"On avait 2 sacs bourrés d’herbe, 75 plaquettes de mescaline, 5 feuilles complètes d’acide en buvards, une salière à moitié pleine de cocaïne, une galaxie multicolore de remontants, sédatifs, hilarants, larmoyants, criants, en plus une bouteille de tequila, une bouteille de rhum, une caisse de bière, un demi litre d’éther pur, et deux douzaines de Poppers. Non qu’on ait eu besoin de tout ça pour le voyage, mais quand On démarre un plan drogue, la tendance, c’est de repousser toute limite."
Las Vegas parano
“Dans un univers de voleurs, le seul péché définitif est la stupidité.”
Hunter S. Thompson / Las Vegas parano https://www.youtube.com/watch?v=xIOBufMYWCI
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#perpignan #parano : encore une #victoire de canard sur #Auchan pour l'offensive de la Basse. Le #canard Domestique n'est pas un laqué
!:26 août 2025 – Perpignan, où les canards de plastique mutent en pixels et où la pollution change de visage !
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Pourtant il y avait accord avec la mairie et la direction de la communication: dans un éclair de délire cosmique, comme un trip sous acide en plein désert de Mojave, le centre commercial Aushopping Porte d’Espagne a dynamité sa *Duck Race*. Fini les canards en plastique glissant comme des junkies camés dans les eaux boueuses de la Basse, au pied du Castillet. Non, mes amis, ici, on passe au niveau supérieur : une course virtuelle, projetée sur un écran géant dressé sur le parking de l’hypermarché, tel un totem criard dans un Las Vegas catalan en toc. Annoncé ce mardi 26 août dans un communiqué qui pue l’encre fraîche et la sueur d’une décision prise sous pression. *Crédit
Mais attendez, dans ce cirque, il y a un hic, un revers de médaille qui claque comme un riff de Gainsbourg dans *Bonnie and Clyde* : « D’toute façon, on pouvait pas s’en sortir… » Les canards en plastique ?
Remplacés par des pixels voraces, des serveurs qui ronflent comme des bêtes assoiffées, bouffant des mégawatts et des litres d’eau pour refroidir leurs circuits en surchauffe. La pollution numérique, mes amis, c’est le nouveau démon qui ricane dans l’ombre. Exit les palmipèdes flottants, bonjour les data centers qui crachent du CO2 comme un moteur de Mustang tunée. On esquive la Basse, mais on noie la planète sous un autre genre de crasse. Comme chantait Serge : « On était foutus d’avance… »
Un champ de bataille commercial sous néons
La polémique, elle, était plus épaisse qu’un nuage de gaz lacrymo dans une manif. Les commerçants du centre-ville, menés par la tornade Nadia Kharbouch, élue à la Chambre de Commerce et d’Industrie, hurlaient comme des coyotes sous mescaline. « Évidemment, je suis contente ! » a-t-elle balancé, avec l’élan d’une joueuse de poker qui rafle le pactole. « Le centre-ville, c’est pour les âmes qui veulent du vrai, des boutiques, des restos, pas pour des canards en plastique ou des écrans géants qui pompent l’énergie comme des vampires ! » Les écolos, eux, montraient les dents face aux milliers de palmipèdes synthétiques prêts à transformer la Basse en décharge flottante. Et maintenant ? Ils froncent les sourcils devant cette orgie de pixels qui grille l’électricité comme un barbecue en plein été.
Auchan, coincé comme un touriste paumé dans un casino en faillite, a plié sous la pression.
La *Duck Race* devient un mirage numérique, retransmise en direct sur un écran géant, avec zone « chill », goodies jetés comme des pilules dans une rave party, et même le match Toulouse/USAP pour calmer les nerfs des aficionados du ballon ovale. Le communiqué d’Auchan, lisse comme une pub pour shampoing, parle d’un « événement fédérateur » pour « faire rayonner le territoire ». Rayonner ? Plutôt une tentative désespérée de retenir la clientèle qui file vers l’Espagne comme des lemmings en quête de promos. « On veut rassembler habitants, commerçants, visiteurs », jure la direction, mais on sent le sol trembler sous leurs pas.
Un jackpot caritatif dans un monde en surchauffe
Et pourtant, il y a un cœur qui bat dans ce chaos. Les bénéfices de la *Duck Race* iront à *Maison Soleil*, une asso perpignanaise qui pousse la culture et les musiques actuelles comme on allume une mèche dans la nuit. Pour 5 €, adoptez un canard virtuel – pas de pollution plastique, mais un ticket pour le grand cirque numérique. Et le gros lot ? Une Fiat 600 qui brille comme un rêve de yuppie sous le soleil catalan. Mais dans le fond, comme Bonnie et Clyde, « d’toute façon, on pouvait pas s’en sortir… » La pollution change de camp : hier le plastique, aujourd’hui les data centers qui sucent l’énergie et l’eau comme des sangsues high-tech.
Le 13 septembre, direction le parking d’Aushopping Porte d’Espagne, lunettes de soleil vissées sur le nez, mauvaise foi en bandoulière. La *Duck Race* virtuelle est là, un spectacle aussi absurde qu’un road trip avec un coffre plein de rêves tordus. Perpignan nage dans le délire, et c’est étrangement magnifique.
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