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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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27 août 2025 3 27 /08 /août /2025 19:16

Dans le quartier gitan de Saint-Jacques, à Perpignan, ça sent la révolte, la poussière des gravats et le feu de la colère ! Trois proprios du coin, le sang bouillant et les poings serrés, ont décidé de traîner la Ville en justicia devant le tribunal administratif de Montpellier. La date du grand barouf ? Ce vendredi 29 août 2025. Au cœur de la tempête : la démolition sauvage, ordonnée par la mairie de Louis Aliot, de six baraques rue Llucia, le 13 janvier 2023. Un des plaignants pleure encore ses logements réduits en miettes sous les pelleteuses. Les deux autres, propriétaires de bâtisses voisines, pas rasées mais déclarées "inhabitables" d’un coup de stylo municipal, crient au scandale. Ces gadjés de la mairie ont foutu le feu aux poudres, et les gens de Saint-Jacques, avec leur cœur gitan et leur fierté à fleur de peau, comptent bien faire danser le tribunal au son de leur révolte. Mais attention, ce clash pourrait bien faire vaciller Louis Aliot, le maire RN, à l’approche de sa réélection en mars 2026. On décortique l’affaire, des murmures sur les réseaux sociaux à l’historique du quartier, en passant par les enjeux politiques, avec du style et du nerf, façon gitan !

 

Contexte et historique : Saint-Jacques, un quartier à cran

Saint-Jacques, c’est le pouls de Perpignan, un labyrinthe de ruelles où bat le cœur de la communauté gitane. Ce coin, avec ses immeubles anciens et son âme fière, c’est pas juste des briques, c’est une histoire, une culture, un peuple. Mais depuis des décennies, Saint-Jacques est dans le collimateur des plans d’urbanisme. Les démolitions de janvier 2023 rue Llucia, ordonnées par la mairie d’Aliot, s’inscrivent dans un projet de "rénovation" qui fait grincer des dents. Six immeubles, jugés insalubres par la Ville, ont été rasés sans crier gare, laissant des familles et des proprios sur le carreau. Pour la mairie, c’était une question de sécurité. Pour les habitants, c’est un bulldozer qui piétine leur passé et leur présent.

Ce n’est pas la première fois que Saint-Jacques est secoué. Dans les années 2000, sous les mandats d’autres maires, des projets de réhabilitation ont déjà fait descendre les gens dans la rue, avec des accusations de "gentrification" et de mépris pour la communauté gitane. Quand Louis Aliot, premier maire RN d’une ville de cette taille, prend les rênes en 2020, il promet sécurité et renouveau. Mais son plan pour Saint-Jacques, avec ses démolitions et ses arrêtés musclés, passe mal. Les habitants y voient une tentative de les pousser dehors pour faire place à des projets immobiliers juteux. Ce procès, où trois proprios réclament justice, c’est pas juste une histoire de pierres : c’est un cri pour l’âme de Saint-Jacques.

Le procès : un pavé dans la mare d’Aliot

Ce vendredi 29 août 2025, le tribunal administratif de Montpellier va plonger dans ce dossier brûlant. Les trois plaignants, armés d’avocats qui ont les crocs, contestent la légalité de l’arrêté municipal de 2023. Pour l’un d’eux, la destruction de ses logements, c’est une perte sèche : des murs qui valaient de l’or en souvenirs et en revenus, partis en fumée. Les deux autres, propriétaires de baraques voisines, se battent contre la décision de la mairie qui a frappé leurs immeubles du sceau "inhabitable", les privant de loyers et les laissant dans la mouise. Ils accusent la Ville d’avoir agi à la va-vite, sans concertation ni respect des procédures. Si le tribunal donne raison aux plaignants, la mairie pourrait se retrouver à payer des indemnités qui piquent, et l’image d’Aliot, déjà entachée par d’autres casseroles, en sortirait encore plus cabossée.

 

Les réseaux sociaux : un brasier qui flambe sur X

Sur X, l’affaire des démolitions de Saint-Jacques fait l’effet d’une grenade dégoupillée. Les posts s’enchaînent, et Perpignan est coupé en deux camps qui s’écharpent à coups de mots et d’emojis. Les soutiens d’Aliot, souvent proches du RN, applaudissent sa main de fer. Un utilisateur balance : « Aliot fait le ménage à Saint-Jacques, et c’est pas du luxe ! Des taudis qui menacent de s’écrouler, il faut du courage pour agir. Respect ! » Un autre en rajoute : « Les proprios qui râlent, c’est ceux qui louent au black et laissent le quartier pourrir. Aliot, tiens bon ! » Ces messages, souvent likés par des comptes aux couleurs bleu-blanc-rouge, montrent que la base électorale d’Aliot le soutient encore, voyant en lui un maire qui ose s’attaquer à l’insalubrité.

Mais en face, c’est la furia. La communauté gitane et les opposants politiques montent au créneau. Un post, partagé des centaines de fois, clame : « Aliot détruit nos maisons, notre histoire, pour faire place aux promoteurs. Saint-Jacques, c’est pas un Monopoly pour les riches ! » Une voix du quartier, anonyme mais vibrante, lâche : « Nous, les Gitans, on est chez nous ici. Aliot veut nous virer pour des apparts de luxe. En 2026, on va lui montrer la sortie ! » Les hashtags #SaintJacquesResiste et #AliotDehors commencent à faire du bruit, accompagnés de photos des démolitions et de slogans en catalan. Des vidéos circulent aussi, montrant des habitants en larmes devant les gravats. Cette colère numérique pourrait bien se transformer en mobilisation dans les urnes.

Impact sur la réélection d’Aliot en mars 2026

Louis Aliot, porté au pouvoir en 2020 sur une vague RN et une alliance des droites, joue gros avec ce procès. Sa réélection en mars 2026, bien que vue comme probable par certains, est loin d’être un chemin pavé de roses. Voici pourquoi cette affaire pourrait lui coûter cher :

1.Une image judiciaire en péril : Aliot traîne déjà une condamnation de mars 2025 pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires du RN. Trois ans d’inéligibilité, suspendus par un appel, pèsent comme une épée de Damoclès. Comme le souligne Emmanuel Négrier, politologue à l’université de Montpellier, « cette condamnation, même en appel, fragilise Aliot. Une nouvelle défaite judiciaire à Saint-Jacques renforcerait l’image d’un maire aux méthodes brutales et juridiquement bancales. » Si le tribunal donne raison aux plaignants, les indemnités pourraient grever le budget municipal, et l’opposition aurait un argument en or pour le peindre comme un gestionnaire irresponsable.

2. La communauté gitane, un électorat qui peut faire mal : Saint-Jacques, avec sa forte population gitane, représente un réservoir de voix non négligeable. En 2020, Aliot avait su séduire une partie de cet électorat avec des promesses de sécurité et de modernisation. Mais les démolitions de 2023, perçues comme une attaque contre leur identité, ont retourné une partie du quartier contre lui. Les posts sur X montrent une communauté en ébullition, prête à se mobiliser. Des figures locales, comme des associations culturelles gitanes, pourraient galvaniser les habitants pour voter contre Aliot. Perdre Saint-Jacques, c’est risquer un revers dans une ville où chaque voix compte.

3. Une opposition qui sent le sang : Depuis 2024, un front anti-Aliot se structure, réunissant des écologistes, des socialistes et des centristes. L’affaire Saint-Jacques leur donne du grain à moudre. Des figures comme Agnès Langevine (EELV) ou Clotilde Ripoull (centriste), qui avaient défié Aliot en 2020, pourraient capitaliser sur le mécontentement. Sur X, des comptes liés à l’opposition appellent à des rassemblements devant le tribunal ce vendredi, signe que l’affaire devient un symbole. Si le verdict est défavorable à la mairie, l’opposition pourrait en faire un étendard pour 2026, accusant Aliot de mépriser les plus modestes.

4. Un bilan en demi-teinte : Aliot mise sur son image de maire qui agit, avec des projets comme la rénovation du centre-ville ou le renforcement de la police municipale. Mais Saint-Jacques pourrait devenir son talon d’Achille. Si les habitants se sentent dépossédés, et si les réseaux sociaux continuent d’amplifier leur colère, le maire risque de perdre le soutien des classes populaires qu’il a courtisées. Comme le note un politologue local sur X, « Aliot a voulu faire de Perpignan une vitrine du RN. Mais en touchant à Saint-Jacques, il a réveillé un tigre. »

 

Et après ?

Ce procès, c’est plus qu’une bataille juridique : c’est un test pour Aliot. S’il gagne, il pourra clamer qu’il agit pour le bien commun, même si ça grince. S’il perd, c’est un coup dur, financier et symbolique, qui pourrait galvaniser ses adversaires. À Saint-Jacques, on n’oublie pas, et la mémoire gitane est tenace. En mars 2026, quand les urnes parleront, les gravats de la rue Llucia pourraient bien peser lourd. Parole de gitan, ça va swinguer sec !

 

Ce petit point de sang Gitan : être et devenir une femme gitane aujourd'hui par Yoanna Rubio La question de la construction d'une identité gitane catalane, nous a amené à nous interroger sur les modalités d'une construction identitaire prise dans le champ plus large constitué par le triangle Payous/Tsiganes/Gitans.

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