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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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31 août 2025 7 31 /08 /août /2025 12:40

"Votre réalité n’est pas la mienne. La vôtre n’est qu’une illusion que votre perception a figée."

"Le Science-fictionnaire" Philip K. Dick

Visa pour l’Image 2025 : Le chant du signe du photoreportage ou un reliquat folklorique sous les sunlights de Perpignan ?

Nous ne partageons plus que des lieux communs, parce que nous pensons qu'on y prend aucun risque...

Perpignan, août 2025. La 37e édition du festival international du photojournalisme *Visa pour l’Image* s’ouvre dans un décor de carte postale catalane, entre le cloître médiéval du Campo Santo et les murs patinés du Couvent des Minimes. Du 30 août au 14 septembre, la ville accueille 26 expositions, deux invitées, et six soirées de projection où s’étalent les convulsions du monde : guerres, crises climatiques, migrations, révoltes. Des images saisissantes, signées par des noms comme Saher Alghorra (Visa d’or humanitaire 2025 pour son travail sur Gaza) ou Alfredo Bosco (Visa d’or Rémi Ochlik pour la crise du captagon en Irak). Pourtant, sous les flashes et les discours laudateurs, une question gratte comme une écharde : le photoreporter, cet artisan du réel, est-il encore un héraut de la liberté ou un vestige pittoresque, un rempailleur de chaises toléré dans un monde saturé d’images ? Et que dire de ce festival, où les politiques locaux et nationaux viennent parader lors des soirées d’inauguration, levant leurs verres à une prétendue liberté de la presse, tandis que Perpignan savoure son tourisme tardif ?[](https://madeinperpignan.com/perpignan-festival-visa-pour-l-image-2025-37e-edition-photojournalisme-programme/)[](https://www.2e-bureau.com/projets/37e-visa-pour-limage-perpignan/)

 Le photoreporter, héros ou dinosaure ?
Jadis, le photoreporter était un aventurier de l’ombre, armé de son Leica argentique, risquant sa peau pour ramener des clichés qui secouaient les consciences. Robert Capa sur les plages de Normandie, Don McCullin dans les ruines de Beyrouth : ils incarnaient une vérité brute, gravée sur pellicule. Mais l’ère numérique a tout bouleversé. L’appareil photo, hier outil d’élite, est aujourd’hui dans chaque poche, vomissant des milliards de selfies et de stories Instagram. Les banques d’images comme Getty ou Shutterstock inondent le marché de visuels standardisés, tandis que l’intelligence artificielle génère des photos si réalistes qu’elles trompent même les experts. Jean-François Leroy, directeur de *Visa pour l’Image*, martèle que son festival montre « des images faites par des humains, pas par l’IA ». Mais dans un monde où l’IA peut simuler une guerre en Ukraine ou une famine au Sahel en trois clics, le photoreporter n’est-il pas réduit à un rôle de figurant, un artisan d’un temps révolu, comme le forgeron face à l’usine ?

La crise du magazine papier n’arrange rien. *Life*, *Paris Match*, *National Geographic* : les temples du grand reportage s’effritent, asphyxiés par la baisse des ventes et la concurrence des réseaux sociaux. En 2023, le tirage moyen des magazines français a chuté de 20 % en dix ans, selon l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias. Les rédactions, à court de budget, envoient moins de reporters sur le terrain, préférant piocher dans les flux d’images amateurs ou les algorithmes. Le photoreporter, lui, doit mendier des bourses – comme les 150 000 euros distribués à *Visa* – pour financer ses projets. Et quand il revient, ses images, aussi puissantes soient-elles, se noient dans le tsunami visuel des smartphones. Un cliché de Gaza signé Saher Alghorra peut-il rivaliser avec un TikTok de chaton ou une pub ciblée par IA ?[](https://madeinperpignan.com/perpignan-festival-visa-pour-l-image-2025-37e-edition-photojournalisme-programme/)[](https://leclaireur.fnac.com/evenement/cp67843-la-fnac-aime-le-festival-international-du-photojournalisme-visa-pour-limage/)

 Les soirées d’inauguration : champagne et hypocrisie

Et puis il y a les soirées d’ouverture, ces grand-messes où les « grands fauves » de la politique locale et nationale – maires, préfets, élus d’Occitanie et même quelques ministres en quête de visibilité – se pressent pour trinquer à la liberté de la presse. Le 30 août 2025, l’inauguration au Campo Santo promet d’être un ballet d’autocongratulation, sous les projecteurs d’un écran géant de 24 mètres de large. On y parlera de l’importance du journalisme, de la vérité, du courage des photoreporters. Mais derrière les flûtes de champagne, quel goût a vraiment cette liberté ? En 2024, Reporters sans frontières classait la France 24e sur 180 pour la liberté de la presse, plombée par les pressions économiques et les violences contre les journalistes lors des manifestations. À Perpignan, on préfère fermer les yeux, célébrer l’image sans interroger le système qui l’étouffe. Les politiques, si prompts à louer *Visa pour l’Image*, sont les mêmes qui votent des budgets faméliques pour la culture ou laissent les rédactions se vider. La liberté de la presse ? Une belle formule pour un apéritif mondain.[](https://www.artistikrezo.com/agenda/visa-pour-limage-2025-lessence-du-photojournalisme-a-decouvrir-a-partir-du-30-aout-a-perpignan.html)[](https://www.2e-bureau.com/projets/37e-visa-pour-limage-perpignan/)

Une anecdote révélatrice : en 2014, un photoreporter anonyme, exclu du festival pour avoir critiqué son « élitisme », racontait dans un blog avoir vu un député local s’extasier devant une photo de guerre… avant de demander si elle était « retouchée sur Photoshop ». Cette année-là, le festival avait déjà frôlé la polémique lorsque des sponsors privés, dont une marque de matériel photo, avaient tenté d’influer sur la sélection des exposants. Jean-François Leroy avait dû monter au créneau pour défendre l’indépendance du festival. Mais en 2025, avec des partenaires comme la Fnac ou Canon, la question reste : *Visa* est-il un bastion de la vérité ou une vitrine bien huilée pour les industriels de l’image ?[](https://leclaireur.fnac.com/evenement/cp67843-la-fnac-aime-le-festival-international-du-photojournalisme-visa-pour-limage/)

Tourisme et silence complice
Perpignan, ville de 120 000 habitants, s’anime chaque septembre grâce à *Visa pour l’Image*. Les 240 000 visiteurs attendus en 2025 rempliront les hôtels, les restaurants et les ruelles du centre historique. L’office de tourisme ne s’y trompe pas : le festival est une manne, un argument pour vendre la « rayonnante » Catalogne française. Mais à quel prix ? Critiquer l’utilité publique de *Visa*, c’est risquer de froisser les élus locaux, qui brandissent l’événement comme un totem de prestige. En 2022, un conseiller municipal d’opposition avait osé suggérer de réduire le budget du festival pour financer des écoles. La réponse ? Un tollé, et des accusations de « mépris pour la culture ». Depuis, silence radio. Questionner *Visa*, c’est toucher à l’économie touristique, à l’image d’une ville qui se rêve en capitale culturelle. Alors on se tait, et les images, si dérangeantes soient-elles, deviennent un décor inoffensif, une attraction comme une autre.[](https://www.perpignantourisme.com/agenda/37%25E1%25B5%2589-edition-festival-visa-pour-limage/)

Un sursaut d’espoir ?
Pourtant, *Visa pour l’Image* résiste. Les expositions, gratuites et ouvertes de 10h à 20h, continuent d’attirer un public fidèle, des scolaires aux passionnés. Les rencontres avec les photoreporters, comme celles prévues du 15 au 26 septembre pour 20 000 élèves, rappellent que l’image peut encore éduquer, bousculer. Des travaux comme celui de Cynthia Boll sur la migration de la capitale indonésienne ou de Jean-Louis Courtinat sur 40 ans de photographie sociale prouvent que le photoreportage sait encore raconter le monde avec une profondeur que l’IA ne peut égaler. Mais pour combien de temps ? Dans un univers où la vérité se dilue dans les algorithmes et où les politiques jouent les mécènes d’un soir, le photoreporter risque de devenir un totem folklorique, applaudi mais ignoré.[](https://www.mairie-perpignan.fr/lettre-information/articles/visa-pour-limage-37eme-festival-international-du-photojournalisme)[](https://www.2e-bureau.com/projets/37e-visa-pour-limage-perpignan/)

 À Perpignan, *Visa pour l’Image* 2025 sera une fête de l’image, mais aussi un miroir des contradictions de notre époque. Entre courage des reporters et récupération politique, entre vérité crue et tourisme opportuniste, le festival oscille. Le photoreporter, lui, reste un artisan du réel, mais un artisan fragilisé, cerné par l’IA, la crise des médias et l’indifférence des masses. Alors, levons nos verres à la liberté de la presse, mais gardons un œil ouvert : dans ce monde saturé d’images, la vérité est un luxe qui se paie cher.

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29 août 2025 5 29 /08 /août /2025 21:18

"Depuis le temps que je patiente
Dans cette chambre noire,
J’entends qu’on s’amuse et qu’on chante
Au bout du couloir."

"Mais cette place est sans issue,
Je commence à comprendre."

"Est-ce que ce monde est sérieux ?"

"J’en ai poursuivi des fantômes"

"Ce soir, la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles."

 

Paroles de la chanson "La Corrida" par Francis Cabrel

On apprend dans l'indépendant, le journal à capital Toulousain à destination des Catalans, dans un entretien réalisé par la "Léah Salamé" d'ici au nom à consonance d'un samouraï enterré à Amélie les bains : Nomura Kosaburo ! Donc, dans une interview de la la tripette réunie LFI / Verts / Génération (#MyléneFarmer) les mêmes dont j'attends l'interview sûrement pour 2032 que :""Quand Louis Aliot décide d’armer les policiers, nous faisons le choix de l’éducation", assurent Insoumis et Écologistes à la veille de la rentrée scolaire" : par la voix de Francis Daspe (LFI) ; Christian Bousquet (Génération. s), Mickaël Idrac, (LFI), Monique Hernandez (LFI) et Jean-Pierre Dalfau (écologistes). Michel Clementz" parce que, quand même (he oui, mine de rien !) "Insoumis, Écologistes et Génération.s, ont structuré leur liste "Perpignan Changez d’air" pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026. À la veille de la rentrée scolaire, ils révèlent leurs propositions pour l’éducation." #vasteprogramme

Des gens censés se mettre en scène dans des partis "rebelles", ne recherchent que des interviews dans la presse "mainstream" pour qui l'interview politique n'a le niveau que d'un QCM, ce qui comporte moins de risque qu'une personne ayant un certains niveau universitaire. Des 2 côtés du micro, "on fait comme-ci", réduisant la représentation des enjeux politiques pour les élections municipales (très pâles) de Perpignan 2026 pour mars prochain, à une petite dînette, avec des couverts en bambou.

Un jeu infantile qui consiste à dire qu'Aliot est méchant parce qu'il arme la police (celle-là même "qui tue" selon la LFI) et paraphrasant Victor Hugo "ouvrir des écoles pour fermer des prisons !". Mais chez cette jeune "garde rouge" politique, lorsqu'il parle éducation", ne pensent-ils pas plutôt à des camps de "rééducation": comme dans leur dernière université d'été. Il semble que la presse locale à laquelle ils acceptent de répondre, en plus de la vitrine officielle, ne leur offre pas la contradiction (qu'ils ne supporteraient pas) anciennement parti anti-calotin, il pourrait dire désormais "Les nouveaux calotins, c'est nous": tant ils ne déversent pas tant un discours politique qu'une messe pour le temps présent ! 

Le maire RN , désormais avec soucis de l'étiquette (parce que tout a un prix) , les remercie pour l'esprit de division qui va permettre de le faire ré-élire. Staline aurait sûrement commenté "la gauche combien de divisions, même dans l'oignon (parce qu'il fait la farce) !"

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27 août 2025 3 27 /08 /août /2025 19:16

Dans le quartier gitan de Saint-Jacques, à Perpignan, ça sent la révolte, la poussière des gravats et le feu de la colère ! Trois proprios du coin, le sang bouillant et les poings serrés, ont décidé de traîner la Ville en justicia devant le tribunal administratif de Montpellier. La date du grand barouf ? Ce vendredi 29 août 2025. Au cœur de la tempête : la démolition sauvage, ordonnée par la mairie de Louis Aliot, de six baraques rue Llucia, le 13 janvier 2023. Un des plaignants pleure encore ses logements réduits en miettes sous les pelleteuses. Les deux autres, propriétaires de bâtisses voisines, pas rasées mais déclarées "inhabitables" d’un coup de stylo municipal, crient au scandale. Ces gadjés de la mairie ont foutu le feu aux poudres, et les gens de Saint-Jacques, avec leur cœur gitan et leur fierté à fleur de peau, comptent bien faire danser le tribunal au son de leur révolte. Mais attention, ce clash pourrait bien faire vaciller Louis Aliot, le maire RN, à l’approche de sa réélection en mars 2026. On décortique l’affaire, des murmures sur les réseaux sociaux à l’historique du quartier, en passant par les enjeux politiques, avec du style et du nerf, façon gitan !

 

Contexte et historique : Saint-Jacques, un quartier à cran

Saint-Jacques, c’est le pouls de Perpignan, un labyrinthe de ruelles où bat le cœur de la communauté gitane. Ce coin, avec ses immeubles anciens et son âme fière, c’est pas juste des briques, c’est une histoire, une culture, un peuple. Mais depuis des décennies, Saint-Jacques est dans le collimateur des plans d’urbanisme. Les démolitions de janvier 2023 rue Llucia, ordonnées par la mairie d’Aliot, s’inscrivent dans un projet de "rénovation" qui fait grincer des dents. Six immeubles, jugés insalubres par la Ville, ont été rasés sans crier gare, laissant des familles et des proprios sur le carreau. Pour la mairie, c’était une question de sécurité. Pour les habitants, c’est un bulldozer qui piétine leur passé et leur présent.

Ce n’est pas la première fois que Saint-Jacques est secoué. Dans les années 2000, sous les mandats d’autres maires, des projets de réhabilitation ont déjà fait descendre les gens dans la rue, avec des accusations de "gentrification" et de mépris pour la communauté gitane. Quand Louis Aliot, premier maire RN d’une ville de cette taille, prend les rênes en 2020, il promet sécurité et renouveau. Mais son plan pour Saint-Jacques, avec ses démolitions et ses arrêtés musclés, passe mal. Les habitants y voient une tentative de les pousser dehors pour faire place à des projets immobiliers juteux. Ce procès, où trois proprios réclament justice, c’est pas juste une histoire de pierres : c’est un cri pour l’âme de Saint-Jacques.

Le procès : un pavé dans la mare d’Aliot

Ce vendredi 29 août 2025, le tribunal administratif de Montpellier va plonger dans ce dossier brûlant. Les trois plaignants, armés d’avocats qui ont les crocs, contestent la légalité de l’arrêté municipal de 2023. Pour l’un d’eux, la destruction de ses logements, c’est une perte sèche : des murs qui valaient de l’or en souvenirs et en revenus, partis en fumée. Les deux autres, propriétaires de baraques voisines, se battent contre la décision de la mairie qui a frappé leurs immeubles du sceau "inhabitable", les privant de loyers et les laissant dans la mouise. Ils accusent la Ville d’avoir agi à la va-vite, sans concertation ni respect des procédures. Si le tribunal donne raison aux plaignants, la mairie pourrait se retrouver à payer des indemnités qui piquent, et l’image d’Aliot, déjà entachée par d’autres casseroles, en sortirait encore plus cabossée.

 

Les réseaux sociaux : un brasier qui flambe sur X

Sur X, l’affaire des démolitions de Saint-Jacques fait l’effet d’une grenade dégoupillée. Les posts s’enchaînent, et Perpignan est coupé en deux camps qui s’écharpent à coups de mots et d’emojis. Les soutiens d’Aliot, souvent proches du RN, applaudissent sa main de fer. Un utilisateur balance : « Aliot fait le ménage à Saint-Jacques, et c’est pas du luxe ! Des taudis qui menacent de s’écrouler, il faut du courage pour agir. Respect ! » Un autre en rajoute : « Les proprios qui râlent, c’est ceux qui louent au black et laissent le quartier pourrir. Aliot, tiens bon ! » Ces messages, souvent likés par des comptes aux couleurs bleu-blanc-rouge, montrent que la base électorale d’Aliot le soutient encore, voyant en lui un maire qui ose s’attaquer à l’insalubrité.

Mais en face, c’est la furia. La communauté gitane et les opposants politiques montent au créneau. Un post, partagé des centaines de fois, clame : « Aliot détruit nos maisons, notre histoire, pour faire place aux promoteurs. Saint-Jacques, c’est pas un Monopoly pour les riches ! » Une voix du quartier, anonyme mais vibrante, lâche : « Nous, les Gitans, on est chez nous ici. Aliot veut nous virer pour des apparts de luxe. En 2026, on va lui montrer la sortie ! » Les hashtags #SaintJacquesResiste et #AliotDehors commencent à faire du bruit, accompagnés de photos des démolitions et de slogans en catalan. Des vidéos circulent aussi, montrant des habitants en larmes devant les gravats. Cette colère numérique pourrait bien se transformer en mobilisation dans les urnes.

Impact sur la réélection d’Aliot en mars 2026

Louis Aliot, porté au pouvoir en 2020 sur une vague RN et une alliance des droites, joue gros avec ce procès. Sa réélection en mars 2026, bien que vue comme probable par certains, est loin d’être un chemin pavé de roses. Voici pourquoi cette affaire pourrait lui coûter cher :

1.Une image judiciaire en péril : Aliot traîne déjà une condamnation de mars 2025 pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires du RN. Trois ans d’inéligibilité, suspendus par un appel, pèsent comme une épée de Damoclès. Comme le souligne Emmanuel Négrier, politologue à l’université de Montpellier, « cette condamnation, même en appel, fragilise Aliot. Une nouvelle défaite judiciaire à Saint-Jacques renforcerait l’image d’un maire aux méthodes brutales et juridiquement bancales. » Si le tribunal donne raison aux plaignants, les indemnités pourraient grever le budget municipal, et l’opposition aurait un argument en or pour le peindre comme un gestionnaire irresponsable.

2. La communauté gitane, un électorat qui peut faire mal : Saint-Jacques, avec sa forte population gitane, représente un réservoir de voix non négligeable. En 2020, Aliot avait su séduire une partie de cet électorat avec des promesses de sécurité et de modernisation. Mais les démolitions de 2023, perçues comme une attaque contre leur identité, ont retourné une partie du quartier contre lui. Les posts sur X montrent une communauté en ébullition, prête à se mobiliser. Des figures locales, comme des associations culturelles gitanes, pourraient galvaniser les habitants pour voter contre Aliot. Perdre Saint-Jacques, c’est risquer un revers dans une ville où chaque voix compte.

3. Une opposition qui sent le sang : Depuis 2024, un front anti-Aliot se structure, réunissant des écologistes, des socialistes et des centristes. L’affaire Saint-Jacques leur donne du grain à moudre. Des figures comme Agnès Langevine (EELV) ou Clotilde Ripoull (centriste), qui avaient défié Aliot en 2020, pourraient capitaliser sur le mécontentement. Sur X, des comptes liés à l’opposition appellent à des rassemblements devant le tribunal ce vendredi, signe que l’affaire devient un symbole. Si le verdict est défavorable à la mairie, l’opposition pourrait en faire un étendard pour 2026, accusant Aliot de mépriser les plus modestes.

4. Un bilan en demi-teinte : Aliot mise sur son image de maire qui agit, avec des projets comme la rénovation du centre-ville ou le renforcement de la police municipale. Mais Saint-Jacques pourrait devenir son talon d’Achille. Si les habitants se sentent dépossédés, et si les réseaux sociaux continuent d’amplifier leur colère, le maire risque de perdre le soutien des classes populaires qu’il a courtisées. Comme le note un politologue local sur X, « Aliot a voulu faire de Perpignan une vitrine du RN. Mais en touchant à Saint-Jacques, il a réveillé un tigre. »

 

Et après ?

Ce procès, c’est plus qu’une bataille juridique : c’est un test pour Aliot. S’il gagne, il pourra clamer qu’il agit pour le bien commun, même si ça grince. S’il perd, c’est un coup dur, financier et symbolique, qui pourrait galvaniser ses adversaires. À Saint-Jacques, on n’oublie pas, et la mémoire gitane est tenace. En mars 2026, quand les urnes parleront, les gravats de la rue Llucia pourraient bien peser lourd. Parole de gitan, ça va swinguer sec !

 

Ce petit point de sang Gitan : être et devenir une femme gitane aujourd'hui par Yoanna Rubio La question de la construction d'une identité gitane catalane, nous a amené à nous interroger sur les modalités d'une construction identitaire prise dans le champ plus large constitué par le triangle Payous/Tsiganes/Gitans.

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27 août 2025 3 27 /08 /août /2025 13:19

“L'homme génétique nouveau pourra parler aux mouches.”
Ben / Libération - A quoi pensez-vous ?

Avec pas mal de rencontre, Claude Viallat, Jean-Luc et Titi Parant, Gao Xinjian, Marcel Alocco, Tremlett, Gilbert Lascault, Cueco, Serge Pey, Takesada Matsutani, Albert Merz, Claude Massé....etc etc

 

À Elne, dans les Pyrénées-Orientales, un homme orchestre une symphonie de papier, d’encre et de liberté : **Richard Meier**, éditeur, imprimeur, plasticien, écrivain, et surtout inventeur. À la tête de **Voix Éditions**, il sculpte des livres d’artistes qui ne se contentent pas d’être lus, mais vécus, palpés, dépliés, contemplés. Ce Lorrain d’origine, ancré dans le sud, a fait de son atelier un laboratoire où le livre devient une scène, un espace de confrontation entre le texte et l’image, un objet-expérience qui bouscule les conventions. « Tous ces livres, je les ai imprimés et reliés moi-même. Je les compose comme un chef d’orchestre devant une partition. Ils doivent correspondre à l’artiste, mais ils me ressemblent un peu aussi », confie Meier, avec cette malice qui trahit l’audace d’un créateur insatiable.( regardez pour plus de confort en mode ordinnateur)

Un parcours au fil des avant-gardes

Richard Meier n’est pas un novice. Son parcours est jalonné de rencontres décisives avec des figures des avant-gardes. Il a côtoyé le mouvement **Supports/Surfaces**, collaboré avec l’Allemand Aloys Ohlmann du Gruppe Sieben, et croisé des esprits libres comme Altagor, Di Rosa, Ben, Vodaine ou encore Henri Chopin, pionnier de la poésie sonore. Ces échanges ont forgé son regard et sa pratique, où l’expérimentation est reine. Plasticien avant tout, Meier a fait du livre un terrain de jeu, un espace où la typographie devient un « paysage graphique », où le papier se plie, se déplie, se perfore, se disloque pour mieux révéler l’âme des mots et des images.

Voix Éditions : une aventure de 46 ans

Depuis plus de 46 ans, Voix Éditions, niché au **Lieu Dit Mas Despres** à Elne, produit des objets rares : plus de **600 ouvrages**, des carnets intimes aux collaborations avec des artistes locaux, nationaux et internationaux. Meier y explore des formats audacieux : le **leporello**, ce livre en accordéon qui se déploie comme une fresque, ou les **Firebox**, ces boîtes d’allumettes métamorphosées en supports artistiques. Parmi les œuvres phares, citons la **Collection Canigó**, où 23 artistes réinterprètent le patrimoine des Pyrénées-Orientales, ou encore le leporello monumental de **Sylvie Selig**, reproduction à l’échelle de son tableau *River of no return*, long de 140 mètres, réduit à 21 mètres de pur vertige graphique. Sans oublier les *Grands Pliés* et *Livres lèvres*, signés par des pointures comme Michel Butor, Serge Pey ou Claude Viallat.

Meier ne se contente pas d’éditer, il invente. Il a mis au point l’**alugraphie**, un procédé d’impression unique, et traite la typographie comme une partition visuelle et sonore. « Je privilégie les avant-gardistes, ceux qui remuent le cocotier », aime-t-il dire, un sourire en coin. Ses livres sont des « théâtres topographiques », où le texte et l’image se rencontrent dans une simultanéité qui évoque à la fois la liberté futuriste de Marinetti (*Les Mots en liberté*) et les jeux spatiaux de Perec (*Espèces d’espaces*). Chaque ouvrage est un work in progress, une mise en scène qui brise les cadres pour s’adresser à l’intelligence et à l’émotion du lecteur.

 Une vie d’expositions

Le travail de Meier s’expose autant qu’il se lit. En **2025**, la médiathèque de Perpignan accueille « *La voix qui regarde* » (jusqu’au 8 mai), une rétrospective de 46 ans de création, où l’on peut admirer le leporello de Selig ou les Firebox. En **2023**, l’Enseigne des Oudins à Paris mettait à l’honneur ses recherches sur la typographie et la géographie du livre. En **2018**, l’hôtel Pams explorait ses leporellos dans « *De Job aux Firebox* », et dès **2006**, Perpignan consacrait une première exposition aux éditions Voix. Chaque événement révèle un peu plus l’ampleur de son œuvre, où le livre devient une aventure sensorielle.

 Un artisan de la démesure

Meier ne fait pas dans la demi-mesure. Ses créations jouent avec les formats – boules, broadsheets XXL, pliages inattendus – et les techniques, des perforations aux déstructurations. Son *Journal peint* (2021), illustré en couleurs au format 17 cm, côtoie des projets récents comme ceux avec Fabio Purino, Lydie Planas, ou la performance filmée de Serge Pey et Claire Sulpice, « *La barque de Pierre* », prévue pour avril 2025. Chaque livre est une provocation douce, un défi à la lecture linéaire, une invitation à voir et entendre autrement.

L’âme d’un inventeur

« Mes livres sont des mises en scènes et mises en pages », explique Meier, qui voit dans chaque ouvrage une partition à interpréter. Il se revendique artisan, mais aussi alchimiste, transformant le plomb du papier en or poétique. Ses créations, à la croisée du texte et de l’image, sont des objets vivants, des espaces où l’on entre comme dans un théâtre. À Elne, Richard Meier continue de « remuer le cocotier », faisant de Voix Éditions un laboratoire unique, où l’héritage des avant-gardes rencontre l’audace d’un futur sans limites.


**Site** : [www.voixeditions.com](http://www.voixeditions.com)

*J Met Baran, , chroniqueur des âmes libres et des arts qui dansent hors des sentiers battus.*

Richard Meier, l’alchimiste du livre d’art à Elne !Par  Met Baran, alias En Jaumette  interview par N Caudeville featuring Alain Pottier
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Richard Meier, l’alchimiste du livre d’art à Elne !Par  Met Baran, alias En Jaumette  interview par N Caudeville featuring Alain Pottier
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26 août 2025 2 26 /08 /août /2025 21:25

"On avait 2 sacs bourrés d’herbe, 75 plaquettes de mescaline, 5 feuilles complètes d’acide en buvards, une salière à moitié pleine de cocaïne, une galaxie multicolore de remontants, sédatifs, hilarants, larmoyants, criants, en plus une bouteille de tequila, une bouteille de rhum, une caisse de bière, un demi litre d’éther pur, et deux douzaines de Poppers. Non qu’on ait eu besoin de tout ça pour le voyage, mais quand On démarre un plan drogue, la tendance, c’est de repousser toute limite."

Las Vegas parano

“Dans un univers de voleurs, le seul péché définitif est la stupidité.”

Hunter S. Thompson / Las Vegas parano https://www.youtube.com/watch?v=xIOBufMYWCI


#perpignan #parano : encore une #victoire de canard sur #Auchan pour l'offensive de la Basse. Le #canard Domestique n'est pas un laqué

!:26 août 2025 – Perpignan, où les canards de plastique mutent en pixels et où la pollution change de visage !

Pourtant il y avait accord avec la mairie et la direction de la communication: dans un éclair de délire cosmique, comme un trip sous acide en plein désert de Mojave, le centre commercial Aushopping Porte d’Espagne a dynamité sa *Duck Race*. Fini les canards en plastique glissant comme des junkies camés dans les eaux boueuses de la Basse, au pied du Castillet. Non, mes amis, ici, on passe au niveau supérieur : une course virtuelle, projetée sur un écran géant dressé sur le parking de l’hypermarché, tel un totem criard dans un Las Vegas catalan en toc. Annoncé ce mardi 26 août dans un communiqué qui pue l’encre fraîche et la sueur d’une décision prise sous pression. *Crédit 

Mais attendez, dans ce cirque, il y a un hic, un revers de médaille qui claque comme un riff de Gainsbourg dans *Bonnie and Clyde* : « D’toute façon, on pouvait pas s’en sortir… » Les canards en plastique ?

Remplacés par des pixels voraces, des serveurs qui ronflent comme des bêtes assoiffées, bouffant des mégawatts et des litres d’eau pour refroidir leurs circuits en surchauffe. La pollution numérique, mes amis, c’est le nouveau démon qui ricane dans l’ombre. Exit les palmipèdes flottants, bonjour les data centers qui crachent du CO2 comme un moteur de Mustang tunée. On esquive la Basse, mais on noie la planète sous un autre genre de crasse. Comme chantait Serge : « On était foutus d’avance… »

Un champ de bataille commercial sous néons 

La polémique, elle, était plus épaisse qu’un nuage de gaz lacrymo dans une manif. Les commerçants du centre-ville, menés par la tornade Nadia Kharbouch, élue à la Chambre de Commerce et d’Industrie, hurlaient comme des coyotes sous mescaline. « Évidemment, je suis contente ! » a-t-elle balancé, avec l’élan d’une joueuse de poker qui rafle le pactole. « Le centre-ville, c’est pour les âmes qui veulent du vrai, des boutiques, des restos, pas pour des canards en plastique ou des écrans géants qui pompent l’énergie comme des vampires ! » Les écolos, eux, montraient les dents face aux milliers de palmipèdes synthétiques prêts à transformer la Basse en décharge flottante. Et maintenant ? Ils froncent les sourcils devant cette orgie de pixels qui grille l’électricité comme un barbecue en plein été.

Auchan, coincé comme un touriste paumé dans un casino en faillite, a plié sous la pression.

La *Duck Race* devient un mirage numérique, retransmise en direct sur un écran géant, avec zone « chill », goodies jetés comme des pilules dans une rave party, et même le match Toulouse/USAP pour calmer les nerfs des aficionados du ballon ovale. Le communiqué d’Auchan, lisse comme une pub pour shampoing, parle d’un « événement fédérateur » pour « faire rayonner le territoire ». Rayonner ? Plutôt une tentative désespérée de retenir la clientèle qui file vers l’Espagne comme des lemmings en quête de promos. « On veut rassembler habitants, commerçants, visiteurs », jure la direction, mais on sent le sol trembler sous leurs pas.

Un jackpot caritatif dans un monde en surchauffe  

Et pourtant, il y a un cœur qui bat dans ce chaos. Les bénéfices de la *Duck Race* iront à *Maison Soleil*, une asso perpignanaise qui pousse la culture et les musiques actuelles comme on allume une mèche dans la nuit. Pour 5 €, adoptez un canard virtuel – pas de pollution plastique, mais un ticket pour le grand cirque numérique. Et le gros lot ? Une Fiat 600 qui brille comme un rêve de yuppie sous le soleil catalan. Mais dans le fond, comme Bonnie et Clyde, « d’toute façon, on pouvait pas s’en sortir… » La pollution change de camp : hier le plastique, aujourd’hui les data centers qui sucent l’énergie et l’eau comme des sangsues high-tech.

Le 13 septembre, direction le parking d’Aushopping Porte d’Espagne, lunettes de soleil vissées sur le nez, mauvaise foi en bandoulière. La *Duck Race* virtuelle est là, un spectacle aussi absurde qu’un road trip avec un coffre plein de rêves tordus. Perpignan nage dans le délire, et c’est étrangement magnifique.

 

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26 août 2025 2 26 /08 /août /2025 20:18

"J’aime l’odeur du napalm le matin. Tu sais, une fois on a bombardé une colline, pendant douze heures. Quand tout a été terminé j’y suis allé. On n’en a trouvé aucun, pas le moindre morceau de leur corps puant. L’odeur, tu sais, cette odeur d’essence, sur toute la colline. Ça sentait… la victoire."

Citation du Colonel Kilgore dans le film Apocalypse Now de Francis Ford Coppola.

Ça sent les élections prochaines, comme l'odeur de napalm au petit déjeuner!

Dans l’attente des Tartares : Perpignan, l’Occitanie et le kit de survie qui n’arrive jamais

Dans le grand silence des plaines, ou plutôt des contreforts pyrénéens, Perpignan veille. Comme dans *Le Désert des Tartares* de Dino Buzzati, la ville, jadis sentinelle militaire de la frontière, scrute l’horizon, attendant un ennemi qui ne vient pas – ou peut-être un kit de survie promis par l’État, censé atterrir dans nos boîtes aux lettres en octobre. On l’attend encore. Comme on attend Godot, ou les Russes, ou quelque improbable invasion qui donnerait un sens à toute cette agitation.

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, a décidé de ne pas attendre les bras croisés. Dans un élan digne des préparatifs fiévreux du fort Bastiani, elle annonce une enveloppe de 200 millions d’euros pour doter l’Occitanie d’une armure rutilante, prête à briller sous le soleil de la souveraineté européenne.

« L’Occitanie sera un acteur clé du réarmement ! », proclame-t-elle, le regard fixé sur un futur où les usines de défense ronronnent et où chaque citoyen, du berger des Cévennes à l’employé de bureau toulousain, se sentira l’âme d’un soldat. Un Fonds de 100 millions d’euros, voté lors de l’Assemblée plénière du 13 juin 2025, viendra soutenir cette croisade industrielle. Les Tartares, s’ils arrivent, trouveront à qui parler.https://www.laregion.fr/Carole-Delga-L-Occitanie-sera-un-acteur-cle-du-rearmement-et-de-la-souverainete

Pendant ce temps, à Perpignan, la signature d’une convention entre la ville et le ministère des Armées, le 26 août 2025, scelle un pacte solennel.

Louis Aliot, maire de la cité catalane, et le lieutenant-colonel Fabrice Chapuy, délégué militaire départemental, ont paraphé ce document avec la gravité de ceux qui savent que l’Histoire les observe. Objectifs ? Promouvoir l’esprit de défense, soutenir les familles des militaires, renforcer les « forces morales » – une expression qui fleure bon les romans de Buzzati, où l’attente devient une discipline spirituelle. On parle aussi d’environnement, de mémoire, de valeurs républicaines, et d’un vague comité de pilotage qui, comme une sentinelle au bord du désert, veillera à ce que tout cela ne s’effrite pas dans l’oubli.https://www.mairie-perpignan.fr/actualites/convention-de-partenariat-ville-de-perpignan-ministere-des-armees

Mais dans les rues de Perpignan, l’attente demeure. Les habitants, comme le lieutenant Drogo dans son fort, guettent le signe d’un danger ou d’une délivrance. Le kit de survie ? Repoussé à octobre, peut-être. Les Tartares ? Toujours pas là. Alors, on s’organise, on signe des conventions, on mobilise des millions, on forge des partenariats. On se prépare à tout, sauf à l’idée que, peut-être, il n’y aura rien à affronter – hormis l’interminable attente elle-même.

Et si, comme dans le roman de Buzzati, le véritable ennemi était le temps ? Perpignan et l’Occitanie, dans leur fièvre martiale, semblent prêtes à tout, sauf à répondre à cette question. En attendant, les boîtes aux lettres restent vides, et les regards se perdent dans le désert.

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26 août 2025 2 26 /08 /août /2025 12:51

"Soit nous guérissons aujourd'hui en tant qu'équipe, soit nous mourons tous en tant qu'individus."

L'enfer du dimanche film Oliver Stone

Pour gagner au TOP 14, il faut se sortir les doigts du Brennus !

À Perpignan, il y a deux religions : le rugby et la mauvaise foi. La première se joue à Aimé-Giral, la seconde dans les cafés de la place de la Loge. Mais voilà que Louis Aliot, maire RN et fin stratège, a décidé de fusionner les deux pour créer l’arme ultime : l’unité politique par l’USAP. Oui, mesdames et messieurs, le ballon ovale va faire ce que ni Macron, ni Mélenchon, ni même un apéro au muscat n’ont réussi : rassembler les Catalans, les socialistes, les droitiers, les centristes mous et les abstentionnistes chroniqueurs. Comment ? Avec l’inauguration du Centre d’Entraînement de l’USAP, un temple de 1 600 m² dédié à la sueur, au crunch et à la gloire du sang et or. Mais dans cette mêlée politique, le ballon est un piège, et la photo, un guet-apens.  

 Un vestiaire plus grand que l’ego de Zemmour  

Ce projet, c’est du sérieux. Pour 4,3 millions d’euros (2,36 millions de la mairie, le reste saupoudré par l’État, la Métropole et le Département), Perpignan s’offre un bijou architectural. Un vestiaire si vaste qu’on pourrait y entasser toute la classe politique française pour une mêlée générale. Une salle de musculation de 600 m², où même les avants les plus massifs soulèvent leur désespoir existentiel. Des bureaux pour les entraîneurs, une salle vidéo pour disséquer les mêlées comme un discours de Bardella, et un espace culinaire – parce qu’un Brennus ne se gagne pas avec des sandwichs triangle.  

Et puis, il y a l’espace de récupération. En Catalogne, la sieste post-entraînement, c’est sacré. Avec des salles de soins, un ostéo, un kiné, ce centre permet à un troisième ligne blessé de rêver à un drop salvateur contre Toulon.  

 Une photo, un ballon, une révolte silencieuse  

L’inauguration, mes amis, c’est du grand théâtre. Louis Aliot, sourire rayonant, brandit un ballon de rugby estampillé *Perpignan la rayonnante* avec le logo de la ville. À ses côtés, Hermeline Malherbe, présidente du Conseil départemental, tient le ballon et, dans un geste de résistance subtile, le retourne pour cacher ce maudit logo *rayonnant*. Un acte de révolte muette contre l’effacement de *Perpignan la Catalane*, ce slogan cher aux catalanistes, déjà critiqué dans la presse (*Made in Perpignan*, 5 septembre 2023). Loriane Josende, sénatrice et patronne locale des Républicains, elle, reste les mains vides, sans ballon, comme une joueuse laissée sur le banc. Piégée par son devoir de représentation, elle pose pour la photo, sourire crispé, consciente que sa présence est un compromis, pas une capitulation.  

Ce n’est pas une poignée de main à la gare de Montoire, non, soyons clairs. Ce n’est pas non plus le plat de lentilles d’Ésaü cédé pour un droit d’aînesse. C’est pire : c’est une photo. Une photo où Malherbe et Josende, contraintes par leurs mandats, jouent les figurantes dans un scénario écrit par Aliot. Le compte X de l’USAP (@usap_officiel) immortalise l’instant : « ✨ Inauguration du 𝗖𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗣𝗲𝗿𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝗻𝗰𝗲. Un lieu pour nos joueurs, au service de l’avenir du club ❤️💛 Merci à la Ville, la Préfecture, la Région » (25 août 2025). Sur X, un internaute ironise : « Hermeline cache le logo, Loriane boude sans ballon. Quelle mêlée ! #PerpignanLaCatalane » (@CatalanEnColere, 25 août 2025).  

Le rugby, ce grand unificateur… ou pas  

L’USAP, c’est Perpignan, c’est la Catalogne, c’est le territoire qui vibre quand un pilier de 120 kilos s’écrase sur un adversaire avec la grâce d’un tracteur dans une vigne. Aliot l’a compris : le rugby donne l’illusion de transcender les clivages. Mais cette photo, c’est un traquenard. Malherbe, souvent accusée de tiédeur sur la catalanité (*Made in Perpignan*, 5 septembre 2023), marque un point avec son geste de résistance. Josende, sans ballon, incarne la rébellion passive, comme un trois-quarts qui refuse de rentrer dans la mêlée. Ensemble, elles sauvent l’honneur, mais à quel prix ?  

Et si on poussait l’idée ? Une liste *USAP Rassemblement* pour les municipales ! Un programme simple : plaquage, solidarité, apéro à la troisième mi-temps. Mais avec Malherbe qui retourne les ballons et Josende qui refuse d’y toucher, la mêlée s’annonce chaotique.  

Le RN, les LR, et l’USAP : une mêlée sous tension  

Le RN d’Aliot, avec son discours musclé, pourrait passer pour une équipe de rugby : des avants solides, des discours plaqués au sol, une défense agressive. Les LR de Josende jouent la finesse, mais restent en touche, sans ballon. Malherbe, elle, navigue entre pragmatisme et résistance symbolique, évitant les « fantasmes d’indépendantisme » tout en caressant l’idée d’une Catalogne fière (*Made in Perpignan*, 5 septembre 2023).  

Ce centre d’entraînement, c’est une belle passe, un investissement dans le sport, la jeunesse, l’identité. Mais cette photo, c’est une mêlée ouverte où chacun joue son jeu. Aliot marque des points, Malherbe cache le logo, Josende esquive. Et l’USAP ? Elle fait vibrer les cœurs, même ceux qui refusent le ballon. Rêvons un peu : une liste *USAP Rassemblement*, avec Aliot en pilier, Malherbe en demi de mêlée, et Josende à l’ouverture, mais sans ballon. Un programme en trois points : plaquer fort, aimer tendre, boire frais. À Perpignan, ça pourrait marcher… si tout le monde accepte de jouer le même match.  

en direct du Café de la Poste, un rancio sec à la mainet quelques anchois marinés,  attendant le prochain drop de l’USAP.*  

 

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25 août 2025 1 25 /08 /août /2025 17:38

 

1. Catalan: "El catalanòfon és l’ànima del vent que fa cantar els silencis afònics."  
 Français: "Le catalanophone est l’âme du vent qui fait chanter les silences afones."

2. Catalan: "Quan el catalanòfon sona, fins el més mut balla la sardana amb cor."  
   Français: "Quand le catalanophone résonne, même le plus muet danse la sardana avec cœur."

3. Catalan: "Amb un sol alè al catalanòfon, la veu dels avantpassats torna a viure."  
   Français: "D’un seul souffle dans le catalanophone, la voix des ancêtres revient à la vie."

4. Catalan: "El catalanòfon no toca notes, sinó l’esperit de la terra catalana."  
  Français: "Le catalanophone ne joue pas de notes, mais l’esprit de la terre catalane."

5. Catalan: "Qui domina el catalanòfon, té el poder de fer plorar les pedres de Montserrat."  
 Français: "Celui qui maîtrise le catalanophone a le pouvoir de faire pleurer les pierres de Montserrat."

 

Oh, chers lecteurs, cramponnez-vous à vos chaises, car je vous apporte une nouvelle qui va faire trembler les coblas et vibrer les cœurs catalans ! Après des siècles d’oubli, l’instrument mythique, le **catalanophone**, fait son grand retour dans nos chers orchestres de sardanes. Oui, oui, vous avez bien lu : le catalanophone, cet artefact mélodique qui, selon les anciens grimoires musicaux catalans, était capable de faire chanter même les plus afones de nos compatriotes. Et non, ce n’est pas une plaisanterie, même si, comme toujours, je vais vous le raconter avec cette ironie subtile qui fait que mes détracteurs m’aiment en secret.

D’après le livre imaginaire *Chroniques Musicales de la Catalogne Mythique* (publié, soi-disant, en 1743 par l’érudit barcelonais Pere Senseveus), le catalanophone était un instrument à vent, une sorte de flabiol magique doté d’une embouchure qui, au lieu de produire des notes, “réveillait la voix latente des Catalans ayant perdu le don de la parole claire”.

L’auteur, avec une prose si alambiquée qu’on dirait écrite par un notaire insomniaque, raconte comment les paysans de l’Empordà, après avoir récolté du raisin sous un soleil de plomb, jouaient du catalanophone et, miracle !, les plus enroués et afones se mettaient à entonner des chants polyphoniques avec une clarté qui aurait fait pleurer Pau Casals.

Mais qu’est-ce donc, ce catalanophone ?

Selon un autre texte apocryphe, *L’Art de la Musique Nationale* (édition fictive de 1821, attribuée à un certain Joan Pocapena), il s’agit d’un instrument fait de roseau de la Garrotxa, orné d’incrustations de coquillages de la Costa Brava et doté d’un mécanisme interne qui “capture l’âme du vent et la transforme en paroles chantées”. Ne vous imaginez pas un appareil sophistiqué, hein ? C’est plutôt comme un flabiol avec des prétentions, mais avec une particularité : il ne fonctionne que si celui qui en joue a le cœur rempli d’amour pour la sardane et un peu de vin ranci dans l’estomac.

Alors, pourquoi ressusciter cet instrument au XXIe siècle ?

Eh bien, comme l’explique le livre fantaisiste *La Sardane Éternelle* (prétendument écrit en 1902 par une certaine Maria de les Cobles), le catalanophone a le pouvoir de combattre l’afonie collective qui frappe les Catalans modernes. “En ces temps de silence, quand la voix du peuple s’éteint par fatigue ou désintérêt, le catalanophone est le seul à pouvoir nous rendre le chant”, assure l’autrice avec une passion qui sent la calçotada et le feu de cheminée. Et soyons honnêtes : entre le brouhaha des réseaux sociaux et la mondialisation qui veut nous faire chanter en anglais, un peu de catalanophone ne nous ferait pas de mal.

La réintroduction, cependant, ne se fera pas sans polémique.

Les puristes de la sardane, ceux qui pensent que tout changement est une trahison, ont déjà élevé la voix (ironiquement, sans avoir besoin du catalanophone). Selon eux, ajouter un instrument “magique” aux coblas, c’est comme mettre du ketchup dans une escudella. Mais les défenseurs du projet, menés par l’imaginaire musicologue contemporain Jordi Fictici, soutiennent que le catalanophone non seulement revitalisera la sardane, mais ramènera les jeunes, plus habitués à Spotify qu’à la tenora, à s’y intéresser. “C’est l’instrument du futur !”, proclame Fictici dans son livre inexistant *Musique pour un Nouveau Millénaire* (2020). “Si vous savez jouer du catalanophone, vous pouvez faire chanter même un influenceur !”

Et à quoi ressemble le son du catalanophone ? D’après les textes apocryphes, il produit une sorte de bourdonnement chaud, comme une étreinte sonore, qui se mêle à la mélodie de la sardane et “réveille la catalanité latente”. Les plus afones, en l’entendant, se mettent à murmurer des vers de Verdaguer ou, dans les cas extrêmes, à réciter intégralement les paroles de *“La Santa Espina”* sans jamais les avoir répétées. C’est, en somme, un instrument qui ne joue pas seulement de la musique, mais touche l’âme.

Cela dit, la réintroduction ne sera pas une promenade de santé. D’abord, il faudra trouver un maître artisan capable de fabriquer un catalanophone authentique (et non une copie bon marché made in China). Ensuite, il faudra former les musiciens des coblas pour qu’ils ne s’affolent pas quand l’instrument les fera chanter malgré eux. Et enfin, il faudra convaincre les Catalans que ce n’est pas une blague, même si, connaissant notre peuple, quelqu’un dira sûrement que ce catalanophone est une invention pour vendre plus de barretinas.

En conclusion, chers lecteurs, l’avenir de la sardane est en jeu. Le catalanophone, cet instrument oublié qui mêle musique, magie et un zeste de malice catalane, pourrait être la clé pour que notre danse nationale ne soit pas qu’un souvenir, mais un cri vivant et vibrant. Comme le dit le vieux proverbe apocryphe du livre *Sons de la Terre* (1654, selon personne) : “Celui qui joue du catalanophone fait chanter la pierre et danser le vent.” Alors, à vos instruments et à vos voix, car il est grand temps de mettre fin à l’afonie !

Avec modestie, comme toujours, En Soler.

La gran tornada del catalanòfon: una revolució sardanista amb gust de pols i llibres vells

Per En Soler, amb modèstia a part

Si em permeteu l’atreviment, avui us parlaré d’un fet que sacsejarà els fonaments de la nostra estimada cultura catalana, tan arrelada com una alzina centenària i tan tossuda com una mula del Pirineu. Diuen que la sardana, aquest ball rodó que fa girar els cors i marejar els forasters, està a punt de viure una revolució que ni el mateix Pau Casals hauria pogut somiar. Sí, amics meus, el *catalanòfon* –aquest instrument mític, oblidat pels segles i enterrat sota piles de llibres vells– torna als nostres cobles per fer vibrar l’ànima dels catalans, especialment dels que som una mica *afònics* (i no parlo només de la veu).

El catalanòfon: què dimonis és això?

Segons el venerable *Llibre dels Instruments Perduts de la Nació* (edició imaginària de 1763, escrita suposadament per un tal Mossèn Pere de la Flauta Trencada), el catalanòfon era un instrument de vent únic, creat pels mestres artesans de la Garrotxa en temps en què els catalans ballaven sardanes fins a l’alba i els francesos encara no s’havien inventat el croissant. Aquest instrument, descrit com “un encreuament entre una gralla i l’esperit d’un volcà apagat”, tenia la capacitat de reproduir els sons més purs de la parla catalana, des de les vocals tòniques ben obertes fins als crits de “Visca!” en plena festa major.

El *catalanòfon*, però, va desaparèixer misteriosament durant la Guerra de Successió, quan –segons el no menys apòcrif *Crònica de les Músiques Silenciades* (1699, autor anònim amb pseudònim de “Lo Trobador Mut”)– els borbons el van prohibir perquè “feia sonar massa llibertat”. Diuen que els últims catalanòfons van ser amagats en coves del Montseny, però el temps i les rates se’n van fer un festí.

Per què tornar-hi ara?

Doncs perquè, com bé saben els que ballen sardanes amb mitjons i vambes, la nostra cultura és un etern recomençar. Els estudiosos moderns (o sigui, jo mateix, després de tres cafès i una estona remenant llibres imaginaris) han descobert que el catalanòfon no només era un instrument, sinó una mena de *teràpia sonora* per als catalans afònics. Ja ho deia l’insigne *Tractat de les Veus Perdudes* (1832, per Fra Miquel del Silenci Profund): “Quan un català perd la veu, sigui per crits al Camp Nou o per cantar ‘Els Segadors’ sota la pluja, el catalanòfon li torna l’esperit de la llengua.”

I és que, en aquests temps moderns, som molts els que patim d’*afonia cultural*. Parlem, sí, però de vegades ens falta el timbres, la força, el “punch” d’un bon “Força Barça!” o d’un “Què volen aquesta gent?” El catalanòfon, amb el seu so que recorda una barreja de tenora, flabiol i un avi fent la migdiada, és l’antídot perfecte. Cada bufada a l’instrument –diu el *Manual del Sardanista Desafinat* (1901, per Joanet del Clarinet Tort)– allibera un torrent de catalanitat que fa tremolar els bigotis dels més escèptics.

 La reintroducció: un projecte amb cara i ulls (i orelles)

La iniciativa per recuperar el catalanòfon ha sorgit d’una colla de sardanistes de Vic, liderats per un visionari anomenat Pere del Foment (sí, parent llunyà del Foment de la Sardana, però amb més barba). Aquest grup, amb el suport d’un manuscrit imaginari trobat en un mercat de vell de la Bisbal (*Els Secrets del Catalanòfon*, 1888), ha reconstruït l’instrument amb fusta de roure del Montseny, cordes de crin de cavall empordanès i una mica de màgia de la Fira de les Bruixes de Sant Feliu.

El resultat? Un instrument que, quan el bufes, sona com si algú recités *L’Atlàntida* de Verdaguer mentre toca una cobla a tot drap. Els primers assajos a la plaça Major de Vic han estat un èxit: els vells ploraven d’emoció, els joves feien vídeos per a TikTok, i fins i tot un turista alemany va intentar ballar una sardana (amb resultats... diguem-ne artístics).

Els afònics, els grans beneficiats

Però el veritable miracle del catalanòfon és el seu efecte sobre els *afònics*. Segons el *Llibre Gros de les Cures Folklòriques* (1794, per una tal Sor Eulàlia de la Veu Cascada), els catalans que perden la veu –ja sigui per refredats, crits a les manis o excessos de calçotades– poden recuperar el seu “parlar català” només amb sentir el so del catalanòfon. És com si l’instrument els recordés qui són, d’on venen i per què sempre arribem tard a tot.

Així doncs, prepareu-vos, catalans i catalanes! El catalanòfon torna per quedar-se. Ja ho veig: cobles amb tres tenores, dos flabiols, un timbal i un parell de catalanòfons ben afinats. I si algú us diu que això és una bogeria, citeu el gran *Llibre de les Bogeries Necessàries* (1923, per en Tomàs de la Sardana Eterna): “Si no és una mica boig, no és prou català.”

Visca la sardana, visca el catalanòfon i, sobretot, visca la modèstia!

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25 août 2025 1 25 /08 /août /2025 14:52

"La proximité de parenté s'établit par le nombre de générations; chaque génération s'appelle un degré."

Code civil Article 735 

"La vie est, à mes yeux, instinct de croissance, de durée, d’accumulation de forces, de PUISSANCE : là où la volonté de puissance fait défaut, il y a déclin. Ce que j’affirme, c’est que cette volonté de puissance FAIT DÉFAUT à toutes les valeurs supérieures de l’humanité – c’est que, sous les noms les plus saints, règnent sans partage des valeurs de décadence, des valeurs NIHILISTES"
Friedrich Nietzsche
“L’Antéchrist” (1895), 6, trad. J.-C. Hémery, Gallimard, 1974

 

Oh, la belle blague que nous sert l’IFOP, cet augure moderne des humeurs populaires, relayé par *L’Indépendant* ! Selon leur dernier sondage, 79 % des « Catalans français » – c’est-à-dire les habitants des Pyrénées-Orientales, dont à peine 20 % se prennent pour des cousins de Carles Puigdemont – seraient prêts à vendre leur âme pour une France plus fédérale. Une France où l’on pourrait enfin coller des claques aux élus locaux sans avoir à réserver un billet pour Paris. Parce que, franchement, entre l’incompétence des technocrates de la capitale et celle des roitelets du coin, autant opter pour des cibles qu’on peut attraper par le col au marché de Perpignan, non ?

Mais ne nous leurrons pas : appeler « Catalans » tous les habitants des Pyrénées-Orientales, c’est comme dire que chaque Marseillais passe ses journées à jouer à la pétanque avec une pastis à la main. Sur les 480 000 âmes du département, seuls 20 % vibrent pour l’estelada et la sardane. Les autres ? Des Français lambda, qui veulent juste qu’on arrête de leur sucrer des impôts pour des ronds-points inutiles ou des déchetteries aux horaires absurdes. Mais l’IFOP, dans sa grande mansuétude, ou le journal des toulousains ici on décrété que tout le monde là-bas(enfin ici, enfin aqui) était « catalan ». Ça claque mieux dans les gros titres, faut croire.D'autant que le journal d'ici est détenu par le groupe "la Dépêche" à Toulouse . Faut-il pour être "indépendant" commencer par sa presse ?

Alors, pourquoi cet engouement pour une France fédérale, où chaque région pourrait bidouiller ses lois comme on ajuste une sauce dans un plat de bols de picoulats ?

Selon l’IFOP, 71 % des Français, toutes régions confondues, rêvent d’un pays où les lois s’adapteraient aux réalités locales (*Le Figaro*, 25/08/2025). Dans les Pyrénées-Orientales, ce chiffre bondit à 79 %, parce qu’apparemment, l’idée de voir Perpignan décider de ses taux de TVA ou de la couleur des poubelles, ça fait frétiller. Mais le vrai fond du problème, c’est celui-ci : à incompétence égale, pourquoi s’épuiser à pester contre des énarques à 600 km quand on peut enguirlander un élu local qu’on croisera en achetant des abricots au marché ?

Sauf que, soyons lucides, mes bons amis : qu’ils soient à Paris ou à Perpignan, les élus, on ne les contrôle pas vraiment. Le vote ?

Une simagrée, une cacahuète qu’on nous jette pour faire croire que le peuple est le suzerain ultime. Pendant ce temps, les vraies décisions, celles qui pèsent, se prennent dans les bureaux feutrés de Bruxelles, par une Commission européenne qui n’a jamais vu l’ombre d’un bulletin de vote. Vous pensiez que votre maire, votre député ou même votre président avait les mains libres ? Que nenni ! Les directives tombent de l’UE comme des amendes sur un pare-brise : normes agricoles, règles commerciales, quotas de CO2… tout est décidé par des technocrates non élus, pendant que nos chers représentants locaux ou nationaux jouent les figurants dans une pièce écrite ailleurs.

Alors, cette soif de fédéralisme, c’est peut-être juste un cri du cœur : « Donnez-nous des élus qu’on peut engueuler en face ! » ou en farce...

Parce que, soyons honnêtes, si le maire détourne le budget des écoles, on peut toujours lui mettre une tape à la sortie de la mairie. Si le conseiller régional magouille pour son cousin promoteur, hop, on le coince à l’apéro. Mais aller expliquer ses quatre vérités à un bureaucrate bruxellois ? Bonne chance pour trouver son adresse entre deux réunions à Strasbourg. À Paris, c’est déjà mission impossible avec les CRS qui bloquent l’accès à Matignon. Alors, oui, les habitants des Pyrénées-Orientales, catalans d’un jour ou Français de toujours, préfèrent des incompétents de proximité, qu’on peut au moins secouer par le colback.

Mais attention, le fédéralisme, c’est une belle illusion. Donner plus de pouvoir aux régions, c’est risquer de transformer chaque département en mini-royaume, avec son lot de barons locaux qui feront pire que Paris.

Imaginez le président du conseil régional d’Occitanie taxant l’entrée de Collioure pour financer son yacht. Et tout ça, sous l’œil goguenard de Bruxelles, qui continuera à tirer les ficelles pendant qu’on s’écharpe pour savoir si la cargolade doit être au patrimoine de l’UNESCO. Comme le disait Jean-Edern Hallier dans *La Cause du Peuple*, « le pouvoir, c’est l’art de faire gober des couleuvres, mais c’est encore mieux quand on peut les recracher au nez de celui qui les a servies ». Sauf qu’ici, les cuisiniers sont à Bruxelles, et nous, on n’a que les miettes du vote pour se consoler.

 

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22 août 2025 5 22 /08 /août /2025 17:37

"Être un pilote médiocre n'a jamais été mon ambition. Ce n'est pas mon style. Donner un sens à ma vie, ça aurait été comme jouer la 5e symphonie de Beethoven avec les ongles sur un tableau. Le plaisir vit là où le sens s'est éteint."

Brad Pitt dans film F1


“Il existe une peur qui émerge de la conscience et qui découle de l’instinct de conservation. Elle doit exister. Et puis, il y a la peur qui paralyse et qui fait perdre les dixièmes de seconde. Celle-là doit disparaître.”
Alain Prost
 

À l’approche de la grande course aux canards organisée par Aushopping le 13 septembre 2025 sur la rivière Basse à Perpignan, nous avons eu la chance d’interviewer quatre compétiteurs hors du commun. Ces canards en plastique, numérotés et adoptés pour l’occasion, ont l’âme de pilotes de Formule 1 tout juste sortis du Grand Prix de Monaco. Ils sont prêts à en découdre dans les courants tumultueux de la Basse, avec un seul objectif : franchir la ligne d’arrivée en tête pour remporter la Fiat 600 ou les bons d’achat. Voici leurs confidences, pleines de panache et de détermination !

 

1. Canard "Max le Fulgurant" – Le stratège audacieux 
Inspiration : Max Verstappen, triple champion du monde F1

Journaliste : Max, comment vous préparez-vous pour cette course sur la Basse ?
Max le Fulgurant : Coin ! Écoute, mec, la Basse, c’est pas Monaco, mais c’est tout aussi technique. Les courants près du pont du Palmarium, c’est comme le virage du Loews : faut être précis, sinon t’es dans le décor… ou plutôt, dans les roseaux ! J’ai passé des heures à analyser les remous avec mon équipe. On a optimisé mon aérodynamisme – j’ai un vernis spécial pour glisser sur l’eau. Les autres canards ? Ils peuvent essayer de suivre, mais je vais leur mettre un tour dans la vue !  

Journaliste : Vous visez la victoire, alors ?
Max : La victoire ? Coin-coin ! C’est la Fiat 600 ou rien. J’ai déjà prévu où je vais la garer. Et pour l’aspect caritatif, je suis content de contribuer à Maison Soleil, mais soyons clairs : je suis là pour écraser la concurrence. Les courants vont chanter mon nom !

 

2. Canard "Lando le Charmeur" – L’outsider charismatique
Inspiration : Lando Norris, vainqueur du GP de Monaco 2025

Journaliste : Lando, vous venez de remporter Monaco en rivière. La Basse, c’est un nouveau défi ?
Lando le Charmeur : Coin, mate ! Monaco, c’était intense, mais la Basse, c’est un autre level. Les courants sont imprévisibles, genre une safety car qui sort sans prévenir. J’ai bossé ma flottabilité pour rester stable, même si un tourbillon me secoue. Mon équipe m’a équipé d’un petit aileron en plastique recyclé – écolo et stylé, tu vois ? Je veux faire vibrer les spectateurs de Perpignan, leur donner du spectacle.  

Journaliste : Des rivaux à surveiller ?  
Lando : Max est rapide, mais il prend trop de risques. Et puis y’a Charles, le local, il va jouer la carte du public. Mais moi, je mise sur la régularité et un bon départ. Si je passe le pont Magenta en tête, c’est plié. Coin-coin, baby !

 

3. Canard "Charles le Catalan" – Le héros local  
Inspiration : Charles Leclerc, chouchou de Monaco

Journaliste : Charles, courir sur la Basse, c’est comme jouer à domicile, non ?
Charles le Catalan : Coin-coin absolu ! La Basse, c’est mon territoire, mon Monaco à moi. J’ai grandi dans les eaux catalanes, je connais chaque remous, chaque vaguelette. Les supporters de Perpignan vont me porter, je le sens. J’ai fait des tests dans un bassin privé pour simuler les courants, et j’ai une coque ultra-légère pour maximiser ma vitesse.  

Journaliste : Les commerçants du centre-ville râlent un peu contre l’événement. Un mot pour eux ?  
Charles : Je comprends leur frustration, mais cette course, c’est pour faire briller Perpignan ! Coin ! On va ramener du monde, de l’énergie. Et puis, les bénéfices vont à Maison Soleil, c’est pour les jeunes, pour la culture. Moi, je veux juste offrir une victoire à ma ville. Allez, Perpignan !

 

4. Canard "Checo le Tacticien" – Le vétéran rusé
Inspiration : Sergio Pérez, l’expérimenté de Red Bull*

Journaliste : Checo, vous êtes le plus expérimenté du lot. Quelle est votre stratégie ?
Checo le Tacticien : Coin, tranquilo, amigo. La Basse, c’est pas seulement une question de vitesse, c’est de la gestion. À Monaco, j’ai appris à lire les trajectoires, à éviter les accrochages. Ici, je vais me faufiler entre les canards moins aguerris. J’ai une coque renforcée pour encaisser les chocs – y’en a toujours qui jouent les kamikazes dans le peloton. Mon objectif, c’est de rester dans le top 3 jusqu’au dernier virage, puis BAM ! je sprinte pour la Fiat.  

Journaliste : Vous pensez à l’aspect écologique de la course ?
Checo : Bien sûr, coin ! L’entonnoir gonflable à la fin, c’est une bonne idée. Pas un canard ne doit rester dans la Basse. Moi, je veux gagner propre, pour Perpignan et pour la planète. Mais ne vous y trompez pas : je suis là pour la victoire, pas pour faire de la figuration !

 

Rapport d'ambiance 
Ces quatre canards ne manquent pas de caractère et d’ambition ! Max le Fulgurant mise sur sa vitesse pure, Lando le Charmeur sur son charisme et sa régularité, Charles le Catalan sur son avantage local, et Checo le Tacticien sur son expérience. Le 13 septembre 2025, la rivière Basse vibrera au rythme de leurs coin-coin endiablés. Qui franchira la ligne d’arrivée en tête ? Réponse lors de cette Duck Race explosive organisée par Aushopping ! #Auchan #Perpignan #DuckRace

La Basse va prendre sa "race" !

 

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