec le logo de la mairie en prime, que cette manifestation a quelque chose de rationnel. Mais, oh surprise, la municipalité de Perpignan, qui ne manque jamais d’humour, nous rappelle que « la ville ne subventionne pas l’événement ». Non, elle ne fait qu’offrir le Palais des Congrès. Subtile nuance !

Ah, mais il serait injuste de ne pas rappeler les liens amicaux entre le mouvement et la mairie. En 2020 déjà, Louis Aliot, notre cher maire, avait gratifié de sa présence spirituelle une précédente cérémonie, via un message vidéo.

Quant à André Bonet, il était l’un des intervenants de cette soirée, où d’autres mouvements aussi réjouissants que le Lucis Trust (qui, soit dit en passant, porte l’adorable surnom de « Lucifer Trust ») étaient également de la partie. Charmant, n’est-ce pas ?

Si vous commencez à ressentir un léger frisson d’inquiétude, sachez que vous n’êtes pas seuls. Même la MIVILUDES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) et l’UNADFI (Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu) ont eu l’œil sur ces joyeux drilles.

FIMB, fondé dans les années 1990 à Perpignan par Alexandre Homé et sa complice Evelyne Mesquida, nous livre une belle soupe New Age aux saveurs de fin du monde, de reptiliens et d’extraterrestres, sans oublier cette petite touche inquiétante de « doctrine secrète » où l’on parle de sacrifice corporel et, bien sûr, du projet de « déterminer le type racial futur ». Oui, vous avez bien lu. Science-fiction ? Non, simplement l’avenir vu par Perpignan.

Alors, mes amis, n’oubliez pas : si vous voulez un aperçu du futur, ou peut-être juste une bonne dose d’absurde mystico-politique, le Serment de l’Humanité est l’endroit où il faudra être.

 

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1 octobre 2024 2 01 /10 /octobre /2024 11:33

“Tu veux savoir la différence entre un maître et un apprenti ? Le maître a échoué plus de fois que le débutant n’a essayé. ”

Yoda

Chez nous ils sont venus attaquer l’année dernière, aux figues par là. Ca nous a fait une distraction ! ”

De Kaamelott

Perpignan, petite ville méditerranéenne lovée dans les contreforts des Pyrénées, pourrait paraître anodine aux yeux du passant inattentif. Pourtant, si l'on observe attentivement son architecture urbaine, ses habitants et sa structure sociale, il devient évident que cette ville est bien plus qu'un simple lieu de passage. En réalité, Perpignan est une modélisation subtile et complexe du Tartare grec : un purgatoire déguisé, une zone de confinement des anti-héros, un camp d'entraînement pour des êtres destinés à affronter des conflits bien au-delà de notre compréhension immédiate.

1.Le Tartare et l'Absence de Sens

Dans la mythologie grecque, le Tartare est un lieu de punition ultime, une prison abyssale où les êtres y sont enfermés pour l’éternité, souvent dans une boucle absurde de souffrance. Cependant, le Tartare n’est pas un lieu vide de sens ; c’est plutôt un espace où se réfractent les forces du chaos, un lieu d’où les plus grandes forces héroïques pourraient, en théorie, émerger, même si la plupart y restent piégées.

Perpignan, à première vue, semble être une ville tranquille, presque figée dans le temps. Pourtant, sous cette façade se cache une autre réalité : un purgatoire urbain, un espace où les individus significatifs, c’est-à-dire ceux qui ont un potentiel héroïque, sont enfermés dans un cycle absurde, inapte à s’accomplir. Leur quotidien est un miroir de l'anti-héroïsme, une farce tragique qui semble se dérouler sous le poids de l'inanité.

La ville elle-même devient une sorte de labyrinthe, où la quête de sens est délibérément détournée, provoquant chez ses habitants un sentiment constant d’errance existentielle. Le chaos de la vie moderne, les absurdités bureaucratiques, la déchéance économique, tout cela s’accumule comme des sables mouvants. C’est ici que réside l’essence du "camp d’entraînement" : Perpignan enseigne la résistance à l’absurde, l’endurance dans un monde où la logique semble s’être dissoute.

2.Les Anti-Héros de Perpignan

Les habitants de cette ville ne sont pas des héros au sens classique, mais des anti-héros, pris dans des trajectoires banales, confrontés à l'absurde. Ils ne sont pas destinés à des triomphes grandioses mais à des échecs répétitifs. Ils échouent à comprendre pourquoi leurs actions, souvent aussi banales qu’elles puissent paraître, semblent constamment dépourvues de sens.

Cependant, cette lutte permanente contre l'absurdité, ce combat contre l'inertie sociale, cette sensation de toujours échouer, forge en eux des qualités invisibles à l'œil non averti. En étant contraints de naviguer dans ce quotidien dénué de direction, les habitants de Perpignan apprennent quelque chose que peu d'autres villes peuvent enseigner : la résilience face au néant. C'est une forme d'entraînement extrême, une plongée dans l'absurde où la simple persistance devient un acte héroïque.

3.La Projection des Héros : D'autres zones de Conflits Signifiants

Perpignan, malgré sa petite taille, est en réalité un centre névralgique d'entraînement pour des héros destinés à des conflits d'une autre échelle. La ville, par son atmosphère oppressante et son côté aliénant, agit comme un sas : un lieu où les futurs héros doivent d'abord faire face à l’absurdité la plus profonde avant de pouvoir être projetés vers des zones de conflit où le sens est rétabli.

Ces "zones de conflit signifiants" peuvent être interprétées à plusieurs niveaux : sur Terre, elles pourraient être des lieux où des bouleversements géopolitiques majeurs se jouent, où les équilibres de la civilisation sont en jeu. Mais au-delà, il pourrait aussi s'agir de conflits métaphysiques, de luttes dans des dimensions autres que celles que nous connaissons, des espaces-temps où les lois de la réalité telles que nous les comprenons sont suspendues.

Le paradoxe de Perpignan est qu'elle forme ces héros en les poussant à survivre dans un environnement où tout semble dépourvu de sens. Elle façonne des êtres qui savent évoluer dans le chaos, capables d’endurer la vacuité pour affronter, ailleurs, des enjeux qui transcendent l'humain. La clé de cet entraînement est la capacité à ne jamais perdre pied, même lorsque l’univers conspire à rendre chaque effort futile.

4.Le Côté Farce : L’Absurde comme Force Motrice

Le côté absurde de Perpignan, ses situations kafkaïennes, ses politiques locales déconnectées et sa bureaucratie paralysante, devient la métaphore de la farce cosmique. Les habitants, malgré eux, sont les personnages principaux d'une comédie noire, où leurs actions semblent se dérouler dans un espace où les règles habituelles ne s'appliquent plus. Mais, contrairement aux victimes du Tartare antique, les Perpignanais ne sont pas simplement condamnés à souffrir éternellement.

L'humour, même noir, devient une forme de résistance. Dans ce purgatoire moderne, la capacité à rire de l'absurde, à reconnaître la farce pour ce qu'elle est, devient une force. Le camp d’entraînement de Perpignan ne consiste pas simplement à endurer, mais à transformer cette farce en quelque chose de productif, à puiser dans cette absurdité une énergie nouvelle pour, lorsqu'ils seront projetés dans d’autres zones de conflit, redonner un sens au chaos environnant.

5.Perpignan : Ville de Transition, Ville de Transformation

Ainsi, Perpignan se révèle être bien plus qu'une simple ville méditerranéenne. C'est un espace liminal, une zone de transition entre des mondes différents, un lieu où l'absurde est le maître d’entraînement des futurs héros. En étant confrontés à la vacuité, les habitants significatifs de la ville se préparent, sans même le savoir, à être projetés dans des zones de conflit où leur endurance, leur résilience et leur compréhension de l'absurde deviendront des armes essentielles.

Dans l'univers plus vaste de la fiction scientifique, Perpignan est une "zone tampon", un terrain d'entraînement pour des êtres qui doivent affronter des forces bien plus grandes qu'eux. Les forces qui contrôlent cette ville savent que ce n’est qu’en confrontant les héros à l’absurdité de l’existence qu’ils pourront développer les qualités nécessaires pour triompher là où d’autres échouent.

Perpignan n'est donc pas une ville à proprement parler, mais une fabrique à héros, ou plutôt à anti-héros, destinés à être libérés de ce purgatoire dès lors qu’ils auront appris la leçon ultime : dans un monde où tout semble absurde, il n'y a de salut que dans l'action persistante, même face au vide.

Conclusion intestimable

Perpignan, modélisation moderne du Tartare, n'est pas seulement un lieu où l’absurde règne en maître. C’est un espace où la confrontation avec l’inanité devient la clé d’une transformation profonde. Les habitants, piégés dans cette farce cosmique, apprennent non pas à s'évader de la condition humaine, mais à la transcender par leur capacité à accepter l'absurde tout en continuant à avancer. Ils deviendront, après leur libération, les héros d’un autre monde, celui où le sens, enfin, aura été retrouvé.

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29 septembre 2024 7 29 /09 /septembre /2024 17:26

La venue dernière à Perpignan de Michel Onfray pour le "Printemps de la liberté d'expression"  http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/05/michel-onfray-sur-cnews-je-ne-savais-pas-que-louis-aliot-etait-maire-de-perpignan.htmla laissé dans l'esprit du maire une idée : tant que le pacte germano-soviétique fonctionnait, des membres du Parti communiste français, et leur journal, figure de proue "l'humanité" ont, potentiellement collaboré...#yapasquelespétainistes . Il y a peu sur le plateau de TF1 de l'émission "en toute franchise" (ils n'ont pas été déçus du voyage.) à propos d'une enquête sur le président du RN le sieur Bardella, qui aurait pipoté une parti de son parcours professionnel, il s'agaça du fait que le journal "Libération" menait des enquêtes à charge, et qu'il était même un "journal de police politique", c'est même juste après qu'il a fait référence au moment collaboratif ("malheureusement, précisa-t-il) du journal fondé par Jean Jaurés.http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/09/le-maire-deperpignan-louis-aliot-qualifie-le-journal-liberation-de-journal-de-police-politique-sur-le-plateau-de-tf1.html

Ça commence à bien-faire, ce dit-il, des années à se dédiaboliser, mais à chaque fois, on peut ré-invoquer l'armée des castors (sans Pollux) pour générer des barrages ! Et les morts des communistes d'abord, c'est trop injuste: eux, on leur demande pas s'ils ont pas la mémoire courte ?

Alors comme un barrage qui cède face à la puissance des eaux de sentiments et ressentiments, trop contenues, il imagine Perpignan à la tête d'une croisade anti-communiste ! Mais des 2 côtés de la barricade de la dénonciation des origines honteuses, on semble oublier que ce qui a fait ces 2 totalitarismes a disparu, et que les 2 dénonciations sont à la poursuite de leurs persistances rétiniennes ...Il y a toujours un danger, mais il a pris d'autres formes !

C'est pourquoi la mise en scène qui a eu lieu au dernier Conseil municipal, avait un goût de suranné, un tantiné  à rebours. Et si Rabelais l'avait narré, cela aurait donné ça !

"Or çà, mes bons amis et frères en réjouissance, prêtez donc l'oreille à une bien curieuse affaire qui s’est déroulée en la très noble et fort ancienne cité de Perpignan, en l’an de grâce deux mille vingt-quatre, le vingt-sixième jour du mois de septembre. En ce jour, le sieur Louis Aliot, preux chevalier et maire d’icelle ville, s’en vint au grand conseil municipal, non point pour jouter, mais pour entamer une étrange croisade à rebours, non contre les infidèles, mais contre les fantômes rouges du communisme !

L’affaire prit racine lors qu’un certain Pierre Parra, qui ne fut ni en reste ni en silence, d’un ton grave et sévère, requit du maire la débaptisation d’une artère de la cité, naguère nommée avenue de l’Abbé-Pierre. http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/09/louis-aliot-sur-lci-si-la-fondation-abbe-pierre-change-de-nom-nous-debaptiserons-l-avenue-a-perpignan.html

Las ! ce bon abbé, connu jadis pour ses œuvres charitables, se trouva fort compromis par d'obscures et infâmes révélations d’agressions charnelles, si bien que sa fondation en vint même à effacer son nom des pierres où il s’était gravé. Voilà donc Parra tout vent debout, réclamant que la ville suive de même.

Mais à cette affaire ne se tint point là, car une certaine dame Chantal Gombert, vaillante au nom des centristes qu’elle dit représenter, s'enhardit à demander, sans autre procès, qu’un lieu emblématique de la ville fut affublé du nom de l’ancien roi-président Valéry Giscard d’Estaing, en l’honneur des cent ans de ses mérites, ou peu s’en fallut.

Point n’en fallut plus pour que le vaillant Aliot, grand railleur et d’humeur badine, lui répliquât avec moult gausserie : « Bientôt, dame Gavalda m'implorera qu'on nomme une rue Jacques Chirac ! » Ah ! mais ce n’était qu’une égaie pour allécher le festin plus grand qui allait suivre, car le maire, loin de se contenter de badiner, prit soudain un ton bien plus grave et solennel, comme s’il eût bu d’une coupe de vin muscat, distillé aux vapeurs de sérieux.

« Vous avez raison, messieurs et dames, dit-il, il est des gens qu’il ne faut point oublier. Mais c’est aux oubliés du communisme que je veux rendre hommage. Trop longtemps avons-nous ouï dire mille fables, histoires et balivernes sur ce rouge fantôme ; il est temps de réparer cette injure. En cela, nous érigerons une stèle pour les victimes du communisme, car à ceux-là, justice est due ! »

Et ainsi fut-il dit, et ainsi sera-t-il fait, qu’une stèle d’airain ou de marbre, bien polie et brillante, vienne se dresser en la noble Perpignan, non pas pour chanter les louanges des empereurs ou des saints, mais pour honorer ceux que le communisme aurait cruellement happés dans les rets de l’oubli.

Dieu sait ce que l'avenir réserve à cette croisade rétrograde, menée d'un bras fort par ce maire chevaleresque, qui semble vouloir défier l’Histoire tout comme jadis les preux croisés partaient à l'assaut des murailles de Jérusalem."

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26 septembre 2024 4 26 /09 /septembre /2024 21:53

La Disparition est un roman en lipogramme de Georges Perec publié en 1969, qui sur près de trois cents pages, ne comporte pas une seule fois la lettre e, pourtant la plus utilisée dans la langue française. Qu'arrive-t-il lorsque qu'en guise de nouveau roman, ce sont des individus constitutifs de ce qu'a été la société catalane qui disparaissent?  

« Un drame personnel s’emboîte dans un drame collectif et aboutit à la mort de tous les protagonistes ou presque. »

On reste encore avec Georges Perec "Je me souviens" publié en 1978 aux éditions Hachette. Un recueil de bribes de souvenirs rassemblés entre janvier 1973 et juin 1977, l'auteur précisant qu'ils sont échelonnés pour la plupart « entre [sa] 10e et [sa] 25e année, c'est-à-dire entre 1946 et 1961 ». Quelques-uns ont été publiés dans le no 26 des Cahiers du chemin en janvier 1976.

« des petits morceaux de quotidien, des choses que, telle ou telle année, tous les gens d'un même âge ont vues, ont vécues, ont partagées, et qui ensuite ont disparu, ont été oubliées ; elles ne valaient pas la peine de faire partie de l'Histoire, ni de figurer dans les Mémoires des hommes d'État, des alpinistes et des monstres sacrés. "

L'ouvrage de ses vies appartient au genre du fragment: Bernard Revel journaliste , Bernard Rieu journaliste et Jean Roig photographe à "l'indépendant"  évoque Jean Louis Coste,René Grando, Joël Mettay comme on remettrait les pièces d'un puzzle d'un moment historique et culturel de la ville en place...

Face à la platitude d'une époque, où les nains se rêvent épaules de géants, voir animateur du hall du roi des montagnes, la disparition du libraire successeur du résistant Torcatis, qui fut le continuateur du flambeau de la littérature ici et l'instigateur avec Marcel Oms de la cinémathèque Jean Vigo ...

Jean-Louis Coste, avec l'écrivain vigneron Henri Lhéritier pour les 70 de la librairie Torcatis

l'autre a initié le retour dans les esprits avec Jacques Quéralt et XAVIER FEBRÉS de ce qu'ont été les camps sur les plages après la chute de la République espagnole (Camps du Mépris. Des chemins de l’exil à ceux de la résistance https://www.trabucaire.com/boutique/histoire/camps-du-mepris-des-chemins-de-lexil-a-ceux-de-la-resistance-1939-1945/ (1939-1945), puis témoin du retour président de la généralitat de Catalogne, le sieur Tarradellas, par l'entremise de la CCI de Perpignan, ou encore qu'il fut le premier rédacteur en chef de TV3, première tv en catalan!

Et le dernier (par ordre de disparition) fut un journaliste, écrivain, éditeur qui (entre autre fait d'arme) à dénoncé le scandale des archives  juives du camp de Rivesaltes retrouvées à la "farde" (où au "foumaras", comme vous préférez!?) https://www.lemonde.fr/archives/article/1997/05/11/l-employe-ayant-decouvert-les-archives-du-camp-de-rivesaltes-s-explique_3761040_1819218.html


Perpignan la fin d'une époque :Bernard Revel, Bernard Rieu,Jean Roig à propos de Jean Louis Coste,René Grando, Joël Mettay.  Ils ont vécu dans les Pyrénées-Orientales, journalistes ou libraire. Mais au-delà de leur fiche de poste, ils se sont impliqués... et ont fait partie de l'histoire et la culture de ce département!

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