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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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17 novembre 2024 7 17 /11 /novembre /2024 16:10

 

Programme
Le professeur Marc Bloch, un engagement pour la liberté, jusqu’à la mort.
Suzette Bloch, ancienne journaliste à l’AFP

Marc Bloch, historien universitaire, témoin et résistant.
Nicolas Marty, professeur des universités en Histoire contemporaine

Décloisonner le passé.  Marc Bloch et  les renouvellements de l’histoire rurale
Marc Conesa, professeur des universités en Histoire moderne  

Les caractères originaux de la médiévistique française, Marc Bloch et la tâche aveugle dans l’historiographie française.
Claude Denjean, professeure des universités en histoire médiévale

Il est des noms qui résonnent, non comme des échos du passé, mais comme des appels à la vigilance et à l’action dans le présent. Celui de Marc Bloch est de ces noms-là, non parce qu’il incarne une figure héroïque figée dans les récits, mais parce qu’il illustre une tension permanente entre l’intellect et le devoir, entre le savoir et l’engagement. C’est cette tension qui était au cœur du colloque organisé ce 5 novembre 2024 à l’Université de Perpignan Via Domitia, en partenariat avec le Mémorial de Rivesaltes, la Ligue des droits de l’homme, et le site *L’Archipel contre-attaque*.  Et la loyauté de Monsieur Jérôme Quaretti (alias Q)

À l’occasion des 80 ans de son assassinat par la Gestapo et du centenaire de la publication de *Les Rois thaumaturges*, cet événement, initié par sa petite-fille Suzette Bloch clic ici et le professeur Nicolas Marty, n’était pas un simple exercice de mémoire académique. Il était, selon les mots mêmes de Suzette Bloch, « un acte fort », une réaffirmation de ces valeurs que son grand-père a portées jusqu’à l’ultime sacrifice : justice, liberté, vérité.  

**L’Histoire comme science vivante**  

Marc Bloch n’a cessé de le rappeler dans ses écrits : l’histoire n’est pas l’archivage passif des faits ou la célébration des grandes figures. Elle est un outil pour comprendre les hommes dans leur totalité, dans leurs œuvres, leurs structures sociales, leurs croyances, et même leurs silences. Ainsi, il a révolutionné la discipline en convoquant géographie, économie, anthropologie, ou encore linguistique pour analyser les dynamiques du passé. La fondation, avec Lucien Febvre, des *Annales d’Histoire économique et sociale* témoigne de cette ambition, qui irrigue encore aujourd’hui la recherche historique.  

Mais l’homme d’étude fut aussi un homme d’action. Soldat de deux guerres, patriote lucide, résistant jusqu’à son dernier souffle, Marc Bloch savait que comprendre le monde ne saurait dispenser de chercher à le transformer. Mobilisé en 1939, exclu de l’Université par les lois antisémites de Vichy en 1940, il rejoignit la Résistance en 1943, rédigeant les *Cahiers politiques de la France combattante* pour préparer les réformes d’un avenir libre. Arrêté en mars 1944, il fut torturé, puis exécuté en juin, sans jamais trahir un seul de ses compagnons.  

**Un hommage dans un contexte chargé de symboles**  

Organiser cet hommage à Perpignan, une ville aujourd’hui gouvernée par l’extrême droite, n’a rien d’un hasard. Comme l’a souligné Suzette Bloch, cet acte dépasse le symbolique : il oppose la mémoire d’un homme qui a combattu les totalitarismes à l’ombre rampante des idéologies qui menacent de nouveau nos démocraties.  

Dans une salle comble, plus de 150 participants ont assisté aux interventions des chercheurs, des enseignants, et des citoyens engagés. Les discussions ont exploré l’œuvre de Marc Bloch, ses innovations méthodologiques, et son legs intellectuel et moral, tout en le resituant dans une actualité brûlante où les héritages du fascisme et du nazisme tentent de s’immiscer dans le discours public.  

**Une mémoire pour l’avenir**  

Cet hommage n’était pas une simple célébration, mais une invitation à agir. À travers la figure de Marc Bloch, il s’agissait de rappeler que l’histoire, si elle est un récit du passé, n’est jamais coupée des défis du présent. Dans un monde où les certitudes vacillent, les valeurs qu’il a incarnées – et pour lesquelles il a donné sa vie – demeurent une boussole.  

Que tous les partenaires de cet événement, du Mémorial de Rivesaltes à l’Université de Perpignan, soient remerciés pour leur contribution. Que la voix de Marc Bloch continue de résonner, non comme un écho lointain, mais comme une lumière éclairant les luttes du présent.

Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
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16 novembre 2024 6 16 /11 /novembre /2024 13:51

"La politique est une activité tragique, c'est à dire insoluble."

Paul Veyne
 

"La fin de la politique est la fin suprême"

Aristote
 

"ceux dont le destin est de finir pendu,ne se noie pas!"

Proverbe russe

 

En France, on ne rattrape que ceux qui ne courent pas... En faire des martyrs, ce sont les légitimés au-delà de leur seuil de Peters . Les juges contre les électeurs. Le dit "état de droit" contre la démocratie. C'est les rendre aussi populaires, que Jésus sur la croix ! Depuis le fond de notre caverne de Platon, nous ne percevons plus l'information que comme un flux informe, des acouphènes. Peu-être que pour comprendre qu'au-delà du narratif, nous sommes en train de vivre la queue de la comète de la démocratie, parce que le signifié des "fascistes" a été interverti en l'état des étiquettes !

J'ai toujours cru au théâtre pour dire la vérité, jamais à la simagrée qui en est son illustration brutale et fausse ... Donc, j'ai produit cette scène pour plus de compréhension. Et puis le théâtre est né en Grèce, comme deuxième pilier de la démocratie, avec l'assemblée... 

**Titre : *Le Verdict***  


**Acte I : Une table, deux visions**  
*La scène se déroule dans une salle discrète d’un hôtel particulier de Perpignan, quelques jours après l’annonce des réquisitions du parquet contre Marine Le Pen et Louis Aliot. Un dîner à huis clos s’organise entre deux figures centrales de la politique locale et nationale : Louis Aliot, maire de Perpignan, et Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National. Une table élégamment dressée, éclairée par des chandeliers, est au centre de la scène. Le bruissement de la ville se fait entendre au loin, entrecoupé de clameurs, échos d’une France en effervescence.*

**Marine Le Pen**  
*(se servant un verre de vin, presque théâtrale)*  
Et voilà, Louis, le couperet est levé. Cinq ans d’inéligibilité… Trois ans de prison avec sursis. Trois ! Et toi, mon cher, six mois fermes. Ai-je bien entendu ?  

**Louis Aliot**  
*(calme, piquant, taquin)*  
Oui, Marine, six mois. Une éternité, n’est-ce pas, dans notre métier. Mais ne dramatisons pas : ce n’est qu’un parquet qui s’exprime. Les juges sont une autre musique.  

**Marine Le Pen**  
*(sèche, posant son verre brutalement)*  
Une autre musique ? Je doute qu’ils jouent une mélodie différente. Tu sais comme moi que le décor est déjà monté. Ce procès n’a jamais été qu’un prétexte. On m’évince, on nous brise, tout simplement.  

**Louis Aliot**  
*(avec un sourire en coin)*  
Et pourtant, nous sommes là, à souper dans cette ville qui me doit son avenir. N’est-ce pas une ironie délicieuse ? Le maire condamné d’une cité que j’ai sauvée de l’abandon.  

**Marine Le Pen**  
*(sarcastique)*  
Sauvée, dis-tu ? Une ville où les murs chuchotent et où chaque pierre semble attendre ta chute. Ne te méprends pas, Louis : Perpignan n’est qu’un miroir de notre déclin. Si je tombe, tu tombes aussi.  

**Louis Aliot**  
*(acide, mais mesuré)*  
Ah, Marine… Ton sens inné du drame ! Dois-je te rappeler que les maires, eux, ne s’effacent pas si aisément ? Et puis, il reste toujours l’appel. La bataille n’est pas finie.  

**Marine Le Pen**  
*(mordante)*  
Et après ? Admettons que tu survives à cette tempête judiciaire. Que te restera-t-il ? Un fauteuil à Perpignan ? Pendant que je serai privée de l’arène nationale, que je verrai mon nom, notre nom, traîné dans la boue ?  

**Louis Aliot**  
*(piquant, en s’adossant dans sa chaise)*  
Peut-être que je n’aurai plus que ce fauteuil, oui. Mais au moins, il sera mien. Peut-on en dire autant de toi ? Ce parti que tu portes, Marine, il te dévore tout autant qu’il t’exalte.  

**Marine Le Pen**  
*(le défiant, presque théâtrale)*  
Alors que proposes-tu, Louis ? Que je me retire sur la pointe des pieds ? Que je laisse les hyènes festoyer ?  

**Louis Aliot**  
*(baissant le ton, presque paternel)*  
Je te propose de penser au mouvement, Marine. Pas seulement à toi. Regarde autour de nous. Les murs s’effritent, et toi, tu tiens la charpente seule. Peut-être est-il temps de lâcher un peu.  

**Marine Le Pen**  
*(silence, un éclat dans les yeux)*  
Et laisser qui, Louis ? Bardella ? Les ambitieux, les ingrats ?  

**Louis Aliot**  
*(doucement)*  
L’histoire n’a pas besoin de toi éternellement, Marine. Mais elle a besoin d’un parti vivant, d’une base forte. Moi, je reconstruirai ici, toi… prends le temps.  

**Marine Le Pen**  
*(se levant, presque furieuse)*  
Du temps ? Du temps ! Pendant qu’ils m’enterrent vivante ? Non, Louis. Ils croient me chasser, mais je reviendrai. En politique, l’absence n’est pas un luxe.  

**Louis Aliot**  
*(murmurant, en levant son verre)*  
Alors, Marine, que ce souper soit un festin de résistance. Mais souviens-toi : même les forteresses s’effondrent parfois de l’intérieur.  

**Acte II : Le silence des murs**  
*(La scène s’éteint doucement. Une lumière vacillante éclaire les deux convives, figés dans un jeu d’ombres. À l’extérieur, les clameurs montent. L’arène politique, prête à changer de maître, bruisse dans l’attente. Perpignan, Paris, et toute la France semblent retenir leur souffle, dans ce moment suspendu.)*

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14 novembre 2024 4 14 /11 /novembre /2024 21:08


"Nous devons soutenir tout ce que notre ennemi combat et combattre tout ce qu'il soutient. "

 

"Il est très puissant en apparence mais n'a rien de redoutable en réalité, c'est un tigre en papier.

Vu de l'extérieur, c'est un tigre, mais il est fait en papier et ne peut résister ni au vent ni à la pluie."


Mao Tsé-Toung

Le cadavre politique de Louis Aliot n'est pas encore prononcé d'inéligibilité que les témoins de Jean-Claude Duce se voient déjà qualifiés à la place du Calife. "Écoute Bernard, j'crois que toi et moi, on a un peu le même problème. C'est-à-dire qu'on peut pas vraiment tout miser sur notre physique, surtout toi. Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c'est : oublie que t'as aucune chance, vas-y fonce !"

Il y a les opposants qui prient pour que le ciel écoute le réquisitoire du procureur:Puis, le procureur déroule ses peines : pour Louis Aliot, il demande trois ans d’inéligibilité et six mois de prison ferme. Rien que ça ! http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/11/si-lla-possible-inegibilite-de-louis-aliot-suite-au-proces-de-fraude-aux-insitants-du-fn-m-etait-comptee-par-sasha-guittry.html

Mais il ya aussi les "Brutus" du dedans qui comme dans la chanson de Bashung "Madame rêve" pour "osez Joséphine" que leur "petite entreprise ne connaisse pas la crise" , mais "Gabi, ho Gabi: tu devrais pas me laisser la nuit!"

"Qu'est-ce que la trahison sinon une loyauté à l'envers, et par là d'autant plus intéressante ?Que ferait la police sans les indics ? Quelle politique extérieure digne de ce nom pourrait être conduite sans les espions ? Et sans Judas, pas de trahison donc pas de résurrection. A lui, simple mortel, échoit le rôle de décider de la mort de Dieu."

Bref tant qu'on est pas sûr, affichons notre soutien !

Mais disait le boiteux qui avait un extraordinaire Talleyrand (aux truffes de Périgord) : "un gouvernement qu'on soutient est un gouvernement qui tombe !"

 

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14 novembre 2024 4 14 /11 /novembre /2024 16:09

"En fait, je n'ai qu'une prétention, c'est de ne pas plaire à tout le monde. Plaire à tout le monde, c'est plaire à n'importe qui. "

Sacha Guitry

Ah, mes amis, imaginez la scène ! Dans le cœur battant du Palais de Justice, la salle d’audience est plongée dans une atmosphère si lourde qu’elle ferait rougir un roman d’Agatha Christie. Là, depuis des semaines, l’on juge un beau monde : vingt-cinq membres éminents du Rassemblement National, pas moins ! Et parmi eux, nul autre que Marine Le Pen en personne, ainsi que son complice et compère, Louis Aliot. Tout ce beau monde est accusé d’avoir orchestré, selon les termes sévères de l'accusation, une véritable machinerie de détournement de fonds européens. Ah, chers amis, 6,8 millions d’euros – une bagatelle, tout de même !

Et voici que nous sommes en ce fameux mercredi 13 novembre.

Après des semaines de suspens, de rebondissements et de preuves brandies comme les épées d’un opéra-comique, le parquet s’avance pour prononcer ses réquisitions. C’est un peu comme au théâtre, n’est-ce pas ? Quand on voit le rideau se lever et qu’on devine déjà le sort des personnages, on est suspendu au souffle du procureur, qui d’ailleurs en profite. Il attaque d’une voix ferme : ce fameux « système », comme il l’appelle, aurait, figurez-vous, été conçu pour le seul bénéfice de la famille Le Pen. L’occasion, bien sûr, d’octroyer quelques petites récompenses aux amis et aux parents, rémunérés sur le dos des institutions européennes, sans, semble-t-il, trop se tracasser de justifier leurs rôles. La famille, ça se soutient !

Puis, le procureur déroule ses peines : pour Louis Aliot, il demande trois ans d’inéligibilité et six mois de prison ferme. Rien que ça !

Quant à Marine Le Pen, le détonateur est enclenché : cinq ans d’inéligibilité, trois ans de prison avec sursis et, comble de l’outrage, 300 000 euros d’amende. À ce tarif-là, on se dit que c’est presque du spectacle : chaque sentence qui tombe fait frémir l’audience.

Mais l’accusation n’en a pas fini : la procureure, Louise Neyton, est inarrêtable. Elle dévoile les preuves – *mails*, *iMessages*, tout y passe – montrant bien que, d’après elle, le centre de ce réseau, eh bien c’est Marine, Marine elle-même. « Tout passait par elle », martèle-t-elle. La salle est figée, et d’aucuns se demandent si ce n’est pas là le coup de grâce.

Évidemment, Marine Le Pen ne reste pas sans réagir, oh non !

Elle se déclare victime, persécutée, figurez-vous. La voilà même qui déclare, sans un battement de cils, que ce procès n’a d’autre but que de la priver de l’élection présidentielle. Dramatique, n’est-ce pas ? Mais le parquet, imperturbable, poursuit son numéro de haute précision : chaque prévenu, chaque rôle est épluché. Julien Odoul, autrefois assistant parlementaire, est décrit comme un « christique » – rien de moins ! – mais pour le parquet, le cas est limpide : c’est un beau paravent de montage financier, et la procureure, d’un sourire narquois, laisse entendre qu’il n’en est pas à son dernier mensonge.

Le grand dénouement approche, et la salle, suspendue à chaque mot du procureur, écoute enfin la requête finale : l’inéligibilité de Marine Le Pen, sa sortie forcée du jeu politique. Le public frémit. Si le tribunal suit le parquet, c’est tout un pan de l’arène politique qui s’effondrera.

Le rideau ne tombera qu’au printemps, lorsque le jugement sera rendu, mais d’ici là, la salle bruisse déjà des commentaires, et les prévenus repartent avec, dans les yeux, la trace indélébile de ce procès qui pourrait bien changer le paysage. Ah, chers amis, la justice, parfois, a des allures de théâtre – et nous n’en sommes, n’est-ce pas, que les spectateurs !

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14 novembre 2024 4 14 /11 /novembre /2024 15:40

“Ça vieillit mal les héros…”
Kaamelott
 

“Chez nous ils sont venus attaquer l’année dernière, aux figues par là. Ca nous a fait une distraction ! ”
Kaamelott
 

Ah ! Qu’ils y mettent du cœur et du nerf, ces braves de l’UPVD ! Qu’ils se retroussent les manches, s’empiffrent de bravoure et se vautrent dans la vertueuse mission de sauver les couilles de la jeunesse, ces rubis méconnus et fragiles, et qui pourtant, comme des soldats, restent plantés là en première ligne des tragédies de la vie. Le mois de novembre s’annonce viril, messieurs-dames ! Avec la « Fondation UPVD » en général de brigade, on les sensibilise, on leur caresse l’âme avec de la bonne info bien trempée. Fini de garder ce mal tabou, ce mystère qu’on cache comme un poil rebelle !

Le cancer du testicule ? Un fléau trop souvent ignoré !

L’épidémie silencieuse qui attaque en douce, piégeant les jeunes, les insouciants, ceux qui se croient immortels, fiers dans leurs jeans, la démarche assurée, l’avenir plein les yeux. Et l’UPVD est là pour les arracher à leur indifférence : on va les secouer, leur remuer le fond de pantalon, et surtout, leur expliquer comment tâter ce précieux trésor pour flairer le danger. Car oui, entre 15 et 35 ans, la chose est sérieuse, implacable, et qu’on s’en préoccupe pas assez ! Ils l’ont dit, ils le savent, et ils vont se déployer, comme une armée de croisés – la Ligue contre le cancer en chef de cavalerie, la Mutuelle Catalane en sentinelle, et même les Dragons Catalans pour garder le moral au beau fixe !

Et puis, mes amis, on vous le dit tout net : on ne va pas s’arrêter là, on va même courir, se dépasser !

Ce sera le *Relais des Noisettes*, l’épreuve phare du courage et de l’éclaircissement anatomique, une course délirante sous les pins du campus, les pieds battant la poussière pour une noble cause. Le 14 novembre ! Ah, ils s’y mettent tous ! Que de monde pour honorer le bijou masculin, pour porter haut et fort l’étendard de la palpation régulière ! La Jeune Chambre économique de Perpignan ! La CPAM des Pyrénées-Orientales ! Même CÉMOI et Médiance 66, comme autant de comédiens d’une farce médicale, tous dévoués à cette croisade d’un autre genre. On aura des stands, des discours, des brochures pleines de mots châtiés et d’images pédagogiques – c’est qu’on veut tout dire sans vergogne, briser la gêne une fois pour toutes !

Alors, Perpignan, campus ardent, prépare-toi !

Les partenaires, les mécènes, tout ce qui compte, ce qui grimace, ce qui s’applique, seront là, fiers et ardents, pour cet événement taillé dans l’héroïsme universel et la fraternité. Une leçon d’anatomie pour les braves, un festival de la couille en toute transparence. On a les glandes bien accrochées et le cœur au ventre, c’est le moins qu’on puisse dire.

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12 novembre 2024 2 12 /11 /novembre /2024 21:04

“Les traditions ? C'est comme ça qu'on appelle les manies dès qu'il s'agit de fêtes militaires ou religieuses.”
Michel Audiard

“Si on t’avait foutu à la lourde chaque fois que t’as fait des conneries, t’aurais passé ta vie dehors.”
Michel Audiard
 

Une nouvelle séquence de "pour 50 000 euros t'as plus rien" , c'est pas ça qui paiera la note d’électricité après Dali, c'est le pére Noël et son épouse qui reviennent !

 Perpignan, capitale de l’élégance et du raffinement ! Quoi de mieux, pour illuminer ce petit coin de paradis qu’un défilé de chars en carton-pâte ? Et oui, mesdames et messieurs, la grande parade de Noël est de retour, le point d’orgue de la saison des « grands événements » où Perpignan sort le grand jeu pour épater la galerie. Cette année encore, les habitants vont pouvoir savourer ce moment, un plaisir de plouc qu’on ne verrait nulle part ailleurs, mais ici, c’est attendu comme le Messie !

Attention, pas une, mais deux parades au programme, rien que ça. Le clou du spectacle ! Rendez-vous les samedis 30 novembre et 7 décembre pour deux déambulations qui, paraît-il, « plongent les visiteurs dans la magie des fêtes ».

La mairie s’est surpassée pour ce « grand classique » : chars étincelants, danseurs en tutu, spectacles de quartier dignes des plus grandes revues... Le parcours ? Une boucle qui transforme le centre-ville en temple du kitsch, en passant par les plus beaux endroits, comme le pont Magenta ou la place de la Résistance, histoire de montrer que Perpignan, ça se visite en majesté.

Le 30 novembre, c’est la traditionnelle parade qui lance les festivités avec un florilège de chars de Noël et de spectacles montés par les écoles de danse du coin, une merveille de folklore.

Le programme donne même le détail de chaque mètre parcouru, pour que le spectateur ne rate pas une miette de cet enchantement : « Boulevard Wilson, place de la Résistance, les Galeries Lafayette, rue des Marchands… » Bref, le trajet sacré du bon goût perpignanais.

Mais accrochez-vous, car le 7 décembre, la ville nous gâte avec la « Parade Blanche », une version soi-disant « artistique et onirique ».

Les acrobates sur échasses, tous vêtus de blanc, feront rêver petits et grands – et la mairie enjoint même les spectateurs à se parer d’un bonnet blanc ou d’un accessoire immaculé. On nous promet des ballets gracieux, des numéros de voltige « féériques »… On se croirait presque au Moulin Rouge ! Mais n’allez pas vous imaginer une production hollywoodienne, non : ici, c’est « local » avant tout, alors préparez-vous à du fait-maison, un peu bancal, mais bien d’chez nous.

Les organisateurs jubilent en annonçant des chiffres qui feraient rougir la fête de la bière à Munich : 12 000 badauds l’an dernier pour la première parade, et jusqu’à 25 000 pour la seconde !

Les troupes de fans viendront de loin pour admirer ce spectacle, et si on n’en peut plus de fierté en voyant nos rues prises d’assaut, c’est bien parce qu’on a tous besoin d’un peu de rêve. Bref, Noël à Perpignan, c’est la magie de l’authenticité populaire et du bon goût rustique – avec en prime l’assurance que, chaque année, on y reviendra avec le même émerveillement naïf.

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10 novembre 2024 7 10 /11 /novembre /2024 18:29

Nom d’un petit bonhomme, c’est pas hier qu’il faisait frais à Perpignan ! Non, c’était le feu du diable, un brasier en goguette ! Avec leurs slogans « Ni Francia, ni Espagna, pèro Catalunya ! » qui claquent comme des gifles, ils étaient tous là, les bougres, banderoles au vent, drapeaux sang et or brandis comme des trophées. Pas des mauviettes, non ! De la Catalogne, ils sont venus en meute pour secouer la poussière des siècles et souffler un vent de révolte digne de ce nom.

Le coupable de tout ce tralala ? Un vieux bout de parchemin, signé un certain 7 novembre 1659, qui a fait des Pyrénées la frontière à jamais de deux mondes.

Et, sacré nom d’une pipe, ils en ont gros sur la patate, ces Catalans ! Surtout Jordi Delgado, le Barcelonais à la mine décidée, qui attend, planté là, Place de Catalogne comme un gladiateur prêt au combat. "Ce qu’on veut ? Redonner du jus à la fraternité entre Catalogne du Nord et du Sud !" qu’il dit. Et pas avec des fleurs, avec des tambours, de la gralla, et des sacs de gemecs – que le diable m'emporte si je sais ce que c’est, mais ça réveille les morts !

Et là, vous croyez que ça s’arrête ? Non, mon pote ! T’as Joan, le Breton, venu de la lointaine terre d’Armor, un « ami de tous les peuples », qu’il se présente.

Il est là, en première ligne, pour défendre la langue, les sons, l’âme catalane ! Et puis il y a Jordi Recorda, un autre enragé, qui prêche pour son catalogue à lui : « Pour qu’on parle catalan, les gars ! Pas pour qu’on se contente de le fredonner le dimanche…»

Ausias, un Roussillonnais enragé, est là avec sa marmaille, prêt à mordre s’il le faut. "Chez nous, c’est à peine 7 % d’écoles bilingues !

En Pays Basque, ils sont à 50 %, et en Alsace ils se battent pour trois heures par semaine ! Et nous, qu’est-ce qu’on devient, hein ?" qu’il râle, les yeux remplis d’étincelles. Ce que ça lui coûte ? Tout ! Le voilà qui rêve d’un thème, d’une ligne commune pour toute cette manif qui gronde, pour pas se disperser à tout vent – mais bon, faut croire que les slogans, c’est comme les chapeaux, ça tient comme ça peut.

Les voilà tous à battre le pavé, en rangs serrés, les vieux et les jeunes, ceux du coin et les expatriés, comme Cristian et Maxime, deux Parigots dans l’âme mais Catalans dans le cœur. L’un se la joue fier-à-bras avec son tee-shirt sang et or, l’autre feuillette un manuel de catalan, pour essayer de choper les mots qui s’échappent dans l’air comme des envolées de cuivres.

Au bout du cortège, tout derrière, Joseph Vidalou, vieux de la vieille, patriarche de la cause catalane.

Lui, il a fondé la Fédération de défense de la langue catalane il y a quarante ans, et il en a vu des flammèches et des coups de grisou. Il avance, tout en marmonnant que « la mondialisation a tout bousillé, que tout s’effrite, que tout s’efface » – mais bon, peut-être qu’un miracle arrivera et que cette manif lui donnera raison.

Enfin, après deux bonnes heures de défilé en couleurs, drapeaux au vent, ils finissent par s’amasser devant la préfecture. Et là, comme une armée d’insoumis, ils lèvent un Castell, la tour humaine qui grince et fléchit mais ne casse jamais, une sorte de pied-de-nez ultime aux lois, aux rois, et au traité d’il y a 400 ans. Bref, du grand spectacle, du genre à te faire dresser le poil, même si t’es pas Catalan.

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10 novembre 2024 7 10 /11 /novembre /2024 17:51

   " Le plan sècheresse n'est pas un arrosage."

Prix de l'humour politique 1990. (Ministre de l'Agriculture) de Henri Nallet

    "Après la sècheresse, la pluie tombe comme des applaudissements."

Félix Leclerc

Ah, qu'il y en a gros, qu'il y en a gros ! Voilà qu’ils tirent tout au canon, les bonimenteurs d’en-haut ! Jérôme Bolte, vice-président d’Agissons pour le pays Catalan, en direct pour L’Archipel contre attaque, vous cause gras, bien gras, Messieurs-Dames ! Ce n’est plus qu’une rigolade : faut-il, oui ou non, des piscines d’eau salée pour que les terriens se sentent marins d'eau douce, qu’ils trempent à leur guise comme chez les Frères de la Côte ?

L’eau, mes bons amis, voilà le nerf de la guerre. Une flotte qui nous manque, un ruisseau qui se tarit, et voilà nos vallées toutes serrées du gosier, qui trinquent, par pitié, quand les bassins de nos touristes plouffent et renvoient le ciel à grand fracas !

Et on nous raconte que tout ça, c’est pour le bonheur des visiteurs, de la bonne économie nationale – qu’il paraît ! Mais quand les bassins privés s’étiolent et que la bêche des maraîchers boit la poussière, allez donc expliquer ça, Monsieur le Président, à ceux qui ici n’ont plus que les yeux pour pleurer !

Eh bien oui, il faut se lancer, Monsieur le Président ! Ouvrir les réseaux d’eau de mer, arroser le tourisme comme on ferre les bancs de poissons.

Ça s’est fait ailleurs ! Aqualandia, en Espagne, ne jure plus que par l’eau de mer, allez voir par vous-même si vous ne me croyez pas ! Link lien au fil de l'eau

À Canet-en-Roussillon, on draine déjà sous le sable, on alimente l’aquarium avec l’eau de la mer. Mais pour nous autres, pauvres hères des Pyrénées Orientales, c’est encore la disette.

Et puis regardez, Monsieur le Président, l’Agence régionale de santé ne se gêne pas pour nous dicter : trente litres d’eau pour chaque baigneur, à changer tous les jours ! Et les spas qu’il faut vidanger chaque semaine, les pédiluves, c’est journalier – quel gaspillage. Des litres d’eau douce gaspillés, pendant qu’on serre les vannes ! On doit se saigner en restrictions d’un côté, et de l’autre, ça coule comme un robinet cassé. Ah, c’est qu’elle est douce, la gabegie.

Un plan Marshall, Monsieur le Président ! Un plan Marshall pour l’eau, voilà ce qu’on réclame. Les militants d’Agissons s’y engagent tout cœur battant, prêts à réunir tout ce que le pays compte d’élus locaux, de professionnels de l’eau et du tourisme pour faire entendre raison, au nom du peuple sec et désolé des Pyrénées Orientales. Pour que les quelques gouttes qui nous restent ne soient plus volées par l’orgie touristique. Une telle infrastructure, on en serait les pionniers, les expérimentateurs pour la France entière.

On en appelle à vous, Monsieur le Président, que l’État prenne les rênes pour que l’eau de mer devienne l’avenir de nos côtes. Les élus, les citoyens attendent, se dessèchent, en prient, pour que l’État soit le fleuve providentiel qui irrigue le bon sens de la vie. Car, Monsieur le Président, ici-bas, l’eau douce, on n’a plus les moyens de la regarder comme un luxe, ni pour les parcs aquatiques, ni pour les hôtels de bord de mer, ni pour les piscines.

 


Monsieur Joan Nou

agissons66@gmail.com
Le 09 Février 2024
Objet : Projet de conversion de l’aqua-tourisme côtier à l’eau de mer.

"Monsieur le Président de la République Française. ,
Je soussigné, Jérôme Bolte, vice-président du mouvement Agissons, ai l’honneur de
vous adresser ce courrier dans le but de sensibiliser l’appareil d’Etat au projet que
nous ambitionnons de voir éclore dans le département des Pyrénées Orientales et,
in extenso, dans toutes les régions côtières du territoire: la création de réseaux de
distribution d’eau de mer pour les complexes touristiques de stations balnéaires.
Vous ne devez pas ignorer, Monsieur le Président, que les Pyrénées Orientales sont
lourdement frappées par la sécheresse depuis plus de deux ans. Très à l’écoute de
nos concitoyens, force est de constater que des conflits d’usage pour l’eau
apparaissent à mesure que la ressource tarit et que les restrictions se multiplient.
Le monde agricole se heurte aux opérateurs de tourismes tandis que les particuliers
se sentent seuls appelés à la sobriété.
Alors que la saison estivale s’achève, le contexte hydrique ne s’améliorant pas
malgré quelques épisodes pluvieux, l’inquiétude monte quant au maintien du plan
d’austérité hydrique préfectoral. Même si le tourisme est un enjeu économique
majeur, beaucoup de vos concitoyens n’admettent pas les restrictions dans leur
culture potagère ou l’utilisation de leur piscine, quand les parcs aquatiques et les
piscines des hôtels, campings, tournent à plein régime et à la douce, parfois à moins
de cent mètres de la mer.
Certes l’Etat, par les biais de l’Agence de l’eau, et les collectivités locales engagent
des investissements pour le développement de la réutilisation des eaux usées, ce qui
nous permettra d’économiser la précieuse ressource ; pour autant, cela ne règle pas
la problématique de l’utilisation d’eau douce dans l’aqua-tourisme côtier qui devient
une aberration au regard du changement climatique.
Une solution nous parait évidente, c’est l’objet de ma missive, développer le captage
et la distribution d’eau de mer. Des exemples existent comme le parc Aqualandia à
Benidorm, sur la Costa Del Sol espagnole dont l’eau de mer est la seule ressource.
Dans notre département, à Canet en Roussillon, des drains ont été posés sous la
plage afin d’alimenter l’aquarium Marin d’Oniria.
L’agence régionale de santé recommande qu’à chaque baigneur 30 litres d’eau
soient remplacées, que les pédiluves soient vidés quotidiennement et les spas de
façon hebdomadaire ; cela ajouté aux projections et à l’évaporation, ce ne sont pas
loin de 25 litres au m2 d’eau douce qui sont gaspillés chaque jour dans les piscines
touristiques de bord de mer. Notre projet, peut mettre un terme à ce gâchis.
Permettez-moi d’ajouter, monsieur le Président, que la création d’une telle
infrastructure permettrait également d’approvisionner des unités de dessalement
sur lesquelles beaucoup d’élus locaux tablent pour l’avenir.
Monsieur le Président, la mission Racine de 1963 a développé les infrastructures
idoines pour l’accueil de la manne touristique dans les départements
méditerranéens. Aujourd’hui, les élus locaux et vos concitoyens plaident pour que
l’exécutif prenne un plan Marshall pour l’eau qui nous fait cruellement défaut.
Le mouvement Agissons en appelle à votre autorité afin que notre projet
d’adduction d’eau salée pour l’aqua-tourisme côtier soit un pan de ce plan Marshall
pour l’eau. Les militants d’Agissons et moi-même sommes très conscient des coûts
importants de ce projet tant pour la création de captages, le déploiement de la
distribution mais aussi l’accompagnement des opérateurs de tourisme dans
l’adaptation de leurs installations.
Monsieur le Président, le mouvement Agissons, est prêt à organiser un colloque
avec les collectivités locales, les professionnels de l’eau et du tourisme, mais rien ne
verra le jour sans que l’Etat impulse sa volonté dans le sens de ce projet. J’insiste
pour que notre département, le plus touché par la désertification, soit un pilote en
la matière.
En attendant un engagement fort par retour de mon courrier, veuillez agréer,
Monsieur le Président, l’expression de mes respectueuses salutations.
Jérôme Bolte, Vice-Président Agissons."

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7 novembre 2024 4 07 /11 /novembre /2024 20:18

Je surfais sur les réseaux, lorsque je vis passer un article sur "Made in Perpignan" qui énoncé : "📺 Sortie le 25 octobre 2024 sur la plateforme de streaming Netflix, cette série espagnole situe l'histoire de son 4e épisode à Toulouse. Mais en réalité, le tournage s'est déroulé à Perpignan"

Me revint alors, la phrase de Guy Debord "Dans la société du spectacle" : "Dans un monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux."

Par extension du domaine de la lutte, la phrase de Jordi Vidal met un point final à l'analyse de cette situation :"La société du chaos n’a pas de valeur : elle se contente de les mettre en scène.”

La société du spectacle dans la queue de sa comète devient confusionnelle ...

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7 novembre 2024 4 07 /11 /novembre /2024 15:51

Le 7 novembre, en pleine Diada de Catalunya Nord, nous avez l'opportunité de suivre deux interviews captivantes entre Esteve Vaills et Marie Costa, diffusées en direct sur L'Archipel Contre-Attaque. Cette émission radio s'est tenue dans un contexte particulier, car cette année, l'anniversaire du Traité des Pyrénées, signé en 1659,

Le Traité des Pyrénées, qui a scellé la séparation historique de la Catalogne en deux après 25 ans de guerre entre la France et l'Espagne, continue de diviser. 365 ans après sa signature, ce traité fait toujours débat parmi les militants catalanistes, particulièrement dans le Roussillon, où l’on déplore les conséquences de cette partition : une région marquée par le chômage, un sentiment de déclin et une situation politique complexe, surtout depuis que Perpignan est tombée dans le giron de l'extrême droite. En revanche, la Catalogne du sud, sous la gouvernance de Barcelone, semble prospérer, renforçant le fossé entre les deux parties de la Catalogne historique.

Dans ce contexte, l’archipel de l’émission permis de revenir sur les débats autour de l’identité catalane et de la mise en location les pratiques culturelles et politiques

Lors de l’interview d’Esteve Vaills, qui se trouvait en direct du Cochon Hardi, une discussion s’est ouverte sur son rapport personnel à cette identité.

Loin d’être une simple réflexion sur le passé, ce débat a pris une tournure plus philosophique, lorsqu'Esteve a évoqué les perceptions que l'on peut avoir de l'identité catalane et les enjeux culturels transfrontaliers à travers une lecture contemporaine de la "caverne de Platon". Cette allégorie, de l'idée de liberté à la critique de la société, a servi de point de départ pour une analyse des relations complexes entre les cultures et leurs histoires partagées.

Le dialogue a ensuite glissé vers des sujets plus, spécifiques comme les les émeutes de Perpignan de 2005, un évènement qui, selon Esteve Vaills, n’a jamais véritablement eu lieu, mais qui symbolise un moment où la tension sociale était prête à exploser. Une vision critique de ces événements a émergé, en soulignant que, bien que perçues comme violentes, ces émeutes ont été davantage un symptôme de problèmes sociaux sous-jacents, que l’on a tenté de politiser pour des raisons bien différentes.

De son côté, Marie Costa, en direct de sa mairie d’Amélie-les-Bains, a abordé la question des mouvements régionalistes et transfrontaliers dans le cadre des universités d'été d’Unitat Catalana.

La discussion a pris un tour plus politique lorsqu’elle a parlé de la situation actuelle de la Catalogne Nord et des tensions croissantes avec l’État français. Marie a également évoqué les difficultés auxquelles se heurtent les militants pour promouvoir la langue et la culture catalanes, ainsi que les obstacles juridiques comme la décision du tribunal de Montpellier contre les maires des Pyrénées-Orientales qui souhaitent utiliser le catalan dans les conseils municipaux. Elle a également abordé les demandes des militants régionalistes d'extrême droite pour plus d'autonomie, un sujet sensible au sein du mouvement catalaniste.

Ces deux interviews ont offert une perspective enrichissante sur la manière dont l'identité catalane se vit de part et d'autre de la frontière et ont permis d’illustrer les divergences internes au sein du mouvement catalaniste, entre ceux qui prônent un modèle plus radical et ceux qui misent sur un rapprochement pacifique et pragmatique.

Ces réflexions viennent rappeler que, plus de trois siècles après la signature du Traité des Pyrénées, les tensions autour de l’identité catalane et de sa place dans l’État français restent vives, notamment à Perpignan, où l’histoire se mêle aux enjeux politiques contemporains.

Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
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Diada, le mandéla day des catalans: histoire d'une identité 2 regards Esteve Vaills et Marie Costa ! interviews par Nicolas Caudeville
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